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-23- UNE BELLE RÉPONSE !

 

Dans ce monde trop souvent violent, il est des prénoms qui résonnent comme un rayon de soleil, semant la paix et la justice sur leur passage. Josiane, une mamy bruxelloise de 89 ans doit être de ceux-là !
Son histoire nous est révélée par le site RTBF.INFOS !
Elle se veut une réponse à la lourde actualité que la politique d’asile et de migration fait peser sur notre pays.

Josiane, âgée aujourd’hui de 89 ans, est fille de résistant.
Le premier accueil de familles dans la détresse, elle le connaîtra pendant la guerre, en accueillant deux familles juives, victimes potentielles d’un régime qui ne vivait que de rafles et de sang.
Plus tard, en 1956, elle accueillera des Hongrois.
En 1980, elle ouvrira sa porte à des Kosovars, fuyant la guerre dans leur pays.
Alors qu’aujourd’hui, elle aurait pu faire de son petit appartement de deux pièces son havre de paix et d’un repos bien mérité, elle a décidé de se lancer dans un nouvel élan de solidarité.
Josiane se déplace dans un fauteuil roulant et fait visiter son appartement au journaliste, là, où la veille encore, elle accueillait 3 migrants pour quelques jours. Il y a toujours bien un matelas dans un coin qui peut servir !
Le virus de la solidarité a atteint toute la famille.
« Un jour, ma petite-fille m’a parlé des Soudanais qu'elle accueillait dans son salon. Elle va les chercher, elle les héberge ».
Une autre de ses petites-filles est chauffeur pour la plateforme citoyenne qui aide les réfugiés.
Josiane a donc décidé de mettre ses pas de vieille dame dans ceux de ses proches. Elle s’est inscrite à la plateforme citoyenne, proposant ses services et une possibilité d’hébergement.
Le soir-même, elle accueillait ses deux premiers invités : « Là ils n'étaient que deux, c'était un couple, des gens charmants ».
Le week-end suivant, ils seront trois !

Accueillir chez soi des migrants peut sembler une mission difficile, si pas insurmontable : du désordre, des ennuis, des dangers peut-être ...
Ce n’est pas cela qui a arrêté Josiane : « Que voulez-vous que je vous dise ? Dans la famille on est habitué à ce va-et-vient. Pour moi, il n’y a rien d’extraordinaire à héberger des personnes. »
Une banalité pour elle : « Ils arrivent, ils sont crevés, ils vont dormir. Après, on apprend à se connaître. Par rapport aux situations que j’ai pu connaître avant, ici on a aucun repère. Vous avez un gars devant vous qui ne parle ni anglais ni français… Je pensais qu’ils mangeaient du riz par exemple, mais non. Mais alors, il y a des moments très chouettes ».
Le secret d’un accueil réussi, c’est la confiance, c’est le partage des chose simples qui font les grands moments de la vie : cuisine, musique ...
Ce qui motive ces migrants, c’est l’espoir de pouvoir aller en Angleterre, la terre où ils rêvent de tous les possibles.
Elle garde ainsi le contact avec un jeune qui, si ses espoirs anglais échouent, compte bien revenir chez elle pour qu’elle l’aide à obtenir ses papiers en Belgique.

Certains verraient peut-être dans cet accueil des risques, c’est mal connaître notre Mamy bruxelloise : « À mon âge, mon état d’handicapée me protège (rires). Ces gars, ils sont un peu ébahis… Je crois qu’il doit y avoir une forme de respect et d’étonnement… Une femme en fauteuil roulant… Ils ne vont pas me faire du mal. Et puis, je remarque aussi que ces garçons sont dans leur truc. Et leur truc, c’est de rejoindre l’Angleterre. Ils sont tellement pris par leur survie à eux qu’ils ne vont pas s’encombrer à faire des trucs pas possibles et interrompre leurs trajets. C’est le sentiment que j’ai… ».

Dans le projet de loi de notre gouvernement, avide de rafles et de mesures arbitraires, Josiane risque de voir débarquer chez elle la police, dans le cadre des « visites domiciliaires » promises.
Et là, la réponse de Josiane est plus percutante que n’importe quel beau discours : « cela ne lui ferait évidemment pas plaisir de voir la police débarquer chez elle, mais elle continuera malgré tout à accueillir, comme elle l’a toujours fait ».

Merveilleux témoignage d’une belle audace citoyenne !
Merveilleux témoignage qui nous en dit long sur la force d’une résistance à une politique inhumaine et injuste comme celle proposée par le duo infernal Franken – Jambon !
Merveilleux témoignage qui nous interpelle, au point de nous souffler à l’oreille : et toi, tu ne deviendrais pas un actif de la désobéissance civique ?
Toi, pourras-tu dormir tranquille et bien au chaud pendant que des hommes sont pourchassés dans des rafles d’un autre temps, alors qu’ils fuient la guerre et la misère ?
Toi, pourrais-tu rester en place face à autant d’inhumanité, alors que demain, ce pourrait être toi qui frappes à la porte d’un inconnu, espérant un peu d’humanité ?
Merci Josiane ! Tu es un visage merveilleux de notre Belgitude que rien ne pourra nous enlever !
Et si nous aussi ... cette adresse pouvait nous inspirer :     
http://www.bxlrefugees.be/

Guy De Smet (15 février 2018)


-22-  LA PERPÉTUITÉ ?

Voici 20 ans que Marc Dutroux croupit en prison !
Voici 20 ans que la Justice a condamné cet individu à la prison à perpétuité pour les actes qu’il a commis.
Voici plus de 20 ans que deux familles, Lejeune, Russo et d’autres vivent au quotidien une perpétuité insupportable, celle de la mort de leurs filles.
Voici plus de 20 ans qu’un avenir a été scandaleusement arraché à des jeunes qui ne devaient rêver que de vivre, de bonheur et d’épanouissement.
Une marche blanche, aux proportions incroyables, a alors déferlé sur la Belgique, donnant la température d’une population qui ne pouvait supporter de telles détresses.
Une marche blanche qui interpellait les milieux responsables : « plus jamais ça ! »
20 ans déjà ... et pourtant, c’était hier !

Aujourd’hui, 20 ans plus tard, l’avocat de Marc Dutroux envisage la sortie possible de son client. Il estime même qu’elle est « convenable et légitime » !
Sa condamnation n’aurait plus de raison d’être.
Sa condamnation serait presque une atteinte aux droits de l’homme : il s’agirait pour Dutroux d’une « peine de mort à vie » !
Pour lui, la peine encourue serait excessive et elle « compromettrait toute perspective d’avenir ».
Selon lui, il faudrait réformer le système judiciaire et ne pas dépasser des peines d’une durée de 25 ans.
Le but de la peine est « de punir le criminel et de mettre la société à l’abri de gens dangereux ».
Il plaide la situation de son client, estimant que son quotidien est un enfer irrespirable qui le coupe des réalités, des contacts humains ... dans un univers clos de 9 mètres carrés !
Selon lui, le but de la prison, la peine de mort n’existant plus, est de viser la réinsertion du condamné. « Ce qui est bon pour le condamné est bon pour la victime et est bon pour la société », dira l’avocat du haut de sa science.
Il dit comprendre la réaction des parents des victimes, mais « Pour une victime il n’y aura jamais de pardon, je le comprends parfaitement. La peine n’a pas pour vocation de réparer le tort causé. C’est un jugement rendu au nom de la société ».
Il affirme pourtant ne pas comprendre la frilosité du pouvoir politique : « On abonde dans le sens du poil du grand public. Le public pense que la prison garantit sa réalité, mais c’est l’inverse qui est vrai ».
Pour lui, « la perpétuité est une abomination » !

En entendant ces propos, je crois rêver !
Si la société a permis à la Justice, à travers la décision d’un jury populaire, de condamner Dutroux à perpétuité, c’est qu’elle avait ses raisons !
Les parents des filles subissent l’enfer au quotidien, suites à ses actes révoltants !
Les filles, sauvagement assassinées, auraient aimé avoir 9 mètres carrés pour vivre, elles n’ont que l’enfermement d’une cache et puis d’un cercueil. Elles auraient aimé faire du sport, le même que Dutroux se voit refuser.
Les filles n’ont pas eu l’occasion de penser à leur épanouissement, à leur bonheur et à leur avenir : elles ont connu l’enfer de la séquestration, celui de la faim et de l’abandon.
Ces filles, Dutroux leur a arraché ce qu’elles avaient de plus précieux : la vie, l’amour de leurs parents, la tendresse, leur innocence d’enfant.
Ces filles laissent, aujourd’hui, une place vide, que rien ne peut combler. Elles laissent des vies détruites et des colères que rien n’éteindra jamais.
Un tel drame ne se calcule pas en années de prison pour le bourreau !
Libérer Dutroux, ce serait là, la véritable abomination.
Libérer Dutroux se serait ouvrir les portes à une réinsertion impossible.
Libérer Dutroux, ce serait lui faire trop d’honneur, en en faisant un martyr de la vengeance d’une société qui ne manquerait pas de s’abattre sur lui.
Savoir que quelqu’un pourrait être emprisonné à son tour, pour avoir définitivement débarrassé la société de cet individu, serait un drame qu’il y a moyen d’éviter : c’est cela protéger la société ! Il ne vaut pas ça !
J’imagine que le Jury n’avait pas prévu de réinsertion possible.
J’imagine que la société, elle non plus n’avait pas prévu ce cas de figure.
Aurions-nous oublié que les filles assassinées auraient aimé être « insérées » dans la société ?

Certains parleront de « pardon », « de nouvelle chance » ... mais qui serions-nous pour oser une telle décision ?
Les seules à pouvoir le faire sont mortes aujourd’hui et leurs familles sont inconsolables ... qui entendra leur drame ?
Certes, l’avocat de Dutroux sonde le terrain : sa requête sera-t-elle recevable ?
Dans la logique pénale, son client sera bien libre, un jour !
Ne serait-ce pas l’occasion de réformer notre Justice pour que l’impossible ne devienne jamais possible ?

Guy De Smet (15 février 2018)


-21- IL NE MANQUAIT PLUS QU’EUX !

L’enfer était devenu l’horizon des Iraquiens et des Syriens, depuis des décennies.
Des combats âpres avaient mis à feu et à sang des villes entières, livrées au cauchemar et à la destruction.
Des populations fantômes survivaient au milieu des décombres, côtoyant des enfants hagards et croupissant dans une misère sans nom.
Des millions de morts avaient livré leur sang au nom d’une terreur bestiale.
Un espoir semblait renaître avec l’anéantissement des forces de l’État islamique. Un semblant de paix avait fait place aux déchirements des bombardements.
Des alliés musulmans provenant d’Iran ou d’autres mouvances étaient venus prêter main forte à leurs frères et à leurs sœurs, oppressés par des nuits sans fin.
Il restait à se réveiller, à sortir des multiples caches pour affronter le grand jour.
Il restait à reconstruire des pays décimés par des années de guerre et de violence.
Il restait à se protéger contre des attentats aveugles qui continuaient à être le quotidien de tant de familles.
Mais, désormais, ces familles n’étaient plus abandonnées.
Dieu ne les avait pas abandonnées : des secours venus de l’Islam étaient à leurs côtés.

C’était oublié, un peu vite, un ennemi juré qui s’étalait dans leur entourage : Israël !
Il aura fallu un malheureux drone qui aurait, selon les dires des dirigeants sionistes, survolé le ciel des « territoires occupés » pour qu’ils s’en aillent bombarder une base iranienne et des cibles syriennes.
Un F-16 israélien sera d’ailleurs lamentablement abattu dans cette opération !
La justification à ce nouvel abus militaire israélien, c’est « la protection de son territoire », ce que ne pouvait qu’approuver les États-Unis.
Les nations civilisées demanderont aux camps respectifs à s’installer dans la retenue et à ne pas s’engager dans une escalade dont personne ne connait les suites.

Cet incident survient au lendemain de l’utilisation par Israël de la commémoration de la Shoah !
D’innocentes victimes, prises en otages par les Sionistes, pour justifier leurs destructions en Palestine, dont une école construite avec l’aide des finances de la Belgique.
Entre parenthèse, la Belgique ne s’est que modérément insurgée contre cet acte de guerre que rien ne justifie !
Les victimes de la Shoah sont devenues les boucs-émissaires d’une violence étatique qui est presque l’unique raison d’exister de l’État d’Israël.
Comment le monde libre peut-il tolérer cela ?

Aujourd’hui, voici Israël devenu acteur d’un conflit qui ne le concerne pas !
Il ne peut résister à la tentation de donner libre cours à sa force face à l’Iran, son ennemi juré de toujours.
Il ne peut résister à l’envie d’intimider ces pays musulmans qui entourent la terre que les Sionistes ne cessent de voler depuis 1948.
Il ne peut résister à son fantasme sécuritaire, ressentant le besoin séculaire de se protéger. Il faudrait peut-être oser affronter la question du pourquoi tant de haine à leur égard, née de tant de frustrations et de tant d’injustices, au cours de l’Histoire.
Aujourd’hui, ils deviennent pour les populations de Syrie et d’Irak les mêmes monstres qu’étaient les combattants de Daesh, il n’y a pas si longtemps !
Ils expriment ouvertement ce qu’ils sont depuis toujours : un cancer de l’humanité, contre lequel il faut se protéger !

Ce qui impressionne, c’est le peu de réactions des Nations-Unies et des pays libres.
Israël serait-il une puissance qui fait peur ou un banquier que l’on craint ?
Israël serait-il l’éternelle victime, face à laquelle les monstres du passé servent de mauvaise conscience.
Là, nous les citoyens, nous pourrions rassurer ceux qui nous dirigent et exiger des réactions plus musclées.
Nous n’avons rien à voir avec la Shoah et les persécutions des juifs. Certes, c’est une atrocité, mais elle n’est pas de notre fait !
Même l’idée du « Plus jamais ça », Israël ne la respecte pas !
Nous n’avons rien à voir avec une oppression ressentie, alors qu’un orgueil sans nom et l’arrogance crapuleuse d’un peuple et de ses dirigeants ne cessent de semer la colère contre eux.
Nous n’allons pas pleurer sur des camps d’hier, alors que les Sionistes livrent des populations entières au même enfer, aujourd’hui.
Nous n’admettrons jamais qu’Israël occupe des territoires qui ne lui appartiennent pas, rendant le développement de la Palestine impossible.
Nous n’admettrons jamais qu’Israël monte des murs, alors que ce sont des ponts qui seraient à construire.
Nous n’admettrons jamais qu’Israël implante des colonies, comme un coucou, dans le nid du voisin.
Nous n’admettrons jamais qu’Israël sème la terreur à Jérusalem, à Gaza ou ailleurs, en faisant de l’oppression d’un peuple un argument pour s’épanouir.
Nous n’admettrons jamais qu’Israël nargue les résolutions de la communauté internationale qui, souhaiterait que la paix s’installe, enfin dans le monde.
Nous n’admettrons jamais que des communautés de la Diaspora soutiennent cet État terroriste, tout comme nous n’admettons pas que l’Arabie saoudite vienne financer des Mosquées chez nous.
Personnellement, dans de telles conditions, je n’admettrai JAMAIS l’existence d’Israël !
Personnellement, je me réjouis qu’un avion israélien ait été abattu : il est temps que ces terroristes comprennent que la force et la puissance ne sont pas les seules manières de vivre sur la planète.
Les bombardements en Syrie, c’est le pas de trop qu’il ne fallait pas dépasser ... nous étonnerons-nous des lendemains qui déchantent ?

Guy De Smet (12 février 2018)


-20- VIGILANCE CITOYENNE

Depuis quelques années, un nouveau langage politique s’est installé dans notre pays.
Il doit être l’effet d’une crise économique profonde et injuste et du drame social que cela ne cesse de générer au quotidien.
Il est le fruit d’une austérité qui fait mal et qui engendre pas mal d’animosités, de rancunes et d’incompréhensions.
Il est le stimulant d’une colère, de pulsions primaires d’une population qui n’en peut plus de ne plus pouvoir.
Il s’est installé comme « naturel » depuis l’arrivée au pouvoir des Nationalistes flamands et de leur exécutant libéral.  De noires années dans l’Histoire de notre pays !
Ce langage a mis au goût du jour des réalités nouvelles : « chasse à », « rafle », « contrôle », « exclusion », « délation », « mensonge », « corruption », « centres fermés », « stigmatisation », « arrestation », « fraude », « paradis fiscal » ... des mots qui coïncident à autant de visages d’hommes, de femmes, d’enfants abandonnés dans l’humiliation et dans la honte pendant que d’autres se pavanent dans un luxe indécent.
Ce langage se traduit aussi dans de nouveaux concepts sociaux insupportables : « salaires bloqués », « travail précaire », « retraites impossibles », « malades suspectés », « chômeurs à exclure », « médecins à surveiller », « exclusion de chômeurs de longue durée », « rejet des migrants », « visites domiciliaires », « suspicion de la solidarité », « mise en cause de la séparation des pouvoirs », « état d’urgence », « terrorisme » « racisme et xénophobie » ... des situations qui sont comme autant de violences faites à l’homme, abattu par une société qui va trop vite, qui ne respecte rien ni personne, au nom du dieu Argent.
Le secrétaire d’État à l’Asile et aux Migrations a inventé un nouveau jeu : à chaque fois qu’il anéantit un être humain, il imprime la marque d’une victoire dans le bois de son infamie.
Le ministre de l’Intérieur s’en prend à la plaidoirie d’un avocat, mettant ainsi en cause la base même de nos démocraties : la séparation des pouvoirs.
Le Premier-Ministre ment au Parlement ou tarde à répondre à ses injonctions. Parfois même, il se contente d’y mépriser celle ou celui qui a osé mettre en cause sa politique.
Le ministre de la Justice « politise » le Parquet et détricote les derniers maillons démocratiques qui étaient une surveillance populaire de la Justice, en remettant en cause le jury de la Cour d’Assise ou encore en remettant en question la gratuité du « Pro Deo » pour ceux qui n’ont pas les moyens de se défendre ou encore l’existence d’un juge d’instruction.
Les responsables politiques n’hésitent pas à s’allier à la dictature de criminels recherchés pour décider du sort de victimes perdues sur notre sol.
Ils n’hésiteront d’ailleurs pas à instrumentaliser une « enquête indépendante », pour la transformer en justification de leurs méfaits.
La ministre de la santé prend en otage les patients, les suspecte et les pourchasse, rendant, en même temps, l’accès aux soins impossible pour plus d’un citoyen. Elle n’hésite pas à jeter l’opprobre sur l’action des médecins, en s’insinuant dans leurs diagnostics ou dans le secret médical.
Le langage officiel suspecte d’office l’action syndicale ou celle des plateformes citoyennes.
Il est autiste à la moindre revendication, caché qu’il est derrière des lois de marchés et des normes européennes qui ont oublié - depuis longtemps - l’existence du citoyen.
Il remet en cause le droit de grève, en mettant en place un service minimum, flattant une partie de son électorat, au détriment de l’expression d’un mécontentement populaire justifié, face aux drames qui se profilent à l’horizon.
Il s’enfonce dans des discours sécuritaires, du moins quand cela arrange la communication : il y a terrorisme quand on le décide, par exemple !
Cela permet au gouvernement de poursuivre, à l’abri des regards, une politique qui ne cesse de creuser le gouffre entre les citoyens aisés et les autres.

Dans ce qui vient d’être décrit, nous pourrions croire au retour vers d’autres époques qui ont fait les heures noires de notre Histoire.
On croirait vivre sous d’autres régimes qui de Vichy au fascisme en passant par le National-Socialisme ou la dictature des colonels grecs ou de Pinochet nous orientent vers des avenirs bien nauséabonds.
Pour ce faire, le Pouvoir profite d’une mentalité mise en place dans la population, celle de l’individualisme et du chacun-pour-soi.
La vie des individus est déjà tellement compliquée ! Si en plus, il faut s’encombrer des soucis des autres ou d’une solidarité qui ne nous concerne pas ... autant ne plus vivre !
Le langage sécuritaire va être rassurant, dans un tel contexte !
L’enfer des autres va nous être épargné, nous permettant de croupir dans un métro-boulot-dodo rassurant.
Les symboles forts d’un État, comme la Monarchie, seront anesthésiés, ne pouvant plus que se livrer à des discours soporifiques que le pouvoir politique autorise.
Les mouvements citoyens qui devaient permettre l’éclosion d’une « nouvelle politique » seront finalement canalisés par les dinosaures de la cause, au profit de leur propre étalement au soleil.
Et si nous avions changé, sans le savoir, de régime ?

Sommes-nous encore en démocratie ?
Nos dirigeants politiques ont-ils encore un pouvoir ?
Voter sert-il encore à quelque chose ?
Personnellement, j’aurais bien quelques doutes !
Certes, il existe encore une liberté de la presse : un journaliste de la RTBF pourrait témoigner du contraire !
Certes, il existe une liberté de mouvement, tout dépend du niveau de l’état d’urgence !
Certes, il existe une liberté de penser, si ce n’est qu’elle doit s’inscrire dans un contexte bien défini, sous peine de n’être méprisée sous les traits du « populisme ».
Certes, nous avons un droit de vote, mais que vaut-il face aux alliances politiques calculées selon des normes d’un autre siècle ?
Il me semble vivre aujourd’hui dans une nouvelle forme de « dictature », celle de la finance et de l’Argent.
Ce sont les acteurs de ces mondes-là qui dirigent la planète, qui décident les priorités économiques, qui organisent les crises et les « crack boursiers ».
C’est le monde de l’entreprise qui impose des aides aux États pour générer de plus grands bénéfices et plus de rentabilité.
C’est ce monde de l’entreprise qui fait du chantage à la délocalisation son « arme de destruction massive » de travailleurs qui ne sont que des pions dans leurs stratégies.
C’est ce monde de l’entreprise qui fait de la flexibilité de l’emploi et du concept du « travailleur pauvre » des atouts majeurs pour leur croissance et leur course à l’excellence ... peu importe les dégâts sociaux que cela entraîne.
C’est ce monde de la finance qui réclame une « migration » choisie », permettant de débusquer de nouveaux esclaves au service de son développement.
C’est le monde de la finance qui décide du prix de l’électricité, du gaz ou des produits de première nécessité, oubliant une rétribution juste des petits producteurs et nos fins de mois difficiles.
C’est le monde de la banque qui décide de nos frais bancaires, des retraits de notre argent, autorisés chaque jour, de la possibilité de nos crédits et de la réalisation de nos rêves.
C’est ce monde la finance qui fait du « lobbying », une nouvelle manière d’imposer ses vues à ceux qui nous gouvernent : ils décident ainsi des modes environnementales et autres, des carburants autorisés ... pourvu que ça rapporte !
Moyennant un engraissement facile et des avantages substantiels, ils se sont trouvés des agents dans les élus, dans les gouvernants, dans les institutions européennes ou financières mondiales, détournant ce bien précieux qu’est notre démocratie, à leur avantage.
Tout semble bon, aujourd’hui, pour écraser l’homme et en faire un petit robot de nos économies.
Tout semble bon, aujourd’hui, pour faire du mépris de l’autre, un système de vie.

Il devient urgent de nous ressaisir !
Il devient urgent de ne pas laisser décider de notre avenir à notre place !
Il devient urgent d’instaurer une « vigilance citoyenne » : il y va de l’avenir de l’Homme !

Guy De Smet (12 février 2018)


-19- RETOUR VERS UNE AUTRE ÉPOQUE ?

Décidemment, dans la « Terreur » gouvernementale que connait notre pays, un incident marquant est venu remuer les miasmes de l’Histoire.
Ce vendredi, vers 16h15, la police de Bruxelles a opéré une « rafle » à l’espace Vanderborght. C’est là que l’ASBL Globe Aroma présentait le vernissage d’une exposition. Sept sans-papiers, dont l’artiste qui présentait ses œuvres, ont été arrêtés !
Globe Aroma a pour but d’être un espace ouvert, « un refuge artistique où les demandeurs d'asile et les Bruxellois, où le secteur de la migration et le domaine des arts, se rencontrent. » (1)
« Il y a eu une descente de police très impressionnante vers 16h15. Ils étaient25 plus ou moins et disaient que c'était un contrôle de l'ASBL. Le grand problème, c'est qu'ils ont tout de suite commencé à contrôler les personnes qui étaient présentes dans l'atelier. Ils ont arrêté les répétitions de musique d'un musicien iranien. Les autres personnes devaient mettre leurs mains sur leurs têtes et étaient traités comme des criminels", explique la directrice de Globe Aroma, Els Rochette ». (1)
C’est là l’œuvre, non seulement de la Police, mais aussi de plusieurs services d’inspection, y compris du SPF Finances, a déclaré le directeur commercial du centre.
Une arrestation qui, dans un cadre légal habituel n’aurait pas suscité la colère citoyenne !
Un fait qui aurait pu passer inaperçu qu’il ne s’inscrivait dans la perspective d’une politique belge hautement décriée par une population qui a été jusqu’à remettre un avis « d’expulsion du gouvernement » au secrétaire d’État chargé de l’Asile et des migrations.
Un fait qui survient après que, au-delà de la lecture angélique de Michel et de ses sbires d’une enquête du CGRA, des maladresses graves aient été repérées dans la manière d’agir des services concernés.

La première chose qui me choque dans cette rafle, c’est l’aspect disproportionné entre les effectifs déployés et la maigre pêche du jour : 7 sans-papiers !
Qu’y a-t-il là, si ce n’est la volonté de harceler, de pourchasser, d’humilier, de stigmatiser des hommes et des femmes qui n’ont pas le bon tampon sur le bon document ?
Il s’agit là d’une attitude incompréhensible d’incompétence et de lâcheté, dont le Gouvernement Michel semble s’être fait une spécialité : s’abattre à 25 hommes armés pour arrêter 7 artistes inoffensifs !
Nous aurions aimé le même dynamisme étatique quand il s’agissait de poursuivre des banquiers véreux, des gérants d’entreprises mafieux.
Nous aurions aimé la même fougue face à des fraudeurs fiscaux de poids ou face à des administrateurs politiques ou d’intercommunales, eux si peu inquiétés !
Nous aurions aimé le même sérieux avant d’accorder l’asile fiscal, à Boon, Depardieu, Arthur, Arnault et autres clowns comiques.
Nous aurions aimé la même audace dans des enquêtes préliminaires ou dans des démarches d’enquêtes préalables, avant d’éprouver le besoin de transformer tout ce cirque en un événement public, qui ne fera que renforcer le racisme et la xénophobie d’une certaine population, confrontée à la pauvreté que crée ce gouvernement.
À moins qu’il ne s’agisse là que du seul courage dont dispose l’équipe gouvernementale !
Son modèle ne sera-t-il donc que la persécution et l’opprobre à jeter sur une catégorie d’êtres humains qui dérangent ?
Rafles contre les Juifs sous le National-Socialisme ou rafles anti-migrants et anti sans-papiers sous Michel, Francken, Jambon et comparses ... même combat !
Devrons-nous encore longtemps être les témoins passifs et sans voix face aux « Nuits de Cristal » de ce gouvernement ?

La deuxième chose qui me choque, c’est le mode opératoire de la police et des autres services.
Il doit y avoir d’autres moments et d’autres moyens pour effectuer le contrôle du fonctionnement d’une ASBL.
Il doit y avoir d’autres moments pour exercer des contrôles d’identité auprès de participants ou auprès de membres du personnel d’une ASBL.
Il est vrai que Francken tend à minimiser les « visites domiciliaires », à banaliser l’irrespect de la vie privée et à pourfendre toute tentative de solidarité et d’humanité.
L’intimidation est une autre arme des lâches, tout comme la délation ou encore le soupçon.
Ils ont besoin d’un public, pour nous faire croire qu’ils gèrent ... ce qu’ils ont suscité.
Jusqu’à quand allons-nous, stoïquement, supporter cela, en démocratie ?

Hier ces hommes et ces femmes étaient rassemblés pour un moment de rêve où l’art vient élever les esprits.
Des hommes, des femmes, loin des cauchemars qui faisaient leur actualité, avaient créé des œuvres d’art, des moments d’évasion. Ils avaient habillé leurs ténèbres de lumière.
Hier, des livres étaient brûlés, aujourd’hui, c’est l’art qui est muselé !
Il a fallu l’envoi des « chiens » du régime pour casser tout cela.
Je ne m’en prends pas aux « chiens ». Ils font leur métier, en répondant aux ordres qui leur sont donnés.
Il reste, quand même, la notion de « bien du service » ou encore cette autre qui s’appelle « conscience » !
Je m’en prends à leurs maîtres qui s’octroient des mandats que le peuple « souverain » ne leur a pas confiés.
Hier, à Bruxelles, la démocratie a reçu un coup de couteau dans le dos !
Hier, à Bruxelles, l’humanité a été bafouée !
Pauvre Belgique !

(1) Source : RTBF infos du vendredi 09 février 2018

Guy De Smet (10 février 2018)


-18- UNE ENQUÊTE AU SERVICE DE LA PROPAGANDE

Ça y est ! le CGRA vient enfin de pondre son enquête qui devait conforter le gouvernement Michel dans sa logique migratoire et d’atteintes aux Droits de l’Homme.
Alors que les instances des Nations unies déconseillent le renvoi des migrants vers le Soudan ...
Alors que la Cour Européenne des Droits de l’Homme pose la même analyse ...
Alors que des ONG sérieuses témoignent des violations des Droits des citoyens au Soudan ...
Alors que le dirigeant de ce pays est reconnu comme un criminel recherché par toutes les polices du monde ...
Alors que des citoyens soudanais expriment, preuves à l’appui, leur désarroi ...
Le CGRA, organisme indépendant à la solde des autorités, assure qu’aucun des migrants renvoyés de force au Soudan n’a subi de torture !
Pour se donner bonne conscience, il invite, hypocritement, les autorités compétentes à bien mesurer les implications liées à l’article trois de la Convention des Droits de l’Homme, qui interdit à un État de pratiquer la torture et donc aux autres de renvoyer des migrants vers des avenirs incertains.
Notre bonne vieille Justice, dans sa Cour de Cassation, a eu un avis nettement moins nuancé, en interdisant l’expulsion de Soudanais, à cause des faits de torture qui se commettent dans ce pays !
Mais les citoyens ne sont pas dupes ... nous savions, avant même la demande d’une telle enquête, qu’elle ne servirait à rien, parce qu’elle risquait de mettre en péril les enjeux économiques, chers aux libéraux.

Nous pourrions comparer le « jeu » du gouvernement Michel à celui qu’aurait pu faire, à une autre époque le mouvement nationaliste flamand, englué dans la collaboration avec l’Allemagne nazie.
Fallait-il s’opposer à l’envoi en Allemagne de « travailleurs forcés » ou de soldats « sur le Front de l’Est », au nom du fait qu’à l’époque la torture était une institution dans ce pays ?
Il se serait bien levé des hommes et des femmes pour justifier l’action nationaliste, tout comme la collaboration avec le régime d’Hitler, ce qui n’a d’ailleurs pas manqué !
Jambon et Francken se plaisent d’ailleurs à les rejoindre régulièrement, le temps d’agapes fraternelles !

Michel et sa clique ne comprendront donc jamais !
Nous n’en avons rien à faire de cette enquête !
Nous n’en avons rien à faire de ces complaisances qui servent un régime et une politique mortifère !
Nous n’avons rien à faire de savoir que Francken est un loyal petit soldat au service d’une déclaration gouvernementale, aussi inhumaine soit-elle !
Nous n’en avons rien à faire de leur arsenal de rafles et de visites domiciliaires qui sont comme autant de moments de « non-assistance à personne en danger » !
Nous n’en avons rien à faire de savoir, qu’une fois de plus, ils auront flatté les instincts primaires racistes et xénophobes d’une certaine population.
Ce qui nous importe, c’est de savoir que la torture existe au Soudan et que des hommes et des femmes risquent leur vie, parce que les nations libres laissent vagabonder un dictateur sanguinaire.
Ce qui nous importe, c’est – qu’au-delà de exigences économiques et des budgets en équilibre – les droits fondamentaux des hommes soient respectés et que personne ne risque sa vie au nom des intérêts partisans d’une politique.
Ce qui nous importe c’est que des migrants, arrivant par hasard chez nous, soient respectés et écoutés, sans aucune complaisance avec les autorités des pays d’où ils proviennent.
Nous n’avons pas à demander l’avis d’inspecteurs venant d’une dictature abjecte et que nous ne comprenons même pas au niveau de la langue, pour venir faire la Loi chez nous !
Nous n’acceptons pas l’arrogance d’un secrétaire d’État qui se vautre dans l’indécence populiste et dans le fascisme autoritaire pour assurer une politique inhumaine au nom des citoyens que nous sommes !
Nous n’acceptons pas que l’article 3 de la Convention des Droits de l’homme ait pu faire l’objet d’une enquête, alors que nous savons pertinemment bien que la Belgique, à l’instar d’autres pays, s’est comportée d’une manière ignoble ! Elle n’a en rien pris en compte le risque que couraient ceux dont elle se débarrassait !
Et cela, nous le ferons payer à ce gouvernement ... et tous les moyens démocratiques seront bons !

Les prochains jours, l’arrogance gouvernementale va encore s’afficher dans toutes les couleurs.
Les passes d’armes entre majorité et opposition vont encore éclater de manière pathétique et stérile, au point de nous faire vomir.
Chacun se sentira dans son droit de « sépulcres blanchis » !
Il restera, excusez du peu, le visage d’un homme meurtri, crucifié, insulté et humilié ... celui du migrant qui croyait rencontrer la civilisation chez nous.
Il restera cette amère constatation que Dany Boon ou Bernard Arnaud, ces migrants par         asites, accueillis à bras ouverts, n’ont pas la même valeur que le pauvre père de famille du Soudan ou d’ailleurs qui espérait enfin un avenir meilleur pour lui et pour les siens, loin de la guerre ou de la misère.
Il restera qu’il ne fait pas bon être pauvre et sans voix au pays des nantis et de leur libéralisme, ce cancer qui tue ce qu’il y a de meilleur en l’Homme.

Aujourd’hui, je suis dégoûté d’être Belge et d’être dirigé par ces collaborateurs de tortionnaires qui ne cessent de se pavaner dans l’outrance de l’inhumanité !

Guy De Smet (9 février 2018)


-17- JUSTICE OU PARODIE ?

 

Depuis des mois, la presse nous occupe avec l’éventuel procès, ou plutôt les procès  belges et français, de Salah Abdeslam.
Depuis des mois, le prévenu s’enferme dans un silence, au nom de ses conditions de détention, à moins qu’il n’ait vraiment rien à dire pour sa défense – ce que je comprendrais mieux - !
Depuis des mois, les familles des victimes attendent de cet individu des déclarations qui devraient les stimuler dans leur effort de deuil.
Depuis des mois, des sommes folles sont dépensées, en sécurité, en frais d’avocats pour un « présumé innocent » qui n’a pas hésité à étaler son mépris de la race humaine, dans des attentats lâches et ignobles, ainsi que dans des déclarations tonitruantes, faites de mépris et d’orgueil...
Mais, État de Droit oblige ! Un procès doit avoir lieu !
Le prévenu sera donc transféré en Belgique pour une première audience, qui restera un moment de surréalisme, dont notre pays a le secret.
Il refuse de se lever pour la Cour qu’il ne reconnait pas et qui ne semble pas digne de sa cause.
Il refuse de s’exprimer, narguant des hommes et des femmes qui eux, dans tout ce drame ont perdu un proche, un frère, une soeur, un enfant ... pour qui ? Pour quoi ?
Pour se faire, il se cache derrière un Droit que lui accorde naïvement la société qu’il a violée : son droit au silence !
Il refuse d’assister à la suite de son procès, laissant à son avocat le soin de « protéger » l’affaire dans les virgules judiciaires.

Sven Mary ne ratera pas l’occasion d’un show à sa mesure !
Il fera référence à la violation de l’article 12 de la loi sur l’emploi des langues en matière judicaire. Il demandera donc que les poursuites concernant son client soient jugées irrecevables et abandonnées.
Selon cet avocat, les premières ordonnances ont été délivrées par un juge d’instruction, auprès de Tribunal de Première Instance néerlandophone de Bruxelles ... Mais, elles étaient rédigées en Français !
Grotesque, face à la gravité des faits !
Grotesque, face à la souffrance des familles détruites à jamais, au nom de l’absurdité d’un État islamique qui ne les concernait pas.
Grotesque, au nom de citoyens qui, depuis longtemps, ont cessé de croire en la Justice, comme en d’autres niveaux de pouvoir qui ne les entendent plus.

Non seulement la Justice belge n’est pas capable d’éviter que notre pays ne devienne le carrefour de dangereux terroristes, prêts à tout pour exister, loin de leur médiocrité.
Non seulement, elle n’est pas capable d’aborder la Loi de la guerre avec les armes adéquates, si ce ne sont celles d’un Etat de Droit, bien fragiles face à l’ampleur des dégâts.
Utiliserons-nous longtemps encore des « arbalètes » pour lutter contre des « missiles » ?
L’État de guerre ne nécessiterait-il pas des « lois exceptionnelles » incontournables ?
Ce n’est pas le tout d’affirmer que « nous sommes en guerre », encore faut-il se donner les moyens de l’appréhender !
Non seulement nos responsables ne sont pas capables de « protéger » les citoyens contre la folie destructrice de quelques malades, en mal d’existence.
Voilà que maintenant, cette même Justice est dépassée par le fouillis de nos règles linguistiques stupides et inappropriées.
Que deviennent les faits retenus contre Abdeslam : tentative de meurtre dans un contexte terroriste, possessions illégales d’armes à feu ... ?
Que devient la mémoire des victimes des attentats tant bruxellois que parisiens qui ont créé les victimes innocentes de ce monstre ambulant ?
Que deviennent les familles de ces « assassinés de Daesh » qui ne peuvent, elles, se cacher derrière un rempart linguistique pour échapper au cauchemar qui les détruit ?
Avaient-elles besoin d’un déni de plus, alors que depuis longtemps elles se sentent abandonnées par les autorités compétentes ?
Que devient l’honneur de notre pays, vendu à bas prix au profit de la gloire de quelques assassins sans scrupule et de quelques avocats qui semblent confondre « défense », « Etat de Droit » et « responsabilités ».
Dans les questions de « terrorisme », le concept de « présumé innocent » ne semble pas tenir la route ... sinon les autorités auraient-elles pris tant de soins pour le protéger « contre lui-même ».
Dans le peu de paroles qu’il a prononcé, il n’a pas nié avoir jeté une ceinture d’explosifs défectueuse.
Il n’a pas nié n’avoir des comptes à rendre à aucune Justice, si ce n’est à celle d’Allah.
Il n’a pas nié – par sa violence – son implication dans un Djihad criminel et assassin.
Et, aujourd’hui, nos lois linguistiques le sauveraient ?
Il n’a pas nié être présent dans la planque bruxelloise qui a mis la sécurité des forces de l’ordre en danger.

Ne poussons pas la population à faire justice elle-même !
Ne poussons pas l’impunité jusqu’à remettre en cause une présence étrangère et musulmane, déjà tellement mise à mal.
Ne poussons pas la haine à devenir le seul moteur qui guide les agissements d’une population qui n’en à rien à faire d’une géopolitique qui détruit son quotidien.
Que la Justice le veuille ou non, il est des hommes et des femmes à qui la société ne pardonnera jamais la destruction de ce qu’elle a de plus cher : la vie.
C’est son rôle de veiller, par ses décisions et par ses arrêts, à ce que jamais notre vivre ensemble ne soit guidé par la haine et par la violence qu’elle engendre.

Guy De Smet (8 février 2018)


-16- LE PUITS SANS FOND DE L’INDÉCENCE

Il est des hommes politiques qui jugent que « parler » d’eux, peu importe le contexte, est fondamental pour leur carrière, noyée dans l’incompétence.
Théo Francken est assurément un de ceux-là !
Nous connaissions son goût affiché pour d’autres époques, dont il aime rejoindre les nostalgiques.
Nous connaissions son goût plus que douteux pour l’utilisation des réseaux sociaux : plus d’une fois, le pompier Michel a dû venir à son secours.
Nous connaissions sa propension fasciste à mettre en place une politique ferme et inhumaine face aux migrants qui n’ont, selon lui, pas droit au simple verre d’eau que nous ne refuserions à personne.
Nous connaissions son mépris profond pour le Parlement, à qui il n’a que le mensonge à offrir comme justificatif à ses actes délictueux.
Nous connaissions son goût immodéré pour l’ambiance des centres fermés ou pour l’odeur virile d’expulsions musclées.
Nous connaissions son rejet des conventions internationales et des droits qui ont déjà conduit la Belgique vers tellement de condamnations.
Nous connaissions sa fascination pour les rafles dont le Parc Maximilien a pu être le théâtre d’incompréhension.
Nous connaissions son goût immodéré de nous rejoindre, jusque dans des « visites domiciliaires » qui feraient de nous des coupables de plus ... aidé en cela par une délation qu’une certaine population méprisable lui offrirait avec plaisir.
Face à tout cela, le Premier-Ministre constate, tempère, excuse ... jusqu’à se rendre complice d’une politique dont une majorité de Belges ne veut pas, au nom de son Histoire, de sa tradition et de son honneur.
Il s’agit souvent d’un simple problème de communication ... presque d’un problème de jeunesse qu’il faudrait lui pardonner. De qui se moque-t-on ?

Mais comme tous les sales gosses qui se sentent appuyés dans leurs méfaits, Théo Francken vient encore de rater une occasion de se taire.
Cette fois, il a profité d’une nouvelle qui secoue le monde de l’entreprise dans notre pays.
Brussels Airlines semble entrer dans le collimateur de sa maison-mère, la Lufthansa. Pour correspondre à plus de compétitivité, il lui faut revoir sa stratégie d’entreprise et confiner l’ancienne société belge dans un nouveau rôle, moins emblématique.
Tout cela n’est pas sans provoquer des divergences de chefs d’entreprise et des craintes pour l’avenir de ces sociétés.
Lors d’un Conseil d’administration, la Lufthansa vient de trancher ! Les deux chefs belges qui s’opposaient à ses visions ont été licenciés ! Les conséquences ... l’avenir nous le dira !
Théo Francken a profité de ce « conflit » pour nous rappeler son existence.
Une fois de plus, il s’est servi des réseaux sociaux : « Le service des étrangers est certainement l'un des plus gros clients de Brussels Airlines, avec des milliers de retours chaque année. Nous espérons une bonne issue ».
Mais qui lui a demandé son avis ?
Qui lui a permis de s’exprimer avec autant de mépris ... alors qu’il s’agit de la traite d’êtres humains ?
Qui lui a permis de mettre les victimes de sa politique, des migrants sans défense, au service d’une cause qui ne pourrait faire que son bonheur électoral ?
Saura-t-il, un jour, ce que le mot « décence » signifie ?
Comprendra-t-il ce que signifie « tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler » ?
Tout le monde, sauf une frange malléable et raciste de la population, le contredit, jusqu’à la Cour de Cassation dans ses arrêts.
Des plateformes citoyennes s’opposent à son action.
Ses services de police le dénoncent.
Les juges d’instruction refusent de le suivre ...
La Ligue des Droits de l’Homme le condamne ...
Et lui il ne peut fermer sa « grande gueule » !

Les étrangers expulsés ne font pas de lui « un gros client ».
L’expulsion d’êtres humains ne sert pas à créer des parts de marché.
Les migrants ne sont pas un ingrédient d’une recette électorale qui ferait son succès.
La Belgique n’est pas une terre d’exception où l’injustice devient source de nouvelles des parts de marché.
Est-il trop stupide ou trop machiavélique pour comprendre cela ?
Ce type est dangereux pour la démocratie.
Il est un cancer pour notre vivre-ensemble.
Il est un boulet pour notre conscience.
Il est une tache dans le paysage politique.
Il est une erreur de la nature.
Il est un incompétent en humanité.
Jusqu’à quand supporterons-nous ses outrances ?

Guy De Smet (6 février 2018)

-15- PANIQUE SUR LE MONDE !

Un vent de panique secoue la planète depuis quelques heures !
Imaginez le désastre : l’indice Bel 20 subissait ce mardi matin une baisse de 3,7 %. Il ne faisait qu’emboîter le pas de Londres et d’Amsterdam, qui s’effondraient à 3,5 %. Le Dow Jones plongeait de 4,6 % ; le Nasdaq, de 3,8 % ; quant à l’indice Nikkei, il perdait 6 % en quelques minutes !
La cause de cette débâcle, annoncée par des économistes depuis des mois, se trouve aux États-Unis, où les investisseurs sont devenus nerveux suite à la prévision d’une montée des taux d’intérêts.
La hausse des salaires aux États-Unis, en janvier, a réveillé le fantôme d’une inflation possible, ainsi que celui de l’augmentation des taux par les banques américaines.
Pauvre monde ! Sa finance prend froid et il choppe la grippe !
Nos gouvernants devront-ils changer de propagande ?
La reprise économique serait-elle en retard ou compromise ?
Les sacrifices à consentir pour venir en aide à la finance et aux investisseurs seraient-ils de retour ?
Nos portefeuilles, déjà fort abîmés par les autres crises, seraient-ils encore un peu plus en lambeaux ?
N’est-ce pas là la loi des marchés et du néolibéralisme dogmatique qui nous détruit, chaque jour, un peu plus ?
Voilà en tout cas une fièvre qui, une fois de plus, a de quoi enflammer l’imagination débordante de nos responsables politiques et économiques.

Et pourtant, il y a des choses plus fondamentales qui vont mal sur cette planète.
Le pire, c’est l’état de l’humanité !
Quand je pense à ces enfants d’Afghanistan, de Syrie, de Libye ou d’Irak, de Palestine ou d’autres zones du monde qui n’ont connu que la guerre, alors que chez nous, au moindre incident, une cellule psychologique est mise en place : j’ai honte.
Quand je pense à la destruction de cette école palestinienne, construite avec l’aide de la Belgique et notre maintien de relations diplomatiques avec Israël : j’ai honte !
Il y a ces hommes et ces femmes qui doivent fuir leurs pays, décimés par la guerre ou par la misère. Nous les appelons, dans nos pays riches, les « migrants » et nous les traitons avec le mépris que nos dirigeants et notre racisme naturel ont placé comme norme. Quand je vois la répression dont ils sont les victimes, ou quand j’entends le cynisme des autorités qui devraient les écouter : j’ai honte
Quand je pense à ces hommes, à ces femmes et à ces enfants qui ne connaissent que l’univers de camps de réfugiés, ces autres victimes de rafles ou d’irrespect en tous genres, alors que nos dirigeants parlent de « fermeté et d’humanité » : j’ai honte !
Il y a ces richesses de la planète qui ne profitent qu’à une petite part de l’humanité qui se noie dans son opulence : j’ai honte !
Quand je pense aux composants qui se trouvent dans nos ordinateurs ou dans nos téléphones portables qui sont extraits des richesses du sous-sol du Tiers-Monde que nous ne cessons d’exploiter à notre meilleure convenance : j’ai honte !
Quand je pense à nos poubelles, que nous trions avec rigueur, mais qui contiennent un tel superflu qui ferait le bonheur de celles et de ceux qui ne peuvent profiter d’un repas par jour : j’ai honte !
Quand je pense à ces lois que nous mettons en place pour nous protéger de la présence des SDF ou autres pauvres ... au nom de notre dérangement ou de notre image de marque : j’ai honte !
Quand je pense à ces jouets, à ces ballons qui font le bonheur des enfants de nos pays nantis et qui ont été fabriqués par d’autres enfants qui, eux ne peuvent pas jouer, exclus qu’ils en sont au nom de leur situation économique : j’ai honte !
Quand je pense aux profits et aux bénéfices qu’engrangent les multinationales, alors qu’elles licencient pour être encore plus compétitives : j’ai honte !
Quand je pense à ces quatre enfants sur dix qui, chez nous, vivent sous le seuil de pauvreté, alors que nos responsables politiques ne cessent de clamer que tout va mieux : j’ai honte !
Quand un député d’une de nos grandes démocraties, la France, ose dire que le SDF a fait le choix de son quotidien, alors qu’eux, nos politiciens de pacotilles, se font payer des logements de fonction indécents et croulent sous des avantages que rien ne justifie : j’ai honte !
Oui, j’ai honte quand je vois l’homme écrasé, abandonné au bord de la route d’une société qui va trop vite.
J’ai honte quand le travailleur se fait exclure parce qu’il ne correspond plus aux normes d’une société qui ne rêve que de bénéfices et d’argent.
J’ai honte quand des hommes et des femmes se privent de soins de santé parce qu’ils n’ont plus les moyens de les aborder ... au nom de nos économies libérales.
J’ai honte quand des parents doivent avouer à leurs enfants qu’ils ne peuvent leur donner autant de petits bonheurs que ce que possèdent leurs copains, parce que la pauvreté s’est installée à la maison.
J’ai honte quand le bal des riches devient un aveuglement pour celui qui souffre au quotidien du poids de l’existence.

Notre société a deux marottes : l’argent et l’avenir de la planète !
L’argent : le jeu de casino de la bourse et du monde bancaire nous en dit la rapacité, chaque jour.
La planète : des efforts sont faits ... seront-ils suffisants pour restaurer ce que nous avons laissé détruire en si peu de temps ?
Réveiller nos consciences individuelles, alors que celles de grands groupes industriels ne sont même pas sollicitées ...  Cela sera-t-il suffisant pour éviter le pire ?
L’Homme : trouvera-t-il encore un espace pour respirer et pour s’épanouir, alors qu’au quotidien, nous ne cessons de manifester, à travers le plus faible, le mépris que nous lui accordons ?
Aujourd’hui le monde va mal ?
Sommes-nous sûrs que ce soit à cause de sa finance ?

Guy De Smet (6 février 2018)