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-10- LES DÉRIVES D’UNE SOCIÉTÉ

Dans notre société, conduite par un individualisme exacerbé, règnent depuis quelques temps trois concepts, aux dégâts multiples : la violence, l’intolérance et la délation.
Pour s’en convaincre, il suffit d’ouvrir le journal, de consulter les réseaux sociaux ou encore d’écouter ce qui se dit autour de soi.

La violence, elle semble être de tous les instants.
Cela va des coups et blessures au harcèlement en passant par les insultes et autres étiquettes nauséabondes qui nous permettent d’enfermer les autres dans des catégories qui nous arrangent.
Ce sont les surgissements de couteaux ou le défoulement des automobilistes.
C’est l’acharnement publicitaire dans les médias ou encore dans ces appels téléphoniques commerciaux qui nous encombrent.
Ce sont ces faits de viol ou de harcèlement qui, dans les couples, au travail ou encore dans l’intimité des familles assombrissent l’horizon de relations de confiance et de paix.
Il y a aussi cette violence qui devient une banalité dans les films, dans les émissions de télé ou encore dans les simples faits divers que nous lisons sans même les voir.
Il y a la violence des propos sur internet, ce miroir anonyme qui nous permet d’être quelqu’un, même si cela conduit parfois au suicide.
Il y a une violence financière qui à travers nos banques fait de nous les otages d’une finance qui n’en a jamais assez.
Elle prend la forme de cartes de crédits amorales, aux possibilités excessives.
Elle prend la forme de précarités soigneusement entretenues soit par le pouvoir, soit par l’entreprise.
Elle prend la forme de taux usuriers, pratiqués en toute légalité et de taxes plus qu’incompréhensibles.
Cette violence, l’homme moderne se l’octroie au nom de sa liberté et de sa manière d’être.
Il est tellement plein de lui-même, que l’autre devient une agression potentielle contre laquelle il faut se défendre.
S’en plaindre ? On voudrait bien, mais ... la peur fera le reste !
La dénoncer ? À quoi bon dans une société reconnue pour être difficile et dans laquelle il faut se battre pour exister !
Nous nous contentons donc, souvent, d’en être les spectateurs passifs ou encore les acteurs délibérés.

L’autre cancer de ce temps, c’est l’intolérance !
Aujourd’hui, il est de bon ton de ne pas supporter les étrangers et de faire du racisme une manière d’être.
« Ils viennent manger notre pain ».
« Ils prennent nos emplois ».
« Ils mettent en danger notre civilisation occidentale ».
Nous sommes aidés dans cette manière de penser par un système politique et financier qui a placé ses priorités dans d’autres enjeux, plus rentables.
Nous sommes aussi confortés dans cette démarche, par un sentiment de supériorité qui nous donne enfin des raisons d’exister.
Aujourd’hui, il est de bon ton de ne plus supporter tout ce qui est une différence.
Il y a la violence faite aux femmes parce qu’elles sont femmes : l’actualité de ces dernières semaines est particulièrement éloquente.
Il y a la violence faite aux hommes qui, pour des critères culturels, ne se voient que peu confier leurs enfants, parce qu’il serait naturel qu’ils soient auprès de leur mère.
Il y a la violence faites aux enseignants et aux éducateurs parce qu’ils ont osé avoir un avis sur leurs élèves, par ailleurs tellement exceptionnels.
Il y a la violence faite aux enfants qui, du viol au rejet en passant par l’exploitation, vivent trop souvent l’enfer au quotidien.
Il y a l’homophobie, le rejet des transgenres et tout ce qui permet de stigmatiser une identité sexuelle différente.  Nous l’évoquions dernièrement au sujet d’une décision de Justice concernant Madame Boutin, en France.
Il y a l’intolérance alimentaire qui ne s’impose pas toujours pour des raisons médicales, mais plutôt selon des motifs liés aux modes.
Entre les carnivores, les végétaliens, les végétariens et autres originalités : pas sûr que des terrains d’entente existent !
Il y a l’intolérance politique qui transforme si souvent notre vivre ensemble en pugilat et en terrain d’insultes des électeurs et de leurs choix légitimes.
Il y a l’intolérance liée à l’époque : il suffit de comparer la liberté d’expression qui existait dans les années soixante et celle d’aujourd’hui. Coluche et Le Luron seraient aujourd’hui des criminels censurés, alors qu’hier ils nous faisaient rire.
« Pourquoi l’autre serait-il meilleur que moi ? », pense l’homme moderne qui se fait seriner, chaque jour, par la société de consommation qu’il est le meilleur, le plus grand, le plus beau, le plus fort ... pourvu qu’il succombe aux sirènes de la finance et de ses impératifs de rentabilité et de performance.

Un troisième cancer qui nous ronge, c’est celui de la délation.
Cette dernière est encouragée par nos dirigeants au point d’avoir été institutionnalisée. Pauvre pouvoir !
L’administration invite aujourd’hui les citoyens à dénoncer !
Dénoncer la fraude fiscale ...
Dénoncer le travail en noir ...
Dénoncer des propos qui ne sont pas le refrain du temps ...
Dénoncer celui ou celle qui tenterait un feu dans son jardin ...
Dénoncer celui qui a une manière toute personnelle de trier ses poubelles, alors qu’il paie toutes les taxes que cela comprend.
Il obtient ainsi la médaille du bon citoyen qui « veille sur l’intégrité de son pays et de son voisinage » ... peu importe les magouilles politiciennes qui, par ailleurs, vont salir notre vivre ensemble ou peu importe aussi nos propres côtés obscurs.
Ce mot « délation » rappelle les pires époques de l’Histoire et la faiblesse de régimes qui n’éprouvaient que du mépris pour l’homme.
Nos gouvernants seraient-ils donc aussi faibles et aussi lâches pour avoir recours à de telles pratiques qui font honte ?
Les « Gestapos » du XXIème siècle trouveraient pas mal de collaborateurs dévoués et zélés ... Le Fisc pourrait en témoigner !
Là encore notre petit « Moi je » nous joue des tours !
« Pourquoi lui aurait-il droit ... et pas moi ? »
Ah ! La jalousie quand elle nous tient !
La délation restera à jamais le courage des lâches et des imbéciles !

Violence, intolérance, délation ... Trois mots qui blessent l’homme. Trois mots qui me blessent !
Trois mots qui appartiennent à une « crise » qui nous a été imposée, laissant libre cours aux moralisateurs de poubelles.
Serions-nous les victimes d’un anonymat qui tue et d’une finance qui nous manipule ?
Quand apprendrons-nous à découvrir dans l’autre une intégrité qui se respecte, une liberté qui commence quand la mienne s’arrête ?
Quand oserons-nous regarder les yeux de l’autre pour y découvrir ses aspirations, ses besoins de reconnaissance, sa soif de bonheur qui nous dépasse ?
Quand apprendrons-nous à respecter l’altérité du mystère de l’autre ?

Guy De Smet (18 janvier 2018)


-9- DÉLIT DE SOLIDARITÉ ?  

 

Théo Francken, encore lui, vient encore de frapper ! Jusqu’où le laisserons-nous faire ?
Ce gouvernement, à la politique migratoire « humaine et ferme », jusqu’où le laisserons-nous déraper ?
Nous savions déjà que le respect des conventions internationales élémentaires, comme l’article 3 de la Convention européenne des Droits de l’homme, n’était pas sa spécialité.
Le sinistre secrétaire d’État à l’asile et aux migrations préférait de loin s’allier à des dictatures sanguinaires, comme celle qui anéantit le Soudan, plutôt que d’oser prendre le courage de ses responsabilités.
Le voici maintenant occupé à piétiner notre propre Constitution nationale. Il est vrai que pour un flamingant de bas étage et pour ses comparses, cela n’a que peu de valeur !

Ce mardi, la Commission de l’Intérieur de la Chambre doit examiner le projet de loi, déposé par Francken, autorisant les visites domiciliaires en vue d’arrêter les personnes en séjour illégal.
En décembre 2014 déjà, l’Office des étrangers, caractérisé par « son efficacité » et par sa « démagogie » souhaitait que la police puisse entrer, sans autorisation, dans un domicile privé.
En janvier dernier, suite à un « compromis à la belge », un cadre juridique, inventé par le gouvernement, devait encadrer cette démarche.
Le journal Le vif, qui relate l’information précise : « Cette "visite" ne pourra être demandée que lorsque l'étranger visé n'a pas choisi le retour volontaire et n'a pas coopéré à la procédure d'éloignement, par exemple en n'autorisant pas l'accès à l'habitation où il se trouve lorsque les policiers font un contrôle. Il peut s'agir du domicile de l'étranger mais aussi du lieu de résidence d'un tiers, c'est-à-dire une personne hébergeant cet étranger. Le juge a trois jours pour se prononcer. La police pourra également chercher et emporter des documents permettant d'établir l'identité de l'étranger ».
Selon le secrétaire d’État, dont la méchanceté se lit sur le visage, le séjour illégal est une infraction pénale, de même que de se soustraire à l’ordre de quitter le territoire.
Il dispose, déjà, d’un arsenal de lois lui permettant de poursuivre de telles infractions ... jusqu’à l’enfermement.
Dans son projet de loi, il s’en prend non seulement à l’étranger en situation illégale, mais aussi au domicile de celui qui héberge ... peut-être le vôtre ou le mien !
Ce faisant, il enfreint, l’article 15 de notre Constitution qui affirme « l’inviolabilité du domicile ».
Il s’attaquerait ainsi au principe sacré de la solidarité citoyenne ... ce qui est quand même un comble !
Hier il fallait « cacher » des Juifs ! Aujourd’hui, devrons-nous « cacher » des migrants ?

Quel est le « crime » de cet étranger « en situation illégale » ?
Cet homme, cette femme qui a fui la guerre ou encore celui ou celle qui a fui la misère qui décime son pays, a osé – au terme d’un parcours surréaliste, parcouru au péril de sa vie – frapper à la porte de l’Europe.
Cette Europe, qui se moque de sa situation de manière éhontée, lui a accordé un visa lui permettant de circuler à l’intérieur des frontières de l’union.
Il est ainsi, éventuellement, arrivé chez nous. Et là, ô crime ! Il ne dispose pas du bon tampon sur le bon papier. C’est là son crime, pour lequel il faut le punir et punir celui qui a osé, par une nuit de froidure, lui porter secours et l’héberger le temps d’un peu de repos.
Les décisions de l’Europe, c’est uniquement quand ça nous arrange !
La Justice, la police n’ont-ils donc rien de mieux à faire ?

Cette affaire nous démontre que la notion de « solidarité » est bien élastique dans la bouche des membres de ce gouvernement de la honte.
Souvenez-vous, quand il s’agissait de « sauver les banques », celles-là qui s’étaient mises en péril grâce à leurs jeux de casino, Reynders nous invitait à la solidarité d’un « argent virtuel ». Nous en payons encore les conséquences, aujourd’hui !
Quand il s’agit d’ouvrir les frontières aux exilés fiscaux français et autres, ce gouvernement irait bien jusqu’à leur offrir la nationalité belge, pourvu que ça rapporte : la pauvreté, on ne peut pas la porter, mais la richesse, oui !
Quand il s’agit de combattre le « crime » de la fraude fiscale de haut vol, il est question de bien moins de brutalité et de bien moins d’acharnement.
Quand il s’agit d’ouvrir les frontières à des multinationales qui n’apportent rien au pays, si ce n’est d’y sucer les avantages fiscaux qui feront le bonheur de quelques actionnaires, il est question de nettement moins de scrupules. La solidarité des travailleurs et des infrastructures est même imposée pourvu que le capital se porte bien !
Mais quand il s’agit du chômeur, du retraité, du migrant, de l’enfant atteint de maladies graves et dont le sort n’intéresse pas la pharmacie, parce que non rentables ..., là la solidarité n’a pas à être de mise !
Mais pour qui nous prennent-ils ces bouffons qui nous dirigent ?

La solidarité, si elle n’est plus un droit pour ce gouvernement, qu’il sache qu’elle est un DEVOIR.
Ce migrant qui vit dans le froid et dans l’inhospitalité de nos rues, il a un nom. Il a les yeux remplis de détresse. Il a pourtant une dignité
Ce migrant qui fuit les conditions de vie de sa terre natale et l’Injustice, il a une fierté. Il n’est pas un animal que l’on traque au nom d’un papier et d’un tampon.
Ce migrant, en qui les tenants d’un libéralisme forcené, ne voit qu’un « criminel », a une valeur. Il a une dignité qui mérite d’être respectée. Il est un être humain !
Et ce n’est pas ce petit merdeux de Francken qui viendra nous faire la leçon, lui-même estimant qu’il n’a de leçon à recevoir de personne.
Qu’il envoie sa police et ses chiens, ils ne nous font pas peur, parce que si nous sommes solidaires nous aurons toujours le droit de nous regarder dans un miroir et d’affronter le regard des autres, la tête haute.
Qu’il nous envoie sa police et ses chiens et nous leur rappellerons qu’avant d’être au service de rafles programmées et de modes de vie de dictatures, ils sont les serviteurs d’une nation dont la grandeur a été – de tous temps – l’idéal des droits de l’Homme.
6600 personnes ! Des milliers de Belges, lui ont dit dernièrement : « dégage, nous te donnons l’ordre de quitter le gouvernement ! »
Devrons-nous le déloger de force ?

Guy De Smet (18 janvier 2018)


-8- LE COURAGE EN DEUIL !

Depuis quelques temps se joue une pièce d’un théâtre de mauvais goût dans l’enceinte du Parlement belge.
Il y est régulièrement question des migrants et de la politique de l’asile dans notre pays.
Les parlementaires (même du MR) interpellent !
Le gouvernement se retranche derrière des arguments qui font la honte nationale.
Selon le Premier-ministre, son gouvernement, fidèle à l’accord qui lie tous les partenaires de la coalition, mène une politique « ferme et humaine ».
Le secrétaire d’État à l’Asile et aux migrations « ment » aux députés et insulte le Premier-Ministre quand ça l’arrange.
Le Ministre de l’Intérieur, lui aussi, ne cesse de mentir aux parlementaires, confrontés après coup à des « notes confidentielles » qui paraissent dans la presse.
Bart De Wever, quant à lui, en bonne belle-mère de ce gouvernement de la honte, menace, invective et rejette du revers de la main la moindre contestation.
Mais pourquoi autant de remue-ménage ?

Théo Francken, un « gamin » sans envergure, est en charge de la vie de ces hommes et de ces femmes, de ces enfants et de ces jeunes qui, les yeux remplis de détresse, s’en viennent frapper à la porte de notre pays.
Ils viennent des zones de guerre du monde ou encore de celles où la misère est une constante pour vivre ou survivre.
Parmi eux, il vient d’y avoir quelques Soudanais ! Ils fuient une guerre et une dictature sanguinaire à nulle autre pareille.
La situation est telle que des instances aussi sérieuses que l’ONU ou encore la Cour européenne des Droits de l’homme, dans l’article 3 de sa Convention, invite à ne pas renvoyer vers leur pays d’origine des hommes et des femmes pour qui un tel retour serait dangereux.
La Belgique a fait fi de ces recommandations et de ces injonctions et elle a décidé d’expulser, avec l’aide du gouvernement de Khartoum.
À leur arrivée au pays, ils étaient attendus et la RTBF en a retrouvé un qui évoquait clairement des maltraitances et des menaces à son encontre et à l’encontre de sa famille.
Un autre expulsé parlait lui de « torture », au point que Charles Michel lui-même demandait l’arrêt des expulsions jusqu’à la publication d’une « enquête indépendante », à ce jour, non encore entamée.
Malgré ces belles paroles, il aura fallu la vigilance de la presse pour éviter une expulsion dans le courant du mois de janvier !
Tout ce cirque aura mis en péril un gouvernement et pris en otages des citoyens, déjà confrontés aux mesures injustes qui font leur quotidien.
Aujourd’hui, le Premier-Ministre l’affirme tout est calmé, tout est rentré dans l’ordre.
Les magouilles politiciennes pourront continuer ...
L’arbitraire de décisions économiques continueront à faire l’enfer de pas mal de Belges.
L’incompétence de fonctionnaires en charge de l’asile leur permettra longtemps encore de prendre des décisions après plus de 15 années d’enquêtes inutiles.

Mais, dans quel pays vivons-nous ?
Les accords internationaux, même s’ils sont proclamés « sacro-saints » sont foulés aux pieds.
La détresse d’être humains, confrontés à la froidure d’une misère qui anéantit, ne mérite que l’envoi de quelques chiens et de quelques hommes musclés ... pourvu que l’image de marque d’une ville soit sauve.
La démocratie est mise à mal, avec complaisance, pourvu que les « magouilles politiciennes », elles, ne soient pas en danger.
L’article 3 de la Constitution des Droits de l’homme est pourtant claire : « un État ne peut pratiquer la torture contre ses citoyens » et par la force des choses, il ne faut pas renvoyer des victimes potentielles vers leurs bourreaux !
En paroles, selon le Premier-Ministre, cet avis est « sacro-saint ».
Dans les faits, ce ne sont que des mots. Les expulsions aux conséquences pitoyables ont bien lieu ... en toute hypocrisie !
Un tel comportement c’est la mort de la démocratie.
C’est aussi le début de la reconnaissance des dictatures et de leurs procédés.
Le Premier-Ministre promet une enquête, sans même s’occuper de son suivi ou du moins de son démarrage.
Le ministre de l’intérieur demande la collaboration des autorités européennes qui renvoient les nations vers leurs responsabilités.
Et Francken communique sur un ton qui fait que chaque expulsion est un trophée !
Mais tous ces mafieux ont-ils compris que derrière chaque Soudanais, derrière chaque migrant, il y a un visage, il y a une détresse ?
Ont-ils compris que les Belges qui ont pu profiter de l’accueil dans un pays étranger, lors des conflits qui nous ont martyrisés, il n’était pas question de demande d’asile pour trouver des mains accueillantes ?
Ont-ils entendu les 6600 Belges qui étaient dans la rue pour réclamer la démission du secrétaire d’État ?
Ont-ils remarqué l’engagement de tous ces citoyens qui offrent un peu d’humanité aux abords du parc Maximilien, pendant qu’ils se confondent en déclarations stupides et en acharnement d’inhumanité ?
Ou sont-ils trop stupides pour cela !
Le sort du gouvernement, c’est le dernier de nos soucis.
Le sort de Théo Francken a autant d’importance que le souvenir de notre première culotte.
Le sort de l’Office des étrangers, cette oasis privilégiée de l’incompétence « fonctionnaire » est le cadet de nos intérêts.
Par contre le visage d’un homme réduit à n’être qu’un numéro de dossier ou une place dans un avion pour un retour forcé, cela nous est fondamental.
Certes, nous ne pouvons pas accepter toute la misère du monde et l’accueillir dans des conditions décentes ...
Certes, nous devons nous contenter des directives inexistantes de l’Europe, de ses quotas ou des exemples de torture qu’elle pratique elle-même, comme en Italie ...
Certes, nous devrons nous contenter qu’en planète libérale sauver une banque ou protéger un exilé fiscal a plus de valeur que de tendre la main à un homme, surtout s’il est pauvre et miséreux ...
Cela n’empêchera pourtant jamais que l’être humain est la seule valeur de cette planète, la seule qui mérite qu’on se mette à genoux devant lui pour le respecter et pour l’aimer.
Quand un homme souffre, c’est une partie de moi qui souffre !
Quand un homme est expulsé, c’est une partie de moi qui est rejetée et expulsée !
Quand un homme ne mérite pas notre écoute ou notre regard, c’est une partie de moi-même qui est niée !

Michel et consorts ne serez-vous jamais que des incapables, assoiffés de pouvoir et des dictateurs spoliant votre peuple, votre seul souverain ?
Ne serez-vous jamais que ces menteurs qui se cachent derrière des slogans pour mieux mettre à terre des hommes et des femmes que vous devriez servir ?
Ne serez-vous jamais que les collaborateurs de régimes que vous dénoncez à peine du bout des lèvres : des relations diplomatiques avec le Soudan ?
Et si enfin, nous les citoyens, nous commencions à nous réveiller ?

Guy De Smet (12 janvier 2018)


-7- AHED TAMINI

 

Cette jeune fille de 16 ans est devenue l’icône de la Résistance palestinienne, comme a pu l’être, chez nous, Gabrielle Petit.
Ce petit bout de femme, lors d’une manifestation contre la décision de Trump, de transférer l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, s’en est prise à deux soldats israéliens, les frappant de ses petits poings fragiles.
Elle n’en était pas à son coup d’essai. Dernièrement, elle s’en prenait à nouveau à des soldats, allant jusqu’à en mordre un, parce qu’ils arrêtaient son petit frère, haut comme trois pommes.
Elle risque aujourd’hui, jusqu’à 10 ans de prison, pour avoir mis en cause la sécurité d’Israël et pour s’être opposée, avec force, à la décision condamnée internationalement, de l’érection de colonies en territoires occupés.
Ahed Tamini et sa famille habitent Nabi Saleh, un village de Cisjordanie, dans lequel, en traversant une rue, elles se trouvent confrontées à la colonie d’Halamish.
Elle vit ainsi, avec les siens, l’injustice et la force aveugle et sanguinaire d’Israël, au quotidien.
Aujourd’hui, non seulement, elle est la prisonnière d’un État juif qui ne mérite pas d’exister, mais, en plus, elle est portée en triomphe dans toutes les manifestations contre l’occupation illégale des territoires palestiniens.

Hitler aussi utilisait la manière forte pour s’opposer à toute résistance : que des concitoyens qui en ont payé le prix fort durant le dernier conflit mondial.
La Résistance est un honneur que l’Histoire retiendra, pendant que les empires, construits sur l’injustice et sur la violence sont appelés à disparaître.
La Résistance est une nécessité quand les affres de l’oppression créent leurs lots de victimes, chaque jour.
La Résistance est un droit qui a permis à l’honneur et aux droits des peuples de se libérer du joug révoltant des puissants.

L’arrestation de Ahed Tamini aurait de quoi faire sourire, si elle ne privait pas l’enfance de son réel terrain de jeu et s’il ne cachait pas la fourberie d’une nation d’abrutis qui se plaisent à nous « envahir » avec la Shoah.
David contre Goliath : Israël a-t-il oublié le nom du gagnant ?
À travers sa propagande, Israël et, dans son sillage toute la communauté juive, aiment nous montrer l’image de cet enfant, marchant les bras levés, poussé par un fusil, vers une mort qui devait l’attendre.
Ce fut le lot de milliers de Juifs, subissant la destruction, comme une fatalité qui semblait s’inscrire dans leur ADN.
Ce gamin était le symbole d’une autre résistance, celle-là justifiée.
Il était le symbole d’un avenir juif détruit dans ses rêves et dans ses espoirs.
Il était l’icône qui allait pointer du doigt une barbarie immonde, celle commise par le Nazisme, sans vergogne.
Ahed est devenue, à son tour, le symbole d’une résistance justifiée.
Comment le peuple juif, aussi arrogant soit-il, peut-il construire son avenir sur l’oppression et l’écrasement des Palestiniens, leurs victimes de choix ... celles qu’il faut expurger comme l’indiquaient déjà les fondateurs de cet État méprisable.
Comment le peuple sioniste d’Israël peut-il, avec une force démesurée, s’en prendre à la fragilité d’un enfant dont le seul tort est de se rebeller contre une violence qui lui est imposée au quotidien ?
Ahed, comme ce gamin de la propagande juive, est devenue le symbole d’un avenir palestinien refusé.
Comment Israël ose-t-il mettre à mal la moindre mise en garde internationale, visant à respecter les droits des nations ?
Comment ose-t-il implanter des colonies sur des terres qui ne lui appartiennent pas, poussant les véritables autochtones à l’asphyxie et à la mort ?
Ahed est, aujourd’hui, l’icône qui pointe du doigt la barbarie dont le Sionisme est capable, au point d’en faire une idéologie à condamner et à détruire, comme on a pu le faire pour le National-Socialisme.
Comment Israël ose-t-il stigmatiser des paroles et des actions qui seraient « antisémites », alors qu’ils ne font que dévoiler l’inhumanité « homicide » d’une nation qui fut déjà dans l’Histoire, déicide ?
Qui tue Dieu finit par tuer l’homme : que de régimes qui nous prouvent cela au quotidien !
Comment Israël ose-t-il nous conditionner à ne dire « plus jamais ça » au vu de l’horreur des camps de concentration, alors qu’il ne cesse d’imposer un tel calvaire au peuple palestinien depuis 1948 ?
Comment Israël, à l’image des Pharisiens de la Bible, ose-t-il nous parler de Shoah, en utilisant d’innocentes victimes pour justifier ses méfaits d’aujourd’hui ?
Ahed Tamini est enfin un miroir pour tous les peuples civilisés.
Elle, elle ne ferme pas les yeux devant l’injustice, contrairement aux nations riches qui ne cessent de s’incliner avec indécence, dans la direction de ses intérêts financiers.
Elle, elle ne fait pas de la compromission, un mode de vie, à l’inverse de ces pays qui, comme les États-Unis ont élevé la corruption au statut d’une telle valeur incontournable, qu’ils ne peuvent même plus se regarder dans la glace.
Elle, elle fait de son honneur, une lutte qui mérite notre respect et notre soutien.

Israël, ressaisis-toi !
Israël, cesse de faire de l’injustice ton mode de fonctionnement.
Israël, médite sur ton avenir : tu as détruit ton Dieu, tu détruis l’homme : il ne te reste que la puanteur de ton ego.
Ahed, notre grande sœur, nous ne pouvons pas grand-chose, mais nous sommes avec toi, enfermés dans ta cellule.
Là où l’être humain est pris en otage, nous sommes des prisonniers de la désespérance.
Ahed, ce sont des filles comme toi qui rétabliront la Justice là où la haine fait son œuvre.
Tu es une richesse de l’Humanité !
Ahed, tu resteras à jamais, l’empreinte douloureuse du danger que représente l’Israël sioniste pour l’avenir de la paix.
Toi, humain, regarde le visage de cette jeune fille : sa douleur et sa colère portent un nom : Israël !
Cela te laissera-t-il toujours indifférent ?

 

Guy De Smet (16 janvier 2018)


-6- PAYS DE MERDE

Ce jugement, il ne vient pas de moi ou d’un proche.
Non ! Il nous vient de la bouche d’un des hommes les plus « puissants », mais aussi des plus « stupides » du monde : le Président des États-Unis, Donald Trump.
Dans sa déclaration, il visait les pays d’Afrique, ainsi que Haïti.
Il le faisait au sujet de l’immigration qu’il veut limiter et maîtriser : « Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici ? »
Il préférerait, de loin, recevoir aux États-Unis des citoyens venant de Norvège ou d’autres pays riches qui seraient une plus-value pour le pays.
Comme si une poubelle pouvait devenir meilleure !
Je verrais bien, chez nous, l’extrême-droite ou Francken prononcer les mêmes mots !
Ces propos intolérables ont très vite été condamnés ou fustigés par l’ONU ou encore l’Union africaine.
Trump, aurait-il oublié que la grandeur de son pays est née grâce à l’immigration d’Irlandais déboussolés, de repris de justice en quête de nouvelles aventures ?
Aurait-il oublié qu’il aura fallu la honte de l’esclavage pour voir arriver sur le sol américain des hommes et des femmes dont les descendants feraient la richesse et la grandeur des États-Unis ?
Aurait-il oublié que le racisme et la xénophobie sont les cancers d’une société et qu’ils n’ont pas besoin de l’appui des grands de ce monde pour développer leurs méfaits criminels ?
Aurait-il oublié qu’il aura fallu le génocide du peuple amérindien pour permettre à ses ancêtres de s’installer, tel un coucou, sur un continent qui ne leur appartenait pas ?
Mais, est-il seulement capable de réflexion et d’amour-propre ?
Est-il seulement capable de la moindre pensée humaine normale ?
Et qui est ce peuple qui a permis de mettre au pouvoir un tel « déchet d’humanité » ?

Les peuples d’Afrique nous livrent les confidences d’hommes et de femmes courageux, au regard noble et fier.
Leur culture séculaire et leurs modes de vie auraient de quoi inspirer nos modernités.
Ils vivent, aujourd’hui, la corruption et l’exploitation comme une fatalité, leur sous-sol étant la base du développement des richesses de tant de pays riches.
Ils vivent la honte et le racisme comme des meurtrissures qui les détruisent et qui les forgent.
Ils vivent la spoliation de leurs richesses et de leurs territoires comme une révolte qui gronde dans leur cœur, n’attendant que l’explosion d’une colère.
Ils supportent la mainmise de l’Occident et des États-Unis sur leurs envies de démocratie et de paix, pourvu que les riches deviennent plus riches – même si pour cela il faut tout écraser sur son passage -.
Ils supportent d’être rejetés par des pays qui, à travers la colonisation, n’ont pas hésité à les réduire en esclaves et en parias, devenant des « êtres » dont personne ne veut.
Ils supportent de n’être que les enjeux stratégiques qui n’hésitent pas à en faire des boucliers pour leur développement.
Le peuple de Haïti, victime de la pauvreté endémique et de la force des cataclysmes n’en peut plus de devoir se reconstruire loin des intérêts américains qui ne cessent de s’y livrer à des luttes qui servent leurs intérêts.

Mais pour qui se prennent-ils ces Américains, ces gendarmes du monde et ces donneurs de leçons ?
Pour qui se prennent-ils ces « être supérieurs » qui croient que la planète leur appartient après y avoir semé la mort, la pollution et la corruption ?
Pour qui se prennent-ils ces « cow-boys » qui ont remplacé la culture et le savoir-vivre par le dieu Argent, par l’opportunisme et par un ego démesuré ?
Qu’ont-ils apporté au monde, si ce n’est la logique binaire, celle des miséreux intellectuels sans nuance, le hamburger et le coca-cola, les symboles de la mal bouffe et des maladies modernes ?
Au moment de la guerre du Vietnam, pour laquelle ils n’ont jamais été condamnés, fleurissaient un peu partout des panneaux : « US go home ».
Il serait urgent de créer des « réserves » pour se protéger de leurs méfaits !
Il serait urgent de se protéger contre les « intérêts américains » !
Jamais, je ne mettrai les pieds dans ce pays caractérisé par sa stupidité et par sa cupidité.

Trump serait-il le reflet de ce pays ?
Son mépris de l’humanité serait-il devenu l’aune pour mesurer la valeur de l’être humain ?
Sa grossièreté serait-elle devenue le nouveau mode d’expression pour débiter la pauvreté intellectuelle qui est la sienne ?
L’arrogance serait-elle devenue la nouvelle manière d’aborder le délicat enjeu des relations humaines ?
Sa suffisance serait-elle devenue sa seule façon de signifier sa haine et sa lâcheté ?
Cet homme est toxique pour la vie du monde.
Cet homme est nuisible pour la paix du monde et l’installation d’une Justice pour tous.
Cet homme est un « primate » qui nous est devenu insupportable en démocratie.
Il nous faut nous en protéger ... Je crains qu’il n’y ait pas trente-six manières de le faire ! Comprenne qui pourra !

Guy DE SMET (12 janvier 2018)


-5- UNE ABOMINATION ?

La cour de Cassation française vient de prononcer un jugement qui risque bien de ne pas passer inaperçu dans les annales de la vie sociétale de l’Hexagone.
Madame Christine Boutin, ancienne ministre prétendument chrétienne, avait été, voici quelques temps, condamnée pour ses propos, incitant à l’homophobie.
Parlant de l’homosexualité, elle avait parlé d’une « abomination », prenant bien garde de distinguer l’homosexualité de l’homosexuel ... une différence philosophique et linguistique que nous pourrions comparer au discours des Pharisiens.
Dans le langage populaire, celui qui juge et qui condamne, il n’est pas question de cette distinction : l’un et l’autre sont un visage à rejeter et à pointer du doigt !
Que d’agressions, que d’insultes, que de crimes qui en témoignent au quotidien !
Cette décision de la Cour s’ajoute à d’autres décisions, tout aussi incompréhensibles.
Autant de signes inquiétants dans l’évolution d’une société qui semble mettre la haine et la peur de l’autre dans ses valeurs !
Ainsi, dans son émission, Cyrille Hanouna, ami du Président français, a pu proposer un canular mettant en scène un homosexuel à humilier.
Aucune réaction du CSA, organisme de contrôle des médias, aucune réaction de la Justice et encore moins du personnel politique qui, d’habitude n’en rate pas une, pourvu qu’il existe !
L’émission continue comme si de rien n’était et cet animateur, dont le prestige n’a d’égal que sa médiocrité, ne cesse de déverser son ego démesuré et sa pauvreté intellectuelle sur les chaînes de télévision.
Tout ceci se passe dans une société qui voit la montée des intolérances, entre autres de l’homophobie.
Que ce soit à l’école, dans les familles, dans la rue ... des hommes et des femmes sont pointés du doigt et rejetés au nom de leur différence sexuelle.
Ils sont la cible de quolibets, d’insultes, de violence et de rejets que rien ne peut justifier : tout le monde n’a-t-il pas droit à sa différence ... du moment qu’il respecte le vécu des autres ?
Ils sont le point de mire d’exclusions du vécu social, ainsi que de toute possibilité de se construire une vie simple et heureuse.
Il est d’autres propos et d’autres attitudes, comme ce qui concerne les Juifs, qui seraient nettement moins tolérés et lourdement condamnés ! Antisémitisme ... vous connaissez ?

Il existe en France, une association, le Refuge, qui prend en charge ces jeunes rejetés par leurs familles, au nom de leur homosexualité.
Du jour au lendemain, ils ont été mis à la porte de chez eux par leurs parents, par leurs familles, parce qu’ils étaient une honte et un déchet.
La rue est devenue leur domaine, après avoir dû tout laisser, livrant leur existence à une jungle qui ne pouvait que les détruire.
Le suicide a été l’ultime solution pour beaucoup : ils mettaient fin à une vie qui n’était plus qu’un cauchemar.
Une des plus importantes raisons de l’exclusion est à trouver dans la religion catholique.
Pour la ligne de la Bible, l’homosexualité est une abomination et celui qui la pratique, un malade de qui il faut se protéger.
Il aura fallu la fin du siècle dernier pour que l’OMS retire l’homosexualité de la liste des maladies mentales !
Il aura fallu l’évolution récente de la pensée et de la psychologie pour découvrir que l’homosexualité n’était pas un choix et qu’elle ne dépendait en rien des évolutions culturelles d’une société !
L’Église, elle, par contre, condamne et stigmatise, en utilisant les mêmes distinctions que Madame Boutin : s’en prendre à l’homosexualité n’enlève rien à l’homosexuel pour qui on prie !
Et quand l’Église se met à prier pour quelqu’un, c’est que souvent cela va déjà très mal pour lui !
J’ai honte de cette Église qui juge et qui tue.
J’ai honte de cette Église qui n’a pas le courage d’une morale qui respecte tout homme, engoncée qu’elle est dans ses principes qui s’apparentent à une idéologie.
J’ai honte de cette Église qui a sur la conscience le sort de ces jeunes exclus, récupérés par les bénévoles du Refuge qui leur ont offert, eux, un peu de chaleur et d’humanité ... comme l’aurait fait le Christ !
Il est des propos et des écrits qui sont des injures et des condamnations d’hommes et de femmes qui n’aspiraient qu’à vivre leur bonheur.
Des papes, des évêques, des prêtres ont été ainsi des « faussaires d’Évangile » scandaleux !
On est loin là du langage de Jésus-Christ !
On est loin là du langage du Pape François qui, confronté à la problématique de l’homosexualité, a un jour posé la question : « Qui suis-je pour juger ? »

Comme chrétien, comme prêtre, j’estime que Madame Boutin et ceux qui agissent dans son sillage sont des « abominations » !
Elle semble avoir bien des difficultés avec l’homosexualité, elle en a beaucoup moins avec la dispense qu’il lui aura fallu pour pouvoir épouser son cousin !
Il est abominable de juger et de réduire des êtres libres à leur sexualité.
Il est abominable et il faut être un monstre pour inspirer à des familles de rejeter leur progéniture au nom d’un comportement qui leur fait honte ou qu’ils ne comprennent pas.
Il est une abomination de constater que des jeunes ont mis fin à leur vie parce que leurs parents occupaient les premiers rangs d’une Église qui ne respecte pas l’Homme.
Savoir que Madame Boutin a été conseillère auprès d’une commission ecclésiale de l’Église universelle, chargée de la famille m’insupporte : qui est-elle, elle qui a fait de la consanguinité une norme pour vivre ?
Elle se plait à dire qu’elle est « pécheresse » !
Il me plait de lui répondre qu’elle est un « monstre » !
L’homophobie, comme tout ce qui exclut et détruit le mystère de l’être humain, reste la seule « abomination » qu’il faut combattre.
On ne juge pas, on ne condamne pas un homme sur ses orientations.
On s’émerveille, éventuellement, sur la manière dont il a pu écrire dans le tissu de son existence : « J’ai tenté d’être un homme ».
On ne juge pas un homme sur sa sexualité.
On s’émerveille éventuellement, de la manière dont il a aimé et semé le bonheur autour de lui.
« Qui suis-je pour juger ? » ... Autrement dit : regarde-toi, c’est plus près !
N’était-ce pas la conclusion d’une parabole de Jésus : le Pharisien et le publicain ?

Guy De Smet (10 janvier 2018)


-4- STOP À LA CONNERIE !

Même si je n’en ferais pas une généralité, l’actualité vient de nous démontrer, une fois de plus, qu’une femme peut être bête et méchante !
Le méfait nous vient d’un députée NV-A, Yoleen Van Camp, une idiote de bas-étage !
Dans une intervention à la Chambre, elle vient de faire une déclaration fracassante.
Selon elle, la pose de prothèses, qui concerne près de 20.000 Belges par an, coûterait trop cher à la Sécurité sociale.
La solution qu’elle propose, c’est de limiter ces interventions et de ne plus les rendre accessibles à des personnes de plus de 95 ans, surtout si elles sont atteintes de démence !
Cela coûte trop cher : 8000 € par patient, dont 7.200 €, à charge de la Sécurité sociale. L’ensemble de l’opération serait un coût de 200 millions d’euros par an !
Une dépense injustifiée, selon la députée fédérale NV-A !

Ce calcul sordide, concernant la santé d’un être humain, d’un être vivant, peu importe son âge, on ne l’attend pas dans la bouche d’un responsable politique.
On l’entend encore moins dans la bouche d’une femme, quelqu’un qui porte la vie, quelqu’un qui vibre au diapason de la vie !
Une femme, c’est une sensibilité, une force de tendresse ...
Une femme, c’est une créatrice de vie, une maman potentielle ...
Une femme, c’est une main tendue, un cœur ouvert vers toute « vie » qu’elle a mis tant de soin à mettre au monde ... et ce n’est pas l’âge qui fera une différence ...
Tout cela, à écouter cette députée, ne serait donc qu’une légende et qu’un cliché culturel ?
Cela me choque profondément !
Aujourd’hui, les prothèses ... et demain ?

Un autre aspect qui me dérange, c’est que les aléas de la vie d’une personne se réduit à un peu d’argent et au montant d’une facture.
200 Millions d’euros !
Certes, c’est une somme importante, mais depuis quand la vie d’un être humain a-t-elle un prix ?
Depuis quand notre vivre ensemble doit-il se réduire à un coût et à une rentabilité ?
Depuis quand une vie a-t-elle plus de valeur à 20 ans qu’à 90 ans ?
Dans ma vie professionnelle, j’ai régulièrement l’occasion de rencontrer la beauté du visage d’une personne âgée.
Ces yeux qui en ont tant vu, qu’ils finissent par ne plus distinguer ce qui, un jour, les a éblouis.
Ces rides qui se sont gravés dans la peau de ces personnes, aux dédales des expériences de la vie.
Des lèvres qui ont tant embrassé d’êtres chers, trop tôt disparus ou tellement proches qu’ils appartenaient à l’horizon du bonheur.
Des mains qui se sont tendues pour donner et pour se tendre dans le geste d’un encouragement et d’un amour à partager.
Des pieds qui n’ont pas compté leurs pas pour récolter les miettes de bonheur qui feraient les grands festins de la joie.
Ces genoux, qu’il faudrait remplacer aujourd’hui et qui se sont tellement pliés pour rejoindre le plus petit, le plus fragile dans ses difficiles premiers pas.
Comme elles sont belles ces personnes d’un certain âge qui auraient aimé rencontrer la courtoisie d’une société qu’elles ont aidé à façonner !

200 millions d’Euros !
Mais si nous les cherchions ailleurs ?
Si nous les cherchions dans ce gaspillage monumental que représentent nos quatre instances régionales, la représentation fédérale, les communautés et autres COCOF ... dans un pays grand comme un mouchoir de poche et complexe, à souhait, pour monde politique qui y a trouvé la poule aux œufs d’or ?
Si nous les cherchions dans ces séparations partisanes au nom d’intérêts communautaires qui n’intéressent personne ?
Si nous les cherchions dans ces pensions à vie et dans ces avantages que nos politiciens ne cessent de s’accorder, en jugeant que nous, les citoyens, nous vivons au-dessus de nos moyens ?
Si nous les cherchions dans ces dotations royales que même la Constitution de notre pays n’avait pas prévues, livrant à des princes et à des princesses l’occasion de se comporter comme de véritables parasites ?
Si nous les cherchions dans ces « cadeaux » faits aux entreprises, sans leur demander la moindre contrepartie, si ce n’est leur outrecuidance à nous faire des leçons et leur arrogance pour nous imposer leur chantage ?
Si nous les cherchions dans ces aides injustifiées aux banques et à la finance qui ont oublié que sans leurs clients, elles ne sont rien ?
Si nous les cherchions dans les silences politiques face aux fraudeurs fiscaux qui trouvent un paradis fiscal là où s’est construit un enfer social ?
Si nous les cherchions dans ces financements de partis politiques qui n’ont pas lieu d’être, la démocratie ne s’écrivant pas avec la plume de la particratie ?
Si nous les cherchions dans ces accords qui nous lient à une Europe et à un libéralisme du grand marché qui ne voient que l’argent et ses performances, au point d’en oublier l’existence de l’homme ?
Et nous pourrions élargir ce champ de notre recherche !
Je crois même que cela nous permettrait d’améliorer les conditions de vie des citoyens !

Dans l’option libérale d’une société, ce qui importe doit briller, doit rapporter !
Ce qui compte, ce sont les statistiques, les courbes de rentabilité, les analyses des bénéfices, le bonheur des actionnaires.
Ce qui compte, c’est d’être de ceux qui réussissent. Malheur à ceux qui ne sont rien !
Les migrants sont de trop : Charles Michel et son obscur Nazillon flamand vous le confirmeront !
Les malades sont de trop : l’expérience de minceur budgétaire et autres de la « De Block » vous en convaincra.
Les retraités sont de trop, la sénilité précoce de Baquelaine plaidera en faveur de son argument.
Les chômeurs sont de trop, toute la politique libérale vous l’affirmera.
Les mendiants sont de trop : Maxime Prévot se fera l’expert pour s’en débarrasser.
Les étudiants sont de trop. S’ils sont trop formés, ils coûtent trop cher.
Les épargnants sont de trop, ils empêchent les magnats de l’économie de s’enrichir.
Les travailleurs sont de trop : ils sont trop bien payés ... Pourquoi ne resteraient-ils simplement « pauvres », comme l’a souhaité Merkel, en Allemagne ?
Les pauvres sont de trop : ils sont une tâche dans le paysage d’une société qui se veut brillante et faite pour les forts !
Un député allemand, parlant des migrants, parle de l’urgence de la recherche d’une « solution définitive » !
Hitler aussi affirmait qu’il fallait une « solution finale » pour exterminer les Juifs !
Il avait aussi un plan pour les handicapés et pour tant d’autres qui ne vivaient pas selon les normes édictées par le National-Socialisme !
En entendant cette députée NV-A nous parle de nos vieux, j’ai l’impression qu’Adolphe est de retour !
Non seulement, il me semble être de retour, mais n’aurait-il pas été un « enfant de chœur » face à ce qui ose se concevoir dans nos parlements, soucieux de démocratie et de Droits de l’Homme ?

Citoyen !
Te laisseras-tu longtemps encore insulter par cette classe politique qui aujourd’hui, sans honte, ose s’en prendre à ton droit de vivre ?
Et si nous lui imposions, une fois pour toute, le silence, tout en lui imposant de rendre des comptes pour ses actes et pour ses paroles ?
Oublierais-tu que tu appartiens au « Pays d’honneur », à la « Noble Belgique », à la « Mère chérie » de ton hymne national ?
Réveille-toi !

Guy De Smet (6 janvier 2018)


-3- LE RETOUR DES DJIHADISTES ?

Il est beaucoup questions, depuis quelques semaines, de la demande et de l’éventuel retour au pays de Djihadistes.
Depuis la reconquête des territoires sur l’État islamique en Irak et en Syrie, ils ont peur d’être livrés à la Justice de ces pays, qu’ils ont mis à feu et à sang.
La plus grande menace qui pèse sur eux, c’est la condamnation à la peine de mort.
Face à ces perspectives, des appels et des tentatives de retour au pays d’origine deviennent monnaie courante.
Les avis des États sont variables : ils vont d’un « non » catégorique à un examen cas par cas !
Que faire ?

Ces hommes, ces femmes, ces familles ont fait le choix de partir en Syrie et en Irak.
Ils ont fait le choix de se ranger derrière la cause de Daesh.
Ils ont semé la mort, la destruction, la terreur au sein d’une population qui ne leur avait rien demandé.
Ils ont été, pour certains, les propagateurs d’un terrorisme qui nous pourrit toujours la vie.
Ils ont perpétré des attentats en Occident, dont les séquelles se font sentir au quotidien.
Ils ont craché sur les valeurs de l’Occident, qu’ils aimeraient retrouver aujourd’hui comme havre de vie.
Ils ont décapité des otages, affichant une haine sans nom, en y puisant un orgasme indéfinissable.
Aujourd’hui, la cause de leur guerre sainte semble se liquéfier dans ces pays qui tentent de revivre.
Elle semble même s’être déplacée, à l’appel des responsables clandestins de Daesh qui appellent leurs guerriers à frapper là où ils vivent, chez nous.
Elle semble brouiller les yeux d’un Islam qui a bien du mal à s’adapter à nos modes de vie et à nos choix légitimes.
Aujourd’hui, ils sont interpellés par la Justice des États souverains qu’ils ont réduits à l’état de ruines.
Ils risquent d’être jugés selon des lois qui ne leur sont guère favorables et dont le jugement pourrait bien être la peine de mort, la pendaison, celle que, hier encore, ils imposaient ...
Ils risquent les représailles d’une population qui a trop longtemps souffert de leur dictature et de leurs exactions.
Aujourd’hui, ils ont peur ! Ils se tournent vers leurs pays d’origine, préférant encore confronter leur avenir à notre Justice démocratique et à ses attentions au Droits de l’Homme.
Mais, un tel retour est-il possible ?
Ces hommes, ces femmes, ces familles ont fait un choix.
Ils ont décidé de semer la haine et la destruction sur leur passage.
Ils l’ont fait pour des raisons qui leur sont personnelles, mais qui ne les autorisaient pas à de telles extrémités.
Aujourd’hui, les pays qu’ils ont meurtris leur réclament de rendre compte et de payer pour leurs actes criminels ?
Qui serions-nous, Occidentaux, pour les empêcher d’aller au bout de leurs choix et de leurs conséquences ?
Qui serions-nous, Occidentaux, pour oser entraver le cours de la Justice de pays souverains : nous ne le supporterions pas chez nous ?
Qui serions-nous pour les laisser revenir, alors que nos dirigeants ont commis tant de laxisme pour les laisser partir et contribuer ainsi à l’assassinat de populations entières ?
Que répondrons-nous aux familles des victimes des attentats de Paris, de Berlin, de Londres de Bruxelles et de tant d’autres villes endeuillées par l’acharnement de quelques fous ?
Que répondrons-nous aux électeurs et aux contribuables qui devront financer ces retours et ces procès qui encombreront une Justice déjà débordée ?
Que répondrons-nous aux prochaines victimes de ces djihadistes revenus au pays, victimes de nos hésitations entre une Justice ferme et les Droits de l’Homme ?
Ils ont fait un choix ... Ils sont adultes ... qu’ils assument !
Ils ont fait un choix qui ne leur permet pas d’être des lâches vis-à-vis de leur cause qui restera à jamais gravée en eux !
Même s’ils doivent en payer le prix fort !
On ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et encore le sourire de la crémière !
Et leurs enfants ?
Que les familles assument. Qu’elles les rejoignent là-bas et leur offrent une vie et un avenir qui deviennent possible !
Elles n’ont rien vu venir, concernant leurs parents quand ils ont pris la décision de rejoindre les rangs de l’armée islamique ... pourquoi auraient-elles d’autres yeux à l’avenir face à ces enfants endoctrinés ?
Ces femmes, ces hommes se sont exclus de notre vivre ensemble. Ils n’y ont plus leur place ... Nous n’avons pas à leur ouvrir les portes, aujourd’hui !
Ces hommes et ces femmes ont des comptes à rendre à l’Irak et à la Syrie : qu’ils assument !

Et le pardon me direz-vous ?
Qui serions-nous pour le donner, si nous n’avons pas souffert de leurs actes ?
Ce pardon, il est du ressort des victimes des attentats.
Il est du ressort de celles et de ceux qui à Raqqa et ailleurs ont subi la terreur d’un État islamique criminel et sanguinaire.
Aujourd’hui, ils ont à regarder dans les yeux leurs victimes, celles qu’ils ont déshumanisées et anéanties.
Aujourd’hui, ils n’ont pas à réclamer une autre Justice que celle qu’ils ont imposée, au nom de leurs droits et de leur vie.
Serons-nous les complices d’une nouvelle lâcheté en les laissant revenir au pays ?

Guy De Smet (5 janvier 2018)

-2- LA VEULERIE D’UN POURRI

Nous connaissions déjà le peu de respect de nos gouvernants pour la démocratie !
Nous savions que le choix du Premier-ministre que nous supportons ne reflète en rien le choix des urnes !
Nous constatons que le choix du citoyen représente peu de choses face à l’ampleur du goût du pouvoir et des incompétences qu’elle engendre !
Là, Charles Michel vient de franchir un pas de plus dans l’irrespect des institutions, des citoyens et plus gravement encore de l’être humain.
Il le fait en pleine connaissance de cause, se cachant derrière une politique européenne qui se désintéresse du sort des migrants depuis longtemps !

Depuis des semaines, si pas des mois, une tempête de « pourriture » s’abat sur notre pays.
Dans l’œil du mal on découvre Théo Francken, ce Nazillon d’un autre temps et, en même temps, le secrétaire d’État à l’Asile et aux migrations.
Ce qui lui est reproché tient de la faute grave, au point que des citoyens, mais aussi des artistes et des responsables politiques tirent la sonnette d’alarme : ce type est dangereux. Il faut l’écarter du pouvoir !
Par tous les moyens – légaux et illégaux – il ne cesse de manifester son hostilité à l’accueil de migrants ou du moins à leur hébergement décent et humain, fusse-t-il provisoire.
Ce faisant, il proclame suivre à la lettre les intentions de la déclaration qui a permis la mise en place de ce gouvernement.
Face aux Soudanais qui fuient la guerre et la misère, il demande l’appui d’une commission dépendant directement du ministère de l’intérieur soudanais.
Or tout le monde connait l’attitude dictatoriale et sanguinaire de ce régime !
Le Haut-commissariat aux réfugiés, dans une note datant du 24 octobre dernier avait lancé un appel à la vigilance.
Il avait invité les nations à ne plus expulser, des réfugiés vers le Soudan : leur sécurité et leur vie étant compromises !
Il aura fallu des témoignages, des dénonciations dans la presse pour que Michel s’engage à interrompre les expulsions, avant la clôture d’une enquête « indépendante » qu’il aurait commandée.
Jusqu’ici la vigilance citoyenne en a sauvé deux de l’expulsion, in extremis, malgré les promesses !
Pétitions, manifestations, lettre ouverte ... rien n’y fait ! Le bourreau flamingant continue son œuvre en toute impunité, avec la bénédiction du Premier-pourri de Belgique qui vendrait son âme s’il en avait une, pourvu qu’il garde les manettes du pouvoir !

Pour étaler sa position, Charles Michel a voulu jouer dans la cour des grands, celles des réseaux sociaux.
Sur Facebook il s’est donc adonné à un exercice de propagande pour qui la vérité n’a que peu d’importance.
Le Président de la Ligue des Droits de l’Homme a tenu à lui répondre dans la presse.
Ce qu’il reproche à notre dirigeant, c’est de se lancer dans une communication qui n’apporte pas « les réponses indispensables » et « qui contient de nombreux raccourcis et des explications simplistes » ... à moins que cela ne tienne aux limites de son intelligence !
Il lui reproche de s’enfoncer dans un discours populiste visant à « rassurer le citoyen » en évoquant une « politique migratoire humaine et ferme ».
Que fait-il des enfermements arbitraires en centres fermés, des rafles de la place Maximilien, des quotas d’arrestations revendiquées auprès des forces de l’ordre, des expulsions qui se passent mal, comme celle de cette africaine qu’il n’a pas hésité à laisser étouffer par ses gorilles ...
Avec son secrétaire d’État, il exprime sa volonté de ne pas vouloir un deuxième Calais en pleine ville ! À cela, le Président de la Ligue des droits de l’Homme réplique : « il n'y a pas de deuxième Calais à Bruxelles, c'est grâce aux milliers de citoyens qui hébergent les migrants et non le fruit de l'action coordonnée et résolue du gouvernement ».
Parlant des Soudanais, il réplique avec force, au risque de se répéter : « la mission d'identification soudanaise, composée de trois fonctionnaires du ministère de l'Intérieur, à savoir le cœur même de l'appareil répressif soudanais, était une faute grave ».
Il lui reproche de minimiser la note du Haut-commissariat aux Réfugiés qui aurait dû attirer son attention sur les dangers d’expulsions de soudanais. L’autisme du pouvoir libéral !
Il lui reproche de couvrir les « silences » et les « mensonges » de ses ministres face aux requêtes du Parlement.
« Theo Francken vous a menti à propos de la programmation du rapatriement d'un Soudanais en janvier alors que vous aviez décrété l'arrêt immédiat de tout rapatriement vers le Soudan. Jan Jambon a menti au Parlement en affirmant qu'il n'y avait jamais eu de quotas d'arrestations de migrants au Parc Maximilien en septembre dernier, alors que le procès-verbal de police du 4 septembre démontre le contraire ».
Il fut un temps d’honnêteté politique où un ministre démissionnait pour moins que cela.

Mais l’ignominie de Charles Michel ne s’arrête pas là.
Qui dit publication sur Facebook, s’apprête à affronter les commentaires et la critique qu’ils dégagent.
Pour avoir laissé un commentaire qui n’était pas à son avantage, je peux témoigner de sa suppression, quelques minutes plus tard.
N’ont été conservés que les commentaires qui appuyaient sa ligne de gouvernance ou de dictature, c’est selon !
Tout le reste n’était selon lui qu’insultes et dénigrements !
Un peu léger en démocratie ... mais que dis-je : il y a longtemps qu’il a oublié jusqu’à la signification de ce terme !
L’opposition réclame la démission de Théo Francken.
La population l’exige : à preuve les pétitions et les manifestations.
Le Parlement le somme de donner des explications crédibles, mais il doit se contenter des éventuelles conclusions d’une commission (une de plus !) qui devra statuer sur l’éventualité de tortures et d’autres exactions.
Le monde artistique se mobilise contre ce monstre flamand à qui un pouvoir a été confié.
Seule la NV-A ironise, cautionne et exige, ne laissant à Charles Michel que la posture d’une marionnette dont les nationalistes flamands manipulent les ficelles !
Quant au Roi, face à une telle situation grave, il nous invite à « l’émerveillement » !

Derrière ces discussions de salons et de prétoires, il y a en jeu la vie d’êtres humains.
Il y a des cœurs qui battent, des yeux qui pleurent, des têtes qui débordent de désespoir !
Il n’y aurait eu qu’UNE seule scène de maltraitance, que le sort d’UN seul réfugié : c’est un de trop !
Même dans la Bible, Dieu recule face aux prières de ses prophètes !
Les recommandations des autorités internationales étaient là !
La vérité du régime soudanais ne pouvait être niée, au point de ne pouvoir s’allier à lui.
La vie d’une être humain est sacrée et ne peut être bradée contre des accords qui sentent plus la finance que le respect des Droits de l’Homme.
Alors aujourd’hui, Michel, Francken et les autres ... dégagez !
Vous êtes le cancer de la Belgique.
Vous êtes des nuisibles contre lesquels nous nous devons de nous protéger.
Vous êtes des incompétents, enfermés dans les leurres de vos statistiques, de vos quotas européens, incapables de découvrir la détresse humaine dans les yeux d’un homme, d’une femme, d’un enfant confronté à la misère et à la peur.
Vous aviez bien plus de bagou pour sauver des banques !
Les citoyens vont ont délivré un avis d’expulsion du gouvernement. Ils vous ont même proposé de demander l’asile au Soudan.
Dégagez, c’est votre seule planche de salut, tellement vous nous faites honte !

Guy De Smet (4 janvier 2018)

-1- MOT DOUX À FALCO

Ceux qui me liront ne t’ont pas tous connu ... ils ne savent pas ce qu’ils ont raté !
Certains trouveront mes propos excessifs : tu ne serais qu’un chien ! Qu’ils aillent au diable !
L’année est à peine commencée et pourtant ton départ restera la plus atroce nouvelle de 2018.
Nous venions de passer les fêtes ensemble et déjà tu semblais loin.
Ton arrière-train de berger te faisait souffrir ... et pourtant, pas une plainte !
La vie devenait un enfer pour toi, au point que tu devenais étranger, même à toi-même, malgré nos caresses, nos bisous, nos encouragements.
Même ton « bounboun » du soir ne te faisait plus frétiller !
Pourtant, ce 2 janvier, à la nuit tombante, tu es venu te coucher à côté de moi. Tu t’es collé à moi, j’ai pu te « papouiller » longuement ... un dernier instant de vrai bonheur !
Et puis il y eu cette visite chez le vétérinaire qui te connaissait bien et que tu craignais. Un homme merveilleux qui, en douceur, savait parler à l’oreille des toutous.
Il y eut son dilemme : une infiltration qui allait te soulager un moment ou la grande décision, celle de te laisser dormir !
Avec son aide, nous avons fait ce dernier choix !
Désormais, tu ne souffres plus.
Tu t’es endormi dans des bras aimants, tu sais, ceux de celui que tu attendais avec impatience chaque soir, au point de lui réserver une fête dont tu avais le secret !
Falco, tu as peut-être beaucoup reçu ... mais qu’est-ce que tu as donné !

Falco, tu avais 14 ans, tu étais beau et fort ... et tellement demandeur d’affection.
C’est que tes débuts dans la vie n’avaient pas été faciles.
Ils t’avaient limé les dents.
Ils t’avaient abandonné et maltraité. La Croix bleue était devenue ton dernier refuge.
C’est là que j’ai eu l’honneur de te rencontrer et de te sortir de cette cage dans laquelle se lisait toute ta détresse et toutes tes peurs d’abandon.
À partir de cet instant, que de cadeaux de bonheur que nous avons pu partager :
cette balle rouge qui était de tous tes jeux ...
Ces promenades du matin qui devaient se faire à l’abri des autres chiens que tu ne supportais pas.
Ta découverte de la mer dont tu ne t’approchais surtout pas trop.
Tes sorties en voiture dont tu étais gourmand.
Ton petit monde que tu cherchais et que tu rassemblais : c’était ton souci permanent.
Isis, le chat qui devenait ton instrument de patience.
Nos disputes feintes que tu ne supportais pas.
La violence qui te faisais sortir les crocs.
Tes folles courses, signes d’une jeunesse qui ne devait jamais finir.
Les escapades avec nous, dont tu profitais comme autant d’instants de liberté et de joie de vivre.
La fierté face à tes exploits et face à ta beauté.
Tes moments « câlins » que tu recevais comme autant de friandises d’une vie qui valait enfin la peine d’être vécue.
Tes regards intenses et profonds qui en disaient long sur les liens qui nous unissaient.
Ces portes que tu massacrais, marquant tes impatiences à retrouver les visiteurs.
Tes yeux dans lesquels se lisaient toute ta fidélité et tout ton amour : tu n’étais plus un chien, tu étais un ami !
Tu étais une présence qui apaisait ...
Une présence qui consolait ...
Une présence qui valait mille rencontres ...
Une présence qui renfermait une paix, à nulle autre pareille ...
Pour tout cela, un seul mot, Falco : Merci !

Aujourd’hui, tu t’en es allé te reposer au paradis des chiens aimés.
Tu laisses un vide énorme ... et un bonheur intense !
Tu m’as beaucoup appris sur les humains et sur leurs complications.
Parfois même - ô scandale ! – tu as fait naître une pensée en moi : plus je vois les hommes, plus j’aime mon chien !
Tu m’as indiqué le chemin d’un amour qui ne se monnaie pas, d’une tendresse qui ne calcule pas, d’une amitié inconditionnelle.
Tu m’as soufflé à l’oreille que le bonheur, il faut le protéger.
Tu m’as montré le sens du mot « Accueil », car pour toi, nos amis, c’étaient tes amis.
Tu as imprimé en moi les traces d’une fidélité qui est le seul chemin gagnant d’une existence qui en vaille la peine.
Tu as été mon oasis de sérénité, au milieu des tumultes d’une vie parfois chargée.
À toi seul, tu étais une philosophie de vie !

Désormais une voix s’est tue dans la maison.
Pourtant, tu seras toujours là pour nous souffler à l’oreille : « Crois en toi ! »
Repose-toi bien Falco, tu l’as bien mérité. Je t’aime !

Guy De Smet (3 janvier 2018)