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-47- L’UNION FAIT LA FORCE

 

Des mots que nous connaissons tous, pour l’avoir entendu résonner à nos oreilles depuis notre enfance.
Elle est la devise d’un pays, riche de son surréalisme, de ses trois ou quatre régions, de ses frites ... et de son équipe de foot !
Elle est la devise d’un pays qui a toujours vu dans sa diversité culturelle et linguistique une richesse, s’il n’y avait pas eu quelques politiciens pour en faire leurs raisons de vivre, à défaut de pouvoir exister autrement.
Elle est celle d’un 21 juillet, aux couleurs de sa « drache » nationale ou encore des uniformes de son défilé militaire, sans oublier les chaussures des reines et des princesses qui ont l’art de ne pas tenir au pied.
Mais pour qu’une fête nationale soit complète chez nous, il faut aussi les fêtes régionales ... et dans ce domaine, ce sera à la Flandre d’ouvrir le bal, avec la célébration du 11 juillet.

Cette année m’est venue l’envie de rejoindre nos partenaires flamands, en évoquant dans notre gastronomie, une partie de notre plat national : le steak !
Je me suis donc fait vache parmi les vaches.
Pour ce faire, j’ai rejoint les 200 bovins de Monsieur Van Steenkiste, sur la frontière linguistique, du côté de Grammont.
Il a le privilège de posséder deux étables, à 10 mètres l’une de l’autre : l’une en Flandre et l’autre en Wallonie. Pour les séparer, il y a une simple rue !
Au début des années 2000, cet éleveur construit une deuxième étable. Malheureusement pour lui, elle se trouve en territoire wallon, pendant que l’autre est sur le sol de la Flandre ...
En 2002, la régionalisation s’impose à l’agriculture ... et du coup tout se complique.
Ces pauvres bêtes ne peuvent plus être mélangées, sous peine de sanctions.
Elles ont reçu un nouveau pedigree, un nouveau passeport, une nouvelle identité !
Il en va de même pour les prairies : pas question de se mélanger et de se tromper de territoire ... qui sait d’où pourrait venir la contamination ?
Elles ne peuvent plus se confier des petits secrets d’alcôve ou brouter la même herbe, pourtant si bonne des deux côtés.
Désormais, il existe deux troupeaux : un qui beugle en flamand et l’autre en wallon, un qui bouge la queue au rythme du Vlaamse Leeuw et l’autre qui chasse les mouches au son du chant des Wallons.
Ils sont soumis à des législations différentes... et qui sait à des manières différentes de produire le lait pour le beurre.
L’éleveur est soumis à des comptabilités différentes et à des normes administratives particulières ... et tout ça à l’heure de l’Europe ... cet autre « brol » qui ne sert à rien !
Peut-être même qu’il y a un Francken pour vérifier que toutes les bêtes ont bien leurs papiers ... sous peine d’expulsion !
Il y a toujours bien une petite moustache et un képi pour veiller au grain !
Peut-être bien qu’il faudrait de nouveaux barbelés et que surtout l’herbe flamande ne vienne pas essaimer en terre wallonne.
L’Afsca n’a pas fini d’avoir du travail !
Et moi qui croyais que ce serait simple d’évoquer des fêtes avec des vaches !
J’aurais dû être attentif et cela m’aurait évité des déceptions : De Wever a bien du mal à pavoiser et soutenir l’équipe nationale de football : ça ne pouvait donc pas s’arranger dans des domaines plus pratiques !
Ce n’est vraiment pas par hasard que le surréalisme est né en Belgique !

Cette situation ubuesque en dit long sur l’état de la Belgique.
La population y perd son latin ... si pas son flamand et son wallon.
L’administration y gagne en raison d’exister et en cumul de tracasseries inutiles.
Le monde politique s’en réjouit : il est bien le seul à qui nos problèmes linguistiques rapportent quelque chose. Sans cela, ces messieurs, dames devraient travailler et s’en mettre nettement moins dans les poches !
Nos voisins nous regardent et rigolent : encore une histoire belge stupide et ridicule ... dans un aussi petit pays.
Jusqu’où devrons-nous boire la lie d’un ridicule qui finit par tuer toute crédibilité d’un beau petit coin de planète ?
Ceux qui nous dirigent ont l’ambition de rénover le réseau routier ...
Ils ont l’ambition de produire une image positive du pays dans les milieux économiques et sur les marchés d’investissement ...
Ils ont l’ambition d’apporter leur petite pierre à la solution du problème des migrants, dans un « État de Droit » ...
Ils ont l’ambition d’une politique culturelle ...
Ils ont l’ambition de siéger au conseil de sécurité des Nations-Unies ...
Ils ne sont même pas capables de laisser brouter les vaches en paix, loin de toutes ces tracasseries qui ne font le bonheur que de quelques complexés et de quelques ratés en tous genres.
Ils nous parlent de « confédéralisme » aujourd’hui ... et si, avant de laisser la parole aux monde politique nous allions demander l’avis des vaches de Monsieur Van Steenkiste ?
Enfin quoiqu’il en soit : Bonne fête, les Flamands !

Guy De Smet (10 juillet 2018)


-46- DU PAIN ET DES JEUX

 

Je dois faire partie de cette petite minorité silencieuse de Belges qui, durant la coupe du monde en Russie, aura battu un record : je n’ai suivi aucune rencontre, ni à la télévision, ni dans les journaux, ni sur les réseaux sociaux.
Je dois avoir obtenu un doctorat en « zapping » !
Je n’ai vibré à aucun résultat de l’équipe belge, ni de n’importe quelle autre équipe.
J’ai regardé, de manière pathétique, ces drapeaux qui flottaient sur le pourtour des voitures, sachant bien qu’ils ne seraient plus là quand il s’agirait de payer ses impôts.
Bref, un « attardé », « un marginal », « un zombie » ... et heureux de l’être.

Le sport, confié à des équipes professionnelles, n’a jamais retenu mon attention. J’ai trop l’impression que sur le terrain une banque y affronte une autre banque !
Autant j’ai de l’admiration pour ces personnes qui font du jogging ou de la gonflette en salle ou qui pratiquent n’importe quel sport en amateur, autant des joueurs de football, de tennis ou encore des cyclistes ne suscitent en moi aucune réaction, si ce n’est le dégoût.
Quand ils bougent, j’ai l’impression de voir se mouvoir des comptes en banque !
Ce qui me choque dans le sport professionnel, ce sont les sommes d’argent que cela mobilise, tout comme le vocabulaire qui accompagne les transactions.
Nous aurions pu croire qu’un joueur était un être humain, mais il semble bien qu’il ne soit rien qu’un montant d’achat !
Il n’est qu’une valeur marchande, comme peut l’être un esclave ou encore une marchandise.
Et cette valeur est astronomique : il est question de millions et parfois plus.
Pour l’organisation de la moindre compétition internationale, il est question de milliards.
Des pays, comme la Belgique et d’autres, en font même des cartes de visite publicitaires pour investisseurs.
Si nous devions mettre bout à bout le prix de chaque joueur de la coupe du monde, ainsi que le coût de l’organisation ou encore l’investissement publicitaire de la compétition ou de la construction des stades ou encore les droits d’images et de retransmissions, il y aurait de quoi résoudre le problème de la pauvreté, des migrants ou encore de la moindre dette du moindre pays au monde !
Ce ne sont pas les expropriés de Sotchi qui me contrediront ! Pour eux, il n’y a pas eu de manne céleste après les jeux olympiques : ils sont à la rue et ils le restent !

Durant cette coupe du monde, j’ai rencontré un malade de longue durée, âgé de 57 ans.
Atteint d’une maladie qui nécessite des soins permanents, il a pourtant eu le courage de se remettre au travail dans l’Horeca. C’est pour lui source de grande fatigue, d’exploitation ... mais qu’à cela ne tienne : il lui semble avoir une utilité !
C’était sans compter sur l’INAMI qui jusque-là lui octroyait une allocation de 1100 euros.
Par son emploi précaire, il s’est vu diminuer son allocation de 700 euros.
Aux 300 euros qu’il lui reste, il ajoute son salaire de 800 euros. Il doit en déduire son traitement médical, son loyer, ses impôts ... comment vivre demain ?
Face à de telles situations, la coupe du monde a quelque chose de choquant et de dérisoire.
Le prix des places est révoltant.
L’engouement de la population, qui a certainement besoin de rêves, a quelque chose de surréaliste.

« Du pain et des jeux ... depuis les Romains, cette manière de vivre a été proposée à la populace.
Pendant ce temps-là, elle ne contestait pas.
Pendant ce temps-là, elle oubliait ses soucis et ses tracas.
Pendant ce temps-là, elle devenait mûre pour se laisser presser un peu plus.
Rien n’a changé !
La famille royale rejoint la Russie deux fois, alors qu’elle se sent coincée par un protocole qui l’empêche de rejoindre les funérailles de deux policières à Liège.
Aujourd’hui, le Premier-Ministre belge, parlant de l’équipe des Diables rouges, la présente comme « la carte de visite en or de la Belgique ».
Qu’il sache cependant que nous n’oublierons pas que la politique de son gouvernement en a fait l’égout nauséabond et la déchetterie inhumaine d’hommes et de femmes qui ne demandaient qu’à vivre autrement que dans la précarité.
Quand il dit que « la Belgique est le centre du monde », nous n’oublierons pas qu’il en a fait l’œil d’un cyclone qui entraîne le citoyen vers la déchéance.
Ce citoyen, je l’ai rencontré durant cette coupe du monde ... et j’ai bien vite caché, la honte au ventre, mon petit drapeau national.
Et je lui dis à ce citoyen : pardon d’avoir permis par mon vote, l’arrivée au pouvoir de tels monstres !
Nos gouvernants, incapables par ailleurs de se mettre d’accord sur la construction d’un stade national, nous ont laissé applaudir la finance.
Un joueur qui court sur un terrain, c’est une somme d’argent !
Les supporters ont vibré devant de l’argent !
Où est le sport dans tout ce cirque ?

Demain, loin des rêves et de la magie, nos vies reprendront leur cours.
Nous vibrerons cette fois au rythme des décisions assassines prises par nos gouvernants.
Nous râlerons au rythme des mouvements sociaux qui clament le désarroi d’une partie de la population.
Nous cracherons sur nos institutions et sur leurs représentants qui incarnent si mal notre pays.
Et nos politiciens ne comprendront pas : un de ces nuls d’un parti du centre se réclamant de beaucoup d’humanisme, parlant des grèves du personnel de la SNCB, écrivait avec un mépris indigne d’un homme politique : « c’est pour mieux pouvoir picoler ou regarder la demi-finale de foot ! »
L’imbécilité n’a pas de limite !
Demain la vie reprendra ses droits : nos comptes en banque nous feront-ils autant vibrer que ceux que nous admirions sur nos écrans de télévision ?
Mais, que le meilleur gagne !

Guy De Smet (10 juillet 2018)


-45- LE BRUIT DES BOTTES

En Hongrie, la frontière se hérisse de fils barbelés et de clôtures.
En Pologne, la frontière se ferme aux indésirables.
En Italie, un ministre compte faire le recensement des Roms par rue et par quartier.
En France, il est question de limiter le droit à l’information.
En Belgique, on arrête une équipe de télévision en plein reportage.
Sommes-nous en 2018 ou en 1939 ?
Sommes-nous en Europe ou dans l’Allemagne d’Adolphe Hitler ?
Pas de doute, en jetant un coup d’œil au calendrier, nous sommes bien en juin 2018, en pleine coupe du monde de football, alors que l’attention populaire a d’autres centres d’intérêts.

Vous penserez peut-être : n’exagérons rien !
C’est ce que plus d’un pensaient en 1939, à Berlin !
À l’époque, il était question de camps de concentration, aujourd’hui, nous avons des centres de rétention.
À l’époque on étiquetait les juifs, aujourd’hui, on compte les Roms.
À l’époque on stigmatisait des catégories entières de la population, aujourd’hui, on exclut et on condamne à tour de bras : les chômeurs, les malades de longues durée, les homosexuels, les retraités, les migrants … Il ne reste plus qu’à construire des camps pour les parquer !
À l’époque on condamnait les opposants à la barbarie, aujourd’hui on condamne la solidarité.
À une époque, il existait la propagande du Parti, aujourd’hui, il y a l’information que le pouvoir tolère.
L’Europe, dirigée par la dictature de la finance, commence à se laisser bercer par un étrange bruit de bottes, aux quatre coins de son territoire.
IL faut museler un peuple pour laisser éclater la brillance des courbes de productivité !

Mais, comme il est préférable de balayer devant sa porte, je laisse défiler devant mes yeux les événements de Steenokkerzeel, un jour de juin 2018.
Des hommes, des femmes épris de liberté manifestent contre l’extension d’un camp de rétention qui accueillera bientôt aussi des enfants.
Ils le font au nom de la dignité humaine et de l’inhumanité d’une administration plus soucieuse du bien-être de quelques actionnaires et de rentabilité que de droits de l’homme.
Au cœur de l’action se trouve une équipe de télévision, pilotée par des journalistes qui ne font que leur métier : informer la population.
Ce travail dérange le pouvoir et donc sa police.
Ce qui devait arriver arriva : les journalistes sont arrêtés … événement surréaliste, uniquement possible dans la pire des dictatures … et aussi en Belgique !
Un policier n’agit pas de sa propre autorité.
Il ne fait qu’exécuter les ordres qu’il reçoit.
Ces ordres viennent d’un ministère dirigé par un ministre, Jan Jambon, de la sinistre NV-A !
Quant à l’extension du camp de rétention, il n’est pas l’œuvre de gardiens de prisons.
La décision émane d’un ministère, géré par un autre ministre de l’immonde NV-A : Theo Franken !
Jambon, Franken … un duo de fascistes de haut vol !
Jambon, Franken … les assassins de nos libertés et de nos droits !
Jambon, Franken … des représentants d’une idéologie face à laquelle tous s’étaient pourtant engagés : « Plus jamais ça ! »
Il est vrai que ces deux sbires qui font notre honte démocratique nous viennent d’une région où les mots « collaboration », « fascisme » ont une certaine répercussion.
À une certaine époque, ils ont revendiqué une amnistie, permettant d’oublier leurs méfaits … et de poursuivre plus légalement l’œuvre de destruction de la Belgique qu’ils avaient commencée, avec l’aide mentors qui les arrangeaient.
Les razzias, ils aiment ça … Souvenez-vous du parc Maximilien.
Les fermetures de frontières, c’est leur fort, complexés qu’ils vivent derrière des barrières communautaires et linguistiques qui font le ridicule de leur Histoire.
Les camps, les centres de rétention : ils n’en sont pas à leur coup d’essai … Breendonk est là pour en témoigner. On y entend encore les hurlements de la « Vlaamse Wacht ».
Et le Premier-Ministre, Charles Michel, engoncé dans sa lâcheté habituelle et dans son mépris des citoyens, se cache derrière la notion d’État de Droit.
Une fois de plus, il va faire une enquête … qui tombera bien vite dans l’oubli, selon les ordres de sa belle-mère la NV-A.
Franken, une fois de plus, se présentera comme une victime du devoir, pour avoir utilisé des méthodes qui, dans son idéologie, fonctionnent pourtant si bien. Il pourra chanter à l’aise : C’est dur d’être fasciste » !
Quant à Jambon, son mépris de la population est tellement grand, qu’il s’offusquera des intentions qu’on a bien pu lui prêter.

Le bruit des bottes n’est pas loin en néolibéralisme !
Tous ces manifestants, tous ces soutiens des migrants mettent en cause l’image économique et le prestige d’un pays.
L’écho que leur donne la presse est insupportable dans une Belgique que l’on veut brillante.
Il faut les faire taire … et pour cela tous les moyens sont bons !

La liberté de la presse, la liberté de penser sont les derniers signaux qui permettent d’évaluer de la santé d’une démocratie.
Forts de ce principe, nous pouvons dire que l’Europe, que la Belgique sont malades : il y a urgence !
Citoyens, quand, dans les sondages, vous accordez votre confiance à des individus comme Michel ou Franken, vous emboîtez le pas de ces Allemands qui en 1939 allaient permettre l’avènement du Nazisme.
L’arrestation des journalistes en est un signal fort !
C’était le début des pogroms, des Nuits de cristal, des déportations, d’une misère sans nom qui allait s’abattre sur nos ancêtres, il n’y a pas tant d’années.
C’était l’avènement de dictateurs qui allaient salir, à jamais la conscience de l’Humanité.
À l’époque aussi, les partis politiques étaient pourris. Hitler pouvait proposer une nouvelle voie, une nouvelle manière de faire de la politique.
À l’époque aussi, il y avait des boucs-émissaires pour porter tous les échecs de la société.
À l’époque aussi il fallait museler la presse pour n’autoriser qu’une propagande misérable et haineuse.
Et si des Franken, des Jambon, des Michel étaient les graines d’un Hitler pour la dictature d’aujourd’hui.
Nous connaissons son nom : la finance !
Nous connaissons ses valets : nos politiques !
Laisserons-nous museler notre presse ?
Nous laisserons-nous museler ?
Il devient urgent de RÉSISTER !

Guy De Smet (21 juin 2018)


-44- DROITS DE L’HOMME ?

Dans notre monde dédié à l’Argent, il est beaucoup question de Droits de l’Homme !
À la coupe du monde de football, les États ne se pressent pas à la cérémonie d’ouverture au nom des droits de l’homme.
Quand il s’agit de pointer du doigt le dictateur syrien, il est question des droits de l’homme.
Quand il s’agit de veiller à nos intérêts pétroliers en Arabie Saoudite il est moins question des droits de l’homme.
Quand il s’agit d’accords commerciaux avec la Chine ou avec Israël, le respect des droits de l’homme ne semble plus à l’odre du jour.
Notre conception des droits humains serait-elle à géométrie variable ?
Un vaste débat qui occupera encore pas mal nos discussions de salons ou d’enceintes internationales, pendant que des hommes, des femmes, des enfants en souffrent au quotidien !

Dans l’actualité de ce jour, j’imagine que plus d’un en viendra à s’émouvoir du retrait américain du Conseil de Droits de l’Homme de l’ONU.
La raison de ce départ, évoquée par l’ambassadrice américaine, c’est la position partisane défavorable à Israël.
Comme si les morts du dernier attentat israélien contre Gaza, la nuit dernière, ne comptaient pas !
Personnellement, ce qui m’impressionne, c’est de savoir que les États-Unis faisaient partie d’un tel Conseil !
Il y a bien des raisons à mon étonnement : l’extermination des indiens et l’enfermement dans des réserves lors de la création des États-Unis … ils étaient où les Droits de l’Homme ?
Hiroshima, Nagasaki … ils étaient où les Droits de l’Homme ?
L’esclavage monté en outil de développement … ils étaient où les Droits de l’Homme ?
Le procès de Nuremberg … ils étaient où les Droits de l’Homme ?
Le Vietnam et ses gazages au napalm … ils étaient où les Droits de l’homme ?
L’invasion de la baie des Cochons à Cuba … ils étaient où les Droits de l’homme ?
La guerre au Koweit et l’enlisement en Irak … ils étaient où les Droits de l’Homme ?
Les tirs de missiles en Syrie … ils sont où les Droits de l’Homme ?  À moins qu’il ne s’agisse là d’une surenchère : qui les respectera le moins ?
Guantanamo … ils sont où les Droits de l’Homme ?
La séparation des enfants et des parents à la frontière mexicaine … Ils sont où les Droits de l’Homme ?
La vente libre d’armes à feu et les victimes que cela occasionne … ils sont où les Droits de l’homme ?
La peine de mort, au risque d’assassiner un innocent … ils sont où les Droits de l’homme ?
La ségrégation raciale … ils sont où les Droits de l’Homme ?
Et nous pourrions continuer cette sinistre liste !
D’où ma question : que pouvaient bien faire les États-Unis dans ce Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU ?
Trump se comporte comme un assassin en puissance. Il met chaque jour la sécurité et la paix du monde en péril.
Qui est-il pour donner des leçons au monde ?

Mais ce qui me met hors de moi, c’est la raison invoquée : « la position partisane défavorable des nations à l’égard d’Israël »
Mais comment pourrait-elle être favorable ?
En 1948, invasion de la Palestine, comme le ferait un coucou pour s’installer dans le nid de familles qui n’avaient rien demandé ni aux Juifs ni aux Alliés.
La guerre des six jours avec l’occupation illégale de territoires qui n’ont rien à faire dans l’escarcelle d’Israël ?
Les colonisations sauvages qui ne sont que du grignotage d’une mafia juive qui, dans la logique de ses fondateurs, fera tout pour bouter hors de ses terres la Palestine qui la dérange.
La construction d’un mur qui sépare au lieu d’unir et en plus sur des terres volées !
Les destructions de Gaza qui assassinent au quotidien des résistants qui se battent pour leur avenir et pour leur honneur. Et nous assistons, impuissants, au triste spectacle de terroristes qui en accusent d’autres d’être des terroristes !
C’est comme si lors de la dernière guerre, les Résistants n’étaient que de vulgaires terroristes : tout semble dépendre du point de vue où on se place !
La reconnaissance unilatérale, avec la bénédiction de Trump, de Jérusalem comme capitale de l’État juif d’Israël !
Et là encore cette sinistre litanie des crimes israéliens pourrait s’étaler comme un affront à n’importe quel mémorial de la Shoah !
L’État d’Israël est non seulement condamnable pour tous ses méfaits, mais en plus, son existence est toxique pour la paix dans cette région du monde.
Un pays qui se construit sur l’humiliation des autres doit disparaître !
Un pays qui se dit l’Élu de Dieu et qui se comporte comme un ennemi de l’Homme doit disparaître.
Un pays qui utilise un génocide ancien pour justifier ses forfaits d’aujourd’hui doit disparaitre.
Or, malgré les appels de l’ONU, trop d’États, dont la Belgique, entretiennent des rapports privilégiés avec ces voleurs de terres.
Il est inqualifiable que l’ambassadrice d’Israël en Belgique puisse s’exprimer sur une chaîne nationale pour qualifier les Palestiniens de terroristes et pour justifier les attentats contre Gaza.
Elle aurait dû être expulsée : elle n’a pas de place chez nous. Il est vrai que Franken sévit à la migration et Reynders aux Affaires étrangères !
Netanyahu, reçu en grandes pompes à Paris ou à Londres : Honte ! L’auraient-ils fait pour Hitler ?
L’antisémitisme élevé au rang de dogme, alors qu’Israël, malgré l’avis des théologiens juifs, se veut être un État juif, alors qu’il n’était, jusque-là, que Sioniste. La Shoah ne permet pas tout impunément !
Au risque de me répéter : Israël doit disparaître ! Le plus vite sera le mieux !
Il y va de notre sécurité et du respect de la dignité de la race humaine !

L’information d’aujourd’hui selon laquelle les États-Unis se retirent du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU me semble donc une bonne nouvelle.
Si cela pouvait enfin permettre de reconnaître les Droits des Palestiniens, ce serait, enfin, une victoire pour l’Humanité !

Guy De Smet (20 juin 2018)


-43- UNE JOURNÉE MONDIALE DE LA MIGRATION ?

Nous avions eu la journée de la femme, la journée des châteaux, la journée du patrimoine, la journée de la bière … La société de consommation a besoin de gadgets pour vivre !
Pourquoi pas une journée de la migration ?  En Occident ! Il suffit d’oser !
Occasion de concerts, de conférences, de belles paroles …
On se moque de qui ?

La migration, ceux qui en parlent le mieux, ce sont ceux qui vivent dans les dangers des routes sans issue de l’exil, ceux qui s’embarquent sur des bateaux de fortune en Lybie ou ailleurs, ceux qui par ces températures extrêmes ne connaissent que la promiscuité de centres ou de camps de réfugiés.
Leur quotidien, c’est la misère.
Leur quotidien, c’est la stigmatisation.
Leur quotidien, ce sont des frontières qui se ferment, des égoïsmes qui s’exaspèrent, des idéologies qui s’enflamment … au point de devenir les ennemis publics Numéro 1 de l’Occident et du monde de l’Argent.
Ils ont quitté l’horreur de la guerre, y puisant moins d’intérêts que l’Occident qui n’hésite pas à y engager à fond sa puissance guerrière pour justifier leur force ou leur pouvoir économique.
Ils ont laissé là leur misère, leurs proches, leur vie sans but pour chercher un peu d’espoir ailleurs et qui sait ? Reconstruire un bonheur pour leurs familles … un jour !
Ils ont quitté leur statut d’abandonnés de la planète, dans l’espoir de récupérer un peu de dignité dans ces pays qui n’hésitent pas à piller le sous-sol de leurs contrées d’origine.
Ils quittent les rives d’un colonialisme qui ne veut pas mourir, espérant trouver ailleurs un peu de respect et d’avenir.
C’était sans compter sur l’égoïsme de l’Occident et de la finance !
C’était sans compter sur l’idéologie du monde capitaliste qui n’a que faire de l’homme, pourvu que ça rapporte !
C’était sans compter sur ces nouveaux dictateurs qui en Europe sévissent impunément, réduisant leurs pauvres vies à des termes de quotas ou des humiliations sans nom.
La moindre nation européenne devient une honte purulente pour la conscience de l’humanité … et comme si cela ne suffisait pas, les États-Unis qui ne cessent de nous envahir d’un tas de crasses comme le coca cola, le hamburger ou le jeans se permettent de séparer des milliers d’enfants de leurs parents, migrants du Mexique, au nom d’une idéologie digne d’une crapule comme Trump !
En Belgique, nous avons cet immonde Franken qui ne cesse d’affirmer sa popularité dans les sondages, alors qu’il ne cesse d’afficher son mépris pour la race humaine, une tradition de haut vol de son parti, la NV-A.
Rien ne l’arrête : ni les conventions, ni les lois internationales, ni le simple visage de ces hommes, de ces femmes, de ces enfants fuyant la misère, ni même la mort d’un enfant, victime d’une balle policière perdue !
Heureusement, il existe ces associations, ces milliers de bénévoles qui ne cessent de se mobiliser pour dénoncer, pour accueillir … au risque de leur sécurité et d’ennuis avec la justice. La solidarité humaine semble être devenue un délit !
Ces derniers font chaud au cœur, pendant que ces énormes pourcentages de citoyens qui soutiennent Franken ont enfin trouvé leur Führer pour déverser toute leur haine et tout leur racisme … au moins comme cela, ils existent !

Leur slogan, à tous ces Nazillons en puissance, c’est de se cacher derrière des mots faciles : « Nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde ! »
Ils les crient haut et fort, alors que nous n’avons même pas atteint les quotas fixés par l’Europe et que les chefs des États ont pourtant acceptés !
Cependant, il semble bien que nous soyons capables d’accueillir en Occident toute la richesse du monde.
Tous ces fraudeurs fiscaux, tous ces actionnaires qui calculent leurs bénéfices en profitant des moindres avantages qu’offrent les États qui pressurisent leurs citoyens, toutes ces entreprises qui délocalisent sans scrupule, pourvu que les courbes de la rentabilité s’affichent  à leur avantage.
Festival de Cannes, Eurovision, Roland-Garros, Tour de France et maintenant la coupe du monde de football … des milliards jetés aux pourceaux, alors que des hommes, des femmes, des enfants crèvent de faim !
Nous vivons dans un monde qui peut s’acheter UN joueur de football en dépensant 222 millions d’euros, ce qui aurait permis de nourrir 5.276.919 enfants durant UNE année !
Et pour cela, il y a des milliards de supporters, complices d’un des plus grands crimes contre l’humanité de l’Histoire humaine !
Une honte !
Qu’ils se rassurent pendant que s’applique ce vieux dicton : « que demande le peuple : du pain et des jeux ! » le massacre social, lui, se poursuit.
Les migrants n’en sont qu’une face visible que le monde politique a bien soin de mettre en avant.
Mais il y a aussi les retraités, les chômeurs, les malades, les jeunes, les milliers de pauvres … ces futurs migrants économiques de l’Occident qui, eux aussi, trouveront des frontières fermées.

Notre société est totalement dédiée au culte de l’argent.       
Comme dans l’Antiquité, ce dieu a besoin de sacrifices et d’un culte.
Cette fois ce ne sont pas des sacrifices d’animaux, ce sont des hommes qui sont les holocaustes d’une divinité qui ne cesse de s’abreuver de leur sang !

On trouve aujourd’hui sur les réseaux sociaux des images d’animaux qui débordent de tendresse et d’affection.
Et si le règne animal devenait une source de conversion pour l’être humain ?

Guy De Smet (20 juin 2018)


-42- À TOI PAPA ...

 

Chaque année en juin, c’est la même date qui nous retient : la fête des pères !
À l’école, les enfants ont préparé des cadeaux !
Dans les familles, on s’affaire dans le but de leur faire plaisir et de leur dire merci !
Même les magasins et les sites internet se sont empressés de nous rappeler ce moment ... probablement pas pour les mêmes raisons !

Cette année, je ne sais pas pourquoi, je me suis particulièrement plongé dans mes souvenirs.
Ce matin, je voudrais te dire, que si une maman on n’en a qu’une, un papa, aussi, est unique à nos yeux.
En 1981, fatigué, rompu par la vie, tu t’en allais à l’âge de 67 ans !
Tu allais laisser un vide qui, jusqu’à aujourd’hui, se ressent avec nostalgie.
Un soir de janvier, cette année-là, tu t’en es allé, avec la certitude d’une mission accomplie.
Tu avais mené à bon port ta petite famille, malgré les tempêtes d’une existence.
Ton épouse, tu la savais capable de mener sa barque, parce que tu étais convaincu qu’elle ne serait pas abandonnée. Elle avait tellement donné, elle aussi, nous vos enfants, nous ne l’abandonnerions jamais. Tu avais raison !
Tes enfants avaient une situation et ils pouvaient désormais se débrouiller dans la vie.
Le travail, les soucis t’avaient épuisé et ta santé en avait pris un coup.
Repose-toi, papa, tu l’as bien mérité !

Papa, on ne s’est pas compris tous les jours. Nous avons connu des jours d’orage et de tempête : ils appellent ça l’adolescence ou encore l’’âge ingrat.
C’était l’époque des oppositions, des réflexions de sales gosses, des insolences ... À chaque fois, tu as tendu la main du pardon et la vie pouvait continuer !
Juste avant de nous quitter, ton dernier souci fut pour moi : tu as voulu repasser chez moi, tu voulais me parler et je n’étais pas là ... que de fois j’ai regretté ce rendez-vous manqué !
Après toutes ces années, je voudrais te dire merci, du fond du cœur !
Merci pour l’homme passionné et plein d’idéal que tu étais, à tel point, qu’un jour, ayant appris tout ce que tu avais fait et vécu dans ta jeunesse, tu es devenu mon héros.
Tu étais flamand jusque dans la trame de ton être : c’était ta fierté et ton moteur, même si cela demande parfois d’en payer le prix ! Tu auras vécu à l’image du « Lion » que tu hissais au pavois !
Avec toi, j’ai appris qu’il n’y avait rien de plus grand que de se donner pour une cause. J’ai appris qu’un idéal permet de construire une vie !
Là, tu étais devenu mon idole !
Merci pour l’homme amoureux que tu étais. Ta femme, notre maman, aura toujours été là pour te soutenir, pour t’encourager, pour te relever quand c’était nécessaire.
Toi, tu auras toujours été là pour elle, pour la soulager face à la maladie qui aura été la fidèle compagne de toute son existence.
Merci pour le papa que tu étais. Quand tu regardais tes enfants, on voyait dans tes yeux briller des étoiles.
Tu étais fier de nous, de ce que nous étions capables de faire et de réussir.
Jusqu’à ton dernier souffle tu te seras soucié de leur bien-être et de leur bonheur : un tapissage, une visite imprévue ... ce sont tes derniers gestes pour tes deux gamins que tu aimais !
Je te vois encore, le matin, avant que tu ne partes travailler, apporter une tasse de café à maman, avec ce petit baiser qui en disait long sur votre complicité.
Ensemble, vous aurez traversé les épreuves de la vie, main dans la main, construisant, reconstruisant sans cesse, ce petit nid de bonheur simple, pauvre et beau qui était le nôtre !
Tu auras toujours cherché à la protéger et à la soulager, lui rendant là ce qu’elle avait fait pour toi dans d’autres moments difficiles.
Un jour, face à un choix que j’avais fait et qui risquait de déranger, tu as simplement dit : « Ne le dis pas à maman ! »
Merci pour les vraies valeurs que tu nous as transmises avec maman.
L’important n’était pas dans les paillettes et dans le paraître.
L’important, c’était de construire les liens d’une famille unie dans laquelle, certes, l’argent ne régnait pas en maître, mais où la simplicité et le don de soi étaient les moteurs du quotidien.
La famille, tu savais le piège que cela pouvait être. Tu as mis toute ta fougue à ne pas reproduire ce dont tu avais été victime !
L’argent ne guidait pas nos choix à la maison. Le travail, la droiture et la fidélité aux personnes et à tes engagements auront été le ciment de ton bonheur.
Merci pour l’homme courageux que tu étais !
De tous temps, les travaux publics auront été ton métier et ton autre passion.
D’abord comme entrepreneur, t’expatriant pour ce faire, dans la lointaine Wallonie.
Mais comme l’aura chanté Dalida : « ça n’a pas été là-bas » ...
Flamand en Wallonie, cela t’aura été fatal. La goujaterie et la malhonnêteté d’un bourgmestre aidant t’auront ruiné, au nom d’une idéologie qui, jusqu’à aujourd’hui fait sombrer ce pays dans le ridicule.
Mais tu auras rebondi ! Tu seras reparti à zéro, mettant toute ta fougue et ta dignité à assurer le bonheur des tiens.
Cela n’aura pas été facile tous les jours à la maison.
Par tous les temps, tu auras enfourché ton vélo et tu te seras rendu au travail, peu importe ta santé, ta fatigue ou tes forces.
Tu étais fier de ton travail et tu nous en parlais avec passion !
Tu n’auras pas hésité, le soir venu, à retrousser tes manches, à rénover, au fil des déménagements, une maison pour en faire un petit nid douillet : du beau travail, pour un grand bonheur.
À travers ce que tu étais, à travers ce que tu faisais, tu nous auras appris à être heureux avec ce que nous avions.
Merci pour ta discrétion et pour ton humilité !
Jamais, je ne t’ai entendu te plaindre ou te vanter.
Jamais tu ne t’es mis en avant.  Même quand tu allais à la messe : tu allais à celle de 8h, parce qu’à 10h, ce n’était pas ta place, c’était celle des notables, disais-tu ! Si tu savais !
Tu étais l’homme de l’ombre ... même de l’ombre de ton épouse ... pourvu que tout aille bien !
Merci pour ton sens de l’amitié et pour les convictions qui les façonnaient. Tu avais peu d’amis ... mais ceux-là pourraient témoigner que tu étais « un grand monsieur ».
Ah ! Ces soirées de « nain jaune », où nous retrouvions des amis pour un dimanche pas comme les autres !

Un jour, l’heure de la retraite a sonné prématurément : la santé ne te permettant pas d’aller plus loin !
Une nouvelle page de ta vie allait s’écrire.
Vous alliez voyager, maman et toi. Pour cela tu avais acheté une voiture : Lourdes, traverser la France : que de bons moments au soir de vos existences !
Et puis un jour, tu t’en es allé sur la pointe des pieds, illuminant de ton exemple une page de vie qui nous restait à écrire.

Merci Papa !
Je fier de toi ... et je regrette tellement de te l’avoir si peu dit !
Tu as fait de moi ce que je suis aujourd’hui ... et j’ai eu si peu l’occasion de te le manifester !
Je t’aime, comme le jour, où une veille de Saint-Nicolas, après une journée de travail difficile, tu m’avais offert un porte-documents en simili cuir pour me dire combien tu avais envie de me prendre dans tes bras. Comme j’étais fier de toi ce jour-là, en rejoignant les copains à l’école !
Tu es mon héros, papa ...
Comme « le Lion » de ton idéal, tu ne t’es jamais laissé dresser ou abattre.
Tu avais en toi ta fierté, ton honneur, ton courage et ton abnégation.
Papa, tu resteras à jamais mon mentor. Je t’aime et je t’aimerai toujours !

Guy De Smet (11 juin 2018)


-41- LETTRE OUVERTE À FRANCKEN

En entête, je n’ai aucune envie d’écrire « Monsieur ». Je n’ai aucun respect pour toi. Par ton comportement, tu es pire qu’un animal.
Je n’ai aucune envie de t’insulter, tu ne vaux même pas ça !
Ta disparition, ta sortie de l’horizon médiatique ou de la sphère des décisions serait une bonne nouvelle et pour la civilisation et pour notre dignité de citoyen belge.
Je ne mettrai donc pas d’entête ou de titre ....

Je t’écris en tant qu’être humain, en tant que citoyen qui paie des impôts, en tant que révolté par ta politique indigne.
Depuis que tu pavanes ton incompétence dans les hautes sphères décisionnelles et devant les caméras de télévision, tu ne cesses de te faire remarquer par ta monstruosité et par ton mépris.
Tu es soutenu dans ton crime par tes amis de la NV-A, ces nostalgiques d’autres époques, dont ils aiment retrouver, de manière festive, les derniers combattants.
À la suite de l’immonde De Block, tu auras approfondi le sillon de l’inhumanité, dont tes boucs-émissaires, les migrants, allaient payer le prix fort.
Tu allais même aller jusqu’à contester au citoyen le droit d’exercer son humanité, en venant en aide à ces pauvres hères perdus dans notre Occident égoïste.
Tu allais afficher ouvertement ton mépris pour des accords et des traités que tu foulais volontiers du pied, en renvoyant chez eux, au risque de les étouffer, de les laisser abattre, des êtres humains, alors qu’ils n’étaient que des enfants, des êtres dont la souffrance n’avait même pas droit à ton respect et à ta considération.
La seule chose qui t’importe, c’est de faire du chiffre et de satisfaire une société libérale qui n’a que faire de ces pauvres qui assombrissent la couronne de réussite dont rêvent les plus riches.

Il y a une chose qu’on ne peut te retirer !
Tu auras été un bon petit soldat de l’équipe gouvernementale de Michel et de sa belle-mère De Wever.
Pendant que tu « amusais », de manière sinistre, le citoyen, avec tes tweets et tes déclarations fracassantes sur ces migrants qu’il ne fallait pas accueillir chez nous, tes collègues pouvaient, dans l’indifférence générale, mettre en place des mesures extrêmes.
Un massacre social pouvait se mettre en place, pendant que la presse te montrait aux avant-postes de la lutte contre les migrants.
Les attentats auront été cette autre manne tombée du ciel qui allait détourner l’attention des citoyens !
Ils pointaient du doigt les étrangers et les « dangereux arabes » !
Ils permettaient la mise en place de décisions qui allaient impacter le quotidien des citoyens, sans la moindre nécessité de dialogue social !
Les retraités, les malades, les travailleurs enfermés dans la précarité, les chômeurs se le rappelleront toute leur vie !
Tu resteras, pour l’Histoire, un sinistre clown, un bouffon royal au service d’un gouvernement ignoble qui aura remplacé le visage de l’homme par l’épaisseur d’un portefeuille.
Tu resteras un « pauvre type », à qui les oubliettes de notre Histoire réserveront une place de choix !

En revanche, ce qui provoque ma colère et qui justifie tout le mépris que je te porte, c’est ta politique migratoire.
Certes, nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde ... le gouvernement ne cesse d’en créer tellement à notre porte !
Certes, il y a la nécessité d’une migration « organisée », loin de cette jungle qui fait de l’illégalité une nouvelle manière de vivre.
Certes, il y a une inertie européenne, voire une opposition, qui t’oblige à te lancer dans une bataille qui dépasse tes compétences et ton intelligence.
Ce n’est pas pour cela que tu as le droit d’enfreindre les lois internationales et les conventions qui ne t’arrangent pas.
Que de fois, la Belgique a été condamnée par la Cour européenne des Droits de l’homme ou recadrée par nos propres tribunaux, simplement parce que tu avais outrepassé tes droits.
Ce n’est pas pour cela que tu n’as pas le devoir d’instaurer les conditions d’accueil pour ces hommes, ces femmes, ces enfants qui ne te demandaient rien, si ce n’est une goutte d’eau pour alléger leur océan de souffrance.
Certains ne veulent pas s’établir chez nous : ils veulent entrer en Angleterre qui avait moins de scrupules, à une certaine époque, à laisser envahir la Palestine par des migrants dont l’éloignement nous arrangeait.
D’autres le voudraient bien, mais ils sont confrontés aux archaïsmes de ton administration, soigneusement entretenue en l’état. Ils se trouvent parfois refoulés après plus de dix ans de vie paisible intégrée et d’impôts payés en toute légalité !
Tu les as pourchassés, au point de provoquer la bavure provoquant la mort de la petite Mawda, aidé par ton comparse, tout aussi insignifiant et criminel que toi, Jambon.
Ta veulerie - et celle de tes complices - aura été jusqu’à mettre en avant la responsabilité des parents, alors qu’ils fuyaient l’inhumanité d’une guerre ou d’une misère, comme nos grands-parents, lors de l’Exode de 1940.
Tu n’as cessé d’éructer ton mépris pour des citoyens qui avaient eu l’audace de ne plus te suivre et d’offrir un peu de dignité à ces êtres, à qui la Vie avait tout pris.
Tu as renvoyé chez eux des hommes qui, dans les mains de leurs bourreaux allaient devenir des proies pour des sadiques, en manque d’occupation.
Pour ce faire, tu n’as pas hésité à serrer la main de dictateurs immondes ...
Il est vrai que tes origines – qui sont aussi les miennes – ont imprimé de tels méfaits dans les veines de ton Histoire.
Tu t’es retranché derrière des quotas européens qui ont toujours refusé de lire dans les yeux des migrants la détresse qui les poussait sur les routes de tous les dangers.
L’important, c’est l’économie ... l’homme n’a qu’à crever ou suivre !
Il est tellement plus gratifiant d’accorder son attention aux gens qui réussissent en montrant du doigt ceux qui ne sont rien !
Arnault, Depardieu et tant d’autres fraudeurs fiscaux sont là pour en témoigner !
Tu as été à la source de la montée du racisme, profitant du moindre incident ou attentat pour montrer du doigt ce musulman qui ne t’avait rien fait.
Tu as flatté ainsi un certain peuple qui n’a même pas remarqué que, pendant ce temps-là, le gouvernement le saignait à blanc dans ses propres conditions de vie.
Aujourd’hui, ces populistes crachent sur le migrant, mais ils vont acheter leurs bouteilles d’eau à l’étranger, parce que ceux qui nous gouvernent s’abreuvent trop de taxes, en passant.
Tu as pu le faire avec la complicité de ton parti, la NV-A. En distillant un peu de racisme, il allait se refaire une santé électorale au détriment du Vlaams Belang.
Aujourd’hui, tu te proposes carrément de contourner les traités européens, les « articles 3 » qui te dérangent.
Et tes opposants, tu en fait la « vaseline » dont tu aurais bien besoin, pourtant, face à notre colère citoyenne.
Et dire que pendant un an encore, Michel viendra te défendre, sous la pression de son partenaire favori, la NV-A !
Le ridicule ne tue pas, ce gouvernement en est une illustration au quotidien !

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi toute cette misère cherche à entrer chez nous ?
Pourquoi ces hommes, ces femmes, ces enfants fuient leur pays et les conditions inhumaines de vie qui leur sont réservées là-bas ?
Il devient urgent de le faire pourtant, si demain nous ne voulons pas devenir les victimes du soulèvement des pauvres du monde.
Des prophètes comme Helder Camara ou Martin Luther King avaient prévenu !
Nous n’arrêtons pas d’exploiter et de « créer » les conditions de maintien de la pauvreté dans le Tiers-Monde.
L’occident s’enrichit au détriment des contrées pauvres de la planète, aux sous-sols si riches. Le moindre de nos téléphones l’imprime dans nos mains !
L’occident signe des accords qui abreuvent les réseaux de corruption des pays pauvres, pourvu que « nos démocraties » s’y enrichissent et y trouvent leur bonheur ... mondialisation oblige !
Il se comporte comme les valets de dictateurs reçus en grandes pompes dans nos palais, les flattant au point de créer de nouvelles sources de profit, peu importe le respect des Droits de l’Homme.
Et s’il devenait urgent et équitable de revoir nos politiques de commerce extérieur, nos missions économiques et royales, nos politiques étrangères ... au nom du respect de l’Homme ?
Mais, en Libéralisme, êtes-vous capable d’une telle réflexion ? Je me permets d’en douter !

Francken, dégage !
Tu fais partie de ces êtres vils qui font la honte de la Belgique.
Ton arrogance et ton mépris nous sont insupportables.
Le son de ta voix nous assourdit les oreilles.
Ton incompétence nous fait vomir.
Tes décisions nous sont une gifle en plein visage.
Ta présence, tes tweets, ta gueule de boxeur nous sont une outrance.
Tu resteras, à jamais, un cancer, dont il devient urgent de nous débarrasser !

Guy De Smet (7 juin 2018)