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DOYENNÉ DE SAINT-SERVAIS

 

... UN CHEMIN D'ÉVANGILE

 

 

À Tibériade, frère Bart succède à frère Marc comme serviteur général
« Je n'ai jamais eu envie d'une autre communauté que la Fraternité de Tibériade. Je crois que c'est comme quand on tombe amoureux : on sait que ce sera "elle" et pas une autre.» Frère Bart, 38 ans, est le nouveau serviteur général de cette communauté fondée par frère Marc et installée à Lavaux-Sainte-Anne. En avril 2014, frère Marc annonçait qu'il passait la main et qu'il prenait une année sabbatique. Sa volonté était de s’éloigner, de prendre du repos et de vivre plus intensément sa vie de prière. Frère Bart avait été désigné pour assurer l'interim. « Sans jamais imaginer, un jour, succéder au fondateur », explique-t-il.

Frère Bart est originaire de Kessel-Lo, près de Leuven. On devine une légère pointe d'accent flamand quand il explique son chemin de vie, sa manière de concevoir son rôle de serviteur. Regarder en arrière ou encore se plonger dans l'avenir, cela ne fait vraiment pas partie du mode de fonctionnement du jeune religieux. « Chaque jour, en quittant ma chambre, j'adresse cette prière au Seigneur: "Aujourd'hui, je commence." »
Il fait cependant - une légère - exception pour se souvenir de l'enfant qu'il était : un passionné de foot qui détestait l'école. « Une fois par semaine, en primaire, une maman venait nous apprendre à tricoter, ils appelaient cela de la psychomotricité fine. C'est sans doute comme ça que j'ai commencé à ne plus aimer l'école. Moi, je voulais jouer au foot et devenir professionnel. Je disais à mes parents que j'avais fait mes devoirs pour rejoindre mes camarades et taper dans le ballon. À la fin de l'année, ils ont compris : mon bulletin était catastrophique ». Le jeune garçon quitte son école pour un établissement tenu par des frères Joséphites. « L'instituteur était un homme merveilleux, un homme de foi qui nous invitait à nous dépasser. Un jour il a invité un frère Joséphite à venir nous parler de sa mission en Afrique. J'ai vu un homme à la barbe blanche, le visage ridé qui parlait de son quotidien en tant que missionnaire. J'étais sous le choc. J'ai alors décidé que je serais missionnaire et joueur de foot .... » Bart avait 12 ans. Il se souvient encore de sa mauvaise humeur du dimanche matin. « Je râlais parce que j'allais à la messe chaque semaine maintenant, j'y assiste tous les jours ... ».

« Ma vocation a été mise à l'épreuve »

« À 17 ans, j'ai participé, à Tibériade, à un camp destiné aux jeunes. Durant la nuit de Pâques, je n'ai pas reçu de SMS de Dieu ni entendu de voix mais j'ai par contre eu la certitude que c'est à Tibériade que je devais être, que je devais faire ma vie ». Frère Marc se contentera d'un "on va voir".  Ses parents sont favorables à l'idée que leur jeune fils entre dans la fraternité. À une condition cependant qu'il décroche, avant, un diplôme. Bart s'inscrit en sciences religieuses et motivé comme jamais passe les obstacles. Et il n'y a pas que les examens à réussir, il y a un choix de vie à asseoir. « Pendant les études, mon meilleur ami a rencontré sa future épouse. Je voyais leur amour grandir. Ma vocation a été mise à rude épreuve. Je voyais à quoi, en voulant devenir prêtre, j'allais renoncer. En sortant de l'école, j'ai fait un saut en entrant dans la communauté mais tout en sachant à quoi je m'engageais ».
Entré en 1999, il prononce ses vœux définitifs six années plus tard, en 2005. « Ces vœux ont été pour moi une libération. Depuis, je m'interdis de regarder en arrière, je vis le présent. Dans cinq ans, dans dix ans... on verra ». En 2007, il est ordonné prêtre. Au sein de la Fraternité, il a été chargé de la préparation, de la formation des frères et des sœurs de Tibériade en vue de leurs vœux définitifs. 

De père spirituel à frère aîné

Frère Marc, le fondateur de cette communauté avait été, jusqu'à présent, le seul à occuper la charge de serviteur général. C'est à ses côtés que frère Bart a grandi dans sa vie de religieux. « Au début, frère Marc avait pour moi la figure du père spirituel. En grandissant, je le vois comme un frère inspirateur ». Pendant plusieurs mois, frère Bart a assuré l'intérim lorsque le fondateur a souhaité s'éloigner de Tibériade. Frère Marc avait besoin de se reposer et aussi d'une vie de prière plus intense. Dans une lettre, frère Marc expliquait sa décision : « Je quitte pour un temps cette terre bien aimée et bénie de Tibériade pour vivre un pèlerinage intérieur et découvrir davantage cette terre profonde de mon cœur où habite le Christ, là où le doux murmure de l’Esprit-Saint est comme une source qui crie " Va vers le Père" ». 
C'est au Canada où il séjourne actuellement avant de revenir à Lavaux-Sainte-Anne qu'il a appris le nom de son successeur. Frère Bart: « Frère Marc m'a dit qu'il était allé prier, pour moi et la fraternité, au sanctuaire de Saint- Joseph. Il m'a aussi encouragé. Je n'avais jamais pensé que je pourrais devenir le nouveau serviteur général. D'autres frères aînés avec plus d'expérience encore auraient, à mon sens, pu convenir. Pour moi, cela ne signifie pas que je suis le meilleur cela veut juste dire que je suis la meilleure personne, selon la communauté, pour exercer, aujourd'hui, cette responsabilité ». Et d'ajouter :« Ce que je ressens est un peu mystérieux. Ces nouvelles fonctions sont certes impressionnantes mais aujourd'hui, je me sens comme lancé ».

« Ma vie va changer »

Un serviteur qui continuera à être à l'écoute des retraitants qui passent par Tibériade mais aussi de ses frères et de ses sœurs. « On dit que j'ai un charisme d'écoute. J'écoute jusqu'à ce que vienne dans mon cœur une parole qui donne la vie à celui à qui je m'adresse ».
Des nouvelles responsabilités qui vont l'entraîner dans des tâches de gestionnaire, de manager. « Je suis occupé à constituer une équipe autour de moi. Même s'il me revient de prendre la décision finale, je vais déléguer. Je suis aussi décidé à aller au Congo pour me rendre compte des difficultés des frères qui vivent sur place. La Lituanie, je connais déjà ».
Un travail va être également réalisé au sein même de la communauté qui, ces derniers mois, a fait face à des départs. « Cette année, nous n'enregistrons aucune nouvelle entrée. Je considère cela comme un cadeau du Seigneur. Cela va nous permettre de fortifier la fraternité. Tous ensemble, nous allons encore réfléchir à la manière de dynamiser les activités proposées aux retraitants ... Les attentes ne sont plus les mêmes aujourd'hui. 
J'ai l'impression que ces nouvelles responsabilités vont changer ma vie. Je serai vigilant à ce que cela n'interfère pas dans ma vie spirituelle. Je continuerai à respecter la journée de solitude chère à la communauté. Un serviteur se doit de donner l'exemple en participant aux offices ».

Christine Bolinne


 

Interview de l'archevêque André-Joseph Léonard sur infocatho.be : pour écouter le podcast, cliquez ici

 

Sur la même page, interview de Monseigneur Pierre Warin sur le synode des évêques : cliquez ici

 


 

LES MALADIES DE LA CURIE

Cité du Vatican, 22 décembre 2014 (VIS).

Ce matin, le Pape a rencontré dans la Salle Clémentine les membres des différents dicastères, conseils, bureaux, tribunaux et commissions qui composent la Curie Romaine, pour le traditionnel échange des vœux de Noël. "Il est agréable de penser à la Curie romaine comme un petit modèle de l'Eglise, c'est à dire comme un corps qui essaye, jour après jour d'être plus vivant, plus sain, plus harmonieux et uni avec lui-même et avec le Christ".

La Curie est toujours appelée à s'améliorer et à croître dans la communion, la sainteté et la sagesse pour réaliser pleinement sa mission. Et pourtant, comme tout corps, elle est également exposée à la maladie ... Je tiens à citer quelques-unes des maladies les plus fréquentes de notre vie de curie. Ce sont des maladies et des tentations qui affaiblissent notre service au Seigneur, '' a poursuivi le Pontife après avoir invité tous les présents à un examen de conscience pour se préparer à Noël et il a décrit '' les maladies '' curiales:

"La condition de se sentir «immortel», «à l'abri» ou même «indispensable» qui porte à négliger les contrôles nécessaires et normaux. Une Curie qui ne sait pas faire d'autocritique, qui ne s'actualise pas, qui n'essaye pas de s'améliorer est un corps malade ... C'est la maladie du riche insensé qui pensait vivre pour toujours et aussi de ceux qui deviennent maîtres et qui se se sentent supérieurs à tout le monde et qui ne sont pas au service de tous."

"Le syndrome du "martalisme" (Marthe), une activité excessive: C'est à dire de ceux qui sont plongés dans le travail, négligeant inévitablement '' la meilleure part, "s’asseoir aux pieds de Jésus", et c'est pour ça que Jésus a appelé ses disciples à "se reposer un peu" parce que négliger le repos nécessaire conduit au stress et à l'agitation. Le temps de repos pour ceux qui ont accompli leur mission est nécessaire, dut et doit être vécu sérieusement : passer un peu de bon temps avec la famille et respecter les vacances comme un temps nécessaire pour se recharger spirituellement et physiquement ; nous devons apprendre ce que l'Écclésiaste enseigne : 'il y a un temps pour tout".

La maladie de l'endurcissement mental et spirituel : de ceux qui, chemin faisant, perdent la sérénité intérieure, la vitalité et le courage et qui se cachent derrière les procédures deviennent «des machines à travailler et non plus des « hommes de Dieu »... Il est dangereux de perdre la sensibilité humaine nécessaire pour nous faire pleurer avec ceux qui pleurent et nous réjouir avec ceux qui aiment ! C'est la maladie de ceux qui perdent "les sentiments de Jésus".

"La maladie de la planification excessive et du fonctionnalisme : quand l’apôtre planifie tout minutieusement et croit que la parfaite planification fait progresser les choses, se transformant ainsi en un comptable ... Cette maladie provoque des chutes, car il est toujours plus facile et confortable maintenir une position statique et immuable. De fait, l'Église reste fidèle à l'Esprit Saint dans la mesure où elle ne cherche pas à le réglementer et à l'apprivoiser ... Il est la fraîcheur, la fantaisie, l'innovation"

"La maladie de la mauvaise coordination : quand les membres ne communiquent plus entre eux et le corps perd son harmonieuse fonction et la tempérance génère alors la cacophonie parce que ses membres ne coopèrent plus et ne vivent plus l'esprit de communion et d'équipe".

"La maladie d'Alzheimer spirituel, ou l'oubli de "l'histoire du Salut", de l'histoire personnelle avec le Seigneur, du «premier amour». Il s'agit d'une diminution progressive des facultés spirituelles ... Nous la voyons dans ceux qui ont perdu la mémoire de leur rencontre avec le Seigneur ... dans ceux qui ont construit autour d'eux des murs et des habitudes, devenant chaque jour plus esclave des idoles qu'ils ont sculpté de leurs propres mains".

"La maladie de rivalité et de gloire vaine : quand l'apparence, les couleurs des vêtements et des insignes d'honneur deviennent le principal objectif de la vie ... C'est la maladie qui nous conduit à être des hommes et des femmes faux et de vivre un faux "mysticisme" et une fausse "tranquillité".

"La schizophrénie existentielle est la maladie de ceux qui vivent une double vie, fruit de l'hypocrisie typique de la médiocrité et du vide spirituel que ni les titres ou diplômes académiques ne peuvent remplir... Ils se créent un monde parallèle où ils ont mis de côté tout ce qu'ils enseignent sévèrement aux autres et ils commencent à vivre une vie cachée et souvent dissolue".

"La maladie du bavardage, de la médisance, du commérage : c'est une maladie grave qui commence facilement, peut-être juste pour discuter, mais qui se saisit de la personne la rendant semeuse de «mauvaises herbes» (comme Satan), et dans de nombreux cas «meurtrier au sang-froid" de la renommée de ses collègues et confrères. C'est la maladie des personnes lâches qui n'ont pas le courage de dire ce qu'ils pensent et qui parlent dans le dos".

"La maladie de diviniser les patrons : ce sont ceux qui courtisent les supérieurs dans l'espoir d'obtenir leur bienveillance. Ils sont victimes du carriérisme et de l'opportunisme, ils vénèrent les personnes et non Dieu. Ce sont des gens qui vivent le service en pensant seulement à ce qu'ils peuvent obtenir et non à ce qu'ils peuvent donner. Des personnes misérables, pas heureuses et inspirées uniquement par leur égoïsme".

"La maladie de l'indifférence aux autres: quand chacun ne pense qu'à soi-même et perd la sincérité et la chaleur des relations humaines. Lorsque les experts n'aident plus les collègues moins expérimentés. Quand par jalousie,  on éprouve la joie de voir l'autre tomber plutôt que de l'aider à se relever et l'encourager".

"La maladie du visage funèbre : les personnes rudes et ombragées qui considèrent que pour être sérieux il faut que le visage reflète mélancolie, gravité, qu'il faut traiter les autres - en particulier ceux considérés comme inférieurs - avec dureté et arrogance. En fait, la gravité théâtrale et le pessimisme stérile sont souvent des symptômes de peur et d'insécurité de la personne".

"La maladie d'accumulation : quand l'apôtre cherche à combler un vide existentiel dans son cœur en accumulant des biens matériels, non par nécessité, mais simplement pour se sentir en sécurité ... L'accumulation pèse et ralentit inexorablement le cheminement".

"La maladie des cercles fermés : où l'appartenance à un petit groupe devient plus forte qu'appartenir au Corps et, dans certaines situations, au Christ Lui-même. Cette maladie aussi commence toujours par de bonnes intentions, mais au fil du temps elle asservit les membres et devient «un cancer» qui menace l'harmonie du corps et qui peut provoquer de nombreux dégâts - scandales - en particulier à nos jeunes frères et sœurs".

"La maladie de la mondanité, de l'exhibitionnisme : quand l'apôtre transforme son service en pouvoir, et le pouvoir en marchandise pour obtenir des avantages mondains et des pouvoirs. C'est la maladie des personnes qui cherchent insatiablement à multiplier leur pouvoir et qui peuvent être capables de calomnie, de diffamation et qui discréditent les autres, même dans les journaux et magazines. Naturellement pour briller et se montrer plus aptes que les autres".

Après avoir expliqué le catalogue des maladies, François a dit : "nous sommes appelés - en ce temps de Noël et pour tout le temps de notre service et de notre existence - à vivre "la vérité dans l'amour et la charité, cherchons à grandir en toute chose vers lui qui est le chef, Christ, de ce corps bien bien coordonné grâce à la collaboration et à l'énergie de chaque partie, qui reçoit la force pour croître et pour se construire soi-même dans la charité".

"Une fois j'ai lu - a-t-il conclu - que «les prêtres sont comme des avions, ils font la une des journaux seulement quand ils tombent, mais il y en a tellement en vol. Beaucoup critiquent et peu de personnes prient pour eux." C'est une phrase très belle, mais aussi très vraie, car elle décrit l'importance et la délicatesse de notre service sacerdotal et le mal causé à l'ensemble du corps de l'Église par un seul prêtre qui "tombe".


VATICAN

Des douches pour les SDF près des colonnes de Saint-Pierre.
Le Vatican va installer trois douches pour les SDF près des colonnes de la place Saint- Pierre, et a invité une dizaine de paroisses de la capitale italienne à faire de même.
Selon le récit du vaticaniste de La Stampa  Andrea Tornielli,
l'idée est née début octobre, quand un SDF a refusé l'invitation à déjeuner de Mgr Konrad Krajewski, chef du
« service de premier secours » du Vatican. « Je pue » a expliqué l'homme, qui fêtait ce jour-là ses 50 ans, dont dix
dans la rue. Le prélat l'a quand même emmené déjeuner et a
écouté attentivement pourquoi il était plus difficile pour cet
homme de rester propre que de trouver à manger.
Mgr Krajewski s'est aussi rendu dans une dizaine de paroisses
de quartiers ayant une forte présence de SDF à Rome pour
convaincre celles qui n'en avaient pas d'installer eux
aussi des douches, aux frais du fonds de bienfiaisance du pape.

L'Avenir du 14 novembre 2014


COMMEMORATION 14-18 - 39-45

Des mots, des témoignages … ceux-là qui ont été proposés à notre devoir de mémoire, en cet après-midi !
Ils nous viennent des peurs et des angoisses d’hommes, de femmes, de familles de chez nous qui ont été meurtries à jamais dans leurs souvenirs et dans leurs espérances.
Ils ont évoqué ces départs pour l’inconnu d’une guerre qu’il n’avait pas prévue.
Ils nous viennent des larmes de ceux qui allaient vivre l’incertitude et les manques au quotidien.
Ils sont l’écho de ces atrocités qui ont défiguré pour toujours le bien le plus précieux de l’humanité : la vie.
Ils nous montrent du doigt la détresse de toutes ces tombes de soldats, de civils, sacrifiés sur l’autel d’une recherche de la paix et de la justice.
Ils nous indiquent du doigt des noms, d’hommes, de femmes qui ont tout laissé pour que le bruit du canon cesse enfin d’assourdir l’espoir des hommes de bonne volonté.
Des mots, des témoignages qui proclament haut et fort : « Plus jamais ça ! »

Ces mots, ces témoignages, ces dessins d’enfants, ces bougies qui s’allument nous les avons voulus comme un hommage à tous ces soldats, à toutes ces victimes qui, au cours des deux derniers conflits mondiaux, ont été des martyrs de la paix.
Nous les avons voulu aussi comme un hommage pour toutes celles et tous ceux qui, aujourd’hui tombent, quelque part dans le monde, quand la persécution, l’attentat, la course au pouvoir sème son lot de destruction et de mort.
Avec eux, nous voudrions graver dans notre mémoire ces mots qui ne semblent guère trouver d’écho dans notre actualité : « Plus jamais ça ! »

Ces mots, ces ballons, ces dessins d’enfants, ces 8 cierges qui brûlent devant la flamme de la Paix, que nous avons allumée au début de cette commémoration nous voudrions les dédier plus spécialement à ces 8 noms qui scintillent comme des étoiles de paix dans le ciel de Flawinne.
Nikolay MIKHEVV, Yvan OSATSCHUK nous venaient de l’ancienne URSS.
Joseph CEDIOVIC, Adam PERSCHERUWITSCH nous venaient de l’ancienne Yougoslavie.
Albert Marins nous venait de Belgique.
Juck Stéphan LITWEN nous venait lui aussi d’une contrée lointaine.
Et deux inconnus ont trouvé dans l’anonymat, une tombe pour abriter leur calvaire.
Ces huit fusillés laissent dans notre sol le goût amer d’un sang qui n’aurait jamais dû couler.
Grâce aux bons soins et à la diligence du Consul Alexey DIACHENKO, la Russie a offert à ces martyrs une tombe digne et sobre dans notre cimetière, à la hauteur de la grandeur et de l’inexprimable de leur sacrifice.
Venir de si loin pour y trouver une mort ignoble donnée par un ennemi tout aussi ignoble inscrit à jamais la mémoire de ces hommes dans nos cœurs reconnaissants.
Ils sont morts, avec les 306 autres de vos compatriotes,  pour que flotte à nouveau avec fierté nos trois couleurs nationales. Notre passage sur leur tombe, dans quelques instants sera notre hommage et notre pari : « Plus jamais ça ! »
Monsieur le représentant de l’Ambassade de Russie, nous sommes heureux de vous compter parmi nous, pour vous dire toute notre gratitude. Cette tombe que vous avez voulue restera à jamais un monument-repère dans nos consciences.

Merci à vous tous qui nous avez rejoint pour ce moment important de notre mémoire collective.
Merci aux enfants des écoles et à leurs instituteurs. C’est à eux que sera confié le monde de demain, pour y inscrire en lettres d’or le désir d’une paix durable et d’une paix pour tous.
Merci à Vous, Monsieur le représentant de l’Ambassade de Russie. Votre présence, nous la ressentons comme un honneur, mais aussi comme un appel à faire du souvenir un moteur pour construire notre avenir.
Merci aux autorités communales, aux autorités militaires qui ont tenu à être là aujourd’hui. Vous avez la lourde charge de nous donner les conditions qui permettent la Paix et la Justice … Nous avons à y œuvrer avec vous.
Merci aux porte-drapeaux, aux chorales, à vous qui vous êtes investis, souvent dans l’ombre, pour que cette commémoration soit à la hauteur du don de soi de nos anciens.
Merci à vous tous qui nous avez rejoint, au nom du souvenir, au nom de cicatrices familiales, au nom du respect de l’Homme. L’homme qui se souvient est un homme qui avance vers l’avenir !
Merci à vous, Madame Renier. Merci au Comité d’Animation de Flawinne. Ensemble, avec la Paroisse, nous avons laissé là nos différences pour offrir une symphonie de la paix, dans laquelle chaque note chantera pour toujours le besoin de paix qui nous habite.
Dans quelques instants, nous vous invitons à aller entourer cette tombe, symbole  de ces vies données qui nous crient pour toujours : « Plus jamais ça ! »
Les enfants, quant à eux laisseront s’envoler les ballons, porteurs de leurs messages de paix à l’adresse du monde entier.
Je vous remercie pour votre attention !

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