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-34- SOS PAIX !

La Syrie !
Un pays dévasté, croulant sous le bruit des bombes et abreuvé du sang d’une population prise au piège, dans l’indifférence générale.
Un Président, fréquentable pour les uns, ignoble dictateur pour les autres, aux prises avec un Djihad monstrueux et des rebelles fourbes et assassins qu’un Islam dévié imprègne de fanatisme.
Un Occident qui se noie dans une indifférence complice, dans ses contradictions et dans un jeu de stratégie dans lequel l’important est de pouvoir affirmer sa suprématie sur le monde.
Tel est le sinistre spectacle qui se joue sur la scène du monde et dans lequel nous assistons, indifférents, à un vaste crime contre l’humanité.

Un dernier épisode fait froid dans le dos, quand les Occidentaux, sans aucun mandat international, se font les « gendarmes du monde », en bombardant sans savoir.
Le "sans savoir", ils nous en avaient déjà fait le coup : Lybie, Irak et à chaque fois, le même assaut de bombes qui ne mène nulle part !
Cette fois, il aura fallu que le cow-boy, handicapé mental et dangereux, de Washington prononce une sentence pour que ses toutous européens lui emboîtent le pas.
Il y aurait eu une utilisation de gaz chimiques, non avérée, et Trump dégaine !
Il sera bien vite suivi par la nouvelle Thatcher anglaise, qui pendant ce temps-là se donne quelques jours de répit dans ses calculs de Brexit.
Il sera suivi aussi par l’adolescent boutonneux, agressif et prétentieux de Paris qui profitera de l’occasion pour quitter les jupes de sa grand-mère et pour jouer quelques instants sur le terrain de ce qu’il croit être la cour des grands.
La mission des Nations-Unies arrivera, quant à elle, le lendemain du bombardement, sur le lieu du crime, le temps d’une enquête piégée.

Mais qui sont-ils pour oser ?
Jusqu’ici, personne ne sait si l’utilisation d’armes chimiques est un réel fait de guerre ou une mise en scène macabre : qui se soucie de la population, depuis les débuts de cette guerre ? Les nations occidentales auraient-elles, tout à coup, un sursaut de conscience ?
Ce n’est pas la première fois que des armes chimiques sont détectées.
Ce n’est pas, non plus, la première fois, que les preuves sont détruites par des bombardements préventifs !
Ce n’est pas la première fois que les Occidentaux ont des preuves de leur utilisation et que peu de temps après, il est démontré que ces armes n’existaient pas.
À moins que l’important ne soit de manifester la force de l’Occident face à la Russie de Poutine ... et tout cela sur le terrain de jeu de la vie d’enfants, de femmes et d’hommes innocents.
Nos politiques migratoires sont là pour signifier le mépris que nous portons à ces populations !
La Russie a pris parti pour le Président syrien, voyant en lui, un homme qui cherche à « reconquérir » son pays, divisé en factions ennemies et meurtrières.
Poutine y voit aussi une plateforme stratégique qui n’est pas sans intérêt !
Certes, Le Président syrien serait un dictateur, comme d’autres, chez nous, qui dirigent leur pays au nom des diktats de l’argent et de la finance.
Certes, il ne mène pas une guerre propre, livrant des milliers d’innocents, servant de boucliers humains à ses opposants, à la mort et à la désolation. Mais une guerre propre, cela existe-t-il ?
Ces rebelles qu’il combat peuvent compter sur l’appui des Américains et des Occidentaux, qui mènent eux une autre guerre celle de leur suprématie et pour cela tous les moyens sont bons !
L’ingérence dans la politique d’un pays souverain est devenue leur mode de dialogue.
Dans l’assassinat des civils, femmes et enfants, tous, ils sont complices !
Certes, le Président syrien est l’allié d’opposants à l’Occident, mais est-ce une raison pour incendier le monde ?

Arrêtons-nous aux auteurs de cette dernière agression contre la Syrie.
Qui sont-ils ?
Il y a d’abord les Américains, bouffis d’orgueil, guidés par un fou, par un malade que certains aimeraient voir perforé par une balle libératrice.
Ont-ils oublié Hiroshima, Nagasaki ? Ils sont les premiers à avoir commis ce crime immonde d’utiliser la bombe atomique. Ils ont ainsi -lâchement – assassiné une population civile qui n’avait rien demandé.
Ont-ils oublié le Vietnam, où ils n’ont pas hésité à utiliser le Napalm pour sacrifier des villages entiers à leur idéologie et à leur goût de domination ?
Qui sont-ils aujourd’hui pour se transformer en justiciers du monde ?
Il y a ensuite les Anglais. À leur tête Theresa May, cette femme qui se cherche une place au soleil au terme du Brexit.
De tous temps, les Anglais ont semé le foutoir sur leur passage. Toute l’Histoire des dégâts collatéraux de l’Empire britannique sont là pour en témoigner !
Nous en voyons les effets dans ce Moyen-Orient qu’ils avaient conquis avant de le lâcher sans honte.
Qui sont-ils aujourd’hui pour s’imposer à un monde que hier ils ont défiguré ?
Il y a enfin les Français, ces nouveaux "va-t-en guerre" européens.
Après Sarkozy, Hollande, voici arrivé ce jeune gamin amoureux de sa grand-mère.
On le dit intelligent, alors qu’humainement il est d’une bêtise qui ne se soigne pas.
On le dit jeune, alors qu’il est façonné de clichés d’un autre temps.
On le dit beau, alors qu’il est défiguré par son orgueil, par son arrogance et par son costume de parvenu qui le renvoie vers d’autres époques royales ou impériales.
On retient déjà de lui son mépris des hommes et des femmes qu’il croise. Sa phrase fétiche restera : « il y a ceux qui réussissent et il y a ceux qui ne sont rien ». Elle dit bien la conception du monde qu’il se fixe comme cap.
Elle est celle de la dictature de l’argent qui, dans son pays comme ailleurs en Occident, se fait une machine à broyer l’humain.
On retient de lui son inexpérience qui, même dans ses habits de chef de guerre, le couvre de ridicule et de contradiction.
On retient de lui son incapacité à gérer une situation. Il est incapable de gérer quelques rebelles dans la ZAD de Notre-Dame des Landes et il voudrait être crédible en bombardant la Syrie ? Pauvre imbécile !
A-t-il oublié que sa France, c’est aussi celle du colonialisme qui en Afrique ou en Indochine a massacré des populations entières, au profit de sa seule gloire ?
A-t-il oublié qu’en Algérie, le mépris de la France pour l’être humain a fait d’elle une tortionnaire sans scrupule, loin de tout cet idéal des Droits de l’Homme dont elle se réclame ?
A-t-il oublié que l’Outre-mer ou les pêcheurs ou encore les agriculteurs attendent de lui autre chose que la mise en place de guillotines européennes pour vivre ?
Qui est-elle, cette France obscure, pour oser, une fois de plus, se substituer au droit international ?

À ce moment du drame, c’est vers toi que se tourne mon regard, toi qui entre deux bombardements, sors des ruines de ton immeuble, les yeux hagards.
Jamais tu n’auras connu la paix.
La musique qui t’accompagné, c’est celle de l’éclatement des bombes.
La vision de la vie qui est la tienne, c’est celle d’une fragilité que tu as croisée dans ces milliers de cadavres qui jonchaient tes routes.
Ton avenir, c’est celui des horizons bouchés et des lendemains inexistants, loin de toute idée d’innocence ou encore de joies simples.
Et le monde dit « civilisé » est passé à côté de toi sans te voir, enfermé dans ses sécurités, emprisonné dans son orgueil et ligoté par ses envies de pouvoir.
Non seulement il est passé sans te voir, mais il t’a aussi fermé ses portes d’espoir !
Ton regard, plein de larmes et de reproches, restera, à jamais, la plaie béante de ce siècle qui commence.
Et dire qu’après la terrible guerre 1914-1918, ils nous avaient promis de ne plus jamais permettre une telle boucherie !

Guy De Smet (17 avril 2018)


-33- LA GESTAPO EST DE RETOUR

Carles Puigdemont, le leader autonomiste catalan a été arrêté, comme un vulgaire criminel, par la police allemande, à la frontière germano-danoise.
En agissant ainsi, les Allemands répondaient à un mandant européen lancé par l’Espagne.
Puigdemont est accusé par l’État espagnol de « rébellion », de « sédition », simplement pour avoir proclamé l’indépendance de la Catalogne, selon l’expression majoritaire de la population dans un referendum.

En faisant ce referendum, les Catalans respectaient l’Europe qui est friande de ce genre de consultations, surtout si elle ne doit pas les respecter.
Nous avons eu des consultations concernant la Constitution européenne, l’avis des peuples n’a eu que peu de poids face à la machinerie administrative de Bruxelles.
La Grèce se souviendra longtemps encore du coup de poignard dans le dos infligé par l’Europe et ses sbires allemands pour la saigner à blanc.
Les agriculteurs européens continueront, quant à eux, à crouler sous la politique agricole de cette institution mafieuse qui les appauvrit et les conduit à l’étranglement et au suicide.
Les pêcheurs européens ramasseront encore longtemps les restes des bateaux qu’ils ont dû mettre à la casse, au nom de quotas immondes. Pour cela ils ont dû subir l’humiliation de la destruction de leur outil de travail.
Les migrants, eux aussi, garderont gravée dans leur cœur, l’humiliation de n’être que des quotas qui n’intéressent personne, pourvu qu’ils ne viennent pas « détruire » les ambitions économiques et financières de nos contrées.
Les citoyens européens peuvent pleurer toutes les larmes de leur corps, au quotidien, pour donner suite à la plus grande dévaluation que l’Europe a connue, avec l’instauration de la monnaie unique.

Les Catalans avaient donc, sereinement, envisagé leur avenir en assurant leur indépendance au sein d’une Europe des régions.
Ce n’était pas pour plaire à l’Espagne qui voyait là s’enfuir la vache à lait de son système corrompu.
Ce n’était pas pour adoucir l’image d’une Monarchie baignant encore dans les miasmes du Franquisme qui l’a fait naître.
Les Catalans pouvaient faire un référendum, mais le résultat ne pouvait être que celui que Madrid et Bruxelles autorisaient.
Voilà les citoyens abandonnés dans leurs droits par la lâcheté d’une Espagne et d’une Europe qui dans la malhonnêteté savent se donner la main.
Ceux qui furent élus ont dû fuir ou ils sont emprisonnés, comme au bon vieux temps de Franco : il y a des fantômes dont l’ombre reste lumineuse pendant des générations !

Carles Puigdemont a donc fui en Belgique, où il vit sereinement, dans l’attente de jours meilleurs.
Il fait des conférences, il s’engage pour la cause de son pays.
Il sert même de modèle à des régions hantées par les mêmes rêves d’indépendance et d’un pouvoir plus proche du peuple et moins technocrate.
Il est même courtisé par certains, voyant chez lui la figure d’un Messie qui a de quoi inspirer.
Il s’en va faire une conférence au Danemark et tout se passe bien.
Il suffit de franchir la frontière et voilà que les ennuis commencent.
Ah ces Allemands ! C’est plus fort qu’eux : un état policier, ils connaissent.
Les arrestations politiques ont été leur spécialité ... au point de se comporter en fidèles gardiens du camp de concentration Europe !
Depuis quelques temps, des pseudo-historiens se demandent si Hitler est bien mort en 1945, dans son bunker, lors de l’assaut sur Berlin.
Mort ou pas, les Allemands semblent avoir la répression dans le sang.
Et en regardant Angela, en l’imaginant avec une petite moustache ... et si c’était « Adolf, le retour » !
Dans cette Europe des financiers, l’Allemagne restera l’arme du boucher : elle sera la gardienne d’un Euro fort, spéculant sur la conquête d’un marché qui serait pour elle une revanche sur l’Histoire.
Elle sera la promotrice de l’humiliation de la Grèce, spéculant sur un appauvrissement de la population pour remplir ses caisses. Le drame de la Grèce a été une manne céleste pour l’Allemagne de Merkel.
Elle sera la créatrice d’un nouveau concept social, celui du « travailleur pauvre », livrant la vie d’êtres humains aux envies spéculatives d’actionnaires et de la grande finance. Elle promeut l’esclavage moderne !
Elle sera la main de fer dans un gant de velours, ouvrant les portes d’une immigration ingérable, pourvu qu’elle y trouve une main-d’œuvre à bon marché.

Des hommes comme Puigdemont sont des dangers pour son système économico-financier : il faut les empêcher de nuire.
Une Europe des régions est un danger pour de grandes économies, à taille mondiale, qui risqueraient de perdre leur pouvoir d’influence.
Une Europe des citoyens est un danger qui risquerait de « casser » la dynamique de rendements et de profits qui fait le bonheur de la commission européenne.
Comme jadis à Auschwitz ou à Buchenwald, la Gestapo veille : il faut sauver l’Europe du désamour qui la guette !
Comme jadis, il faut envoyer les chiens : le petit peuple des régions pourrait se rebeller !
Comme dans toutes les dictatures, il faut assassiner la moindre parole de liberté. Elle risque de polluer l’imaginaire d’un peuple en quête de raisons de vivre et d’espérer. Si le peuple se met à penser comment remplirons-nous la cassette de quelques nantis ?

Guy De Smet (26 mars 2018)


-32- J’AI FAIT UN RÊVE

La semaine dernière, la petite fille du Pasteur Martin Luther King est venue sur la scène, devant des milliers de jeunes. C’était à l’occasion de manifestations monstres contre le port d’armes aux États-Unis.
Du haut de son tout jeune âge, elle a dit à l’Amérique : « J'ai fait un rêve dans lequel trop c'est trop. Et il ne devrait pas y avoir d'armes dans ce monde ».
Une parole, porteuse d’espoir dans un pays qui n’en peut plus de voir sa jeunesse s’écrouler sous des balles stupides et méchantes.
Ils étaient des millions dans les rues, après le massacre dans un lycée de Portland, pour réclamer le rangement des armes dans les oubliettes des objets inutiles.
Ils étaient 17 à s’écrouler sous les balles d’un forcené ... une tuerie de plus, dans un pays qui a été jusqu’à inscrire le port d’arme dans sa Constitution.
Des vies, des avenirs anéantis au nom de la folie meurtrière d’un assassin.
Des vies, des avenirs décimés, au nom d’une fierté américaine qui veut affirmer sa grandeur et son arrogance dans le maniement des armes.

Ils s’appelaient Jonathan, James, Lorie ... ils étaient étincelants de jeunesse et d’innocence.
Tout devait encore commencer pour eux : une carrière, un métier, une famille, un amour ...
Ils étaient le trésor d’une famille, la tendresse de parents, la joie de vivre d’une société qui n’en peut plus d’être faite par des adultes et par des argentiers.
Il aura fallu un peu plus de six minutes pour faucher tout ce rêve et engloutir une société dans les ténèbres d’un puits de désolation et d’amertume.
Des montagnes de fleurs et d’objets de tendresse ont été placés là où le sang à sali la terre.
Des fontaines de larmes ont abreuvé la terre, là où le meilleur de l’homme a été brisé.
Quelques jours après, les survivants ont repris le chemin de l’école, mais le cœur n’y est plus : trop de places vides, trop de sang, trop d’absurdité.
Jusqu’à quand durera ce cauchemar : « plus jamais ça ».
Ils ont décidé de se mobiliser et de faire changer la Loi !

Face à autant de détresse, il y a un président, parmi les plus fous que porte la planète.
Donald Trump, stupide parmi les stupides et dangereux parmi tous les gangsters du monde !
Selon lui, si ces jeunes sont morts, ce n’est pas la faute des armes, c’est la faute des déséquilibrés qui courent en liberté. On aurait presque envie de le croire quand on voit l’attitude, au quotidien, du locataire de la Maison blanche !
Quelques jours plus tard, Trump invente la méthode miracle contre les tueries : il suffit d’armer les professeurs. La connerie au pouvoir trouvera toujours le dernier mot !
Combien de morts lui faudra-t-il encore avant de décider d’arrêter le carnage ?
Face à autant de morts, il y a aussi une puissance financière : le lobby des armes.
Il est riche, jusqu’à financer une campagne électorale et imposer sa Loi.
Il est puissant jusqu’à permettre au sinistre clown Trump de diriger la plus grande démocratie du monde, devenue, depuis peu, le plus grand théâtre de la stupidité mondiale.
Ce puissant lobby n’a aucun intérêt à ce que les choses changent et que la constitution devienne libre du droit de port d’armes.
Il n’a aucun intérêt à ce que s’arrête la vente d’armes dans les supermarchés, comme on peut y trouver du sel, un hamburger ou des tomates.
Il n’a aucun intérêt à ce qu’on arrête de donner des cours de tir aux jeunes, les clients de demain.
Pour ces marchands d’armes, l’argent a plus de prix que la vie d’un jeune ou d’un enfant !

N’empêche, ils étaient des milliers dans les rues pour dire « non » aux armes.
Ils étaient des milliers pour plaider pour un peu de civilisation et d’humanité là où l’indécence de l’argent règne en maître.
Ils étaient des milliers à crier leur colère et à pleurer sur ces vies qui sont pour eux si précieuses et sans valeur pour la société.
Il y eut des moments de grande émotion, de vérités poignantes et des appels désespérants.
Mais y avait-il quelqu’un pour les entendre ?
Le président jouait au golf !
Le président était en week-end !
Le président se reposait et rêvait des aventures féminines qui lui auront permis de se comporter comme un vulgaire coq impuissant.
Lui jouait, pendant que les familles pleuraient l’enfant absent à jamais.
Lui se reposait, pendant que les familles croulaient sous les cauchemars qui ont anéanti leurs existences.
Lui « goujatait », pendant que les familles croyaient la dignité encore possible.

Car c’est ça l’Amérique et son « rêve américain ».
Un pays où tout est possible, surtout y mourir à 17 ans sous l’effet d’une balle perdue.
Un pays qui s’est construit sur un génocide détruisant par les armes le peuple qui vivait paisiblement sur ses terres.
Un pays sans culture, livré aux envies de migrants de partout, de repris de justice, d’aventuriers en manque de notoriété : des parvenus et des sans-intérêts !
Un pays qui a osé l’utilisation de l’arme atomique et qui aujourd’hui voudrait l’interdire aux autres.
Un pays qui a osé la guerre du Vietnam et l’utilisation des armes chimiques et qui aujourd’hui montre du doigt ceux qui en rêveraient.
Un pays dont il ne restera que le coca, le hamburger, les palais de la malbouffe qui nous envahissent de partout et ces séries télévisées dont l’aura n’a d’égale que leur stupidité.
Un pays binaire qui n’a été capable que de l’ordinateur et des escroqueries qu’il entraîne, des films de bas-étage dans lesquels s’affrontent les bons et les méchants et une conquête spatiale qui n’a de cesse de nous faire croire qu’il est le pays le plus puissant du monde.

Je garderai en mémoire le visage d’Emma Gonzales, cette lycéenne de 17 ans, survivante de la tuerie de Portland et porte-parole du mouvement d’opposition.
Je lui laisse les paroles de la fin de ce billet d’humeur :
« Si jamais le président (Trump) me dit dans les yeux que certes, c'est un drame terrible mais qu’on ne peut rien y faire, je lui demanderai combien la NRA lui a versé. Et vous voulez savoir quelque chose ? Je le sais déjà. C'est 30 millions de dollars. Si on divise cette somme par le nombre de morts par balles dans le pays seulement en 2018, cela fait 5800 dollars. C’est ce que valent ces gens pour vous, Trump ? »

Trump, tu es une honte pour l’humanité, c’est ce que l’Histoire retiendra de toi !
Trump, tu es le pire boulet que la terre ait dû porter, c’est ce que ton peuple retiendra de toi.                                                          

Guy De Smet (26 mars 2018)


-31- QUE T’AI-JE FAIT ?

Ces Quelques mots, ce sont ceux d’un Dieu qui, avec le peuple chrétien, entre en Semaine sainte.
C’est aussi le cri des victimes et de leurs familles, au lendemain de l’attentat de Trèbes, en France.
Une fois de plus, un fou a frappé !
Une fois de plus, l’État islamique a voulu qu’il ne soit pas oublié !
Une fois de plus des innocents sont tombés ... pour rien !

« Que t’ai-je fait ? », c’est ce que diront les familles qui pleurent une place vide à leurs côtés, à cette idéologie qui sent la pourriture et la déchetterie.
« Que t’ai-je fait ? », c’est ce que dira l’Occident à ces fondamentalistes religieux, envahis par la haine et le goût du sang ?
« Que t’ai-je fait ? », c’est ce que diront les habitants de nos pays à un Islam qu’ils ne comprennent plus, malgré toutes les peurs d’amalgames.
Couchés sur le sol, il y a de pauvres gens, dont le seul tort est d’avoir voulu faire leurs courses à cette heure-là, en toute insouciance, la veille d’un week-end.
Couché sur le sol, il y a le Colonel Beltrame, un héros mort, comme un autre Christ, pour couvrir la folie des hommes.
Couché sur le sol, il y a l’honneur d’un pays, fauché une fois de plus par la racaille et des sous-hommes sans importance.
Je me refuse à citer l’auteur du Djihadiste, parce qu’il ne faut pas que l’Histoire retienne son existence.
C’était un salopard, une larve qui ne mérite pas de vivre, comme tant d’autres radicalisés qui n’ont rien à faire chez nous. Si l’Occident ne leur convient pas : qu’ils dégagent !
Il avait tout préparé : bombes, plans, cibles ...
L’important, c’était de faire mal, de tuer ... peu importe qui !
L’important, c’était d’accéder au ciel des Martyrs : Dieu serait-il assez fou que pour ouvrir ses portes à de tels monstres, qui ne méritent ni vie, ni éternité ?
L’important, c’était de semer la terreur, là où l’innocence et des vies toutes simples sont les seules valeurs qui se récoltent sous le soleil.
Et le pire, c’est que les autorités, chargées de nous protéger, auraient pu se douter : le principe de précaution, ce n’est pas fait pour les chiens !
Comme d’autres, il était radicalisé !
Comme d’autres, il était fiché « S » !
Comme d’autres, il était un terroriste potentiel !
Ça n’a pas empêché de lui donner la nationalité française : naïveté quand tu nous tiens !
Mais, nos lois sont ainsi faites, que nous nous défendons avec le Droit face à la guerre !
Nos lois sont ainsi faites qu’il faut des morts avant de pouvoir réagir.
Nous défendrons-nous encore longtemps avec des arguments dérisoires contre une violence assassine qui couche sur le sol, ce que nous avons de meilleur ?
La guerre demande une réponse de guerrier !
Le terrorisme demande un écrasement sans pitié et « dans l’œuf » !
Les Radicalisés demandent le traitement préventif que nous réserverions à la peste !
Pas de pitié !
Et, de plus, ce n’est pas à nous à donner le « pardon » ! ...
En n’agissant pas, les États se rendent complices et détruisent le bien précieux de la Démocratie, dont ils aiment à se réclamer, quand cela les arrange.
N’y aurait-il pas plus de prévenance politique ou sociétale, s’il s’agissait d’un complot de la finance : l’actualité en témoigne au quotidien ?
Ce n’est pas le tout d’affirmer que nous sommes en guerre, encore nous faut-il nous donner les lois de la guerre pour la juguler !

Le premier sentiment qui prévaut, au lendemain du drame, c’est le silence !
Des êtres humains sont morts ... pour rien.
Ils laissent là des places vides, des familles éplorées, des avenirs détruits ... pour rien.
Le Colonel Beltrame a certes donné sa vie pour que d’autres vivent, mais il n’aura jamais la joie de bâtir l’union d’amour qu’il avait prévue de célébrer avec sa compagne, en juin prochain ... pour rien.
C’est l’heure du deuil, l’heure des larmes, l’heure du pourquoi !
Aujourd’hui, une fois de plus, l’Occident est anéanti. Pourtant n’en déplaise à ces crapules djihadistes : nous nous relèverons !

Le deuxième sentiment, c’est celui de la colère.
Certes, il ne faut pas faire d’amalgame. Il s’agit pourtant d’un refrain un peu simple, au lendemain des attentats, un refrain insupportable, face à l’ampleur de la douleur.
Si l’Islam veut s’implanter en Occident, qu’il s’adapte aux modes de vie qui s’imposent à lui en Occident.
Si les Musulmans veulent être respectés dans leurs cultures et dans leurs signes, qu’ils commencent par respecter ceux des pays qui les accueillent.
Si l’Islam veut être honnête avec sa religion, qu’il n’en fasse pas un « millimètrage » de tissus à voile ou à burka, mais une alliance de paix et de respect de l’autre.
Quand je vais dans leurs pays, je ne commande pas un verre d’alcool qui me sera refusé.
Quand je vais dans leurs pays, je respecte les coutumes vestimentaires et je n’impose pas les miennes.
Quand je vais dans leurs pays, je m’adapte à leurs situations humaines et politiques, sans ressentir le besoin d’aller y créer un parti politique ou d’entamer des campagnes d’opposition ou encre d’hurler « au racisme ». On le deviendrait parfois pour moins que ça !
Pourquoi auraient-ils droit à un autre sort ?
Si cela ne leur convient pas, le plus simple, c’est de retourner dans leurs pays, là où coule le lait et le miel et où l’air serait si respirable.
Si l’Eden se trouve vraiment chez eux ... pourquoi venir se perdre dans les brumes de l’Occident et y pourrir le quotidien des habitants ?

Le troisième sentiment, c’est celui du questionnement.
Au lendemain des défaites de l’État islamique en Syrie et en Irak, il est beaucoup question des « returnees ».
Dans nos Parlements, avant d’être une vraie question « humaine », c’est devenu un sujet de débat politicien entre l’Extrême-Droite et le reste du cercle politique.
Il s’agit pourtant d’une urgence qui concerne de très près notre « vivre ensemble ».
J’entendais dernièrement une réponse du Ministre de l’Intérieur belge à un parlementaire.
La Belgique, disait-il n’ira pas rechercher les combattants errant dans les pays de leurs défaites.
Cependant, s’ils se présentent dans une ambassade belge, ils tombent sous les effets du droit international.
Les cas seront alors analysés, au cas par cas, tant pour les femmes, les épouses, que pour les enfants de moins de 10 ans.
Il ajoutait que nous ne pouvons pas ouvrir nos portes impunément à des gens qui ont « collaboré » (un terme qui sonne mal dans la bouche de certains flamands !) avec une idéologie aussi meurtrière que l’État islamique.
Si sa position est déjà assez restrictive, j’estime qu’il ne va pas assez loin.
Les combattants et leurs familles ont fait le choix d’aller combattre et de tuer. Ils n’ont plus de place chez nous, ni dans nos prisons déjà trop remplies.
Ils n’ont plus droit à la nationalité du pays qu’ils ont quittés pour aller tuer.
Ils sont des criminels. Ils doivent être jugés, avec tous les risques que cela comporte, par les Étas où ils ont fauté.
Leurs enfants, seront les adultes de demain, bercés dans la haine et dans la violence : pour eux non plus, il n’y a pas de place : ils sont des bombes à retardement !
Il y va de notre survie !
Il y va de la Justice !

Hier c’était à Trèbes, un beau coin perdu de France.
Le ciel de Carcassonne s’est embrasé de tristesse et de colère !
Demain, ce sera où, ce sera qui ?
Demain, il aura les traits de quel inconnu noyé dans l’anonymat de nos rues ?

Guy De Smet (26 mars 2018)


-30- COMMÉMORATION ?

 

Le 22 mars restera, à jamais, marqué par les attentats de l’aéroport de Zaventem et d’une station de métro.
Pour la Justice, c’est une affaire qui dure !
Pour les assurances, c’est une dépense dont elles se seraient volontiers passées, au point de tarder dans la distribution des aides.
Pour les autorités, c’est un dossier parmi d’autres qui semble parfois bien les encombrer, au point que, régulièrement, des interpellations secouent le Parlement.
Pour les familles des victimes et pour les blessés, ce sont des plaies qui ne se referment pas, des places vides qui font mal, des angoisses et des peurs qui sont devenues le quotidien.
Des vies détruites, une société désorganisée, au nom d’une cause qui n’aurait jamais dû dégénérer !

Aujourd’hui, c’était donc l’heure du souvenir ... deux ans après !
À 7h58, tous étaient réunis dans le hall de l’aéroport : et là, médusés, les assistants assistent à un spectacle qui fera dire à un parent d’une victime : « un moment hors du temps comme seule la Belgique peut l’offrir malheureusement de A à Z : de l’aide aux victimes jusqu’au recueillement deux ans après. Même là, il y a une désorganisation et un manque évident d’empathie envers les victimes, c’est assez hallucinant pour moi ce que nous avons vécu ».

Que s’est-il passé ?
La minute de silence n’a pas été annoncée dans l’aéroport, faisant de l’événement un non-événement !
L’arrivée du Premier-Ministre et des membres du gouvernement n’est, elle non plus, pas annoncée, réduisant la cérémonie à une anecdote banale.
Les familles sont tenues à distance, derrière un cordon de sécurité, comme si elles n’étaient que spectatrices du deuil et de la douleur qui les frappent.
« Ça a été très mal organisé à mon avis. Je crois qu’on n’est pas au niveau de l’enjeu, des besoins des victimes qui essaient de rester sobres et discrètes, mais qui n’en peuvent plus », a ainsi regretté Guillaume Denoix de Saint Marc, fondateur et directeur général de l'Association française des victimes du terrorisme. « Il y avait une colère parmi les victimes qui était palpable, qui s’est exprimée. Certains ne voulaient pas venir aujourd’hui à ce dépôt de gerbe du Premier ministre pour exprimer leur colère face au fait que rien ne bouge deux ans après ».
Le Premier-Ministre, en parfait inconscient, n’a pas pris de temps d’aller vers les familles, de les saluer et de les réconforter : aucune empathie !
Seul, l’un ou l’autre ministre avait fait le déplacement. Les autres estimaient peut-être que l’événement était sans intérêt.
Le Roi ou d’autres membres de la famille royale, soucieux de dotations, n’avaient pas jugé bon de faire le déplacement.
Les Présidents de la chambre et du Sénat, d’habitude chatouilleux sur le protocole, ou encore les parlementaires, eux aussi, brillaient par leur absence.
Honte à la Belgique !
Honte à ceux qui, dans quelques temps, vont venir mendier nos voix.
Honte à cette famille royale d’un autre siècle qui n’a même pas intégré dans son cœur et dans sa gestuelle la sympathie envers la souffrance du peuple !
Il y a des jours où je suis gêné de devoir me reconnaître « belge » !

Mais qu’y a-t-il eu de grave, penseront certains ?
Pas grand-chose, si ce n’est que des hommes et des femmes ont été humiliés, non reconnus qu’ils sont dans leur souffrance.
Pas grand-chose, si ce n’est que, depuis les attentats, des hommes et des femmes doivent se battre non seulement contre la douleur qui les accable, mais aussi pour sauver leurs droits et se faire entendre.
Pas grand-chose, si ce n’est que nous savons, désormais, que la douleur des victimes fait pleurer le temps d’un soir, pourvu qu’elle serve de projecteurs à des « autorités » assoiffées de notoriété.
La douleur des victimes ne s’éteindra jamais !
Le sentiment d’injustice qui dure depuis deux ans ne s’estompera jamais !
Le sang aurait-il été versé pour rien ?
La colère d’un début de printemps ne serait-elle déjà plus qu’un lointain souvenir, réduit comme peut l’être le niveau de la menace ?
La commémoration d’aujourd’hui méritait mieux que cela.
Elle devait être à la hauteur de la blessure de tout un peuple, estropié à vie sous les armes assassines de djihadistes abjects.
Elle devait être à la hauteur de la responsabilité que nous avons à assumer face à la destruction de vie humaines innocentes.
Elle devait signifier l’importance d’un « plus jamais ça » qui devrait guider la raison d’être d’un peuple aux visages divers.

Comme d’habitude, Charles Michel n’a pas été à la hauteur, ni de sa fonction, ni de l’humanité qui devrait l’habiter.
Il n’a pas pris la peine de mesurer l’importance d’une manifestation qui devait être symbolique de beaucoup d’empathie.
Il n’a vu là qu’un élément d’un agenda qui allait s’enchaîner à d’autres.
Pauvre type !
Pauvre Belgique !

À vous parents, amis, familles des victimes ...
À vous qui avez laissé votre santé dans ces crimes ...
À vous, comme Belges, nous vous disons que nous sommes de tout cœur à vos côtés.
Nous sommes blessés avec vous !
Nous sommes écœurés avec vous !
Nous pleurons avec vous !
Les visages de ceux qui vous manquent sont imprimés à jamais dans le « rouge » de notre drapeau !

Guy De Smet (22 mars 2018)


-28- PATHÉTIQUE !

 

Ce mardi, à la Chambre des Représentants du Parlement belge, nous avons eu droit à une pièce d’anthologie. Elle trouvera une bonne place dans le livre des records du ridicule.
Une commission devait se pencher sur le sort de la dotation du Prince Laurent, pour donner suite à sa récidive de non-respect des conditions d’attribution de cette rétribution.
Le Prince, qui trouve cette situation intolérable, a demandé à être entendu par la commission avant la décision de la sanction. Il s’y est fait représenter par son avocat.

Le pauvre Prince !
En 2017, il aura reçu la somme de 88.000 €, au titre de fonctionnaire. Il aura aussi empoché 220.000 € pour couvrir ses frais de fonctionnement et des frais de personnels.
Depuis la mi-2001, il aura ainsi vu tomber dans son escarcelle la somme de 5.000.000 € !
Cette situation de la dotation des membres de la famille royale - autre que le roi - n’était pas prévue par la Constitution !
L’existence de ces dotations est aussi fortement contestée par les Belges, dans un sondage réalisé en 2017 : 55% des Flamands, 43% des Bruxellois et 44% en Wallonie se sont prononcés contre !

Ces dotations sont assorties de conditions.
C’est ainsi que les membres de la famille royale sont tenus au devoir de réserve, être au-dessus de la mêlée en politique. Ils ont aussi besoin de l’autorisation du gouvernement pour pouvoir entrer en contact avec la diplomatie d’un autre pays.
C’était sans compter sur l’esprit rebelle du Prince Laurent !
À plusieurs reprises, il a « oublié » de respecter ces conditions, oubliant qu’avant d’être prince, il était aussi un citoyen ayant à respecter les lois du pays.
Congo, Afrique, Libye, Chine ... autant d’occasions de passer outre de ce qui lui était imposé !
Le gouvernement a tranché : il sera sanctionné : sa dotation sera réduite de 15 %, soit un peu plus de 46.000 € !
Le Prince, non seulement ne comprend pas, mais en plus il conteste !

J’ai pris la peine de suivre l’intervention de l’avocat du Prince Laurent !
Un discours « fleuve » de plus de deux heures, devant 13 commissaires, occupés à manipuler téléphones et ordinateurs, à quitter l’assemblée, à discuter entre eux ...
Maître Laurent Arnauts argumente de manière brouillonne, en hésitant, en cherchant ses mots.
La phrase-choc de son discours je le résumerais dans cette perle qui a jalonné son allocution : « Comment dirais-je ? »
Il est vrai qu’il aurait pu se poser la question avant.
Il a voulu « laver » le prince de tous soupçons, avec des arguments peu convaincants.
Il a ajouté que la loi qui prévoit les dotations est floue et qu’elle manque d’appuis juridiques.
Il a remis en question le nombre de collaborateurs auquel a droit la sœur du Prince, alors que lui reste l’enfant pauvre de la famille.
Il a contesté au Premier-Ministre le droit de sanctionner, alors qu’il parle au nom de son gouvernement.
Il a contesté l’influence qu’a pu avoir la presse dans toute cette affaire.
Il a contesté aux parlementaires le droit de sanctionner. Le faire serait s’en prendre au « concret » des missions du Prince et ne respecterait pas le Droit.
Il a menacé d’actions en justice et jusqu’à la Cour des Droits de l’Homme.
Il a proposé dans un mémoire de 9 pages, un « exercice » pour mettre en application la Loi, se substituant ainsi au Législateur ! Cela lui semblait la seule alternative à la sanction.
De plus Maître Arnauts, malgré l’injonction du Président de la Chambre, s’est permis de rejoindre la Commission avec une demi-heure de retard – ce qui n’était pas la première fois !
Un grand moment ubuesque, dans un contexte économique et social qui est loin d’être reluisant !
Le Parlement n’aurait-il donc rien de plus urgent à faire ?

Le soir, la décision est tombée. La sanction a été adoptée par 12 commissaires sur 13 !
Le Prince Laurent verra sa dotation rabotée de 15 %, si la décision est adoptée en séance plénière.
Il lui restera tout de même plus de 250.000 € pour vivre !
À ce prix-là, j’imagine que tout le monde veut bien devenir SDF !

Le moment me semble venu de « revoir » le bien-fondé de toutes ces dotations, accordée à l’ancien Roi, à la Princesse Astrid, au Prince Laurent et à d’autres.
Elles ont été mises en place dans un climat « royaliste » et opportuniste par Monsieur Dehaene, paix à son âme, en 2001.
Il semblait normal à l’époque d’accorder une subvention à tous ces « sales gosses de riches ».
Depuis, il y a eu 2008, la crise économique qui s’est transformée en drame social.
Il y a d’autres priorités que le train de vie d’une famille royale, aussi respectable soit-elle !
La Constitution de 1831 prévoyait une dotation pour le Roi, à hauteur de 1 franc par citoyen.
Avec l’introduction de l’Euros, ce montant est devenu, au nom d’une équivalence contestable, plus de 40 francs belges par citoyen.
Il y en a pour qui l’aventure de l’Euro fut donc une « bonne affaire » !
Les Belges, dans leur grande majorité, se sont prononcés contre ces dotations princières.
La Constitution affirme que « Le peuple est souverain ». Sa décision devrait au moins être respectée et actée dans des textes !
La loi d’encadrement des dotations devrait être abolie ! Elles n’ont aucune raison d’être !
Il leur reste encore la « donation » royale établie par Léopold II, contestée aujourd’hui, qui assurait, entre autres, le parc immobilier de la famille royale.
Selon l’avocat du Prince Laurent, c’est grâce à ces dotations que le Prince peut exercer un métier, ce qui lui serait refusé par ailleurs.
Mais qu’il se cherche un boulot : nous sommes au XXIème siècle !
C’est bien ce qui se passe dans d’autres familles royales qui ne se sont pas enfermées dans des privilèges d’un autre temps qu’elles revendiqueraient.
Le rôle de représentation, qui est le point fort des missions princières, pourrait être défini dans un statut de fonctionnaire qui leur serait attribué et rétribué aux mêmes conditions que d’autres fonctionnaires qui exercent ce rôle de représentation.
Les monarchies se veulent « modernes » aujourd’hui !
Encore faudrait-il les débarrasser des oripeaux moyenâgeux qui leur attribuent des privilèges d’un autre temps !

En écoutant les arguments de l’avocat du Prince, j’avais devant les yeux des milliers de visages défigurés qui défilaient : les exclus du chômage et des allocations sociales.
Les mendiants exclus de nos villes, comme à Namur.
Les licenciés suite aux délocalisations d’entreprises multinationales.
Les migrants pour qui nos cœurs et nos portefeuilles sont fermés.
Les adultes et les enfants qui vivent sous le seuil de pauvreté.
Les travailleurs qui vivent des fins de mois difficiles.
Les malades pour qui la santé est un handicap financier insurmontable.
Les retraités qui vivent de petites retraites injustes.
Les gens qui se battent quotidien pour être respectés dans leurs conditions de vie et de travail ...
L’intervention du Prince Laurent, je l’ai prise comme une insulte à tous ces paumés de notre monde, qui eux, n’intéressent personne.
Parmi tous ces visages qui défilaient devant mes yeux, beaucoup seraient heureux de ne toucher que des « miettes » des plus de 250.0000€ qui resteront au Prince pour vivre et nourrir sa famille !
Pauvre Belgique ... tu n’as que « ça » pour te représenter ?

Guy De Smet (22 mars 2018)


-27- LA MAGIE DES CHIFFRES

L’Office national de l’emploi – organe de propagande du gouvernement – vient de publier les chiffres concernant le « nombre de chômeurs indemnisés » qui auraient encore baissés, cette année.
Il y aurait, aujourd’hui, 487.291 demandeurs d'emploi et non-demandeurs d'emploi indemnisés ! Un recul de 8,5 % par rapport à l’an dernier !
Ce chiffre pourrait nous sembler merveilleux, s’il ne s’accompagnait des raisons invoquées par l’agence : « la limitation du droit aux allocations d'insertion et le relèvement de la condition d'âge pour la demande d'une dispense d'inscription comme demandeur d'emploi (de 60 ans en 2015 à 65 ans en 2020) ».
La FEB y ajoute son propre commentaire : « La croissance économique continue de se renforcer grâce aux mesures de compétitivité et aux réductions des charges sur le travail, adoptées dans le cadre du tax shift, qui ont un effet positif sur la création d'emplois dans le secteur privé ».
Mais une organisation patronale qui commente les chiffres du chômage, est-ce bien crédible ?

Si les chiffres sont « historiquement » meilleurs, il ne faut pas se voiler la face et oser regarder, en même temps, les raisons invoquées !
Des milliers d’hommes et de femmes ont été exclus des indemnisations. Ils sont livrés à la débrouille, aux possibilités limitées des CPAS. Ils sont parfois, tout simplement, disparus du moindre radar social.
Nous les retrouvons dans les mendiants pourchassés dans nos rues.
Nous les retrouvons, harnachés de leur honte, au guichet des restos du cœur ou d’autres associations caritatives qui les saupoudrent – dans la mesure de leurs moyens - d’un peu d’aide.
Nos gouvernants créent une pauvreté noire ... et ils ne semblent même pas s’en rendre compte : « Tout va très bien, madame la Marquise ! »
D’autres candidats au travail se retrouvent exclus des droits aux allocations d’insertion. Ils n’ont pas l’âge ... et peu importe le handicap social qui est ainsi devenu le leur, les statistiques refusent de prendre en compte leur situation.
J’accompagne personnellement un chômeur âgé de longue durée, abandonné par le Forem, abandonné dans une misère qui crie vengeance au ciel : il n’intéresse personne ! La seule chose qui est attendue de lui, c’est de rédiger des CV !
Il ne peut payer son loyer, mais le propriétaire n’a qu’à être compréhensif, d’autant plus qu’il a trois enfants !
Il paraitrait qu’il faille encore d’autres mesures structurelles de ce genre pour pouvoir atteindre un niveau de chômage acceptable et contenter les normes européennes !
Ne serait-ce pas plutôt insupportable de savoir, qu’aujourd’hui, 487.291 personnes doivent vivre, sans raisons d’exister ?
La simple notion de chômage sera toujours inacceptable !
On se réjouit un peu facilement en terre libérale !

Les raisons de l’amélioration des chiffres invoquées par la FEB, à qui personne ne demande l’avis, a de quoi inquiéter encore plus !
Les patrons se réjouissent des mesures de flexibilité, enfermant les travailleurs dans des conditions de travail partiel, dans une diminution du salaire et dans le statut de travailleur pauvre.
Ils doivent partager les risques de l’entreprise, jamais les bénéfices ! Que serait, pourtant, le capital sans le travail ?
Nous venons de connaître la grogne des « coursiers », enfermés dans des conditions de vie qui ressemblent d’assez près à ce qu’a pu être l’esclavage ...  Et cela ne dérange personne, même pas les demandeurs de prestations que nous sommes !
Ces mesures de flexibilité permettent au patron un licenciement à leur meilleure convenance, une meilleure rémunération des actionnaires, ainsi qu’une auto-rémunération, dont des sociétés comme Proximus on ABinbev – pour ne citer qu’elles - ont le secret.
La FEB se réjouit aussi de la diminution des charges patronales. Celle-ci les dispense désormais du souci de la sécurité sociale de leurs employés et de leurs ouvriers.
Ce qui fera le drame social de demain ne semble pas être la préoccupation de l’instant !
La FEB parle de création d’emplois !
Elle n’évoque pas les facilités de licenciement qui leur ont été octroyées, peu importent les droits des travailleurs et leur implication dans les bénéfices d’une société.
Ils peuvent jouer, en toute légalité, avec l’avenir de leurs travailleurs, comme d’autres jouent au casino ou au Monopoly !
Jamais elle n’évoque la qualité de l’emploi créé, alors que si souvent elle ne conduit qu’à la précarité, due au temps partiel ... au point que Monsieur Marcourt évoque la nécessité d’avoir trois ou quatre jobs pour pouvoir « vivre », aujourd’hui.
Jusqu’à quand pourrons-nous, en libéralisme, jouer avec les conditions de vie des classes sociales plus défavorisées ?
Tous ces décideurs ne parlent pas du chantage à l’emploi. Ils n’évoquent pas les méfaits des délocalisations et ils semblent s’attribuer les bienfaits d’une légère reprise mondiale, dont la fragilité est annoncée par plus d’un économiste sérieux.
Ils n’abordent pas les aides aux entreprises, ces cadeaux faits sans aucune contrepartie.
Tout va mieux ... et ça tombe bien ... les élections approchent !
Serons-nous dupes à ce point ?
C’est en tous cas ce qu’espèrent les pouvoirs politiques qui se préparent aux différents suffrages, sans se remettre en question, malgré les scandales, les affaires et les « punitions » infligées aux citoyens depuis le début des législatures.

Si les chiffres semblent convenir au pouvoir en place, ils ne peuvent faire l’économie des chiffres de la montée de la pauvreté.
Ils ne peuvent ignorer que les citoyens connaissent des fins de mois difficiles.
Ils ne peuvent ignorer que les produits de première nécessité augmentent plus que les salaires.
Ils ne peuvent ignorer ce nombre effrayant d’enfants qui vivent sous le seuil de pauvreté.
Ils ne peuvent ignorer que notre pays est un de ceux qui connait la plus grosse pression fiscale, devenant un paradis pour certains et un enfer pour d’autres.
J’ai ainsi vu, cette année une augmentation d’impôts de 500 €, tout en encodant les mêmes chiffres que l’année précédente !
Ils ne peuvent ignorer que, grâce aux mesures prises, des citoyens ne peuvent plus subvenir à leurs soins de santé, à cause des arrêtés d’une folle que seul le mépris des patients et des médecins guide.
Ils ne peuvent ignorer l’absence d’une politique migratoire juste, livrant des hommes, des femmes et des enfants à l’incompétence partisane d’un monstre que personne n’arrête.
Ils ne peuvent ignorer ces situations d’hommes et de femmes qui n’en peuvent plus de ne plus vivre !
Ils ne peuvent ignorer que l’implication de notre pays dans des organisations mafieuses, comme l’Europe, nous entraîne dans un suicide financier et social dont nous ne mesurons pas encore les conséquences.
Si affirmer cela, c’est du « populisme », oui, je suis « populiste » et fier de l’être !
Être populiste ne serait-ce pas, simplement, aujourd’hui, être à l’écoute de la souffrance d’une population qui n’en peut plus d’être méprisée par l’autisme de toute une classe politique qui ne cesse de rêver de pouvoir ?
Et si la magie de ces chiffres devenait les premiers coups de semonce de la colère et de la révolution de demain ?

Guy De Smet (16 mars 2018)


-26- IL FAUT LA PIQUER !

Cette expression populaire n’est-ce pas celle qui survient en nous alors que nous estimons nous trouver devant un fou dangereux, dont il faudrait se protéger ?
C’est donc, tout naturellement, celle qui m’est venue en tête face à cet arrêté royal « pondu » par Magda De Block, concernant le remboursement du dépistage du cancer du sein.
Heureusement, dans un sursaut d’honneur, le monde politique a pu suspendre cette décision ministérielle, avant que l’irrémédiable ne soit commis.

Une fois de plus la ministre de la santé étalait son cynisme, s’en prenant cette fois à un cancer qui ne cesse de faire des ravages dans la population féminine.
« L'arrêté royal en question prévoit, sauf exceptions, de supprimer le remboursement du dépistage du cancer du sein pour les femmes de moins de 45 ans et de plus de 74 ans. De plus, entre 45 et 50 ans, seul un dépistage annuel serait conseillé et remboursé. Entre 50 et 74 ans, ce ne serait plus qu'un seul dépistage tous les 2 ans seulement ». (RTBF. Infos 12/03/2018).
Cet arrêté royal va à l’encontre de toute la prévention que nécessite cette forme de cancer.
Plus il est détecté tôt, moins les risques sont grands et moins les traitements sont lourds.
Anne Boucquiau, médecin active à la Fondation contre le cancer s’interroge sur le risque lié à ce genre d’arrêté ministériel et face au risque de traiter inutilement : « Si une femme sur 9 va avoir un cancer du sein, il y a quand même 8 femmes sur 9 qui n’en auront pas. Faut-il faire encourir un petit risque à une population qui a plus de chance de ne rien avoir que d’avoir quelque chose ? »
Le prétexte qu’utilise la ministre pour justifier sa décision, c’est le risque de radiation lié au traitement.
La raison, plus objective, est à chercher dans sa volonté d’économie qui est le fil rouge de la politique de la honte de tout ce gouvernement fédéral.

Mais jusqu’où ira-t-elle ?
Elle a instauré une politique de la santé à deux vitesses : une pour les citoyens qui ont les moyens et une pour les autres.
Elle a rendu les soins de santé et les hospitalisations inaccessibles à une catégorie plus fragile de la société.
Elle a semé le doute et la suspicion sur la pratique des médecins, s’ingérant à sa manière, dans le secret médical et en imposant des normes inacceptables pour les médecins.
Elle, « l’incompétente en chef » s’est permise de mettre en doute la compétence de médecins qui, eux, ont eu le courage d’aller jusqu’au bout de leur pratique – ce qui est loin d’être son cas !
Elle s’est permise de prôner la remise au travail forcé de malades de longue durée, peu importe l’attention qu’aurait méritée leur situation.
Elle s’est permise d’imposer aux patients des médicaments génériques, sans tenir compte des effets pervers que de tels soins pouvaient entraîner.
Elle s’est permise de mettre à mal notre vie privée en nous retirant des prescriptions médicales claires, que nous pouvions tenir à l’œil. Désormais un simple code-barre devrait vous dévoiler votre état de santé et les soins qu’il demande !
Elle vient de supprimer - au nom de bonnes intentions – la délivrance d’une attestation de soins par votre médecin. Que cache cet effet de vertu soudain ? Personnellement, je la crois incapable du moindre geste bon et du moindre sentiment humain !

Ce monstre, il faut nous en protéger.
Elle est nuisible pour notre santé.
Elle est nuisible pour notre vie en société.
Les seules choses qui la guident c’est l’argent et les économies.
Et pour cela, elle est prête à tout, même à sacrifier notre santé sur l’autel de la rentabilité.
Il est vrai qu’il faut de l’argent pour abreuver les lobbies pharmaceutiques qu’elle courtise avec ardeur.
Il est vrai que ce gouvernement a besoin d’argent pour rencontrer la soif de bénéfices des entreprises qu’il aide à fonds perdus, sans même la moindre demande d’embauche.
Il est vrai que ce gouvernement se comporte comme la pompe à fric d’une Europe qui ne cesse de se rassasier et d’entretenir la dette de nos États : à qui profite le crime ?
Elle le fait sur le dos des malades, comme le Samu social a pu le faire avec l’argent des pauvres.
Elle le fait comme Publifin et les banques ont pu le faire avec l’argent de leurs clients.
Elle le fait comme Kubla ou De Decker qui n’ont pas hésité à mettre à mal des populations entières pourvu que la richesse débarque.

Certes l’arrêté royal a été « suspendu », mais comment pouvons-nous tolérer qu’il ait pu exister un jour ?
Comment pouvons-nous tolérer que ce monstre de De Block ait pu le mettre en place, sans la moindre concertation avec ses complices du gouvernement.
Comment pouvons-nous tolérer qu’elle occupe encore un poste de pouvoir, alors que sa seule présence est la fabrication d’une « crime contre la santé » et donc un « crime contre l’humanité » ?
Jusqu’à quand accepterons-nous que les impératifs de la finance soient les seuls guides de notre vivre en société et plus encore, notre permis de vivre ?

Je crois qu’aujourd’hui, plus que jamais, l’adage populaire : « il faut la piquer », en la privant de pouvoir, est d’actualité !
Maggie dégage ! Tu nous fais honte ! Tu es un danger public !

Guy De Smet (13 mars 2018)