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SECTEUR DE LA BRUYÈRE

Paroisse Saint Didier de Rhisnes

   

 

 

Historique

 

« Elle n’est ni haut-lieu de pèlerinage ni halte d'importance sur la route de pèlerins... elle est une paroisse comme beaucoup d’autres avec son clocher et sa cure... et les modestes choses que vous pouvez voir sont un peu l'expression de la vie de foi, au cours des ans, de quelques centaines de fidèles. » 1


Les origines lointaines et la période médiévale

Contrairement à sa proche voisine de Saint-Denis, les origines de la paroisse Saint-Didier sont obscures. Même si les présences romaine et franque y sont attestées par quelques rares traces archéologiques, nul ne peut aujourd’hui reconstituer avec précision l’expression de la foi à Rhisnes avant le XIII ème siècle.

Probablement dès le début du XIIIèmesiècle, la petite église Saint-Didier2 est la propriété de Gilles de Lerrines. Celui-ci en assure l’entretien et le culte grâce à la perception d’une dîme sur une population vraisemblablement fort peu nombreuse. En décembre 1228, date de la véritable première mention de l’église de Rhisnes – « Rines » – dans le cartulaire du prieuré augustin d’Oignies, probablement en partance pour la croisade 3, le pieux chevalier Gilles cède aux Augustins ses droits sur la tutelle et sur la dîme de l’église domaniale. Puissante institution religieuse, le prieuré d’Oignies conservera ses droits sur la paroisse de Rhisnes jusqu’à la Révolution française. Néanmoins, les abbés d’Oignies ne sont pas les seuls à prélever la dîme sur les terres couvrant la paroisse de Rhisnes, puisque les chapitres namurois de Saint-Pierre, Saint-Aubain et Notre-Dame y perçoivent également des droits. Cette situation ne facilite d’ailleurs pas les relations entre ces différents décimateurs pour lesquels le chapitre cathédral de Liège doit souvent jouer le médiateur dans la résolution des conflits d’intérêts. En effet, comme ses voisines, la paroisse de Rhisnes est au XIII ème siècle liée politiquement au comté de Namur alors que du point de vue religieux, elle dépend du diocèse de Liège.

Le prieuré d’Oignies au temps de sa splendeur, avant la tourmente révolutionnaire(gravure de 1740)

L’essentiel de la dîme est généré par la culture des terres particulièrement généreuses dans la région et, plus accessoirement, par les bénéfices de l’extraction de la pierre et du plomb. Deux bénéfices sont unis au pastorat de Saint-Didier : celui de Saint-Nicolas – par ailleurs saint patron de l’abbaye d’Oignies – et celui de Saint-Jean l’Évangéliste 4. Hors de l’église, deux chapelles dédiées à Notre-Dame – aujourd’hui disparues – génèrent également un revenu : celle d’Arthey et la chapelle castrale de la Falize 5.

Par ailleurs, Catherine de Savoie, comtesse de Namur – pieuse donatrice de diverses églises de la région –, accorde ses largesses en 1381 en faveur de l’église de Rhisnes en finançant une veilleuse perpétuelle pour le Saint-Sacrement 6. Celle-ci est entretenue quasiment en permanence grâce à ce don généreux jusqu’à la fin de l’Ancien Régime en 1795.


La charnière moderne : une nouvelle donne territoriale entre 1559 et 1661

Au XVI ème siècle, la tutelle de Liège prend fin. Une réorganisation de la cartographie religieuse s'impose.

D'une part, la répartition des circonscriptions ecclésiastiques de nos régions (treize diocèses) remontant pour la plupart à l'époque romaine ainsi qu'au Haut Moyen-Âge ne correspond plus du tout au découpage politique des XVII Provinces. À ce moment, les treize diocèses dépendent de trois provinces ecclésiastiques situées hors du pays : Cologne, Trèves et Reims. Le diocèse de Liège, bien plus étendu que la Principauté de Liège elle-même, dépend plus particulièrement de l’archevêché de Cologne. Cette organisation ne tient d’ailleurs compte ni des langues parlées, ni de l'accroissement démographique. Une telle organisation chaotique génère nécessairement des problèmes de communication, particulièrement handicapants dans une Europe secouée par les idées des réformateurs. Les visites irrégulières dans les paroisses n'assurent plus vraiment aux autorités ecclésiastiques un contrôle efficace du clergé.

D'autre part, depuis la dissidence de Luther au début du siècle, les progrès du protestantisme préoccupent avec acuité nos souverains catholiques, Charles Quint puis Philippe II. Comment « sauver » ce qui reste à sauver du catholicisme ? Une réorganisation rigoureuse de la répartition des diocèses donnerait ainsi une plus forte cohésion aux XVII Provinces et assurerait au souverain la nomination – et le contrôle partiel ! – du corps épiscopal. Un tel remaniement constituerait dès lors une arme efficace pour juguler les idées novatrices des réformés, un réel tremplin pour les idées de la Réforme catholique.

Le 12 mai 1559, le pape Paul IV consent à la réorganisation des évêchés dans nos régions. La bulle Super Universas supprime l'ancienne répartition et subdivise le territoire de nos régions en trois provinces ecclésiastiques en tenant notamment compte de l'aspect linguistique : voient ainsi le jour les archevêchés de Malines, Utrecht et Cambrai - ce dernier incluant les nouveaux diocèses d’Arras, Tournai, Saint-Omer et celui de Namur.

À la mort de Paul IV (1559), le nouveau pape Pie IV confirme la bulle de son prédécesseur. Les limites du nouveau diocèse de Namur sont définies. Bien que cette délimitation religieuse n’ait que peu à voir avec les limites de l’évêché d’aujourd’hui, les sept paroisses de notre secteur actuel de Meux-Rhisnes y sont déjà incluses. Le Projet de dotation et de circonscription de 1560 prévoit la tutelle de l’évêché de Namur sur : Bonesche, Esmynes (et hameau de Huglise), Meux (et hameaux de Mehaignoulle, Scley et Trypsee), Rysnes, Saint-Denys (et hameau de Isnes-Sauvages – bien que certains textes en fassent une dépendance de Bossière), Viller le heste et Waristoul. La bulle Ex Injucto (11 mars 1561) en assure l’application. Le Registra Vaticana de cette même année fait mention de la création des paroisses suivantes : Bovesche, Lesmynes (et hameau de Huglise – Saint-Martin-Huglise), Meux (Scley – Sclefhaie), Rysnes, S. Denis, Viller le Heste et Waristoul.

Toute cette réorganisation fait inévitablement ombrage aux anciens privilèges : ceux de la noblesse, ceux des abbayes brabançonnes et particulièrement ceux des évêques liégeois. En 1562, le chapitre de Saint-Lambert s’oppose d’ailleurs fermement à l’installation du premier évêque de Namur, Monseigneur Antoine Havet. Quelques chanoines et le doyen du chapitre de Saint-Aubain sont même menacés par la justice liégeoise sans que toute cette affaire ne tracasse les ouailles de nos paroisses.
Quoi qu’il en soit, ce remaniement territorial mené parallèlement au catholique Concile de Trente atteint son but : un meilleur contrôle du clergé dans la lutte contre la dissidence protestante. Les diocèses sont maintenant subdivisés en entités inférieures, les doyennés, ceux-ci étant constitués des différentes paroisses dont le guide avait « charge d’âme » (cura animorum). C’est d’ailleurs de cette appellation que dérive le terme de « curé ».


Un renouveau pour Saint-Didier

Au début du XVII ème siècle, la petite église paroissiale de Rhisnes est en bien piteux état. C’est grâce au dynamisme de l’abbé Pierre Henet – curé de 1646 à 1674 – que l’édifice va retrouver une nouvelle vie. En 1660, celui-ci prend en charge la majeure partie de la restauration de l’édifice grâce à l’appui du monastère d’Oignies tandis que les paroissiens n’hésitent pas à contribuer financièrement et manuellement à l’ouvrage. Le presbytère quant à lui est également rénové, ce qui atteste du dynamisme de ce prêtre, grand gestionnaire de la paroisse auquel nous devons la création du Registre de la cure. Véritable mine d’informations sur la vie de la paroisse, celui-ci contient, entre autres, de précieuses informations relatives aux revenus et aux charges ainsi que la liste des prêtres depuis 1268 – reproduite partiellement au bas de cet aperçu historique.

Parallèlement au réaménagement de son église et après avoir porté son choix sur saint Didier de Langres 7, le curé P. Henet se met en quête d’une relique du saint protecteur pour couronner son œuvre. Après bien des déboires, grâce à l’appui de l’évêque et de la congrégation des Célestines à Namur, une précieuse relique est acquise – en fait un morceau d’os du martyr de Langres. Sa translation à Rhisnes se déroule un 14 octobre 1663 et est l’occasion d’une liesse populaire particulièrement haute en couleurs.

En 1729, un autre prêtre de renom dont le passage semble avoir marqué les esprits 8 – Nicolas Carion –, fait poser une nouvelle chaire de vérité.

Quelques décennies plus tard, sous le pastorat de l’abbé Philippe Pirmez, la restauration du clocher est rendue nécessaire à cause de son état de délabrement avancé (1767), de même que celle du presbytère.

Dans la liste des prêtres de la paroisse, la succession de ce prêtre est problématique. Dans les années qui suivent, plusieurs prêtres lui succèdent à Rhisnes, sans qu’un curé véritablement « à demeure » y soit attaché. En effet, en 1784 – suite à la fermeture du Collège des Jésuites à Namur quelques années antérieurement –, les autorités religieuses namuroises s’adressent à l’abbaye d’Oignies afin de reconstituer un corps professoral. Pour raison de proximité, c’est tout naturellement que l’abbaye se tourne vers les prêtres de la toute proche paroisse de Rhisnes qui partageront ensuite leur disponibilité entre leur vie paroissiale et leur charge professorale.


La période révolutionnaire

En 1794, comme suite aux troubles révolutionnaires secouant notre puissant voisin français et conséquemment à la victoire française de Fleurus face aux Autrichiens, la « Belgique » est annexée. Rhisnes devient un territoire du département de Sambre-et-Meuse et subit dès lors l’ordre des lois françaises, notamment les lois restrictives au niveau de la pratique du culte.

De cette transition révolutionnaire à Rhisnes, nous ne connaissons que peu. En charge de la paroisse entre 1793 et 1806, c’est l’abbé Jean-Baptiste Ernotte qui traverse la tourmente. Afin de payer l’impôt ecclésiastique à l’occupant français, il doit vendre le 25 novembre 1794 un bonnier et demi de terre rhisnoise. Discret face à la suppression du culte, il dira probablement quelques messes clandestines, mais les archives restent fort discrètes à ce sujet. Par ailleurs, en 1796, le monastère d’Oignies dont il est issu est supprimé par la vindicte révolutionnaire. La même année, à la vente des biens nationaux, le presbytère de Rhisnes est vendu et acquis par le notaire et maire M. J. Duchesne 9.

Un événement cependant témoigne de la crainte inspirée par les révolutionnaires. En 1748, la statue de Notre-Dame de Liesse 10 est transférée de l’église Saint-Didier à la chapelle spécialement conçue pour elle. Durant les décennies qui suivent, son culte suscita une ferveur populaire particulièrement intense. À l’arrivée des troupes françaises en 1794, B. J. Bonet qui a la charge des clés du petit sanctuaire s’inquiète : « (…), j’ai dû sauver l’image miraculeuse de Notre-Dame de Liesse dans notre église et puis dans une de mes chambres, où on a dit plusieurs fois la messe en cachette, où l’on a dû faire les pâques (sic) et autres devoirs de dévotion. Grâce au ciel, je l’ai conservée ». Passée la tourmente, la Vierge est remise à l’honneur dans sa chapelle lors d’une grande procession voulue par l’abbé Ernotte en 1804.

En 1801, conséquemment à la signature du Concordat entre Bonaparte et le Saint-Siège, bien que sous conditions, le culte catholique est rétabli. Les paroisses sont réorganisées en fonction de la législation concordataire de 1803-1804, puis de 1807-1808. Napoléon reconnaît les nouvelles circonscriptions paroissiales arrêtées par les évêques, en accord avec les préfets.


Rétablissement et nouvel envol

Attachée au diocèse de Namur et consacrée succursale de la cure primaire de Leuze, la paroisse de Rhisnes est rétablie en 1808. Elle est attachée en 1837 au doyenné de Leuze.

Parallèlement à la hausse démographique observée également dans les paroisses voisines, la vétusté de l’église Saint-Didier va nécessiter sa reconstruction. Elle est même incendiée en 1841. La tâche en incombe au deuxième « curé bâtisseur » de la paroisse, l’abbé Henri-Joseph Marchal, curé à Rhisnes de 1830 à 1866. Reconnu tant pour son dynamisme de gestionnaire que pour sa qualité de vrai pasteur, celui-ci se bat pour offrir à ses ouailles une église digne de ce nom. Quelque peu opposé aux autorités communales qui estiment le coût de la reconstruction exorbitant, l’abbé Marchal arrive néanmoins à ses fins. Non sans mal, puisqu’il doit faire appel à un subside royal exceptionnel pour boucler le budget. En outre, les revenus de la petite mine de fer – et plus accessoirement de plomb – d’Hulplanche, propriété de la fabrique, sont bien nécessaires au financement de l’ouvrage. Durant l’été 1840, les premières briques sont cuites sur un terrain tout proche. Il en faudra 500 000 au total ! La pose des premières pierres se fait solennellement au printemps 1841 : « Le 14 avril, le soir tombant, nous sommes partis processionnellement de la grange de Mme Rudiman (Thérèse Penteville) en chantant les litanies de la Sainte Vierge, jusqu’à l’ancienne église. Nous avons posé la croix de bois dans la place où sera placé le grand autel de la nouvelle église. Le 15 avril, Mr le curé en chape , accompagné de Mr le chanoine Pirsoul, en surplis. Et suivi de la presque totalité de la paroisse, est parti de la grange de la petite ferme de Penteville, servant provisoirement d’église. Vers onze heures et demie, il a procédé à la pose de la première pierre, conformément à ce qui est prescrit dans le Rituel 11». La construction du nouvel édifice de style néo-classique est terminée en 1843. Il sera peu à peu équipé dans les décennies suivantes : notamment l’acquisition d’un orgue à 13 jeux en 1859 et de trois nouvelles cloches en 1873.


Un troisième « curé bâtisseur »

Curé de la tourmente qui secoue notre pays de mai 1940 à septembre 1944, l’abbé Ferdinand Bodart est pasteur à Rhisnes entre 1931 et 1955. Lors de l’invasion de notre pays, se trouvant placé entre deux forts – ceux d’Émines et de Suarlée – devant défendre la place de Namur, le village voit déferler de nombreuses escadrilles allemandes venant régulièrement les bombarder. La 1 ère Armée française du général Blanchard investit le village dès le 11 mai ; le dimanche 12, celle-ci fait sauter le clocher de Saint-Didier – poste d’observation idéal pour l’envahisseur – ; le 15, les Français décrochent. Ces journées terribles marquent bien des esprits. Ainsi, Marie Bertrand 12 nous raconte la journée particulièrement mouvementée des premières communions à Rhisnes, le jour de la Pentecôte 1940 : « Le dimanche 12 mai (Pentecôte) les français (sic) arrivaient et mettaient de nouvelles pièces en batterie. Nous avions, suivant les conseils donnés par la radio, creusé une tranchée dans le jardin et y avons passé toute la journée du dimanche qui était le jour des premières communions au village. Pendant la messe de communion, un bombardement effroyable eut lieu et tout le monde se précipita hors de l’église, craignant de voir l’édifice s’écrouler… Mr le curé donna en hâte une absolution générale et la cérémonie finit en débandade. 13 »

Après bien des démarches administratives de l’abbé Bodart, il faut attendre 1948 pour voir la reconstruction du clocher. Trois cloches – dont deux nouvelles : « Marie » et « Anne » consacrées par Monseigneur Charue le 19 mars 1950 – y sont montées. La sonnerie des cloches est électrifiée la même année. En 1958, le chauffage à air pulsé est installé dans l’église.

En 1968-1969, l’abbé Henri Dubois publie dans Le Guetteur wallon 14 avec Dom Thomas Delforge une série d’articles fouillés relatifs à l’histoire de la paroisse Saint-Didier. Nous ne pouvons que leur rendre hommage pour la recherche réalisée, un véritable travail « de bénédictins » nous permettant de mieux percevoir la profondeur de nos racines.


Situation actuelle

Le 26 septembre 1958, un décret épiscopal crée le doyenné de Saint-Servais. Deux années plus tard est érigée la région pastorale de Namur comprenant les doyennés d’Andenne, Auvelais, Fosses-la-Ville, Gembloux, Jambes, Leuze, Namur et Saint-Servais. En 1979, la paroisse Saint-Didier est incluse au secteur pastoral de Meux-Rhisnes, faisant lui-même partie intégrante du doyenné de Saint-Servais.


Liste des prêtres (1268-2006) 15

Frère Lambert (dont mention est faite en 1268) – Jean dit li Scos (l’Écossais ou l’Irlandais dont mention est faite en 1272) – Henry du Chesnoy , Nicolas de Lathuy, Albert, Jean de Dinant, Godefroid de Forviz, Jean de Bievene (une succession de prêtres d’Oignies, curés à Rhisnes, sans datation précise) – Jehan de Gembloux (1452) – Jean Le Charlier (1490) – Valentin de Loverval (1498) – Jean de Langerode (1525) - Cornélis van Tolhuysen (1554) – Jacques Gallant (1557) – Jean Ghys (1558) – Arnould Melis (1561) – Martin van Destrieck (1579) – Gilles Vermeylen (1587) – Thiéry de Weerde (1596) – Thomas Van der Meer (1623) – Gérard Marchand ( 1627) – Augustin Arnould (1629) – Pierre Henet (1646) – Dominique l’Espinette (1674) – Paul Piron (1687) – Guillaume Gilot (1694) – Nicolas Carion (1715) – Norbert Wilmart (1753) – Philippe Pirmez (1764) – Ildefonse Vanderstraten, Léandre Cormont, Mathieu Guilmin, J.-B. Ernotte (succession confuse jusqu’en 1806) – Hyacinthe-Narcisse Henry (1806-1812) – Max Barthélemy Godefroid (1812-1813) – Jean-Joseph Marlier (1813) – Dominique-J. Meunier (1817-1830) – Henri-Joseph Marchal (1830-1866) – Jean-François Lotte (1866-1898) – Victor Séverin (1898-1905) – Camille Haulot (1905-1931) – Ferdinand Bodart (1931-1955) – Henri Dubois (1955-1974) – Émile Patout (1974-1997) – André Defoux (1998).

Collecte des informations, texte & photos : E. Lw. (février-mars 2006)
© Paroisse de Rhisnes (ce document peut être copié tel quel en faisant simplement mention de la référence du site web ainsi que des sources utilisées)

Notes :
1 Extrait de Rhisnes. 400 ans de vie paroissiale, brochure éditée dans le cadre de l’exposition organisée du 15 au 30 mai 1982.
2 Il n’est pas certain que le modeste édifice est déjà dédié à saint Didier à cette époque. La première mention de l’église « saint Dezier à Rienez » date de 1381 ; elle fait partie du testament de Catherine de Savoie, comtesse de Namur, épouse de Guillaume I er, troisième comte de la dynastie des Dampierre (1337-1391).
3 Cette version de l’Histoire n’est cependant attestée par aucun document prouvant sa véritable motivation à abandonner sa tutelle sur l’église de Rhisnes.
4 Saint Nicolas et saint Jean font partie des saints les plus populaires au Moyen Âge.
5 La chapelle de la Falize est déjà mentionnée en 1268 dans le Cartulaire du Chapitre de Saint-Aubain.
6 « Item, je laisse pour Dieu et en almoisne wit muis d’espaulte pour achater et avoir oile pour ardoir en une lampe continuelment et perpetuelment devant corpus domini en l’église saint Desier à Rienez, (…) » (extrait du testament de Catherine de Savoie – cf. note 2 ci-dessus).
7 Il y a(vait) en effet une hésitation possible entre deux saints : saint Didier (ou Dizier) de Langres (Haute-Marne) – évêque martyrisé par décapitation à l’arrivée des Alamans vers 264 – et un autre Didier de Vienne – évêque mis à mort par la reine Brunehaut au VI ème siècle. C’est l’abbé Pierre Henet qui fait le choix du premier.
8 « Le pasteur est remarquable "egregius", savant, assidu à administrer les sacrements. Il instruit soigneusement son peuple et le catéchise tous les dimanches et jours de fête, visite très régulièrement les malades, enfin s’acquitte du devoir d’un bon et vrai pasteur. Ses paroissiens en disent beaucoup de bien. » (observations du visiteur pastoral le 1.5.1730, cité dans H. DUBOIS, infra, p. 49).
9 Le presbytère est revendu par ses enfants en 1849 à la comtesse Cornet d’Elzius du Chesnoy ; celle-ci s’en défait en 1852 au profit de J. Tichon, meunier à Arthey. Il redevient propriété de la paroisse à sa mort en 1855.
10 Depuis l’époque des Croisades, Notre-Dame de Liesse – diocèse de Laon en Picardie – est vénérée. À Rhisnes, le pèlerinage annuel avait lieu le jour de l’Ascension.
11 Extrait du Registre de la fabrique.
12 Marie Bertrand (1896-1978), résidente de Rhisnes à l’époque des faits (épouse de René Godart, né en 1891).
13 Souvenirs familiaux de mai 1940 repris dans H. DUBOIS, infra, p. 152-193.
14 Dont le présent aperçu historique s’inspire très largement.
15 Liste détaillée dans H. DUBOIS, infra, p. 46-51. Dressée par P. Henet pour la succession de 1268 à 1674 (dans certains cas, les sources manquent pour avoir une image complète) ; pour la suite, les sources principales sont le Répertoire général de l’Évêché, le Registre de la Confrérie du S. Sacrement, les registres paroissiaux voulus depuis le Concile de Trente (1545-1563), ainsi que l’Annuaire du diocèse de Namur.


Source des informations :
R. DELOOZ, La Bruyère. Commune du Namurois, Namur, 1986.
E. DE MOREAU s.j. (sous la dir. de), Histoire de l’Église, 3 ème éd., Tournai-Paris, Casterman, 1931 (Collection belge de manuels d’histoire).
E. DE MOREAU s.j., Histoire de l’Église en Belgique, t. V : L’Église des Pays-Bas (1559-1633), Bruxelles, L’Édition Universelle, 1952.
H. DUBOIS et dom T. DELFORGE, Rhisnes. Histoire de la paroisse, dans Le Guetteur wallon, Namur, 1968-1969 (une série d’articles reliés dont les titres traitent spécifiquement de la vie de la paroisse ou y font allusion : Nom, origines, église du croisé, assises temporelles, p. 1-16 ; L’église Saint-Didier, p. 17-31 ; Seigneuries locales, p. 32-44 ; Les curés, p. 45-68 ; Autour de l’autel, p. 69-88).
J. GENNART s.j., Diocèse de Namur. Paroisses et édifices du culte. 1808-1979, Namur, Céruna, 1980
(Répertoires Meuse-Moselle).
F. JACQUES, Le diocèse de Namur en mars 1561. Étude de géographie historique, Bruxelles, Palais des Académies, 1968.
C. J. JOSET s.j. (et collab.), Répertoire, par diocèses et doyennés, des paroisses en 1789, Namur, Ceruna, 1980 (Répertoires Meuse-Moselle).
A. LANOTTE (sous la dir. de), Le patrimoine monumental de la Belgique, volume 5 : Province de Namur - Arrondissement de Namur, t. II (N-Y), Liège, Solédi, 1975.
Annuaire du diocèse de Namur, éditions de 1974, 2001 et 2003.
Rhisnes. 400 ans de vie paroissiale, brochure éditée dans le cadre de l’exposition organisée du 15 au 30 mai 1982.



Saint patron : SAINT DIDIER

 

DIDIER (ou DIZIER) : évêque de Langres, né près de Gênes. Mort en Champagne à la fin du IIIème siècle. Après s'être illustré par ses vertus épiscopales, Didier se dévoua pour aller près de Chrocus, roi des Vandales, demander grâce en faveur de la ville de Langres. Le barbare le fit mettre à mort, au lieu où fut bâtie, plus tard la ville de Saint-Dizier. Il est honoré, en Belgique, [également] sous le nom de Désir, et en Languedoc sous ceux de Déséry, et de Dréséry. Fête le 23 mai.

Source : AUGÉ, C. (sous la dir. de),
Nouveau Larousse Illustré. Dictionnaire universel encyclopédique,
t. III : Ci-D, Paris, Librairie Larousse, s.d. [entre 1901 et 1905], p. 713.

 

 

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