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Archives billets d'humeur 2017


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01. Intox ou réalité (04/01/17)
02. Un royal optimisme (04/01/17)
03. Démocratie ! (12/01/17)
04. Il était une fois la Belgique (13/01/17)
05. Good morning America (14/01/17)
06. Un peu de pudeur (14/01/17)
07. Scandale ou indiscrétion (19/01/17)
08. Un vendredi noir (20/01/17)
09. Vingt ans déjà! (20/01/17)
10. Le retour des guerriers (26/01/17)
11. J'en ai marre! (27/01/17)
12. Construire un mur (01/02/17)
13. Malheur à toi, Israël (02/02/17)
14. La flexibilité de l'emploi (03/02/17)
15. Pas de retour (03/02/17)
16. Messieurs qu'on nomme grands ... (07/02/17)
17. Un divorce (13/02/17)
18. Ils n'ont trouvé que ça (16/02/17)
19. Le dérapage de trop (21/02/17)
20. Appel de Mikis Theodorakis (24/02/17)
21. Waterloo, morne plaine (04/03/17)
22. Une vitrine de nos égoïsmes (17/03/17)
23. Un coli piégé (17/03/17)
24. Assez ! (21/04/17)
25. Un coup d'état (25/04/17)
26. Les droits de la femme (27/04/17)
27. Je suis (05/05/17)
28. Hymne aux gens qui ne sont rien (03/07/17)
29. Je suis mendiant (11/07/17)
30. Vel d'hiv (11/07/17)
31. Bienvenue chez les Belges de l'Est (13/07/17)
32. Un peu de dignité (14/07/17)
33. Jobs, jobs, jobs (31/07/17)
34. Pourriture (31/07/17)
35. Assistanat ? (01/08/17)
36. 250 millions ! (04/08/17)
37. Ce n'est pas moi ! (11/08/17)
38. Des fous aux commandes du monde (11/08/17)
39. L'autre visage de la belle de Cadix (12/08/17)
40. Lettre ouverte à des crapules (18/05/17)
41. Touche pas !(29/08/17)
42. Les miracles du libéralisme (31/08/17)
43. Un fossé ? (01/09/17)
44. Turnhoutsebaan (05/09/17)
45. SOS Chômeurs (06/09/17)
46. Walibi (12/09/17)
47. Un certain langage .. (12/09/17)
48. Ntahan (13/09/17)
49. Nettoyage (15/09/17)
50. Un cri résonne dans Jérusalem (25/19/17)
51. La force de la rue (25/09/17)
52. La surenchère de la folie (26/09/17)
53. Au nom de l'argent ! (29/09/17)
54. Visca Catalunya llioure ! (02/10/17)
55. Une réponse à la grève ? (10/10/17)
56. L'illégalité au pouvoir (10/10/17)
57. Belgique, qu'es-tu devenue ? (19/10/17)
58. Ca sent la fin (25/10/17)
59. Trop is te veel (25/10/17)
60. Avec les armes belges ! (26/10/17)
61. Le début d'un génocide (26/10/17)
62. Mensonges au goût de quotas (28/10/17)
63. Une immigration choisie (31/10/17)
64. Le bal des lâches (6/11/17)
65. Une lamentation dans le ciel de Libye (21/11/17)
66. Touche pas à ma crèche (21/11/17)
67. Démocratie ou particratie ? (24/11/17)
68. La croix de Saint Nicolas (26/11/17)
69. Violences (26/11/17)
70. Racheter ses années d'études (27/11/17)
71. Lettre à Saint Nicolas (27/11/17)
72. Attention ... toxique (30/11/17)
73. Chrétiens, ils te pointent du doigt ! (30/11/17)
74. Humain, dégage ! (04/12/17)
75. Salut l'artiste (06/12/17)
76. Une langue orpheline (06/12/17)
77. Wanted (06/12/17)
78. Johnny (06/12/17)
79. Portes ouvertes sur une guerre (07/12/17)
80. Tout un symbole ! (07/12/17)
81. À la France d'en haut (11/12/17)
82. Désobéissance civique ! (21/12/17)
83. Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté (21/12/17)
84. Le quart d'heure soporifique (28/12/17)
85. Cadeaux (29/12/17)

 

-85- CADEAUX

Il existe dans notre belle langue des petits mots qui font plaisir !
Ils sont les signes de la tendresse, de l’amitié, de l’amour …
Ils sont l’expression d’une attention, d’un intérêt, d’un choix …
Ils ont la douceur d’une présence, d’une importance, d’une délicatesse …
Parmi ces expressions qui méritent le prix Nobel de la bonté, il y a le mot « cadeau » !

Il n’est pas facile de faire un cadeau …
Il n’est pas simple de le choisir, pour qu’il soit unique et qu’il fasse rêver …
Il n’est pas aisé d’échapper aux modes, aux publicités, aux attraits des enseignes ou de l’appel d’internet …
Et pourtant, choisir un cadeau a été l’occupation de plus d’un d’entre nous, ces derniers jours.
Il y avait ce pull, ce jeu …
Il y avait cet ado qui préférait de l’argent, personne n’étant capable de rejoindre ses souhaits …
Il y avait cet enfant, dont nous connaissions l’intérêt plus marqué pour l’emballage que pour le contenu …
Nous avions pris nos précautions : moyen de l’échanger, de le remplacer, de le troquer.
Il y a toujours bien la taille trop petite, le jouet en double, la couleur qui ne convient plus.
C’est que ce n’est pas facile de rejoindre les goûts de tous, quand on veut faire un cadeau !

« Cadeau », ce petit mot, il a toujours eu un effet magique.
Il était attendu, espéré …
Il éveillait le pétillement des yeux et l’éclat d’un sourire …
Il suscitait la spontanéité d’un merci et la réponse à une question : « J’existe pour quelqu’un ».
« Cadeau », ce petit mot qui appartient à la féérie de nos fêtes, semble toutefois avoir perdu de sa valeur et de son importance.
Le lendemain des fêtes est l’occasion de voir l’explosion de nouvelles pages d’articles à vendre.
Non, il n’y a pas eu surproduction de biens de consommation …
Non, il n’y a pas eu de création de périodes de soldes avant l’heure …
Non, il n’y a pas eu de mise en ligne d’articles que nous avions cherchés avec soin dans les bousculades des fêtes …
Quelle ne fut pas ma surprise, au lendemain de Noël, de découvrir, au hasard des pages d’internet, que la peluche, la montre, le pull, ou le jouet que j’avais choisi, avec tellement d’attention, était mis en vente.
Ce cadeau, que j’avais espéré unique, le voilà devenu une simple annonce bradée.
Il n’était plus qu’une simple marchandise, offerte aux plus offrants, selon la loi immuable du marché.
Il n’était plus qu’un rêve assassiné et réduit en poussières de monnaies sonnantes et trébuchantes, tellement plus séduisantes par les temps qui courent.
Un média, faisant une enquête sur ce type de pratique, s’est vu répondre par une dame parée d’une certaine classe discrète : « Ce n’est pas mon éducation ! »

C’est bien d’éducation qu’il s’agit !
Un cadeau est tellement porteur d’affectivité, qu’il n’est pas possible de le revendre, sous peine de vendre son âme.
Un cadeau est tellement vecteur d’émotion, qu’il est inimaginable de nier à ce point la personne qui a fait l’effort de nous l’offrir.
Un cadeau est tellement le reflet d’un visage, qu’il est impossible de le livrer à une appréciation monétaire, sous peine de trahir celui qui a pris la peine de nous tendre la main.
Je n’imagine donc pas de revendre un cadeau, sous peine de me prostituer et de renier tous ces liens qui m’ont construit.
Durant toute ma vie, une personne qui m’était proche, m’a offert un pull, à l’occasion des fêtes de fin d’année.
J’ai ainsi fait la collection de vêtements que je n’aurai jamais endossé, tellement ils coïncidaient mal avec ce que j’aimais.
Mais, ils avaient pour moi la valeur d’un cadeau, d’un geste gratuit que quelqu’un avait posé à mon égard.
Le revendre aurait été une trahison de la personne, un rejet de son amitié.
Le revendre aurait été une muflerie qui me renvoie à une parole qui m’a toujours accompagnée : « ne fais pas aux autres, ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse ».

À vous qui revendez vos cadeaux, reçus avec tendresse …
Que diriez-vous, si vous n’étiez plus considérés que pour la valeur marchande de ce que vous apportez ?
Que diriez-vous si votre amitié et votre amour n’avaient plus aucune valeur face au mirage de l’argent ?
Que diriez-vous si votre simple présence n’était plus qu’une prostitution dégradante … pourvu que ça rapporte ?


À toutes et à tous, tous mes vœux pour 2018 !

N.B. Ne revendez pas ces vœux sur Internet … ils n’ont que la valeur que vous voulez bien leur accorder !

Guy De Smet (29 décembre 2017)


-84- LE QUART D’HEURE SOPORIFIQUE

Comme chaque année, alors que Noël s’en vient frapper à nos portes, nous avons eu droit à notre quart d’heure soporifique épuisant.
Le Roi profite de l’occasion pour s’inviter dans nos chaumières et pour nous débiter un discours sans intérêt, dont il a le secret.
Confortablement installé auprès d’un sapin merveilleusement décoré, il s’en vient nous raconter un conte, comme on le ferait à des enfants, bercés par l’insouciance et la naïveté.
Tout part d’une réflexion d’un enfant qui découvre un beau pays, dans lequel il fait bon vivre !
Il y voit le point de départ du développement d’une des capacités humaines : l’émerveillement.
« Il nous faut voir les choses avec un autre regard … un regard qui s’émerveille ».
Cet émerveillement va devenir la rampe de lancement de nos nouvelles audaces.
Il va nous aider à « appréhender les grands défis de ce temps ».
Il va nous pousser à « être plus créatif ».
Pour cela, il nous faut, selon le roi, « nous émerveiller devant les simples objets du quotidien ».
J’avais presque la larme à l’œil et naissait en moi l’envie de m’émerveiller de notre chance d’avoir un tel roi !

Bien vite, pourtant, je me suis réveillé et j’ai ouvert les pages de l’actualité des citoyens … de vous et de moi !
Et là, j’ai eu l’envie de répondre au Monarque : « Je voudrais bien, mais je ne peux point ».
Oh ! pas moi ! Je fais encore partie des privilégiés de notre société : j’ai un toit, une table que je peux garnir, un salaire qui tombe dans mon escarcelle tous les mois, les moyens de me soigner quand le besoin s’en fait sentir …
« Je voudrais bien, mais je ne peux point » … C’est ce que répondront tant et tant de nos compatriotes, confrontés à des difficultés qui les dépassent.
C’est ce que répondront les travailleurs licenciés au nom de restructurations d’entreprises pour qui la rentabilité et l’efficacité sont devenus des critères premiers … au diable l’humain qui est un frein au développement !
C’est ce que répondront les exclus du chômage ou ceux qui sont disparus de l’écran des radars sociaux … pour qui la vie est un cauchemar au quotidien. Ils sont aujourd’hui pourchassés comme de vulgaires criminels qu’il faut détruire : ils étaient pourtant des êtres humains !
C’est ce que répondront des femmes seules qui n’en peuvent plus de subir des injustices et de devoir faire face à un destin qui leur est imposé.
C’est ce que répondront des familles pour qui la fin du mois est une détresse humaine et financière. Elles n’ont pu faire rêver leurs enfants à l’occasion des fêtes, faute de moyens financiers !
C’est ce que répondront les victimes des arnaques bancaires et commerciales qui proposent d’acheter aujourd’hui et de payer demain, faisant crouler les plus faibles sous une montagne de dettes qui ne sont plus du rêve.
C’est ce que répondront des retraités qui auraient bien aimé s’émerveiller, mais qui n’en ont pas les moyens.
C’est ce que répondront les malades, que persécutent sa ministre De Block.
Le mois de janvier signifiera une nouvelle hausse des tarifs de consultations médicales !
C’est ce que répondront les futurs retraités qui ont consulté le site de Baquelaine, « Mypension.be », et qui n’ont que leurs yeux pour pleurer sur l’avenir qui leur est réservé.
C’est ce que répondront les Soudanais expulsés de chez nous pour retourner dans l’enfer de la torture et des vexations en tous genres, avec la complicité de ce Nazi de Francken.
C’est ce que répondront les migrants qui frappent à la porte de notre pays et qui ne rencontrent que la froideur et l’incompétence d’une administration partisane.
C’est ce que répondront les mendiants et les SDF de Namur dont Prévot ne veut plus au nom de la beauté et de l’envie commerciale de sa ville ainsi que de la noirceur de sa conscience.
Et nous pourrions continuer cette liste de gens. Leur dire : « Nous avons plus que jamais besoin d’émerveillement » est une insulte !

Certes, il existe des catégories de Belges qui peuvent entendre favorablement ces propos du roi.
Inbev, Delhaize et autres entreprises, oubliées fiscales, pourront grâce à la complicité de nos dirigeants, rêver d’audaces nouvelles.
Les actionnaires, les exilés dans des paradis fiscaux et autres véreux encensés par l’État pourront s’émerveiller des richesses accumulées grâce à leur impunité.
Le personnel politique, tellement assoiffé de pouvoir et de jetons de présence, pourra lui aussi s’émerveiller des combines dont il est capable pour contourner les obligations d’une saine démocratie.
Nos gouvernants qui se sont octroyer les moyens de leurs rêves, oubliant de proposer du rêve et de la magie à ceux qu’ils devraient servir, pourront eux aussi s’installer confortablement au pays des nantis.
Les Banques, les lobbies financiers, les voyous de l’Europe et de la finance pourront eux aussi s’émerveiller des bienfaits d’une dictature qu’ils imposent au monde.
Les dotations indues de la famille royale permettront à quelques princes et princesses de se considérer comme le « ravi » qui gravite autour de Blanche-Neige.
Et là encore, la liste est longue de ceux pour qui l’émerveillement coïncide à des moyens pas toujours honnêtes.

Mais ce roi est-il bien de notre planète ?
Connait-il vraiment les réalités concrètes qui font le quotidien de son peuple ?
Connaît-il la profondeur du gouffre qui divise les Belges, pourtant égaux devant les lois ?
Sait-il qu’il y a chez nous des hommes, des femmes, des enfants qui aimeraient rêver, mais qui n’ont devant eux qu’un cauchemar pour lequel ils ne doivent même pas fermer les yeux ?
Son épouse qui change de tenue excentrique plus souvent que de raison, connait-elle les difficultés rencontrées par des familles pour habiller leurs enfants ?
À l’entendre on se croirait revenu à l’époque de Louis XVI et de Marie-Antoinette :
« Sire, le peuple a faim ».
« Mais qu’il mange ».
Il n’aura été que le piètre et stupide lecteur de mots qui lui ont été imposés ! À moins qu’il n’ait reçu l’ordre de distiller un peu d’opium dans la population …
Au terme de ce discours, même si les propos lénifiants étaient choisis, j’avais en bouche une envie de vomir et de me révolter.
Devrons-nous longtemps encore supporter ces logorrhées insignifiantes qui face au choc de la réalité deviennent des raisons de colère et de rejet ?
Et si la Monarchie était d’un autre temps ?

Guy De Smet (28/12/2018)


-83- PAIX SUR LA TERRE AUX HOMMES DE BONNE VOLONTÉ 

Un chant de nos fééries de Noël ...
Des Paroles pour les rêves d’une vie ...
Un moteur pour un monde nouveau et pour une terre nouvelle !

Il a été beaucoup question, ces derniers temps, de la remise en question de nos signes culturels, venant souvent du monde religieux.
Le mot « Noël » semble devenu insupportable à plus d’un, au point de changer les noms de nos vacances, de nos bières ou encore de nos gâteaux.
La simple vue d’une crèche dans l’espace public nous paraît être une incongruité.
J’aurais tendance à partager ces avis, mais, au risque d’en décevoir certains, pas pour les mêmes raisons !
Si Noël n’est qu’un réveillon, une aubaine pour les restaurateurs ou les traiteurs ...
Si Noël n’est qu’un temps de cadeaux et d’opportunités commerciales ...
Si Noël n’est qu’un moment de magie, avant de sombrer dans les ténèbres d’un individualisme qui tue ...
Alors oui : Noël dégage ! On fera bien avec le solstice d’hiver !
Mais si Noël, c’était autre chose, au point de laisser parler les signes ?

Noël, c’est une fête de crèches !
Il ne s’agit pas d’organiser d’un concours artistique ou un événement culturel, mais d’offrir une vraie place à ceux que nous déposons dans nos crèches ... Vous savez ce jeune couple qui n’avait pas trouvé de place à l’hôtellerie.
Les Chrétiens y voient Marie et Joseph et le bébé, c’est Jésus.
Mais, à travers eux, ce sont tous ces pauvres de nos villes et de nos quartiers pour qui « il n’y a pas de place à l’hôtellerie ».
Un peu d’imagination !
Ce sont ces 4 enfants sur 10 et leurs familles qui, chez nous, vivent sous le seuil de pauvreté.
Ce sont ces migrants qui ont dû tout quitter pour espérer un avenir et un peu de paix et de justice.
Ce sont ces mendiants de nos rues namuroises qui risquent de faire de l’ombre à l’éclat d’une tortue.
Ce sont ces exclus du travail qui désespèrent de ne plus espérer et de ne compter pour personne.
Ce sont tous ces enfants rejetés, ces femmes battues, ces hommes opprimés au nom de leurs différences, à côté de qui nous passons sans les voir.
Ce sont ces braves gens qui sont assez pauvres d’eux-mêmes que pour pouvoir laisser un peu de place aux autres.
Ils sont le lieu que le Dieu de la Foi a choisi pour se donner un visage !
Pour les Chrétiens, il sera même le seul visage du Fils de Dieu !
Ils sont, plus simplement, le lieu où le meilleur de l’homme, dans toute sa nudité, se rend vulnérable.

Noël, c’est la fête de nos envies de fraternité !
Jadis, nos anciens ont lancé l’idée de la « place vide » aux tables de réveillon. Il en est qui ont repris cette tradition à leur compte, aujourd’hui. Merci !
C’est le temps de la solidarité et de toutes les initiatives qu’elle suscite dans son sillage.
C’est le temps de la pose dans nos égoïsmes : un cadeau, une attention, un souhait, une visite.
C’est le temps de nos vins chauds et de ces moments privilégiés pour nous arrêter avec ceux que nous côtoyons chaque jour, au point de ne plus les rencontrer.
C’est un temps où nous nous mettons à rêver de paix et de ses mille colombes qui pourraient illuminer le ciel de nos espérances.

Noël, c’est la fête de la lumière !
Pas que celle de nos guirlandes et de nos décorations.
Pas que celles de nos réveillons brillants et féériques.
Pas que celle de nos vitrines aguichantes et de nos envies d’acheter.
C’est la lumière qui irradie tant de visages : le visage de ces citoyens qui, telles des sentinelles, veillent sur l’homme humilié et opprimé.
Le visage de ces bénévoles qui vont à la rencontre de la pauvreté réelle, celle qui demande des mains tendues et des cœurs ouverts.
Le visage de ces artisans de paix, qui sur les terrains de combats sont là pour apporter un peu de réconfort et un espoir d’avenir.
Le visage de tous ces hommes de bonne volonté qui se dépensent au quotidien pour que notre société devienne plus humaine.
Vous avez été nombreux en 2017, loin des feux de la rampe ou des spots d’une actualité qui nous démoralise.
Vous avez été les travailleurs de l’ombre qui nous chantent la grandeur dont l’homme est capable.
Vous avez été les allumeurs de réverbères qui éclairent la fragilité d’un amour qui ne demande qu’à embraser le monde.
Vous avez été les petits cailloux blancs qui permettent de baliser nos routes vers plus de fraternité.
Vous avez été l’audace à laquelle nous voudrions tant puiser pour habiller de beauté nos quotidiens endormis.
Merci : que vous êtes beaux !

C’est avec ces étoiles-là, celles de la beauté d’un vrai Noël, que nous aborderons bientôt 2018 !
Et si, lors de cette nouvelle étape de nos existences, nous chantions avec tous ces hommes de bonne volonté : « C’est Noël sur la terre, chaque jour, car Noël, ô mon frère, c’est l’amour » ?
Joyeux Noël et Bonne année 2018 !

Guy De Smet (21 décembre 2017)

-82- DÉSOBÉISSANCE CIVIQUE !

Mercredi soir, les fantômes nazis qui hantent Théo Francken, notre pénible secrétaire d’État à l’Asile et aux Migrations, ont encore frappé.
La police fédérale a, une fois de plus, lancé une opération contre les migrants aux abords du parc Maximilien à Bruxelles.
Comme des lâches, dans les ténèbres d’un soir de décembre, à l’approche de la trêve des confiseurs, avec un car et trois minibus, une trentaine d’hommes et un chien, les forces de l’ordre se sont mises en route pour une rafle, répondant aux ordres d’un pouvoir politique plus soucieux de la finance que de l’humain.
Dans cette sinistre tâche, ils étaient accompagnés par des fonctionnaires de l’Office des étrangers, plus efficaces dans ce genre d’aventure quand dans le traitement des dossiers qui s’accumulent – probablement volontairement et pourquoi pas sur ordre du Ministère ! -
Elles ont lancé l’opération, mercredi vers 20h50, l’heure à laquelle les habitants du quartier viennent proposer des hébergements au chaud, pour la nuit.
C’était sans compter sur la présence massive de citoyens, réunis par la plateforme citoyenne d’hébergement d’aide aux réfugiés.
Alertés par SMS : « Tous au parc !!!!! Opération police fédérale. 3 vans, 1 car. REJOIGNEZ-NOUS ! »
Ce fut fait dans la minute !
Ils sont venus éloigner les migrants des policiers, même si quelques-uns ont échappés à leur vigilance.
En même temps, par covoiturage, ils ont emmené les migrants vers des logements plus chaleureux.
400 personnes sont toujours en attente du traitement de leur cas - sans que cela, en ces mois d’hiver – ne dérange ou ne concerne les autorités.

À ce fait d’un soir parmi d’autres, il faut ajouter la réaction du secrétaire d’État aux accusations d’associations qui pointent du doigt sa responsabilité face à l’expulsion de migrants vers le Soudan.
Ces associations se basent sur des témoignages d’expulsés, indiquant que, dès leur retour forcé, ils ont été incarcérés, malmenés et torturés.
Ce faisant, il a enfreint la loi qui interdit aux autorités d’expulser des êtres humains, si cela risque de mettre en danger leur existence.
La seule réaction de Théo Francken est de souhaiter une enquête pour vérifier ces accusations ! Pendant ce temps, son forfait se perpétue !
Lui aussi, il agit et puis il réfléchit !
Lâche, parmi les lâches ! Pauvre type !

Mais, il n’y a pas que de lui qu’il faille se protéger !
À Namur, le Bourgmestre Maxime Prévot et la majorité du Conseil communal viennent de prendre position face à la mendicité dans les rues de Namur.
Le Conseil, sous la houlette de pseudo-humanistes et de libéraux, vient de revoir la position qu’elle avait définie en juin dernier avec l’aide d’un collectif : « Mendiants d’humanité ».
S’il était question à l’époque de ne plus interdire la mendicité de manière générale, les directives ont bien changé !
Désormais la mendicité sera interdite « aux abords des cafés, des restaurants, des banques et des établissements scolaires ainsi que sur les marchés ».
Face à la configuration géographique de Namur, cela revient, de manière sibylline, à l’interdire purement et simplement !
En même temps, il s’agit d’une entorse à la Constitution selon laquelle « les citoyens sont égaux devant la Loi » : que deviennent les commerçants qui ne se situent pas dans ces zones protégées par le nouveau règlement ?
Le porte-parole du collectif « Mendiant d’humanité » parle de trahison, d’autant plus qu’il s’agit là du non-respect d’un accord consensuel qui devait permettre l’abandon des recours judiciaires à l’encontre de la Ville.

Mais, dans quelle société vivons-nous ?
Les pauvres font tache dans nos rues et dans nos quartiers ?
Ils sont devenus une honte pour nos individualités et pour nos égoïsmes qui aiment briller, épater et paraître ?
Avons-nous pris le temps de regarder le visage de ces migrants, de ces mendiants et de bien d’autres qui nous dérangent ?
Leur situation, ils ne l’ont pas choisie !
On ne choisit pas d’être pauvre !
On ne choisit pas la peur et la honte ou la couleur de sa peau comme projet de vie !
Derrière les traits de ces hommes et de ces femmes, derrière les traits de ces 4 enfants sur 10 qui vivent sous le seuil de pauvreté, il y a des larmes de désespoir, des regards vides d’inexistence, des mains tremblant de ne rencontrer aucune compréhension.
Derrière ces silhouettes qui nous dérangent, il y a des destinées tragiques, des avenirs assassinés, des espérances broyées.
Derrière ces humains que nous rejetons, il y a un patrimoine humain qui semble moins nous intéresser que les ruines de l’antique Palmyre.

Quand une banque organise sa crise, les valets de la finance, les ténors de la politique sont là pour organiser un hold-up social et fiscal qui va les relever.
Quand le monde de l’entreprise et ses actionnaires crient leur soif de plus de bénéfices, les valets de la finance sont là pour puiser dans les poches de ceux qui travaillent et qui comptent leurs petits sous pour terminer le mois.
Quand quelques naïfs s’entichent pour une tortue, on n’hésite pas à mendier pour financer leur folie des grandeurs, quitte à créer une tache surréaliste sur le nez d’une citadelle.
Quand il s’agit de sauver l’être humain ... il n’y a plus personne dans cette société dirigée par l’argent !

À Francken, je dis : « Laisse là ton idéologie, tes jugements discriminatoires, tes expulsions sans humanité, tes démons d’un autre temps.
Avec le gouvernement auquel tu participes, fais le point sur tes amitiés internationales, sur ton exploitation du Tiers-Monde, sur l’emprise économique que tu places sur des pays dont aujourd’hui tu refuses les réfugiés. Parmi eux, il y a d’autre Puigdemont !
Arrêtez de vous comportez comme des exploiteurs de la misère du monde !
Avec ton administration, au lieu de te lancer dans des rafles qui font honte, faites avancer des dossiers au lieu de les accumuler et des traiter 10 ou 15 ans après !
Arrête de salir notre pays, au nom de ton fascisme et de ton incompétence ».

À Prévot et consorts, je dis : « Imaginez que ce soit vous qui, demain, soyez obligés de vous asseoir sur nos trottoirs pour y tendre la main.
Imaginez que la chance ne se soit pas donnée rendez-vous dans vos existences, au point de dépendre du bon vouloir des autres.
Imaginez que demain la honte d’une situation désespérée ait décidé de s’imprimer sur vos visages.
En êtes-vous seulement capables ? »
J’en connais un qui a dit un jour : « Ce que vous aurez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’aurez fait ».
Il est vrai que sa crèche vous dérange aussi, aujourd’hui ... à moins que ce ne soit parce qu’ils étaient pauvres eux aussi, ces santons que nous y plaçons !

À ceux qui exécutent les ordres, je dis : « Et s’il s’agissait de ton père, de ta mère ou d’un de tes proches ?
Et s’il s’agissait de ton collègue ou de ton meilleur ami ?
Un ordre ne doit-il pas être formulé pour le bien du service et donc de la société ... de toute la société, et pas que d’une caste de privilégiés qui « sont notaires, parce que papa ne l’était pas » ?

À vous qui me lisez, à moi qui écrit, je dis : « Vas-tu encore longtemps regarder la vie des hommes sans te laisser émouvoir ?
Vas-tu encore longtemps vivre en complice de décisions inhumaines et injustes qui protègent ton sommeil et ta sécurité ?
Vas-tu encore longtemps accepter que des lois soient définies – en ton nom - qui oppriment ton frère ou ta soeur en humanité ? »
La désobéissance civique, celle de la place Maximilien, celle de tant d’autres bénévoles devient une urgence face à toute cette non-assistance à personnes en danger qui s’étale jusque dans nos lois.
La désobéissance civique est certes une infraction pénale. Elle est surtout un devoir face à des lois qui sont mal faites, puisqu’elles ne protègent pas l’ensemble de la population.
La désobéissance civique deviendrait-elle notre seule arme face à une démocratie qui est mise en péril au quotidien ?
Serons-nous obligés d’en arriver là ?
Beaucoup de courageux nous en montrent le chemin !

Migrant, mendiant et autres expulsés de la vie ...
Pardon pour ce qu’ils ..., pour ce que nous vous faisons.
Pardon pour nos lois qui arrangent nos petits conforts.
Pardon pour nos yeux fermés qui refusent de vous voir dans vos détresses et dans vos peurs.
Pardon pour nos poings serrés qui n’on aucune envie de se tendre vers vous.
Pardon pour ces gouvernants qui nous trahissent et qui nous mentent, au point de ne plus vous relever quand vous tombez.
L’Histoire nous jugera et notre conscience nous poursuivra !

Francken et autres sbires du même lot, vous êtes notre cancer.
Il est urgent de nous soigner et de nous protéger contre vos méfaits !

Guy De Smet (21 décembre 2017)


-81- À LA FRANCE D’EN HAUT

Gentes dames et gentilshommes, vous habitez Paris, Bruxelles et autres endroits aux noms prestigieux.
Je vais parler de vous, comme si vous n’étiez que d’un seul pays. Hélas, vous polluez la planète entière !
Un certain milieu est votre cour de récréation et une certaine atmosphère est votre respiration.
Vous avez un avis sur tout et sur tout le monde ... et vous m’écœurez, tellement vous êtes insupportables !
À vous entendre, vous sauriez ce qu’il nous faut pour vivre.
Vous faites et vous défaites les modes.
Vous nous indiqueriez bien les cultures et les courants de pensée qui doivent être les nôtres.
On vous appelle « la France d’en haut » !

Lors du décès de Johnny Halliday, lors de ses funérailles, il a fallu que les médias parlent de vous. Nous aurions presque risqué d’oublier votre existence.
Vos propos étaient pathétiques d’incongruité !
La carrière du chanteur, c’était la vôtre ...
Sa manière d’être et de concevoir la vie, c’était la vôtre ...
Le lieu où il aurait dû être enterré, c’est vous qui le saviez ...
La liste des invités, vous l’auriez mieux composée ...
La manière dont votre Président devait se comporter, vous la lui auriez bien indiquée.
Vous étiez, ce qu’à Bruxelles, dans une langue qui dit bien les choses, on appelle « les Stoefers ».

Quelle ne fut pas votre surprise de découvrir, lors de ces funérailles, qu’il y avait « une France d’en-bas » qui s’arrogeait les premières places.
Quelle ne fut pas votre surprise de constater que l’élégance d’un cortège chic fut remplacée par la beauté d’un cortège de cœur, ces centaines de motards, pétaradant de désespoir : leur Johnny n’était plus là ?
Quelle ne fut pas votre surprise de ne pas avoir reçu, en bonne et due forme, un carton d’invitation.
À la Madeleine, il y avait de la place pour ces milliers d’inconnus et pas pour vous ... une journée sans projecteurs : quel calvaire !
Dans la foule, des milliers d’anonymes, invités d’un dernier hommage, alors que jamais ils n’auraient franchi la porte de vos salons feutrés.

Oui, « leur Johnny » ! Celui des sans-voix et des sans-vie, comme vous les étiquetez !
Celui dans lequel ils s’étaient reconnus.
Celui qui chantait leurs amours déçus, leurs vécus difficiles, leurs questions face à leurs échecs, face à leurs difficultés au quotidien.
Johnny, c’était leur grand frère et parfois leur grand-père.
Johnny, c’était le compagnon de route de leurs rêves déçus.
Johnny c’était leurs visages burinés par les aléas de l’existence.
Johnny, c’était cette petite voix qui leur susurrait : « Tu as, comme moi, tout en toi pour réussir : vis tes passions ! ». « Il y a en toi quelque chose ... »
Johnny, c’était celui qui donnait un sens à leur vie que personne ne remarquait.

Avez-vous, vous, la France d’en-haut, regardé leurs visages : comme ils sont beaux d’humanité et de vérité ?
Cela doit vous changer de votre quotidien de masques, de paraître et d’odeurs pestilentielles de ces cancans dont vous êtes capables.
Cela a dû vous changer de vos salons qui puent la naphtaline de vos conformismes et de vos mépris.
On était loin des senteurs rances des émissions de ces quelques bouffons dans lesquelles vous aimez imprimer votre marque de superficialité.
Alors, vos chantres stupides et vos philosophes à deux balles se sont mis à scruter cette foule.
Ils ont vomi des sentences dont ils ont le secret et qui vous rassurent : « il n’y avait pas de gens des banlieues ... il n’y avait que des Français et encore pas tous ... il n’y avait pas ! ... il n’était pas le héros de toute la France ! »
Eh non, il n’y avait même pas toi, connard !
Tu n’as même pas eu la décence de nous épargner tes commentaires, dont nous n’avions, pourtant, rien à faire, ne t’en déplaise !

Mais pour qui ils se prennent ces « Français d’en-haut » ?
Comme s’il y avait deux France, deux mondes !
Comme s’il y avait, d’une part, ceux qui en valent la peine et, d’autre part, ceux que nous ne voyons même pas dans le paysage.
Comme s’il n’y avait que « ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien ».
Comme s’il y avait ceux qui sont les maîtres du monde et les esclaves dont on se passe de l’avis.
On vous retrouve aux manettes du pouvoir et dans les cours du m’as-tu vu.
On vous retrouve dans les courbes des prévisions financières et économiques et dans les créations de crises qui vous réussissent en en spoliant d’autres.
On vous retrouve dans ces milieux aseptisés et bourgeois qui ne cultivent que leur image de marque.
Quand comprendrez-vous que vous n’êtes rien sans ceux que vous considérez comme « la France d’en-bas » ?
Quand comprendrez-vous que le chômeur, que le marginal a autant de valeur que vous ?
Quand comprendrez-vous que sans l’éboueur ou sans la technicienne de surface ou sans la caissière du supermarché vous n’êtes que des pantins sans valeur ?
Quand comprendrez-vous que si Dieu a créé l’homme, il n’en a pas inventé un brillant et un autre qui ne serait qu’un déchet ? Ce fut déjà assez compliqué comme ça avec un seul !

Il n’y a pas une France d’en-haut et une France d’en-bas : il y a une France !
Il n’y a pas qu’un monde de gens en vue et un de pauvres types sans importance : il y a un type d’homme !
Ce qui fait la grandeur de cet homme, c’est son besoin de crier : « Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime »
Ce qui fait la beauté de cet homme, c’est qu’il a besoin « d’allumer le feu » d’un espoir et d’une joie.
Ce qui fait la crainte de cet homme, c’est qu’il soit au terme de son parcours, obligé de constater : « J’ai oublié de vivre ».

Alors, Toi « la France d’en-haut », au lieu de te pavaner au frontispice d’une gloire toute illusoire ... regarde le visage de l’autre, tu sais, celui que tu méprises et que tu regardes de haut : il te ressemble ! Il est un autre toi-même !
Et si tu le peux : Ferme-la : tu nous salis ! »

Guy De Smet (11 décembre 2017)

-80- TOUT UN SYMBOLE !

 Cette semaine vient de tomber une décision qui restera, pour longtemps, une gifle qui met à mal notre Belgitude !
L’UEFA vient de retirer 4 matchs de football à Bruxelles, dans le contexte de l’Euro de 2020.
Le match d’ouverture aura lieu à Rome, quant aux trois autres, ils seront joués à Wembley, en Angleterre !
Un Brexit qui devient Eurexit !
« En raison de l'incapacité du projet Eurostadium à répondre aux conditions posées par l'UEFA, les quatre matchs, initialement prévus à Bruxelles, sont reprogrammés à Wembley », a déclaré le président de l’association sportive.
Et d’ajouter : « Des experts ont estimé que le risque pour l'UEFA était trop grand. D'abord, il semblait que ce serait un problème pour Bruxelles de finir le stade à temps. Et si le stade n'avait pas été fini à temps, il aurait alors été difficile pour nous de trouver une solution alternative ».

Ce ne fut pourtant pas faute d’avoir essayé !
Durant des années la Fédération internationale a maintenu un dialogue, ne rencontrant que du surréalisme sur son passage.
En effet, la Belgique n’est pas parvenue à se mettre d’accord sur « un permis de bâtir » !
La ville de Bruxelles qui avait en charge la construction d’un stade avait prévu de le faire sur un de ses terrains ... qui se trouvait en territoire flamand !
Tergiversations, écueil d’un chemin de servitude, problème communautaire, non- conformité à des lois flamandes d’urbanisme, bâtons dans les roues de la NV-A ... comment est-il possible de cumuler autant d’incompétences en une fois ?
Tout ce cirque devait aussi s’accompagner d’un énorme problème de financement, dans ce pays, dont la moindre infrastructure est le signe d’une ruine et d’une faillite sans nom.
L’argent n’est-il pas toujours au cœur de nos décisions ?

Pour la Belgique, cette humiliation est mal vécue :
Par le citoyen qui se voit refuser une raison d’être Belge avec fierté : payer des taxes, oui ; rêver, non !
Par le football belge, dont l’équipe nationale fait rêver, ne rencontrant en réponse que la stupidité des responsables.
Par le monde politique qui, une fois de plus, jouera à son jeu favori : « ce n’est pas moi, c’est lui ».
Aujourd’hui que la décision est tombée, ils aiment se pavaner devant les micros, Reynders en tête, pour expliquer ce qu’il aurait fallu faire !
Dans d’autres pays, c’est le Président qui prend la tête de la défense d’un projet ! Chez nous, ils baignent dans leurs idioties et dans leurs courtes vues !
Derrière cette humiliation, c’est tout l’irréalisme d’un système qui est mis en cause.
L’irréalisme de nos ambitions.
Vouloir jouer dans la cour des grands, cela coûte cher.
Au vu de notre situation abyssale d’endettement, déjà trop lourde à porter pour le contribuable, avions-nous les moyens de nos rêves ?
Nous n’avions pas d’argent pour maintenir nos infrastructures et conserver nos bâtiments, au point de les vendre pour engranger quelques cents ...
Nous n’avions pas d’argent, au point de ne pouvoir lutter contre les nids de poules dans le tablier de nos routes ... Que d’heures perdues sur l’autoroute, à cause de travaux interminables !
Nous n’avions pas d’argent pour subvenir aux besoins des laissés pour compte de la crise ou pour les migrants ...
Nous n’avions pas d’argent pour développer des instruments d’une culture ouverte à tous ...
Nous n’avions pas d’argent pour financer des retraites décentes ou pour offrir des soins de santé élémentaires ...
Comment aurions-nous eu de l’argent pour construire un stade, selon des normes qui appartiennent à la cour des grands ?
Un autre aspect de l’irréalisme de nos projets et de nos rêves, ce sont ces réformes de l’État qui se sont succédées.
Elles ont fait le bonheur du personnel politique qui fait qu’aujourd’hui la Belgique compte le plus grand nombre de fonctionnaires et de responsables au monde pour gérer un centimètre carré de territoire ... et ils s’avèrent qu’ils en sont incapables !
Elles font le désespoir des Belges qui, pour la moindre initiative, se trouvent devant un labyrinthe institutionnel ubuesque.
Rien que ce petit stade bruxellois dépendait de la bonne volonté de la ville de Bruxelles, de la Région bruxelloise, de la région flamande, de l’État fédéral ... et éventuellement des normes de construction.
Elles font le grotesque d’une situation linguistique belge, construite de toutes pièces, et qui ne peut que rendre impossible la moindre ambition, fusse-t-elle footballistique.
Elles font le désespoir d’un peuple qui se voit diriger par des « boulets » qui tant au fédéral qu’au régional sont incapables de gérer les affaires, préoccupés qu’ils sont par leur petite place au soleil, ainsi que celle de leurs amis.
Il faut qu’ils soient morts pour qu’on commence à leur trouver un embryon de qualité : l’actualité nous en livre un exemple !
Pauvre Belgique !

Si « le show must go on » pour le plus grand bonheur des amateurs de ballon rond, il est quand même urgent de prendre la mesure de la situation : quel avenir pour notre pays ?
Le laisserons-nous aux mains de tous ces pantins qui aspirent au pouvoir sans en avoir la moindre envergure.
Ils vont bientôt débarquer à notre porte, sollicitant un nouveau mandat qui se gèrera comme le précédent sur le mode de l’irresponsabilité ... allons-nous le leur confier à la manière de la signature d’un chèque en blanc ?
Laisserons-nous ridiculiser plus loin notre pays au nom d’une situation linguistique aberrante.
Trois langues qui nous séparent et qui sont pourtant un atout ... serions-nous si bêtes que nous ne puissions les apprendre et nous comprendre ?
La plus grande erreur que nous ayons commise ne serait-ce pas d’avoir laissé se construire une frontière linguistique, si rentable pour le monde politique et tellement moins pour la population ?
Allons-nous encore longtemps laisser primer nos complexes et nos étroitesses d’esprit au nom d’une Histoire qui nous a parfois défigurés ?
Cela valait-il la création de quatre régions et parfois d’une communauté qui semble faire double emploi en y ajoutant un gouvernement fédéral ... tout cela au nom d’un appétit politicien qui ne sait plus comment s’empiffrer d’abord ?
Laisserons-nous aux manettes des partis qui, tous bords confondus, nous entraînent vers les bas-fonds d’une non-gestion et d’un « larbinage » européen dont ils ont le secret ... pourvu que cela leur rapporte ?
Et si cet euro 2020 manqué devenait la goutte qui fait déborder le vase !

Personnellement, n’étant pas amateur de foot, ces matchs ne me manqueront pas !
Ce serait pourtant égoïste de ma part de m’en réjouir.
J’ai devant les yeux tous ces commerçants qui perdent là une aubaine, espérant des retombées qui auraient fait du bien, après le massacre économique commis par l’incompétence de la finance et de ses valets.
J’ai en tête ces milliers de supporters qui se voient voler leurs rêves au nom d’une administration et d’une politique qui se moquent du citoyen.
Avec cette crise sociale, qu’ils ont fabriquée, c’était le seul moment de magie qui restait à des millions de Belges, désemparés, aujourd’hui.
J’ai devant les yeux l’image ternie d’un pays qui se veut le siège des institutions européennes et d’une ville qui se veut la capitale de l’Europe... ils sont incapables de gérer une simple fête du sport.
Ce que nos responsables viennent de faire, c’est de traîner dans la boue un symbole, notre drapeau.
Ils ont sali le noir de nos deuils et des crises d’une Histoire dont nous avons pu nous relever avec courage, à chaque fois.
Ils ont sali le jaune de nos fêtes et de notre joie, celui de nos rêves et de nos aspirations, au nom de leurs idéologies et de leurs mesquineries.
Ils ont sali le rouge de notre sang et de la grandeur d’un combat que nous avons mené pour exister !
Ils l’ont fait au nom d’un coq, d’un lion ou de l’iris, symboles de la couleur de leurs portefeuilles et de leurs petites carrières.
Pauvres incompétents sans envergure !

Cet Euro manqué, nous nous en souviendrons, gardant en nous le goût amer d’une fierté bafouée et d’une incompétence dont nous ne voulons plus !
Belgique, tu mérites mieux que cela, ton équipe nationale en est la preuve !
Ne te laisse pas ridiculiser par ces gnomes qui nous dirigent !

Guy De Smet (8 décembre 2017)


-79- PORTES OUVERTES SUR UNE GUERRE

Le Président des États-Unis vient de commettre le pire acte qu’aurait pu commettre un responsable mondial.
Sans que rien ne lui soit demandé, si ce n’est par le lobby juif et sa finance ...
Alors même qu’Israël, l’hypocrite victime, est obligé de se protéger contre d’éventuelles réponses violentes ...
Donald Trump vient de reconnaître Jérusalem comme la capitale de l’État d’Israël, en y installant sa représentation !
Les réactions n’ont pas tardé !
La France trouve la décision « regrettable » !
La Belgique parle « d’amertume » face à la décision américaine !
Les nations unies rejettent « toute décision unilatérale » et rappelle que le statut de Jérusalem ne peut être résolu que par « une négociation directe » : quant aux principaux intéressés ...
Israël y voit « un moment historique » ... Que peut-on attendre d’autre du « Boucher de la Palestine » ?
Le Hamas, organisation palestinienne de résistance à la politique criminelle d’Israël, affirme que Trump « vient d’ouvrir les portes de l’enfer pour les intérêts américains dans la région ».
Il qualifie cette décision comme étant « une agression flagrante à l’égard du peuple palestinien » Il appelle les Arabes à s’en prendre à ces intérêts américains et à se détourner d’Israël.
Un diplomate palestinien y voit « une déclaration de guerre » : « Avec son discours, poursuit ce diplomate, il sort l'Amérique du processus de paix, car les Palestiniens ne lui font plus confiance ».
L’Europe aura-t-elle une position ... à moins que sa lâcheté et sa duplicité habituelles ne soient, une fois de plus, de mise !

Décidément ce fou dangereux de Washington n’en rate aucune !
Les Palestiniens avaient déjà dû subir en 1948, l’abandon de la Grande-Bretagne et des Alliés, en laissant se créer unilatéralement l’État sioniste et juif d’Israël.
Aujourd’hui, après des années d’enfer, de massacre, j’oserais dire de génocide palestinien, les États-Unis en remettent une couche, livrant le rêve palestinien aux oubliettes de l’Histoire.
Que de morts pour rien à cause de la signature d’un imbécile !
Jérusalem était le lieu symbolique à ne pas atteindre ! Trump vient d’y envoyer un missile, détruisant pour longtemps tout effort de paix !
Et tout cela à cause d’un débile mental et d’un illettré ...
Tout cela au nom de l’arrogance d’un peuple américain qui estime avoir droit de vie et de mort sur l’ensemble de la planète ...
Tout cela au nom d’amitiés mafieuses avec un État juif qui détruit tout par son argent, alors que depuis des siècles, la simple idée d’une telle nation aurait dû être éradiquée de la planète, comme on le ferait pour l’invasion de rats !
Tout cela au nom d’une société libérale sans cesse plus avide de finance et d’une industrie de l’armement, en quête de marchés, qui voit d’un mauvais œil une guerre se terminer.

Il est temps de renvoyer les États-Unis à leurs responsabilités face aux crises du monde.
Hiroshima, Nagasaki, le Vietnam, les dégâts collatéraux en Bosnie, l’intervention au Koweït et en Irak, l’Afghanistan au fil des alliances, la Syrie ... autant de noms qui collent à la peau des Américains pour y avoir perpétré des crimes contre l’humanité !
Il est temps de passer à la caisse et de payer pour toutes ces morts innocentes et inutiles.
Crises des subprimes, repli sur soi, crimes contre le réchauffement climatique : il est temps que l’Amérique paie ses dettes !
Je serais parfois tenté de me réjouir si le sort d’une tour pouvait devenir celui d’un pays ... mais il paraît que cela ne se fait pas !

Nous pourrions croire que tout cela nous dépasse ... et pourtant !
Nous aussi, nous avons à signifier notre désir de Justice.
Pour cela, il nous suffit de prendre nos responsabilités !
Manifestons notre hostilité face aux positions des États-Unis et d’Israël, en boycottant leurs produits qui, parfois insidieusement, nous agressent.
BOYCOTTONS les fruits et les produits en provenance d’Israël ou des colonies illégales. Ils sont identifiables à des codes inscrits sur les marchandises.
BOYCOTTONS les produits made in USA qui nous ont envahis en contrepartie de leur intervention en 1945 : hamburgers, chips et autres sodas toxiques.
BOYCOTTONS les destinations vers les États-Unis et vers Israël : par les temps qui courent notre sécurité ne peut plus y être assurée.
BOYCOTTONS ces prises de décisions qui nous empêcheraient de condamner le sionisme, parce que ce serait de l’antisémitisme. Croire cela, c’est commettre une faute intellectuelle grave et c’est se rendre complice d’un massacre.
BOYCOTTONS les commémorations de la Shoah. Les victimes du génocide sont devenues des proies idéologiques pour justifier le massacre des Palestiniens ... n’en soyons pas dupes !

En même temps, poussons nos gouvernants à se positionner clairement face au désastre qui se prépare.
Parler « d’amertume », parler de « regrettable », c’est un peu léger face à l’enfer que vivent des enfants et des adultes, au quotidien, à cause de l’arrogance sioniste.
En politique, le courage n’est pas interdit !
Il est devenu urgent pour les États libres et démocratiques de s’allier contre l’impérialisme américain, qui depuis des décennies empoisonne la vie sur la planète.
Il est urgent de pousser les Américains à reléguer leur sinistre président dans les oubliettes de l’Histoire : sa folie nous est insupportable !
Il est urgent de le museler, à défaut de pouvoir le condamner au silence à jamais !
Il est urgent pour la paix et la sécurité du monde de s’en débarrasser !
En même temps, il devient urgent de se positionner clairement face à l’arrogance d’Israël et face à la Diaspora qui la soutient.
Pour ce faire, une seule solution me semble possible : il faut rompre les relations diplomatiques avec ce pays construit sur la haine et sur la mort.
Il faut interdire le paiement d’un impôt de soutien à Israël demandé aux Juifs de la Diaspora sous peine d’expulsion ... Le payer me semble aussi condamnable que le port du voile face au terrorisme.
Il est important de reconnaître l’existence de la Palestine. Des petits pas ont déjà été faits : il est urgent de passer à la vitesse supérieure.
Nous n’avons pas le droit de sacrifier un peuple à nos petits intérêts et au nom d’un chantage inadmissible émanant du pire peuple terroriste au monde, Israël !

Ce n’est pas le tout de le dire ou de se lamenter, encore faut-il le faire.
Avec les mots d’un célèbre marchand de meubles de chez nous : osons proclamer haut et fort, avec des gestes forts : « Je m’y engage ! »

Guy De Smet (7 décembre 2017)


-78- JOHNNY

2017 gardera un goût amer pour des milliers de fans et encore pour d’autres qui ne t’avaient pas encore écouté.
Johnny, tu es parti vers d’autres rivages, vers d’autres rêves, vers d’autres étincelles d’étoiles.
Johnny, tu es parti au terme d’un combat inégal, entouré par tant d’amour : Laetitia, David, Laura, Jade, Joy ... tes plus beaux cadeaux de Noël.
Il nous a fait un sale coup Saint Nicolas : qu’il vienne avec ou sans croix, sincèrement on s’en moque un peu ... mais qu’il t’entraîne avec lui, comme un voleur, pour une nouvelle virée dont nous ne saurons rien ...
Aujourd’hui, c’est jour de tristesse, mais aussi de consolation : tu ne souffres plus ! Les tiens ne doivent plus se cacher pour éviter d’annoncer une nouvelle que tout le monde redoute.
Désormais, repos ! tu l’as bien mérité !
Chaque soir, en regardant le ciel étoilé, nous chercherons l’étincelle pour allumer le feu dans nos vies, comme tu l’avais allumée dans la tienne.
Chaque soir, nous nous rappellerons de cette voix qui venait du plus profond de ton humanité ... une voix juste et belle, une voix virile et juste qui n’hésitait pas à nous proclamer la grandeur de la vie et de l’amour.

Johnny, tu étais une voix, une musique façonnée par le rock d’une vie qui ne s’écrit pas toujours comme on l’aurait imaginée.
Johnny, tu étais une force de la nature, derrière un petit cœur, débordant de tendresse et de vérité, comme tu as pu le chanter pour ton épouse ou tes enfants, ces trésors de ton quotidien.
Johnny, tu étais un Maître dans l’art du spectacle, entraînant les foules dans la voie lactée de tes rêves les plus fous.
Johnny, tu étais un pèlerin des amours impossibles. Aimer était pour toi un tel idéal, qu’il t’a fallu du temps pour le trouver. Elles sont toutes là, aujourd’hui, pour te rendre hommage ... elles que tu avais quelque peu sacrifiées pour ton public, cet autre amour de ta vie, sans lequel tu te sentais démuni.
Johnny, tu étais l’idole des jeunes ... de toutes les générations, au point que tes fans voulaient te ressembler, t’immortaliser, t’emporter et t’installer au plus profond de leurs besoins d’aimer.
Johnny, tu étais un époux, un papa ... la tendresse à fleur de peau derrière un aspect séducteur ou bourru ... c’était ta manière d’être. Comme ils sont tristes aujourd’hui, mais tellement fiers de t’avoir rencontré !
Johnny, beaucoup te diront, aujourd’hui que tu étais leur plus beau Noël ... celui que tu as chanté, celui qui au fond de leur cœur scintille comme une lumière qui ne s’éteindra jamais.
Johnny, tu étais Johnny, le copain de toujours, celui qu’on salue. Il n’y en aura jamais d’autres comme toi !

Je n’étais pas fan de ta musique.
Ta mort a été pour moi l’occasion de vibrer au son des textes qui accompagnaient ta musique.
Tu y rends hommage à la langue française qui, avec la force de ta voix transpire la densité d’une humanité en quête du meilleur.
La recherche d’un amour reste le moteur de ta vie pour devenir petit à petit la réalisation d’un bonheur inespéré.
Tu étais un « professionnel » dans la moindre fibre de ta peau : tes concerts, tes spectacles, ton déhanché ... tout ton être te faisait vivre ta musique. Seuls les grands sont capables d’un tel exploit !
Il te fallait aussi un son pour allumer non seulement le feu, mais encore le cœur de ceux qui t’écoutaient et qui t’admiraient. Il était ta signature, ta marque de fabrique qui durant des décennies a fait le bonheur de la chanson française.
L’Amérique était ton modèle, la France était ton poumon et l’amour ton moteur.
Quelle chance nous avons eu d’être de ta génération !

Aujourd’hui, la partition de ton existence s’achève.
La dernière note a été scellée ...
Quand tu les verras tous, là-bas, celles et ceux qui sont partis avant toi, redis-leur merci pour nous.
N’oublie pas que nous avons besoin de vous tous, nos étoiles, nos soleils, nos merveilles.
Johnny, tu resteras notre part de rêve que rien, pas même la mort ne pourra nous enlever !
Merci Johnny, nous nous reverrons un jour !

Guy De Smet (6 décembre 2017)


-77- WANTED

Il fut un temps, où aux États-Unis, ce genre de panneau « Wanted » fleurissait aux endroits stratégiques.
Il signalait un dangereux criminel dont il fallait se protéger et dont la tête était mise à prix.
Il serait temps que ce pays reprenne ses bonnes vieilles habitudes, à l’égard de tout ce qui est toxique dans leur société.
Je ne vise pas d’abord, le hamburger ou le coca-cola qui sont de véritables aberrations culinaires.
Je ne vise pas les dégâts qu’il occasionne à la planète par leur mode de vie : ils auront des comptes à rendre un jour.
Je ne vise pas le fait que c’est l’un des pays les plus stupides au monde : pas de culture, pas de racine, un système économique qui pourrit la planète entière, un système de pseudo-pensée binaire et j’en passe !
Je vise simplement son président : Donald Trump l
Les Américains nous avaient habitués à se laisser diriger par des débiles mentaux : Bush père et fils, Reagan, Nixon ...
Mais là, un Trump, il n’avait pas encore « osé » !
Et cependant, cet homme est un « danger public » !
Qu’il crée des murs aussi ridicules soient-ils à la frontière de son pays ... c’est son problème ...
Qu’il détricote la sécurité sociale favorable aux plus faibles de chez lui ... c’est son affaire et qu’il se débrouille avec ses citoyens et ses électeurs ...
Qu’il fasse des réseaux sociaux une caisse de résonnance de sa pauvreté intellectuelle et de son idiotie ... cela ne nous regarde pas ...
Par contre, qu’il mette en péril la sécurité du monde ... là, il est urgent de l’arrêter et de casser son élan !

À plusieurs reprises, il s’en est pris à la Corée du Nord, menaçant ses habitants de mort et de destruction.
Il a payé de sa personne dans un lamentable spectacle, digne d’une cour de récréation de maternelle, se livrant à l’injure, aux coups de gueules inconsidérés à mille lieues du langage diplomatique. Il devrait pouvoir savoir comment s’adresser à un fou : la folie ne leur est-elle pas commune ?
Il a montré ses muscles en menaçant la région avec la force de son aviation.
Il parle aujourd’hui d’une « guerre préventive » ... nouveau concept après celui, tout aussi loufoque, de « guerre propre ».
Il ne supporte pas chez les autres un type d’armement que lui déploie à l’aise contre tout ce qui met en danger les intérêts primaires des États-Unis et leur influence.
Jusqu’où risque-t-il ainsi d’entraîner le monde libre au nom de sa propre imbécilité et celle d’un autre fou coréen qui se verrait bien en possession d’un nouveau jouet ?
Ils ne comprendront donc jamais rien, ces Américains, à part le rock et le twist, chantait déjà Dalida !

Aujourd’hui, accompagné par le lobby juif qui dirige les États-Unis, il décide de déménager l’ambassade de son pays en Israël.
Il envisage de « siéger » désormais à Jérusalem et non plus à Tel-Aviv, balayant d’un revers de la main tous les traités existants.
En agissant ainsi, il met tout simplement en péril le moindre accord de paix entre la Palestine et Israël.
S’il est une pierre d’achoppement à cet accord, c’est bien le statut de Jérusalem, une ville particulière, carrefour des religions et des civilisations, entre autres, haut-lieu de l’Islam avec son esplanade des mosquées.
Juifs et Palestiniens réclament cette ville. Elle est le symbole d’une installation qui s’est mal faite, sans le respect de personne.
Elle est le point sensible qui peut devenir, à tout instant, l’étincelle qui met le feu à la poudrière du Moyen-Orient.
L’initiative américaine s’ajoute à la colonisation sauvage des territoires occupés injustement par l’État hébreu.
Elle met encore plus en évidence ce mur de la honte qui sépare les deux communautés, faisant fi du moindre sentiment d’humanité.
Elle accentue la portée des arrestations arbitraires d’adultes et d’enfants dont le seul tort est de se défendre et de vouloir exister.
Elle pose une signature sordide au bas de la carte d’un pays qui – selon les Nations unies - devraient devenir le berceau de deux états indépendants et libres.
Rendre la création d’un vrai État palestinien impossible est un rêve dont la réalisation comblerait l’État juif.
De là à se demander qui se cache derrière la décision de Trump, il n’y a qu’un pas que je franchis volontiers !
Trump est désormais l’allié privilégié du pire État terroriste au monde : Israël !

Aujourd’hui, Trump est devenu un danger public !
Il est urgent de s’en débarrasser ...
Il est urgent de le mettre au ban des nations, comme on a pu le faire pour d’autres leaders encombrants.
Il est urgent de mettre en place des chefs d’État dont le seul souci soit de construire la paix dans la Justice.
Pour cela, nous n’avons pas besoin de cow-boys débridés ou de fous dont a oublié de se protéger.
Il est urgent de le mette hors d’état de nuire ... peu importe les moyens !
Il est urgent que les États-Unis comprennent qu’ils ne sont pas les maîtres du monde. Ils appartiennent à une communauté des nations ... cela se respecte !

L’Amérique nous a déjà assaillis avec une crise économique et sociale difficile.
L’Amérique, ce gendarme du monde, nous a déjà entraînés dans des conflits dont nous nous serions bien passés.
L’Amérique de la surconsommation a déjà contaminé nos modes de vie.
Jusqu’à quand laisserons-nous leur stupidité diriger le monde ?

Guy De Smet (6 décembre 2017)


-76- UNE LANGUE ORPHELINE

Un immortel vient de déposer l’épée !
Jean d’Ormesson nous a quittés, gardant dans la bouche, à jamais, la beauté et la richesse de la langue française qu’il avait épousée.
Originaire d’une famille de « noblesse de robe », il portera, en toute modestie, le titre de Comte d’Ormesson, n’en tirant ni honneurs, ni arrogance.
Écrivain, il prêtera sa plume au journalisme, se réservant des moments de réel bonheur dans la création d’œuvres littéraires qui seront comme autant de joyaux de la littérature du XXème siècle.
Académicien, il mettra son élégance naturelle au service d’une langue qui était sa passion.
Il restera de lui son combat pour introduire Marguerite Yourcenar au sein de la vénérable institution. Elle sera la première femme à y être admise.
On entendra encore longtemps résonner sous la coupole sa voix vantant les mérites de Simone Veil, cette combattante de la Justice, lors de son accession au rang d’Immortelle.
Homme du monde, Jean d’Ormesson sera courtisé par les grands et le pouvoir : de Mitterrand à Sarkozy, il sera là comme le conseiller des puissants et le rebelle qu’on ne peut manipuler.

Ce qui restera de lui, c’est son amour de la langue française.
Il nous faisait régulièrement l’honneur de quelques confidences par le truchement de ses livres ou d’un écran de télévision.
Il savait jongler avec les mots, livrant la magie d’une langue, dont le secret est de réchauffer le cœur de l’homme.
Il a su ainsi dans ses derniers livres « Je dirai malgré tout que cette vie fut belle » ou « Et moi, je vis toujours », nous livrer un message d’espérance qui dépasse la mort et la morosité qui plombent si souvent le quotidien.
Dans sa bouche, la langue française était une symphonie qui laissait exploser des saveurs à nulle autre pareilles.
Elle était son instrument pour fustiger nos travers comme pour s’émerveiller du génie humain.
Avec lui, elle prenait les couleurs d’un paysage égayé par la chaleur d’une voix raffinée et discrète.
Dans sa bouche, elle s’offrait les contours d’une vieille fiancée que l’on aime contempler, au point de s’en laisser éblouir.
En quelques mots, il savait esquisser un écueil de la société ou encore la bravoure d’un homme, fusse-t-il le Général De Gaule.
Quel bonheur que de tels hommes soient chargés de veiller au développement d’une langue, loin des errements d’anglicismes sirupeux ou d’accoutrements d’argot ou d’autres abréviations informatiques agressives ou écritures inclusives issues d’un féminisme grotesque !

Lors de l’annonce de son décès, j’ai été impressionné de relire ces quelques mots qui annonçait son départ, avec une simplicité déconcertante.
« Je passe quelquefois pour un écrivain catholique. J'appartiens à l'Église catholique, apostolique et romaine et j'espère mourir dans cette Église mais, vous savez, je suis ravagé par le doute. Ravagé. Je ne peux pas vous dire que ma foi est très forte. Ce qui est très fort, c'est l'espérance » avait-il reconnu. « Vous avez parlé de ces différents honneurs que j'ai cueillis, je n'y attache que très peu d'importance » lançait-il ajoutant : « Ce qui compte finalement, c'est l'amour. Vous savez quand je mourrai, je ne penserai pas beaucoup à l'Académie, ni au Figaro. Je penserai aux gens qui m'ont aimé et aux gens que j'ai aimés ».
Il ne s’agissait pas d’un événement, selon lui, mais d’une continuité que rien ne pouvait bouleverser.
Une fois encore, il le fit dans une langue, qu’il façonnait tel un potier pour un vase.
Le moindre mot avait sa place, livrant un message clair et porteur de tellement d’espérance.

Non seulement, il maniait une langue dont il connaissait tous les secrets, mais, ce qui ne gâche rien, il était habité par une pensée qui donne à réfléchir.
Lire Jean d’Ormesson, c’est découvrir toutes les facettes du monde : sa morosité, ses inquiétudes, ses crises ... mais en même temps toutes ses autres raisons de croire en la vie et de croire en l’homme.
Deux choses comptaient à ses yeux, au point de s’inscrire en filigrane dans toute une œuvre et dans toute une existence : espérer et aimer !
Dans ses chroniques, il aura accompagné les grandes crises du siècle. Il le fera à la manière d’un orfèvre, distillant dans une langue claire et encourageante, des initiatives pour plus de paix et pour plus de justice. Il savait nous convaincre que cela nous était accessible !
Il est précieux que de tels hommes aient pu être les conseillers des rois et des princes qui font ce monde !

Une voix ne résonnera plus sous la Coupole de l’Académie Française, laissant s’envoler des notes d’éternité.
Jean d’Ormesson restera à jamais le chantre d’une langue féérique qui ne peut qu’entraîner nos rêves d’un monde meilleur.
Merci Monsieur d’Ormesson : vous étiez notre Maître !

Guy De Smet (6 décembre 2017)


-75- SALUT L’ARTISTE !

Que de fois, il aura allumé le feu ...
Celui de la jeunesse, dont il fut l’idole durant des générations ... au point de pouvoir s’interroger : « qu’est-ce qu’elle a ma gueule ? »
Celui de l’optimisme, qui à travers quelques notes et quelques mots arrivait à faire croire en la grandeur de la vie ...
Celui du dynamisme qui, dans des concerts énormes et flamboyants, mettaient debout des salles et des stades entiers ...
Johnny Halliday s’en est allé, déposant sa guitare après un dernier combat dans lequel l’adversaire a eu le dernier mot.

Sa musique, on l’aimait ou on ne l’aimait pas... Une chose est sûre, il ne laissait personne indifférent !
Depuis les années soixante, à l’allure de jeune homme séduisant, jusqu’à ces dernières années, au visage buriné par la vie, il n’aura cessé d’accompagner des générations d’admirateurs. Il les aura entraînés vers les rives d’un monde de rêves et d’audaces.
Pour eux, il était un monument, mais aussi un proche avec qui il faisait bon vivre, au rythme de ses nuits un peu folles.
Pour eux, il était le copain qui allait donner une pêche à leur quotidien, en leur fournissant des raisons d’exister.
Pour eux, il était un proche, un familier avec qui il était bon de partager le quotidien.
Pour eux, il était une force, un bonheur et un moment d’éternité.

Johnny, c’était un passionné de la vie qu’il buvait à grandes gorgées ; de l’amour qui s’écrivait trop souvent sur le mode de l’impossible ; de l’humanité en laquelle il croyait avec toutes les fibres de son corps.
Johnny, c’était l’homme des amours compliqués. Son histoire s’écrira à coups de rebondissements ... mais, à chaque fois, ce sera un instant de vérité.
Sa vie sentimentale n’a pas été favorisée par la presse qui ne voyait en lui qu’une affaire qui se vend bien, peu importe les conséquences.
Comme beaucoup d’artistes de sa génération, il n’avait pas su mettre une cloison entra son intimité et sa carrière professionnelle.
Séparations médiatiques, mariages brillants, enfants merveilleux et talentueux : au bout de sa vie, il a pu dire : « j’ai essayé d’aimer » ! Tout le monde ne peut pas en dire autant !
Ils étaient beaux les mots de Laetitia pour nous annoncer le mort de celui qu’elle aime et qu’elle aura accompagné jusqu’au bout : « Johnny Hallyday est parti. Jean-Philippe Smet est décédé dans la nuit du 5 décembre 2017.
J’écris ces mots sans y croire. Et pourtant, c’est bien cela. Mon homme n’est plus.
Il nous quitte cette nuit comme il aura vécu tout au long de sa vie, avec courage et dignité. Jusqu'au dernier instant, il a tenu tête à cette maladie qui le rongeait depuis des mois, nous donnant à tous des leçons de vie extraordinaires. Le cœur battant si fort dans un corps de rocker qui aura vécu toute une vie sans concession pour la scène, pour son public, pour ceux qui l’adulent et ceux qui l'aiment ».

Johnny, c’était l’homme pour qui l’amitié était sacrée. Eddy Mitchell ou Michel Drucker ou d’autres encore pourraient en témoigner.
Il était ce copain qu’il faisait bon de rencontrer, avec qui on allait pouvoir refaire le monde.
Que de moments fous et débridés qui ont été, pour cette bande de copains, des havres de complicité et de créations de liens que rien ne pourra dissoudre.
Cette amitié, il l’offrait aussi à ses fans. Ils étaient, certes, la preuve de son succès, mais ils étaient surtout des amis qui avaient tout misé sur lui et qui doivent se sentir bien désemparés, aujourd’hui.

Johnny, c’était l’homme de la générosité. Je ne retiendrai de lui que ce geste posé lors des tempêtes tropicales qui ont ravagé les Caraïbes. Face à la détresse de la population, il a mis sa villa à la disposition des rescapés ... ça c’était Johnny !
Je retiendrai aussi l’accueil de sa dernière petite fille, Jade, avec qui il a voulu partager tout ce qu’il était. Sa gloire aurait pu lui suffire : il lui a donné un visage, celui d’une belle jeune fille qui faisait sa fierté.

Johnny, c’était l’homme des limites.
Celles des nuits déchaînées et des révoltes tonitruantes ...
Celles des douceurs de quelques notes, jusqu’au son dur d’un rock endiablé ...
Celles des audaces et des shows délirants dont il avait le secret ...
Celles des réalités compliquées et des rêves chauds ...

Aujourd’hui, dans le ciel de nos nuits, une nouvelle étoile scintille.
Elle rejoint celle de Piaf, de Trenet, de Dalida, d’Elvis et des autres.
Elle s’en vient chanter pour l’éternité que la paix est la seule grandeur de l’homme.
Merci Johnny et bon vent !

Guy De Smet (6 décembre 2017)


-74- HUMAIN, DÉGAGE ! 

À Etterbeek, le bourgmestre MR de la commune vient de faire démonter un banc public, près de l’avenue de la Chasse !
Suite à un rapport de police, ce banc situé devant une boucherie et face à une agence bancaire était squatté, depuis plusieurs mois par des SDF !
Quelques jours avant, un syndic interdisait aux habitants d’un immeuble de nourrir des SDF qui passaient la nuit dans l’entrée de l’immeuble !
À cela s’ajoute ces images terribles que nous encaissons – chaudement installés devant notre téléviseur – de migrants qui n’ont qu’une simple couverture pour se protéger du froid glacial des rues de Paris ... simplement parce qu’il n’y a pas de place pour eux !
Chaque jour, les réseaux sociaux – bien plus que la presse – nous alertent sur le sort de personnes obligées de loger dans une voiture ou sous une tente ... parce qu’elles n’ont pas d’autres moyens !
Le Président Macron, avec une impudeur qui lui est propre, vient de lancer la nouvelle campagne des restos du cœur.
Elle est loin l’idée de Coluche qui voulait que ce projet ne dure qu’une campagne, parce que désormais, suite à son action, les consciences auraient compris que chacun devait pouvoir manger à sa faim.
Et tout cela au XXIème siècle !

D’année en année, c’est le même spectacle !
L’hiver s’installe aux dates prévues !
Des hommes et des femmes, des jeunes et des moins jeunes n’ont que la rue pour survivre !
Et nos responsables sont hors-service !
Ils ont prévu des places, mais le minimum, alors que des rapports alarmants alertent, sans discontinuer, sur l’augmentation de la misère.
Ils interdisent la mendicité qui fait tache dans le paysage, oubliant que ces êtres doivent manger, boire, se chauffer, se soigner ...
Ils ne semblent pas se rendre compte que ces hommes et ces femmes avant d’être des problèmes de salubrité publique sont des êtres humains.
Pauvre société !

Je voudrais rendre hommage à ces associations, à ces bénévoles, à ces maraudeurs du cœur qui, de soirée en soirée, s’en vont à la rencontre de celles et de ceux qui n’ont que des bouts de carton pour réchauffer leur désespoir.
Dans la foulée de l’appel de l’Abbé Pierre – un catho, n’en déplaise à certains ! – ils sont sur la brèche pour être le seul sourire d’une soirée, la seule main tendue d’une semaine, le seul cœur débordant d’empathie de l’année.
Je voudrais rendre hommage à l’initiative du Prince Laurent qui a permis l’ouverture d’abris de nuit où les SDF peuvent se loger avec leurs animaux, leurs seules peluches d’affection de l’année.
Nos responsables sont tatillons sur sa dotation, à tort ou à raison, ... ils le sont moins sur la leur, à eux qui ne font rien !
Je voudrais rendre hommage à ces milliers de bonnes volontés qui dans les banques alimentaires, dans les sociétés de Saint Vincent de Paul ou autres restos du cœur ou petits riens sont à la disposition de la fragilité de ces hommes et de ces femmes qui n’ont que la rue comme horizon.

Le monde politique devrait avoir honte que tous ces bénévoles soient obligés de pallier aux manques structurels d’une société.
Il devrait avoir honte que dans cette société dont ils permettent la mise en place, il y ait tant d’exclus et tant de zombies qui n’intéressent personne.
Il devrait avoir honte de leurs lois anti-mendicité, qui à Namur et ailleurs fleurissent, ne cherchant même pas à comprendre comment ces hommes qu’ils combattent ont pu en arriver là.
Il est vrai qu’on ne peut pas se donner les moyens d’installer une tortue sur la citadelle et regarder dans les yeux le mendiant qui n’en peut plus de ne pas exister !
Nos responsables qui briguent le pouvoir avec tellement de fougue sont-ils seulement capables de honte ? Ont-ils seulement une conscience ?

Ils nous amusent avec des mitres de Saint Nicolas ou des marchés qui ne soient plus de Noël, faisant du grotesque une pensée politique.
Ils inventent des taxes de solidarité, oubliant de mettre en place des structures adéquates.
Ils se comportent comme les valets d’une finance qui ne sait même plus que l’être humain existe.
Ils envisagent déjà les prochaines législatures, comme s’il allait de soi qu’ils fassent toujours partie du paysage politique ... il est vrai qu’ils sont les champions du contournement de la démocratie !
La pauvreté, ils l’enferment dans des quotas ou dans des nombres de lits, interdisant toute solidarité qu’ils ne contrôleraient pas ! Des citoyens ont été appréhendés parce qu’ils venaient en aide à des migrants ou à des SDF, contredisant leurs plans ! Cherchons où est l’erreur !
Ah ! Si demain, ce pouvait être leur tour de partager le sort de migrants ou des SDF !
Mais, sont-ils seulement capables de comprendre ?  Voyez Monsieur Kubla incarcéré suite à ses agissements pour le moins suspects : il ne supportait pas la prison, il a fallu le sortir de là ! Le citoyen lambda aurait-il eu droit au même destin ?

Notre monde tourne à l’envers !
Il édicte des projets économiques.
Il ne rêve que d’une société où tout brille et dont toutes les taches sont exclues.
Il nous parle de « sortie de crise », alors que tant de pauvres ont été abandonnés au bord du chemin.
Ses lunettes sont celles des courbes de la bourse et des désirs des marchés financiers.
Il refuse une crèche de Noël, tout comme il refuse un peu de chaleur et d’humanité à ceux qui ne réussissent pas dans la vie et qui ne sont rien.
Souvenez-vous : les « habitants de la crèche », il n’y avait pas de place à l’hôtellerie ... mais il y avait un abri !
Au XXIème siècle, il n’y a même plus de crèche ou d’abri !

Sur ce banc d’Etterbeek, le SDF faisait tache : il doit disparaître !
Il occupait un banc public auprès d’une avenue chic et devant une banque .... Alors qu’il ne fait plus partie du public que la société riche accepte.
Pourtant, suite aux dégâts sociaux de cette crise qui ne cesse d’écraser les abandonnés du succès, je suis convaincu que ce n’est pas le banc qui devrait disparaître de la sphère publique, mais bien l’avenue de nos égoïsmes et de notre chacun-pour-soi ou encore ces banques, sources de tous nos problèmes.
Nous nous trompons de cibles : ce ne sont pas les pauvres qu’ils faut tuer. 
Il faut se débarrasser, par tous les moyens, de ceux qui profitent de leur misère et de ceux qui la créent !

« Où va notre terre, si l’amour est tué, si nous marchons séparés où va notre terre en larmes ? »

Guy De Smet (4 décembre 2017


-73- CHRÉTIENS, ILS TE POINTENT DU DOIGT ! 

Depuis Jésus, c’est bien l’horizon d’une croix qui est devenu celui des croyants.
Depuis Jésus, la persécution n’a cessé de sceller le parcours des Chrétiens.
À chaque fois, ce qui était remis en cause, c’était l’existence d’un Dieu qui aurait été un jugement du mode de vie des nations.
Imaginez ! Dieu aurait pu supplanter la liberté sacro-sainte de l’homme, ainsi que le pouvoir que cela lui conférait.

Notre société moderne, à son tour, de « s’armer » contre Les Chrétiens.
Elle le fait au nom des meilleures intentions : séparation de l’Église et de l’État, laïcité, respect des autres cultures et des autres religions ...
Son meilleur prétexte, ces dernières années, c’est celui d’un besoin de tolérance à l’égard du monde musulman.
Ce faisant, nos responsables utilisent « la pensée unique » pour cajoler et instrumentaliser une communauté étrangère qui, par ailleurs, est le dernier de ses soucis.
Ils le font sans savoir de quoi ils parlent !
Ce qui les guide, c’est de juguler la peur et l’enjeu qu’est devenue la communauté musulmane, suite aux différents attentats qui ont ensanglanté l’Occident.
Mais la peur est-elle bonne conseillère ?
La gestion des migrants nous a toutefois démontré combien l’Islam ne les intéresse pas. Nos responsables leur ouvrent les portes avec une méfiance sournoise et assassine, n’hésitant pas à les traiter comme du rebut contre lequel ils envoient leurs chiens.
L’Islam, ils ne connaissent pas. Leurs rites et leurs écrits sont le moindre de leur souci, pourvu qu’ils ne viennent pas encombrer notre vivre ensemble et en faire des sources de conflits.
Je me réjouis de savoir que la Mairie de Paris invite ses concitoyens à la fête de la fin du Ramadan ... est-ce pour cela qu’il faut s’en prendre aux signes chrétiens ?
L’Islam mérite mieux que cela et nous ne pouvons que rendre hommage à toutes ces initiatives et à tous ces dialogues qui permettent de mieux se comprendre et de mieux se rencontrer, dans le respect.

Les armes brandies contre les symboles Chrétiens sont d’une autre dimension.
Aujourd’hui, le drapeau européen dérangerait parce qu’il serait porteur de signes d’origine Chrétienne : le bleu marial et les douze étoiles de l’Apocalypse, symbole de perfection. Il faudrait le remplacer !
Aujourd’hui, les références chrétiennes à la dénomination des vacances dérangeraient : les saisons n’ont qu’à remplacer les fêtes chrétiennes qui, jusqu’ici, étaient un fait culturel admis par tous.
Aujourd’hui les cours de religion doivent être remplacés par des cours philosophiques que nos responsables maîtriseraient, après être passés par la case « cours de rien ».
Aujourd’hui, les croix devraient disparaître des lieux publics, des éléments constitutifs de nos personnages folkloriques, comme Saint Nicolas.
Elles devraient aussi quitter les locaux de la Croix-Rouge, à qui je suggérerais bien de changer de nom, au nom de la tolérance.
Les croix ne sont déjà plus de mise dans nos bâtiments publics ou autour du cou des fonctionnaires, à qui tout signe religieux a été interdit.
Dans la même ligne, il n’est pas toujours bon pour un fonctionnaire de déclarer sa pratique religieuse sous peine d’exclusion de la simple idée de promotion ...
Aujourd’hui, il faut enlever toute référence chrétienne à des fêtes qui se sont implantées dans la société : plus question de « Marché de Noël », mais bien de « Plaisirs d’hiver ».
Plus question de « Papa Noël », mais bien de « Papa Hiver ».
Plus question de « Buche de Noël », mais bien de « Buche des fêtes ».
Plus question de placer une crèche de Noël, devenue une incongruité culturelle.
Et nous pourrions continuer cette liste d’intolérances revendiquées par la pensée unique, dont une certaine gauche et une certaine laïcité d’un autre âge sont les représentants ridicules.
Cette forme de pensée commet pourtant une faute intellectuelle grave !
Comment l’être humain peut-il faire fi de ses racines ?
Comment un monde peut-il oublier ses origines ?
Comment un responsable politique peut-il dire, sans choquer l’Histoire, que l’Islam fait partie de notre culture – sans rien enlever à cette richesse venue d’ailleurs ?
Charles Martel se serait-il trompé à ce point ?
À moins que l’enjeu ne soit ailleurs !

L’occident veut se libérer des religions.
Il veut magnifier sa construction d’un monde dédié à un nouveau dieu : l’argent.
Il veut détruire ces vieilles croyances qui empêchent la liberté de l’homme de s’inscrire dans les ordres de la dictature de la finance.
Il veut un monde sans ces vieux dieux qui parlent aux hommes d’autres valeurs que celles qui sont cotées en bourse.
Il veut un monde qu’il domine, sans aucune interférence d’aucune philosophie ou d’aucun mode de vie qui lui soit un affront et un obstacle.
D’ailleurs, pendant que nous nous étripons sur ces références chrétiennes, les tenants de la finance, ces larbins du dieu « Argent » qui dirigent l’Occident, continuent à nous ponctionner !
Les religions et ce qu’elles représentent sont à abattre !
Aujourd’hui, le Christianisme ... demain l’Islam et pourquoi pas la Laïcité !

Je ne suis pas « Madame Soleil », mais je crois que demain, ce ne seront plus les signes religieux, devenus, les symboles d’une culture qui dérangeront.
Demain, ce seront les adeptes de ces religions qui seront à combattre.
Pourquoi des religions et des philosophies reconnues et soutenues au nom de la neutralité d’un pays ? Le Grand-Duché de Luxembourg vient de franchir le pas !
Pourquoi des lieux dédicacés à la pratique de la religion ?
Pourquoi des hommes et des femmes qu’il faudrait tolérer au nom de leur appartenance à une religion ?
De l’idée à la persécution, il n’y a qu’un pas, auquel il faut se préparer !
Chrétien, sans devenir intolérant, sois fier de ce que tu es et de Celui en qui tu crois ! N’oublie jamais, « qu’il t’a libéré, car il t’aime » !
Chrétien, sans devenir intégriste, ose ta Foi au grand jour, fais-en un engagement de vie ... peu importe ce qu’il t’en coûte !
Chrétien, sans devenir revanchard, occupe ton église et fais-en un lieu de vie, quoiqu’ils en pensent !
Dans l’ancienne Union soviétique, ce sont les grands-mères qui ont sauvé les églises en les occupant ! Elles sont ouvertes et vivantes, aujourd’hui !
Chrétien, vis ton ouverture et ton service des plus démunis de notre société. Sois, une oreille, un cœur, une main tendue. Rien ne pourra détruire ton engagement vrai et humain au nom de ta Foi !
Chrétien, accompagne les peurs et les angoisses de tes prêtres, de tes évêques ... ils sont si silencieux par rapport à l’attaque contre nos symboles chrétiens et contre l’anticléricalisme d’un autre siècle qui s’installe !
Chrétien, sois un chantre de la vie, peu importe les orages et les tempêtes !

Guy De Smet (30 novembre 2017)


-72- ATTENTION ... TOXIQUE !

Depuis des mois, nos responsables politiques s’évertuent à nous vanter les mérites du désherbage manuel.
Il ne faut plus, selon eux, utiliser des produits à base de glyphosate, même si l’Europe vient de décider le contraire pour les cinq prochaines années.
Une des conclusions que j’en tire, c’est que les décisions européennes sont intéressantes, quand ça arrange nos seigneurs ... tout comme notre santé.
N’empêche, le glyphosate serait nuisible à notre santé ... et même si les scientifiques se tâtent sur ce sujet, il vaut mieux s’abstenir, sans aucune alternative !

Mais que de choses, d’institutions et de personnes toxiques.
Il serait grand temps de se protéger contre eux !

La première de ces institutions que je qualifierais de « toxique », c’est l’Europe !
Elle est capable de créer l’unanimité parmi les stars du monde politique quand il s’agit de finance ou de spolier un pays, comme elle l’a fait avec brio concernant l’avenir des citoyens grecs.
Elle est capable de créer l’unanimité quand il s’agit de mettre en cause la souveraineté des nations. Elle se verrait bien, telle la grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf, comme la superstructure qui remplacerait toutes les commandes démocratiques dont les pays se sont dotés.
Elle agirait même bien ainsi, sans se soucier de l’avis des populations, qui n’a aucun intérêt dans ses décisions.
Elle est capable de se comporter comme le valet idéal de la finance, créant les créneaux possibles pour une meilleure exploitation des travailleurs ... pourvu que le grand capital encaisse des dividendes juteux.
D’un côté, ceux qui réussissent et de l’autre ceux qui ne sont rien !
Concernant le glyphosate, concernant l’alternative au nucléaire, concernant des accords internationaux comme le CETA, l’Europe éprouve des états d’âme.
Elle se tâte, elle tergiverse, elle scrute les astres ... bref, tout dépendra de ce que les lobbies lui indiqueront comme voie intéressante.
Une telle Europe est un véritable désastre social.
La soutenir, c’est tuer l’homme, c’est tuer tout ce qui a une valeur pour lui, c’est tuer son mode de vie.
Il y aura bientôt des élections européennes : continuerons-nous à leur fournir les armes pour nous abattre ?

Une autre institution contre laquelle nous devons nous protéger c’est le gouvernement fédéral qui fait notre malheur depuis tant d’années déjà.
Nous connaissons sa réputation de « gouvernement des riches ».
Nous connaissons son combat contre la sécurité sociale des Belges.
Nous connaissons sa collusion indéniable avec le monde de la finance et de l’entreprise et ses retombées néfastes.
Nous connaissons sa destruction de ces catégories de citoyens qui, comme les chômeurs, les retraités ou les malades, sont considérées comme des taches dans le paysage libéral. Seul y compte ce qui brille !
Et là, selon une note de la Cour des Comptes, il vient de dépasser un sommet.
Depuis quelques temps, il ne cesse d’encourager l’épargne-pension, suppléant ainsi à des montants de retraite qui ne seront plus significatifs.
Sans que nous le remarquions et n’en découvrions les ficelles, il vient de décider d’augmenter les plafonds fiscaux dont bénéficient ces épargnes-pensions.
Aujourd’hui fixé à 940 €, il passera demain à 1200 €.
Belle opportunité en pensera plus d’un !
Et pourtant, en y regardant de plus près, foncer dans cette brèche ouverte sera une grossière erreur !
Quand le travailleur se limitait à 940 €, la déduction sur la prime était de 30%.
Quand il augmentera sa mise pour passer à 1200 €, la déduction qui lui sera accordée ne sera plus que de 25%.
D’après la note de la Cour des Comptes, le gouvernement compte sur le fait que 15% des Belges n’agiront pas en fonction de leurs intérêts, mais en fonction de celui de l’État.
Ceux-ci placeraient de l’argent sous le seuil du plafond de 1200 €, ceci réduirait la déduction fiscale à laquelle ils ont droit !
Il faut donc éviter de mettre son épargne-pension entre la barre des 940 € et celle des 1200 €.
En quoi cette mesure, d’application au 1 janvier 2018 est-elle toxique ?
Elle l’est dans l’audace de ce gouvernement d’oser mettre en place des mesures qui ne protègent plus les citoyens.
Non seulement, il ne les protège plus, mais il compte sur leur bêtise ou sur la mauvaise information que les épargnants auront reçu pour remplir les caisses de l’État ! Un vol de plus !
Il devient urgent de se protéger contre ce gouvernement.
Il devient urgent de cesser d’être un troupeau de moutons bêlants qui se laissent tondre sans comprendre et sans réagir.
Les élections approchent ... saurons-nous nous en souvenir ?

Glyphosate ... une certaine manière de faire de la politique ...
Jusqu’à quand accepterons-nous de nous laisser empoisonner la vie par quelques véreux qui ne cherchent que leur intérêt ?
Jusqu’à quand accepterons-nous que la vie de l’Homme ait si peu de valeur dans la mondialisation ?
Jusqu’à quand accepterons-nous de nous laisser plumer au profit de la finance qui n’en aura jamais assez ?
Citoyen ... réveille-toi et sois vigilant : ils vont te broyer !

Guy De Smet (30 novembre 2017)


 -71- LETTRE À SAINT NICOLAS     

Saint Nicolas … encore une année qui se termine !
Parfois, nous avons été sages, au point de rêver de tes cadeaux, de tes surprises et de tes bonbons …
Parfois nous avons été moins sages … et nous te promettons de faire mieux à l’avenir.
Nous avons lu tous tes catalogues.
Nous avons épluché toutes tes propositions … que du bonheur en perspective, même si, parfois, ce sera surtout l’emballage qui sera notre plus beau présent.
C’est avec tout cela que tu comptes nous visiter et nous entraîner vers des cieux lointains, les prochains soirs.
Nous allons toujours préparer une carotte pour ton âne.
Nous voudrions aussi préparer un peu de réconfort pour ton fidèle adjoint, le Père Fouettard.
Depuis l’an dernier, ceux qui pensent pour nous ne cessent de le malmener : il est noir et il serait raciste de notre part de lui confier la mission de punir et de faire peur. Ils préfèreraient le mettre, lui aussi, au chômage !
Ils sont tellement bêtes, ceux qui nous dirigent, qu’ils n’ont même pas compris que ce n’est pas de sa faute si nos cheminées sont sales et qu’il en ressort tout noir !
Mais qu’à cela ne tienne !
Emmène ton complice. Nous savons qu’il n’est pas méchant. Depuis des siècles, il nous fait rire et il nous fait du bien.
Qu’il reste bien comme il est : il fait partie de nos rêves.
Ceux à qui il ne plait pas, ils n’ont qu’à lui fermer leurs cheminées … chez nous il sera toujours le bienvenu !
Cette année, c’est à toi qu’ils s’en prennent.
Tu étais évêque de Myre et ils t’ont habillé d’un habit de prélat : une grande cape, une mitre et encore une crosse.
Évidemment que tu portes une croix sur ton chapeau, comme Mahomet porte un turban ; la femme arabe, un voile ; le juif, des tresses le long de ses oreilles et le jeune, une casquette.
Jamais cela ne nous a dérangé … et bien au contraire, nous savions que quand ton grand chapeau se pointait à l’horizon, la joie allait fleurir sur nos visages émerveillés.
Derrière ta grande barbe, et avec ton chapeau marqué d’une croix, tu es devenu, au fil des siècles, l’ami de tous les enfants.
Tu ne fais pas de distinctions entre nous … au contraire, du fond de tout ce que tu es, tu nous respectes dans tout ce que nous sommes.
Tu veux simplement notre bonheur.
Tu veux simplement nous entraîner avec toi dans un monde de partage et de féérie où nos yeux pétillants sont les réserves de soleil et d’innocence dont le monde a besoin.
Merci Saint Nicolas !
Reste bien comme tu es !
Garde bien ta croix … au fond de nos nuits, elle nous indique le bonheur, celui des hommes et des femmes de bonne volonté.

Mais cette année, Saint Nicolas, je voudrais te demander une faveur.
N’oublie pas ceux qui pensent à notre place, sans nous demander notre avis ! Apporte-leur un cerveau, ils en manquent tellement !
N’oublie pas ceux qui nous dirigent et qui nous montrent chaque jour combien ils ne nous aiment pas. Apporte-leur un cœur capable d’empathie.
N’oublie pas de trouver un bel hidalgo pour l’Hidalgo de Paris qui nous gonfle et nous énerve par sa bêtise et son inculture.
Apporte-leur un peu de sens de la tolérance : ils ne l’ont jamais découverte.
Apporte- leur un peu de convictions : ils sont prêts à se vendre et à vendre notre culture, tellement ils en manquent, pourvu qu’ils brillent.
Apporte-leur un peu de culture : ils parlent tellement pour ne rien dire et pour détruire nos manières de vivre ensemble dans l’écoute et dans l’estime les uns des autres. Ils sont devenus les illettrés de la pensée !
Apporte-leur un peu de Justice : ils oppressent ceux qu’ils sont censés servir. Ils les couvrent de taxes, de fins de mois difficiles, d’exclusion …
Apporte-leur un peu le sens de l’autre : ils sont tellement enclins à ne regarder que leur nombril et à s’en mettre plein les poches.
Apporte-leur un peu de rêve : un monde dans lequel ils pourraient apporter autant de petits bonheurs que toi.
Si c’est parfois impossible, refile le boulot à Sainte Rita, la patronne des causes désespérées : ils sont souvent de son ressort !
Ça te fera beaucoup de travail … mais tu passeras bientôt le relais au Père Noël … enfin s’il garde le droit de porter ce nom !
Tu sais le mot « Noël » n’est plus trop bien vu par les temps qui courent, même si pendant 2000 ans il n’a dérangé personne !
Aujourd’hui, les vacances de Noël sont devenues les vacances d’hiver …
Le marché de Noël est devenu plaisirs d’hiver …
La buche de Noël est devenue la buche des fêtes …
La crèche de Noël doit disparaître …
Peut-être bien que le Père Noël sera expulsé quand il viendra : si tu le rencontres, préviens-le !
Il paraît, d’après ce que disent ceux qui pensent pour nous, que c’est pour n’exclure personne ! Et pourtant quand il s’agit de migrant, de travail, ils sont, eux, les champions de l’exclusion !
Vous, vous nous avez apporté du rêve, eux ils ne cessent de nous ponctionner.
Vous, vous nous avez apporté de la féérie, eux ils ne sèment que la morosité.
Vous, vous nous apportez des bonbons et des cadeaux, eux ils cherchent à nous reprendre le peu que nous avons.
Vous, vous nous avez apporté de l’équité et de la justice, eux ils ne pensent qu’en termes de quotas, de racisme et d’esclavage.
Vous, vous nous avez aimés, eux ils ne s’intéressent plus à nous, trop préoccupés qu’ils sont par leurs courbes financières et par leurs avantages en tous genres.

Saint Nicolas, ne change pas de costume, nous t’aimons tel que tu es.
Tu ne feras même pas exotique au milieu des voiles et autres djellabahs qui émaillent le pittoresque de nos rues.
Viens comme tu es et continues de faire le bonheur de tous ces enfants qui t’attendent.

Guy De Smet (27 novembre 2017)


-70- RACHETER SES ANNÉES D’ÉTUDES ?

Le 1 décembre prochain entrera en vigueur une nouvelle décision du gouvernement Michel … Une stupidité et une ignominie de plus !
À l’initiative de Monsieur Baquelaine, dont l’incompétence n’a d’équivalent que l’ampleur de son arrogance, il a été décidé de valoriser la pension des Belges en puisant dans leurs portefeuilles.
Chaque travailleur pourra désormais « racheter » des années d’études au prix de 1500 € par année d’étude.
Ce montant de régularisation sera lié à l’index !
Le résultat de l’opération laisse rêveur.
« Concrètement, chaque année d'étude régularisée rapportera aux salariés et aux indépendants un supplément de pension brut de 266,66 euros par an (isolés) ou 333,33 euros (pensions de ménage).
Concrètement, pour un isolé qui rachèterait 4 années d'études, cela coûterait 6000 euros bruts et il faudra compter au moins 5 années et 7 mois de pension pour rentabiliser son investissement. Mais moins pour une pension de ménage : 4 ans et demi » (RTBF. Infos 27/11/2017).
Il s’agit là d’un nouvel hold-up gouvernemental sur les biens des citoyens !
Une première injustice liée à cette décision, c’est la simple idée de ce rachat !
Imaginez un jeune qui, au nom de ses capacités ou de ses talents, se lance dans des études.
Soit, il entreprend ce long chemin avec l’aide de ses parents et de ses proches qui vont se « saigner » pour qu’il puisse arriver au terme de son parcours.
Soit, il ne bénéficie pas de cette aide, et il se cherche des petits boulots pour financer ses études.
Sur cette aide parentale, sur ces jobs étudiants, sur le minerval, il aura déjà payé une TVA difficile à justifier … comme toute TVA.
Tout au long de ce chemin, il découvrira qu’étudier est onéreux, qu’il s’agit d’un investissement qui, certes, lui assurera peut-être un avenir, mais qui lui coûte cher. Il lui faudra bien du temps pour rentabiliser tous ces sacrifices qu’il aura consentis.
Mais, peu importe, sa réussite fera sa fierté et son honneur !
Et voilà qu’aujourd’hui, à l’heure où il pense à sa retraite, nos dirigeants lui proposent de « racheter » un bien qui lui appartient : ses études !
Il va devoir passer une deuxième fois à la caisse pour des années qui lui ont déjà coûté une fortune.
Dans cette opération juteuse, l’État empochera, sans effort, un bénéfice de minimum 1234 € par année rachetée ! 
Un vol manifeste qui risque pourtant de ne pas améliorer notre situation de dette nationale !
Une deuxième injustice liée à ce rachat des années d’études, réside dans l’inégalité des citoyens face à cette nouvelle imposition.
Les citoyens n’étaient-ils pas tous égaux devant la Loi … à moins qu’il ne s’agisse là que de vœux pieux pour une Constitution !
L’étudiant fortuné qui se lance dans des études et qui sera notaire parce que papa l’était … paiera la même somme de 1500 € que le fils ou la fille d’un ouvrier pour qui les parents se seront sacrifiés ou encore ceux qui auront dû combiner travail et études, ce qui n’a pas été une solution idéale.
1500 € n’ont pas la même valeur pour l’un ou pour l’autre !
Pour certains, il s’agit d’une somme anecdotique …
Pour d’autres, il s’agit d’une réelle privation …
Mais cela, ce gouvernement bête et arrogant n’en a rien à faire. Je ne suis même pas sûr que ces sales gosses de riches s’en rendent compte !
Il a été choisi par une clientèle électorale riche et il se plait à dilapider les ressources de l’État pour satisfaire ses seuls clients !
Il s’est imposé, malgré les résultats électoraux, pour sacrifier le plus intime de la vie des citoyens sur l’autel de la rentabilité, comme l’exige la finance, son maître à penser.
Ce sinistre vieillard de Baquelaine restera dans l’Histoire de notre pays comme le pire « boucher » des rêves des Belges.
Il aura privé les retraités de raisons de croire en la vie, à l’heure de la dernière page d’existence à écrire.
Il est des vieux en politique qui mériteraient d’être piqués avant qu’ils ne commencent à nuire !
Face aux retraites, dont ce gouvernement rêve pour les Belges, une question me reste en travers de la gorge.
Chaque jour, il a une nouvelle idée pour réduire en miettes le montant de la pension, comme il l’a déjà fait de la vie des retraités.
Une retraite … plus tard … et si possible, mourir avant serait un bénéfice !
Une retraite à points… elle permettrait de lier le belge à la conjoncture et à la soif de bénéfices des entreprises libérales. 
Et demain ? À moins que l’exemple américain, sans sommes allouées, ne soit le chemin à suivre ?
Depuis son premier jour de travail, le citoyen qui a eu la chance de bénéficier d’un emploi s’est vu retirer une somme d’argent de son traitement. On lui a expliqué qu’elle allait servir à financer sa retraite.
Qu’ont-ils fait de cet argent ? 
Qu’ils ne nous parlent pas d’une solidarité qui n’a d’intérêt que quand elle les arrange !
Qu’ils ne nous parlent pas de payer les impôts, demain !
Qu’ils arrêtent de nous dire que l’être humain vit plus vieux ! On ne compte plus le nombre de retraités qui meurent alors que leur retraite venait à peine de commencer !
Chaque heure de travail du salarié s’est vu amputée d’un montant en vue du financement de sa retraite : qu’ont-ils fait de l’argent ?
Nous vivons dans un pays habité par la folie des grandeurs de nos dirigeants.
Il se pavanent dans un luxe, digne des seigneurs du Moyen-Âge.
Ils multiplient des structures d’État : gouvernements régionaux, cabinets ministériels, ministres, commissions, intercommunales … qui n’apportent aucune plus-value au pays, mais qui leur permettent de « placer » leurs petits amis.
Ils inventent des taxes pour alimenter une dette qui fait le bonheur de leurs maîtres financiers.
Pour cela, ils ont prêts à tout sacrifier, même les études et les moyens d’avenir d’une jeunesse.
Serons-nous les complices bêlants d’une telle injustice ?

Guy De Smet (27 novembre 2017)

-69- VIOLENCES

Depuis quelques mois, il est question, dans l’actualité, de violences faites aux femmes … une réalité sociétale criminelle qui est un véritable fléau.
Il a été dénoncé à la suite des agissements des acteurs du monde du cinéma qui dévoilent, chaque jour son lot d’artistes, dont la carrière a été émaillée d’abus et de violences gratuites et imbéciles.
Si ces faits sont condamnables, ce qui me dérange, c’est que ces dénonciations interviennent longtemps après les faits, alors que les victimes se sont installées dans des carrières confortables.
Par ricochet, d’autres coupables, dans d’autres milieux, ont été pointés du doigt.
S’ils devaient l’être, ce n’est que normal !
Presse, télévision, chanson … une longue litanie de plaintes émanant de femmes et d’hommes qui n’ont pu se défendre face aux détenteurs d’un pouvoir !
En réaction, nous voyons surgir des manifestations, des prises de position, des discours politiques qui, tout à coup, découvrent l’importance de défendre la faiblesse de la femme.
Messieurs, si vous appreniez à laisser vos mains en poche et vous mesdames, si vous appreniez à faire de votre féminité une envie de respect !
En France, le Président Macron a même trouvé un budget pour défendre cette cause, alors que dans d’autres domaines, le serrage de ceinture est de mise !
Espérons toutefois que ce déferlement médiatique ne soit pas une « mode » qui demain sera absorbée par d’autres sujets plus « rémunérateurs » !
À force de trop en parler, on risque de mal en parler et surtout de lasser l’opinion.
On risque surtout de priver la cause féminine de ses vrais combats contre une ségrégation qui s’inscrit au quotidien quant à la place de la femme dans notre société.

Si la violence faite aux femmes est intolérable, il en est d’autres qui mériteraient autant de force et d’énergie.
S’il y a des femmes battues aujourd’hui, il y a aussi des hommes battus.
Il y a des hommes qui sont déconsidérés dans leur droit parental en cas de séparation du couple.
Il y a des hommes qui vivent l’humiliation dans leur foyer au quotidien, empêtrés qu’ils sont dans les griffes de marâtres qui sont leur étouffoir.
Il y a des hommes qui sont pourchassés parce qu’ils ne sont pas les reflets d’une image masculine de la société empreinte de beauté, de force, de dynamisme et de carrière et de réussite.
Il y a une image de l’homme dans la société qui est défigurée au nom d’un « uni sexisme » réducteur.

Il est une violence qui est la réalité quotidienne du monde homosexuel et transgenre.
Ces femmes et ces hommes se voient privés des mêmes droits que les hétérosexuels, tout en restant débiteurs des mêmes devoirs face à la société.
Ils se voient juger dans leurs amours, jusqu’à devoir se réfugier dans des ghettos souvent glauques et pessimistes.
Ils se voient dans l’obligation de dévoiler publiquement leur sexualité, alors que d’autres catégories de citoyens navigueraient dans la « normalité ».
Ils sont enfermés dans des clichés qui arrangent une société bien pensante qui peut ainsi se libérer dans ses vices, à l’abri des projecteurs.
Ils sont l’objet de moqueries et d’insultes qui, dans le cas des femmes, sont considérées comme une agression, si pas un viol.     
Ils sont rejetés par leurs familles, dès leur plus jeune âge, n’étant plus qu’une honte et un paria dont il faut se défaire.
Ils sont agressés, battus, violés au coin d’un bois ou dans l’obscurité d’une rue, n’étant éventuellement que l’objet d’un fait divers dans un coin de journal.

Il est une violence imposée par la finance, par ces fraudeurs qui pourrissent notre vie en société et par un certain monde politique compromis jusqu’aux os.
Ils imposent aux familles des fins de mois impossibles et des salaires de misère.
Ils leur volent leur santé et leurs droits au nom d’une course débridée à la rentabilité et aux dividendes.
Ils leur volent leur vie et leur bonheur, ne voyant en elles que des pions d’un esclavagisme qui fait leurs bénéfices.
Ils décident de leur pouvoir d’achat et ils contrôlent leurs envies de survivre.
Ils les renvoient dans les files d’exclus, qu’ils ont spoliés et exploités avant de les rejeter dans une inutilité qui tue.

Il est une violence imposée à tous les âges de la vie.
Enfants, il n’y a pas de place pour eux, si le seuil de pauvreté de leur milieu d’origine est le verrou qui les enferme dans le monde des zombies du désespoir et de la colère.
Jeunes, il n’y pas de place pour leur inexpérience, pour leurs rêves ou leur envie de construire une vie.
Vieux, il n’y a pas de place pour une retraite décente, pour un confort qu’ils estiment mérité, pour des petites envies de bonheur qui leur sont inaccessibles.
Chômeurs, il n’y a plus de place pour eux dans la société, si ce n’est celle d’une tache dont il faut se débarrasser.
Travailleurs, il n’y a pas de place pour eux dans une économie qui s’écrit à l’échelle du monde, oubliant jusqu’aux simples aspirations légitimes de sécurité et d’avenir.
Que de visages d’hommes, de femmes, d’enfants qui sont ainsi au quotidien les victimes d’agressions et de violences que personne ne veut voir ou entendre.

Il y a une violence imposée par l’insécurité de nos rues et de nos quartiers.
Il ne fait pas toujours bon de sortir le soir : la rubrique des fais divers regorgent d’incidents qui font peur.
Il y a ces meurtres, ces agressions, ces cambriolages qui sont - en toute banalité – comme autant d’atteintes aux droits de l’homme.
Il y a ce terrorisme qui tue, livrant la vie d’innocents à la barbarie de monstres assoiffés de sang au nom de causes indéfendables.
Il y a ces cours de récréations qui sont déjà les hauts-lieux de méfaits et d’humiliations qui n’épargnent même pas les enfants.
Il y a ces disparitions d’enfants qui sont un véritable fléau qui ne rencontre que nos incompétences.

Aujourd’hui, nous nous sommes donnés une journée pour dire « non » aux violences faites aux femmes.
À quand un siècle pour se débarrasser de toutes ces violences qui défigurent le visage de l’homme ?

Guy De Smet (26 novembre 2017)


-68- LA CROIX DE SAINT NICOLAS

Le pauvre Saint !
Voici des siècles qu’il faisait le bonheur de tous les enfants.
Voici des siècles que l’Église chrétienne le compte parmi ses saints et ses évêques.
Voici des siècles que lui, Père Fouettard et son âne étaient les signes d’une magie et d’un bonheur simple qui faisaient du bien à tous, au-delà des divisions de classes sociales, des religions ou de l’épaisseur du portefeuille.
Il aura fallu Solidaris et l’intolérance socialiste pour remettre tout cela en question !
Il est des volontés de non-exclusion qui dépassent l’exclusion !
Leur version de Saint Nicolas 2017 est de l’avoir représenté sans croix sur la mitre.
Il paraît que cela n’exclura personne !
Elle s’ajoute aux yaourts grecs, dont les églises sont délestées de leurs croix …
Elle s’ajoute au nouveau nom des marchés de Noël qui de Plaisirs d’hiver à d’autres dénominations aussi incultes remettent en cause la culture judéo-chrétienne qui a construit l’Occident.
Elle s’ajoute aux « Buches de Noël » qui deviennent des « buches de fêtes ».
Elle s’ajoute aux crèches de Noël qui sont devenues des résidences à abattre.
Elle s’ajoute aux vacances de printemps et autres inepties qui, au nom du respect de tous, se veulent avant tout une gifle dans un mode de vie qui nous était millénaire.
Il est vrai que le parti socialiste, comme d’autres mouvements politiques de la même veine, n’avaient aucune autre priorité pour l’instant : chasse aux chômeurs, initiée par le gouvernement Di Rupo, salaires bloqués, délocalisation des entreprises, fraude fiscale, soins de santé inabordables … leurs incompétences et leur veulerie seraient-elles donc incommensurables ?
Pas facile d’être privés du pouvoir, et en plus, par ces « Calotins » qui revendiquaient, jadis, la croix !
Il est vrai que certains mandataires socialistes et autres « tenants d’une laïcité d’un autre temps », avant de s’occuper de tolérance et de pluralisme avaient bien plus d’occupation à engranger les juteux bénéfices que leur permettaient d’engranger leurs mandats dans les intercommunales. Aurions-nous oublié le scandale Publifin ?
Il est vrai qu’il est plus facile de s’occuper de la mitre de Sait Nicolas que du bien-être d’une population à qui la finance et ses valets ne cessent de voler la souveraineté et les moyens de subsistance.

Il est une culture qui dérange aujourd’hui.
Elle est à la base de notre manière d’être et de vivre.
Elle puise son origine dans un Christianisme qui a marqué l’Occident, au point que ses valeurs ont été intégrées dans tant de domaines.
Elle s’exprime dans une pluralité qui, jusqu’ici, avait fait le ciment de nos sociétés.
Aujourd’hui, la pensée judéo-chrétienne est à bannir.
Elle serait la cause de tous les maux et de toutes les divisions dans la société.
Elle est vécue comme une agression au nom des peurs d’autres religions qui semblent vouloir s’implanter chez nous : c’est en niant ce que nous sommes, affirment-ils dans les faits, que nous respecterons celui qui s’implante chez nous !
Elle est une gêne pour une clientèle électorale d’origine étrangère qui voit dans nos repères des obstacles à son épanouissement.
Ses détracteurs n’auraient-ils donc tiré aucune leçon De l’Histoire.
Dans les années 1980, les Socialistes au pouvoir ont laissé s’installer sauvagement une population issue de l’immigration. Ils transformaient ainsi certains quartiers de nos grandes villes en des lieux qui allaient vite s’avérer incontrôlables.
La loi des clans allait devenir la loi des immeubles et des quartiers.
La souveraineté de nations étrangères allait supplanter la nôtre.
Des salles de prière allaient fleurir, loin de toute idée d’intégration.
Nos responsables politiques permettaient ainsi la création d’une « terre sacrée », qu’ils ne peuvent que regretter amèrement, aujourd’hui.
Il fallait y voir une richesse multiculturelle, disaient- ils, à l’époque !
Elle est devenue, aujourd’hui, une source d’angoisse que nous cherchons tant bien que mal à maîtriser.
L’arrivée de ces populations étrangères étaient une manne céleste pour les socialistes, avides de pouvoir et de cupidité.
Quelques années plus tard, ces mêmes socialistes allaient courtiser « les forces de progrès », dont pas mal de Chrétiens, pourvu qu’ils gardent les manettes d’un pouvoir qui leur est cher.
Aujourd’hui, parti, syndicat, mutuelle socialistes sont devenus des « maisons de pensée » pour des Chrétiens perdus dans la vie en société et soucieux d’un combat au nom de l’être humain.
Ils s’y sont intégrés avec tout ce qu’ils sont … si du moins ils mettent en sourdine leurs convictions les plus profondes.

De là à se demander si le parti socialiste et tous ces tenants d’une laïcité opportuniste ont encore une âme, il n’y a qu’un pas, que je franchis bien volontiers.
Les socialistes d’aujourd’hui s’en prennent aux signes chrétiens, aux signes d’une culture qui a façonné notre pensée commune.
Ce n’est pas leur seul combat. Cela semble même être une habitude !
Les socialistes d’aujourd’hui semblent avoir oublié d’où ils viennent.
Le monde ouvrier était leur raison d’être.
La défense du travailleur était leur combat.
C’est ce qu’ils aiment rappeler dans certaines commémorations ou à certaines fêtes du travail.
Le parti ouvrier est devenu un « continent » dont ils ne semblent plus se souvenir de l’émergence.
Dans les faits, ils livrent les travailleurs impuissants aux menées du grand capital.
Ils se taisent face à une fraude fiscale à laquelle ils collaborent volontiers quand l’occasion se présente … Mathot et autres sinistres personnages pourraient nous en apprendre dans ce domaine !
Ils mènent des trains de vie aux antipodes de ce que leur clientèle électorale est capable de rêver : pensions, avantages, cumuls des mandats …
Ils gardent le poing levé ne sachant plus trop à quelle part de l’anatomie de leur électorat ils le réservent.
Ils se pavanent dans la couleur de la rose, laissant aux citoyens qu’ils veulent dominer une forêt d’épines.
Que de travailleurs qui doivent se retourner dans leur tombe face à autant de trahisons et autant de compromis !

La mitre de Saint Nicolas serait-il l’arbre qui cache la forêt ?
Publiquement, ils se réveillent une fin d’année, flattant les idées sectaires de plus d’un qui devra voter demain.
Dans les faits, ils cachent leur incompétence derrière des combats d’un autre temps, espérant bien qu’en offrant ainsi « du pain et des jeux », ils endormiront un électorat qui aura oublié les vrais reniements dont ils ont été capables !

Ils nous parlent de progrès, de tolérance, de pluralisme …
Dalida ne leur aurait-elle pas lancé à la figure « Parole, parole, parole »
Aujourd’hui, ils s’en prennent à nos rêves et à nos instants de petits bonheurs …
Jusqu’à quand la présence de ces bouffons de la politique et de la pensée sera-t-elle une insulte à la pensée de l’Homme ?

Guy De Smet (26 novembre 2017)


-67- DÉMOCRATIE OU PARTICRATIE ?

Nous voici à quelques encablures d’élections communales, fédérales, régionales ...
Et déjà, les ténors politiques se positionnent, à qui mieux mieux, pour figurer en bonne place.
Un tel se verrait bien bourgmestre ou député ou Ministre-Président. Ils n’hésitent pas à utiliser la presse ou les réseaux sociaux pour l’affirmer avec un aplomb dont ils ont le secret.
Ils confectionnent déjà des alliances et des coalitions qui leur permettront des épousailles avec le pouvoir ... peu importe l’avis de l’électeur !
Ils laissent perdurer des formes de calculs de voix électorales qui ne tiennent pas compte de l’évolution d’une société, leur assurant toujours une place au soleil du pouvoir.

En même temps, nous voyons naître des mouvements citoyens qui proposent de faire de la politique « autrement », loin de toutes ces stratégies et de ces magouilles qui nous salissent, au quotidien.
Ils rêvent, ils inventent, ils interpellent, ils s’organisent ... pourvu que les partis traditionnels, englués dans le paysage morose que nous connaissons, soient éloignés.
Quel sera leur avenir ... seul, demain nous le dira, même si leur effort est louable !
En même temps, des partis, moins traditionnels, sont devenus les lieux d’expression de tous les mécontents, de toutes celles et de tous ceux qui n’en peuvent plus de ces politiques injustes et népotistes qui font les pleurs de nos portefeuilles et de nos manières de vivre.
Ils seraient populistes selon leurs détracteurs, protégeant l’élitisme qui est le fonds de commerce de ces derniers.
Sont-ils une alternative ... là encore, seul l’avenir nous permettra de le voir !

L’électeur, vous et moi, a pu tirer quelques leçons de l’expérience de ces dernières années.
Nous avons, ébahis, suivi les résultats des derniers scrutins.
Nous avons ainsi pu découvrir qu’un Premier-Ministre peut être issu d’un parti que le citoyen avait renvoyé, une fois pour toute dans l’opposition. Que vaut toutefois son avis, face aux bidouillages des partis ?
Nous avons pu découvrir que nous avions fait le choix d’hommes et de femmes qui se moquaient bien du mandat que nous leur confiions, pour s’épanouir dans des fonctions intercommunales nettement plus rentables ou dans des cumuls, difficilement justifiables.
Nous avons suivi les péripéties judiciaires ou encore la logorrhée des commissions parlementaires étalant une crasse politique innommable : Moreaux, De Decker, Kubla, Louis Michel, Reynders et pardon pour ceux que j’oublie !
Nous les avons vu mettre en place des institutions, utilisant nos délires communautaires comme une manne d’or pour s’installer une belle source de revenus ... peu importe ce qu’en pense le contribuable ... Il parait que nous vivons au-dessus de nos moyens, en offrant des moyens confortables à une classe politique !
Nous avons été les témoins privilégiés du déni de démocratie que nous venons de vivre à l’occasion du hold-up de pouvoir qu’a occasionné le changement de gouvernement en Wallonie. Comme par hasard, la Constitution interdisait de recourir aux urnes pour former une nouvelle majorité : serions-nous de tels ignorants ?
Nous avons pu constater la même chose dans la gestion de nos villes, où des partis, largement plébiscités, ont été refoulés dans l’opposition au nom de la recherche de glorioles de quelques incompétents, champions d’embouteillages et de travaux pharaoniques, à mille lieues des besoins élémentaires des citoyens.
Nous les avons vu se mouvoir comme de vulgaires valets de la finance, allant au-devant des moindres exigences des banques ou des entreprises, leur offrant des cadeaux somptueux et des avantages qui leur offraient une place au soleil. La mafia n’aurait pas fait mieux ! que voulez-vous ... « C’est légal, mais pas moral ! »
Nous les entendons nous vanter une Europe qui n’en a que faire du bonheur de ses citoyens et qui n’hésite pas à en laisser au bord du chemin, pourvu que les avantages du « marché » soient à portée de main.
Cette Europe de la finance se complait, tel un ogre assoiffé de sang, dans la dette des États, allant jusqu’à y puiser sa seule raison d’exister et de pouvoir engraisser une économie qui ne profite qu’à quelques-uns, ainsi qu’à ses valets.
Le citoyen devient une « zone sinistrée » qui n’intéresse personne : souvenez-vous de la Grèce !
Nous avons été les victimes de leurs décisions : soins de santé inabordables, des retraites décentes impossibles, une chasse aux chômeurs ou aux migrants d’un autre siècle, des créations d’emplois qui instaurent le statut du « travailleur pauvre », des salaires de misère, une rage taxatoire qui nous place en tête des spoliations d’habitants en Europe ...
Nous avons dû supporter les invectives et les pollutions sonores d’une De Block ou d’un Francken, affichant haut et fort leur mépris humain – peu importe, les condamnations de la Justice internationale ou encore les bégaiements d’un Premier-Ministre, en attente des approbations de sa belle-mère, la NV-A ou de ses comparses de l’entreprise.
Nous les avons surpris à rêver de systèmes leur permettant de contrôler la Justice et de mettre entre parenthèses la séparation des pouvoirs. Ils contournent là un des fondements de la solidité de nos démocraties.
Nous les avons entendu vociférer contre le droit de grève, au nom d’un droit au travail refusé à tant de citoyens qui ont droit à exprimer leur colère ... tout comme la FEB n’hésite pas à le faire pour imposer ses diktats.
Nous avons été les témoins de l’acharnement de la politique sur les plus faibles de notre société pendant que les nantis et les entreprises se faisaient dorloter dans les paradis fiscaux, en toute légalité !
Et nous pourrions continuer cette sinistre liste d’abus politiques qui ont été perpétrés – dans la grogne et dans l’indifférence générale – durant toutes ces dernières législatures.
Jusqu’à quand tant de dégâts, dont l’électeur en cesse d’être la victime ?

À l’approche des échéances électorales, il me semble que le moment de faire le point est le bienvenu.
Quand les hommes ont inventé la démocratie, leur souci était de donner la parole au peuple.
C’était à lui de décider ce qui allait guider sa vie en société, en faisant de la Justice et de l’égalité une norme de base.
Churchill y avait vu, bien des années plus tard, le « moins mauvais des régimes ».
Nous voulons l’imposer dans des pays qui nous semblent dictatoriaux ... au point d’y envoyer des observateurs à la moindre occasion.
Ce pouvoir au peuple, nous l’avons inscrit dans notre Constitution, au point de lui conférer la seule souveraineté que nous semble justifiable.
Il est normal que le citoyen se donne les moyens de sa liberté, de sa sécurité, de sa justice.
Il est normal que ce même citoyen décide d’un système éducatif, d’une économie qui permettra à chacun de vivre décemment ...
Il est normal que le citoyen délègue des hommes et des femmes pour mettre en place la politique qui lui permettra d’arriver à ses fins. Il leur confiera un mandat, dont lui seul, le peuple, a à contrôler le bien-fondé et les modalités d’exercice.
C’est cela, une saine démocratie !
Par contre, la particratie se révèle être le « cancer » de notre vie en société.
Les partis politiques semblent avoir oublié qu’ils sont d’abord un SERVICE, à qui le citoyen – et lui seul – confie un mandat.
Les partis semblent avoir oublié que le clientélisme n’est pas une forme de pouvoir. Il serait même condamnable au nom de l’intérêt général.
Ils semblent avoir oublié qu’ils revendiquent d’être financés par les citoyens à qui ils ont des comptes à rendre.
Ils semblent avoir oublié que l’avis du peuple ne prédomine pas qu’en période électorale. Chaque acte qu’ils posent doit avoir l’aval de l’électeur ... peu importe les chuchotements des lobbies ou d’un monde de la finance sans cesse plus vorace.
Leurs permanences politiques ne doivent pas être des cours de miracles pour quelques petits avantages, dont ils seraient devenus les détenteurs. Elles sont un point de rencontre entre les rêves et les souffrances d’un peuple et le mouvement d’une société.
Les partis politiques, inféodés à l’Europe, se comportent comme des acteurs d’une dictature de la finance que la Constitution des États ne reconnait pas et condamne.

Bref, nous ne voulons plus de vous !
Nous n’avons que faire de vos sourires et de vos poignées de mains intéressées.
Nous n’avons que faire de vos trahisons humaines et culturelles qui tissent vos raisons d’exister, au quotidien.
Nous n’avons que faire de vos intolérances idéologiques d’un autre siècle qui ne cessent d’installer des fossés entre les citoyens.
Nous n’avons que faire de votre utilisation des peurs sociétales pour installer des règlements qui assurent votre pouvoir.
Nous n’avons que faire de vos incompétences qui d’un RER, au désastre de nos routes en passant par vos imprévoyances nous enfoncent dans un ridicule qui finit par nous tuer.
Vous êtes devenus les assassins de la démocratie.
Vous êtes devenus la « bête de l’Apocalypse » contre laquelle nous devons nous protéger.
Vous êtes devenus, à l’image de la finance qui nous saigne, des ennemis à abattre.
Citoyen, souviens-toi et sois vigilant !
C’est ta voix qui donnera un avenir à notre démocratie et à notre vivre ensemble !

Guy De Smet (24 novembre 2017)


-66- TOUCHE PAS À MA CRÈCHE !

Il est de bon ton, de nos jours, de vouloir s’affranchir des religions ... surtout de celles qui ne sont plus vindicatives et qui n’effraient plus personne.
Paris est devenu, ainsi, le symbole d’une laïcité qui se complait dans une intolérance d’un autre temps.
La Maire de la ville et son conseil municipal sont partis en croisade contre les symboles affichés et traditionnels de Noël.
Ils ont enlevé la crèche qui étalait sa féérie aux abords des Champs-Élysées ou encore les sapins.
Ils sont allés jusqu’à interdire le Marché de Noël, qui faisait pourtant la joie des Parisiens et des touristes, en cette fin d’année.
D’autres municipalités et d’autres administrations leur ont emboîté le pas ... libérant la sphère publique de toute référence à une culture pourtant profondément ancrée dans nos gênes.

Suite à ces décisions ubuesques et anecdotiques, une campagne de défense s’est mise en place, au nom de notre richesse culturelle et au nom de nos racines.
Elle se partage « avec bonheur » sur les réseaux sociaux, confondant souvent les valeurs de notre être profond et celles d’un certain racisme ou d’une xénophobie qui n’osent pas se dire ouvertement !
Il faut reconnaître que le moment de crise de société que nous vivons n’est pas le meilleur moment pour s’en prendre à une identité culturelle.
Aujourd’hui, l’Européen se sent envahi par un Islam qui lui fait peur.
Il les voit arriver, en masse, ces hommes et ses femmes, perdus dans nos manières de cohabiter. Leur référence, ce sont leurs propres us et coutumes, au point de les imposer comme une nécessité : port du voile, statut de la femme, heures d’ouverture des piscines, besoin de mosquées ...
À Paris, depuis quelques années, alors qu’elle transforme la laïcité en un combat anticlérical dépassé, la Mairie invite les Parisiens à une fête qu’elle organise à l’occasion de la fête du Ramadan. Souci de convivialité ou visée électoraliste baignant dans une laïcité mal comprise ?
Je crains que la fermeture des marchés de Noël n’en ajoute une louche à ce racisme qui nous mine !

Mon propos est assez « jésuite » !
D’une part, j’ai envie de dire avec les autorités politiques : n’installez pas la crèche !
D’autre part, j’aurais envie d’y ajouter : vous n’en êtes pas dignes !
Car enfin, par-delà les religions, qui face au symbole de la naissance du Christ se rejoignent, que représente la crèche ?
Elle est le symbole d’une pauvreté qui n’a pas à s’afficher dans la lumière de nos fêtes.
Elle est le lieu d’une misère d’où jaillira pourtant la vie d’un bébé qui illumine le sourire de celles et de ceux qui le rencontrent. Inacceptable en société libérale !
Elle est le refuge du seul endroit dont l’idée de Dieu n’a pas été rejetée, loin de tout ce qui brille et de tout ce qui rapporte. Du délire !
Elle est l’image du rêve d’une société qui, la nuit de Noël, donne corps au partage, aux mains tendues et de cœurs ouverts. N’en avons-nous pas fait la trêve des confiseurs ?
Dans cette crèche nous plaçons des exclus du bonheur de l’hôtellerie : il n’y avait pas de place pour eux !
Nous y plaçons un âne et un bœuf qui apporteront un peu de chaleur là où les portes se sont fermées les unes après les autres.
Nous y plaçons enfin un bébé qui a failli ne jamais trouver des conditions d’accueil pour entrer dans la vie.
Avec Madame le Maire de Paris, je dis : ne plaçons pas cette crèche dans la féérie de nos fêtes.
Elle est une insulte aux pauvres, pour qui, aujourd’hui encore, il n’y a pas de place dans la lumière de nos fêtes. En même temps elle est le signe d’une honte pour une société qui a créé tant de laissés pour compte !
Elle est la provocation d’une Église qui se sent investie d’une mission, celle d’annoncer aux nantis de ce monde que l’injustice n’aura pas le dernier mot ! Celui qui dit la vérité ne doit-il pas être éliminé ?
La crèche, bien comprise, est une bombe qui aurait de quoi faire exploser nos choix idéologiques et sociétaux : il faut l’éliminer, elle aussi !
Avec ceux qui proclament « Touche pas à ma crèche », je dis : ne la placez pas, vous n’en êtes pas dignes !
Comment pourriez-vous placer une crèche, alors que vous excluez tant d’hommes et de femmes de vos vies en société ?
Ils vous émeuvent le temps d’un conte de Noël et dès le lendemain vous les spoliez et vous les humiliez à qui mieux mieux.
Ils vivent de vos poubelles. Ils ne trouvent que l’abri de quelques cartons et ils vous crient d’éteindre vos lumières, elles les empêchent de dormir.
Comment oseriez-vous placer une crèche, alors qu’en même temps, vous laissez - à quelques encablures de vos portes - régner l’enfer de l’esclavage, de la prostitution et de la misère.
Elle vous soufflait pourtant à l’oreille : plus jamais ça !
Comment oseriez-vous placer une crèche alors qu’elle nous dit l’Absolu d’une pauvreté à travers la simplicité d’un sourire de bébé ?
Cet Absolu nous vient d’une religion qui a fait voir Dieu dans le regard de l’autre, découvrant chez lui la beauté d’une sœur ou d’un frère.
Que faites-vous du chômeur, du malade, du vieux, de l’enfant qui ne fait pas partie de votre personnel rentable ?
Que faites-vous du migrant, de celui qui ne pense pas comme vous, de celui qui ne vit pas comme vous, de celui qui ne partage pas la même sexualité que vous ?
Que faites-vous de l’être humain pour qui vous faites moins que pour sauver un petit insecte au bord d’une route ?

Non, ne placez pas cette crèche, vous ne seriez que des hypocrites déjà couverts par tellement d’oripeaux de saleté !
Ne placez pas de crèche, au vu de l’actualité du monde ... et parfois même des religions ... vous n’en êtes pas dignes !
Elle est trop précieuse que pour être défigurée par les inhumains que nous sommes devenus !

Guy De Smet (21 novembre 2017)


-65- UNE LAMENTATION DANS LE CIEL DE LIBYE

Ah ! Le ciel de Libye !
Il a été la caisse de résonance de bien des cris dans son histoire.
Ceux de ces derniers temps se déchaînent dans une tempête de violence, de haine et de souffrance, comme rarement ce fut le cas.
« 200 ... 400 ... 800 » ... c’est le bagout d’une vente aux enchères. Pas celle de chez Christie’s ou d’une autre salle des ventes.
C’est le prix d’un être humain qui, sur son chemin de détresse, a été happé par la cupidité dont l’homme est capable.
De sordides marchands d’esclaves sont à l’œuvre, livrant leurs frères en humanité à des monstres, pour qui seul le profit a une valeur.
Un cri terrible aveuglé par tant de haine et par tant de mépris !
L’autre lamentation, c’est celle de ces hommes et de ses femmes qui, au XXIème siècle, sont vendus comme de vulgaires objets, comme des esclaves.
Ils seront enlevés, battus, humiliés, spoliés ... pourvu que les affaires de quelques crapules nanties prospèrent !
Tout leur sera enlevé : leur liberté, leur dignité, leurs rêves d’un monde plus juste et plus humain, leurs familles ...
Ils seront livrés en pâture aux instincts les plus bas et les plus vils.
Ils seront traités d’une manière que le moindre chien ne supporterait pas.
Un cri de détresse et de désespoir qui ne pourra jamais être pardonné !
Deux hurlements qui s’entrechoquent dans le ciel d’un pays qui, depuis la chute de son chef historique, voit se déchaîner, sur ses terres, toutes les forces du mal.
Honte à l’Humanité toute entière !

Et dire qu’on nous avait fait croire que l’esclavage avait été aboli !
Nous savions bien que les puissants de ce monde se complaisaient dans une humanité à plusieurs vitesses : celle des nantis qui n’en ont jamais assez et qui sont prêts à exploiter tout ce qui leur tombe sous la main pour épanouir leur petit « Moi je ».
Celle des pauvres pour qui la vie est un combat inégal, dans lequel il n’a aucune chance de s’en sortir. Sa ligne de vie est celle d’un paria et l’enferme, une fois pour toutes, dans la catégorie de ceux que Macron, ce stupide Président français, identifiait comme « Ceux qui ne sont rien ».
Ils ont déchaîné la bête !
Aujourd’hui, dans le monde, des millions d’hommes, de femmes et d’enfants servent d’objets. Ils sont les esclaves de nos vices et de nos âpretés au gain.
Quelques exemples : ces mois de fêtes verront déferler dans nos magasins des milliers de jouets fabriqués, à moindre coût, par des enfants ... et ce, en toute connaissance de cause et à l’encontre de tous les traités internationaux.
Aujourd’hui, dans le monde, des milliers d’hommes, de femmes ou d’enfants serviront d’objets sexuels pour satisfaire nos déviances et nos vices.
La prostitution imposée est la seule issue que nous leur laissons pour écrire leur destin !
Aujourd’hui, dans le monde, des milliers, d’hommes, de femmes ou d’enfants sont du bétail sur qui nous posons le joug d’un travail forcé, pourvu que les multinationales fassent des bénéfices pour le plus grand bonheur de quelques actionnaires véreux.
Aujourd’hui, dans le monde, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants sont livrés aux terreurs de l’exil et des camps de fortune, jusqu’à l’abord de nos grandes villes où se dressent désormais des tentes de malheur et de honte.
Elles abritent celles et ceux à qui nos sociétés refusent une place pour survivre.
Ils sont juste bons à vivre au milieu de nos excréments et de nos déchets !
Honte à ce qu’il nous reste comme idée de civilisation !

Mais pourquoi tant de haine ? Pourquoi tant d’esclavage ? Pourquoi tant d’exploitation !
À la manière de Zola, j’accuse !
J’accuse les dirigeants des pays du Tiers-Monde d’où proviennent tous ces esclaves. Ils se comportent comme des corrompus qui ne voient dans le pouvoir qu’une manière de s’enrichir, peu importe la situation du peuple dont ils ont pourtant la charge.
Ils utilisent la misère de leurs pays pour engraisser leurs comptes en banque et s’épanouir dans un luxe inimaginable qui fait d’eux les égaux de ceux qui tirent les ficelles de ces magouilles.
J’accuse la finance mondiale, les banques, le monde des affaires. Ils ne rêvent que de bénéfices, de rendements, de compétitivité, peu importe les moyens pour y arriver. Ils sont prêts à tout écraser sur leur passage, jusqu’à exploiter et humilier l’être humain, cette tache dans le paysage du succès économique.
J’accuse l’Occident et son pouvoir politique, plus soucieux des retombées de l’exploitation des richesses du Tiers-Monde que de la création d’une société plus juste et plus solidaire.
J’accuse la France de Sarkozy d’avoir détruit l’équilibre d’un pays en éliminant un dictateur certes sanguinaire, mais garant de la stabilité dans la région.
Avec cette tache intellectuelle et cet usurpateur philosophique qu’est Bernard Henry-Levy, la France de Sarkozy a envahi un pays, le livrant à la désorganisation et aux ambitions d’une géopolitique qui, elle aussi, ne voit que son seul intérêt.
C’est bien d’instaurer une journée commémorant la fin de l’esclavage, c’est mieux d’assurer les conditions pour la rendre impossible ... et ce, jusque sur son propre territoire !
J’accuse les politiques migratoires de nos pays, dont l’Europe, dont la Belgique.
Nous avons fermé nos poings et nos portes, refoulant des hommes et des femmes dont l’avenir est le moindre de nos soucis.
Au lieu de regarder leurs visages noyés de détresse, nous en avons fait des quotas !
Nous l’avons fait au nom de choix financiers que l’économie néolibérale nous impose !
Ce qui nous importe, c’est que nos assiettes soient remplies et notre petit confort assuré ... du moins celles de quelques nantis élus de paradis fiscaux.
Nous l’avons fait au nom d’une rage taxatoire, qu’en contrepartie nous espérions voir s’apaiser.
Ne pensions même pas que nous avions sauvé le travail pour nos compatriotes, comme une foutue extrême-droite veut nous le faire croire. Naïfs que nous sommes : « Jobs, jobs, jobs » ... slogan pour un pourri !
Aujourd’hui, Migrant ou chômeur, même combat ! C’est la finance qui règle les priorités auxquelles nous avons droit !
Nous nous sommes donnés des dirigeants, comme Francken, dont l’Histoire retiendra qu’ils n’étaient que des copies améliorées d’un Hitler qui avait pourtant détruit le monde.
Ils inventent des polices spécifiques pour les étrangers ... Ils enferment dans des centres ce qui ne leur convient pas ... Ils expulsent et recourent aux razzias, si nécessaire ... Ils refoulent des familles installées là parfois depuis 10 ans ... Ils s’en prennent à des citoyens qui osent des gestes de solidarité ... avec le sentiment du devoir accompli !
Ils le font avec notre assentiment, avec notre complicité d’électeur.
Jusqu’à quand devrons-nous les supporter tous ces assassins de l’Humanité ?
J’accuse le racisme, la xénophobie et l’intolérance qui se logent en chacun de nous.
Tout ce qui n’est pas comme nous, tout ce qui ne pense pas comme nous ... tout cela nous dérange et doit disparaître.
Cela peut être le gréviste contre qui il faudra se prémunir, alors qu’il n’exerce que son droit.
Cela peut-être le malade, le chômeur, le retraité. Ils coûtent cher à la société ... c’est du moins ce que nous font penser ceux qui exploitent notre naïveté.
C’est certainement le statut, que nous laissons au migrant, peu importe si demain il doit être vendu comme esclave à l’autre bout du monde.
Il s’agit là du pire crime contre l’humanité commis depuis les génocides qui ont défiguré le monde.
Un crime, dont nous sommes tous responsables ... et pourtant nous nous apprêtons, avec insouciance, à entrer dans le climat des fêtes de fin d’année !

Aujourd’hui, le ciel de Libye pleure.
Il était enfant de Dieu, peu importe le nom que nos religions lui donnent.
Il était un humain, les yeux pétillant d’angoisse pour sa famille, pour ses enfants.
Il était un errant perdu sur les route du monde, en quête d ‘un peu d’espoir et d’un peu de Justice.
Nous l’avons réduit en esclavage au nom de nos égoïsmes et au nom de notre indifférence.
Il était pourtant mon frère, ma sœur !
Jusqu’à quand, la terre devra-t-elle accepter de nous supporter ?

Guy De Smet(21 novembre 2017)


-64- LE BAL DES LÂCHES

Ce dimanche restera, dans les annales de la Justice, un coup de poignard de plus dans le dos de la démocratie en Europe.
Carles Puigdemont, le président limogé par la junte espagnole, s’est rendu à la Justice belge. Il a été arrêté sur le champ, avec les ministres qui l’accompagnaient.
Voilà donc que la Belgique, une fois de plus, se retrouve complice d’un assassinat de la démocratie.
Vous ajoutez à cela sa politique coloniale et intéressée en Afrique, qu’elle distille en toute légalité ... ou encore sa vente d’armes à des organisations terroristes comme Daesh ou à des dictatures peu soucieuses des Droits de l’Homme, comme l’Arabie Saoudite ... Il me semble que nous allons bientôt atteindre le fond d’une honte, entretenue par un gouvernement ignoble et incompétent.
Michel et tous ses polichinelles : votre lâcheté est à la hauteur de vos amateurismes ... dégagez, vous nous salissez !

Quel est le chef d’accusation qui peut être retenu contre Carles Puigdemont ?
Il a été un président élu démocratiquement par le peuple catalan.
Il a été à l’écoute de la majorité d’un peuple, fatigué d’années d’oppression et d’épuisement économique.
Il a permis à toute une région de rêver de lendemains qui allaient enfin profiter à son essor économique.
Il a rapproché le pouvoir d’un peuple, oublié par Madrid.
Il a organisé un référendum sur le statut de la Catalogne ... n’exerçant là qu’un pouvoir qui était le sien.
C’est alors, qu’avec la complicité de l’Europe de la finance, soucieuse d’une dette espagnole à entretenir et d’une soif d’exister sur le marché économique, l’Espagne réagit avec force, envoyant sa police pour s’en prendre avec violence à une population qui aurait pu avoir envie de voter.
Elle a empêché l’expression démocratique d’un choix des citoyens !
Nous avions encore en mémoire, l’image de cet homme sur la Place Tian'anmen, en Chine, seul, résistant à la force d’un char.
Nous avions encore en mémoire ces populations d’Europe de l’Est voyant ses velléités de liberté mises à mort par quelques chars soviétiques ...
Franco ne serait-il pas mort ?
Cette sinistre monarchie, mise en place par le dictateur lui-même, ferait-elle encore allégeance à ce monstre, ruisselant de sang innocent ?
Ce pouvoir espagnol aurait-il endossé l’uniforme d’un pouvoir franquiste niant les droits les plus élémentaires des citoyens espagnols ?
Comme un lâche, à l’image de ses confrères européens, le Premier-Ministre espagnol, suivi dans la foulée par un Roi de pacotilles, se cache derrière la Constitution d’un autre temps pour justifier son emploi de la force et le formatation d’une région.
Comme un lâche, il fait arrêter des ministres élus démocratiquement, comme pourrait le faire un prince héritier dans une monarchie absolue et corrompue.
Comme un lâche, il met la Catalogne sous tutelle, la privant d’une autonomie qu’elle reconnait à d’autres régions, pourvu qu’elles restent sages, selon la voix du parti unique au pouvoir.
Dans cet assassinat de la démocratie, il aura été soutenu par le monde financier et par les entreprises installées en Catalogne. Celles-ci imaginaient déjà une perte de profits dans le concert économique européen.  Une complicité qui en dit long sur ce coup d’État en Catalogne !
De nouvelles élections sont annoncées en Catalogne, avec tout le spectre de mise sous tutelle des libertés ... au point de déjà pouvoir remettre en question leur légitimité.

L’arrestation du chef de file catalan à Bruxelles a de quoi nous faire réfléchir sur notre identité européenne.
Que valent nos libertés individuelles, quand les enjeux de la finance risquent d’être compromis ?
Que vaut notre liberté d’expression quand elle va à l’encontre du discours officiel de gouvernants qui ont oublié depuis longtemps d’établir une connexion avec leurs peuples et les régions qu’ils habitent ?
Que vaut notre voix électorale, pour des partis qui en nient tous les effets ? L’exemple espagnol nous démontre qu’ils sont prêts à tirer sur leurs populations, pourvu que leurs intérêts soient préservés !
Que se passerait-il, demain, si la Flandre, la Lombardie, la Corse ou encore la Bretagne voulaient leur indépendance, en osant croire encore à une Europe des régions ? Je préfère ne pas l’imaginer !
Dans cet événement, nous ne pouvons que constater la mise en danger de la Démocratie, en Belgique, sous l’ère Michel !
Nous ne pouvons que constater que la démocratie est en péril en Espagne, comme elle le fut, hier, en Grèce !
Nous ne pouvons qu’être attentifs à la mise sous cloche de nos libertés individuelles dans l’Europe de la finance, soucieuse des actionnaires, des riches ... peu importe ce qui arrive à « ceux qui ne sont rien » !
À tous ces lâches qui nous dirigent, qui nous imposent des lois, des alliances et des taxes ...
À tous ces lâches qui ne cessent de ponctionner les portefeuilles de leurs administrés en s’assurant des avenirs personnels scintillants ...
À tous ces lâches qui prônent une Europe de la finance et une loi de marché impitoyable ...
À tous ces lâches qui nous dirigent et qui ne maintiennent le contact avec leurs électeurs que le jour des scrutins ...
Vos jours sont comptés !

Guy De Smet (6 novembre 2017)


-63- UNE IMMIGRATION CHOISIE

Théo Francken, notre honte nationale et accessoirement le secrétaire d’État à l’asile et aux migrations, a fait, en notre nom, le choix d’une immigration acceptable et encouragée.
Elle s’ajoute à une autre déjà formulée, en son temps, par Didier Reynders, cet autre clown, à la solde de la finance mondiale. Il s’agissait pour lui d’ouvrir les portes du pays aux exilés fiscaux, en mal de bénéfices et d’avantages. Quelques corrompus français comme Gérard Depardieu ou Bernard Arnault pourraient en témoigner, s’ils avaient une conscience !
Théo Francken, ministre issu d’un parti séparatiste, la NV-A, serait prêt à ouvrir nos frontières à Carles Puigdemont, président révoqué de la Catalogne.
Il n’est pas dans mon intention de polémiquer sur le bien-fondé d’une telle décision. C’est aux Catalans et aux Espagnols à décider – entre eux – de leur avenir de cohabitation ou d’indépendance.
Ce qui retient, par contre mon attention, c’est l’origine de l’attitude ministérielle belge et aussi la cohérence du projet migratoire de Monsieur Francken.

Nous ne sommes pas sans connaître l’idéologie qui guide les partis au pouvoir, en Belgique.
Parmi eux, il y a la NV-A !
Ce parti nationaliste flamand ne nous ment pas sur sa finalité. Dans sa constitution, il envisage explicitement l’indépendance de la Flandre, même s’il faut passer par des phases préparatoires, comme entrer dans un gouvernement fédéral ou envisager et imposer un avenir confédéral.
Les « huiles » de ce parti ont suivi avec passion les événements qui viennent de bousculer la Catalogne.
Elles se sont réjouies des avancées indépendantistes de cette région, allant jusqu’à afficher le drapeau catalan dans l’enceinte de notre Parlement fédéral.
Elles sont même parvenues à influencer notre diplomatie nationale, au point de la rendre très molle et louvoyante.
De là, à se mettre à rêver, il n’y a qu’un pas !
Et si cette aventure catalane réussissait, ouvrant ainsi la porte à d’autres volontés d’indépendance, comme celle de la Flandre, par exemple ?
Et si, en cas d’échec du projet flamand, une porte de sortie devenait indispensable chez nous ?
Théo Francken, à qui personne ne demandait rien, s’est donc lancé dans des déclarations pour le moins compliquées au plan européen et international.
Il verrait bien l’ex-président catalan trouver asile en Belgique !
Charles Michel a, une fois de plus, dû sauver la forme, en le « recadrant » du bout des lèvres ... solidarité européenne oblige !
Le gouvernement espagnol et la presse locale n’ont pas manqué de s’étonner de la position de notre pays, même si Michel, s’emmêlant dans ses mensonges, n’a cessé de chanter que tout allait pour le mieux dans les relations entre les deux partenaires européens.
N’empêche, que quelques heures plus tard, Carles Puigdemont semblait être à Bruxelles, ce qui vient d’être confirmé par son avocat.
Savoir si cette présence était à l’invitation de la NV-A nous importe peu. Ce qui, par contre, ne peut plus être nié, c’est qu’il est bien chez nous !
Le gouvernement belge ne semble pas trouver nécessaire de communiquer ... d’autant plus qu’une demande officielle d’asile n’a pas encore été formulée. D’après des sources bien informées, cela ne pourrait tarder !
Pauvre gouvernement, une fois de plus le voilà tiraillé dans son éventuelle conscience !
Il est des jours où la participation à cette majorité doit être un caillou dans un soulier !
Pas facile de devoir construire l’Europe et notre crédibilité sur la scène internationale avec « la belle-mère NV-A » à ses trousses !

La deuxième réflexion qui me vient à l’esprit, face à cet événement, c’est la crédibilité de notre Secrétaire d’État à l’Asile !
Nous étions habitués à l’entendre dire que nous ne pouvions pas accueillir toute la misère du monde.
Pour l’avoir entendu de sa bouche, nous savions qu’il fallait éviter les appels d’air qui allaient être comme autant d’invitations aux migrants à envahir notre pays.
Nous connaissions son souci de « nettoyer » notre sol de cette immigration, source de misère et de pauvreté.
Ses dernières rafles dans le parc Maximilien étaient le signe fort d’une politique migratoire qui ne donnait aucune chance à la détresse humaine.
Et là, face au leader catalan, le voilà, bras ouverts, pour l’accueillir et lui permettre de fuir une certaine justice espagnole – qui aurait été la même pour tous les vaincus !
Quelle conversion ... À moins qu’il ne s’agisse, une fois de plus, que d’une position idéologique perverse et malsaine ?
Théo Francken ne se voile plus la face.
Ce qui le guide, ce n’est pas un humanisme débordant.
Ce qui le guide, c’est la cause nationaliste qui le pousse à enfreindre les règles de Justice internationale.
Avant d’être belge, européen ou même ministre fédéral, Francken est d’abord un nationaliste flamand !
Avant d’être l’interlocuteur des migrants, il est le « Monsieur Muscle » d’une idéologie nationaliste et raciste !

Désormais, les relations diplomatiques avec l’Espagne vont être compliquées. Elles nécessiteront, dans les mois qui viennent, de nouvelles fiançailles et pas mal de compromissions.
Désormais, l’Europe devra se relever groggy de cette énième gifle qu’elle reçoit en pleine figure. L’agonie du projet européen me semble de plus en plus incontournable ! Ce n’est pas moi qui m’en plaindrai !
Désormais, la crédibilité du gouvernement fédéral est, une fois de plus, fortement mise en cause !
À quand sa chute ?
À quand la révocation de Théo Francken, cet être abject qui ne cesse d’humilier et d’insulter notre pays ? Combien de "recadrements" seront encore nécessaires ?
À quand une politique guidée par le bien du pays et de ses citoyens les plus faibles, avant de l’être par des idéologies assassines et partisanes ?
Il est des mariages qui conduisent – c’est couru d’avance – à vivre des cauchemars dont on ne sort qu’amoindris et humiliés !
S’il en était ainsi de cette coalition NV-A et MR ?
Plus d’un de mes détracteurs voudront lire là une prise de position politique. Grand bien leur fasse, sans oublier toutefois que si tu ne t’occupes pas de politique, elle s’occupera de toi !
Ce qui guide cette réflexion, ce n’est pas l’éventuelle demande d’asile de l’ancien Président Catalan. Elle serait même justifiable, au nom du droit des régions et de ses citoyens ! Il s’agit là d’un débat dans lequel je ne m’immisce pas !
Ce qui me démange, c’est l’injustice que je ressens face à cette immigration à deux vitesses.
Il y aurait, d’une part, les migrants dont nous ne voudrions pas. Leur misère et leur détresse seraient des taches dans le paysage de réussite que souhaite la société libérale et financière.
Cette immigration vers notre pays risque de mettre en péril notre petit « Moi je », déjà tellement attaqué par d’autres mesures prises au nom d’une solidarité hypocrite.
Il y aurait, d’autre part, des exilés dont la seule présence est un cadeau et une opportunité.
Reynders nous avait habitué à un tel langage pour louanger des fraudeurs fiscaux étrangers.
Francken ouvre la porte à des réfugiés politiques dont l’avenir est moins noir que celui de réfugiés soudanais renvoyés de force vers leur pays.

Pauvre Belgique, une fois de plus, ceux qui te gouvernent te jettent en pâture à une surréalisme dont ils ont le secret !

Guy De Smet(31 octobre 2017)


-62- MENSONGES AU GOÛT DE « QUOTAS »

À la suite des arrestations arbitraires dans le parc Maximilien, en septembre dernier, le Ministre Jan Jambon a voulu rassurer l’opinion publique. Pour ce faire, il a répondu à une interpellation qui lui était faite au Parlement fédéral : « l'objectif de cette grande action n'était pas d'arrêter 250 personnes (...) il n'avait pas imposé de quotas concernant le nombre de personnes à arrêter. Il a même précisé « qu'il était complètement idiot de même penser cela ».

Encore une occasion manquée de se taire et de ne pas insulter la représentation nationale !
C’était sans compter sur le ras-le bol des personnels de police et de ceux de l’Office des étrangers !
Des rapports administratifs émanant de l’Office des étrangers, du SPF intérieur et de la zone de police de Bruxelles-Ixelles, consultés par l’Agence Belga et par La Libre Belgique allaient prouver le contraire.
Il existait bel et bien des objectifs chiffrés précis concernant ces « rafles », détaillés dans ces documents.
La volonté révélée dans ces documents était bien d’arrêter 250 personnes, en contradiction avec les propos du ministre menteur.
L’office des étrangers devaient fournir à la police le nombre de places disponibles dans les centres fermés : « Si on a dix places pour le Soudan, on concentre nos efforts sur les Soudanais et on ferme les yeux sur les dix Roumains se trouvant à côté, pour lesquels il n'y a pas de places », indique le rapport consulté !
Ces réunions ont eu lieu au plus haut niveau du pouvoir au cabinet du Premier-ministre Michel et avec la bénédiction du ministre de l’Intérieur !
Enfin, devenaient visibles les déclarations de Francken, selon lesquelles, il allait nettoyer le parc Maximilien !
Ces faits avaient déjà été dénoncés par le Président de la Ligue des Droits de l’Homme. Ils avaient alors été démentis par le même secrétaire d’État à l’Asile et aux migrations. Mensonge, quand tu deviens un mode de gouvernance !

Deux ministres qui « mentent » aux citoyens et à leurs représentants !
Deux ministres qui autorisent des « rafles » comme à la pire époque du Nazisme !
Deux ministres qui bafouent impunément les règles élémentaires de la démocratie et du respect des Droits de l’Homme !
Cela ne se passe pas dans une quelconque république bananière ou dans une sinistre dictature d’un autre temps.
Cela se passe chez nous, en Belgique ... un pays, où il parait, il fait bon vivre !
Comment pouvons-nous supporter d’être dirigés par de tels menteurs ?
Comment pouvons-nous tolérer que l’intégrité ne soit pas la qualité première de ceux qui nous dirigent ?
Comment pouvons-nous tolérer que l’humiliation soit devenue, pour ceux qui nous dirigent et pour ceux qui les soutiennent, une manière de traiter un être humain.
J’ai été scandalisé par les réactions sur internet de citoyens qui ne semblent pas mesurer la portée de tels actes. En voici un petit florilège :
« Continuez comme ça Francken, vous faites du bon boulot, n'en déplaise à certains !!! » (Marcel Companie),
« Donner moi une bonne gatling et une pelleteuse et je vais vous le nettoyer ce parc. On devient con dans ce pays » (Jocelyn De Wee)
« Parc d'attraction ! Combien l'entrée mdr » (Christophe Saulnier)
« Continue Theo tu fais avec ton parti ce que le peuple belge attend depuis longtemps. Bravo » (Robert Michiels)
En Allemagne nazie, le pouvoir a aussi trouvé des soutiens ignobles, fermant les yeux sur des exactions plus que condamnables !
Ne pas pouvoir « recevoir toute la misère du monde » ... Chercher un bouc-émissaire à une crise sociale ... c’est une chose !
Ne pas respecter les lois internationales ou nationales ou encore les règles élémentaires édictées par la Charte des Droits de l’Homme est une autre chose !
Les propos de ces citoyens et d’autres inepties qui abondent sur internet sont tout autant répréhensibles que l’attitude abjecte des ministres !
Il devient urgent de réagir !

Mais nos compatriotes seraient-ils devenus aveugles ?
Pendant que nos dirigeants les « amusent » avec la répression sauvage des migrants, ils ne cessent de mettre en place des mesures qui « demain », nous feront endosser le costume des migrants : soins de santé inabordables, emplois précaires, statut de travailleurs pauvres, pensions à point qui ne permettront même pas de vivre décemment ...
Ce gouvernement ne cesse de spolier le citoyen, le livrant entre les mains d’une finance intraitable et dictatoriale.
C’est elle qui décide ce que seront nos conditions de vie ou de survie, demain.
C’est elle qui décide qui a le droit de vivre et qui doit être expulsé de la vie en société : les chômeurs pourraient en témoigner !
C’est elle qui décide pour qui le soleil brillera demain, qu’ils soient étrangers ou non !
Jusqu’à quand accepterons-nous de nous laisser imposer notre destin par la finance et par ses valets politiques ?

Hitler avait besoin de « rafles » et de « quotas de Juifs » !
L’Europe a besoin de « quotas » de migrants à imposer à ses pays membres ! Sa bonne conscience en dépend !
Janbom, Michel et Francken ont besoin de « rafles » et de quotas » pour asseoir leur autorité !
National-Socialisme, NV-A, MR ... Même idéologie ?
Les faits plaident en ce sens ! En serons-nous complices ?

Nous découvrons aujourd’hui, impuissants, qu’un peu partout, une odeur de haine et d’égoïsme s’étale sur le monde – et plus particulièrement sur l’Europe.
Nous le découvrons en Allemagne, en Autriche, en Italie, dans plus d’un pays de l’Est. Nous avons failli voir ce phénomène devenir réalité, à nos frontières, en France.
Nous découvrons chez nous un parti, la NV-A qui, à travers deux de ses ministres n’hésitent pas à témoigner de leurs sympathies anciennes ou actuelles avec l’Extrême-Droite.
Nous découvrons une Europe qui, au nom de la Finance, n’hésite pas à mettre entre parenthèse la Constitution de ses pays membres pour imposer ses règles et ses manières de vivre.
Jusqu’à quand serons-nous les moutons complices d’un tel « assassinat » du meilleur de l’homme ?

Avant d’être « un appel d’air » ou une menace économique, les migrants sont avant tout des êtres humains en détresse.
Nous ne disposons probablement pas du nécessaire pour les accueillir décemment : nos dirigeants ne les donnent même pas aux autochtones !
Nous ne disposons peut-être même pas de l’envie de les voir circuler dans nos rues !
Ils n’en restent pas moins des êtres humains, avec des devoirs, mais aussi avec des droits !
Avant de les traiter comme du « bétail » ou comme des « quotas » nous avons à les regarder les yeux dans les yeux. Nous avons à écouter l’ampleur de leur désastre. Nous avons l’obligation de les aider à s’en sortir.
Placés dans les mêmes conditions, c’est bien ce que nous exigerions pour nous-mêmes et c’est bien ce que prévoient les lois internationales qui font la grandeur des pays libres.

Certes, une crise sociale s’abat sur la population de manière cruelle.
Certes, nos quotidiens sont pourris par des taxes et par des conditions de vie qui nous paraissent injustes.
Certes, l’avenir de nos enfants ne semble plus assuré.
À nous d’en démasquer les véritables coupables !
Ce n’est pas le migrant qui provoque la hausse du coût de la vie ou du diesel.
Ce n’est pas le migrant qui « pond » les taxes qui n’effacent même pas l’endettement de nos régions.
Ce n’est pas le migrant qui impose aux travailleurs des emplois précaires ou des carrières inexistantes.
Ce sont nos dirigeants qui offrent des cadeaux aux entreprises, sans contrepartie.
Ce sont nos dirigeants qui ont des états d’âme avec une répartition juste de l’impôt, sucrant au passage leur clientèle électorale et instaurant une inévitable lutte des classes.
Ce sont nos dirigeants qui, au nom de prétextes fallacieux, volent au secours d’institutions bancaires qui n’hésitent pas à se comporter comme de véritables voyous face à nos besoins élémentaires.
C’est d’eux que nous avons à nous protéger ... et pas d’un bouc-émissaire facile qu’ils se plaisent à placer devant nos yeux !
C’est de leurs maîtres de la finance qui jonglent avec nos habitudes d’épargne ou de consommation qu’il nous faut nous protéger en les mettant hors d’état de nuire.
Notre ennemi premier a un visage, celui d’un banquier !
Il est entouré par d’autres visages : ceux de nos gouvernants !

Migrant, chômeur, retraité, malade, travailleur ... tu es une victime de la dictature libérale et financière qui s’étale comme une chape de béton sur le monde.
Tu es victime des mensonges de nos ministres : ta vie sera leur parc Maximilien de demain !
Tu deviendras un quota à éliminer, parce que tu seras un nuage dans le ciel étoilé d’une finance qui aime briller.
Tu deviendras un objet sans importance entre les mains de ripoux qui t’exploiteront, pourvu que leurs poches se remplissent.
Sois vigilant ... et défends-toi !                                  

Guy De Smet (28 octobre 2017)


-61- LE DÉBUT D’UN GÉNOCIDE

Le 2 novembre 1917, il y aura 100 ans, Arthur BALFOUR, Foreign secretary britannique envoyait une lettre à Lord Rothschild, éminence grise de la communauté juive de Grande-Bretagne et financier du mouvement sioniste. Elle allait être lourde de conséquences !
Il écrivait ceci : « Cher Lord Rothschild,
J'ai le grand plaisir de vous adresser, de la part du Gouvernement de Sa Majesté, la déclaration suivante, sympathisant avec les aspirations juives sionistes, déclaration qui, soumise au cabinet, a été approuvée par lui.
Le Gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un Foyer national pour le peuple juif et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte soit aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, soit aux droits et au statut politiques dont les Juifs disposent dans tout autre pays.
Je vous serais obligé de porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération sioniste ».
Le gouvernement Britannique s’engageait à fournir l’étincelle de l’installation d’un « foyer juif » sur des terres appartenant au peuple de Palestine, noyé, à l’époque en plein Empire Ottoman.
La reconnaissance sioniste qui s’en suivrait allait permettre à l’Angleterre de maîtriser une zone riche en pétrole et de protéger la route des Indes.
Une présence juive, d’origine européenne devait, en plus, assurer la suprématie de l’Occident au détriment du monde musulman, ennemi de toujours.
Face à ce rêve qui se dessinait, les alliés, dont le Royaume-Uni, pourrait compter sur l’indéfectible collaboration des Sionistes ! L’opportunité était trop belle à saisir, pour ces communautés hantées par le mythe du « Juif errant » !
Désormais le Sionisme, dérive extrémiste du mouvement juif, avait pignon sur rue !

La suite de l’histoire, nous la connaissons !
Il y eut le drame de la Shoah qui, de catastrophe humaine, allait servir d’excuse et de justification à une politique colonialiste barbare.
1948, déclaration unilatérale de l’existence de l’état juif d’Israël sur des terres volées aux Palestiniens, présents en ces lieux depuis des siècles. Ce fut l’œuvre de quelques voyous de bas étage en mal de renommée !
Depuis, comme une bête infâme, ce pays ne cesse d’étendre ses tentacules sur ces terres qui ne lui appartiennent pas, semant l’humiliation, la mort et le terrorisme d’état sur son passage.
Quand, aujourd’hui, nous regardons une carte de ces territoires, il n’est même plus possible de rejoindre un vœu pieux des nations. Elles souhaitaient y faire vivre deux pays indépendants, avec des frontière fixes et des conditions de sécurité normales.
Au lieu de cela, le gouvernement actuel, dans le sillage de ceux qui l’ont précédé, ont institué une colonisation qui ne peut qu’être source de résistance, de révoltes et de violence.
Les autorités juives ont fait de l’humiliation des Palestiniens, une propagande et un mode de vie.
Ils ont construits des murs de haine et d’opprobre.
Ils ont bafoué les libertés fondamentales élémentaires.
Ils ont établi des murs et des frontières, faisant des vexations et des tracasseries administratives, des moyens de décourager des populations entières dans le but de les pousser à la fuite.
Ils ont arrêté des enfants, à l’encontre de la moindre règle de justice internationale.
Ils ont piétiné de leur orgueil les sommations des Nations-Unies condamnant leur politique agressive et sauvage.
Pour commettre leurs crimes, sans problème, ils jouissent du soutien des nations. Aucun chef d’État du monde n’éprouve le moindre problème de conscience à aller s’asseoir avec ces meurtriers et ces crapules à Jérusalem. Honte à eux !

Si la Déclaration Balfour est une des prémices de la création de l’État d’Israël, elle est aussi la source de l’antisémitisme moderne ... ou faudrait-il dire de l’antisionisme ?
Si l’antisémitisme trouve ses racines dans l’Histoire et si les peuples civilisés d’aujourd’hui veulent y lire un crime, il n’en va pas de même pour l’antisionisme.
L’antisémitisme détruit l’homme au nom de son appartenance à une race. Il se transforme parfois en ces drames dont les camps de concentration sont le signe. Cela doit rester intolérable, au point de vouloir crier : « Plus jamais ça ! »
Il n’en va pas de même pour l’antisionisme.
Le Sionisme est une idéologie qui a permis de construire un état en détruisant des populations qui n’avaient rien demandé à personne, si ce n’est de vivre chez elles et en paix.
Le Sionisme, à l’image du Nazisme se veut agressif, guerrier, conquérant et orgueilleux. L’important est d’éliminer tout ce qui empêche le développement de l’État d’Israël ... et pour cela, tous les moyens sont bons : occupations, camps, meurtres, atteintes aux Droits de l’Homme, destructions ...
Le Sionisme, au vu de son comportement en terre de Palestine, est une verrue qu’il faut éliminer par tous les moyens !

Dans quelques jours, « les compromis à la mode Balfour » du monde entier fêteront ce centenaire.
Ils se réjouiront, qu’au lendemain de la Shoah, leur conscience puisse enfin être soulagée : Israël existe, peu importe comment !
Ils n’évoqueront pas les massacres, les humiliations, la terreur qui sévit en Palestine et dans les territoires occupés.
Ils n’évoqueront pas ces représentants du monde empêchés de rencontrer la détresse des Palestiniens, au nom d’un orgueil juif mal placé.
Ils n’auront pas devant leurs yeux l’image de cet enfant encadré par deux soldats, alors qu’à cet âge-là il aurait le droit de jouer dans un pays en paix.
Leur présence aux festivités, leur commémoration de cet événement navrant sera la goutte d’huile qui donnera ses lettres de noblesse à un génocide qui crie vengeance au ciel.
Peuple de Palestine ...
Ton histoire s’écrit en lettres de sang sous un ciel d’injustice et de barbarie.
Ton histoire réveille un chant, qui hier a mis en route des consciences :

« Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite...

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...

Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute...

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh... »

Guy De Smet (26 octobre 2017)


-60- AVEC DES ARMES BELGES !

La ville de Raqua, bastion des forces de l’État islamique, ou encore Mayadine, dans l’est de la Syrie ont enfin été libérées, après des mois d’âpres combats.
Petit à petit, l’État islamique semble rayé de la carte, mettant en sourdine cette guerre atroce, pour laquelle la population civile a payé le prix fort.
Femmes, enfants, hommes ... ils ont été massacrés au nom d’une cause, dont l’Histoire parlera avec honte et en condamnant.
Comment le monde civilisé a-t-il pu laisser mettre en place un tel monstre, alors que depuis des siècles, il ne cesse d’y être présent et d’y asseoir ses intérêts.
Comment les grandes puissances ont-elles "ignoré" ce qui allait se tramer ... à moins que comme plus d’un observateur, il ne faille y lire les traces d’une certaine complicité.
En Syrie, en Irak, la bataille semble bien perdue. Le conflit est-il pour autant terminé et les méfaits de l’État islamique sont-ils à jamais rendus impossibles ?
L’avenir nous le dira !
Nous pouvons toutefois redouter que la zone de conflit ne se déplace, pilotée par un califat virtuel qui sèmera désormais la mort aux quatre coins du monde.
Le terrorisme semble n’avoir pas dit son dernier mot, profitant des faiblesses et des limites de nos démocraties !

N’empêche que ce matin, je me réveille, le cœur lourd.
Le général syrien, soutenu par les forces russes, qui a mené l’assaut dans l’Est de la Syrie, balance des informations qui font froid dans le dos.
Selon lui, beaucoup d’armes étrangères ont été retrouvées dans l’arsenal abandonné de Daesh.
Parmi elles, la plupart provenait des pays de l’Otan ... et, entre autres, de Belgique.
La mort a donc été semée par des armes que nous avons fabriquées.
Des femmes, des enfants, des innocents ont été exécutés avec des armes sorties du génie de nos fabricants nationaux.
Nous acceptons – en fermant les yeux – de vendre des armes à ceux qui détruisent jusqu’aux bases de notre civilisation, à travers des attentats meurtriers dans le monde libre, chez nous !
Ces armes nous viennent de la FN à Herstal. Elles ont été vendues avec la bénédiction des différents gouvernements qui se sont succédés dans cette ignominie.
À une certaine époque, les ténors MR du gouvernement fédéral brandissaient l’étendard des Droits de l’homme. Ils voulaient indiquer par-là qu’eux, au moins, ils lavaient plus blanc que blanc.
Aujourd’hui Monsieur Borsu (MR), à la tête du gouvernement Wallon renouvelle cette possibilité de vendre des armes.
Selon lui, ce n’est pas parce que notre petite région ferait de l’opposition à cette vente qu’elle ne se ferait pas au niveau mondial. Nous risquerions d’y perdre des parts de marché !
Quelle hypocrise et quel cynisme !
Et dire que nous appartenons à une Europe qui a reçu, un jour, le Prix Nobel de la Paix ! On croit rêver !
Il est préférable de vendre des armes et de semer la mort, les yeux fermés, que d’être des perdants sur les marchés économiques. N’oublions pas que le marché des armes est puissant sur la scène internationale !
Il est préférable de vendre des armes qui serviront, demain, à assassiner des innocents que d’être aux avant-postes de la défense des droits de l’homme, moins rentables économiquement.
Il est préférable de maintenir des emplois et d’y lire un prétexte à son forfait, alors que d’autres emplois ont été sacrifiés, sans scrupule, au nom d’une mondialisation ubuesque.
Il est préférable d’armer des organisations ou des pays qui bafouent les Droits de l’homme au quotidien, comme l’EI ou l’Arabie saoudite, que de se vêtir de la dignité de leur défense, sans aucune compromission.
Quelle honte !

Quels enfoirés !
Notre pays, en agissant ainsi, devient complice de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Ceux qui nous gouvernent ont du sang sur les mains et cela ne semble pas les déranger !
Je ne donne pas à nos dirigeants le droit de satisfaire leur conscience derrière les bienfaits d’une force internationale qui nous débarrasserait enfin de Daesh et de lui vendre des armes, de l’autre main : il n’est pas possible d’être dans les deux camps à la fois !
Je ne donne plus le droit à nos dirigeants de se pavaner devant des monuments aux morts ou de s’étouffer dans des déclarations en faveur de la Justice ou de la paix : il n’est pas possible de semer la mort d’une part et de pleurer les victimes d’autre part !
Ils ne sont plus crédibles ! Ils nous fatiguent ! Qu’ils dégagent !
Hitler, lui aussi, aimait caresser les petites têtes blondes, lors de ses déplacements. En même temps, il savait comment exterminer ces mêmes enfants d’autres races !
Hitler, lui aussi, rêvait d’une grande nation, comme peut le faire l’Europe ou l’Occident, aujourd’hui. En même temps, il savait comment tout détruire autour de lui pour être le plus grand, le plus beau, le plus fort. L’important, c’était sa puissance, comme l’Occident aujourd’hui. Pour de l’argent, ils sont prêts à se prostituer !
Nazisme, libéralisme économique : même combat !

Si la vie d’un être humain a quelque prix pour nous, nous ne pouvons plus tolérer que de tels commerces soient autorisés, que la mort soit "vendue" et semée en notre nom.
Nous ne pouvons plus tolérer que des ministres ou des secrétaires d’État fassent du mépris et de l’humiliation leur manière d’aborder l’être humain ... du moment que ça rapporte !
Au nom de celui ou de celle qui aura été exterminé par nos armes, nous avons à demander des comptes.
Nous n’avons pas le droit d’humilier nos démocraties en laissant faire ceux qui nous spolient à travers leurs décisions.

Jamais nous n’avons voté pour ces monstres politiques en leur confiant un tel mandat sordide !
Il est temps que le monde politique et que le monde des affaires paient pour leurs actes et que Justice soit rendue !
Il devient urgent se protéger contre de tels monstres !

Guy De Smet (26 octobre 2017)


-59- TROP IS TE VEEL

Un jour, cette expression fut le cri de guerre des royalistes de chez nous, voulant défendre une monarchie et une Belgique en péril.
Je voudrais reprendre cette expression et l’accoler à une actualité qui fait grincer les dents : en 2018, la monarchie coûtera 36.406.000 €, soit une hausse de 266.000 € !
Vous ajoutez à cela les scandales financiers qui ont entaché notre actualité politique ces derniers temps ; les hausses et les avantages que ne cessent de s’accorder les députés et sénateurs ; les cadeaux aux riches et aux actionnaires qui font le credo du gouvernement ...
Vous ajoutez à cela les difficultés que rencontrent nos concitoyens à boucler les fins de mois, la chasse aux chômeurs, habillée d’idéologie libérale ; la hausse du coût de la vie pour des salaires de misère ; les soins hospitaliers inaccessibles pour beaucoup ; les retraites de misères allouées à des travailleurs qui n’ont pas épargné leurs peines, toute leur vie ; la montée du fléau de la misère tant auprès des adultes qu’auprès des enfants ...
Il y a de quoi ne plus rien comprendre !

Le montant annoncé, tout comme celui de la hausse par rapport à l’année précédente, est choquante et révoltante.
Comment justifier une telle dépense à une époque où la crise construite de toutes pièces laisse sur le bord du chemin tant de victimes innocentes ?
Comment justifier une telle dépense à une époque où notre secrétaire d’État à l’asile et à la migration ne cesse de proclamer, haut et fort, que nous en pouvons accueillir toute la misère du monde, serrant les poings d’une solidarité qu’il n’accepte de mettre en œuvre qu’à l’égard de quelques exilés fiscaux, plus rentables.
Comment justifier une telle dépense à une époque où les CPAS et les œuvres de bienfaisance sont assaillis de demandes urgentes et importantes pour aider à la survie de familles entières ?
Commente justifier une telle dépense, alors qu’un récent rapport vient de mettre en lumière que, chez nous, des enfants, de plus en plus nombreux vivent sous le seuil de pauvreté ?
Le montant annoncé est tout simplement indécent !

Il fut un temps où la monarchie belge avait un sens. Elle faisait l’unité d’un pays et elle était garante de son indépendance.
Jusqu’à la mort du Roi Baudouin, nous pouvons dire que la monarchie était entourée d’une certaine aura et qu’elle jouissait d’une autorité morale indéniable.
Les années qui suivirent ont vu la popularité de la famille royale dégringoler au fil d’affaires compromettantes : la fille supposée et non reconnue du Roi Albert II ...
Les frasques du Prince Laurent qui n’est pourtant pas le moins inactif de cette famille ...
Les exigences de la Princesse Astrid placées avec force pour quitter la Suisse et s’installer au pays ...
Les incompréhensions royales et princières quant à des ajustements de dotations.
Les frais vestimentaires d’une Reine qui ne cessera d’être une poupée Barbie sans intérêt ...
De là à se demander à quoi sert encore cette famille, il y a un pas que plus d’un citoyen, a franchi depuis longtemps !

Le gouvernement justifie cette somme par la hausse de l’index, ayant trouvé dans cette famille royale une caution à son action.
Je le sens même capable de nous dire que tous, nous profitons de cette hausse ... nos fiches de salaires aimeraient en témoigner !
C’est en acceptant ainsi des « hausses empoisonnées » que des monarchies se sont éteintes et ont dû fuir ou parfois se faire raccourcir !
Louis XVI ou le Tsar Nicolas II pourraient en témoigner !
Comment ces rois et ces princes, soucieux de vivre au diapason de leurs peuples, peuvent-ils accepter de tels avantages injustifiés ?
Comment peuvent-ils vivre à mille lieues de la moindre empathie pour un peuple qui souffre ? les récents discours du Roi Philippe démontrent ce fossé entre le vécu des citoyens et les rêves que lui dicte son gouvernement ! Il est des complicités et des silences qui sont criminels !
Comment peuvent-ils exiger des dotations princières, alors que dans le sillage d’autres familles royales, ces princes et ces princesses pourraient assumer une vie professionnelle, comme n’importe quel citoyen ?
Ils semblent avoir vite oublié que la constitution de notre pays ne prévoit uniquement que la dotation du Roi régnant : un franc ( de l’époque) par citoyen ! Le reste de la famille royale n’avait pas à vivre au dépend de la population !
Un jour, le Roi Baudouin a pris distance du trône au nom de sa conscience : c’était lors du vote de la loi autorisant l’avortement.
Pourquoi un sursaut de conscience ne serait-il pas possible quand il s’agit d’argent ?
Refuser l’augmentation et revenir à la logique constitutionnelle serait un geste prophétique qui rallierait les sympathies.
Je crains que la famille royale soit incapable d’une telle réaction et qu’elle se contentera d’accepter la situation, empochant cette somme pour laquelle des Belges se seront saignés !

Roi, princes et princesses continueront à évoluer dans leur monde, fait de falbalas et d’incongruités.
Ils continueront à cacher leur médiocrité derrière des titres et des privilèges. Ils continueront à se pavaner de visites en découpages de rubans.
Mais ils ne nous feront plus rêver de lendemains enchanteurs ou d’une indépendance que ne cesse de grignoter l’ogre européen.
Ils ne seront plus le ciment d’un pays qui se déchire entre régions et communautés.
Ils ne seront plus qu’un trou impressionnant dans le budget d’un État qui s’en va à la dérive.
Leurs jours seraient-ils comptés ?

Guy De Smet (25 octobre 2017)


-58- ÇA SENT LA FIN !

Ces quelques mots aimables sont ceux qui m’ont été adressés par un responsable de l’Évêché, que je ne citerai pas, par charité chrétienne, à l’occasion de mes 65 ans !
Cette réflexion m’est lancée insidieusement alors que : voici 45 ans, j’entrais au Séminaire. Voici 39 ans, je devenais prêtre du Diocèse. Voici 15 ans, que je me suis mis au service d’une paroisse, après avoir passé le même nombre d’années, dans deux autres paroisses, de ce même diocèse.
Durant toutes ces années, avec mes qualités et avec mes limites, je me suis mis au service, sans compter, de l’animation pastorale et liturgique des lieux qui m’étaient confiés.
J’y ai accompagné des hommes, des femmes, des jeunes, des enfants, à différentes étapes de leur vie.
J’y ai rencontré des oppositions qui m’ont parfois fait mal.
Il n’est, par exemple, jamais agréable de devoir entendre, venant de la bouche d’une « sainte paroissienne » : « Ce n’est pas vous qu’on veut, c’est celui qui est parti », faisant allusion à un de mes prédécesseurs que les autorités diocésaines ont préféré écarter, pour des raisons qui ne me concernent pas.
J’y ai vécu de grands moments et de belles rencontres, au-delà du clivage des religions et des idées.
J’y ai trouvé des collaborateurs merveilleux qui ont partagé le souci d’une paroisse heureuse, qui soit un chemin d’Évangile.
J’y ai collaboré avec des confrères en vue de la création d’une entité pastorale ou d’un secteur, dont des ébauches – qui ne me sont pas étrangères – se mettent en place.
J’y ai probablement aussi vexé l’un ou l’autre qui n’entraient pas dans les choix que l’Église m’autorisait : catéchèse, inscriptions aux communions ...
Le caractère et la sensibilité peuvent aussi être des freins à des rencontres épanouissantes. À ceux que j’aurais ainsi blessés, je demande bien humblement pardon !
J’y ai connu l’épreuve de la santé, dans laquelle j’ai eu le bonheur d’être entouré par des amis et par des paroissiens, par un doyen et par l’un ou l’autre confrère.
Par contre, j’ai aussi entendu le silence des autorités qui auraient pu avoir simplement un peu de délicatesse !

Aujourd’hui, j’arrive à un âge où faire le point s’impose.
Il s’agit de pouvoir allier, santé, épanouissement et nourriture spirituelle.
C’est l’heure, peut-être, de s’ouvrir à de nouveaux horizons et de préparer un plan possible pour l’avenir.
Pour la plupart d’entre nous, c’est une phase difficile, comme le franchissement de toute étape.
Comme tout un chacun, j’avoue être faible au point d’avoir besoin de soutien, de sentir une fraternité, de percevoir une écoute et un encouragement, pour pouvoir mener à bien ce discernement.
Je remercie les amis, les paroissiens et les confrères qui sont tout cela à mes côtés !
Mais, je n’ai que faire de ces phrases incendiaires, comme celle que j’ai encaissé en pleine figure : « Ça sent la fin ! »
Il est possible de comprendre cela, comme un mot d’encouragement au terme d’un parcours qui aurait été difficile – ce qui ne fut pas le cas, loin de là !
Il est aussi possible de l’entendre comme une parole de soulagement d’une autorité qui est bien, heureuse de vous voir enfin partir.
Il est vrai que je n’ai jamais été « un béni oui oui » ou l’admirateur d’une autorité pour elle-même.
Il est vrai qu’un dialogue passe parfois par le conflit et la confrontation des idées. J’y vois plus une richesse qu’une impossibilité.
L’important est de se sentir toujours dans la droite ligne de Celui qui, un jour, vous a mis en route.
Certes, l’éminent confrère a bien essayé de se rattraper et de justifier ce qui sortait de son cœur.
Selon lui, beaucoup de mes confrères, arrivés à cet âge,  se posent la question de la fin de leurs activités. Parfois même, ils quittent la vie active pour d’autres horizons, comme le font presque tous les citoyens qui le peuvent.
L’enfer est pavé de bonnes intentions !
Pour ma part, cette réflexion m’a profondément blessé et je saurai en tirer les conclusions le moment venu.
L’Église, avant de devenir divine, me semble avoir encore un long chemin à parcourir pour devenir, déjà humaine !

Guy De Smet (25 octobre 2107)


-57- BELGIQUE, QU’ES-TU DEVENUE ?


Dans quelques semaines, nous allons nous souvenir !
Ce sera le 11 novembre, souvenir d’une Armistice, mémoire de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui se sont battus, qui ont souffert, qui sont morts pour que notre pays connaisse une ère de liberté, de justice et de dignité.
Nos mandataires politiques seront plus nombreux que d’habitude au pied des monuments ... pas tellement au nom d’un sursaut de patriotisme, mais bien plutôt dans un souci d’être vus : année électorale oblige !
J’ai pourtant l’impression, en suivant notre actualité, que tous ces sacrifices humains ont été piétinés par les aléas d’une politique qui a sacrifié l’humain au profit de l’argent.
Aurait-on remplacé une dictature par une autre ?
Aujourd’hui, Belgique, terre qui m’a portée jusqu’à présent, je me permets de t’interroger : qu’ont-ils fait de toi ? Qu’es-tu devenue ?
Belgique, qui es-tu pour qu’une de tes institutions se permette de remettre un prix de la Démocratie et des Droits de l’Homme ?
Certes, le combat de cette femme à qui a été remis ce prix est audacieux et tellement précieux. Elle va à la rencontre de jeunes que notre vie en société inonde de violence. Elle va leur parler de son fils mort debout, assassiné par un monstre s’étouffant d’idées de destruction et de vengeance.
Seule, elle a plus d’importance que n’importe quelle banque que tu sauves avec empressement ... mais recevoir un prix des mains de tes représentants frôle l’insulte !
As-tu vu l’état de tes prisons ?
As-tu mesuré le respect que tu donnes à ces hommes et à ces femmes que tu enfermes dans la violence, en ne leur donnant pas des conditions de vie, dignes d’un être humain ?
As-tu compté les condamnations que t’ont valu les décisions de nos gouvernants qui accordent tellement plus de place à la rentabilité et à la finance qu’à l’élémentaire respect des droits de l’homme ?
Que fais-tu des armes que tu viens de décider de vendre à l’Arabie saoudite, ce pays qui ne sait même pas ce que les Droits de l’homme signifient ?
Que fais-tu de ces femmes, de ces jeunes, de ces hommes, soudanais et autres, dont la souffrance te demeure étrangère ?
Que fais-tu de tes nationaux que tu laisses enfermer dans une précarité innommable ?
Serais-tu devenue cette femme indigne qui se prostitue à n’importe quel prix ?
Honte à toi !
Belgique qu’es-tu devenue quand tu tolères l’action de ton secrétaire d’État à l’asile et à la migration ?
Rtbf.be nous a livré ces jours-ci un article remarquable d’une citoyenne. Le titre a lui seul fait froid dans le dos : « Je vis dans un pays qui organise des rafles ».
Tout se passe au parc Maximilien à Bruxelles, dimanche soir.
À ce moment, quelques bénévoles de la plateforme citoyenne d’aide aux réfugiés sont en, action, quand, tout à coup, la police déboule et saisit ceux qui s’y trouvent, les emmenant vers l’inconnu et l’arbitraire.
C’est à ce moment que Anne-Catherine de Nève, auteur de l’article, ramène un jeune réfugié de 16 ans qu’elle avait secouru et hébergé pendant quelques jours. Elle ne cesse, aujourd’hui, de s’en mordre les doigts !
Il sera saisi, comme les autres, laissant dans la bouche de celle qui l’aura recueilli pour quelques instants de paix, ces paroles amères : « J’ai mis longtemps à m’en convaincre : je vis dans un pays qui organise des rafles. C’est l’image de M. peut-être, sans doute, emmené dans ce bus qui me convainc aujourd'hui de la réalité de ce concept. C'est concret. C'est réel. Ça s'est passé. Ça se passe chez nous. Je l’imagine ne pas savoir où on l’emmène, être trimbalé dans la nuit jusqu'à une caserne, un centre – ils les emmènent où d’ailleurs ? – n’avoir aucune personne à qui demander de l’aide »
La déclaration du Président de la Ligue des Droits de l’homme, prédisant la « rafle » de quelques 250 migrants, devenait une réalité ! 
Cette déclaration, il l’avait faite sur les ondes de la télévision nationale, la noyant dans l’indifférence générale et complice !
Cette honte nous la devons à Théo Francken, ce monstre flamand qui confond asile et oppression, qui confond misère et terrorisme, qui confond humanité et soif de pouvoir !
Cette rafle nous rappelle que l’état de droit n’a aucune importance pour lui.
Elle nous rappelle sa sympathie pour d’autres époques qui le séduisent, comme il le prouve en rejoignant les petites fêtes de ses amis, les anciens collaborateurs de 1940-1945. Il était décrit à sa juste valeur dans la caricature de Ecolo J que j’ai beaucoup appréciée ! Mais il faut croire que la vérité blesse !
Elle nous crie à la figure combien de tels personnages sont dangereux pour l’avenir de la démocratie et de nos libertés.
Avec Francken, les leçons de l’histoire n’ont aucune importance. Nous pensions que Nuits et brouillards, les rafles dans les ghettos ou celle du Vel d’hiv étaient définitivement impossibles ! Elles ont lieu, aujourd’hui, dans un parc à Bruxelles, capitale de l’Europe de l’infamie !
Elles ont lieu au nom de l’excuse de tous les lâches : « nous ne pouvons accueillir toute la misère du monde » - sauf quand ils sont concernés : souvenez-vous de l’aventure stupide de la faillite des banques !
Cet infâme personnage se situe dans la droite ligne du comportement de tout un gouvernement :
assassinat des malades pour qui les soins ne sont plus accessibles.
Humiliation des chômeurs pour qui de véritables chasses aux sorcières sont organisées, alors que les comptes-titres et les fraudes des riches sont accompagnées avec beaucoup de compréhension.
Cynisme face aux exclus du monde du travail à qui un Premier-Ministre incompétent crie « Job, job, job » en ne leur proposant que les résidus d’emplois précaires.
Écrasement des retraités, arrivés à un âge où un peu de repos serait bien mérité, à qui on promet monts et merveilles s’ils acceptent d’encore travailler pour compléter leurs maigres revenus.
Insulte à toute une population à qui on promet une augmentation de salaire, grâce à quelques magouilles utiles en période électorale. On s’empresse d’oublier de parler de la libéralisation du prix de l’électricité, des plafonds d’impôts qui seront dépassés et j’en passe !
Il n’y a plus qu’à ouvrir des camps contre « les populistes » qui se rebellent contre la dictature de la finance !
Et dire que chacune de nos trois couleurs nationales nous promettaient autre chose !
Elle nous parlait de compassion dans le noir du deuil.
Elle nous parlait d’empathie et de colère face au rouge du sang et du désarroi.
Elle nous parlait de bonheur face au jaune de nos joies et de nos soifs d’avenir.
Les ripoux qui nous dirigent les ont remplacées par un coq perché sur le fumier que nous connaissons, un lion qui rugit dans le vide d’une politique qui asservit l’homme et une fleur d’iris qui se fane à force d’être piétinée par l’injustice.
Ils se sont amassé un magot sur la détresse de ceux qu’ils oppriment, convaincus que les citrons pressés que nous sommes ne se rebelleront jamais !
Qu’ils se méfient toutefois : les rafles ont suscité la résistance !
Elles ont été l’étincelle qui a poussé les exploités et les écrasés à se battre !
Elles sont restées l’aiguillon de nos révoltes !
Toi qui a subi la rafle dans ce parc, un soir de septembre ... jamais nous ne t’oublierons : tu resteras, à jamais, le moteur de nos soulèvements et du bannissement de ceux qui ont fait de l’oppression leur commerce quotidien !
Belgique : regarde ce qu’ils ont fait de toi !

Guy De Smet (19 octobre 2017)


-56- L’ILLÉGALITE AU POUVOIR

Ce n’est pas la première fois que la Belgique, dirigée par les voyous que nous connaissons se fait rappeler à l’ordre par les instances judiciaires européennes et nationales.
Le champion du déshonneur national est ainsi porté par l’action de notre sulfureux secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration : Théo Francken.
Son ego est tellement flatté quand on parle de lui, qu’en périodes calmes, il se réveille et via Twitter lance une bombe qui lui permettra de ne pas se faire oublier.
Il sera soutenu à chaque fois par la NV-A, son parti d’origine, qui ne peut cacher son attirance pour des modèles dictatoriaux et afficher sa xénophobie primaire, à moins que ce ne soit celle de ses électeurs.
Il sera aussi soutenu par les moutons bêlants du gouvernement qui ne peuvent que suivre la voix de leur mentor Bart De Wever, ce ténébreux petit professeur d’Histoire.
Nous ne rappellerons pas toutes les fois où son action ministérielle s’est inscrite dans l’illégalité : les décisions de justice sont là pour en témoigner !
Dernièrement, il a voulu cacher sa veulerie derrière des contacts avec le Soudan.
Cette république, mise au ban des nations à cause de sa dictature sanguinaire et de ses crimes contre l’humanité, est devenue l’interlocuteur privilégié du secrétaire d’État. L’argent n’a pas d’odeur !
Il a sollicité l’aide d’une équipe de reconnaissance émanent de ce gouvernement étranger, pour identifier les migrants présents sur notre sol.
Il pouvait ainsi, en toute hypocrisie, renvoyer ces ressortissants vers leurs pays d’origine, les livrant ainsi à un avenir plus qu’incertain : tortures, assassinats, brimades y sont le lot quotidien ... mais qu’à cela ne tienne !
Heureusement la vigilance de deux avocates, de la Ligue de Droits de l’Homme et du Tribunal de Première Instance de Liège en a décidé autrement.
Ces expulsions arbitraires doivent être stoppées sous peine d’une astreinte de 20.000 €
Il s’agit là d’un signal fort, adressé au gouvernement : la finance c’est une chose : le droit c’est autre chose !
Dans sa colère, le secrétaire d’État ne mesure plus ses paroles. Il vient de s’en prendre violemment au Maroc, qui vient de déposer plainte contre notre pays, après avoir signé des accords en bonne et due forme avec nos autorités.

En réaction à l’opposition à son action par Écolo J qui l’avait affublé d’une tenue nazie dans un photomontage, il a demandé à être jugé sur le contenu de sa politique, au lieu d’être la victime innocente d’une criminalisation.
C’est bien ce que nous faisons aujourd’hui.
Nous l’accusons de populisme, soucieux de flatter les sentiments d’un électorat xénophobe et de Belges en manque de bouc-émissaires face à la crise.
Nous l’accusons de faire de l’inhumanité, une manière d’être, parlant de nettoyer une société, alors qu’il s’agit de rencontrer des hommes et des femmes dont les yeux débordent de détresse.
Nous l’accusons de faire de son idéologie d’extrême-droite une arme contre la démocratie, allant jusqu’à bafouer les droits élémentaires d’êtres humains. Ses sympathies pour les anciens collaborateurs qu’il aime rejoindre ou pour un Vlaams Belang qu’il sait flatter quand nécessaire, sont là pour en témoigner.
Nous l’accusons de faire de l’illégalité un mode de gouvernance. Sans honte et avec beaucoup de mépris, il bafoue les règles du droit international, reléguant notre pays au rang des pires dictatures qui défigurent la planète. L’ensemble du gouvernement en soutenant son action se rend complice de ses agissements.
Si le citoyen vit dans l’illégalité, il doit payer ... c’est le lot de milliers d’entre eux !
Théo Francken n’est pas au-dessus des lois : lui aussi doit « payer » pour sa politique et pour ses actes.
Nous ne lui donnons pas le droit de s’exprimer au nom d’un pays, qui, par ses trois couleurs nationales, ne cesse de clamer son combat pour le respect de la liberté et des droits inaliénables des citoyens et des humains.
Nous ne lui donnons pas le droit d’outrepasser par ses décrets, les décisions de la Justice. En démocratie, la séparation des pouvoirs, cela se respecte !
Nous exigeons son départ du gouvernement, et que cela soit un coup de semonce pour tout qui exerce un pouvoir dans notre pays !

Mais j’en entends déjà me rétorquer : pourquoi s’en prendre à lui, il fait du bon travail ! Les sondages d’opinion sont là pour en témoigner.
Vous qui voyez dans ces migrants un danger ...
Vous qui estimez qu’ils viennent manger le pain des Belges ...
Vous qui trouvez – à juste titre – qu’il ne nous est pas possible de porter toute la misère du monde ...
Vous qui criez haut et fort que nos gouvernants feraient mieux de s’occuper des autochtones avant de s’occuper des étrangers ...
Je ne vous accorde pas le droit de traiter des humains comme du bétail.
Je ne vous donne pas le droit de rejeter ces hommes et ces femmes sans chercher, avec eux et avec leurs pays d’origine, des solutions à leurs drames.
Je ne vous donne pas le droit de nourrir la haine et l’intolérance.
En même temps, je me plais à vous imaginer à leur place !
Je vous vois bien sur les routes de l’exil, parce que votre pays ne vous offre plus d’avenir.
Je vous vois bien sur les routes de l’exil parce que le bruit du canon a couvert celle de vos aspirations à la paix et à la justice.
Je vous vois bien sur les routes de l’exil sur lesquelles vos égoïsmes rencontreraient les poings fermés des indifférences.
Je vous vois bien sur les routes de l’exil, tombant de fatigue et de misère et devant abandonner vos enfants pour qui vous ne pourriez plus rien.
Je le vois d’autant mieux, que pendant ce temps, ceux qui aliment notre peur des migrants, comme Francken, nous assènent de lois qui font qu’il n’y a plus de travail pour tout le monde.
Pendant ce temps, ils rendent vos fins de moins difficiles, sacrifiant tout votre bien-être sur l’autel de la rentabilité et des soifs des plus riches.
Pendant ce temps, ils chassent les chômeurs, ils ponctionnent les retraités, ils abandonnent les malades, les jeunes, les familles, pourvu que les dividendes des actionnaires soient assurés.
Ils ont eu le génie d’inventer un coupable : le migrant, face à qui nous ne remplissons même pas la norme des quotas imposés par une Europe méprisante !
Ils ont eu le génie d’inventer un argument imparable : nous en pouvons pas porter la misère du monde ... pas même la vôtre qui êtes de « ceux qui ne sont rien » !

Aujourd’hui la Justice a mis le doigt sur l’illégalité dont usent nos gouvernants pour arriver à leurs fins.
Et si nous mettions fin au massacre de l’homme par ces hyènes de la finance, dont ces minables à la Francken sont les valets ?

Guy De Smet (10 octobre 2017)

-55- UNE RÉPONSE À LA GRÈVE ?

Un peu partout en Europe, la colère gronde.
L’Europe et son patron « Finance » imposent - grâce à une crise qui tombait bien – une austérité qui ne cesse de faire des victimes.
En Allemagne, des retraités sont obligés de se trouver un emploi complémentaire pour suppléer à une retraite insuffisante.
En Allemagne toujours, des travailleurs qui font vivre l’économie allemande au prix de grands sacrifices se voient affublés du statut de « travailleur pauvre ». Ils vivent au seuil de la pauvreté, ne sachant pas de quoi demain sera fait.
En France, le massacre du code du travail a fait de la précarité des travailleurs une nouvelle manière de vivre, dont ils n’ont qu’à se satisfaire, pendant que les plus riches profitent de cadeaux indécents. Dès demain, les travailleurs en engrangeront les dégâts !
En Grèce, les habitants en sont réduits à la misère par des institutions européennes et par des pays qui profitent de leur détresse pour se remplir les poches de bénéfices juteux. À quand notre tour ?

Et chez nous ?
Les travailleurs du rail n’en peuvent plus de la menace qui pèse sur leur emploi comme une épée de Damoclès.
Le service public, dans son ensemble, se sent asphyxié dans son fonctionnement.
Les pensionnés se demandent de quoi ils vivront demain, pendant qu’une certaine classe politique se pavane dans des avantages immérités et scandaleux.
Beaucoup de familles connaissent des fins de mois difficiles pendant que la crise, dont ils ne sont en rien responsables s’abat sur leurs épaules.
Des employés de banque vivent la peur du lendemain comme un cauchemar, confrontés qu’ils sont à la veulerie de leurs patrons qui estiment qu’après un certain âge, et sans discussion, il n’y a plus de place pour eux dans l’entreprise. Pendant ce temps-là les banquiers – véritables djihadistes de la finance – se réjouissent de leurs profits.
Les travailleurs, comme ceux de RTL, ces derniers jours, sont jetés, comme de vulgaires mouchoirs en papier, non au nom d’une baisse de rendement de la société, mais au nom d’une soif de plus de bénéfices et de parts de marché.
Nous pourrions évoquer la situation des malades, des jeunes, des femmes, des écoles, de la justice, de nos infrastructures ...
Notre pays commence à ressembler à ces entrepôts que la justice est bien obligée de fermer à cause de leur vétusté ... mais, à part ça, tout va très bien, la reprise est là, selon les chantres du libéralisme !

Le gouvernement Michel, un des plus sordides depuis l’après-guerre, se défend et reste sourd à la voix du peuple qui crie son désarroi.
Il se targue de créer des emplois, sans en préciser la nature. Des études montrent qu’il s’agit avant tout d’emplois précaires, voulus au nom d’une flexibilité jugée indispensable. Comment construire une vie dans de telles conditions ?
Il se targue de vouloir remplacer une concertation sociale impossible par des décisions unilatérales et imbéciles.
Il se targue de respecter des normes européennes, justifiant son massacre social par des décisions venant d’ailleurs.
Il se targue d’une « bonne politique », fermant les yeux et se bouchant les oreilles face aux désenchantements de toute une population laborieuse.

Aujourd’hui des hommes et des femmes en ont assez.
Ils en ont assez de ces factures qui s’accumulent et qu’ils ne peuvent payer à cause de leurs salaires gelés et d’un coût de la vie, sans cesse en hausse ou d’une TVA injustifiée, comme celle sur l’électricité.
Ils en ont assez de vivre dans l’insécurité et de ne même plus voir l’horizon d’un avenir pour leurs enfants.
Ils en ont assez de ne pouvoir que « survivre » dans cette société qui devient, chaque jour un peu plus inhumaine.
Certains ont décidé, en ce 10 octobre, de faire grève et de manifester leur ras-le-bol.
Un mouvement d’humeur certes, mais modéré face à l’ampleur du mécontentement !
Un mouvement d’humeur qui n’est pas du goût de tout le monde !
Il n’est pas apprécié par le gouvernement qui ne voit dans sa politique que la seule possibilité qu’accepte la dictature de la finance, son patron.
Et dire que le Premier-Ministre devait se lancer, ce même jour, dans un auto-encensement qui devait être une jouissance !
Il n’est pas apprécié par nos égoïsmes et nos individualismes, tellement appréciés en libéralisme.
Face au droit de grève, ils évoqueront le droit au travail.
Face au « bordel » que cela crée, ils préfèrent insulter et traiter les mécontents de fainéants qui « feraient mieux de chercher du boulot ».
Qui sont -ils, ces « gens qui ne sont rien » pour empêcher l’accroissement des bénéfices « de eux qui réussissent » ?
Mais, en Belgique, il y a toujours bien un surréaliste pour proposer une idée !
Nous l’avons trouvé en la personne du ministre Bellot (MR) !
Parlant de la grève, ils évoquent l’irresponsabilité syndicale : elle ne serait pas un bon signe face à la politique du gouvernement qui supplée à un dialogue social inexistant.
Il parle « d’un mauvais signe » face à une population qui a besoin de se déplacer.
Il utilise la fermeture d’un viaduc bruxellois, fermé à quelques heures de la grève pour ouvrir à nouveau, comme par hasard, au lendemain du mouvement social. Chantage et malhonnêteté intellectuelle ... armes des faibles !
Il revendique avec ses collègues criminels un service minimum pour permettre un autre droit, celui au travail !
Mais qui sont-ils donc ces manants qui osent se rebeller contre leurs conditions d’existence ?

Pour qui nous prennent-ils ?
Vient un moment, où la population n’en peut plus d’être considérée comme un citron pressé.
Vient un moment, où la précarité n’est plus un choix voulu par les travailleurs. Elle devient, au contraire, chaque jour un peu plus, les prémices d’une révolution qui ne cesse de couver dans l’opinion.
Vient un moment où l’arrogance de la soif de bénéfices des entreprises devient un camouflet et une injustice pour ceux qui en sont les victimes.
Quant à ceux qui réclament un droit au travail ... souvenez-vous !
Vous aimez les congés payés, les avantages sociaux dont vous bénéficiez encore : vous les devez aux luttes sociales de nos prédécesseurs. Pas à votre petit « moi je » insupportable !
Vous aimez un pouvoir d’achat qui vous respecte : des hommes et des femmes se battent pour que votre voix soit entendue.
Vous aimez la sécurité de vos conditions de travail et les envies de rationalisation de votre patron vous font peur : les luttes de vos représentants au sein de l’entreprise sont vos « veilleurs ».
Vous aimez pouvoir exprimer vos opinions : vous le devez au combat de ceux qui ont lutté pour que cela reste possible.
Vous réclamez un droit au travail ... il y en a dans notre société qui aimeraient eux aussi pouvoir en profiter ! Et vous-mêmes, en profiterez-vous toujours ?
Au lieu de vous enfermer dans vos égoïsmes, rejoignez plutôt ceux qui – comme vous – ont peur de l’avenir.

Certes qu’est-ce qu’une journée de grève, face à l’ampleur du désastre social ?
Nous pourrions déplorer l’absence de certains syndicats dans la lutte d’aujourd’hui.
Quand ils s’acharnent à vouloir déclarer leur indépendance des partis politiques au pouvoir, sont-ils bien crédibles ? J’ose quelques doutes !
Il s’agit du désarroi d’hommes et femmes ... et pas de leur petite place au soleil !
Le courage syndical, cela existe !
Nous attendrions une réponse plus musclée, à moins que les penseurs de la société libérale aient réussi leur mission de nous transformer en moutons bêlants.
Nos parents, nos grands-parents nous avaient pourtant laissé un modèle ... souvenez-vous de l’hiver 1960 ?
C’est tout un pays qui fut bloqué, face à l’arrogance d’une loi unique, appelée la « loi inique » qui voulait déjà instaurer l’austérité.
C’est tout un gouvernement qui fut obligé de faire marche arrière : l’humain a toujours ses droits, même si certains se plaisent à lui redire ses devoirs !
C’est tout un peuple qui s’imposait face aux diktats de la finance !
Cette révolution ne fut pas d’abord syndicale. Elle fut l’œuvre de tout un peuple, qui, sous l’habit de la révolution, rendait sa dignité aux travailleurs.
Et si le combat de l’époque était celui d’aujourd’hui ?
Et si nous adaptions nos moyens de nous défendre et de nous protéger ?
Victimes du libéralisme économique, unissez-vous !

Guy De Smet (10 octobre 2017)


-54- VISCA CATALUNYA LLIOURE !

« Vive la Catalogne libre », c’est là bien l’expression qui me vient à l’esprit après les événements qui ont sali l’espérance d’un peuple ... au XXIème siècle, ce dimanche !
Les autorités régionales catalanes avaient décidé de donner la voix au peuple pour un référendum.
Celui-ci devait faire écho à un souhait de la population, rassemblée en masse dans les rues et les villages de cette belle région ... et ce, depuis bien longtemps !
Fallait-il rester attaché au Royaume d’Espagne ou fallait-il se lancer dans l’aventure d’une république libre ?
Après des siècles de luttes, de désenchantements et d’humiliations, le peuple catalan avait décidé se choisir son avenir.
La région est prospère et elle vit, au quotidien, l’impression d’être abandonnée par l’État espagnol.
Sa richesse semble se diluer dans la dette d’un pays, noyé, comme le reste de l’Europe, dans un assassinat financier.
« Ça suffit », répond le peuple, voyant dans son autonomie, un moyen pour construire son avenir.
Nous avons pu assister, tout au long de ce week-end, à des scènes dignes des grands moments de résistance dont une nation est capable : des écoles occupées, afin de permettre le scrutin, des manifestations de masse à quelques encablures des attentats qui ont endeuillé la région, des couleurs or et rouge qui scintillaient sous le soleil catalan.
En même temps, un débat démocratique aurait pu s’installer, permettant aux opposants à l’indépendance d’exprimer, eux aussi leur opinion.
Un referendum qui aurait pu être un grand moment de démocratie !

C’était sans compter sur la force et la brutalité de l’Espagne, soutenue par les peurs indépendantistes de l’Europe.
La Justice espagnole avait décrété que ce scrutin populaire était anticonstitutionnel.
Le premier ministre libéral avait envoyé sa police avec tout son arsenal de force, d’armes et de personnel.
La police, répondant aux ordres de Madrid, n’a pas hésité à charger la foule, à tirer dans des manifestants, chantant pacifiquement leur hymne national.
Hier, c’étaient des terroristes qui assassinaient la liberté à Barcelone, aujourd’hui, c’est la police d’un État musclé qui tire sur la foule !
Des victimes sont tombées !
Du sang a coulé, semant à jamais de la graine de martyrs dans le sol catalan !
Et si c’était le pas de trop ?
Jamais, la force n’a fait taire la voix de la liberté, au contraire !
Jamais, la voix d’un peuple n’a été muselée par l’utilisation de l’intimidation et par le crépitement des armes !
Jamais, les revendications des hommes et des femmes libres n’ont pu être détruites par la répression et par la puissance d’une autorité autiste.
Au contraire, l’Histoire est là pour en témoigner, l’utilisation de la violence a toujours été une aiguillon pour stimuler l’avènement de la liberté.
Que les petits Franco en puissance se le disent !

Je ne sais pas si la Catalogne doit être indépendante.
Je ne sais pas si une Constitution sert à museler la voix d’un peuple.
Je ne sais pas si les exigences de l’économie et de la finance ont le droit d’utiliser la violence contre une population qui subit ses effets pervers, au quotidien.
Ce qui est certain, c’est que la voix du peuple est souveraine !
Ce qui est certain, après ce « coup d’État » de l’Espagne, c’est que les minorités régionales européennes se sentent plus que jamais proches du sort et des aspirations légitimes de la Catalogne.
Le Premier Ministre espagnol, au nom imprononçable, a eu tort d’utiliser la force et, tel Don Quichotte se battant contre des moulins à vent, de s’opposer aux revendications d’une région qui voulait se faire entendre.
Le dialogue n’a pas été inventé pour les chiens !
Aujourd’hui, il a du sang sur les mains et il n’est plus à la hauteur - l’a-t-il déjà été ? – pour diriger une grande nation fière comme l’Espagne.
Son attitude dictatoriale et sanguinaire ne lui donne plus aucune légitimité pour diriger une nation européenne.
Sa place est de subir le sort de tous les dictateurs qui, comme Franco, n’ont eu qu’à sombrer dans les oubliettes de la honte de l’Histoire.
Ce qui est certain, c’est que la violence n’aura jamais le dernier mot !

Mais, il n’y a pas que lui qui, dans cette aventure, vient de perdre sa raison d’être.
Les autorités européennes n’ont cessé de soutenir l’action du premier ministre espagnol.
Elles n’ont cessé d’être sourdes aux revendications économiques et sociales de la Catalogne, comme elles le sont face aux revendications de toutes les régions qui se sentent loin de tous pouvoirs.
Savoir que la situation économique est prospère n’a, pour l’Europe, un intérêt que si cela permet de profiter à la dette espagnole, sucrerie favorite des milieux économiques et financiers, dont le FMI et la banque centrale européenne sont de puissants manipulateurs.
Les conditions de vie de la population que cela entraîne sont les derniers de ses soucis !
Aujourd’hui, en ne prenant pas distance face aux actes et aux décisions de Madrid, Juncker et sa clique d’euro-optimistes ont du sang sur les mains, eux aussi.
Pour peu qu’ils en aient jamais eu, ils n’ont plus aucune légitimité.
Au lendemain de la forfaiture espagnole, des dirigeants européens condamnent du bout des lèvres ; d’autres, parlant pour ne rien dire, évoquent l’urgence de solutions politiques ...
Un peu tard, le mal est fait et les cicatrices resteront béantes pour des siècles !
Ce qui est embarrassant pour l’Europe, c’est qu’hier, dimanche 1 octobre 2017, toutes les minorités européennes étaient au balcon.
Pas sûr, cependant, que cela ne la pousse vers une réflexion dont elle est incapable !
Depuis longtemps, des régions européennes rêvent d’un Brexit à leur dimension. Elles veulent prendre leurs distances face à un pouvoir qui est bien trop éloigné de leurs préoccupations journalières et qu’elles ressentent comme une oppression économique et sociale.
Demandez aux pêcheurs bretons qui ont vu leurs flottes de pêche anéanties au nom de quotas imbéciles.
Demandez aux producteurs de camembert normand qui voient leur fierté fromagère noyée dans des laits qui ne proviennent même plus de leur région : la loi du marché imposée par l’Europe en a décidé ainsi !
Demandez aux sidérurgistes lorrains ou liégeois quoi n’ont pu compter sur aucun soutien européen lors des crises d’appétit d’ArcelorMittal et d’autres monstres économiques.
Demandez aux Flamands, aux Corses, aux Alsaciens, aux Bretons et à tant d’autres régions européennes qui se sentent étouffer dans les carcans de décisions qui les dépassent.
Ils savent aujourd’hui que l’Europe qui, hier se battait pour son indépendance, enverra la force de ses armes pour s’opposer à toute velléité de liberté, dont la finance ne veut pas.

Citoyens, levons-nous pour défendre le drapeau de notre indépendance et de notre liberté.
Citoyens, devenons tous « catalans » : il y va de notre fierté et de notre dignité face à des mastodontes politiques et financiers qui cherchent à nous réduire en esclavage.
Citoyens, battons-nous pour une Europe aux couleurs de la différence régionale et luttons contre l’impérialisme de l’argent qui ne voient dans nos avenirs que des citrons à pressez !
Vivent toutes les Catalognes libres !

Guy De Smet (2 octobre 2017)


-53- AU NOM DE L’ARGENT !

Perdu dans l’oubli des nouvelles inintéressantes, notre pays va connaître, dans les prochains mois, un bouleversement symbolique.
Un symbole en dit souvent long sur l’avenir d’un pays !
Le 28 septembre, la Monnaie royale de Belgique a frappé sa dernière pièce de monnaie, à l’occasion du 200ème anniversaire de l’Université de Gand.
Au 31 décembre, les ateliers seront définitivement démantelés.
Il s’agit là d’une décision prise par le gouvernement fédéral en octobre 2016, dans un souci d’économiser 2,5 millions d’euros par an.
À qui profite le crime ?
N’y avait-il pas à prendre de l’argent ailleurs, entre autres auprès de ces riches qui ne paient pas d’impôts, protégés qu’ils sont par les partis qui nous gouvernent ?
Le prétexte invoqué renvoie, en partie à notre responsabilité collective : d’une part, les coûts de production seraient de plus en plus élevés (peut-être bien les salaires !) et d’autre part, nous consommerions de moins en moins de pièces de monnaie, en raison de nos paiements électroniques !
Le citoyen est un tellement bon bouc-émissaire !
Désormais, la Belgique frappera monnaie à l’étranger, mettant fin à un signe séculaire d’indépendance de toutes les grandes nations libres ... et ce, depuis que les États et les Seigneuries existent.
Cela se fera selon un cahier des charges que le gouvernement doit encore approuver !
Et si cela s’appelait « délocalisation » ... celle qui est reprochée aux grandes entreprises ?
Décidément, ce gouvernement s’en sera pris à tous les symboles forts de notre pays.
Il aura « cassé » la sécurité sociale, fruit des luttes ouvrières de nos ancêtres.
Elles avaient permis aux travailleurs de sortir d’une certaine misère pour retrouver aujourd’hui un travail précaire et un statut de travailleur pauvre.
Il aura divisé des collections de musées, comme celle du musée de l’Armée, permettant au souhait de la NV-A de se concrétiser en vue d’une indépendance prochaine de la Flandre.
Il aura sacrifié le porte-monnaie des Belges au nom d’un euro et de décisions européennes abjectes, le livrant à une hausse des prix incessante et à une dégringolade des fins de mois aisées.
Et nous pourrions continuer l’énumération de la destruction de pans entiers de notre solidarité nationale sacrifiée sur l’autel d’une dette soigneusement entretenue par l’Europe et une souveraineté nationale mise à mal au nom des intérêts de cette même Europe du Capital et de la finance.

Cette fermeture de la Monnaie nationale de Belgique s’ajoute aux autres signes d’un pays qui va mal et qui ne peuvent que susciter la grogne de la population : l’état du réseau routier, première vitrine d’un délabrement et de la ruine d’un pays qui n’a plus les moyens de ses rêves.
L’état social et le fossé, sans cesse grandissant, entre riches et pauvres, livrant une part de la population à des conditions de vie dont la précarité est le signe et la condition du bonheur de l’entreprise.
Il y a la mise à mal fasciste de ce gouvernement du droit d’Asile qui depuis le Moyen-Âge caractérisait la grandeur des nations. Aujourd’hui, les migrants, les malades, les chômeurs, les jeunes, les vieux sont chassés, comme l’étaient les pestiférés de jadis.
Il y a le délabrement d’institutions prestigieuses, comme le palais des beaux-arts ou le Cirque Royal de Bruxelles qui ne disent long sur le souci culturel de ceux qui nous dirigent.
Et là encore, nous pourrions poursuivre la liste, au risque de sombrer en dépression.

En fermant la monnaie nationale, c’est de notre indépendance et de notre souveraineté dont il est question.
Nous voici désormais jetés en pâture à la concurrence de la loi du marché public, chère à l’Europe des banques et au monde de l’entreprenariat, assoiffés de bénéfices.
Vous ajoutez à cela le désir profond des responsables européens de voir la mise en place d’un seul ministère de finances, d’un seul budget européen, d’une armée unique, d’une seule frontière ... et notre avenir se dessine.
Nous deviendrons une part insignifiante d’un grand ensemble qui nous absorbe et qui nous noie dans une fusion inégale et injuste.
Dans la mesure où il n’est pas déjà trop tard, c’est cette Europe qu’il faut, par tous les moyens, détruire et reconstruire, loin des soifs des financiers de tous bords.
La Constitution de notre pays garantit notre souveraineté et notre indépendance nationale.
En son nom, nos prédécesseurs se sont battus !
Qui serions-nous pour démanteler la fierté que nos ancêtres ont construite par leur courage et par leur sang ?

Ceux qui nous parlent de la grandeur de l’Europe nous mentent, cachant leurs manœuvres et leurs magouilles qui ne rapportent qu’à quelques-uns.
Ceux qui nous vantent le libéralisme et la libre-entreprise saccagent le paysage social, abandonnant les plus faibles, une fois pour toute, au gouffre de la misère.
L’homme avant de briller par la fierté de ce qu’il réalise devient un élément de quota, un indice d’une courbe statistique ou une entité dont il faut se débarrasser.
Je vomis une telle Europe, celle de Juncker et de tous ces fraudeurs qui nous manipulent et qui nous imposent une vie qui n’est pas digne de l’être humain.
Je vomis une Europe qui casse l’agriculture, le commerce, l’industrie au nom d’une mondialisation qui nous dépasse et qui ne respecte personne.
Je vomis, à jamais, cette Europe qui a osé mettre en jachère des terres cultivables de chez nous ou imposer des quotas de lait ou de pêche pour mettre de l’eau au moulin d’une mondialisation qui nous étouffe.
Je vomis cette Europe qui nous assaille d’étiquettes sur les produits que nous achetons, alors, qu’en même temps, elle autorise l’utilisation de produits qui portent atteinte à notre santé.
Je vomis une Europe des valets de la politique qui ont trouvé à Strasbourg ou à Bruxelles une vitrine, pour y exprimer en toute impunité, le résultat des lavages de cerveaux qu’ils ont subis de la part des lobbies financiers.
Je vomis cette Europe qui se fait sourde à la voix des peuples quand, de la Catalogne au pays Basque en passant par la Bretagne ou encore l’Angleterre, ils ne cessent de crier leur volonté d’indépendance et leur besoin de proximité du pouvoir, au nom de la simple démocratie.
Je vomis cette Europe qui dénonce nos symboles nationaux, comme des freins à son épanouissement. L’Histoire saura le retenir !

Aujourd’hui, le monde de l’argent et de la rentabilité nous enlève l’emblème de notre indépendance, notre monnaie !
Merci à Michel et à sa clique : ils auront été les parfaits fossoyeurs de notre bonheur de vivre en Belgique !
Saurons-nous nous en souvenir ?

Guy De Smet (29 septembre 2017)


-52- LA SURENCHÈRE DE LA FOLIE

La cour du monde est devenue, depuis quelques mois, une foire d’empoigne entre les dirigeants du monde.
Les présidents nord-coréen et américain ne cessent de se bombarder de noms d’oiseaux et de menaces, à faire pâlir le moindre Monsieur Muscle de la planète.
Tout a commencé, depuis longtemps, par des essais nucléaires programmés par la Corée du Nord, ce qui sème la peur auprès de ses voisins.
Le but annoncé est de faire face à la menace de l’empire américain qui se ferait sentir jusqu’au fond de cette péninsule, noyée de communisme.
La dictature de Kim Jong-Un habite jusqu’aux manières de penser de la population prise en otage par un régime mégalomane et dangereux.
Tout s’y écrit et s’y déclare dans la démesure, dans un culte de la personnalité qui rend toute tentative de démocratie impossible.
Aujourd’hui, ce pays semble capable de lancer des fusées balistiques intercontinentales, aux effets destructeurs.
Jusqu’à présent, la Chine semblait, seule, capable de maintenir sous pression les désirs destructeurs du dictateur.
C’était sans compter sur cet autre fou qui dirige le monde : Donald Trump !
Poussé par une envie d’exister sur la scène internationale et dans un souci d’oubli de l’opposition qui déchire son propre pays, Donald Trump veut affirmer la position dominante de l’Oncle Sam.
Il veut rendre à l’Amérique sa fonction de gendarme du monde qui, selon le président, fait le prestige de sa nation.
Pour cela, il n’hésite pas à investir plus de moyens dans la défense et dans l’armement que dans la diplomatie. Cette dernière semble, d’ailleurs, hors de portée de son intelligence !
Il n’hésite pas à utiliser sa « stupidité massive » pour aller à l’assaut de la moindre tentative de bon sens.
Les deux leaders ne cessent de s’invectiver, de s’insulter, de se menacer.
Le monde « libre », à la solde des États-Unis, ne cesse de les soutenir et de produire des sanctions qui ne font qu’attiser le feu de la colère et de la haine.
Les Nations-Unies, comme d’habitude, se diluent dans une incompétence qui les caractérise.
Pendant que l’un envoie un missile survoler le Japon, l’autre menace de détruire la population de la Corée du Nord.
Pendant que l’un s’en prend à la santé mentale de Trump, l’autre le gifle en le traitant de fou.
Pendant que l’un envisage des essais nucléaires, loin du sol de son pays, l’autre survole les eaux internationales proches de la Corée, d’avion de guerre.
Pendant que l’un dénonce la folie de l'Américain, celui-ci menace de détruite toute la population d’un pays souverain.
La Corée du Nord estime qu’une déclaration de guerre a été lancée par l’Amérique, pendant que cette dernière semble ne voir dans ses faits et gestes que des tentatives d’intimidation.
Jusqu’où peuvent-ils aller comme ça ?

Une chose est sûre, c’est que cette escalade de la violence risque de déboucher sur un conflit mondial, dont aucune des deux parties ne semblent mesurer ni le danger, ni les enjeux.
Les États-Unis auraient-ils déjà oublié qu’un jour ils ont détruit Hiroshima et Nagasaki, en les rayant quasiment de la carte du monde ?
Auraient-ils oublié qu’ils ont commis là un crime de guerre qui n’a jamais été condamné par aucune instance internationale ?
Auraient-ils oublié que la bombe atomique entre leurs mains est un danger pour l’univers tout entier ?
Auraient-ils oublié que le rôle de « gendarme du monde » n’est absolument pas dans leurs cordes : nous en subissons assez les conséquences, au quotidien.
Ça suffit !

Nous connaissions la folie et la démesure dont est capable le dictateur nord-coréen.
C’est à son peuple et à ses alliés de trouver le moyen de se protéger contre les déraillements de son autoritarisme maladif.
Par contre, nous découvrons, chaque jour un peu plus la folie et l’incapacité à gouverner du Président Trump, dont nous voulons être les proches.
Entre son rêve d’un mur à la frontière du Mexique et sa manière de signer des décrets ou encore ses tweets à l’emporte-pièce, nous mesurons, qu’il devient urgent de se protéger contre ce fou et de le mettre hors d’état de nuire.
Ce fou est dangereux et il risque de mener le monde vers des impasses dont nous ne nous relèverons pas.
Il y eut d’autres époques où les Américains savaient « gérer » ce genre de dérives » !

Notre vieille planète n’a que faire d’un nouveau conflit. Aujourd’hui déjà, le feu brûle en tellement d’endroits !
Notre vieille planète n’a que faire de l’ego démesuré de leaders malades, alors qu’elle est déjà confrontée à tellement de défis, dont le réchauffement     climatique n’est pas le moindre.
Notre vieille planète n’a que faire de coupables de plus, alors que l’égoïsme des hommes a déjà tellement fait de victimes et lancé dans les dangers des chemins de l’exil des millions d’hommes, de femmes et d’enfants qui ne sont déjà plus de notre monde.
D’autre part, la technologie devient, à travers la création de toutes ces armes, un monstre qui dépasse l’homme, son créateur.
N’oublions pas la finance qui voit dans ce commerce des armes, un terrain de profit juteux !
Nous n’avons pas besoin de bombes, mais de nourriture et d’amour !
Nous n’avons pas besoin d’engins de destructions massives, mais des bras et des jambes, un cœur et une âme pour réparer les brèches créées dans l’avenir de l’humanité.
Nous n’avons pas besoin de stratégies pour dominer les autres, qu’elles soient financières ou militaires, nous avons besoin d’entendre battre le cœur de l’homme, de la femme et de l’enfant, à qui le bonheur serait enfin devenu accessible.

Alors, Messieurs Trump et Kim-Jong-Un, nous n’avons que faire de vos envies de vengeance ou de suprématie ...
Nous n’avons que faire de vos insultes et de vos menaces ...
Nous n’avons que faire de vos stupidités maladives et de vos élucubrations burlesques ...
Nous voulons la paix !
Nous voulons la Justice !
Nous voulons l’entente et le dialogue !
Et si cela devenait l’ultimatum des nations civilisées ?

Guy De Smet (26 septembre 2017)


-51- LA FORCE DE LA RUE

À une époque où la dictature de la finance semble s’imposer dans nos modes de vie, comme un maître à penser incontournable, des milliers de personnes s’étaient rassemblées dans les rues de Paris, samedi dernier.
À l’Appel de la France insoumise – un nom chargé de sens ! – ils étaient là pour dénoncer la précarité qui leur est imposée, la pauvreté qui devient leur seul horizon, l’espoir d’un avenir qui leur semble fermé.
À leur tête, Jean-Luc Mélanchon, un leader qui ne laisse pas indifférent : on l’aime ou on le déteste !
Je ne résiste pas au bonheur de vous livrer les paroles fortes qu’il a prononcées dans un discours sans détour et sans nuance.
S’adressant au Président de la République, il lui dit : « Il vous reste à consulter l’Histoire de France pour apprendre que : c’est la rue qui a abattu les rois.
C’est la rue qui a abattus les Nazis. C’est la rue qui a protégé la République contre les généraux félons en 1962.
C’est la rue qui a obtenu le droit de créer des sections syndicales, qui a obtenu la quatrième semaine de congés payés et 30% d’augmentation du smic en 1968. »
Oui, c’est la rue et la force de la masse silencieuse qui ont mis fin aux oppressions ou encore aux dictatures ou aux mainmises sur la pensée.
C’est la rue qui a rappelé au monde politique qu’il était le serviteur de la démocratie, c’est-à-dire de la voix du peuple et non le larbin d’un système qui s’abreuve de l'appât du gain.
Le monde politique de Droite, soutenu par sa Presse (Le Figaro, le Monde ...) sort son artillerie de mots de vierges effarouchées : « honteux », « indignes », « déshonorants » : le lien aux Nazis ne passe pas !
À les écouter, la Révolution française, base de la République, n’aurait pas été possible !
D’autres veulent y voir une faute politique et morale ... comme si la réalité des faits était une insulte et une forfaiture.
Et pourtant, c’est bien, le peuple de Paris qui a envahi Versailles et conduit Louis XVI vers le sort qui lui fut réservé.
C’est bien le peuple de la Résistance qui a lutté contre le régime de Vichy et bouté dehors les Nazis, avec l’aide militaire des alliés et la force de soutien du Général De Gaulle.
Ce sont bien les forces vives du peuple qui ont fait avancer les luttes sociales pour offrir au travailleur une dignité et un accès à des conditions de vie porteuses d’espérance.
Nous sommes, aujourd’hui, à une époque où la voix des syndicats est mise sous le boisseau au nom de la rentabilité et de la compétitivité.
Les congés payés, la sécurité sociale, la protection des travailleurs qu’ils ont obtenus seraient aujourd’hui des freins au progrès !
Et pourtant, ceux parmi nous qui contestent la moindre grève, sont bien heureux d’en profiter !
Le travailleur se retrouve livré à lui-même, confronté au chantage et aux injustices dont un certain patronat est capable.
Les plus faibles sont enfermés dans une précarité, digne de l’esclavage que nous avions cru aboli à tout jamais.
Et cela ne vaut pas que pour la France !
Toute la planète, étouffée par la pieuvre de la finance, subit le même sort.
L’Allemagne de Madame Merkel, bon larbin de la finance mondiale, vient de remporter, haut la main, une élection lui offrant un nouveau mandat. Elle devra simplement s’accommoder de la présence massive de l’extrême Droite, à qui, sa politique a ouvert une avenue. Plus vu en Allemagne, depuis l’élection du parti d’Hitler dans ce pays !
Les ÉEtats-Unis de Trump, au-delà de ses clowneries terrifiantes, a ramené, chez des milliers d’Américains, le spectre d’une pauvreté qu’ils croyaient enfouie à jamais.
Le Tiers-Monde ne cesse d’envoyer sur les routes de l’exil des millions d’hommes, de femmes et d’enfants ... parce qu’il n’y a pas d’avenir pour ceux qui ne réussissent pas et qui ne sont rien.

Et dans notre petite Belgique ?
Face au massacre social qui défigure notre vivre ensemble, au quotidien, nous nous mettons à rêver d’un nouvel hiver 1960 !
À cette époque, des milliers d’hommes et de femmes sont descendus dans la rue, jusqu’à bloquer le pays. Ils étaient en lutte contre une loi unique, voulant imposer l’austérité économique.
Sous l’impulsion de grands leaders, le peuple a laissé se déchaîner sa force et son audace ... au point de faire reculer le gouvernement, déjà à la solde de la finance, à l’époque.
Grand moment de démocratie, tout à l’honneur de notre pays !
Il est beau et grand de voir un peuple se réveiller !

Il me semble que les paroles de Jean-Luc Mélanchon ont de quoi nous insuffler à nouveau une force et un appel à la dignité.
Les tenants de la société de l’argent ont insufflé en nous l’individualisme et le chacun pour soi ...
Ils nous ont fait miroiter un monde, dans lequel nous pourrions devenir « scandaleusement riches », en maîtrisant surtout les structures qui rendraient ce rêve impossible ...
Ils nous ont imposé une monnaie, l’Euro, qui allait devenir le cauchemar de nos fins de mois et de nos épargnes impossibles ...
Ils nous ont rendu incontournables les institutions bancaires, nous livrant, sans défense, à leur âpreté aux gains et à l’inhumanité de leurs soifs de bénéfices ...
Ils nous ont bouché la vue par des promesses de politiciens plus soucieux de leurs petites carrières et des   avantages qu’ils pourraient en tirer que du bien commun et de l’avenir du peuple qui leur était confié ...
Et si nous arrêtions de nous laisser faire ?
Si nous arrêtions de nous laisser imposer des conditions de vie indignes et douloureuses ?
Si nous arrêtions de laisser mettre en danger les armes d’un vrai dialogue social, même si pour cela il nous faut entrer en lutte.
Si nous arrêtions de nous laisser enfermer dans nos individualismes pour endosser l’armure de la solidarité : nous serons toujours plus forts ensemble qu’isolés !
Si nous arrêtions d’accepter que le chantage soit la seule manière de préserver nos emplois ... Il est curieux dans ce domaine que cette flexibilité prévue dans l’entreprise permette de licencier plus facilement en cas de coups durs, mais elle n’envisage aucun partage de bénéfices en cas de bonnes années !!!

Monsieur Macron disait que la démocratie ne s’exprimait pas dans la rue !
Sans la rue, la voix du peuple est morte !
Sans la rue, l’oppression aura toujours le dernier mot.
Sans la force de la rue, les dictatures, y compris celle de la finance et de leurs valets, continueront à nous asservir !
Peuple des pavés ... unissez-vous !

Guy De Smet (25 septembre 2017)


-50- UN CRI RÉSONNE DANS JÉRUSALEM

L’histoire de la Palestine résonne de cris de désespoir, pendant que les larmes de l’inconsolable inonde une terre volée et détruite à jamais.
La Palestine, un territoire qui n’intéresse pas l’opinion mondiale, atteinte par ses crises, par ses intérêts changeants, par ses modes ...
Cette indifférence des nations tombe comme du pain béni, comme la manne au désert, permettant aux autorités d’Israël de perpétrer leurs méfaits en douce.
Nous connaissions la lente mais sûre spoliation des Palestiniens se voyant voler leurs maisons et leurs terres pour y établir des colonies illégales et honteuses.
Nous connaissions les humiliations subies, au quotidien, par les Palestiniens, lors du passage des frontières abjectes érigées par Israël.
Nous connaissions l’ignominie du mur qui divise un pays, à une époque où les mains feraient pourtant bien de se serrer ...
Là, ils viennent de commettre l’irréparable en s’en prenant à un cimetière palestinien, proche de la porte ancestrale des lions.
Dans ce cimetière Al Shuhada, les bulldozers, escortés par les officiers de l’ "Autorité de la Nature et des Parcs", sont venus démolir les murs.
Dans le programme de judaïsation de Jérusalem Est, il a été décidé d’y construire un parc.
Dans ce cimetière millénaire repose, entre autres, des Palestiniens morts durant la guerre de 1967. Tout un symbole pour ce peuple martyr !
Ce faisant, les autorités juives enfreignent une résolution de l’ONU condamnant « les menées israéliennes dans la Vieille Ville, notamment tous les tunnels, excavations, et autres chantiers, qui violent le droit international ».
Pas même le respect des morts ne modère l’orgueil d’Israël et de ses dirigeants nazis.
Pas même le simple respect de la douleur des familles n’oriente la manière de penser et d’agir de ce peuple qui ressemble de plus en plus à une poubelle.
Pas même le seul respect des droits de l’Homme n’accompagne des faits et gestes qui ne méritent que notre mépris.

Et pendant ce temps, ils veulent nous émouvoir avec la Shoah !
Courage des lâches !
Ils prennent en otages leurs propres martyrs, pour couvrir leurs crimes d’aujourd’hui.
Ils prennent en otages des hommes, des femmes, des enfants qui, un jour, ont été détruits, assassinés, simplement parce qu’ils étaient Juifs.
Ils prennent en otages des visages dont les bourreaux n’étaient que d’ignobles Nazis, tellement ressemblants à ceux qui dirigent Israël, aujourd’hui.
Mais ils ne nous y auront plus !
Certes, l’extermination des Juifs, durant la seconde guerre mondiale restera un crime impardonnable et une tache sur la conscience de l’humanité.
Certes, les camps de concentration resteront des monuments dressés pour éveiller les consciences.
Certes, la haine, le racisme et l’antisémitisme resteront des injures faites à l’humanité toute entière.
Mais, jamais, ils ne me feront verser une larme sur ces faits d’hier, au nom de l’indifférence dans laquelle croupissent, aujourd’hui, les victimes palestiniennes.
Jamais, je ne cesserai de dénoncer les crimes des sionistes, soutenus par les ordures mondiales qui les financent.
Ils volent les maisons, les terres, les espoirs de millions de Palestiniens, assoiffés de bonheur, comme vous et moi.
Comme soutien, ils n’ont droit qu’à l’indifférence de diplomaties mondiales, plus soucieuses de se faire une place au soleil des fortunes juives qui défigurent le monde.
Laisserons-nous ce crime impuni ?

Au point où nous en sommes, pourquoi ne suivrions-nous pas la logique des Sionistes, pilleurs de cimetière ?
Pourquoi ne pas détruire Auschwitz, Buchenwald ou Treblinka pour en faire des parcs ou des zones d’habitat ?
Pourquoi ne pas vider, une fois pour toute, Breendonck ou la caserne Dossin de Malines : des zones vertes pourraient permettre à nos enfants de respirer le bon air, au milieu d’un habitat de plus en plus dense.
Rien que l’idée, j’imagine, aurait de quoi émouvoir la conscience juive mondiale et crier à l’antisémitisme, réclamant réparation et condamnation !
Et cependant, comment accepter deux poids deux mesures : on ne peut toucher à un mémorial juif, mais on pourrait raser un cimetière palestinien ?
On ne pourrait pas s’en prendre à la mémoire juive, mais nous devrions accepter que celle des Palestiniens soit foulée aux pieds ?

Israël, honte à toi, honte à tes représentants.
Depuis la nuit des temps, vous êtes là à vous lamenter sur votre sort, refoulant au plus profond de l’oubli vos méfaits et vos arrogances.
Aujourd’hui, ça suffit !
Nous ne savons pas si vous avez droit à cet État, qu’unilatéralement, vous avez décrété en 1948.
Ce que nous savons, c’est qu’avec l’aide de l’Angleterre et des Alliés, tapissés de mauvaise conscience, vous avez envahi, comme des cloportes, des terres qui ne vous appartenaient pas.
Nous savons, qu’aujourd’hui, inlassablement, vous détruisez la vie d’hommes et de femmes, pour y installer votre orgueil et votre mépris.
Nous savons que votre souhait le plus cher est de voir disparaître la Palestine, dont vous aurez abreuvé la terre du sang de ses enfants.
Israël et vous les Sionistes du monde entier, vous êtes les meilleurs propagateurs de l’antisémitisme. Cessez de regarder la paille dans l’œil de vos voisins et de vos détracteurs !
Toucher à un enfant de Palestine restera à jamais une offense à Dieu qui ne vous sera pas pardonnée. Elle vous poursuivra, jusqu’à la fin des temps, d’un goût de honte et de mort !
Que le sang de vos victimes retombe sur vous et sur vos enfants !

Guy De Smet (25 septembre 2017)


-49- NETTTOYAGE

Il y a des mots qui, dans la bouche de nos ministres, sonnent mal !
Theo Francken, notre sinistre secrétaire d’État à l’Asile et aux Migrations, vient, une fois de plus, de se faire remarquer par son imbécilité.
Nous étions habitués à son mépris, à ses outrances, à sa non-maîtrise des réseaux sociaux.
Nous connaissons son goût immodéré pour l’inhumanité, face à la souffrance d’hommes et de femmes qui n’ont pas demandé à devoir fuir leurs pays ou à devoir fuir une misère immonde.
Nous savons sa propension pour les opérations policières musclées dans les parcs, dans les centres ou dans les gares, réduisant à l’indignité de sous-hommes des êtres humains à qui la vie a oublié de sourire.
Nous restons sans voix devant sa manière outrancière, faisant fi des droits de l’homme et des décisions de justice, pour opérer des expulsions, s’en prenant de manière forte et musclée à des hommes, à de femmes, à des enfants sans défense.

Il vient de franchir un pas de plus sur Twitter, lieu qu’il aime pour y étaler sa politique, sa stupidité et ses méfaits.
Ce monstre s’y félicite de l’action du gouvernement qui aura bientôt « nettoyé l’immense arriéré de régularisation ».

Ce genre de propos, on le verrait bien sorti de la bouche de ses amis de l’extrême-droite et des anciens Nazis, qu’il fréquente avec exultation ...
Mais pas dans la bouche d’un responsable politique, mandaté par le peuple belge !
Ces fascistes, eux aussi, à d’autres époques de l’Histoire, faisaient du « nettoyage » : le peuple juif, les tziganes, les homosexuels, les handicapés et les camps de concentration sont là pour en témoigner.
Il est vrai que pour l’idéologie qu’il aime fréquenter, ce ne sont là que des « détails de l’Histoire ».
Derrière ces mots du tweet, on ressent toute la haine et tout le mépris que ce triste sire peut porter à l’humanité.

Quand nous parlons de « nettoyage », nous évoquons de la saleté, de la crasse, des déchets, des encombrants.
Francken, dans ses expressions, ne parle pas d’êtres humains, de visages d’hommes, de femmes, d’enfants, dont les yeux sont noyés de détresse. Il les considère, avant même de les écouter, comme des résidus de poubelle.
Il ne parle que de « choses », dont on évacue les maigres biens à coup de pelleteuses pour les mener dans des déchetteries.
Il ne parle que de quotas indésirables qui risqueraient de polluer une politique qu’il veut brillante.
Il ne parle que de zombies qu’il était bien content de voir errer en masse sur nos routes, permettant la mise en place d’une action de fond qui deviendra un massacre social, œuvre pérenne de ce gouvernement, fignolé loin des spots et des lumières de l’actualité.

On ne nettoie pas l’humanité à coup de karcher, pour ne garder que ce qui nous intéresse !
Si la propreté l’intéresse à ce point, il aurait, lui et le reste de ce gouvernement, pu « nettoyer » le paysage belge en nous débarrassant, une fois pour toutes, des fraudeurs fiscaux, des politiciens véreux qui font l’actualité au quotidien, des entreprises qui acceptent volontiers des cadeaux offerts, grâce à nos fins de mois difficiles ...
Il aurait, lui et le reste de ce gouvernement, pu faire la chasse aux dotations injustifiées, aux avantages liés à la caste politicienne, aux dépenses somptuaires dont le pays ne profite pas ...
Mais là ... pas un mot ... Au contraire : bienvenue Monsieur Depardieu, bienvenue les exilés fiscaux français, les amateurs de paradis fiscaux avides d’avantages pour nantis, les fraudeurs fiscaux immoraux mais légaux, les multinationales sans scrupule, les banques assoiffées de malversations ...
Comment ose-t-il encore parler « au nom du peuple belge ? »

Dans son tweet, il évoque aussi « l’immense arriéré de régularisation »
Non seulement, derrière son expression, il y a des visages humains qu’il refuse de prendre en considération, mais il y a aussi toute une administration dont il se veut le sauveur.
Il évoque, probablement sans le vouloir, l’incompétence de services qui sont capables de recevoir les demandes d’asile de centaines de migrants. Ils laissent le tout mijoter, donnant aux intéressés le temps de s’intégrer, de scolariser leurs enfants, de payer des impôts.
Après dix ans, ils clôturent le dossier, délivrant un avis négatif et un ordre d’expulsion. C’est beau le courage des lâches !
Il évoque la cruauté d’une administration capable d’enfermer dans des centres fermés des enfants, malgré les condamnations judiciaires et les avis des défenseurs des droits de l’homme et de l’enfant.
Il se cache derrière l’absurdité de quotas européens irresponsables qui sont comme autant de portes ouvertes vers une chasse aux sorcières, éliminant tout ce qui ne nous convient pas.
Il pointe du doigt des fonctionnaires qui n’ont été que les pions de sa politique ignoble et inhumaine, dont il a le secret et dont il éprouve une jouissance manifeste.
À moins que tout ce ramassis ne soit que de « l’arriéré » !

J’ai honte de respirer le même air que ce minable !
J’ai honte de ce pays qui reste sans voix face aux propos choquants de ce « machin » qui ne mérite pas d’être qualifié d’humain.
J’ai honte de ce gouvernement dont l’Histoire ne retiendra que le massacre social qu’il n’a cessé de commettre, sans jamais être inquiété.
Francken démissionne : tu ne mérites pas notre confiance !
Il est urgent de « nettoyer » notre pays de rebuts abjects comme toi !

Guy De Smet (15 septembre 2017)


-48- NATHAN

Mouscron, une petite ville paisible du Hainaut, est devenue en quelques instants, le lieu d’un drame.
Nathan, âgé à peine de 18 ans, a endossé les hardes de meurtrier et d’assassin.
En quelques secondes, il a égorgé le bourgmestre de la cité, qui s’en allait fermer, comme chaque soir, les grilles du cimetière voisin.
On imagine l’ampleur de l’émotion qui a dû secouer les rues de la ville, alors que l’insécurité règne en maître dans nos régions, depuis les attentats.
Cela n’aurait pu être qu’un fait divers parmi d’autres, si ce n’est, d’une part, la personnalité de la victime et, d’autre part, les circonstances du meurtre.

À mort d’homme, il n’y a pas d’excuse !
La Justice doit faire son œuvre, la société doit se protéger et le coupable doit être puni.
Il me semble toutefois précieux d’étaler les circonstances du drame qui, depuis quelques temps, torturaient l’esprit de celui qui allait devenir un assassin.
Cela me semble d’autant plus important, à une époque où les autorités se complaisent à dévoiler, presque comme un succès de leur politique, l’exclusion de 988 chômeurs, durant les six premiers mois de l’année.
Des chiffres qui doivent étouffer bien de cris de détresse, bien des questionnements, bien des raisons de ne plus exister, pour tant d’hommes et de femmes ... sans que cela n’inquiète la conscience de ceux qui nous dirigent et, parfois pas même, des voisins.
Mais ont-ils une conscience ?

Le père de Nathan exerçait le métier de fonctionnaire au service « Population » de la ville de Mouscron.
Il était débordé par l’ampleur de la tâche, jusqu’à se sentir dépassé. C’est hélas le lot de pas mal d’employés, aujourd’hui ! Cela s’appelle le Burn out !
Les critiques fusaient de toutes parts, faisaient d’une journée un champ d’humiliations : harcèlement quand tu te déchaînes.
Quant au bourgmestre, aveugle face à la situation, il l’inondait d’ordres que le pauvre employé ne pouvait plus assumer.
Au terme d’un long calvaire, il a fini par recevoir sa lettre de licenciement, signée par le Bourgmestre.
Enfoncé dans une profonde dépression, le père de Nathan, âgé de 49 ans, n’a pas supporté. Il a mis fin à ses jours, laissant derrière lui trois adolescents et une maman.
La vie de toute une famille bascule ainsi, un 14 février 2015, dans l’horreur.
Avant ce geste fatal qui a brisé sa famille, Nathan était un jeune bien de son temps : il était un garçon souriant, qui prenait la vie du bon côté.
La mort de son père n’a ébranlé personne, pas même ceux qui auraient pu se sentir responsables : les collègues, les responsables du service, le bourgmestre ... La loi du silence a remplacé celle de la responsabilité, au point d’être ressentie par les victimes comme une trahison.
La mort de son père et les circonstances qui l’entourent l’ont fortement marqué, au point de se renfermer en lui-même et de nourrir une rancœur profonde, entre autres, envers le bourgmestre qui ne vivait pas très loin de chez lui. Un autre Nathan venait de voir le jour !
C’est lui qui, un soir de septembre, passera à l’acte, détruisant celui qu’il considérait comme la caution de la disparition brutale de son père.

Un drame aujourd’hui à l’instruction !
Pourtant, il me semble que les circonstances devraient tous nous faire réfléchir.
Personne, aujourd’hui, n’est à l’abri du harcèlement au boulot.
Personne, aujourd’hui, n’est à l’abri de devenir un harceleur, un démolisseur d’humanité.
Personne, aujourd’hui, ne peut dire que jamais, lui, il ne vivra l’exclusion, parce qu’il est fort et qu’il a du caractère. Cela peut arriver à tout le monde ... à vous, à moi !
Personne, aujourd’hui, ne sait si d’un emploi stable, il ne peut tomber, demain, dans la précarité et dans la misère.
N’est-ce pas le sort réservé à 988 personnes exclues du chômage durant ces premiers mois de l’année ... Et qui s’en soucie ?
Certainement pas nos politiciens qui ont rangé tout humanisme au musée pour endosser le costume de l’homme d’affaire froid et résolu.
Certainement pas la médiocrité d’une société qui a appris à se comporter comme un loup pour son semblable : l’important, c’est de réussir, même si pour cela il faut écraser son entourage.
L’indifférence est devenue son mode de vie !
Aujourd’hui, les relations humaines sont devenues une jungle impénétrable. La vie humaine n’a plus guère de prix. La solidarité n’est plus qu’un mot qui fait sourire de naïveté ... sauf quand cela arrange le discours politique !
La froideur de nos décideurs politiques ou de nos chefs d’entreprises ou des acteurs du monde financier a oublié que derrière ses chiffres, ses évaluations, ses décisions, il y avait la vie d’hommes et de femmes, de jeunes, d’enfants qui était en jeu.
Derrière un licenciement, facilité par la clique libérale au pouvoir, il y a le sort de familles entières, sacrifiées sur l’autel de la rentabilité.
Derrière la création d’emplois précaires ou d’intérim, il y a le passage à la casse de milliers d’hommes et de femmes dont l’avenir passe définitivement à la trappe.
Derrière l’exclusion du chômage, il y a des drames qui se déploieront dans le désintérêt général, pourvu que le monde politique et de l’entreprenariat puisse parler de reprise, avec un cynisme sans nom.
Derrière l’octroi de pensions de misère, il y a la destruction d’années d’efforts et d’épargne d’aînés qui n’ont plus qu’à sombrer dans des destinées qui n’ont plus de sens.
À quand le prochain suicide et le prochain meurtre ?

Le meurtre d’un homme est un acte répréhensible que rien ne pourra jamais justifier.
Pourtant, je ne pleurerai pas la mort du bourgmestre de Mouscron. Il y a des aveuglements qui sont incompréhensibles ... à moins que sa mission de gardien de cimetière n’ait été l’encre de sa signature d’une lettre de licenciement ! Il est des comportements d’autorité qui resteront impardonnables !
Comme tout citoyen, j’attends simplement que la justice remplisse sa tâche en toute équité !
Je garderai devant les yeux le visage, à peine sorti de l’enfance, de Nathan qui un soir de février 2015 a découvert son héros, son père pendu dans un garage, parce qu’on lui avait arraché les raisons de vivre !
Des vies gâchées et détruites pour des raison économiques ! Intolérable !

Guy De Smet (13 septembre 2017)


-47- UN CERTAIN LANGAGE ... 

Nous sommes habitués, en Belgique, à des discours politiques parfois fracassants, annonçant des mesures impopulaires, aux réactions souvent musclées.
Il est intéressant d’aller voir comment cela se déroule chez nos voisins ... et pourquoi pas en France !
Depuis quelques mois, ce pays a un nouveau président, Emmanuel Macron.
Comme d’autres dirigeants européens, il est un pur produit de la finance.
Ses oreilles, sa bouche, la pierre qui lui tient lieu de cœur sont des instruments que le monde de l’argent s’est choisi, pour mettre entre parenthèses la souveraineté et l’indépendance d’une nation.
Les Français semblent n’avoir rien vu venir, attirés par l’odeur alléchantes de promesses qu’ils s’étonnent aujourd’hui de ne plus respirer !

Les premiers pas de sa présidence ont été tout un symbole !
Comment en pas oublier ces pas lents et majestueux du nouveau « roi » de France venant du château du Louvre pour rejoindre, éclairé par un seul halo de lumière, l’estrade de son succès et de sa gloire ?
Comment ne pas oublier cette lente marche solennelle vers les escaliers de l’Élysée ou l’attendait son prédécesseur pour lui remettre les clés du pouvoir ? Il semblait « jouir » de ce moment, comme le ferait n’importe quel adolescent boutonneux, un peu échauffé.
Comment ne pas oublier son accueil du Président russe à Versailles, reprenant à son compte l’habit du Roi-soleil brillant dans les ors de la royauté ?
Le faste et les dorures au service d’une ambition qui aime s’afficher !

Mais, en même temps, il faut se faire au langage, tout teinté de mépris, de suffisance et d’arrogance ... comme pourrait le faire un jeune chien mal léché.
Nous retiendrons l’humiliation qu’il a fait subir au chef d’État-major de l’armée. Le tort de ce dernier était d’avoir répondu à des questions de parlementaires ... élémentaire en démocratie !
En bon complexé, il s’est fait un devoir de répondre qu’il était le seul « chef » et le seul habilité à répondre ! Ah ! Quand les roquets se mettent à aboyer !
Nous retiendrons les petits mots dont il aime affubler ses concitoyens, avant de clamer haut et fort « Vive la République, vive la France ».
« Illettré », « fainéant », « cynique », « extrême », « alcoolique » ... ce n’est là qu’un échantillon du mépris que le chef de l’État porte aux travailleurs et à ceux qui se mettent en travers de son chemin.
Il restera le président qui a décrit le paysage humain de son pays en des termes injurieux qui en disent long : « il y a ceux qui réussissent qui croisent ceux qui ne sont rien ».
Il restera le président qui se pavane sous le soleil de la Grèce avec son épouse - qui pour la Constitution « n’est rien » - pendant que des citoyens de l’Outre-Mer ne savent pas s’ils vivront encore demain, face à l’ampleur de l’ouragan Irma ...
N’importe quel chef d’état responsable aurait interrompu son voyage pour être au plus proche de ceux qui souffrent ... Lui attendra une semaine avant de passer quelques heures auprès de ceux qui se désespèrent, se complaisant d’abord dans des repas fastueux, des séances photos et des visites prestigieuses qui n’étaient plus de mise.
Il restera le Président qui parvient, en trois mois, à dépenser plus de 26.000 euros de maquillage, alors qu’il impose des sacrifices et de l’austérité à ses concitoyens.
Il restera le Président qui ne supporte pas l’impopularité de ses mesures imposées par la voie non démocratique des ordonnances, méprisant le droit de grève et l’action syndicale, comme on le ferait en dictature.
Une vraie attitude sale gosse pourri gâté !
Il restera le Président qui ose solliciter les propriétaires en leur demandant de baisser les loyers de 5 €, parce qu’il a diminué de la même somme les aides au logement.
Louis XIV, Louis XVI, Napoléon, le Général de Gaule auront été plus respectueux de leur peuple !

Mais d’où nous vient cet énergumène ?
La banque Rothschild fut son terreau et le point de départ de son carnet d’adresse.
L’ambition et son audace furent son moteur.
Son intelligence, je la cherche, à moins que ce ne soit son opportunisme, son machiavélisme et l’univers de ses livres ou de ses études.
L’arrivisme fut son carburant, poussé par une grand-mère qui espérait bien trouver auprès de lui son heure de gloire, dans ses habits d’épouse.
Son arrivée au pouvoir fut une construction d’une certaine presse qui allait anesthésier l’opinion publique.
Il allait d’ailleurs mépriser ces mêmes journalistes quand ils osaient contrecarrer ses plans.
Son score électoral fut terni par une nette victoire des abstentionnistes et des votes blancs et nuls – ces derniers étant le premier parti de France.
Son installation au pouvoir fut un coup d’état de la finance et du patronat qui trouvaient en lui, le « toutou docile » de leurs méfaits et de leurs soifs.
Aujourd’hui, il reste 30 % d’électeurs pour le soutenir, ce qui rend son action illégitime... comme l’était déjà son élection, si les non-votes avaient été comptabilisés.
Il devait être prévu dans la loi électorale que ne pas voter est aussi un vote, surtout quand il faut choisir entre la peste et le choléra !
Sa seule réponse à ce désaveu, ce sera que les Français veulent du changement sans en vouloir. À moins que le mot « changement » sonnant dans l’oreille du peuple ne signifie pas pauvreté et mépris !

Pauvre France, toi qui aimes clamer ta devise : liberté, égalité, fraternité !
En quatre mois, ton jeune et beau président a foulé ton idéal au pied, semant la division, l’injustice et la précarité.
Il te restera peut-être à t’arrêter et à méditer ces mots de ton hymne national : « Aux armes citoyens ! »

Guy De Smet (12 septembre 2017)


-46- WALIBI

Un jour d’automne qui n’était autre que la Journée du patrimoine ...
Une rentrée politique, celle du MR !
Signe d’une époque : le lieu choisi : Walibi !

À Walibi, nous sommes dans un contexte de fête, de joie, d’insouciance.
Nous sommes dans un endroit où il n’y a pas de place pour les problèmes et pour les difficultés.
C’est le site que choisit le MR, alors que le pays connait une crise sociale sans précédent, dont il est le principal artisan.
Provocation et mépris des petites gens, de vous et de moi pour qui l’avenir et les fins de mois sont avant tout une question, à cause des politiques qu’il mène !
C’est la deuxième fois que le MR affiche ainsi sa suffisance et son arrogance.
En juillet déjà, après avoir « saigné » les pensionnés, il s’en est allé au festival Tomorrowland pour y faire la fête !
Réponse du berger à la bergère, montés sur scène pour s’y exhiber, les ministres se sont faits chasser par le disc-jockey, à qui ils faisaient de l’ombre !
Si les Belges pouvaient faire la même chose sur la scène de leur vie de tous les jours !
Cette fois après avoir institutionnalisé l’austérité et la pauvreté ...
Après avoir anéanti les raisons d’espérer des classes laborieuses...
Ils s’en vont faire la fête à Walibi, avec une indécence qui semble être une de leurs principales caractéristiques.
Pour cela, ils réservent l’ensemble du parc, qui à quelques encablures de sa fermeture saisonnière, sera fermé pour des familles qui auraient pu y passer une bonne journée méritée en famille.
Se mélanger au petit peuple doit probablement être indigne de la seigneurie dont ils se sont affublés.
Le petit peuple aurait payé son entrée ... tandis que la modique somme de près de 340.000 € sera financée, entre autres, par la dotation que les partis politiques reçoivent, via nos impôts !
Populisme, s’écrieront les supporters de ce parti de la honte.
Démagogie, lanceront d’autres qui ne voient dans ces propos que des manœuvres politiciennes pour détruire un gouvernement qui ne me plairait pas !

Dans cet événement, il y a au moins trois aspects qui me choquent.
D’abord, le message que le MR adresse à la population est une communication consternante.
Elle indique clairement que ses ministres, ses députés et ses électeurs vivent déconnectés de la réalité de la vie sociale du pays.
Elle identifie clairement qui est qui.
Il y a d’un côté ceux qui réussissent parce que les mesures prises par la droite libérale leur sont favorables.
Les riches deviennent de plus en plus riches ... les fraudeurs fiscaux coulent de jours tranquilles en toute légalité.
Les entreprises croulent sous les avantages sans devoir fournir la moindre contrepartie et ils en espèrent encore plus ... la finance à toujours besoin de plus d’eau à son moulin !
Le personnel politique se voit là récompensé : ils sont de bons valets du monde de l’argent et ils méritent bien quelques cacahuètes !
De l’autre côté, il y a ces manants qui ne sont rien : les chômeurs qu’il faut pourchasser jusqu’à les faire disparaître, les malades qui exigent des soins dont ils n’ont qu’à se passer s’ils n’ont pas les moyens de les payer, les travailleurs qui exigeraient des métiers stables, mettant en péril les espoirs juteux des actionnaires, les pensionnés qui n’ont qu’à travailler au lieu de rêver d’une oisiveté qui n’est pas faite pour eux, les jeunes qui, avant d’espérer un avenir, doivent mettre toute leur précarité, au service du monopole des riches et des insouciants qui, eux, ont des droits ! ...
Pauvre communication d’un parti qui pour quelques milliers d’euros sacrifie des hommes et des femmes sur l’autel de son arrivisme et de son égoïsme !

Le deuxième aspect qui me choque dans l’escapade libérale à Walibi, c’est le contexte dans lequel elle se vit.
Tout l’été, les ministres libéraux n’ont cessé de « plumer » le citoyen. Ils s’en sont pris une nouvelle fois aux chômeurs, aux pensionnés ... entre autres.
Ils ne cessent de planifier des opérations de vente des bijoux de familles, semant le trouble parmi les travailleurs.
Ils stigmatisent, avec un mépris humiliant, l’action des travailleurs et de leurs syndicats qui ont décidé de se battre pour pouvoir survivre demain. Ils n’y voient, eux, que des manœuvres politiciennes.
Ils mettent en cause le droit de grève, au nom du droit au travail qu’ils ont rendus inaccessibles à bien des travailleurs. Cela se passe dans toutes les dictatures, y compris celle de la finance !
Ils agissent, sans pudeur, comme des fils à papa qui n’ont jamais sali leurs mains dans le travail et qui se permettent de juger, d’ordonner, de sanctionner : de sales gosses de riches !
Face à une telle situation, il est indécent d’aller faire la fête dans un parc d’attractions et d’y afficher sa suffisance et son irresponsabilité.
Se rendent-ils au moins compte que beaucoup de citoyens qu’ils n’ont cessé de pénaliser depuis trois ans « voudraient bien, mais ne peuvent point » passer une journée à Walibi ? Pauvres merdeux !

Le troisième aspect qui me dérange, c’est le blocage du parc au nom de la présence d’un parti politique.
On se croirait revenu à l’époque féodale, où le Seigneur ne se mélange pas au petit peuple.
Les manants, d’une part, servent à construire leurs châteaux, à être la chair à canon de leurs ambitions, les serfs de leur oisiveté. Qu’auraient-ils besoin de se mêler aux réjouissances d’hommes et de femmes qui leur seraient en tout supérieurs ?
Ce blocage, il me semble être le signe le plus représentatif de la politique du MR.
Ce parti s’est construit un monde dans lequel il a ses avantages, ses privilèges. Il s’est mis au service du cercle fermé de la finance et de l’entreprise, espérant bien y récolter de sulfureux bénéfices. Les affaires Louis Michel, Kubla et De Decker en sont de brillantes illustrations. Il évolue à mille lieux de ce qui tracasse les citoyens au quotidien.
Quand il se veut social, il n’a aucune idée de ce que cela peut impliquer dans la vie des citoyens. Son discours est creux, vide et insultant !
Et puis, il y a ceux, vous et moi, les manants d’aujourd’hui, à qui ils imposent la Loi que la finance exige : restrictions, austérité, précarité ... Cela devrait nous suffire !
Les acquis sociaux de jadis, pour lesquels nos ancêtres se sont battus ne sont plus que des souvenirs et de mauvaises plaisanteries. Il faut même poursuivre leur démantèlement !
« Nous n’avons pas les mêmes valeurs » pourrait être l’inscription de leurs tickets d’entrée ainsi que celle des affichettes interdisant l’entrée aux autres citoyens.
La fermeture de ce parc est à l’image de la société qu’ils ont créée : il y a d’un côté les riches, ceux qui réussissent et de l’autre, ceux qui ne sont rien et qui, du fait même, sont une tache dans le paysage. Ces deux mondes n’ont pas à se croiser !

Face à ce type de propos, Charles Michel, le ridicule pantin du Lambermont a terminé son exploit à Walibi par une déclaration tonitruante.
Selon lui, « L’ennemi du peuple, ce serait le communisme », évoquant une certaine gauche, proche de ceux qui souffrent.
Nous sommes plusieurs à penser que notre ennemi c’est la finance, ainsi que ses valets politiques qui nous oppriment, chaque jour.
Nous ne le pensons pas sur le mode de Monsieur Hollande, mais sous la forme d’un cri qui pourrait bien devenir « explosion » !
Enfermer des citoyens dans la misère n’est pas la meilleure manière d’envisager la stabilité d’un pays !
Mon ennemi – et je ne suis pas le seul – c’est mon banquier et le MR !

Électeur Bruxellois et wallon, c’est ce parti-là qui est en tête de tes préférences !
Serais-tu un chien battu qui offre le bâton pour te faire battre ?
Serais-tu l’inconscient amorphe qui serait anesthésié au point de ne plus ressentir la pointe qui te saigne ?
Serais-tu le sourd qui n’entend pas une colère sourdre, au point de changer de force et de devenir Révolution ?

Guy De Smet (12 septembre 2017)


-45- SOS CHÔMEURS !

Un des signes de la toxicité de la société néolibérale, c’est la présence massive des chômeurs.
Ces hommes et ces femmes, sans qu’ils ne s’y attendaient, se retrouvent, du jour au lendemain, privés d’emploi.
Soit, ils sont trop jeunes et ils manquent d’expérience. De là à se demander à quoi a servi leur parcours scolaire, il n’y a qu’un pas !
Soit, ils ont bien toutes les compétences, mais ils sont « impayables » pour l’emploi qu’ils ont pu espérer.
Soit, ils sont trop âgés, même si la cinquantaine n’a pas encore frappé à la porte de leur vie.
Soit, ils sont victimes de plans de restructuration, d’une course à la compétitivité ou d’une délocalisation assoiffée de profits et d’exploitation.
Peu sont chômeurs parce qu’ils l’ont choisi ou par profession !
Certains ont de la chance de trouver un emploi assez rapidement.
D’autres galèrent pendant des années, envoyant des CV auxquels ils ne reçoivent même pas de réponse ou consultent des annonces face auxquelles ils sont des dizaines à espérer.
D’autres encore devraient se contenter de fonctions qui ne sont pas à la hauteur de leurs compétences.
La plupart a tout perdu : des amis, des biens, des raisons d’exister ...
Ils s’en prennent alors à la terre entière, parce qu’elle leur refuse une place au soleil.
C’est la faute des migrants, des étrangers qui viennent manger leur pain.
C’est la faute de l’école qui ne les a pas préparés à affronter la vie.
C’est la faute de leurs familles qui ont placé la barre trop haut et qui espéraient trop de leurs maigres compétences.
C’est la faute de la société qui semble avoir oublié qu’ils existent.
À chaque fois, le visage d’un chômeur prend les traits d’un drame et d’un cauchemar qui s’écrit au quotidien.
Le chômage, s’il est une catastrophe humaine, il est, en même temps, le signe de l’échec d’une société qui a tout misé sur l’argent, sur les bénéfices et sur l’égoïsme d’un monde qui aime briller.

Dans leurs combats pour survivre, ces hommes et ces femmes, blessés par la vie, sont confrontés au monde politique, celui qui prend des décisions et qui fixe des caps et des priorités.
Chez nous, ils sont le point de mire des responsables de la « bulle libérale » alimentée par les effluves nauséabonds de la NV-A, du MR et depuis peu du CDH.
Ils ont devant eux un interlocuteur qui les ignore et qui les méprise, parce qu’en libéralisme, on n’aime que les bons chiffres !
Régulièrement ils se font humilier par les déclarations avilissantes venant de la bouche d’un Baquelaine pétrifiant ou d’un Jéholay arrogant.
Face à ces situations dramatiques des chômeurs, le monde politique libéral n’a trouvé que l’arme d’une chasse aux sorcières.
Il faut les harceler, les pourchasser, les pousser vers des formations, même si elles ne mènent nulle part ... pourvu qu’ils soient occupés et qu’ils ne viennent pas ternir les chiffres du chômage.
« Jobs, job, jobs » disait Charles Michel, même si la précarité des emplois proposés doit conduire vers la misère et vers le statut de travailleur pauvre.
Il faut les contrôler, les exclure, les réduire à l’état de parasites qui encombrent la société ... et pour cela, tous les moyens sont bons !
Baquelaine, au nom du gouvernement, vient de dévoiler une nouvelle arme pour abattre ces hommes et ces femmes : les chômeurs âgés, qui n’ont pas eu la chance de connaître une carrière complète, pour des raisons liées à leurs parcours personnels, se verront réduire leur pension, déjà maigre, de 140 €.
Ils connaissent déjà les fins de mois difficiles, les santés dégradées, les cadeaux impossibles aux enfants ... ils n’avaient qu’à travailler !
Et si c’était votre sort, à vous, demain ?
Mais, à l’écouter, cette mesure ne concernera personne, beaucoup n’étant pas dans les cibles de la loi. Il faudrait avoir eu un salaire de plus de 2000 € ! Ils doivent être nombreux ... à l’avoir espéré, un jour !
Comment peut-on justifier un tel acharnement, alors qu’en même temps, d’autres catégories de citoyens sont protégées ?
On ne touche pas aux riches : on risquerait de leur déplaire.
On ne touche pas aux entreprises qui ne paient pas d’impôts, elles risqueraient de délocaliser.
On ne touche pas aux acquis du monde politique, il risquerait de ne plus être alimenté par des « fils de ».
On ne touche pas aux dotations indues et aux avantages de certaines classes, elles risqueraient de ne plus voter libéral ou à Droite.
On ne touche pas aux fraudeurs fiscaux ou aux amateurs de paradis fiscaux, ils risqueraient d’en prendre ombrage, au point de devoir les effacer de la liste de ses amis et de ses relations.
Mais, il paraît que tous les citoyens sont égaux devant la Loi !

À entendre ces « merdes » qui nous dirigent, nous aurions envie de leur crier : ASSEZ !
Arrêtez de stigmatiser des hommes et des femmes à qui la société brillante que vous prônez n’a même pas été capable d’offrir une place pour vivre.
Arrêtez de pointer du doigt des ex-travailleurs qui ont la malchance de ne pas entrer dans vos catégories de succès.
Arrêtez de bâtir un monde en excluant les plus faibles et ceux qui n’ont pas eu la chance de réussir.
Arrêtez de détruire les seules valeurs qui en vaillent la peine sur cette planète : l’être humain, la vie ...
Arrêtez de fermer les portes d’un avenir à des hommes et à des femmes qui n’ont pas besoin qu’on leur rappelle, chaque jour, qu’ils ne sont rien.
Occupez-vous plutôt des causes de tous ces drames ! C’est pour cela - et pour cela seulement – que vous avez été élus !

Aujourd’hui, une colère gronde. Demain, elle deviendra révolution.
Nous vous poursuivrons alors, jusque dans vos derniers retranchements, pourvu que vous disparaissiez à jamais.
Vous avez défiguré l’humanité par l’égoïsme de l’argent.
Vous avez sali l’homme par l’arrogance de vos certitudes.
Vous avez semé l’injustice et la division par la futilité de vos valeurs.
Peuple de la vraie vie : réveille-toi ... le monde de la finance menace ton existence !

Guy De Smet (6 septembre 2017)


-44- TURNHOUTSEBAAN

 

Anversois de naissance, il y a des jours où j’ai honte de ma ville natale et surtout de ceux qui la dirigent.
Bart De Wever a, une fois de plus, frappé !
Dans une de ces déclarations stupides, dont il a le secret, il a osé pointer du doigt une catégorie de personnes : les arabes.
« Regardez les photos des auteurs de Barcelone. Sur la Turnhoutsebaan, vous rencontrez facilement des hommes de ce type ».
Jamais un attentat n’a été commis par un habitant de cette rue.
Jamais ce quartier n’a été un berceau dangereux du radicalisme musulman.
Au contraire, les habitants de ce quartier, qui ne disposent pas des mêmes moyens que les résidents du ghetto des diamantaires, ont fait du multiculturalisme une richesse. Ils ont appris à vivre ensemble, à se connaître et à s’apprécier.
Il doit y avoir là, comme partout, des familles, des hommes et des femmes pour qui l’intégration n’est pas facile, parce que les conditions de vie ne sont pas faciles.
Il doit, y avoir là, comme chez nous, des chocs de culture, qui engendrent des situations difficiles.
N’empêche, que les résidents de cette rue, belges et étrangers, sont heureux d’y habiter et d’y construire leur vie.
Dernièrement, les habitants ont souhaité rencontrer leur bourgmestre pour évoquer des soucis du quotidien. Celui-ci n’a pas daigné se déplacer !
Endosser le costume du lâche qui stigmatise des gens qu’il ne connait pas, lui semble bien plus confortable et à sa mesure ... comme d’habitude !
Il est des quartiers d’Anvers qui sont bien plus anxiogènes que la Turnhousebaan : le quartier des diamantaires, par exemple, ainsi que les rues du quartier juif, où il ne fait pas bon se promener quand on est différent. J’en ai fait personnellement l’expérience !
En plus, les Juifs de ces quartiers, en payant un impôt de solidarité à Israël financent, sans honte, le massacre des Palestiniens, les murs de la haine et une colonisation dénoncée par les nations civilisées ... Une ingérence qui n’a pas l’air de traumatiser la conscience de la Belgique ou de démanger la bouche du Bourgmestre d’Anvers !
À moins bien qu’il ne faille pas froisser ces hommes et ces femmes et surtout leurs fortunes, dont la ville aime les retombées financières.

Monsieur De Wever, c’est son fonds de commerce, n’est pas pour la paix des ménages.
Sa politique, c’est de diviser pour mieux régner.
Il nous a habitué à cela dans le dialogue communautaire, dans lequel son souci de séparer la Belgique est prioritaire.
Il nous l’indique au niveau économique, où le pauvre doit savoir qu’il est une tache dans un paysage libéral qu’il aime vanter ; tout comme le Wallon doit savoir qu’il n’est qu’un fainéant qui empêche le développement de la Flandre.
Dans son rôle de belle-mère du gouvernement, il a pris au sérieux son rôle de dépeceur de la Belgique, préparant un confédéralisme qui ne sera que l’entrée du menu indiqué dans les statuts de son parti : l’indépendance de la Flandre.
Il n’y a que Charles Michel et sa clique de libéraux « népotiques » qui n’ont pas compris cela !
Dans la gestion de la sécurité de sa ville, il ne voit que la méthode forte, comme le ferait un bon fasciste, mouvance que son parti connaît bien, pour en être issu.
Avec la communauté musulmane, il tient une arme de propagande extraordinaire, dont il aime user quand ça l’arrange : la Turnhoutsebaan en restera un symbole !
C’est en agissant ainsi qu’on fait naître des vocations !
Elle est à la base de tous nos maux, de tous les intégrismes et de toutes les violences.  
Voir le visage des arabes qui y habitent, c’est voir un terroriste ! Un peu court !
Que fait-il de la violence liée au port ou à la proximité de la frontière des Pays-Bas ?
Que fait-il du radicalisme des Flamingants ?
Que fait-il du chômage et du manque d’emplois qui est un des maux qui détruit l’environnement social de la moindre de nos villes ?

Les propos de Bart De Wever sont choquants. Ils nous sortent d’une poubelle aux odeurs immondes.
Ils nous rappellent d’autres époques où une photo devenait une étoile jaune.
Il n’est pas attendu d’un politicien, à plus forte raison du premier citoyen d’une ville, qu’il soit celui qui pointe du doigt ses concitoyens et d’ainsi cultiver la haine.
Il n’est pas attendu du monde politique qu’il distille le racisme, à une période où cela permet de si bien masquer le désastre social que lui et ses alliés sèment à tout vent.
Faire de la politique, c’est créer des ponts.
Faire de la politique, c’est avoir le courage d’aller à la rencontre des situations difficiles et d’en chercher les causes.
Faire de la politique, c’est ressentir de l’empathie pour ses concitoyens.
Faire de la politique, c’est avoir l’audace de créer des lieux de dialogue et de vivre ensemble, loin de toutes les fermetures d’esprit et de toutes les barrières.
Il est vrai que la NV-A, comme l’extrême-droite dont elle est si proche, préfère les « murs ».
Faire de la politique, c’est ouvrir les portes d’un avenir pour tous, loin des distinctions de races, de cultures ou de milieux social.

Mais pendant que l’opinion publique s’arrête aux propos racistes de Bart De Wever, elle oublie ses propos liberticides à l’encontre de la liberté syndicale ... ce qui est monnaie courante dans toutes les dictatures.
Elle oublie les mesures - qu’avec son parti, il a avalisées - qui étrangleront encore un peu plus les chômeurs : 140 € de moins de retraite par mois, pour des chômeurs de longue durée. Bienvenue dans le pays de la misère !
Elle oublie ses déclarations défendant les plus riches ou vantant les cadeaux démesurés et à sens unique délivrés aux entreprises, au détriment du moindre travailleur.
Elle oublie ses attaques régulières contre les autres régions du pays, ayant hâte d’inscrire dans son futur hommage funéraire qu’il est le père de l’indépendance de la Flandre.

De Wever ...
Si tu retournais à l’anonymat de tes cours d’Histoire, cela nous ferait des vacances.
Si tu la « fermais », cela nous ferait un air respirable.
Si tu tombais enfin dans l’oubli, notre honneur serait restauré !
Si tu sortais du champ des caméras, ta photo ne salirait pas celle des autres !

Guy De Smet (5 septembre 2017)

-43- UN FOSSÉ ?


Si dans la tirade des nez, il est question de hauteur : d’un cap, d’un pic, d’une péninsule, en ce qui concerne la situation politique chez nous, on est plutôt dans des termes de profondeur : une incompréhension, un rejet, un fossé, un gouffre ...
Voici deux mois que le citoyen est mené en bateau, naviguant sur les eaux d’une incertitude institutionnelle navrante.
Il est vrai, que depuis quelques temps, nous assistons à un effeuillage des magouilles politiques dont sont capables les partis, et ce, depuis longtemps : Publifin, les intercommunales, le Samusocial, les contradictions, le cumul éhonté des mandats, les emplois fictifs et les dénis de démocratie ... une crise ne pouvait qu’éclater !
Des mouvements de citoyens avaient déjà vu le jour, réclamant plus de transparence dans la vie politique.
Des partis politiques, telle une blanche colombe, avaient pu profiter, dans les sondages, de tout ce désarroi face à l’irresponsabilité de ceux qui nous dirigent. Ce n’est pas le PTB qui me contredira !
Les partis traditionnels, usés par le pouvoir, s’enfonçaient dans un désintérêt qui laisse rêveur. Ainsi, le CDH se retrouvait avec seulement 9 % d’intentions de vote, en cas d’élections ! 
Ce sera ce parti, par la voix de son président, qui osera provoquer une crise, espérant un renouveau politique, à moins que ce ne soit l’espérance d’une renaissance de ses cendres.
Voici deux mois, Monsieur Lutgen dénonce l’accord électoral conclu avec le PS, excluant le MR qui, selon lui, avait vendu son âme au diable et trahi les francophones, en s’alliantà la NV-A.
Il le fait au nom de l’impossibilité de gouverner sereinement avec un parti qui dans les « affaires » - légales, mais immorales ! – semblait avoir atteint des sommets.
Comme quoi, l’enfer est pavé de bonnes intentions !
Le CDH aurait-il déjà oublié les « magouilles » du PSC, son berceau, et d’un de ses ténors Paul Vanden Boeynants ?
Le CDH aurait-il oublié la démission obligée de Madame Milquet ?
Le CDH aurait-il oublié les corruptions de ses administrateurs au sein des intercommunales pointées du doigt ?
Le CDH aurait-il oublié qu’il est loin d’être le champion de la transparence voulue par les électeurs en refusant un décumul complet des mandats ?
À moins que le but du jeu ne soit de définir qui serait le moins malhonnête !
Car si le PS semble condamnable, au point de devoir couper les liens avec lui, que dire du MR ?
Lui non plus n’est pas qu’un nid d’honnêteté :
- Les accusations livrées en pâture dans la presse contre Louis Michel et ses détournements d’argent ... Je n’accuse pas ... Je lis !
- Les errances du dossier Serge Kubla qui, d’affaire en affaire, semble s’enfoncer dans la criminalité la plus basse. Le MR ne l’aura pas exclu !
- L’outrecuidance de Armand De Decker qui de donneur de leçons endosse le costume de délinquant de première classe, au point de devoir enchaîner les démissions et les enquêtes judiciaires surréalistes. Le MR ne l’aura pas exclu !
- L’implication – comme les autres partis – dans les scandales des intercommunales qui ont retenu notre attention ces derniers mois.
- Le décumul des mandats qui semble leur être tout, sauf une priorité.
- L’exemple de leur gouvernance fédérale qui tient plus du massacre social que du souci du bien commun ...
Le CDH fait donc le pari – à deux ans de la fin de la législature - de refouler le PS dans l’opposition.
Pour le faire, il sera aidé par la Constitution de notre pays qui ne prévoit pas de retour aux urnes face à cette impossibilité de gouverner. Cherchez l’erreur !
C’est aux différents partis à trouver une nouvelle majorité ! Bonjour la démocratie !
Monsieur Lutgen réussit son opération en Wallonie, sabordant le gouvernement en place au bénéfice du MR, qui, il y a à peine quelques années, était le partenaire à exclure. Les conséquences, nous les subissons déjà !
Par contre il échoue à la Fédération Wallonie-Bruxelles et à la région bruxelloise.
Tel un chevalier héroïque, il le fait pour sauver les institutions et prévenir les dérives du PS ! C’est beau, les missions divines en politique !
À moins que là aussi, il n’y ait une autre lecture, dévoilée avec perspicacité par Monsieur Maingain.
Et si le CDH, aujourd’hui à 9 % d’intentions de vote, prévoyait l’avenir ?
Sa nouvelle position lui permettrait de s’allier, comme le MR, à la NV-A, conspuée hier. N’est-ce pas déjà cela qu’affirmait, puis niait le sulfureux bourgmestre de Namur, Maxime Prévot ? On n’est pas à une vérité ou une interprétation près dans ce parti !
Un calcul qui lui permettrait, en tant que parti microscopique, de briguer encore des mandats dans un éventuel pouvoir. Calcul minable, qui cadre bien avec sa logique !
Pour exister ce petit parti va jusqu’à se prostituer, vendre sa dignité et endosser l’habit du caméléon qui se colore selon ses intérêts.
Si le parti s’en défend aujourd’hui, l’avenir nous révélera l’éventuelle fourberie, à moins que les électeurs fassent preuve de courage et décident de ne plus être les dindons de la farce.
Le MOC semble avoir fait son choix en affirmant ne dépendre d’aucun parti. J’ose espérer que l’Église fera de même !
Pendant que ces messieurs, dames discutent de leurs petites places au soleil, envisagent des coalitions et s’enferment dans leurs bulles politiciennes, le citoyen lui, il souffre.
Il souffre d’un manque d’emplois qui respectent ses compétences et ses nécessités pour vivre.
Il souffre de soins de santé qui lui sont de moins en moins accessibles.
Il souffre de ces atteintes aux droits de l’homme qui, des migrants aux chômeurs, en passant par les retraités ou les mendiants sont bafoués par des politiques inhumaines et incompétentes.
Il souffre de l’érosion de son pouvoir d’achat, sacrifié sur l’autel des cadeaux inconditionnels offerts au monde de l’entreprise.
Il souffre d’une rage taxatoire dont les ressources s’engouffrent dans une dette que les ténors de l’Europe et de la finance se font un plaisir d’entretenir avec soin.
Il souffre de l’état de ruine d’un pays, dont le réseau routier est plus qu’un symbole.
Il souffre d’un fossé, sans cesse grandissant, entre riches et pauvres.
Il souffre du bidouillage des retraites qui offrent l’enfer de la pauvreté à plus d’un senior.
Un horizon bien sombre, dans lequel le citoyen se sent bien seul !
Face à tout cela, il est un fait qui s’impose aux simples gens « qui ne sont rien » et que nous sommes.
Nous n’en avons rien à faire de leurs stratégies politiciennes.
Nous n’en avons rien à faire de ces « familles » politiques qui nous empoisonnent l’existence par leurs incompétences. Être ministre parce que papa l’était n’est pas un credo de notre vie en société !
Nous n’en avons rien à faire d’un cumul des mandats dont la mise en cause serait un danger pour la démocratie. Ce sont aujourd’hui ces partis politiques qui mettent en péril la démocratie !
Nous n’en avons rien à faire de ces partis qui se souviennent de l’existence des électeurs, le temps du scrutin, pour ne même pas respecter leurs choix, lors de la formation des équipes gouvernementales.
Nous n’en avons rien à faire des supputations de partis, comme le CDH, qui se cherchent désespérément des raisons d’exister ... Encore demain.
Ils ont beau proclamer que ce qui les intéresse, ce sont les dossiers : nous en voulons des preuves et des réussites !
Ils ont beau nous chanter que « l’humain » est au cœur de leurs préoccupations, nous aimerions le ressentir.
Ils ont beau nous dire que la création d’emplois est pour eux une obsession : Jobs, jobs, jobs ... nous aimerions qu’elle conduise à autre chose qu’à la flexibilité gratuite et à la précarité.
Ils ont beau nous parler de transparence, qu’ils arrêtent de se laisser « manger » par les lobbies industriels et financiers qui ne cessent de les inonder d’avantages. Ils nous ont occupés tout l’été avec un feuilleton de mauvais goût, sous l’impulsion d’un pauvre et sinistre clown qui n’amuse personne : qu’ils disparaissent aujourd’hui de la carte électorale de notre beau pays, recouvert des ténèbres d’un libéralisme qui tue !

Guy De Smet (1 septembre 2017)


-42- LES MIRACLES DU LIBÉRALISME

Il est des mots qui, accolés les uns aux autres, me semblent être une incongruité sans nom.
Quand ils sortent de la bouche de certains de nos gouvernants, ils s’apparentent à de l’inconscience, teintée de sadisme.
Il est de bon ton de les entendre nous expliquer que « tout va mieux ». Ils vont même parfois jusqu’à nous démontrer que « la crise est derrière nous ». Il serait même question d’une « reprise ». Jamais, ils ne disent au bénéfice de qui !

La situation de la Grèce est ainsi une illustration tragiquement explicite du fait qu’il n’y a pas de miracle en libéralisme.
Une dette impressionnante, à l’image de celle de tant d’autres pays ...
Des travailleurs laissés sans défense face à des mesures qui les massacrent au quotidien ...
Des exclus de toute vie sociale qui n’ont plus que le suicide comme porte de sortie d’une vie qui leur a été arrachée, au nom de la finance ...
Un peuple exsangue, ruiné, vendu en esclavage aux tenant du Capital ...
Des banquiers et des créanciers qui jubilent...
Une Europe qui se frotte les mains ...
Des États comme l’Allemagne ou la Belgique ... et bien d’autres encore qui transforment ce désastre économique en une manne financière ...
Où est le « miracle », si ce n’est dans la poche de quelques nantis qui verront bien cette nouvelle fortune leur exploser à la figure, un jour ?

Le deuxième exemple de cette imposture libérale, j’en trouve une illustration dans la prospère Allemagne, notre voisine.
Il est beaucoup question de la réussite économique de ce peuple qui, non seulement à dû se relever du chaos qu’il a semé dans le monde, mais qui, en plus, au-delà de toutes les crises, arrive à briller.
Il y est question de plein emploi, même si, en même temps, le gouvernement allemand permettait la mise en place du concept du « travailleur pauvre ».
Celui-ci est tellement « haché » par la flexibilité de son emploi qu’il ne lui reste que des miettes pour survivre.
Il est à l’image de tous les autres travailleurs européens qui voient les codes du travail devenir des promesses de bénéfices assurés pour les entreprises et des tickets de précarité pour ceux qui n’ont que la richesse de leurs mains pour vivre.
Mais le « succès » de Madame Merkel devait s’écrire sur le mode d’une rose avec plusieurs épines.
Il y en a une qui est devenue ainsi une écharde dans la peau des retraités allemands.
Selon une étude de « Le Vif-L’express », 900.000 d’entre eux sont obligés de travailler pour compléter leur faible pension.
Parmi eux, beaucoup ont connu des emplois précaires ou des accidents de parcours ou encore sont des femmes. Ils peuvent ainsi se retrouver avec une pension inférieure à 600 € par mois !
Et pourtant, la situation économique allemande est, aux dires des spécialistes européens, la meilleure du continent.
Elle s’est façonnée grâce à toutes les astuces possibles que donne le rêve d’une Europe forte : dumping salarial, réduction du salaire minimum, modification des calculs des retraites, trafic des taux d’intérêts bancaires ...    
Aujourd’hui, 7 millions d’Allemands vivent de « mini-jobs » à 450 € par mois !
15 % des retraités vivent sous le seuil de pauvreté !
Comment ose-t-on parler de « miracle économique » allemand, s’il a fallu, pour y arriver, laisser sur le bord de la route, une partie importante et fragile de la population ? 
Ce pays n’aurait-il donc rien retenu de son histoire ?
De cette pauvreté peuvent jaillir des extrémismes et des fascismes, à l’image du Nazisme qui a semé l’horreur sur les routes européennes ... au départ de ses frontières !  

Et la finance continue son travail de sape sociale aux quatre coins du continent.
En Belgique, le libéralisme aux commandes a déjà organisé un massacre social sans précédent. Nous en mesurons les conséquences au quotidien.
En France, le monde de la finance a carrément fait un coup d’État, plaçant à la tête du pays un pion favorable, acquis à sa cause ...
Des cadeaux sont faits aux entreprises, sans qu’elles ne soient tenues à aucune contrepartie ...
Les conditions de travail n’offrent que l’horizon de la précarité, sans aucune sécurité d’avenir ou de qualité d’existence ...
Des chasses aux sorcières sont organisées parmi ceux qui travaillent ou qui en cherchent ...
Les organisations de défense des travailleurs sont pointées du doigt, parce qu’elles seraient un danger pour le développement de la finance, cette dictature qui détient le dernier mot.
Les citoyens croulent sous des taxes pendant que les tenants de la finance, ses valets politiques et les plus riches sont épargnés ...
Le nombre des milliardaires s’envolent, pendant que celui des miséreux n’ose plus s’afficher ...

Lors de la chute du mur de Berlin, des politiciens d’envergure ont proclamé que la dernière idéologie qui gouvernait le monde, le communisme, venait de tomber.
Ce jour-là, ils nous ont menti, oubliant celle qui défigure la planète toute entière : le capitalisme !
Elle sème la mort et la désolation autour d’elle.
Elle crée l’injustice, montant les hommes les uns contre les autres.
Elle fait main basse, au nom de l’épanouissement de quelques nantis, des richesses de toute une planète.
Elle tue l’homme s’il n’appartient pas à la race de « ceux qui réussissent » ... « ceux qui ne sont rien » étant une simple tache dans le paysage.
Elle ferme les poings de son égoïsme face à tous ces migrants et face à tous ces désespérés qu’elle crée à la pelle.
Quand monterons-nous à l’assaut de ce dernier mur qui emprisonne le cœur des humains, à l’image de ces femmes et de ces révolutionnaires qui, jadis ont pris d’assaut le château de Versailles ?

Guy De Smet (31 août 2017)

-41- TOUCHE PAS !

Le MR est à peine installé au pouvoir en Wallonie, sans que le citoyen ne lui ait confié le moindre mandat, que déjà, tel un pitbull déchaîné, ses aboiements se font entendre.
À l’instar du reste du chenil aux commandes au Fédéral, Monsieur Jeholay, bardé de deux mandats rémunérés, pointe le doigt et ses cris vers les chômeurs.
Selon lui, le chômeur doit savoir que l’argent qu’engendre sa situation n’est pas une rente.
Il a des devoirs et il est prié de s’y tenir ... sous peine de sanctions : « Je veux qu’ils fassent tous les efforts pour retrouver un job. Et que le Forem n’accepte plus cette culture de l’excuse mais les responsabilise ».
« Un chômeur qui ne répond pas à une convocation, c’est anormal ! Les règles doivent être appliquées strictement, les sanctions également ».
Ayant affirmé ce diktat, il s’empresse de clarifier le message qu’il veut adresser à cette catégorie de citoyens : « Je ne veux laisser personne sur le bord du chemin. Tendre la main. Et leur dire, sans les stigmatiser, que le pouvoir public est responsable des politiques en place ».
« Mais, vous ne devez pas fuir vos responsabilités.
L’emploi, il ne va pas tomber du ciel. On peut vous aider, vous ouvrir des portes, vous donner des formations. Mais à un moment, vous devez aussi vous prendre en main ».
Une fois de plus, le MR semble vouloir montrer du doigt le responsable de la crise économique que nous traversons.
À l’entendre, certains seront même tentés de l’approuver.
Mais, trop, c’est trop !
J’ose croire que si un chômeur existe, c’est parce qu’il n’a pas d’emploi !
Lui faire endosser, à lui seul, la responsabilité d sa situation serait ignoble !
Le chômeur connait déjà l’injustice de la perte de son travail. Sa situation n’est pas due à son incompétence, à sa fainéantise ou que sais-je.
Il est la victime de politiques d’entreprises qui ont fait du travailleur un esclave au service de leur rentabilité et de leurs dividendes. Il est avant tout un salaire trop élevé, une charge et une revendication !
Il est la victime d’entreprises qui ont préféré se lancer dans la robotique et dans l’automatisation, jetant loin de leurs priorités la place de l’humain, indispensable à la bonne transformation des richesses. Un robot, ça se tait et ça travaille. Un être humain, ça a des exigences et ça fait grève !
Il est la victime de projets gouvernementaux qui offrent des avantages inconsidérés aux entreprises, en spoliant toute une population, n’attendant de ces patrons aucun effort en contrepartie.
Il est la victime de plans européens qui ont oublié que des hommes et des femmes « vivaient » en Europe, aveuglés par des écrans et des calculettes électroniques.
Le chômeur c’est encore celui qui sort d’années d’études pour s’entendre dire qu’il n’y a pas de place pour lui dans la société.
C’est encore celui qui se fait dire qu’il a trop de qualifications et qu’il est donc impayable. L’engager serait une ruine pour l’entreprise !
C’est encore celui qui a la malchance d’être considéré comme trop âgé ... à une époque où nos gouvernants ne cessent de reculer l’âge de la retraite.
Que leur propose-t-on ?
Des formations ! Au moins pendant ce temps-là ils n’influenceront pas à la hausse la courbe du chômage !
Sont-elles des garanties d’emplois ? Non !
Ce n’est pas le Forem et ses formations qui garantissent un emploi. C’est l’employeur !
Lui, il engage en fonction de ses besoins, appuyé par des responsables politiques qui ont fait de l’intérim, de l’emploi précaire, du CDI de chantier, de la flexibilité, des modes de vie pour demain.
Un emprunt, l’achat d’une maison, d’une voiture ... un peu d’épanouissement personnel : à oublier !
Quelle est « l’excuse » du monde politique ou du monde de l’entreprise pour justifier de telles pratiques, si ce n’est la perversité du monde libéral ?
Le chômeur, c’est aussi celui qu’on exclut de la « rente », mais aussi de toute vie sociale. Il disparait parfois des radars sociaux sans que cela n’inquiète en rien le monde politique : que voulez-vous les chiffres du chômage, grâce à cela, sont meilleurs !
L’important, c’est de le punir : son comportement fait de lui une tache dans la société
Après tout, ne vaudrait-il pas mieux qu’il disparaisse, lui qui « n’est rien » ?

On aurait aimé entendre Monsieur Jeholay et les autres sbires de son bord dénoncer avec autant d’énergie les magouilles de Kubla, de Louis Michel ou de De Decker.
On aurait aimé les entendre s’exprimer sur les rentes indues payées à des notables royaux ou autres ou à des excellences dont le seul point fort est d’être ministre ou député, comme papa a pu l’être.
On aurait aimé entendre ce ministre s’exprimer sur ces scandales, auxquels son parti a participé comme les autres. Les appétits de pouvoir semblent avoir été de meilleures muses que l’honnêteté ou la rigueur, indispensables en gouvernance politique.
On aurait aimé que le ministre pointe du doigt ces entreprises qui ne jouent pas le jeu, qui empochent des aides d’État sans scrupules, sans s’engager le moins du monde face au citoyen qui les finance.
Mais, apparemment, les amis de mes amis ... On ne touche pas !

Il est facile de s’en prendre à des hommes et à des femmes à qui on ne tend pas la main, contrairement à ce que le ministre déclare.
Il est facile de s’en prendre à des ex-travailleurs qui ont envoyé des centaines de CV, sans rien voir en retour ou qui se font fermer la porte au nez parce qu’ils n’ont pas d’expérience, qu’ils coûtent trop cher ou qu’ils sont trop vieux.
Il est facile de leur promettre l’ouverture de portes, alors que le seul avenir que l’on envisage pour ceux, c’est celui de la pauvreté qui doit devenir « structurelle ».
Le partage des richesses ... ? Vous voulez rire ?
Il est facile de dire à ces chômeurs qu’ils doivent « se prendre en main », alors que l’horizon est bouché, que la fierté a disparu, que leurs mains sont coupées par l’égoïsme d’une certaine finance perverse.
Il serait plus audacieux de s’attaquer aux causes du cancer du chômage.
Il serait plus honnête d’oser s’en prendre à la malhonnêteté de la finance qui a oublié qu’elle n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour vivre.
Il serait plus courageux de se mettre, un seul jour, dans la peau de la personne qu’on stigmatise pour mesurer l’ampleur du drame qu’elle vit.
Mais ces mots : audacieux, honnête, courageux, sont-ils bien compatibles avec l’éthique de ceux qui détiennent les manettes du pouvoir ?

Il est de ces responsables à qui on a envie de dire : ferme-la, ça fini par sentir l’égout !

Guy De Smet (29 août 2017)


-40- LETTRE OUVERTE À DES CRAPULES

Vous qui vous réclamez d’un Dieu qui ne vous connait pas et qui doit avoir honte de vous ...
Vous qui clamez haut et fort qu’Allah est grand, tout en vous comportant avec un mépris profond pour l’homme, sa créature ...
Vous, les chantres de la haine et de la mort ...
Vous nous êtes devenus insupportables !
Votre cause d’un État islamique nous indiffère.
Vos moyens d’une guerre sainte nous sont intolérables.
Votre orgueil au nom d’un Dieu qui devrait n’être que « Miséricordieux » n’a droit qu’à notre mépris.
Votre religion parle d’Amour, vous vous complaisez dans le sang.
Votre peuple aspire à la vie, vous n’êtes que des agents crapuleux d’un obscurantisme qui nie la grandeur de l’existence.
Vos enfants rêvent d’un avenir, vous ne leur offrez qu’un monde dans lequel les portes et les cœurs se ferment.
Vous vous inscrivez dans une longue lignée de parasites que la race humaine n’aurait jamais dû enregistrer dans ses rangs.
Vous n’êtes que des monstres qui, dans la foulée d’Hitler, de Ben Gourion, de Netanyahu, de tant d’autres bêtes de haine, n’avez semé que le désarroi sur votre passage.
Nous vous nions le droit à la vie !
Nous vous nions le droit à l’expression de vos rancœurs et de vos combats stériles.
Nous vous nions le droit à la moindre explication !

Madrid, Paris, Bruxelles, Nice, Berlin, Londres, Stockholm, Orlando, Barcelone, Cambrils ... vos noms y seront, à jamais, synonymes de terreur et de cauchemar.
Dans ces lieux, vous vous êtes comportés comme les lâches que vous êtes : un véhicule qui fonce dans une foule d’innocents ... tu parles d’un courage !
Dans ces lieux vous avez assassiné la paix et la justice, en vous en prenant à de simples hommes, de simples femmes, de simples enfants.
Dans ces lieux, vous vous êtes comportés comme des cancers de l’humanité, en tuant des êtres qui eux comptaient pour quelqu’un, à l’inverse de vous, dont personne ne se souviendra.
Aujourd’hui, dans nos rues, résonne un cri de douleur, celui d’un peuple libre, qui était heureux de vivre, qui avait la joie de profiter de quelques jours d’insouciance, loin des soucis et du stress du quotidien.
Qui leur rendra ce que vous leur avez volé « lâchement » ?
Qui reverra leur sourire d’avant l’horreur ?
Qui osera à nouveau la beauté de leurs rêves ?
Aujourd’hui, une fois de plus, vous avez semé la destruction et le chaos ... et du fond de votre bêtise vous devez jubiler, au point d’oser revendiquer une telle barbarie.
J’ose espérer que nous saurons nous en souvenir !
Au début de votre vague d’assassinats, nos gouvernements nous ont dit : « Nous sommes en guerre ».
Et nous ne nous sommes donné que des arbalètes démocratiques pour lutter contre vos armes de destruction massive.
Et vous avez profité de nos faiblesses !
Une jeune fugue d’un centre fermé et il se retrouve à voyager avec ses proches vers la Turquie ! Bonjour le laxisme !
D’autres se retrouvent fichés « S » et ils circulent librement, comme des bombes à retardement, sans que la justice ne se pose la moindre question.
Des « returnees » reviennent de vos zones d’exploits grotesques en Syrie et en Irak, et nous pensons, après une punition symbolique, à une réinsertion dans la société.
Notre naïveté démocratique vous a permis de constituer de véritables sanctuaires de haine et de guerre, presque en toute impunité ... tant que vous ne passez pas à l’acte !
Aujourd’hui, nous disons haut et fort : ça suffit !
Cela s’adresse d’abord à la Justice, à nos gouvernants et à l’Europe.
Votre irresponsabilité vous rend complice de cette barbarie.
Être en guerre, ce n’est pas être dans un État de droit et cela réclame donc des lois spéciales.
Selon-vous, ce ne serait pas possible, sous peine de mettre en question nos valeurs.
Mais, dans ces attentats ne sont -elles pas détruites ?
Vos fiches, vos enquêtes, vos investigations ... cela ne nous suffit plus.
Un djihadiste n’a pas sa place dans notre société. Son retour des scènes de guerre doit être rendu impossible ! Son éventuelle radicalisation et son moindre lien avec un Islam revendicatif doit être avorté dans l’œuf. Ses complices et ceux qui le soutiennent doivent être, eux aussi, réduits à l’impuissance, sans quoi ils seront à jamais des menaces purulentes.
Nous ne voulons pas qu’il soit intégré à nouveau dans la société : tant de victimes de leurs actes auraient voulu avoir une seconde chance ! Il doit disparaître !
Nous ne voulons pas d’une religion ou d’une philosophie ou d’un mouvement qui puisse être source de haine, de racisme, d’intolérance. Elles ont à s’inscrire dans un cadre légal que les États se sont donnés pour vivre, dans le respect des différences de chacun.
Nous ne voulons plus être sacrifiés sur l’autel de vos décisions économico-financières, qui vous empêchent d’aller au-devant des vrais défis qui menacent la race humaine.
Mais ce cri de colère, il s’adresse aussi à toi Djihadiste et à tes utopies, toi qui te caches au milieu des gens honnêtes, chez nous et partout.
Prends le temps de te regarder dans un miroir.
Ces traits que tu vois, une maman les a un jour dessinés, pour y voir fleurir un sourire.
Cette maman a regardé tes yeux et y a lu la soif de vivre qui se cachait en toi.
Cette maman elle t’a aimé un jour, espérant que tes bras l’entourent de son amour.
Regarde-toi aujourd’hui !
La haine te défigure le visage.
Tes yeux sont injectés de sang.
Tes poings sont fermés sur cette arme qui te démange.
Tu n’es plus un vivant !
Tu n’es plus de notre race !
Pour une fois, sois courageux : si ce monde ne te convient pas, disparais !
Cesse de croire ceux qui t’ont promis qu’en semant la mort tu t’ouvrais les portes du paradis : pour toi, il n’existera jamais.
Pour une fois, sois honnête : ne fais pas à la vie la honte de devoir te supporter !
Un animal a plus de prix que toi !
Disparais !

Guy De Smet (18 août 2017)


-39- L’AUTRE VISAGE DE LA BELLE DE CADIX

Nous voici au cœur de l’été, ce merveilleux temps de l’insouciance que notre Occident se plait à s’offrir.
Des hommes et des femmes, après avoir subi des quotidiens stressants, après avoir épargné sur des salaires faibles ou bloqués, ont choisi de s’offrir quelques jours au soleil, loin des embarras du quotidien. C’est bien leur droit !
Les plages du sud sont devenues leurs terrains de détente et de jeux.
Le farniente est devenu leur nouveau style de vie.
Des petites folies qui font éclater le budget sont devenues monnaie courante.
C’est dans un de ces endroits de rêves que des touristes s’étaient allongés sur la plage de sable chaud.
Cadix allait devenir, le temps d’un enchantement, un endroit fabuleux où les belles auront à jamais l’honneur des yeux et du cœur.
C’est du moins ce que chantait, en son temps, Luis Mariano : La Belle de Cadix, qui ne s’en remet pas de ses beaux yeux de velours !
C’était sans compter sur l’ombre qui allait ternir à jamais leur belle carte postale.
Un canot pneumatique débordant d’hommes et de femmes allait subitement débarquer sur cette plage de rêve.
Ils dégoulinaient de stress et de désarroi.
Ils couraient au plus vite vers une sécurité, loin des flots de cette mer qui avait failli les engloutir.
Ils laissaient là leurs vêtements de désespoir, espérant couvrir leur nudité d’un nouvel avenir.
Deux mondes, deux cultures ... Un choc qui ne permet plus de se cacher derrière des formules creuses et racistes.
D’un côté l’insouciance d’un monde qui brille et qui offre des instants de paillettes ; de l’autre le monde de la misère, de l’avenir perdu et de l’espoir anéanti, pour qui toutes les portes se ferment.
Ces mondes, ils avaient des visages : celui de la plage, c’était des mines rayonnantes de bonheur, caressées par les rayons d’un soleil bienfaisant.
Celui du canot de sauvetage, c’était les yeux du désarroi, de la frayeur, de la misère à laquelle on espère enfin trouver une échappatoire.
Deux mondes qui n’étaient pas faits pour se rencontrer.
Le Tiers-Monde n’en peut plus de cette misère qui le réduit à n’être que des zombies, sans raison de vivre.
Ils voient les Occidentaux investir leurs pays et y puiser des richesses qu’ils ne soupçonnaient pas. Ils se sentent même exclus d’un partage éventuel.
Grâce à cela, ils imaginent l’Occident comme étant un Eldorado où coule le lait et le miel.
Le Tiers-Monde ne devine pas que l’Occident ce n’est pas la poule aux œufs d’or pour tout le monde.
Il ne devine pas que ce monde génère, lui aussi, des pauvretés et une misère innommable, qu’on voit mieux, l’espace d’une fête de Noël et d’un sursaut d’humanité.
Il n’a pas conscience que le chômage et une société de consommation font des ravages au quotidien ... aussi près de ces belles plages qui sentent le luxe et le bonheur de vivre.
Le touriste occidental, lui, n’était pas venu là pour se faire dépasser par l’actualité d’une injustice qui défigure le monde et qui le dépasse.
Il n’était pas venu là avec la volonté d’épouser la pauvreté du monde.
Il ne se rendait pas compte du désespoir de ces êtres issus du canot. Ils l’avaient bien perçu dans les images de la télévision, mais ici, c’était une cruelle actualité.

Une simple expérience de vacances pour touriste confronté à la réalité dure de la vie ou une interpellation qui se traduira dans une prise de conscience ?
Ces miséreux franchissant la noirceur des mers, aussi bleues soient-elles, n’allaient-ils être que des mendiants à exclure de notre vivre ensemble, comme nous le faisons déjà dans nos bonnes vieilles villes, comme Namur ?
Aujourd’hui, dans la mesure où tous ces naufragés de la vie s’en viennent côtoyer nos quotidiens, nous ne pouvons plus en rester à des paroles creuses et à des attitudes qui ne nous engagent pas.
Nous ne pouvons plus admettre la passivité de l’Europe et de ses quotas qui sont comme autant de signes de mépris face au désespoir de l’homme.
Nous ne pouvons plus tolérer que des frontières se ferment, que des hommes se noient, que des navires affrétés par l’extrême-droite aillent déverser leur haine dans des flots déjà hostiles.
Nous ne pouvons plus entendre ces oukases et ces menaces de nos dirigeants, plus préoccupés par leurs courbes de rentabilité et leurs chiffres favorables que par le destin de l’homme.
Nous ne pouvons supporter l’attitude offensante de notre secrétaire d’État à l’Asile et de ses alliés libéraux qui vont jusqu’à nier le bonheur auquel l’être humain a droit.
Nous avons à dénoncer l’exploitation des pays pauvres par l’arrogance des pays riches. Leurs politiques de commerce extérieur sont de véritables spoliations de populations entières.
Nous avons à pointer du doigt cette suprême injustice qui fait que les biens et les ressources de la planète sont entre les mains de quelques privilégiés qui ne cessent d’exploiter et de s’enrichir grâce à la détresse des miséreux et des travailleurs.
Nous ne pouvons pas, sans solidarité, laisser s’installer une révolte des pauvres, comme il y eut celle des esclaves de jadis, sous peine de renier notre âme humaine.
Nous ne pouvons plus serrer les poings et nous cacher derrière des excuses bidon, comme celle qui nous ferait croire que nous ne pourrions pas aller au-devant de toute la misère du monde. Demain, je pourrais me retrouver dans la même situation et qu’attendrais-je alors ?

Un canot, une femme, un homme, un enfant a sombré devant chez moi ... qui serais-je pour me réfugier dans une non-assistance à personne en danger ?

Guy De Smet (12 août 2017)


-38- DES FOUS AUX COMMANDES DU MONDE

« Feu, colère » ...
« Mots pas assez dur » ...
« Dépourvu de raison » ...
« Attaque d’encerclement de l’île de Guam » ...
Un arsenal d’injures et d’attaques sortant de la bouche de dirigeants mondiaux de poids, c’est le triste spectacle auquel nous convient les médias, chaque jour.
et Trump se déchirent ainsi à coup de slogans et de menaces, leur supériorité étant mise en cause.
Nous étions habitués aux déclarations fantasques du dirigeant Nord-Coréen.
Nous connaissions son goût immodéré pour le prestige, pour le pouvoir et pour tout ce qui lui permettrait de l’asseoir.
Il était même parvenu à se trouver des alliés de choix, comme la Chine, pourvu que la paix dans la région soit assurée.
Ordre, discipline et une mode de vie communiste destinée à ses sujets ...tout était en place pour être soutenu de force par une population qui n’avait pas d’autre choix que de vivre, exclue du monde des vivants.
Cela ne vous rappelle rien, sous d’autres régimes ?
Nous connaissons aussi les dérives dont est capable le président américain, élu démocratiquement, avec des moyens plus que contestables.
Nous connaissons son goût immodéré pour le clinquant, le brillant et le superficiel... un style de vie de milliardaire, suffisamment stupide et minable que pour vouloir en mettre plein la vue.
Nous connaissons son mode d’expression, figé dans le ridicule de déclarations incendiaires et inutiles.
Nous connaissons ses moyens de gouvernance qui sont un défi à la raison.
Nous connaissons son credo pathétique « America first », même si pour cela la puissance américaine devait écraser le monde entier.
Une analyse psychologique ou psychiatrique des deux personnages aurait bien vite démontré que nous sommes face à deux fous qui ne savent pas qu’ils sont dangereux.
C’est entre leurs mains, pourtant, qu’est concentré un pouvoir inimaginable qui devrait faire hanter le mode de fonctionnement de nos société avides de démocratie et de droits des peuples.
Les leçons de l’Histoire ne semblent pas avoir suffi !
Est-ce bien raisonnable de placer entre de telles mains des pouvoirs de décision qui engagent l’avenir de toute une planète ?
Aujourd’hui la Corée du Nord veut affirmer sa puissance par la menace de l’utilisation de l’arme nucléaire. Elle ne cesse de développer cette technique, au point de devenir un danger pour ses voisins et pour d’autres continents.
Sa soif de domination est à ce prix ! Il faut être craint pour briller !
L’Amérique, à travers la bouche son cow-boy de luxe, voit cela d’un très mauvais œil. L’Amérique serait en péril !
Aurait-elle oublié que, par deux fois, elle a utilisé l’arme nucléaire pour dévaster l’humanité. Hiroshima et Nagasaki resteront à jamais des plaies béantes qui pointent du doigt la responsabilité du gendarme du monde !
Aurait-elle oublié que jusqu’à aujourd’hui, elle reste le seul criminel de guerre à ne pas avoir été condamné pour de tels actes ?
De quel droit les États-Unis détiendraient-ils, avec quelques autres nations, le droit de posséder l’arme atomique ?
De quel droit les puissants de ce monde se seraient-ils dotés de cette bombe qui est un véritable danger pour la survie de la planète ?
Et voilà que ces deux « fous » se lancent à la figure des noms d’oiseaux et des menaces qui font trembler le monde entier !
On ne sait jamais quelle peut être la réaction de l’un et de l’autre face à ces attaques qui blessent leur ego.
On ne sait jamais qui, répondant au défi lancé, sera le premier à oser passer à l’acte et abattre la fragile colombe de la paix qui essaie de survoler notre vaste monde. Quelque chose pourrait-il les retenir ?
Comme dans tous les risques de conflits, nous pourrions espérer qu’un plus intelligent se lève. Je crains qu’avec ces deux protagonistes, un sursaut du cerveau ne soit impossible, car il faudrait encore en posséder un.
Les Nations-Unies se révèlent être impuissantes, une fois de plus.
Les voix du concert des nations ne chantent pas la même chanson : certains prônent la prudence, d’autres trouvent déjà des alliances.
Les habitants de l’île Guam, comme ceux du reste du monde, sont aux aguets : jusqu’où iront-ils dans leur menace ?
Aujourd’hui la paix est en danger.
Elle ne l’est pas au nom de conflits ethniques ou pour des raisons économiques.
Elle l’est au nom de deux fous qui détiennent un pouvoir de vie ou de mort sur le reste de la planète.
Le pouvoir, certains l’ont acquis par la force et cela dépasse nos intelligences et nos moyens.
D’autres l’ont reçu par un mandat du peuple, tout comme Hitler en son temps avait pu le recevoir.
Pour assurer la paix et la justice, il aura fallu mettre hors d’état de nuire des dictateurs ou encore se débarrasser une fois pour toutes de ces monstres capables du pire. Nos prédécesseurs nous en ont montré le chemin !
Aujourd’hui, Kim Jong I et Trump sont dangereux et incontrôlables ! Jusqu’où le monde libre les laissera-t-il aller ?

Guy De Smet (11 août 2017)


-37- CE N’EST PAS MOI !

Se nourrir, en monde libéral, est devenu un défi d’envergure. Nous en supportons les effets chaque jour !
Nous avions connu la grippe aviaire, la vache folle, la salmonellose ...
Régulièrement, nous trouvons des objets incongrus dans les aliments, pendant que les médias nous inondent d’émissions de cuisine, flattant les produits à notre disposition.
Régulièrement, des denrées sont rappelées en magasin, parce qu’elles ne correspondraient pas aux critères de sécurité alimentaire.
Aujourd’hui, une fois de plus, notre santé est mise en danger par une nouvelle crise, celle des œufs contaminés par un insecticide, le Fipronil !
Fin juillet, l’AFSCA nous sort les résultats d’analyse effectués bien avant cette date. Nous découvrons ainsi que la crise serait en développement depuis la fin mai 2016, sans que personne : ni les consommateurs, ni les autorités, ni l’omniprésente Europe n’en ait été prévenus.
Les résultats qu’elle exhibe sont toutefois rassurants, même s’ils sont contredits par d’autres laboratoires.
Et, au cœur de l’été, éclate un scandale digne des carabiniers d’Offenbach.
Le monde politique, en plein désarroi électoral, n’avait pas besoin de cette enième « affaire » pour que ce qui lui reste de crédibilité ne vole en éclats.
L’Europe, une fois de plus, a manifesté son inutilité, plus soucieuse de la rentabilité et de son projet économico-financier que de la santé des citoyens.
Nous assistons ainsi, depuis quelques jours, au lamentable spectacle de la montée au créneau de nos ministres et de la confirmation de leurs échecs politiques.

« Ce n’est pas nous, ce sont les autres », s’écrient-ils presque en cœur.
C’est la faute des Pays-Bas, clame le ministre de l’agriculture, aussi incompétent dans cette matière, que dans les autres qui, un jour, lui ont été attribuées.
Ce pays voisin se défend en affirmant haut et fort qu’il n’est pas pas à la base de la crise, tout en arrêtant deux industriels, coupables, selon lui, d’une fraude qui, aujourd’hui, deviendrait européenne.
« Je ne savais pas », se défend l’ancien ministre de l’agriculture, se pavanant aujourd’hui à « l’Elysette ».
« C’est la faute de l’AFSCA ». L’agence pour la sécurité alimentaire n’aurait pas prévenu les consommateurs et aurait préféré laisser s’étendre l’épidémie.
Elle n’aurait pas été à la hauteur de ce qui était attendu d’elle en matière de contrôles.
Elle serait dépassée pour répondre à la gravité des crises successives.
Elle-même se cache derrière des raisons qui laissent rêveur : elle se serait tue pour respecter le secret d’une instruction judiciaire ... Elle manquerait de moyens pour assurer les contrôles, suite à des coupes budgétaires gouvernementales ...
L’Europe, elle, comme d’habitude, n’était pas au courant, alors que c’est elle qui édicte des règles de santé ! La maquerelle ne savait rien !
Nous nous croirions dans une cour de récréation, dans laquelle des enfants se disputent : « Ce n’est pas moi, ce sont les autres » !
Quant au citoyen, vous et moi, nous sommes laissés avec nos questions, avec nos peurs ... avec des responsables qui s’intéressent à notre sort ... bien longtemps après que nous ayons consommé le premier œuf !
Pauvres ministres ... à l’image de Maggie De Block qui, tout à coup s’inquiète ; à l’image de Ducarme qui ne sait pas comment au mieux afficher son incompétence ; à l’image de Borsus qui nous fait peur en se disant qu’il pourrait mener la Wallonie comme il a mené l’agriculture !
Une fois de plus, ils ont oublié que derrière des chiffres ou derrière des lois, il y a l’avenir, la santé d’hommes, de femmes et d’enfants qui est impliquée.
Nous n’intéressons pas nos gouvernants : cela il y a longtemps que nous l’avions compris. Du moment que primes et avantages tombent dans leurs escarcelles, la vie est belle !
Jusqu’à quand pourront-ils vivre ce rêve éveillé ?

Dans les images des médias qui visualisent cette crise, il y en a deux qui retiennent mon attention.
Il y a ces images de poules vivant en liberté, en nombre limité. Elles semblent paisibles, jusque dans les jardins bruxellois.
Elles sont choyées, étant considérées comme des membres utiles et agréables d’une maisonnée.
Elles sont nourries de manière normale et peuvent pondre de manière calme et naturelle, dans le respect et dans l’attention.
Et puis, il y a ces images de milliers de poules, vivant en batterie. Elles vivent dans un bruit ahurissant. Elles ont à peine de la place pour se déplacer. Elles semblent stressées – et nous le serions pour moins ! L’enfer animal, au quotidien !
Vivre ainsi en camps de concentration requiert l’utilisation de produits, dont le Fipronil, un insecticide qui devrait les protéger de la vermine qui ne peut que trouver là un milieu favorable.
Les industriels du secteur avicole peuvent ainsi produire et distribuer des millions d’œufs, à travers le monde entier. Ils pourront s’installer ainsi dans une confortable marge bénéficiaire dont les courbes de rentabilité seront le signe.
Les contrôles de l’Afsca n’y seront qu’épisodiques, contrairement aux habitudes concernant les petits producteurs.
Ne sont-ils pas des exemples à suivre du monde libéral, qui trouve en eux de merveilleux exemples d’agents de la rentabilité, indispensables en société de consommation. Produire, produire, produire, seul credo possible ! Comment expliquer, sinon, que nous soyons obligés de consommer des œufs et d’autres produits issus de l’exportation, dans des conditions très onéreuses ? N’y aurait pas assez de poules chez nous ?
Et nous pourrions tenir les mêmes raisonnements pour la viande, pour les fruits et légumes ... et j’en passe !
Et combien de produits pourrions-nous épingler sur les étals de nos magasins pour lesquels les soucis économiques passent avant les conditions sanitaires de production ?
Nos responsables sont à l’image de cette société que nous avons laissé mettre en place : tout pour l’argent, au détriment des conditions de vie de l’être humain. !

Certes, pour contrer ce vent de malbouffe, il existe un courant aujourd’hui qui donne priorité au bio.
Une charte doit être respectée, des normes sont en place, des contrôles réguliers sont effectués.
Mais qui dit bio, dit prix ... et il faut bien reconnaître que ce n’est pas à la portée de toutes les bourses.
De plus le bio est devenu un lobby qui nous manipule et qui nous ment, comme les autres. C’est son seul moyen d’existence dans la jungle économique !
Il est ainsi parvenu à nous faire peur à coups de modes et d’allergies ... au point de se rendre indispensable chez certains. Grâce à lui, nous vivrons mieux et en meilleure santé !
Ce mode de vie est-il bien destiné à tout le monde ? pas si sûr !
Malheureusement, le bio, comme l’agriculture traditionnelle, se développe en société libérale. L’important, c’est le profit et la rentabilité ! Sinon, comment expliquer qu’une production qui demande moins de produits annexes coûtent plus cher ?

Et s’il était temps de se débarrasser de la société de consommation qui est nuisible pour l’homme ?
Et s’il était temps de se « libérer » d’un libéralisme économique qui a oublié que l’argent était au service de l’homme et non l’inverse ?
Et s’il était temps de se débarrasser de tous ces valets de la finance qui font de nous les esclaves de leurs utopies et de leurs seuls intérêts ?
À moins que l’avenir de notre race ne soit à ce prix : place à ceux qui réussissent et tant pis pour ceux qui ne sont rien, comme le laissait entendre le nouveau président français Emmanuel Macron !

Guy De Smet (11 août 2017)


-36- 250 MILLIONS !

 

S’il est un sport qui ne m’a jamais enflammé, c’est bien le football.
Jamais, je n’ai été dans un stade ou autour d’un terrain.
Jamais, je n’ai eu d’écharpe de club ou de photos de stars affichées dans ma chambre.
Régulièrement, je zappe et je râle, parce qu’il y a encore un match de foot à la télé.
Pour beaucoup, je dois donc passer pour le dernier des Néandertaliens, perdu sur la planète Terre.
Et au vu de ce que je viens de lire cette semaine, je suis fier de l’être !
Neymar, un « prodige » du Barsa vient d’être « vendu » pour 250 millions au PSG en plus des primes, des avantages et autres petits cadeaux dont nous n’oserions même pas rêver.

250 millions ... pour un joueur de foot !
Nous venons de vivre des sagas politiques qui nous ont laissés songeurs : comment est-il possible d’accumuler autant de malhonnêteté, alors que le service d’un peuple devrait être le souci premier de ces mandataires de tous bords ?
Comment est-il possible que de tels hommes continuent à polluer le paysage politique par leur présence et par leur arrogance ?
Nous avons exprimé notre colère, à juste titre !
Mais là, nous sommes dans le domaine des loisirs, des rêves : comment un club, propriété d’un des États les plus riches du monde a-t-il le culot de dépenser une telle somme pour un joueur de football ?
Comment l’idée d’ « acheter » un homme ne nous est-elle pas insupportable, alors que l’esclavage a été « officiellement » aboli ?
Comment nos rêves ne sont-ils désormais que de simples objets de consommation ... à 250 millions, quand même ?
Si l’attitude de cet État, de ce club est immorale, que dire de l’attitude des supporters qui cautionnent de telles « ventes » ?
Ce sont eux qui se déplacent pour les matchs !
Ce sont eux qui font marcher les « affaires » du club en participant activement à la surenchère d’offres et de produits qui seront jetés, demain !
Ce sont eux qui veulent des performances ... peu importe le prix !
On est loin de l’idéal de Pierre de Coubertin, engageant les jeux olympiques : « L’important, c’est de participer » !
Les amateurs de sport se sont laissés « polluer » par l’argent, au point d’en devenir les drogués et les victimes.
Le sport n’est plus une détente, une passion, il est un « enjeu de la finance », encore elle !
Même ça, l’argent est parvenu à le salir !

250 millions !
Ce chiffre est choquant !
Il est choquant, quand on sait qu’il ne s’agit que de sport et qu’il y a d’autres priorités qui s’imposent dans une vie.
Il est choquant aussi quand on connait les dérives de notre société basée sur l’argent.
Des hommes et des femmes souffrent, parce qu’ils n’en peuvent plus de ne plus pouvoir nouer les deux bouts.
Des hommes et des femmes sont exclus de tout bonheur : ils ont perdu leur métier, leur avenir et ils sont pourchassés comme des pestiférés par des responsables publics qui devraient les aider.
Ils sont migrants et désespérés au fond de camps de la honte, que des pays comme la Belgique sont prêts à subventionner, pourvu qu’ils ne franchissent pas nos frontières.
Ils cherchent un avenir meilleur, perdus dans les flots de la Méditerranée et rejetés par les nations riches, comme l’Europe, qui ne veulent pas d’eux.
Des hommes et des femmes sortent, hébétés, des ruines de la guerre, à l’heure de nos repas du soir, nous livrant le visage sanglant d’un monde qui a perdu tout sens d’humanité.
Des enfants travaillent comme des esclaves, au service de sociétés commerciales cotées en bourses. Ils fabriquent des ballons de football, entre autres, ceux avec lesquels ils ne pourront jamais jouer, mais qui meubleront les heures d’ennuis d’enfants de riches, à l’autre bout du monde.
Des hommes, des femmes, des enfants se prostituent pour vivre, parce que toutes les portes d’une « vie » se sont fermées devant eux et ils n’ont plus que leur corps à livrer aux perversions qui hantent le monde riche.
Des hommes, des femmes, des enfants ne mangent pas à leur faim, parce que la récolte n’a rien rapporté, parce que les mains tendues de la solidarité sont devenues les poings fermés de l’égoïsme.
... Et nous laissons dépenser 250 millions pour un joueur de football et pour un peu d’adrénaline de supporters irresponsables ! Honte à nous !

Et, si ces 250 millions étaient devenus la sonnette d’alarme pour un monde qui va droit dans le mur ?
Pourrons-nous longtemps encore laisser les richesses de la planète dans les mains préservées de quelques nantis ?
Pourrons-nous longtemps encore accepter que quelques riches réalisent leurs caprices en s’offrant « des hommes », comme ils achèteraient des marionnettes ?
Pourrons-nous encore longtemps mourir de trop bien vivre, alors que d’autres n’ont pas de quoi assurer leur survie ?
Pourrons-nous encore longtemps tolérer que les parias, les exclus ne soient que l’ombre d’une société qui veut réussir, peu importe les moyens ?
Une révolte gronde !
Une colère se fait déjà entendre, des poings se serrent !
Attendrons-nous passivement l’explosion d’une révolution ?

Guy De Smet (4 août 2017)


-35- ASSISTANAT ?

L’imposture démocratique qu’est le nouveau gouvernement wallon à peine en place, l’heure est déjà au dérapage.
Il nous vient de Alda Greoli, la ministre de l’action sociale, dans une interview qu’elle a accordée au journal L’Écho.
Après s’être longuement justifiée sur la raison du divorce politique qu’a suscité le CDH, à travers des propos qui ressemblent plus à de la prostitution politique qu’à une information, elle en vient à sa future action ministérielle ... et là, je ne puis m’empêcher de la citer : « Un décideur politique a deux moyens de voir le citoyen. Soit il le voit debout, responsable et émancipé. C’est un citoyen avec lequel vous parlez d’égal à égal. Soit il le voit d’une autre manière, comme quelqu’un qui a besoin d’être aidé, et donc d’être assisté. Ce regard doit cesser. On ne va certainement pas laisser les gens dans la débrouille mais il faut les responsabiliser en mettant fin à l’assistanat ».
Elle poursuit :
« Lorsqu’une personne reçoit une aide du CPAS, cette aide peut s’accompagner d’autres services. Il s’agit, par exemple, de voir avec les citoyens quels sont leurs projets de vie, comment ils peuvent évoluer et quelles sont les formations utiles. C’est signer un chèque de partenariat avec la personne. Dans certains cas, il faudra des conditions, dans d’autres, de l’accompagnement. La question n’est pas d’aller sanctionner les gens. Si le contrat est défini correctement, la sanction est rarement nécessaire ».
Et d’ajouter : « Une personne active dans une association, comme responsable ou animateur, a 5 ans d’espérance de vie en bonne santé en plus qu’une personne qui n’est pas active dans une association. Derrière cela, il y a la vision d’une insertion sociale. Quand une personne se retrouve dans une situation de précarité, son cercle social se rétrécit. Cela augmente les risques de fragilité. Un chômeur doit se donner la possibilité d’être inséré dans une vie sociale au travers une activité bénévole ou de service dans une commune, ou encore à travers une activité d’apprentissage. Il faut sortir les chômeurs de l’isolement social. L’insertion sociale doit être pensée aux côtés de l’emploi. Pendant tout un temps, il a été interdit aux chômeurs de faire du bénévolat parce qu’ils devaient être disponibles sur le marché de l’emploi. Je suis persuadée que la dynamique de service est un facteur d’insertion ».
Elle termine : « Non, ce ne sera pas une condition mais une invitation ». 

À première vue, ces propos ne semblent pas répréhensibles, d’autant plus qu’ils s’enferment dans une banalité consternante.
Qui ne serait pas d’accord avec la ministre quand elle parle de sa volonté de mettre fin à l’assistanat ?
Qui ne serait pas d’accord avec la ministre quand elle considère le chômeur comme un citoyen avec lequel on échange à part égale ?
Qui oserait contester que l’action gouvernementale a pour but de ne pas laisser les chômeurs dans la débrouille, même si le CDH n’aurait pas hésité à mettre son humanisme en poche pour tenir d’autres versions, sous d’autres gouvernements !
Là, où je vois, par contre, des traces de dérapage libéral, c’est dans sa manière de traiter cette maladie sociale qu’est le chômage.
Face à ce fléau qui décime les travailleurs, la ministre n’entrevoit que le recours au CPAS.
Évidemment quand on profite de doubles casquettes ministérielles et d’autres avantages, on n’a jamais dû endosser le costume de honte qu’il faut pour franchir le seuil d’un CPAS.
Il s’agit là d’une démarche humiliante et difficile qui place devant vos yeux un tunnel dont vous ne voyez pas la fin.
Il s’agit là d’une démarche qui corrobore une situation d’injustice : perdre son emploi, pour cause de délocalisation ou pour n’importe quelle autre raison est toujours vécu comme une injustice !
Des mesures auraient pu être prises, tant par l’État que par l’entreprise que par le travailleur pour ne pas en arriver là.
Cela n’a pas l’air d’effleurer le cerveau de la ministre !
Son approche du chômeur est de « signer un chèque de partenariat avec la personne ».
En lisant cela j’ai dû m’asseoir !
Le monde libéral auquel désormais elle appartient, aurait pu signer un chèque de partenariat avec ces entreprises qui délocalisent abusivement, ou encore avec celles qui reçoivent des aides d’État, mais qui n’embauchent pas.
Il aurait pu mettre en place une éthique de l’entreprise qui permette au travailleur d’être un partenaire indispensable et incontournable du besoin de rentabilité ... et pas seulement quand ça arrange les actionnaires et leur soif de dividendes.
Il est vrai que cela aurait fâché le patronat et les amis !
Mais ici, il s’agit d’un pauvre minable qui va être une charge : là il faut signer un chèque de partenariat.
Après l’avoir harcelé, exclu, voilà que le chômeur est invité à devenir un « partenaire ». Lui, ce qu’il cherche, c’est un travail rémunéré qui lui permettra de nourrir sa famille.
Voilà trop longtemps qu’on lui propose des formations qui ne mènent nulle part, comme celles qui étaient à l’agenda de gouvernements auxquels participaient le CDH.
Voilà trop longtemps qu’on le mène en bateau ... soit au terme de ses études où on lui dit qu’il n’a pas d’expérience ou après 45 ans quand on estime qu’il est trop âgé ou trop diplômé.
Voilà trop longtemps que le chômeur se sent enfermé dans des chiffres manipulés par les politiciens au gré de leurs besoins de popularité, alors que sa situation n’a droit qu’à leur mépris !
La ministre poursuit à travers une autre banalité qui est de nous signifier que le chômeur doit être intégré dans la vie sociale.
En passant, les exclus des mesures du gouvernement Michel auraient bien aimé être intégrés au lieu de devoir disparaître des radars sociaux !
Ce qui me choque c’est sa proposition : « intégré à travers une activité BÉNÉVOLE ».
C’est quoi cet angélisme ?
Le citoyen aurait aimé que les mandataires politiques s’engagent dans les intercommunales de manière bénévole. Pas seulement ceux du PS mais aussi ceux du CDH ou du MR.
Le citoyen aurait aimé un décumul total des mandats, d’autant plus que pour lui le cumul est impossible, sous peine de mesures fiscales contraignantes.
Mais là, c’est « légal » !
Le chômeur, lui, par contre, il doit s’insérer dans du bénévolat !
Il ne cherche pas à devenir populaire, à participer à des activités que son portefeuille de chômeur ne lui permet pas.
Il n’a pas envie d’être le « petit pauvre » qu’on aide en le prenant au service de notre convivialité.
Il n’a pas envie de « formations » qui vont le faire rêver, avec le risque de ne rien voir venir ... le laissant avec un manque de moyens pour faire vivre sa famille.
Il n’est pas là pour effectuer des tâches pour lesquelles on ne trouve personne ... ce serait de l’esclavagisme moderne ... une des solutions à l’emploi proposé par le monde libéral.
Si les communes ou les associations ont des tâches à accomplir, il suffit d’embaucher ou d’exiger les moyens pour pouvoir le faire. Mais là, il s’agit d’un autre courage, celui de la création d’emplois sérieux !
Ce que cherche le chômeur, c’est un emploi, c’est le respect de ses compétences et de ses acquis (comme le monde politique !). C’est grâce à cet emploi qu’il existera socialement !
Ce que cherche le chômeur c’est de pouvoir occuper un vrai emploi qui lui donne une fierté, qui lui permet de faire vivre sa famille, qui lui permet de rêver à nouveau sa vie.
Certes créer de l’emploi ne doit pas être chose facile.
Certes le monde politique semble bien impuissant face à l’ampleur de la tâche. Mais avant de s’en prendre et de stigmatiser la victime, il serait peut-être utile d’analyser les causes et les dérives qui amènent à ce genre de catastrophes humaines.
Pour ce faire, des tabous libéraux sont à enfoncer.
L’aide aux entreprises doit être assortie d’exigences de créations d’emplois et d’emplois autres que précaires.
Il faut arrêter l’assistanat aveugle aux entreprises, de la même manière qu’on veut l’abolir au niveau social.
L’enseignement doit être revu, au point qu’un jeune sortant d’un parcours scolaire long et fastidieux ne se fasse pas rétorquer qu’il manque d’expérience et que ses études ne mènent nulle part.
Une politique sociale cohérente se doit d’investir dans le travailleur âgé, non en allongeant sa carrière au nom de spéculations financières, mais au nom d’une expérience que sa vie en entreprise lui a conférée.
Il est urgent d’envisager la création d’une société dans laquelle l’argent n’est plus la préoccupation première.
Enfin la ministre termine par cette petite phrase qui en dit long : « ce ne sera pas une condition mais une invitation ».
Et de prononcer ces mots, faisant mine d’oublier l’épée de Damoclès qui hante tous les chômeurs : l’exclusion !
Madame la ministre, face à l’énormité de votre déclaration et du mépris qu’il véhicule, donneriez-vous raison à cette parole tirée de la Bible : « une femme qui se tait est un don de Dieu » ?

Guy De Smet (1 août 2017)


-34- POURRITURE

Depuis quelques semaines, nous assistons en Wallonie à un ballet surréaliste des partis politiques.
Le monde est en crise ! les travailleurs broient du noir ! la population connait des fins de mois difficiles et n’a plus guère confiance en l’avenir, des hommes et des femmes connaissent l’exclusion de toute vie sociale, rigueur et effort sont des mots qui sont imposés sur la vie des citoyens ordinaires.
Pendant ce temps-là, les actionnaires ne cessent de se frotter les mains : les caisses se remplissent.
Les riches affichent un luxe qui laisse pantois.
Le roi se permet des discours d’un optimisme naïf et béat loin des larmes et des angoisses des citoyens.
Les banques enregistrent des bénéfices importants, tout comme les grandes entreprises, offrant le spectacle d’un profond mépris pour leurs clients ou pour leurs travailleurs.
Bref le capital se porte bien !
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ses valets se portent bien, eux aussi : Publifin, Nethys, Samusocial et une série d’administrateurs de tous les partis qui engrangent le gros lot : « Ce n’est peut-être pas moral, mais c’est légal » !
Face à la grogne de la population, pourtant, les partis traditionnels, tous bords confondus, se mettent à trembler... d’autant plus que les sondages expriment nettement la colère des électeurs.
C’est de cette atmosphère étouffante que profite un petit parti, le CDH qui se voit encore confier un peu plus de 8% des intentions de vote de la population, pour réaliser un coup d’état.
Il débranche la prise de toutes les coalitions qu’il a pu établir avec son grand frère, le PS.
Il veut désormais laver plus blanc que blanc et se refaire une nouvelle virginité : les ennemis d’hier, collabos de la NV-A à ses yeux, deviennent des partenaires crédibles pour diriger l’avenir de la région.
Le MR pourra désormais, sans aucun rempart, imposer sa rigueur économique et budgétaire, établissant pour tout le pays la norme du « travailleur pauvre ».
Il pourra creuser le fossé entre « ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien ».
Pour ce faire, il profite de lois que le monde politique s’est taillé à sa mesure.
Si la logique voudrait que le peuple souverain (selon la Constitution) s’exprime sur son avenir à travers des élections, les partis se sont permis d’inscrire dans la législation l’impossibilité d’un recours aux urnes : aux partis politiques à trouver de nouvelles coalitions !
La démocratie est ainsi remplacée par la particratie, si pas par la « crasse » tout court !
L’important c’est de pouvoir être calife à la place du calife !
On voit, aujourd’hui, s’allier des partis dont la magouille est le credo prioritaire.
Tous, ils ont trempé dans les scandales des intercommunales !
Tous, ils trainent derrière eux des « casseroles » inévitables quand le pouvoir est trop concentré en quelques mains et depuis si longtemps.
Tous, ils sont impliqués dans des commissions qui empestent la vie politique au nom d’affaires sordides, à l’image de celle du Kazakhgate qui restera la tache cancéreuse du MR ou encore d’éventuels emplois fictifs pour lesquels le CDH semble avoir une prédilection.
Alors, qui sont-ils ces donneurs de leçons de morale politique qui n’ont cessé de creuser le fossé abyssal entre les dirigeants du pays et la population ?
Face à un tel surréalisme, il est intéressant de se tourner vers les protagonistes et de voir à qui profite le crime.
Le MR pourra désormais – en toute arrogance - appauvrir les citoyens wallons, en leur imposant des normes européennes et mondiales chères à la finance dont il n’est qu’un vulgaire valet.
Le CDH pourra caresser le rêve de renaître de ses cendres et récupérer quelques miettes d’estime auprès d’un électorat qui a compris depuis longtemps que ce parti est devenu « une erreur intellectuelle ». À la lecture des premières déclarations de ses mandataires, nous pouvons croire que c’est plutôt mal parti !
La parole restera toutefois aux électeurs qui, dans les années proches, seront confrontés à des échéances électorales.
Des choix de société devront être faits.
Des visages d’hommes et de femmes défigurés par le cynisme de la finance devront être restaurés.
Une certaine conception altruiste et généreuse de la politique devra être mise en place dans le sens du « bien de la Cité ».
Des femmes et des hommes nouveaux sont attendus pour relever des défis, loin des profits qu’il y a moyen d’en tirer.
Wallons, Belges, vous aurez alors la parole ... à vous de lancer les prémices d’un monde plus juste, loin des chaînes qu’ils ont voulu vous imposer !
Oserez-vous renvoyer la classe politique traditionnelle à la case : « Dégage » ?

Guy De Smet (31 juillet 2017)


-33- JOBS, JOBS, JOBS


Voici un mot qui ne cesse de déborder de la bouche de notre courageux Premier-ministre, surtout quand il s’agit de s’en prendre aux plus faibles de notre société.
Dans ses interventions publiques, il éprouve un malin plaisir à évoquer la mise en place de milliers de Jobs, ce qu’il attribue d’ailleurs à l’action de son gouvernement.
Face à autant de satisfaction, il nous faut, dans un premier temps, reconnaître, à la suite d’éminents économistes, qu’il nous ment.
Si des emplois ont été créés, ils le sont grâce à des mesures prises par les gouvernements précédents, ainsi qu’à un certain sursaut de l’économie mondiale.
Le gouvernement Michel a, par contre, pris des mesures, qui obligent le travailleur à accepter ce qui se présente, sous peine d’exclusion, à courte échéance.
Il a ainsi donné une impulsion nouvelle au travail intérimaire et aux contrats à durée déterminée.
Dans le même temps, il abreuve et inonde les entreprises d’aides, de subventions, sans que celles-ci ne soient tenues à la moindre obligation ou à la moindre justification de l’utilisation des sommes reçues.

Jobs, Jobs, Jobs ...
Je voudrais vous livrer trois témoignages concrets de l’impact de ces mesures sur la vie des travailleurs.
Le premier témoignage nous vient de Jean-Marc.
Âgé de 51 ans, il accumule les malchances en se retrouvant coincé au chômage, tout en étant inscrit sur les listes de sociétés intérim et de l’Onem.
Régulièrement, les périodes de chômage sont interrompues par des sollicitations de l’une ou l’autre « boîte intérim ».
Il se retrouve alors engagé pour une durée de 30 jours, qui sera interrompue - l’employeur préférant utiliser des travailleurs intérimaires que d’embaucher - par une nouvelle période de chômage, avant que le même employeur ne fasse à nouveau appel à ses services.
Pendant la durée de son engagement, il ne saura jamais de quoi le lendemain sera fait. Il connaîtra son horaire au jour le jour, rendant impossible jusqu’à la possibilité d’une éventuelle vie privée.
Tenu légalement à des horaires de repos entre deux « journées », il lui arrive fréquemment d’être appelé par son patron pour une prestation supplémentaire – qu’il ne peut refuser. 
Aucun respect des normes de sécurité !
Par contre en cas d’accident de travail (il est chauffeur), il est le seul responsable !
Avec ce genre d’emploi, Jean-Marc a oublié ce que signifiait la qualité d’une vie, mais en plus, il fait partie de ces parias que les banques et les sociétés de crédit rejettent : comment envisager un avenir, sans la solidarité de la famille ou d’amis ?
Le deuxième témoignage nous a été présenté par la presse. Il nous vient d’une dame, sans emploi, confrontée, elle aussi à l’intérim.
Régulièrement, elle est appelée pour exercer une fonction de soins à la personne dans une maison de repos. Cela dure depuis des années !
Périodes de travail, entrecoupées par des périodes de chômage avant d’être reprise par le même employeur.
Agacée par ces périodes de travail intérimaire et par le désespoir que cela entraîne, elle propose à son patron de l’engager. Cela lui sera refusé ! Raison invoquée : elle ne dispose pas des diplômes requis ! Cynisme, quand tu nous tiens !
Le troisième témoignage, reflet du mépris du travailleur dont fait montre le gouvernement Michel nous a été proposé, ce week-end par la RTBF.
Il est beaucoup question dans les décisions gouvernementales de promouvoir l’autoentreprenariat.
Le reportage de la RTBF nous présentait des livreurs en vélo. Ils travaillent à leur propre compte, au service de société de distribution.
Dans des temps « record », ils doivent enchaîner, parfois 7 jours sur 7, des livraisons de pizzas ou d’autres marchandises, à leurs risques et périls, sans aucune sécurité et sans aucune protection.
L’important, ce n’est pas leur santé ou leur épanouissement au travail. 
Le harcèlement et la course à la rentabilité imposée sont leurs seuls stimulants. 
La précarité est leur unique destinée !

Voilà ce que produit la société libérale !
Voici ce qui se cache derrière les affirmations peu glorieuses de ce Premier-Ministre qui fait la honte du citoyen belge "normal" !
Ce qui compte, c’est l’argent.
Ce qui compte, c’est de favoriser ceux qui brillent, ceux qui se cachent derrière une réussite qu’il vaut mieux ne pas approfondir.
Ce qui compte, c’est de valoriser des entreprises qui n’ont aucun intérêt à embaucher, occupées qu’elles sont à rétribuer leurs actionnaires.
Et pour cela, d’un point de vue social, tout est permis ... jusqu’à faire disparaître des catégories entières d’hommes et de femmes exclus du moindre radar social.
Ils n’existent plus, socialement, et cela ne tracasse personne !
Honte à cette société qui oublie ses forces vives ou malades le long du chemin !
Honte à cette société où le cœur de l’homme a été remplacé par des notions abstraites de profit et de rentabilité.
Honte à cette société qui a oublié que sa seule richesse, c’est le cœur de l’homme et sa recherche d’un bonheur pour tous !

Guy De Smet (31 juillet 2017)


-32- UN PEU DE DIGNITÉ

Dans quelques jours, nous allons être invités à célébrer la fête nationale ...ce ne sera pas de gaité de cœur, cette année !
Les turbulences politiques, sociales et économiques ne nous y poussent guère. Ajoutez à cela la peur du terrorisme, les raisons de pavoiser ne sont pas parlantes.
Je ne voudrais pas m’appesantir sur toutes ces perturbations qui me dérangent. Je voudrais en retenir une, à quelques encablures de prochaines échéances électorales.
Pendant que le citoyen belge s’enlise dans des fins de mois difficiles, dans une perte de pouvoir d’achat, dans une crise de l’emploi qui n’offre guère de perspectives, si ce n’est celle de la précarité ..., le monde politique s’enlise lui dans des scandales et dans des magouilles qui nous laissent sans voix.
On ne compte plus les commissions parlementaires, qui du Kazakgate, en passant par Publifin ou encore par le Samusocial, parasitent le travail des élus du peuple.
Leur mission première est pourtant de représenter les intérêts des citoyens et de donner ses lettres de noblesse à l’article de la Constitution qui précise que seul « Le peuple est souverain ».
Et ce peuple, il connait bien des difficultés et il se pose bien de questions.
Il souhaiterait pour le moins être entendu et écouté. Mais, souvent, comme Sœur Anne, il ne voit rien venir. À croire que nos politiciens vivent à mille lieues des réalités que vivent les gens !
Depuis des années, nos gouvernants, sous le diktat de l’Europe, nous obligent à la rigueur, à nous serrer la ceinture, à consentir des efforts.
Ils ne proposent que des emplois précaires, n’offrant aucune perspective aux jeunes générations. Ils le font en se targuant de « créer de l’emploi » : « Job, job, job », nous chante notre Premier incompétent de service !
Ils ne proposent que des fins de mois difficiles, nous enfermant dans la logique de sauts d’index, de salaires gelés et d’une augmentation des prix libéralisée et incontrôlée.
Ils ne cessent de stigmatiser des catégories entières de citoyens : les chômeurs, les migrants, les malades, les vieux, les mendiants ... ils seraient de trop dans le paysage d’une société qui veut réussir. Ils doivent donc disparaître !
Ils ne cessent de mettre en place des systèmes d’allongement de carrières, n’offrant aucune perspective de fin de vie heureuse, n’offrant aucune issue au problème à la création d’emplois solides pour les jeunes. Dans le même temps, ils se refusent à renier leurs privilèges, faisant du mépris des citoyens un credo.
Et j’arrêterai là cette liste sinistre qui ne donne raison qu’à deux couleurs de notre drapeau national : le rouge du sang et le noir de la nuit et de la mort.
Pendant le temps de ces mesures et de ces discours, que constatons-nous : une famille royale qui ne cesse de se prélasser en vacances ou dans des futilités, oubliant la logique d’Albert I ou de Léopold III qui, eux au moins, durant les années difficiles, étaient à côté de leur peuple.
Nous découvrons un gouvernement à la solde de l’Europe et de dictature financière, parlant, chaque année, d’économies par milliards ... peu importe les conséquences sur la vie du citoyen.
Nous découvrons surtout « les affaires » qui ne cessent de pulluler et qui ne cessent de polluer la vie en démocratie.
À chaque fois, on y découvre des montants de rémunérations qu’un citoyen « anonyme » n’engrangera jamais au cours d’une carrière honnête.
Chose plus extraordinaire : ils s’étonnent que nous nous étonnions au point de ne plus les comprendre.
« C’est légal, même si cela ne semble pas moral » ... et nous devrions nous contenter de cette explication, ainsi que du cirque de ces commissions qui accouchent d’une souris.
Nous découvrons des mandataires qui n’ont jamais siégé dans la moindre commission, pour laquelle ils avaient pourtant été choisis. Ils sont rémunérés !
Nous découvrons des mandataires qui s’en vont à des matchs de foot, sous le couvert de voyages éducatifs, sans dépenser un cent. Il ne leur vient même pas à l’esprit qu’en acceptant, ils sont des marionnettes entre les mains de quelques lobbies qui ne cessent d’en tirer profit, au détriment de la population. Pour vous en convaincre, il suffit de méditer sur votre facture d’électricité !
Nous découvrons des mandataires qui se réunissent autour de la table d’un bon restaurant, aux frais d’un Samusocial. Ils ajoutent ainsi un petit plus à des jetons de présence déjà inconsidérés. À croire qu’’il n’y a rien de tel qu’un repas mondain pour aider les gens qui crèvent de faim !
Ils ont volé l’argent des pauvres. Leur place est en prison et ils se cachent derrière une arrogance sans nom !
Nous découvrons des mandataires pour lesquels nous n’aurions pas assez de nos dix doigts pour compter les cumuls ... et il faudrait trouver cela normal.
Alors que le peuple le réclame, ils ne sont même pas capables de se mettre d’accord sur un décumul complet, sous prétexte que cela coûterait trop cher et que cela mettrait en péril la démocratie !
Alors que la situation économique et sociale wallonne est, pour le moins alarmante, nous devons nous contenter d’un véritable cirque politicien qui n’hésite pas à prendre la population en otage, pourvu qu’un calife puisse remplacer le calife !
Il faut être propre pour gouverner, proclament-ils haut et fort, regardant la paille qui se trouve dans l’œil du voisin.
Qui sont-ils eux qui, les yeux obstrués de poutres et « d’affaires » ont depuis longtemps perdu toute crédibilité auprès de l’électeur ?
Nous découvrons des mandataires dont la mission était de voter des lois en faveur du peuple et qui les ont détournés au profit des partis. La crise wallonne nous fait ainsi découvrir qu’il est impossible – selon la Constitution – de retourner aux urnes en cas de désaccord de partenaires d’une coalition, pendant une législature ?
Serions-nous aussi stupides qu’ils l’imaginent ou le déni de démocratie aurait-il eu force de loi ?
Ça suffit ! « Trop is te veel », disait-on à une certaine époque.
Des pays voisins, de grands pays ont fait le choix de se séparer des partis traditionnels et d’un personnel politique obsolète.
Si nous voulons voir briller, à nouveau, le jaune de notre drapeau, il nous faudra probablement faire comme nos ancêtres : une révolution !
Il ne s’agit pas de prendre les armes et de semer le chaos, déjà grand assez par les temps qui courent.
Il s’agit de se débarrasser une fois pour toutes de ces dynasties de politiciens qui pensent et qui agissent pour nous, en n’oubliant pas de s’en mettre plein les poches, en passant. Ils sont prêts à n’importe quoi pour occuper le pouvoir, oubliant qu’il est avant tout UN SERVICE !
Il s’agit de s’engager pour une société plus juste, dans laquelle le bien-être profite à tous.
Il s’agit de faire appel à des femmes et à des hommes nouveaux qui ont envie de construire cette société meilleure, en lien avec un peuple souverain et respecté.
Il s’agit d’exiger - par tous les moyens - la mise en place d’une société plus juste et plus équitable, qui nous protège du monde de l’Argent et de ses valets européens et mondiaux.
Il s’agit de rendre aux citoyens des raisons de rêver et d’espérer !
Mais, en fait, à qui s’adressait le titre de ce billet d’humeur : un peu de dignité ?
Pas au monde politique, il en a trop manifesté son incapacité.
Il s’adresse à nous, citoyens, qui allons devoir voter prochainement.
Et si nous arrêtions de leur fournir le bâton pour mieux nous battre ? Courage !

Guy De Smet (14 juillet 2017)


-31- BIENVENUE CHEZ LES BELGES DE L’EST

Si vous ne les connaissez pas, ces « Belges de l’Est », ce sont ces habitants de notre pays qui peuplent la région frontalière avec l’Allemagne.
Ils parlent l’allemand, la langue d’origine de leur contrée et désormais troisième langue nationale. Leur mentalité est germanique.
C’est, en effet, au lendemain de la première guerre mondiale, en 1919, que cette région fut détachée de l’Allemagne vaincue, selon les accords du Traité de Versailles. Cela devait permettre à la Belgique d’étendre son territoire, pour en assurer une meilleure défense.
Aujourd’hui, les habitants de ces cantons forment une communauté, la « Communauté germanophone », avec son Parlement et son Ministre-Président.
Leur fête communautaire se célèbre le 15 novembre, coïncidant ainsi avec la fête de la dynastie belge.
La codification des régions et des communautés de notre état fédéral a voulu qu’ils soient rattachés à la région Wallonne, avec qui ils ne partagent pourtant ni l’histoire, ni la langue, ni les coutumes.
De bons belges, en quelque sorte, qui vivent en toute discrétion dans notre pays, même si le pôle d’attraction de la région reste la ville d’Aix-la chapelle, toute proche.

Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, jusqu’au moment où la voix de Maxime Prévot – encore lui – est venue semer le trouble dans « l’entente à la belge ».
Une députée germanophone présentait au parlement un projet qui tenait à cœur aux germanophones. Dans le domaine, ils ne sont pas gourmands !
Il était question d’implanter un panneau aux abords de leur territoire : « Willkommen in OstBelgien », ce qui se traduit par « Bienvenue en Belgique de l’Est ».
Ce fut l’étincelle qui allait mettre le feu aux poudres. Une vaste discussion stérile sur l’identité des habitants des cantons de l’Est allait s’enclencher.
Selon Maxime Prévot qui refusait du même coup la proposition, ces « Wallons de langue allemande » devaient accepter qu’ils soient wallons.
Il insistera même : « c’est pourtant un fait : les germanophones sont des Wallons de langue allemande, certes, mais des Wallons quand même".
Et d’ajouter : « Même si ça peut ne pas lui plaire, "le Corse est toujours un citoyen de la République française, le flamingant est toujours un Belge, et un germanophone est institutionnellement un Wallon ».
La réponse ne se fit pas attendre, venant de la bouche du ministre-Président germanophone : « Nous, Belges germanophones, nous avons l’impression d’être au cœur de l’Europe, tout en restant liés et fidèles à notre pays. Nous ne nous sentons pas wallons. Nous avons notre propre identité et notre propre langue. Le gouvernement de la Communauté germanophone souhaite ardemment entretenir des relations amicales avec la Région wallonne ».
Et d’ajouter : « Les remontrances hautaines exprimées par le ministre Maxime Prévot sont arrogantes et stériles ».
Un membre du parti chrétien ira même plus loin dans sa condamnation : « Je condamne résolument et fermement les déclarations totalement inacceptables de Maxime Prévot. Chaque Belge, surtout s’il est ministre, devrait comprendre cette logique toute simple : même si, selon le droit public, le territoire de langue allemande se situe en Région wallonne, nous nous sentons belges germanophones, et pas le moins du monde wallons ». 

Quel gâchis et quelle irresponsabilité, une fois de plus !
C’est avec de telles attitudes et de tels propos que notre pays n’a cessé d’entretenir une haine et des rancœurs qui s’expriment si bien, à travers nos problèmes communautaires et linguistiques.
Une bonne part du nationalisme flamand est dû au mépris de quelques notables fransquillons, qui ne voyaient dans ces populations que des valets et des esclaves à bon compte.
C’est à cause d’un tel mépris que reposent au pied de la tour de l’Yser à Dixmude, des soldats flamands morts, parce qu’ils n’avaient pas compris les ordres qui leur étaient donnés en français.
C’est à cause de cette même arrogance et de cette incompréhension que Bruxelles est devenue une casserole à pression dans laquelle mijotent nos problèmes communautaires ... attendant une probable explosion.
Allons-nous, aujourd’hui, au XXIème siècle, remettre le couvert de ce menu qui n’a cessé de faire notre honte et notre ridicule ?
Est-ce le moment de remettre en place le discours du vainqueur et du conquérant qui n’a de cesse d’humilier son ancien ennemi ?
Est-ce le moment de diviser la Belgique, qui est devenue, au cours des querelles, un projet si fragile et à l’avenir si incertain ?

À moins que Maxime Prévot n’ait rien de mieux à faire !
Il est pourtant bourgmestre en titre d’une ville où la circulation est un défi intellectuel et pratique permanent.
Il est pourtant titulaire de cumuls que le citoyen voudrait voir disparaître, au nom de la bonne gouvernance ... même si lui, qui en profite, parvient à les justifier !
Il est pourtant ministre des travaux publics, dont les automobilistes subissent les inconséquences au jour le jour. À moins qu’il ne faille plutôt le nommer le ministre des « nids de poule » publics, transformant nos routes et nos autoroutes en des pistes immondes, meurtrières et infréquentables.
Il est pourtant membre d’un gouvernement dans lequel trahison et incohérence laissent le citoyen pantois, lui qui rêvait de diminution de taxes, d’amélioration du marché de l’emploi, d’une reprise sérieuse de l'économie ...
Il est pourtant membre d’un parti qui survit avec encore un peu plus de 8 % d’intentions de vote. L’opération de la dernière chance de sabordage du gouvernement wallon sera-t-elle suffisante pour survivre à la voix de l’électeur qui lui promet une débâcle ?
On aurait pu croire qu’il avait autre chose à faire que de caporaliser les initiatives locales, visant à mettre en valeur les identités spécifiques.
On aurait pu croire que le surréalisme à la belge lui suffisait, au point de ne pas vouloir s’ingérer dans le problème épineux de la Corse !
Tout ça ... pour un panneau !
Pauvre type !
Son arrogance et sa prétention n’ont pas de limites.
Son arrivisme est à la hauteur de son irresponsabilité.
Jusqu’à quand l’honnête citoyen sera-t-il obligé de supporter autant d’incompétence ?
Sait-il que la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf a fini par éclater ?

Il est des enjeux autrement importants qui mériteraient l’attention de nos mandataires.
Il y a la crédibilité de notre démocratie qu’ils ne cessent de mettre en question par leurs combines, leurs magouilles, leurs « affaires » qui se finissent dans autant de commissions, ces « cadeaux » qu’ils justifient ... alors qu’ils les livrent pieds et poings liés aux lobbies qui les guettent.
Ce ne sera pas le tout de diaboliser les extrêmes, tant de gauche que de droite. Il faudra convaincre qu’ils représentent, eux, une idée « honnête » de la démocratie.
C’est mal parti !
Il y a ce fossé entre les citoyens qui ne cesse de se creuser, suite à leurs politiques libérales criminelles. Les fins de mois difficiles, les soins de santé inabordables, le chômage qui explose, quand on n’en trafique pas les chiffres, l’avenir des jeunes générations, l’écologie, le pouvoir d’achat piétiné au quotidien ... Un plein temps assuré !
Il y a l’état de nos infrastructures qui deviennent le signe visible d’un pays en ruine et au bord de la faillite.
Il y a la mise en place d’une économie juste et équitable qui profite à tous et pas simplement à quelques nantis qui, en abreuvant leurs amis politiques, sont les gagnants de ce jeu de dupes.
Il y a l’avenir du monde, avec ses incertitudes et ses peurs.
Il y a ce mur d’incompréhension entre le monde politique et le citoyen ... À croire qu’ils ne se sont plus fréquentés depuis longtemps !
Nous sommes loin là de l’implantation d’un panneau aux abords d’une frontière !

Il est un chant qui dit « Nous sommes fiers d’être wallons ».
Le citoyen a bien des raisons de l’être : le terroir, c’est lui qui l’a construit. Son identité, c’est lui qui, dans la ligne de ses ancêtres, l’a façonné.
Il est moins fier en regardant le « cirque » de ses politiciens qui finissent par faire la honte de notre démocratie !
En attendant, quand nous visiterons cette belle région de l’Eifel belge, nous n’oublierons qu’ils nous ont soufflé dans le cœur leur accueil : « Willkommen in OstBelgien », n’en déplaise au ministre !

Guy De Smet (13 juillet 2017)


-30- VEL D’HIV

Un lieu, une appellation qui font froid dans le dos !
Entre le 16 et le 17 juillet 1942, plus de 13.000 personnes, dont un tiers étaient des enfants ont été arrêtés à Paris et en banlieue pour être déportés.
Tout cela se passera avec l’aide de près de 7000 policiers français et avec la bénédiction du régime de Vichy.
Moins d’une centaine reviendront de cet enfer !
Une honte pour la conscience française qui vient, il y a peu, de reconnaître sa responsabilité dans ce massacre.
Honte pour la conscience de l’humanité qui, depuis, n’a cessé de fermer les yeux devant la continuation du Vel d’Hiv, aujourd’hui, en Tchétchénie, en Palestine et ailleurs !

Cette année, pour commémorer ce drame, le nouveau président français Emmanuel Macron a invité le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou. Avec lui, il compte présider ces cérémonies.
Cette décision n’est pas sans faire grincer des dents au sein de la population et au sein des formations politiques progressistes ... et pas sans raison.
Depuis 1948, l’État, unilatéralement proclamé, d’Israël ne cesse de spolier le peuple palestinien. Pour s’en rendre compte, il suffit de consulter la cartographie de ces régions, au cours des décennies.
Pour y arriver, ce peuple de sauvages n’a pas hésité sur l’utilisation de moyens dont ils furent eux-mêmes les victimes, au point de provoquer une véritable « Shoah palestinienne ».
Le pouvoir actuel en Israël, dans la ligne de Ben Gourion et d’autres fantoches de son acabit, multiplie les exactions, les constructions illégales de colonies, les arrestations abusives, même d’enfants.
Il fait fi de la moindre décision des nations, les accusant d’antisémitisme, afin de perpétrer en toute « bonne conscience » leurs méfaits.
Il profite du désintéressement du « monde libre » pour détruire le peuple palestinien. Ce n’est pas sans rappeler d’autres pogroms, d’autres camps, d’autres événements dignes de « Nuits et brouillards » ou du « Vel d’Hiv ».
Aujourd’hui des enfants sont arrêtés. Des familles sont séparées, des terres sont divisées, des innocents sont assassinés par la seule autorité de ce premier-ministre qui n’a pas droit à l’existence dans le concert des hommes et des femmes qui dirigent le monde.
Cet homme est dangereux et il faut s’en protéger, comme de ces milliers de criminels qui le soutiennent dans sa politique crapuleuse. Il faut les mettre au ban des nations, si pas de l’humanité !
Il est aujourd’hui une forme de Judaïsme qui n’a pas plus de droit à l’existence que le moindre islamisme : tout extrémisme doit être éliminer !
La présence de Netanyahou à Paris est indécente et injurieuse, tout comme l’aurait été la présence d’Hitler !

Mais l’inviter est tout aussi grave. Ce sera pour Emmanuel Macron une faute grave que nous retiendrons de son quinquennat commençant.
On n’invite pas un génocidaire pour présider une commémoration de génocide !
En le recevant, le président français se rend complice de ce qui se vit en Palestine.
Il est complice de la torture qui fait le quotidien des prisons palestiniennes.
Il est complice des arrestations abusives d’enfants et d’adolescents que dénoncerait la moindre convention de droits de l’enfant.
Il est complice de cette colonisation sauvage qui vole et humilie le peuple palestinien.
Il est complice des tracasseries infligées aux Palestiniens pour leur rendre la vie impossible et les décider à ... soit s’intégrer à Israël, soit à se sauver sur les chemins de l’exil. Après le Juif errant, nous aurions le Palestinien errant !
Mais, en même temps Emmanuel Macron est sourd à la voix de Français qui en appellent au boycott contre Israël, qu’il estime illégal.
Il est sourd aux voix des défenseurs des Droits de l’Homme qui dénoncent les atrocités qui se vivent en Israël et en Palestine.
Il est sourd aux appels des Juifs honnêtes (il faut croire que ça existe !) qui dénoncent les agissements du dictateur dans lequel ils ne se reconnaissent pas.

En deux jours, il reçoit le Président américain, décrié par la classe dirigeante mondiale. Il reçoit le Premier-ministre israélien, boucher du peuple palestinien.
Espérons que le Président français ne voit pas en eux des maîtres à penser et à imiter.
Français, dont un faible pourcentage lui a confié le pouvoir, méfiez-vous !
En attendant, le Vel d’Hiv n’est pas une occasion pour se pavaner dans la gloire du pouvoir sur la scène mondiale.
Il est un drame qui s’évoque dans le silence, où résonne encore les cris désespérés des victimes innocentes.

Guy De Smet (11 juillet 2017)


-29- JE SUIS MENDIANT

Il y a peu, s’éteignait à Namur, l’abbé Paul Malherbe. Il fut, à Namur, l’apôtre incontesté des sans-voix, des pauvres et des mendiants.
Il doit, aujourd’hui, se retourner dans sa tombe en entendant les échos d’une loi prise par le conseil communal de Namur et par sa panoplie de bourgmestres.
Désormais, la mendicité n’est plus autorisée sur le territoire de la ville, au nom de son image, au nom du respect des habitants.
Le Bourgmestre en titre – la bourgmestre faisant fonction se taisant dans toutes les langues : à quoi sert-elle ? – estime que l’entité dispose d’assez de moyens d’aide que pour ne pas autoriser « cette agression » sur la voie publique.

Pauvre Prévôt ! Concernant l’image d’abord !
L’approche des élections a transformé le centre-ville en un chancre, dont les citoyens ne se relèveront que d’ici quelques années ... peut-être.
Partout des tranchées, des panneaux, des travaux … au point de rendre la circulation plus que difficile et l’utilisation des transports en commun, une galère.
À Namur, il vaut mieux être aventurier, sportif et en bonne santé que malade ou âgé !
À moins que l’image de la ville, ce ne soit celle qui va s’étaler, prochainement, à l’occasion des fêtes de Wallonie : des « inondations » de péquet, une police qui fait le décompte des comas éthyliques et une violence qui n’engendre aucun sentiment de sécurité !
Ou encore celle de cette mendicité des étudiants qui, lors des Baptêmes ou de la Saint-Nicolas, n’hésite pas à harceler le citoyen … mais il paraît qu’il faut que jeunesse se passe !
Une image moins dorée et bichonnée que celle d’une grenouille qui se pavane comme un coup de poing à la pointe de la citadelle !
Je croyais, pourtant, que ce Bourgmestre en titre nous venait d’un parti dont le fonds de commerce était l’humanisme !
Il est vrai qu’en formant une majorité avec le diable, il est difficile de garder ses valeurs !
Pauvre Prévot ! Nous aurions plutôt attendus de lui, en vrai humaniste, des lois de lutte contre « les atteintes à la dignité ».
Parce que le mendiant, avant d’être assis sur un trottoir et de tendre la main, il est avant tout un être humain, avec un cœur qui bat, avec des sentiments qui ont été broyés depuis longtemps, avec des yeux qui pleurent et qui saignent.
Il est devenu au fil du temps, une épave que la vie, que la société rejette. Il est devenu une tache dans le paysage, que nos cités ne veulent pas voir, parce que l’idée d’un échec leur est insupportable.
Et dans cette logique, nous sommes tous des mendiants potentiels !
Nous ne savons pas ce que la vie nous réserve demain.
Nous ne connaissons pas les coups du sort qui peuvent brusquement s’abattre sur nous : endettement, perte d’emploi, séparation douloureuse, faillite ...
Certes, il existe des espaces d’aide, des associations, des CPAS ..., mais avant d’affirmer cela, avons-nous déjà imaginé, un seul instant, le sentiment de honte qu’il faut endosser avant d’en franchir le seuil ?
Certes, toute cette aide existe, mais elle s’accompagne de tellement de lenteurs, d’incompréhensions et parfois de surréalisme administratif que nous pourrions comprendre l’envie de ne pas vouloir y accéder.
Certes, la dignité est une valeur ... mais elle n’est pas destinée à tout le monde !
En s’alliant à la peste dans sa gouvernance locale, le bourgmestre de Namur ne peut ignorer qu’il est bien obligé de valider les lois et les décisions qui sont prises dans notre pays depuis quelques années. Des lois et des décisions qui sont comme autant de coups de pieds dans la dignité humaine au nom de l’Europe et de la richesse du monde libéral.
Il ne peut ignorer ces décisions égoïstes qui entourent l’accueil humanitaire des migrants, faisant d’eux des parias, alors que le vol des banques a été couvert par une ponction de chaque citoyen honnête.
Il ne peut ignorer ces délocalisations qui font tomber, du jour au lendemain, d’honnêtes travailleurs dans la précarité, parce que la Loi n’avait pas prévu la malhonnêteté économique.
Il ne peut ignorer le hold-up médical que Madame De Block ne cesse d’opérer sur le citoyen, alors que la santé est ce que nous avons de plus précieux et l’accès aux soins, un droit inaliénable.
Il ne peut ignorer la chasse au chômeur que ne cesse d’opérer le gouvernement Michel, livrant des hommes et des femmes à la misère. Le choix a été fait de préférer offrir des avantages à quelques nantis, noyés dans la fraude fiscale ou dans la spéculation outrancière.
Il ne peut ignorer la misère du jeune qui, après des années d’études, ne trouve pas de place ou encore celle du vieux dont la petite retraite ne lui permet pas de vivre décemment, au point de fouiller dans les poubelles des fins de marché ou de grands magasins ou encore de restaurants.
Il ne peut peut-être pas l’ignorer, mais il ne peut surtout pas le voir, venant d’un monde politique déconnecté de la vie du citoyen.
Publifin, Nethys, Samusocial, cumul des mandats ... autant de signes d’une gangrène que rien ne semble pouvoir arrêter : ce serait légal, avant d’être immoral !
Ils ont pourtant été jusqu’à voler l’argent des pauvres, des mendiants pour s’enrichir eux-mêmes : ignoble !

Face à autant de surréalisme politique et social, je me tourne vers toi, mon frère mendiant.
Pardon de ne pas te voir, au point d’en oublier de te respecter.
Pardon de ne pas lire dans tes yeux la détresse de ta vie que tu noies dans la solitude, dans la crasse et dans l’alcool.
Pardon pour nos élus, ces sales gosses de riches, qui prennent des décisions, reflets de nos propres égoïsmes et de nos replis sur nous-mêmes.
Pardon d’avoir laissé mettre en place un monde aussi inhumain, dont tu es une victime devant laquelle on passe sans la voir !
Pardon ...mais me pardonneras-tu un jour mon regard qui te juge et qui te détruit ?

Guy De Smet (11 juillet 2017)


-28- HYMNE AUX GENS QUI NE SONT RIEN


Il est des paroles et des attitudes d’hommes publics qui chez moi ne passent pas. Je les trouve injurieuses, irrespectueuses. Elles ne peuvent venir que d’hommes et de femmes qui se comportent comme de véritables poubelles, à détruire, à tout jamais !
Ces derniers temps, l’actualité est ainsi riche en déclarations et en comportements qui en disent long sur le mépris de celles et de ceux qui nous dirigent.
Nous connaissons les péripéties de Publifin et de Nethys. À cause de ce torrent de malversations, un fossé s’est créé entre le citoyen, l’électeur et le mandataire public - tous bords confondus -.
Nous connaissons le scandale du Samusocial de Bruxelles, qui permet à des pistonnés politiques de se servir dans les caisses et de refuser la main tendue à celles et à ceux qui devraient être leur seule priorité. Ils ont volé l’argent du pauvre !
Nous connaissons le hold-up de la société libérale qui n’a cessé de créer un fossé entre des hommes et des femmes qui ne partagent ni les mêmes moyens, ni les mêmes valeurs. Le destin des lobbies semble bien plus important à ses yeux !
Nous connaissons l’hypocrisie politique qui savait tout cela depuis longtemps mais qui n’aura réagi que suite à des indiscrétions malvenues.
Tout cela vient d’être résumé dans une formule du nouveau président français, dont la connerie est une des caractéristiques principales : « … une gare, c’est un lieu où on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien ».
Quelle noble idée de ces hommes et de ces femmes qui forment le tissu humain d’un pays !
Vous … Nous, les gens qui ne sommes rien … merci d’exister.
Vous êtes la seule richesse d’un pays. Votre start-up vous la créez chaque jour !
C’est chez vous que naît l’amour et que s’apprennent les gestes de la tendresse, de l’amitié.
C’est auprès de vous que se tissent les liens de la solidarité et du partage.
C’est avec vous que nous apprenons que nous sommes uniques et irremplaçables pour quelqu’un.
Pour cela, merci !
Merci aussi d’offrir à la société vos mains, vos cerveaux, vos talents et vos capacités. 
Sans vous, l’économie n’est rien et ne peut rien. Sans vous, les relations commerciales sont inexistantes. Sans votre travail, quelques riches ne peuvent plus se diluer dans un luxe indécent.
Merci d’être les vrais acteurs de la démocratie, celle qui ne se galvaude pas dans des spéculations de partis ou dans des accords mafieux.
Les grands combats pour la liberté, pour l’émancipation humaine, pour les progrès sociaux sont passés par vos forces et par vos convictions. Vous en avez fait des victoires sur l’absurde.
Merci à toi le papa ou la maman qui n’a pas eu besoin de te réunir pendant des mois pour décider d’un pacte d’excellence pour tes enfants. Tu les as aimés, tu les as écoutés, tu les as consolés. Tu as toujours voulu le meilleur pour lui. Certes, cela ne sera pas calculé dans le prochain saut d’index … mais sans ce que tu as fait pour ton enfant, il ne serait rien.
Merci à toi qui te lèves chaque matin pour aller au boulot. Tu sais que dans ton entreprise, dans ta banque … rien ne sera fait pour te mettre en valeur, pour te motiver. Au contraire des quotas, des normes, des plans sociaux te mépriseront au nom d’intérêts sordides.
Tu y vas avec ta conscience professionnelle, avec tes compétences … et ça personne ne pourra les détruire !
Merci à toi l’éboueur ou le travailleur de nos rues. Grâce à toi la propreté est assurée et notre cadre de vie s’en trouve amélioré. Personne ne te voit … et cependant, tu es extraordinaire, par ton œuvre.
Merci à toi le facteur sur qui il nous arrive de râler parce qu’il n’est pas là à "notre heure". Pour beaucoup, tu es la seule visite de la journée. Tu es le « magicien » porteur de vie, grâce à tes bonnes et tes moins bonnes nouvelles.
Merci à toi le chômeur qui ne sait plus où chercher un peu de dignité. 
Tous semblent t’avoir abandonné et pourtant tu pointes du doigt, par ta seule existence, l’injustice d’une société qui n’est pas capable, parce qu’elle le veut bien, de fournir des raisons d’exister à tout homme. Tu nous rappelles que l’humain devrait être la seule richesse d’une société !
Merci à toi le patron honnête qui, même si ton entreprise n’est pas une œuvre de charité, ose le pari d’un partenariat avec celui qui te propose sa capacité de travail.
Tu ne seras jamais dans le Bel 20 de l’économie, mais parmi les gagnants d’une vie réussie.
Merci à toi le jeune à qui on dit que tu n’as pas d’expérience et merci à toi le vieux qui malgré ton expérience de la vie ne compte plus pour rien. Vous êtes le rêve et la sagesse d’une société … même si elle semble l’ignorer.
Merci à toi le malade qui nous rappelle notre fragilité, mais à qui on reprocherait presque d’exister. Il est des fois où l’ampleur de la malhonnêteté n’a d’égal que le poids de la ministre !
Merci à toi le migrant, l’étranger … vous êtes des sujets de quotas, des épaves de camps, des objets de lois ignobles et pourtant dans vos yeux pétillent le plus beau des cadeaux de l’humanité : le désir de vivre.
Merci à toi le bénévole qui agis en toute discrétion au sein de tant d’organisations d’aide et de solidarité. Tu es là quand rien ne va plus, quand la nuit devient trop noire. Tu fais souvent ce qui devrait être la mission d’une société, mais qui, elle, se refuse de s’en donner les moyens au nom d’autres intérêts, plus prometteurs.
C’est vous les « gens qui ne sont rien ». 
C’est vous que je croise dans les gares de nos quotidiens, moi, le rien parmi les riens.
C’est vous que le monde politique, perdu dans ses magouilles ne connait pas et méprise.
En vos mains se trouvent la force de changer le monde, la puissance d’une révolution et d’une nouvelle ère de justice et de paix.
En vos cœurs se trouve l’amour qui ne se vend pas sur le marché du libéralisme, mais qui crée les seules vraies relations entre les hommes.
Macron, mandataires de nos partis et autres marionnettes de la gloriole, votre mépris et vos vols deviendront une bombe, avec laquelle, nous, les gens de rien, nous aurons le plaisir d’exploser vos rêves de pouvoir et d’exploitation.
Tenez-le-vous pour dit ! Un homme prévenu en vaut deux !

Guy De Smet (3 juillet 2017)


-27- JE SUIS


Au lendemain des attentats contre Charlie Hebdo, nous avions vu fleurir un peu partout des affiches portant l’inscription « Je suis ».
« Je suis Charlie », « Je suis Juif », « Je suis Amsterdam », « Je suis Bruxelles ».
Après l’assassinat du Père Hamel, on avait même vu un panneau : « Je suis Chrétien ».
À chaque fois, la volonté était d’exprimer notre soif de liberté. Il fallait absolument se démarquer de toute forme d’oppression et de toute forme de barbarie. L’État islamique était dans le viseur.
Il y a au moins eu trois événements qui n’ont pas eu droit à cette marque de sympathie et de solidarité.
Nous n’avons jamais vu une affiche « Je suis Palestinien », comme si le sort de ce peuple martyrisé et spolié par Israël n’intéressait personne.
L’Hitler juif qui dirige ce pays a droit aux honneurs internationaux. Son pays a droit à une reconnaissance et à une défense irraisonnée. L’extension des colonies ne semble poser problème à personne. L’arrestation d’enfants dans les territoires occupés fait moins de bruit que le fait de savoir si la « rafle du Vél d’hiv » impliquait ou non la responsabilité de l’État français.
En toute impunité, le lobby juif massacre un peuple sans qu’aucune sanction sérieuse et décisive ne vienne mettre fin à la rage destructrice d’Israël.
Et on voudrait que l’antisémitisme ne soit pas en hausse !
Aujourd’hui, « je suis Palestinien » !
Nous n’avons pas vu d’affiches « Je suis Copte » fleurir un peu partout, après l’agression contre des Chrétiens en Égypte.
Le pape s’est rendu à leur chevet dans l’indifférence quasi générale … comme si le sort de cette minorité ne nous concernait pas.
Ces hommes, ces femmes, ces enfants, comme d ‘autres Chrétiens d’Orient, sont des martyrs au nom de leur Foi. 
Pour les fanatiques musulmans, ils ne sont que les représentants de l’Occident et, à ce titre, ils doivent disparaître !
Des êtres humains souffrent au nom de leurs convictions … mais cela ne semble guère nous concerner !
Pourtant, chez nous aussi, dans certaines administrations, dans certains ministères, il n’est pas bon de s’affirmer chrétiens, sous peine de tracasseries et de carrières compromises !
Quand la destruction d’un seul homme au nom de l’intolérance deviendra-t-elle source de révolte, autant que la pollution qui détruit la planète mérite notre attention ?
Aujourd’hui, « je suis Copte » !
Nous n’avons pas vu, non plus d’affiches « Je suis gay » en soutien aux victimes de la chasse assassine contre les homosexuels qui fait le quotidien de la Tchétchénie.
La diplomatie mondiale semble muette !
Il y en avait déjà eu très peu, après l’attentat contre un bar gay à Orlando.
Torture, emprisonnement, déportation, spoliation … Chaque jour, des témoignages accablants nous parviennent, sans que cela ne suscite aucune réaction, un peu comme s’il s’agissait de la démonstration d’une justice divine.
Le chef de la police de ce pays vient d’inviter les parents à tuer leurs enfants s’ils découvrent qu’ils sont homosexuels et cela ne nous fait guère frémir dans notre Occident tellement soucieux de vivre ses choix et ses libertés.
La situation de ces minorités dans la Russie de Poutine n’est guère plus enviable, au point qu’un grand musicien de chez nous a décidé de ne pas s’y produire !
Il est vrai que chez nous aussi l’homophobie connait de beaux jours … jusque dans nos moindres petits villages … à Fosses-la-ville, il y a quelques jours !
Les Manifestations, en France, contre le « Mariage pour tous » ont été l’occasion de l’explosion d’une haine à l’encontre de cette catégorie de personnes.
Cette homophobie viscérale a trouvé un appui non-négligeable auprès de l’Église catholique et de ses égéries stupides et ridicules, comme Madame Boutin ou encore la triste, célèbre Frigide Bargeot, au patronyme prometteur de frustration et de folie furieuse. Certains évêques aussi ont raté des occasions de se taire !
L’Église s’en défend hypocritement en établissant une nuance entre l’homosexualité et la personne qui le vit ... Comme si les deux ne se confondaient pas dans ce qu’ils sont, dans leurs choix, dans leur quotidien !
Depuis quand des distinctions du charabia philosophique s’ancrent-elles dans les gênes de quelqu’un ?
Le Refuge, une association française contre l’homophobie, reçoit, chaque jour, des errements de jeunes, confrontés à l’homosexualité. Ils ont été rejetés par leurs parents et leurs familles, parce qu’ils étaient une honte et qu’ils ne méritaient pas de vivre.
Ils ont préféré oublier leur enfant, au lieu de le regarder dans les yeux : quelle lâcheté criminelle qui s’apparente pour un Chrétien au péché contre l’Esprit !
On ne compte plus les suicides de jeunes détruits ainsi par le jugement des autres, de leurs parents, de leurs proches !

Ils viennent souvent de bons milieux imprégnés d’une éducation catholique qui ne fut pas sans séquelle.
Comment une religion peut-elle conduire à autant d’intolérance ?
Mais est-ce la faute de la religion ou de ceux qui la manipulent ?
Ces garçons, ces filles n’ont pas fait le choix de leur identité sexuelle. Elle s’est imposée à eux comme une évidence contre laquelle ils ne pouvaient rien.
Ce à quoi ils aspirent, c’est un simple bonheur bien mérité !
Ils seraient aujourd’hui un danger pour la vie de famille, alors que celle-ci souffre d’autres maux, qu’une certaine pudeur n’aborde que du bout des lèvres : l’infidélité, le divorce, la violence conjugale, le non-dialogue à cause de la course après le temps … N’aurait-on pas trouvé là un bouc-émissaire un peu facile ?
Imaginez : les homos pourraient adopter, ils pourraient vouloir des enfants par des systèmes que la science permet … Crime, danger ! Il est urgent de se protéger dans la morale de Jean-Paul II !
Par contre le rejet de ses enfants parce qu’ils ne sont pas comme nous ou qu’ils sont le produit d’un accouchement sous X, très prisé dans certains milieux bourgeois et chrétiens … ça, ce serait au nom de l’Évangile ?
Ces jeunes, ces hommes, ces femmes méritent notre solidarité et notre respect – comme tout être humain qui essaie d’aimer – .
Oserons-nous avec toutes ces victimes d’une intolérance morbide porter le signe « Je suis gay ? ».
Je le fais bien volontiers !
Aujourd’hui, « Je suis gay » !
Trois situations que connait notre monde !
Nous pourrions en citer bien d’autres, dans lesquelles des êtres humains sont les victimes de la bêtise et de la méchanceté humaine.
Et si, nous osions enfin laisser parler notre cœur ?

Guy De Smet (5 mai 2017)


-26- LES DROITS DE LA FEMME


Un combat bien difficile pour nos sociétés que celui du respect des droits de la femme !
Nous le découvrons, chaque jour, chez nous, où l’inégalité de l’homme et de la femme reste d’une actualité angoissante.
Dans nos civilisations en crise, nous voyons la femme se battre pour un salaire juste et se résigner face à bien des injustices.
Dans ces moments de repli sur soi, nous la découvrons en lutte pour pouvoir disposer librement de son corps.
Plus d’une d’entre elles, confrontée à une séparation, se voit descendre une pente vertigineuse vers la pauvreté et le dénuement.
Plus d’une encore, arrivée à l’âge de la retraite, se voit presque reprocher – dans le portefeuille – d’avoir eu des enfants et de les avoir élevés.
Dans d’autres pays, les femmes se battent pour avoir le droit d’exister et de gérer leur existence.
Parmi eux, je voudrais m’intéresser, aujourd’hui, à l’Arabie Saoudite, un pays intouchable que toutes les nations courtisent : pétrole oblige !
La situation de ce pays est préoccupante, quand il est question des droits des femmes.
« Les femmes sont considérées comme des mineures par la loi et sont donc sous la tutelle d’un homme qui peut être leur père, leur mari, leur frère ou même leur fils dans certains cas. Un système qui oblige les femmes à demander la permission à ces tuteurs pour partir à l’étranger ou encore pour se marier. Des choses qui peuvent paraître simples, mais qui sont des interdits pour beaucoup » (Human rights Watch 17 juillet 2016).
En Arabie Saoudite, la femme n’existe pas. Elle est considérée comme une mineure. Elle a besoin de la tutelle d’un homme pour exister … au XXIème siècle !
L’homme a tous les droits sur elle : elle a besoin de lui pour une autorisation de voyage, pour se déplacer, puisque conduire un véhicule lui est interdit …
On constate bien quelques progrès comme le droit de vote, une représentation aux élections municipales. Il existe bien quelques protections contre la violence domestique ou concernant le permis de travail … mais tout reste bien compliqué !
Je vous livre ici quelques témoignages qui en disent long : une femme de 62 ans témoigne : « Croyez-le ou non, mon fils est mon tuteur, ce qui est vraiment humiliant...Mon propre fils, celui à qui j’ai donné naissance, celui que j’ai élevé, c’est lui mon tuteur ».
Une femme d’une vingtaine d’année livre son ressentiment : « Le système de tutelle continue d’être un cauchemar. Je ne veux pas me marier parce que je ne veux pas qu’un étranger me contrôle ... Au fond, c’est de l’esclavage. »
Pendant ce temps, une autre enchaîne : « Vous n’avez aucun contrôle sur votre propre corps... Chaque étape de votre vie devient source de nervosité. Tous les efforts et le temps que vous avez investis pourraient disparaître en une seconde si votre tuteur le décide ».
D’autres femmes crient leur mal de vivre : « Je préférerais que vous me tuiez plutôt que de laisser l'homme qui abuse de moi prendre le contrôle de mon existence ».
C’est dans ce pays machiste que Michelle Obama, lors d’une visite officielle, a eu un geste fort, à l’encontre de tout le protocole du pays qui l’accueillait : elle a refusé de porter le voile !
Mais elle est bien la seule !
Le monde lui, par contre, l’a intégré dans des commissions et lui a offert une tribune, peu importe les atteintes aux droits de l’homme qui font son quotidien.
Désormais ce pays qui finance le djihadisme, le terrorisme, ce pays enfoncé dans son Moyen-Âge, dirigé par une monarchie corrompue a son mot à dire dans la gestion du monde ! Pauvre planète !
La dernière forfaiture en date nous vient de l’ONU. Cette organisation qui devrait être soucieuse de la Paix et de la Justice vient de lui offrir une place de choix dans sa commission des Droits des femmes ! On croit rêver !
C’est comme si les nations libres avaient associé un pédophile à la commission des droits des enfants !
Ce pays, qui devrait balayer devant sa propre porte, va désormais indiquer au monde la marche à suivre quant à l’épanouissement de la femme dans la société et dans la famille. 
Lui qui a fait de la femme une esclave, va se soucier de ses droits !
La chance de l’Arabie Saoudite, c’est d’être une nation riche, le pétrole ayant fait sa vitrine et son crédit dans le monde. Une telle aura permet de fermer les yeux sur bien des injustices !
Face à cet argument, les droits de l’être humain sont bien peu de chose : la mondialisation sauvage que nous connaissons nous en livre des indicateurs, chaque jour.
Nous n’aurions pu lire dans cette décision qu’un fait divers de plus qui pousse à la colère, livrés que nous sommes face à la dictature de l’argent.
C’était sans compter sur l’attitude de l’État belge pour alimenter notre révolte.
Notre pays ne se serait pas opposé à la nomination de l’Arabie Saoudite et c’est, gêné aux entournures, que Monsieur Reynders s’en va à la rencontre des critiques du Parlement.
Selon lui le vote est secret et notre diplomatie n’a pas l’habitude de commenter de telle décision.
Il est des situations ou le « secret » a envie de devenir public pour justifier que l’on dispose d’une conscience !
Et puis que vaut la notion de « secret », face à la démocratie représentée par le Parlement ? Un gouvernement est le fruit d’accords et de magouilles. Le parlement est plus ou moins issu du suffrage universel !
D’autre part, il estime que nous avons à dialoguer avec des pays dont nous ne partageons pas les vues, même quand il s’agit des droits des femmes.
Mais peut-on « dialoguer » avec une nation qui piétine au quotidien une catégorie de sa population ?
Avec de tels arguments, nous aurons dû accepter le dialogue avec le régime hitlérien ou encore nous devrions accepter de discuter avec le président Syrien ou russe.
Mais cela aurait impliqué un courage politique qui n’est pas le fort de notre diplomatie nationale !
Selon lui, nous n’avions pas à nous opposer à cette nomination, comme si la mise en place d’un pyromane pour gérer un service de pompiers était une bonne chose !
Avec Reynders, la moindre déclaration pue l’odeur de l’argent et de la compromission : le Kazakgate nous en livrera bientôt l’illustration !
Il éprouve un plaisir non dissimulé à se pavaner à l’ombre des princes de cette monarchie, peu importe que leur manière d’être et de penser soit une injure à la race humaine.
La femme ou le pétrole. Il faut choisir ! Ce choix, en ne s’opposant pas à la candidature de l’Arabie Saoudite, il semble l’avoir fait volontiers !
Qu’il fasse ce choix en son nom personnel, cela ne nous regarde pas.
Qu’il le fasse au nom d’un pays dont il a à servir l’intégrité est inadmissible.
 Il est vrai que sa position sur les différents théâtres du monde nous l’a montré plus performant dans un rôle de prostitué que dans celui de serviteur d’un État de Droit.
Décidemment, au quotidien, la gestion politique, économique et morale de notre pays se révèle être une catastrophe … à quand un air moins vicié ?

Guy De Smet (27 avril 2017)


-25- UN COUP D’ÉTAT

Nos voisins français se sont lancés dans de grandes manœuvres, qu’il est bon de tenir à l’œil.
Depuis des mois, entre primaires des partis et rebondissements d’affaires embarrassantes, les citoyens se voient livrer en pâture des candidats à l’investiture suprême.
Dimanche dernier, ils viennent de faire un premier choix, téléguidés par les médias et les sondages. Deux candidats restent ainsi en lice : Marine Le Pen, pour le Front national et Emmanuel Macron, pour « En marche ».
Ce « téléguidage » au nom d’une bonne information est tout simplement insupportable. Dans d’autres régimes, cela s’appellerait de la Propagande » !
Ce faisant, le peuple a manifesté son dégoût pour les partis traditionnels, engoncés dans leur immobilisme et dans leurs magouilles.
Il nous offre désormais l’image de citoyens divisés en deux camps que rien ne peut rapprocher. Il suffit de lire une carte, au lendemain des élections !
Il y a d’une part cette extrême-droite qui parle de nationalisme, de sortie de l’Europe et de la zone Euro, de maîtrise de l’immigration. Elle le fait au nom d’un peuple qui n’en peut plus de vivre sans avenir et qui a trouvé dans la colère, un mode d’expression.
D’autre part, il y a ce nouveau mouvement « En marche » qui propose une France plus forte au sein d’une Europe plus puissante financièrement.
Il propose une libéralisation du monde de la finance et de celui de l’entreprise.
Il évoque une flexibilité de l’emploi qui permettra une meilleure concurrence économique.
Il y a d’un côté un peuple assoiffé de respect et de dignité pour pouvoir mener la barque de son existence.
Il y a d’autre part la finance qui fait le pari de courbes boursières bénéficiaires, en faisant de la spoliation du peuple un mode de fonctionnement.

Je ne m’arrêterai pas ici aux objectifs de Marine Le Pen. Je me propose plutôt de regarder à la loupe les propositions d’Emmanuel Macron.
Avant de jeter un œil aux mesures qu’il envisage, il est intéressant de voir qui le soutient et qui commence par le féliciter au soir du premier tour : à qui profite le crime ?
En tête, nous trouvons le Commission européenne.
Elle a eu chaud en voyant poindre le spectre de l’Extrême-Droite et elle s’est empressée de manipuler les peurs qui pourraient hanter les citoyens.
Elle a instrumentalisé des « pseudo-affaires » : détournement d’argent, emplois fictifs, oubliant que plus d’un citoyen, aujourd’hui, considère l’Europe comme une imposture.
Elle semble avoir oublié qu’elle est à la base de tellement de naufrages sociaux à l’intérieur de ses frontières … mais qu’à cela ne tienne : la finance veille !
D’autres félicitations nous viennent des responsables libéraux du monde, dont notre Michel national qui, une fois de plus, semble avoir oublié de se mêler de ses affaires.
Et nous pouvons comprendre l’empressement de ces valets de la finance, qui avaient bien trop peur d’une nouvelle crise européenne qui risquait d’affaiblir le monde des marchés et celui d’une mondialisation qui a hâte de compter ses bénéfices.
Parmi les soutiens d’Emanuel Macron, nous trouvons, pour le folklore, son épouse, cette cougar grotesque qui se trouve là une nouvelle jeunesse, accompagnée de tout le mépris qu’elle mérite. Un détournement de mineur ne lui a pas suffi, il fallait encore une reconnaissance populaire, à défaut d’une porte ouverte familiale.
Il y a ensuite l’empire des médias. Chaque soir, ils ont inondé les Français d’une présentation alléchante de ce candidat, « jeune, porteur d’avenir, semeur de chances pour la France » … et j’en passe !
Sa mission n’est pas d’influencer le choix de l’électeur, voire de le lui imposer. Il aura fallu ses méfaits pour découvrir à quoi tient notre liberté de penser !
Il y a les banques dont Goldmann-Sachs et Rothschild qui n’ont pas ménagé leurs peines pour soutenir cet enfant de leur bercail pour le plus grand bonheur d’une mondialisation heureuse !
Il y a le monde de l’entreprise et d’une certaine droite soucieuse de ses avantages et de gens de gauche plus soucieuse de leurs revenus et de leurs places au soleil que du peuple qu’elle devait servir.
Derrière Macron, le jeu est clair aujourd’hui, il y a le dieu « Argent », celui qui prétend diriger le monde par n’importe quel moyen.
Avec Macron, nous assistons, en direct, à un coup d’État perpétré par les banques et par la finance.
Avec Macron, nous assistons, en direct, à un nouveau massacre de la démocratie, digne de celui perpétré par Erdogan en Turquie ou, comme on aime à nous le faire croire, comme Poutine en Russie.
Nous sommes dans la droite ligne de Juncker qui voit dans la voix du peuple une menace pour ses magouilles, lui le spécialiste de la démocratie à petites doses, quand ça l’arrange !
Avec Macron, nous assistons au même mépris du peuple qu’a pu l’afficher la Droite depuis tant d’années : entre le Fouquet's et les brasseries branchées, il y a un symbole qui en dit long !

Mais pourquoi Emmanuel serait-il une catastrophe pour la France ?
Pour s’en convaincre, il suffit de s’en référer à son programme pour y lire l’agenda social des prochaines années : comme il l’avait envisagé lorsqu’il était ministre du gouvernement Hollande, il souhaite accorder plus de liberté aux entreprises pour moduler le temps de travail de leurs employés, même s’il compte maintenir les 35 heures comme durée légale du travail. Une arithmétique dont l’avenir nous dira les secrets !
Il compte ainsi améliorer la compétitivité des entreprises, peu importe les conditions de vie des salariés.
Il souhaite gérer lui-même l’assurance-chômage. Il souhaite la rendre accessible à tous, y compris aux indépendants.
Par contre les allocations seront suspendues après le refus de plus de deux offres d’emploi, peu importe les raisons ou les efforts invoqués par le chômeur.
Il souhaite supprimer au maximum les charges salariales en augmentant la Contribution sociale généralisée.
Il souhaite revoir les conditions fiscales des heures supplémentaires, les rendant peu attrayantes pour les travailleurs.
Par ailleurs, en temps de crise, il estime que ces heures supplémentaires ne devraient pas être payées : solidarité oblige !
Il souhaite réformer l’impôt sur la fortune, en le cantonnant au patrimoine immobilier et non plus financier. Ses amis l’en remercieront : un nouvel exode s’annonce, celui des exilés fiscaux qui envisageraient bien un retour au pays.
Dans la même foulée il promet – dans un délai de trois ans - une exonération de la taxe sur l’habitation pour 80 % des foyers … À voir dans trois ans !
Mais, dans un même temps, il veut imposer le paiement d’un loyer aux propriétaires, faisant peu de cas des efforts que les plus petits d’entre eux ont consentis pour pouvoir se financer un logement.
Il souhaite supprimer, sans les préciser, 120.000 postes de fonctionnaires et faire ainsi une économie de 60 milliards d’euros. Il ne dit rien sur la manière dont fonctionneront, demain, les services publics !
Il souhaite mettre en place un système unique de calcul de la retraite, en supprimant tous les régimes spéciaux (cheminots, policiers …) ; bonjour les rues noires de monde des lendemains d’élection !
Il souhaite enfin renforcer les pouvoirs économiques de l’Europe, assumant pleinement les conséquences budgétaires que tout cela entraîne.
Si dans toutes ces mesures, le monde de la finance trouvera son compte, je ne suis pas sûr que les travailleurs verront cela d’un bon œil.
Certes, les Français voulaient du renouveau … pas sûr que ce soit en mettant en cause leur souveraineté, leur pouvoir d’achat et leurs conditions de vie.
Ses propositions se situent dans la droite ligne de ce que la France vient de connaître, avec cinq années de gestion Hollande.  Et Hollande, ils n’en veulent plus. Son départ devait être la fin d’un cauchemar !
Ce serait alors le retour en force d’une extrême-droite qui séduit aujourd’hui, tout en continuant à faire peur. Rendez-vous dans cinq ans !

Je crains fort que Macron ne soit qu’une marionnette, manipulées par des forces financières peu soucieuses de démocratie et du bien-être des citoyens.
Je crains fort qu’il ne soit qu’une coquille vide, proposant un discours neuf, là où la finance a posé ses jalons depuis longtemps. Peu importe qu’il soit de gauche ou de droite, du moment qu’il soit le garant des bénéfices du CAC40 !
Je crains fort qu’il ne soit que le masque de la dictature de l’Argent qui a décidé d’asservir les peuples pour affirmer sa puissance et sa force.
Il est des jours ou les mots « blancs » ou « nuls » sont une manière de sauver sa peau et de refuser d’être les complices d’une forfaiture.
Il est des jours ou l’abstention devient presque un devoir civique et un honneur retrouvé.

Guy De Smet (25 avril 2017)


-24- ASSEZ !

Jeudi soir, la plus belle avenue du monde ressemblait à un champ de bataille et de mort.
L’État islamique, à travers un de ses fous, venait de semer la terreur sur les Champs Élysées, à une heure de grande affluence.
Nous apprenons par ailleurs que ce criminel aurait des liens étroits avec la Belgique !
Un jeune policier y trouvait la mort, pendant que deux de ses collègues et une touriste subissaient la rage de ce combattant d’Allah.
Cette tragédie qui teinte de sang les rues de la capitale française, survient à trois jours du premier tour des élections présidentielles. Ce sera l’occasion pour les différents candidats de s’exprimer, allant des promesses au n’importe quoi.
À quand des paroles qui deviennent des actes ?

Nous nous inclinons d’abord devant la figure de ce jeune policier, tué bêtement, en service, alors que la route de la vie ne demandait qu’à s’ouvrir devant lui. Il laisse là des gens qui l’aimaient, qui l’estimaient. Il laisse là des projets, des rêves au nom de la bêtise et la méchanceté humaine.
Certes, un hommage national lui sera rendu, mais il aurait tellement été plus honorifique pour les autorités mondiales et françaises de pouvoir élever un monument au terrorisme détruit, si elles s’en étaient donné les moyens.

À travers ce billet d’humeur, j’accuse !
Je dénonce le laxisme de nos lois qui traitent des faits de guerre avec les lois d’un État de Droit.
La guerre demande des lois d’exception et non des mesurettes de bisounours !
Quand on pense que ce terroriste, fiché S, poursuivi et arrêté pour des faits similaires, avait bénéficié d’une remise de peine : on croit rêver !
La guerre demande de se battre avec les armes de l’adversaire, même si, en démocratie, cela fait mal de devoir en arriver là.
J’accuse nos autorités politiques, gouvernementales et parlementaires, de n’être pas à la hauteur de la tâche qui leur a été confiée. Elles sont chargées de la sécurité des populations et elles ne s’en donnent pas les moyens efficaces.
Elles me semblent nettement plus efficaces pour sauver une banque !
Comment pouvons-nous accepter que des combattants partis en Syrie rentrent au pays et y retrouvent une vie quasi normale, après avoir donné quelques explications avec la Justice et reçu quelques aides de la société ?
Comment pouvons-nous accepter que les « Fichés S » et tous ces individus soupçonnés dangereux puissent continuer à vivre librement chez nous, alors que l’expulsion et l’interdiction de territoire pour eux, pour leurs familles et pour leurs réseaux devraient être exigées ?
Comment pouvons-nous accepter que nos prisons deviennent des lieux de radicalisation, alors que les adeptes qui y sont ne devraient même plus respirer l’air qui survole nos contrées ?
Comment pouvons-nous accepter que des salles de prière d’une religion reconnue, comme l’Islam, soient des lieux de prédication de la haine et de l’intolérance, sans aucun contrôle des autorités musulmanes ou de l’État ?
J’accuse toutes celles et tous ceux qui font de la peur de l’amalgame une raison d’immobilisme face au terrorisme.
Les Musulmans qui s’intègrent, qui acceptent de partager les us et coutumes des pays où ils s’installent savent qu’ils n’ont rien à craindre.
Les autres connaissent les risques qu’ils prennent, en ne respectant pas les lois et les coutumes d’un pays.
Si vous, Européens, vous allez vous installer chez eux, aurez-vous tant de choix dans vos modes d’expression ou face à vos exigences ?
Quant aux délinquants, aux terroristes en puissance qui se plaisent à utiliser le masque de l’Islam et du Djihad, qu’ils en tirent les conclusions : nous les pourchasserons partout où ils seront, en espérant que nos lois soient enfin à la hauteur de nos aspirations.
Ils n’ont aucune place chez nous. Ils sont des parias, des exclus, peu importe ce qui les a guidé vers de tels actes.
J’accuse la Belgique et ses irresponsables qui nous gouvernent de laisser à notre pays le rôle de plaque tournante du terrorisme.
Face à autant d’énormités, il suffirait d’avoir le courage de démissionner !
Est-il normal que tous ces criminels qui se livrent à leurs forfaits aux quatre coins de l’Europe passent par la Belgique ?
Est-ce normal d’entendre au lendemain des faits que les autorités étaient au courant et n’ont rien pu faire pour les empêcher de nuire ?
Est-ce normal que la tolérance Zéro ne soit pas une évidence ?
J’accuse l’Europe de se désintéresser du problème.
Ce qui l’intéresse, c’est son rôle de valet de la finance et de « paraître » dans la cour des grands pour des bombardements qui ne servent qu’à sa gloriole.
Avec Schengen, elle a ouvert ses frontières, privant les différentes nations des moyens de protection contre la folie qui depuis des années s’acharne contre une population innocente.

Toutes ces accusations n’empêcheront pas le prochain attentat, dont nous serons peut-être les innocents victimes.
Elles se veulent pourtant un appel à des actes et non plus à des paroles.
Nous ne voulons pas d’un Islam combattant et vindicatif chez nous.
Nous ne voulons pas d’une religion qui tue et qui condamne, poussant des hommes et des femmes au suicide ou à l’opprobre.
Nous ne voulons pas d’un fanatisme qui soit un obstacle à la fraternité et à la liberté.
Nous ne voulons plus compter des morts, parce qu’au nom de l’État de Droit nous n’aurons pas pris les mesures adéquates pour nous protéger.
Vivre chez nous comporte certes des droits, mais aussi des devoirs … il suffit de les assumer et d’être clair face à ce qui est exigé.
Il devient trop facile de pleurer sur le sort des victimes.
Il devient trop banal de parler de la destruction de l’État islamique, alors que ses soldats habitent chez nous, sans être inquiétés.
Il parait que qui veut la fin, veut les moyens !

Guy De Smet (21 avril 2017)


-23- UN COLIS PIÉGÉ

Noyée dans les « magouilles » de sa compagne électorale présidentielle, la France vient de sursauter, ce jeudi, suite à l’explosion d’un colis piégé.
La scène se passe dans les bureaux du siège parisien du FMI.
Une assistante de direction est blessée, en ouvrant le colis.
La veille, c’est le ministère allemand des finances qui est la cible d’une tentative d’explosion : un colis du même type est découvert et neutralisé.
Suite à tous les événements récents, un vent de panique se met à souffler : attentat ?
Cette fois, il ne s’agirait pas d’exploits djihadistes. Les auteurs des faits seraient grecs. Il pourrait s’agir d’un groupe anarchiste grec appelé « Conspiration des cellules de feu ».
Depuis 2008, ce groupe a pris pour cible l’Europe et ses dirigeants. Selon ses membres, l’Europe, avec l’appui du FMI, serait la cause des malheurs du peuple grec. Elle aurait, selon eux, instrumentalisé la dette nationale, mettant le peuple à genoux et opérant un véritable hold-up sur le patrimoine grec.
Les autorités européennes réagissent au quart de tour.
La directrice du FMI parle de « lâcheté ».
Le président français évoque un « attentat » qui demande de rester vigilant.
Bref, l’Europe endosse un costume qu’elle aime : celui de la victime !
Mais, un tel incident a-t-il de quoi nous étonner ?
S’agit-il vraiment d’anarchistes … en n’oubliant pas qu’on est toujours l’anarchiste de quelqu’un ?
Personnellement, cet "incident" me semble un juste retour des choses. Un jour la colère d’un peuple doit s’extérioriser. 
Ne dit-on pas que l’on récolte ce que l’on a semé ?
Le peuple grec avait mis tout son espoir dans l’arrivée au pouvoir de Tsipras. Une nouvelle manière de diriger le pays allait se mettre en place, loin de toute la corruption qui avait anéanti le pays.
Les nantis avaient spolié, sans vergogne, les potentialités d’une nation, s’enrichissant à qui mieux mieux sur le dos des moins favorisés.
Même l’Église n’assumait pas ses devoirs envers l’État, livrant la population aux mains de banquiers véreux et d’une finance débridée.
Tsipras était l’espoir de tout un peuple !
C’était sans compter sur l’Europe, cette autre organisation criminelle par excellence.
L’arrivée au pouvoir de Tsipras était pour elle une menace ! Bonjour, la démocratie !
L’Europe lui volera son scrutin !
Avec l’aide du FMI, elle allait mettre sur pied un plan machiavélique qui devait s’avérer être un plan juteux. 
Dans un premier temps, il fallait pousser le gouvernement grec à passer sous ses fourches caudines et prêter allégeance à la Commission européenne et à sa banque centrale.
Peu importe le résultat des élections, peu importe les aspirations du peuple, il fallait que l’Europe maintienne sa mainmise sur la Grèce qui allait devenir une manne précieuse.
Il fallait imposer des mesures drastiques pour « réduire » la dette grecque, oubliant d’indiquer le nombre de plans illimités qui seraient nécessaire pour arriver à ses fins.
Éric Toussaint, dans un article du 23 décembre 2016 paru sur http://www.cadtm.org/Grece-Les-banques-sont-a-l-origine, nous détaille la genèse de la dette grecque : « L’analyse contenue dans ce texte a été présentée à Athènes le 6 novembre 2016, lors de la réunion de la Commission pour la vérité sur la dette publique grecque ».
Dans cette analyse très sérieuse et très précise, nous découvrons que le drame du peuple grec a été créé de toutes pièces par des banques privées.
Elles ont créé une bulle de crédit qui ne pouvait que leur rapporter gros.
Elles ont ensuite imposé des humiliations au peuple grec, violant ce qu’il a de plus précieux : son bonheur et son avenir. Pudiquement, il s’agissait de se rembourser !
De plan en plan, l’Europe, poussée par des banques, impose des restructurations, des ponctions, des restrictions … jusque dans les domaines élémentaires de l’existence comme les soins de santé ou les biens de première nécessité.
Et la Grèce de Tsipras, au lieu de quitter le navire « Europe » ne cesse de s’étouffer dans des conditions de vie qui font des travailleurs grecs les parias de l’Europe.
Aujourd’hui, l’heure de la colère est arrivée.
Aujourd’hui, des hommes et des femmes qui n’ont plus rien à perdre se font entendre.
Aujourd’hui, la sonnette d’alarme est tirée.
L’explosion de Paris n’est que le premier coup de semonce d’une révolte qui ne peut que sourdre de l’humiliation des peuples.
Il est temps que la finance comprenne qu’elle n’est pas victime d’obscurs anarchistes qui s’opposent à ses lois.
Il est temps qu’elle comprenne qu’elle est le moyen que les hommes se sont donnés pour vivre et pour échanger en toute équité et qu’elle n’est pas une fin en soi.
Il est temps qu’elle comprenne que la vie des hommes et des femmes de ce temps ne se dessine pas selon les courbes de la bourse, mais selon les critères d’une vérité de vie qui s’écrit pour chacun, au quotidien.
Il est temps qu’elle comprenne que nous n’en voulons plus de la crise qu’elle a créée, nous réduisant à survivre, pendant que quelques nantis se prélassent dans les bénéfices d’un hold-up … avec la bénédiction des lois européennes.
C’est ce que les Grecs viennent de lui dire !
Quant à vous, les politiciens et les eurocrates et les FMIstes de tous bords : arrêtez de nous voler et de nous endormir avec une austérité que vous ne touchez même pas du doigt.
Arrêtez de nous mentir et nous expliquer que votre Europe nous apporte le bonheur. Vous avez fait de nous les marionnettes d’une mondialisation qui nous exaspère.
Arrêter de vous en mettre plein les poches « en toute légalité » et de nous imposer des restrictions et des sanctions dont vous ne mesurez pas l’humiliation, confortés que vous êtes par vos magouilles et par votre autisme.
Arrêtez de nous traiter de « populiste » à chaque fois que notre colère devient une ombre sur vos méfaits. Votre attitude devient une insulte et un déni de démocratie.
Arrêtez de voler le peuple
Les « anarchistes » grecs ont atteint le néolibéralisme dans son orgueil ! 
Ils nous rappellent que nous sommes les suivants sur la liste des victimes de la banque et de la finance.
Ne pas les entendre, serait allumer une poudrière dont l’ampleur de l’explosion ne pourra se mesurer !
Et si une révolution était en route ?

Guy De Smet (17 mars 2017)


-22- UNE VITRINE DE NOS EGOÏSMES

La Cour Européenne de Justice vient de rendre un arrêt qui restera gravé dans les annales des grandes injustices qui ont défiguré nos démocraties.
Selon elle, « les États membres européens ne sont pas tenus de délivrer des visas aux réfugiés qui sont en danger ».
De telles demandes dépendraient du seul droit national !
Et nous qui croyions que Judas s’était suicidé !
Elle défend sa décision par un argument qui laisse rêveur : « Permettre à des ressortissants de pays tiers d'introduire des demandes de visa afin d'obtenir le bénéfice d'une protection internationale dans l'État membre de leur choix, porterait atteinte à l'économie générale du système institué par l'Union pour déterminer l’État membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale ».
Il n’en fallait pas plus pour que le secrétaire d’État à l’asile belge ne jubile et ne crie victoire !
Quand il refuse une main tendue à un papa, à une maman et à ses trois enfants vivant dans l’enfer d’Alep, il peut désormais garder la tête haute et dormir en paix !
Minable et criminel !
Sur les réseaux sociaux sa joie est partagée par des dizaines d’internautes qui trouvent là une justification à leur rejet des migrants et des étrangers.
Pauvre Europe … Pauvre Belgique … !
Espérons que jamais nous n’ayons à quémander la solidarité des autres !

Étranger, mon frère, ma sœur, quand je lis cette décision de justice, j’ai honte.
Honte de vivre en Occident !
Honte de vivre dans des pays qui se pavanent derrière l’idée des Droits de l’Homme !
Honte d’être belge ou encore européen !
Tu n’as pas demandé à ce que ton pays devienne le lieu d’affrontement ou d’indifférence des grandes puissances.
Tu voulais, comme chacun d’entre nous, être heureux et te construire un avenir.
Tu as cru en nos belles paroles appelant à la paix et à la justice.
Tu as entendu nos appels à la solidarité et à la fraternité.
Tu y croyais … mais voilà, tout s’est rapidement effondré pour toi.
La guerre qui détruit ton village, la famine qui hante tes quotidiens, l’Occident n’en a que faire.
Vivre des richesses de ton sous-sol lui suffit !
L’avenir de ta famille, la sécurité de tes enfants, la dignité qui t’habite, c’est le dernier de nos soucis.
Tu t’es buté à nos barbelés. Tu t’es heurté à nos poings fermés. Tu as subi nos humiliations. Tu as été sali par nos propos racistes et par les nuits d’enfer que tu as connues sur nos routes.
Nos tracasseries administratives ont été les lendemains des bombardements que tu avais connus. Un cauchemar qui se poursuit !
Nos centres fermés et nos décisions arbitraires ont été les coups de poignard dans le dos que nous t’avons infligés.
Nos peurs, notre ignorance ont été nos boucliers face à la terreur qui accompagnait ton exode.
Nous ne pouvions accueillir toute la misère du monde, t’avons-nous laissé entendre avec colère.
Nous devions nous protéger contre d’éventuels terroristes.
En regardant ton visage, en te voyant désespérés dans ces conditions pitoyables de camps de fortune, j’ai honte.
J’ai honte de cette société que j’ai, avec d’autres, laissé mettre en place. Tout y est basé sur l’argent. Tout se calcule en termes de rentabilité ou de compétitivité.
Pour un peu d’argent, nous avons laissé sacrifié l’humain : j’ai honte !
J’ai honte de ces dirigeants qui, comme Francken, parlent en notre nom pour te mépriser. Leur politique est la négation de l’homme. Elle est le masque d’une société qui n’arrive plus à camoufler ses magouilles.
J’ai honte de cette Europe qui t’enferme derrière des quotas ou derrière des barbelés. Elle est un nid de malversations, de corruption à mille lieues des rêves des pères fondateurs, au lendemain de la guerre.
J’ai honte, mais cela ne suffit pas !
Je ne peux pas laisser l’honneur d’un homme, tel qu’il se lit dans ton visage, être bafoué et humilié.
Je ne peux pas tolérer que les aspirations démocratiques auxquelles nous tenons tant soient « cassées », par la dictature de la Finance et celle de ses valets politiques, dont cette absurdité qu’est l’Europe de la finance.
Je ne peux pas admettre que des nations, des travailleurs soient mis à genoux au nom des concepts de rentabilité ou de compétitivité.
Je ne peux pas me résigner à voir la liberté syndicale, ou n’importe quelle autre, murée dans le silence, pour permettre une meilleure exploitation de l’homme.
Nos dirigeants nous ont dit qu’il n’y avait pas de moyens pour t’accueillir ou pour te délivrer un visa humanitaire.
Il n’y en a pas non plus pour les malades qui demandent des soins de plus en plus onéreux.
Il n’y en a pas non plus pour aider les jeunes qui voudraient accéder au monde de l’emploi.
Il n’y en pas non plus pour les chômeurs qu’il est préférable d’insulter que d’entendre.
Il n’y en a pas non plus pour les travailleurs qui ne savent plus affronter la hausse du coût de la vie.
Il n’y en a pas non plus pour les familles qu’on préfère sacrifier sur l’autel de la flexibilité du temps de travail plutôt que de leur permettre de vivre décemment.
Il n’y en a pas non plus pour les retraités qui n’ont qu’à pas vivre aussi vieux.
Par contre, il y a de l’argent pour des entreprises qui délocalisent ou qui proposent des emplois précaires.
Il y a de l’argent pour les avantages et les primes de nos politiciens, confondus ces derniers temps, la main dans la caisse « en toute l'égalité ».
Il y a de l’argent à offrir aux candidats riches en quête de paradis ou d’avantages fiscaux.
Il y en a pour les banques qui, grâce aux dettes souveraines qu’elles entretiennent, savourent les bénéfices qu’elles engrangent.
Mon frère, ma sœur, toi qui as fui des conditions de vie misérables, ils ne t’ont pas dit à la frontière que ta misère tombait bien.
Elle arrivait au moment où la finance exigeait une austérité qui allait faire mal et qui allait déplaire.
Elle arrivait aussi bien que les attentats que nous avons connus. Ils allaient camoufler un autre attentat, commis au quotidien, par le moindre banquier.
Elle arrivait au moment favorable qui allait permettre à la finance et à ses valets d’opérer en douceur un coup d’état dont le simple citoyen allait être la victime première.
Elle arrivait bien, car elle allait fournir une main-d’œuvre choisie qui pourrait être exploitée sans limite.
Il fallait un bouc-émissaire, un innocent à massacrer : tu tombais bien !
Il fallait un poteau indicateur du coupable : nos ministres ont endossé le rôle avec délectation, dont le sinistre Francken qui pollue la Belgique.
Il fallait une victime : les droits de l’Homme qui sont devenus les droits des plus riches.
Un jour, ce monde occidental se réveillera.
Une explosion de colère détruira cette société que nous avons laissé mettre en place.
Les hommes et les femmes libres casseront cette finance qui tue en s’imposant : ce sera l’heure de la fin d’une civilisation et de la fin d’un monde.
Ce jour-là, tu deviendras enfin un frère une sœur … sera-t-il encore temps de  te tendre les bras ?

Guy De Smet (17 mars 2017)

-21- WATERLOO, MORNE PLAINE !


Si Pour Napoléon Bonaparte, Waterloo fut la fin d’un rêve d’empire, pour notre société belge, Waterloo reste le funeste champ de bataille de l’indécence.
La société Lidl a sollicité auprès de la Région wallonne, un permis de construire un magasin, à l’entrée de la ville de Waterloo. Le ministre Marcourt, en toute logique de concurrence commerciale, a donné son accord à ce projet.
Depuis lors, Monsieur Cédric Tumelaire, échevin MR de l’urbanisme affiche sa rage.
Non seulement le ministre n’a pas tenu compte de l’avis négatif de la ville, mais en plus cette autorisation et cette implantation vont nuire scandaleusement à l’image de la ville.
Il y voit une « hérésie » commerciale. Il n’y voit aucune utilité. Il estime qu’un tel magasin n’a pas sa place auprès d’un quartier résidentiel. De plus ses 77 places de parking et ses 2.500 M² sont une très mauvaise image de marque pour la Wallonie à l’entrée de sa ville.
De tels propos ne sont pas sans me rappeler des termes analogues, entendus lors de l’implantation d’un institut pour sourds-muets dans les quartiers huppés de la citadelle de Namur. Une dame y voyait une tache dans le paysage, alors que tant d’œuvres d’architectes pourraient mériter le même qualificatif ! 
Lidl, Aldi se sont aussi des clients. Ce sont des hommes et des femmes qui savent ce que compter veut dire. Les fins de mois sont difficiles, les salaires sont bloqués, un goût amer de pauvreté est même venue titiller une certaine classe moyenne.
Ce type de magasin est pour eux une nécessité … dont l’échevin ne semble pas mesurer l’importance.
Ces clients doivent cela à la société libérale qui a inventé une crise et qui a imposé une austérité, dont les victimes sont les classes laborieuses, existant aussi sur le territoire de Waterloo. Tiens Michel et consorts ne seraient-ils pas du même bord politique que l’échevin ?
Quel mépris !
Je ne suis pas convaincu que ce sera Lidl qui « salira » l’entrée de la ville de Waterloo.
D’autres personnages se sont chargés d’entacher la cité d’un renom peu enviable.
L’échevin ne le sait peut-être pas, mais nous n’avons pas oublié le nom de Serge Kubla, ancien bourgmestre MR de la ville et député wallon.
Nous n’avons pas oublié son impossibilité d’assurer encore ses mandats politiques pour des raisons judiciaires.
Nous n’avons pas oublié les démêlés judiciaires qui s’inscriraient désormais au fronton de la ville qu’il a dirigée.
Nous n’avons pas oublié qu’il n’aurait pas supporté un passage par la case "prison", jugée trop humiliante pour lui.
Nous n’avons pas oublié que son nom resterait associé à des dossiers de corruption et de malversations financières. La presse s’en fait l’écho, chaque jour !
Nous n’avons pas oublié qu’une certaine idée de la politique, telle que celle dévoilée à travers l’affaire Publifin, n’oblige pas certains mandataires à fréquenter ce genre de magasins « hard discount ».
Jusqu’où ira l’indécence de nos mandataires publics ?
Jusqu’où ira leur mépris d’une population, sans laquelle, pourtant, ils ne sont rien.
Jusqu’où ira l’arrogance de ces riches qui iraient bien jusqu’à refuser à ceux qui ne sont pas de leur monde, les petits plaisirs de la vie ?
Waterloo, tu es restée une bien morne plaine.
Ce n’est plus le sang des soldats qui abreuve ton sol, c’est, aujourd’hui, le cloaque des propos de nantis qui rêvent de réserves naturelles dans lesquelles ils pourraient s’ébattre en toute indécence, loin de tous ces pauvres qui risqueraient de leur cacher le soleil ?
Ce n’est plus la valeur d’un homme qui mérite ton combat, mais les privilèges de quelques-uns qui seraient ton unique patrimoine.
Ce n’est plus le drapeau d’une victoire et d’une liberté qui se lève dans ton ciel, mais les cris de colère d’hommes et de femmes que tu méprises, parce qu’ils ne sont pas de ton monde.
Lidl, lui, peut fièrement placer son enseigne, en toute honnêteté et en toute transparence.
Ce n’est pas l’apanage de tes mandataires qui ont fait de la corruption un chemin politique qui nous salit.

Guy De Smet (4 mars 2017)


-20- APPEL DE MIKIS THEODORAKIS

Ce célèbre compositeur grec fut aussi une figure emblématique de la résistance au régime des Colonels qui a défiguré son pays.
Aujourd’hui, face à la crise qui humilie et détruit son peuple, il a repris du service.
À travers ces billets d’humeur, il m’a semblé judicieux de lui laisser la parole : « Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. Ne croyez pas vos gouvernements lorsqu’ils prétendent que votre argent sert à aider la Grèce. (…)
Leurs programmes de « sauvetage de la Grèce » aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle.
Il n’y pas d’autre solution que de remplacer l’actuel modèle économique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d’un contrôle drastique de la Finance.
Si les États ne s’imposent pas sur les marchés, ces derniers les engloutiront, en même temps que la démocratie et tous les acquis de la civilisation européenne.
La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches. Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elles-mêmes générées sous forme de dettes.
Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire fut le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté et d’Europe. (…)
Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt.
Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour.
Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. (...)
Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en Tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme ».

Les banques, la loi du marché, la mondialisation économique, la corruption politique encouragée par la finance, l’Europe, le Fonds Monétaire International … autant de noms différents pour identifier notre seul ennemi : LA FINANCE !
Elle nous asphyxie au quotidien.
Elle nous asservit en nous imposant ses lois et ses conditions.
Elle tue l’emploi et l’avenir de millions d’hommes et de femmes.
Elle sacrifie les générations de demain.
Elle pourrit et corrompt notre démocratie et notre vivre ensemble.
Elle rejette la moindre idée de moralité et d’honnêteté, faisant de notre monde une jungle dans laquelle ne règne que la loi du plus fort et du plus riche.
Faudra-t-il encore d’autres humiliations de peuples comme la Grèce, faudra-t-il encore d’autres « Messie » à la Trump ou à la Marine Le Pen, faudra-t-il encore d’autres Brexit ou d’autres voix d’insoumis pour que nous nous réveillions et que nous entrions en résistance ?
Faudra-t-il encore d’autres Caterpillar, d’autres plans sociaux d’entreprises, désastreux d’un point de vie humain et de justice sociale ?
Faudra-t-il encore accepter, sans raison, d’autres frais bancaires injustifiés ou d’autres décisions autoritaires de votre banquier ?
Faudra-t-il encore supporter d’autres arrogances de l’Europe ou des valets politiques qui nous méprisent, en clouant les citoyens, vous et moi, au sol de leur indifférence ?
Et si nous osions répondre : NON ?
Si telle est notre réponse : unissons-nous !

Guy De Smet (24 février 2017)

-19- LE DÉRAPAGE DE TROP !

Suite au déferlement des scandales politico-financiers sur notre pays, ces dernières semaines, suite à l’incompréhension et la colère des citoyens, nos mandataires publics ont bien du mal à se contenir.
Le dernier énervement en date, nous le devons à Rudy Demotte, Ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
« Le lien à l’argent est devenu de plus en plus compliqué dans nos sociétés. Le politique a le lien à l'argent que l'Église a à la pédophilie. On sent qu’il y a quelque chose d’extrêmement tabou dans la façon d’aborder les choses », déclare-t-il sur les ondes d’une radio nationale.
Un peu simple et outrageant, comme raisonnement … et surtout une très mauvaise manière de justifier l’injustifiable.
En plus, dans la bouche de certains mandataires socialistes, un tel commentaire a un goût nauséabond !
Leur anticléricalisme primaire ne camouflera pas leur gestion dramatique du bien commun !
Auraient-ils oublié que la pédophilie n’est pas liée qu’au comportement criminel de certains responsables d’Église. Il a, malheureusement, entaché aussi la "virginité" de certains responsables politiques, dont les murs de boîtes de nuit ou l’air des bords du Grand Large pourraient encore témoigner !
Il n’est jamais adroit de vouloir minimiser ses propres errements, en mettant en avant ceux des autres !

Il y a quelques années, les accusations de pédophilie faisaient l’actualité de l’Église.
Avant d’être le crime d’une institution, elle était celui d’hommes et de femmes qui, pour des raisons que la justice a mise en lumière, n’ont pas hésité à massacrer l’innocence qu’ils fréquentaient et face à laquelle ils avaient des responsabilités.
Des jugements ont été prononcés, des condamnations ont sanctionné ces comportements malades et pervers, des tombes ont été violées, des perquisitions médiatiques ont été opérées, des indemnités ont été payées, après avoir été réclamées par des mandataires socialistes, assez bons donneurs de leçons. Leurs propos restent gravés dans ma mémoire !
Nous savons aujourd’hui que le comportement des évêques et des responsables fut loin d’être adroit, laissant des victimes dans le désarroi le plus profond.
Depuis lors, des progrès ont été faits. Des mesures ont été prises, jusque dans la formation des prêtres … le drame reste, lui, entier !
Le combat demande toutefois une vigilance de tous les instants : quoi de plus difficile que de « prévenir » des pulsions !

Aujourd’hui, ce sont d’autres tabous, sans rapport, qui sont dévoilés : la corruption qui guette, au point parfois d’y sombrer, le monde politique.
Il n’est pas là question d’un tabou qui aurait été violé !
Il est question d’un comportement désastreux qui se traduit par une insulte et un mépris des citoyens, sans qui le politicien n’est rien.
Ces « administrateurs » véreux ne semblent pas avoir compris qu’avant d’être une source d’enrichissement personnel, un mandat est un « service ».
Ils ne semblent pas avoir compris que leur première tâche est d’être un « veilleur », chargé d’améliorer le vécu des citoyens et non un Harpagon veillant sur sa cassette.
Tout travail mérite salaire. Il n’est pas nécessaire qu’il devienne un camouflet pour ceux dont ils dépendent et à qui ils ont des comptes à rendre.
Les sommes évoquées crient vengeance au ciel, même si les talents des concernés parviennent à les justifier.
Ces sommes, les électeurs qui leur faisaient confiance, ne les toucheront jamais des doigts. Ils la ressentent, aujourd’hui, comme une trahison qui se paiera.
Il s’agit donc de « fautes politiques » personnelles !
Mais elles sont plus que cela !
Depuis toujours, les mandats politiques, issus du suffrage universel, ouvrent aux partis les portes d’intercommunales, aux perspectives juteuses.
Le prétexte qui fait saliver les partis, c’est de veiller aux biens du peuple : son électricité, l’eau, les médias … On aurait presque avoir envie de les croire quand ils se font ainsi les chantres de la Démocratie !
Il aura fallu les indiscrétions de la presse pour nous dévoiler, ce que nous pressentions depuis longtemps.
C’est ainsi que de « personnelle », la faute devient celle d’un « système », d’une « particratie » qui nous déshonore !
Certes, tous ces faits semblent bien « légaux », d’autant plus que ceux qui font ces lois sont les mêmes que ceux qui en profitent. Mais sont-ils bien « moraux » ?
Cette dernière question ne semble pas trop effleurer le monde politique.
La Flandre, qui semblait laver plus blanc que blanc, se réveille avec des lendemains bien pourris, mais qu’il faut relativiser, disent ses représentants.
Les socialistes prévoient un retour à la morale d’ici 2024, autant dire que l’urgence est renvoyée aux calendes grecques.
Les Libéraux limiteraient bien le cumul des mandants à 4 ! Le peuple, lui, ne veut plus de ces cumuls !
Le CDH reste bien gêné aux entournures, face à ces scandales qui l’éclaboussent aussi.
L’Europe, qui se complait dans ses compromissions, pousse la Grèce au suicide.
La France se cherche un président en espérant ne pas devoir transférer le palais présidentiel à la prison de la Santé.
Les populismes et les colères des peuples, dans le sillage de Monsieur Trump, montent au créneau.
Quel sera l’avenir, issu de ces « fautes personnelles » ?

Mais si le crime a été dévoilé, contrairement au suivi des faits de pédophilie, il n’est guère question de « remboursement ».
Or, le peuple a été volé. C’est bien de l’argent public qui a été dilapidé, faisant de l’enrichissement personnel de quelques nantis du pouvoir l’expression de leur mépris.
Le peuple s’est vu imposer une austérité morbide. Il a croulé sous la hausse des prix et le gel des salaires. Il a vu ses soins de santé réduits à peau de chagrin. Il a vu ses retraites repoussées dans des avenirs incertains. Il a entendu des promesses d’emplois lui offrant le statut de la précarité.
Il lui a même été dit qu’il « vivait au-dessus de ses moyens ».
Et s’il était venu le temps de passer à la caisse ?
S’il était venu le temps d’éliminer tous ces véreux qui disent, mais ne font pas ?
S’il était venu le temps pour le peuple de prendre lui-même son avenir entre ses mains ?

Si pédophilie et corruption ont été deux tabous. Ils sont aujourd’hui deux crimes qui demandent le même traitement !
Le peuple saura les juger !

Guy De Smet (21 février 2017)


-18- ILS N’ONT TROUVÉ QUE ÇA !

Malgré l’opposition des peuples – et parfois de leurs représentants – l’Europe a voté le CETA, l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Europe.
Face à la contestation, il a bien fallu trouver un argument pour endormir les consciences : « Le commerce entraîne la croissance et la croissance entraîne des emplois », selon le ministre canadien du commerce international.
Cette remarque stupide tombe, alors qu’un peu partout, les travailleurs croulent sous les plans sociaux, les délocalisations, les impôts suite aux déficits chroniques des États …
Cette promesse de croissance ne peut que réjouir le monde de l’entreprise et ses actionnaires qui voient là l’ouverture de perspectives juteuses et rentables. Que du bonheur, à les entendre !
Imaginez !
Les marchés publics européens vont pouvoir s’ouvrir sur le vaste Canada. Nous aurons ainsi l’opportunité de construire des autoroutes, à l’autre bout du monde. Si nous commencions déjà par entretenir celles qui font notre cauchemar au quotidien ?
Nous allons bientôt trouver dans nos assiettes des entrecôtes canadiennes. Une merveille, paraît-il, dont nous ne calculerons pas la taxe carbone. La viande de chez nous serait-elle devenue désuète et ceux qui la produisent, sans le soutien de grandes filières, n’ont-ils qu’à crever ?
Les seules choses qui semblent compter, ce sont l’importance des parts de marché, le flux des bénéfices et la création de nouvelles richesses qui profiteront à quelques-uns, dont la spéculation est le secret et les paradis fiscaux, l’oasis.
Une mondialisation morbide veut se maintenir, jouant le jeu de grands groupes financiers et industriels, alors que le citoyen ne cesse de crier : « stop ».
Le phénomène Trump, le Brexit sont autant d’indices du rejet des peuples qui, face à tous ces grands ensembles, préfèrent, faute de mieux, le repli sur soi et un certain protectionnisme.

Les tenants du CETA ont enregistré cette contestation, bien décidés à n’en pas tenir compte.
Ils ont alors mis en avant un effet du traité qui ne devrait que nous séduire : il va générer des emplois … à l’heure de la numérisation.
Or que voyons-nous, un peu partout dans le monde, et donc aussi chez nous ?
Malgré un taux de chômage important, dont nos responsables aiment trafiquer les chiffres pour les tourner à leur avantage, il est question chaque jour de « nouvelles créations d’emplois ».
En soi, une bonne nouvelle, si on ne la décortique pas.
Quels types d’emplois sont créés ? Précaires ou pérennes ?
Quelle est la durée d’un contrat de travail en 2017 ? CDD ou CDI ?
Au prix de quels sacrifices, des emplois sont-ils proposés aux travailleurs : flexibilité des horaires, durée des carrières, pénibilité, dangers pour la santé et la vie de famille … ?
Au prix de quels chantages, les accords professionnels poussent-ils les syndicats à trahir leurs affiliés ?
L’Allemagne a ainsi créé le statut de « travailleur pauvre » et nous lui avons emboité le pas.
De plus, ces « créations d’emplois » ne peuvent nous faire oublier les effets des restructurations d’’entreprises ou encore leurs délocalisations vers des zones plus esclavagistes et donc plus rentables.
Qui ne connait pas, aujourd’hui, autour de chez lui, un travailleur qui vit l’angoisse face à son avenir et face à celui de sa famille ?
Et puis, créer plus d’emplois, à l’heure d’une automatisation forcenée qui se met en place … est-ce bien réaliste ?
On nous parle bien de nouveaux emplois, de créativité, mais n’empêche que là où une machine est installée, des emplois sont sacrifiés. En arithmétique, un plus un font toujours deux !
Un mensonge de plus à l’actif de nos mandataires publics et de ces eurodéputés vendus à la finance !

Il existe d’autres raisons de s’opposer aux effets pervers de cette mondialisation sauvage, dont le CETA est le signe.
L’Europe et le Canada ont élaboré ce traité, loin de toute idée de « transparence ».
Ce qui aurait dû être un débat démocratique, mené par des « peuples souverains » n’a été qu’une forfaiture discrète et secrète.
Il a été confié à des technocrates, dont le seul souci était de rencontrer les exigences des tenants de la finance, guidés par des lobbies en tous genres.
Les débats parlementaires sont prévus après la ratification … et tant pis pour ceux qui oseraient émettre des avis négatifs : la Wallonie en sait quelque chose !
Nous avions déjà connu ça lors de la mise en place de la constitution européenne ou lors de ces traités qui, comme Schengen, font notre cauchemar, au quotidien.
L’Europe fonctionne comme une dictature et, sous l’ère Juncker, noyée dans la sénilité d’un vieillard luxembourgeois, elle est une dictature qui se passe de l’avis et du bien-être du peuple. Priorité à l’argent !
Ses commissaires sont outrés quand on les accuse de « coup d’état » … N’y aurait-il que la vérité qui blesse ?

Une autre raison de contester violemment le CETA, c’est la mainmise des multinationales sur le sort des États.
Désormais, elles pourront contester, devant un tribunal, des normes environnementales ou autres, « démocratiquement » fixées par les États.
Les mandataires se promettent de nous protéger par l’avis de juges indépendants, alors que la seule idée de pouvoir remettre en question une loi voulue par un État devrait leur être insupportable.
Les multinationales ne sont pas des œuvres philanthropiques. Leur seul souci est de générer des richesses et d’agrandir leur pouvoir économique.
Elles n’ont aucun souci des conditions de vie des travailleurs ou des intérêts des États et de leurs populations. Ce qui importe, c’est sa domination et sa rentabilité … peu importe les moyens.
Pour arriver à leurs fins, elles continueront d’abreuver les politiciens d’avantages substantiels qui endormiront la moindre velléité de vigilance démocratique.
Il ne s’agit pas là de « populisme », mais bien de sinistres constatations au vu de l’actualité des « affaires » politiques qui pourrissent notre vivre ensemble.
Peuple, réveille-toi !

Ils te volent ton bien-être.
Ils te volent ton pouvoir.
Ils te sacrifient sur l’autel de la finance, au nom de petits intérêts sordides qui deviennent leur seule ambition politique.
Ils détruisent tes emplois, ton repos, tes manières de vivre, au nom de leur nouveau métier de « Valets de l’Argent ».
Réveille-toi et crée un mur, pas contre ton voisin, pas contre l’étranger, mais contre l’utilisation assassine de l’argent et contre ceux qui te l’imposent.
Réveille-toi et corrige tes manières de consommer, loin des diktats des entreprises.
Réveille-toi, l’heure d’un changement s’impose.
Jadis, les révolutionnaires prenaient les armes. Aujourd’hui ta seule baïonnette, ce sera celle de ta voix que tu déposeras dans l’urne, lors des élections … Fais-en bon usage !

Guy De Smet (16 février 2017)


-17- UN DIVORCE

Depuis des mois, notre pays, comme le reste du monde occidental, est envahi par des ondes toxiques.
Une vaste dépression, à forte connotation de scandale politique, déferle sur nos régions, y semant tempête, colère et incompréhension.
Elle met en présence des conflits de vents contraires qui pourraient bien mettre en danger notre modèle de vie sociale.
Chaque jour, un peu plus, nous découvrons que la soif de pouvoir qui habite nos responsables ne semble guère guidée par le souci du service des citoyens et de la cité. Elle semble être bien plus pragmatique, toute imprégnée par un attrait pour l’argent que toute cette « carrière » politique génère.
Certains parmi eux, pas des moindres, estiment qu’ils « méritent » d’être mieux rémunérés, sans quoi nous risquerions de devoir nous passer de leurs « incompétences ».
Ils trouvent « légal » de cumuler des mandats qui leur permettent d’engranger et de cumuler de substantiels bénéfices, faisant de leurs fonctions et parfois de leurs incohérences une source non-négligeable de revenus.
Ils estiment « légal » de bénéficier d’avantages, de primes, de retraites surréalistes : la démocratie serait à ce prix !
Ils parviennent à justifier, durant des heures et des jours, des sommes que de simples citoyens ne peuvent engranger qu’au terme, éventuellement, d’une vie.
Savoir si tout cela est bien « moral » ne semble guère les tracasser !
Pendant ce temps-là, ils nous imposent des taxes, des efforts, estimant que le Belge, que l’Occidental vit au-dessus de ses moyens.
Il faudra donc apprendre à se serrer la ceinture : crise oblige !
Il faudra se passer de soins de santé, d’une entraide via la sécurité sociale : crise oblige !
Il faudra allonger la carrière de travail, même s’il n’y en a pas pour tout le monde : crise oblige !
Il faudra éviter d’envisager une retraite méritée et prévoir une flexibilité des horaires de travail : crise oblige !
Il faudra se contenter d’une hausse des prix et de fins de mois difficiles, ainsi que de salaires bloqués, alors que quelques nantis profiteront du système sans encombre : crise oblige !
Il faudra envisager une « moralisation » de la politique, mais plus tard, en 2024 !
Serions-nous en plein cauchemar : le candidat pour qui nous avions voté est-il bien le même que celui qui prend ces mesures ? La démocratie est-elle encore de mise ?

Pauvre politicien !
Nous aurions presque envie de le plaindre.
Si certains n’y voyaient qu’une carrière juteuse, dans les traces de « papa », d’autres y sont venus – j’ose le croire - le cœur rempli d’idéal.
Leur idée était de servir les citoyens, d’envisager, avec eux, une société plus juste et plus humaine, plus fraternelle et plus pacifique … Un bonheur pour tous !
Jeunes militants, ils ont placé toutes leurs énergies dans ce combat, faisant de la confrontation des projets, un stimulant pour un meilleur vivre ensemble.
Hélas, ils sont, rapidement, tombés dans les griffes de partis, vendus aux intérêts des tenants d’un modèle de société.
Les lobbies, le monde de l’argent, sont là, aux commandes d’une mondialisation que rien ne peut remettre en cause. Une dictature nous l’impose !
Les gouvernants sont leurs outils, leurs valets pour faire réussir leurs plans.
Pour les attirer dans leurs filets, ils ont employé l’argent. Ils ont créé des fonctions, des mandats aux bénéfices intéressants, auxquels il semble difficile de résister.
Aujourd’hui, la moindre des décisions politiques se prend dans l’intérêt de la finance et de ses actionnaires. Celui du travailleur, du citoyen, de l’électeur n’est qu’un dégât collatéral.
Quand un Premier-Ministre, en Belgique, se réjouit de la création d’emplois. Il oublie d’évoquer le massacre social, les destructions d’emplois, la qualité des nouveaux postes … le tout, au profit de la compétitivité et de la rentabilité du Capital.
Quand un Théo Francken nous met en garde contre les difficultés probables de nos éventuels voyages aux États-Unis, ce qui le guide ce n’est pas la défense de la démocratie, mais c’est bien plutôt la valeur du marché commercial que ce pays représenterait.
Quand La De Block permet à un médicament comme le Pantomed de passer de 9 € à 34 €, ce n’est pas la santé du patient qui la guide, mais les lobbies pharmaceutiques qui la dirigent. Et, ce n’est là qu’un exemple !
Mais, tout cela ne serait que du « populisme » !

Pauvre politicien, pauvre société !
Ce qu’ils n’ont pas vu venir, c’est la colère des peuples.
En Roumanie, les citoyens font le siège du gouvernement.
Aux États-Unis, les citoyens ont renvoyé l’establishment à leurs magouilles.
En France, Les citoyens rejettent la corruption « légale » de François Fillon.
En Grande-Bretagne, un Brexit cinglant est venu défigurer une Europe empêtrée dans ses malversations et dans sa cupidité.
Chez nous, des voix se font entendre qui pourraient bien modifier notre avenir.
Aujourd’hui, la procédure de divorce est enclenchée entre le citoyen et le monde politique.
Nous n’en voulons plus de leurs promesses stériles et de leurs habitudes pourries.
Nous n’en voulons plus de leurs politiques sans rêve et sans perspective.
Nous n’en voulons plus de leur austérité qui profite à quelques-uns et que nos dirigeants prennent bien soin de ne pas s’appliquer.
Nous n’en voulons plus de leurs débats lénifiants sur ce qu’ils estimeraient moral et légal.
Place à d’autres chemins !
Place à d’autres projets de société, dans lesquels le bonheur de tous et l’harmonie du monde seront pris en compte.
Place à d’autres hommes et à d’autres femmes qui, loin des impasses des politiques traditionnelles, oseront, avec tous, un monde plus juste et plus fraternel.
Une révolution est en route : qui serions-nous pour en briser l’élan ?
Laissons résonner en nous cette dernière réflexion de Louis XVI, face au peuple envahissant Versailles : « Une révolte ? – Non, Sire ! Une révolution ! »

Guy De Smet (13 février 2017)


-16- MESSIEURS QU’ON NOMME GRANDS …

Comme dans la chanson, j’ai envie de vous écrire une lettre.
Notre monde ne va pas bien !
Des régions du monde sont frappées par la guerre, par la famine, par une misère noire.
Des êtres humains errent dans des camps ou dans des bidonvilles, à l’orée de nos grandes villes. Des files de réfugiés obscurcissent nos consciences.
Un populisme se développe, qui chaque jour, traduit la peur d’hommes et de femmes qui se sentent oubliés par des politiques qui les assomment.
L’accession de Trump à la présidence des États-Unis en est devenue un signe et une menace pour la paix … comme a pu l’être l’accession démocratique au pouvoir d’un certain Hitler.
Une crise économique et sociale ne cesse de faire des ravages, plongeant des populations entières dans l’angoisse et dans l’incertitude : des plans sociaux, des dérives de délocalisation, un taux de chômage et une numérisation qui ouvrent la perspective de lendemains sombres pour l’emploi …
Des jeunes qui n’osent plus croire en l’avenir, comme s’il n’y avait pas de place pour eux dans l’auberge des rêves de bonheur.
Des familles qui se sentent précarisées et menacées par des entreprises qui ont sacrifié l’humain, au nom d’une course aux bénéfices.
Des hommes et des femmes qui se sentent abandonnés par ceux qui les dirigent ! L’exclusion est le sentiment qui les oppresse !
Et pendant ce temps-là, vous, les gouvernants de ce monde, vous ne cessez de nous livrer un pitoyable spectacle !
En Wallonie, depuis de semaines, il n’est question que de collusions entre le monde politique et celui de la finance.
Publifin, Nethys … des noms réduits à des synonymes d’un scandale !
Il y est question de sommes astronomiques pour une simple participation de mandataires publics à une réunion.
Les sommes octroyées, vous vous permettez de les justifier et de les trouver « normales ».
Certains, comme Louis Michel, estiment qu’un politicien doit être mieux rémunéré. Il cite des chiffres qu’un travailleur ne touchera jamais des mains, alors que ce qu’il fait, au quotidien, crée, lui, pourtant, des richesses.
Ils en arrivent à trouver cela « légal », même si des questions « morales » crèvent les yeux.
Ils en discutent pendant des heures, des jours. Cela semble devenir leur seule préoccupation, pendant que chaque jour apporte son lot de difficultés pour les simples citoyens que nous sommes.
En France, les différents candidats aux élections présidentielles résonnent du bruit des « casseroles » qui les poursuivent.
François Fillon se confond en excuses pour des emplois familiaux contestables, mais « légaux » et des sommes qui sont une injure aux simples citoyens.
Emmanuel Macron « oublie » d’évaluer » la valeur de son patrimoine, échappant à l’impôt sur la fortune.
Marine Le Pen et son parti jonglent avec des sommes à rembourser, allant jusqu’à s’engager dans un conflit avec la Commission européenne.
« Douce France, beau pays de mon enfance », te voici bien mal embarquée !
Chez Caterpillar, le monde de la finance, à l’instar de la politique, a lui aussi une curieuse façon d’envisager l’équité.
Les primes de départ des cadres seraient supérieures à celles des travailleurs … et il nous faudrait trouver cela normal !
La finance a plongé le monde dans une crise grave. La voilà aidée par Trump qui relance la possibilité de déréguler le fonctionnement des banques, porte ouverte à une nouvelle aventure désastreuse.
Elle impose des frais, des primes, des sauvetages d’entreprises, des délocalisations arbitraires, des hausses de prix, des plans d’économie … sans qu’elle ne soit en rien mandatée par une quelconque instance démocratique. Le chantage est son mode de gouvernance ! « Marche ou crève », sa devise !
L’Europe se comporte ainsi, à nos portes, en une véritable dictature financière qui risque bien d’exploser un jour !
L’exemple des Insoumis de partout, des Nuits debout, de la Roumanie pourraient bien nous inspirer, un jour !

« Messieurs qu’on nomme grands, je vous dresse une lettre, que vous lirez peut-être, si vous avez le temps »
Nous n’en voulons plus de votre politique corrompue et indigne qui fait de nous des contribuables « pressés » comme de citrons.
Nous n’en voulons plus de vos dynasties qui, telles celles des seigneurs du Moyen-Âge, nous imposent, avec mépris, des plans d’austérité, des serrages de ceinture qui détruisent jusqu’à nos envies de vivre.
Nous n’en voulons plus de cette mentalité de « valets de la Finance » qui fait de vous des autistes et des caractériels. Vos cumuls nous écœurent. Vos manques de transparence nous aveuglent.
Vous vivez à mille lieues des préoccupations de vos électeurs et vous osez les déranger le temps d’une élection, réclamant leur confiance !
Vous vivez à mille lieues des fins de mois difficiles, des prêts refusés ou de ceux qui ne savent plus être honorés.
Vous vivez à mille lieues des citoyens à qui vous imposez des modes de transport déficients, pourvu qu’ils ne vous empêchent pas de vous déplacer et de jouir de vos avantages.
Vous vivez à mille lieues de la souffrance du malade, de l’inquiétude de celui qui n’en peut plus des cadences imposées, de l’humiliation du chômeur. Vous leur imposez des suppressions, des sanctions … au nom d’économies qui vous rendront populaires auprès de la « finance » qui vous corrompt et qui nous impose de vous rétribuer.
Vous vous octroyez des avantages, des dotations, des retraites qui crient au scandale face aux miettes que vous laissez pour les autres.
Vous allez même jusqu’à ne pas comprendre que nous ne vous suivions plus, tellement votre écoute du citoyen est devenue sélective.
Vous allez trop loin en ne mettant pas en adéquation loi et moralité, ce que vous refuseriez à n’importe quel autre citoyen.

Nous n’en pouvons plus de vos têtes de voyous en col blanc.
Nous n’en pouvons plus de ce type de société pour qui la réussite équivaut à l’écrasement des plus faibles.
Nous n’en pouvons plus de vos discours qui sont comme un appel : faites ce que je dis, mais pas ce que je fais !
Nous n’en pouvons plus de vos incantations qui de « Jobs, jobs, jobs » à « tout va mieux, la reprise est là » nous renvoient vers un mirage que vous cautionnez.
Nous n’en pouvons plus de vos partis « traditionnels » pour qui « tradition » semble coïncider à tellement d’injustice et d’exploitation.
Des élections se profilent à l’horizon : Nos voix ne seront plus le chant d’esclaves heureux d’être battus : faites-nous confiance !

Guy De Smet (7 févier 2017)


-15- PAS DE RETOUR !

Il est beaucoup question dans l’actualité du retour des Djihadistes, rentrant de Syrie.
Ils avaient trouvé dans l’État islamique une raison d’exister et de se mettre en avant.
Ils s’y sont comportés comme des monstres et comme des assassins, réduisant leurs opposants au rang d’esclaves et de victimes innocentes.
Ils ont fait du recours à la force, de l’humiliation d’hommes, de femmes, d’enfants leurs modes d’expression favoris.
Aujourd’hui, le vent tourne.
Les responsables de cette organisation criminelle invite les jeunes à ne plus se rendre en Syrie, mais à perpétrer le Djihad là où ils habitent.
Cette nouvelle stratégie terroriste est navrante pour la communauté musulmane. Les autorités auront beau inviter à refuser les amalgames, les citoyens en décideront, au risque De beaucoup d’irrationnel !
Comment distinguer en son sein qui est et qui n’est pas un terroriste potentiel ? … Voilà des grandes heures de matraquage en vue pour une extrême-Droite délirante !
Régulièrement des perquisitions ont lieu au domicile de ces Djihadistes.
Régulièrement des armes sont saisies.
Régulièrement la Justice et les autorités nous préviennent : ils sont au courant …
Régulièrement les forces de l’ordre patrouillent dans nos rues …
De nouveaux attentats sont possibles … des mesures sont prises !

Ce vendredi matin, Paris a pu en faire la sinistre expérience.
Vers 10h, un homme s’est élancé vers des policiers et vers des militaires de l’opération Sentinelle, en faction au musée du Louvre.
Il les a attaqués avec une machette, avant d’être arrêté par cinq balles qui l’ont blessé grièvement.
Il était porteur de deux sacs à dos et un dernier cri a jailli de sa bouche : « Allah Akbar ».
Des centaines de personnes ont connu l’angoisse à l’abri des galeries du Carrousel du Louvre, avec cette terrible impression : « ça n’en finira donc jamais ? »
Nous saluons avec la Maire de Paris, la réactivité des forces de l’ordre et de l’armée. N’empêche que ce qui vient d’arriver était prévisible !
Nous avons décidé de lutter avec les « armes » de la Démocratie contre celles de la terreur.
Nous estimons être « en guerre » et nous voulons y répondre avec des moyens chers et dérisoires.
Nous avons banalisé les mesures d’urgence, plus symboliques qu’efficaces.
Nous avons sous-estimé une menace, pourtant porteuse de tellement de dégâts. 
Nos États ont engagé des mesures de déradicalisation, croyant, de bonne Foi, qu’il était possible d’éradiquer le cancer de l’intolérance et de la violence. Elles sont loin de porter des fruits.
Des familles s’inquiètent de ces retours de leurs « terroristes », nous en avons fait écho dans ces Billets d’humeur.
Aujourd’hui, ça suffit !
L’Angleterre a pris la décision d’éliminer ces terroristes avant leur retour au pays, par n’importe quel moyen.
Les États-Unis, depuis longtemps, agissent de même.
Pourquoi serions-nous plus conciliants ?
Il faut rendre impossible les retours au pays de ces criminels. Ils n’ont plus à être les bienvenus.
Il faut éviter que leurs actes ne soient considérés que comme des erreurs de jeunesse ou des effets d’une crise sociale.
Ils n’ont plus de place chez nous.
Ils n’ont plus de place au sein de l’humanité.
Il faut se débarrasser de ces « prêcheurs » fanatiques qui utilisent le « mal être » des jeunes d’aujourd’hui pour les embrigader dans leurs basses œuvres démoniaques.
Il faut empêcher, de manière radicale, tous ces comportements qui sont une atteinte à notre modèle de société.
Hors intégration, hors du respect de la culture du lieu d’accueil, il n’y a pas de place chez nous !
Ces jeunes qui reviennent, nous n’avons que des prisons à leur proposer : même là, il ne doit pas y avoir de place pour eux ! Ils sont trop dangereux !
Les organisations soucieuses des Droits de l’Homme trouveront ces propos déplacés … que font-elles des droits humains des victimes ?
La monstruosité des massacres des soldats de l’horreur ne leur donne droit à aucune autre chance. Si quelqu’un doit leur « pardonner », c’est l’affaire de leur Dieu, pas même le nôtre ou celui des représentants des religions !
Aujourd’hui, avant de vouloir comprendre, les États doivent nous protéger.
Aujourd’hui, avant d’envisager la recherche d’éventuelles fautes sociétales, les États ont à nous prémunir de ces monstres assoiffés de barbarie et de sang.
Aujourd’hui, avant de parler de Droits de l’Homme et de démocratie, les États doivent sauver l’être humain, victime de l’intolérance de quelques-uns.

Quand un chien devient dangereux, on l’abat !
Serons-nous obligés d’en arriver là pour protéger des victimes potentielles ?

Guy De Smet (3 février 2017)


-14- LA FLEXIBILITÉ DE L’EMPLOI

Le monde de la finance a encore frappé, en réussissant un de ses coups en douce.
Pour ce faire, il a eu recours à ses valets politiques et particulièrement à un « humaniste » d’inspiration chrétienne du CD&NV, Kris Peeters.
Dans une loi qui vient d’être approuvée, le ministre a imposé une faisabilité et une flexibilité dans les horaires des travailleurs.
Désormais le temps de travail sera adapté au rythme de l’entreprise. Il pourra passer de 38 heures à 45 heures par semaine, selon les besoins du moment.
Toutefois la base annuelle du temps de travail restera de 38 heures, modulable selon les périodes de l’année.
Le travailleur doit être informé de son changement d’horaire, 24h avant, au plus tard.
En plus de cette réforme, le travailleur, « sur base volontaire » pourra prester 100 heures supplémentaires, moyennant des suppléments de « royalties », modulables, elles aussi.
Cette mesure-phare du gouvernement s’ajoute à une autre « sur base volontaire », celle du travail dominical.
Le but de ces lois est de permettre une meilleure compétitivité de l’entreprise, mais à quel prix !
Curieux de constater que les bénéfices supplémentaires, engrangés à certaines époques de l’année, ne soient pas partagés, eux aussi, avec ceux qui l’ont créées ! Il s’agirait là d’un autre sacrifice, pas très populaire en société libérale !
Les horaires oui ! Les bénéfices, non !

La Ligue des familles pointe du doigt cette loi et tire la sonnette d’alarme … puisque la voix des syndicats semble à peine se faire entendre : « Les parents sortent oubliés de cette réforme ».
Et d’ajouter : « Faudra-t-il que les enfants soient accueillis en crèche plus de 12 heures par jour ? Ou que les écoles restent ouvertes jusqu’à 20 h ? »
Que deviennent les enfants ?
Que devient la vie de famille avec une telle politique assassine ?
Aujourd’hui déjà, des enfants sont déposés à des heures indues dans des crèches ou dans des garderies, au grand désarroi des parents qui n’ont pas d’autres choix.
Aujourd’hui déjà, des enfants et des jeunes sont livrés à eux-mêmes à la sortie de l’école. Il n’y a personne pour les accueillir, si ce n’est le hasard de la rue ou encore les pages secrètes d’Internet.
Aujourd’hui déjà, faute d’accompagnement, des jeunes sont les victimes de drogues, de relations inappropriées … la délinquance n’est pas loin !
Il est vrai que nos pays, qui ne connaissent aucune politique de la famille cohérente, ne sont pas sensibles à ces réalités. Ils croient tout régler par l’appât de l’argent !
Il est vrai qu’il est plus facile de créer des structures, des centres fermés pour lutter contre la délinquance qu’oser une prévoyance naturelle et familiale !
Il est vrai, qu’en société libérale, le monde des enfants n’est qu’un marché économique, peu importe ses conditions de vie et d’évolution !
Avec cette nouvelle loi criminelle, la situation des familles se fragilise encore un peu plus.
Concernant les heures supplémentaires et le travail du dimanche, le ministre parle de « volontariat ». Il nous prend pour qui ?
Le patron doit faire face à une commande importante et urgente. Sa compétitivité et sa rentabilité sont en jeu : va-t-il s’encombrer d’éventuels refus ?
Le « volontaire » ne sera-t-il pas, simplement, « désigné », sachant que s’il refuse, des dizaines d’autres sont prêts à prendre sa place.
Le chantage en entreprise, les syndicats pourraient vous en parler.
Il est le quotidien des travailleurs, appelés à faire des efforts, pendant que des patrons et des politiciens s’en mettent plein les poches !
En plus, tout cela se décidera à l’abri des organisations syndicales, les travailleurs étant nettement plus malléables dans de telles conditions.
Cela entraînera des heures d’absences, loin des exigences familiales.
Cela entraînera des dizaines de week-ends familiaux détruits ?
Cela provoquera d’innombrables soirées à la vie de famille impossible.
Cela se traduira par de belles heures pour les sectes en manque de recrutement de jeunes ou pour les mouvements de radicalisation friandes de sang neuf ou encore pour les codes parentaux violés.
Et dire que pour la loi, les parents sont responsables de leurs enfants …  Une mission impossible de plus !

À quand une véritable politique familiale qui ne soit pas sacrifiée sur l’autel du capital et de la bourse ?
Pour nous « fourguer » un revenu universel, nos responsables aiment aller fouiner dans les gouvernances des pays nordiques. Ils aiment surtout y puiser ce qui les intéresse et qu’ils peuvent contourner et aménager à leur manière.
Peut-être bien que les manières nordiques d’envisager le bien-être familial aurait de quoi les inspirer.
Il n’est pas possible de tout sacrifier au dieu « Argent » !
La famille est la cellule de base de notre société, ce n’est pas l’entreprise ! Cette dernière n’est qu’un moyen que se donnent nos sociétés pour vivre.
La famille, c’est là où tout s’apprend : le respect de l’autre, le respect de la nature, le bonheur simple, la tendresse, la vérité qui fait grandir …
La famille, c’est le lieu où se charpente le dialogue, la tolérance, l’amour qui crée le tissu de l’humain, le pardon …
La famille, c’est le lieu où l’enfant va s’épanouir, être reconnu, être aimé … Mission difficile par les temps qui courent !
Et ils osent « casser » cela pour des salaires bloqués, pour des emplois précaires, pour quelques euros de plus qui tueront tellement de chances de vraie vie !
Ils osent sacrifier le travailleur, déjà atteint par la pénibilité des conditions de travail, par le burn-out, par le mépris des actionnaires et d’un certain patronat, sur l’autel des bénéfices dédiés à quelques nantis.
D’autres solutions existent, cependant, il suffit d’écouter des économistes de renom qui ne sont pas « vendus » au monde de la finance !

Cette loi a été votée en commission du Parlement.
À quelques encablures de nouvelles échéances électorales, il est intéressant de relever qui a voté « pour » et qui a voté « contre ».
Cette loi a reçu l’assentiment des partis de la majorité, NVA, MR, Open VLD,
Elle s’est heurtée au « non » des partis de l’opposition, à l’exception du CDH qui n’a pas jugé bon de défendre la famille et sa valeur incontournable !
Nous saurons nous en souvenir, lors des élections qui se profilent !
Ce ne sera jamais qu’une raison de plus de se débarrasser de ces « inhumains », parfois même de ces « pourris » qui nous dirigent !

Guy De Smet (3 février 2017)


-13- MALHEUR À TOI, ISRAËL !

Depuis 1948, nous assistons, dans l’indifférence des grandes puissances, à l’humiliation et à la spoliation d’un peuple.
Cette année-là, le peuple palestinien a vu s’installer des « parasites » évacués de la bonne conscience des pays occidentaux.
Après le génocide perpétré par les Nazis, après des siècles d’antisémitisme généré par une arrogance, un rapport scabreux à l’argent de tout un peuple, les Alliés ont fait le choix d’appuyer l’exode des Juifs vers une terre qui ne leur appartenait pas.
Ils se sont appuyés en cela sur une idéologie sectaire et raciste : le Sionisme.
Aujourd’hui, ils ont à leur tête un fasciste assassin : Netanyahu.  
Son projet est d’installer la « grandeur » d’Israël en réduisant à néant les espoirs d’une justice en faveur des Palestiniens.
Lui, dont le terrorisme d’État s’exprime au quotidien, pointe du doigt ses adversaires qui n’ont rien à perdre.
La violence d’Israël engendre la violence des Palestiniens, offrant la perspective d’une paix impossible. Je ne peux que comprendre ces derniers ! La violence n’a jamais apporté de solution, mais ont-ils un autre choix ?
Des colonies s’installent, en dépit du droit international, malgré les arrêtés de l’ONU, malgré les voix d’une timide opposition. Des Juifs radicaux volent, tuent, humilient et cela ne dérange personne !
Des agressions, des meurtres sont commis au nom d’une soif de pouvoir et de vengeance, au point de devenir un engrenage infernal.
Les assassins israéliens agissent au nom de leur Foi, au nom d’un Dieu qui n’en est pas à la première rupture d’alliance avec eux. Ils tuent, ils imposent leur loi, parce qu’ils sont juifs, peuple élu : les faits et les paroles sont là pour le dire !
Savent-ils seulement que leur Dieu qui parle d’Amour et de mains tendues, les renie aujourd’hui ?
Affirmer le contraire, ce serait tuer Dieu, un comble pour un croyant !
Ces dernières semaines, leur forfaiture est encouragée par l’arrivée au pouvoir d’un autre triste sire : Donald Trump.
Il a décidé de mettre à genoux le peuple palestinien.
Il a décidé d’installer son ambassade, loin de la capitale Tel-Aviv, faisant de Jérusalem, un symbole de haine et de rejet.
Il encourage l’érection massive de colonies qui réduisent de plus en plus le statut de la Palestine. Ne serait-elle vouée qu’à devenir un repaire de sans-patries ?
La violence et la guerre sont devenues inévitables aujourd’hui, la liberté et la Justice envers un peuple est à ce prix !
Cela ne semble en rien perturber le cours des événements du monde, au point d’installer dans la conscience de l’humanité, la justification de la non-assistance à personnes en danger.

Israël ! Je te hais ! Je souhaite que tu disparaisses, par n’importe quel moyen.
Ton existence est un cauchemar !
Tu es une honte pour l’humanité. Tu es « la shoah « de notre conscience. Tu es la négation de l’amour du Dieu dont tu te revendiques. Malheur à toi !
Tu t’es protégé derrière l’accusation d’antisémitisme et pourtant cela n’empêche que tu m’es insupportable … et je ne suis pas le seul ! Le boycott justifié de tes produits en est une preuve !
Ta politique sioniste, tes faits et gestes, tes déclarations font de l’antisémitisme une nécessité, si pas un droit.
Tu as droit à notre jugement, à notre mépris, non au nom de ta race, mais au nom de ton comportement. L’Histoire ne te le pardonnera jamais !
Jamais je ne mettrai un pied dans ton pays, une terre que je vomis, tellement elle est imbibée d’un sang innocent que tu n’as cessé de verser. Qu’il retombe sur toi et sur tes enfants !
Toi qui soutiens Israël, toi Juif de la Diaspora qui défends cette idéologie, tu es de cette famille de criminels ignobles qui soutenaient le pouvoir nazi, jadis.
Tu es coupable de collaboration avec un régime qui écrase l’être humain au nom de sa différence. Tu lui en procures les moyens !
Tu es coupable d’inhumanité face à ces crimes qui se commettent au nom de ton intolérance et de ton agressivité.
Jamais, je n’irai m’asseoir à ta table et jamais tu ne seras le bienvenu chez moi !
Toi l’Amérique de Trump, tu me dégoûtes !
De tout temps, tu as été une erreur de géopolitique !
Tu t’es construit sur un génocide, celui du peuple amérindien. Tu le fais jusqu’à aujourd’hui. Tu encourages, de nos jours, Israël à suivre ta voie !
Tu t’es construit par l’audace d’immigrés qui n’avaient rien à perdre. Aujourd’hui tu les rejettes au nom de ton égoïsme et de ta lâcheté.
Tu croupis dans tes manques : pas de culture, pas d’Histoire, pas de grandeur, si ce n’est celle des ruines que tu as semées sur ton passage.
Tu es venu nous défendre, cherchant surtout un espace pour nous envahir, au quotidien, avec ta médiocrité.
Je me réjouis de ces initiatives qui interdisent tes produits dans notre vivre ensemble !
Ta soif d’influence te fait choisir le camp d’Israël et de ton intérêt financier, privant ainsi les Palestiniens d’une terre, d’un espoir et d’un avenir.
Jamais, je ne franchirai tes frontières, j’aurais trop peur de m’y salir !

Peuple de Palestine, je t’aime ! J’aime ton combat pour être rétabli dans tes droits.
J’aime ta rébellion qui ne fait pas de toi un peuple à genoux.
J’aime ta résistance qui a dû se résoudre à la force pour se faire entendre.
J’aime ta grandeur, celle qui se lit dans les yeux de tes enfants et dans ceux de tes martyrs.
Face à ce que tu es, face à ce que tu vis, je crie avec toi : « Malheur à toi, Israël »

Guy De Smet (2 février 2017)


-12- CONSTRUIRE UN MUR

Depuis la chute du mur de Berlin, nous nous étions mis à espérer : finis, les conflits idéologiques, les ségrégations …
Finies les haines, les souffrances et les morts inutiles …
Finies les arrestations arbitraires et les incompréhensions stériles …
C’était sans compter sur le besoin de pouvoir et de domination qui dessine la structure ADN de nos sociétés et de ceux qui rêvent de les diriger : il faut construire des murs !
C’est le triste spectacle que nous offre Israël.
Sa haine s’écrit à coup de sang et de constructions de colonies, de murs qui déchirent à tout jamais la conscience de l’humanité. Ils sont comme une nouvelle « Shoah » qui ne cesse de décimer le peuple palestinien, avec la complicité de grandes puissances qui méritent de disparaître.
C’est le triste spectacle que nous offre l’avènement de Trump aux États-Unis.
Ses premiers décrets, signés avec force et barbarie enferment derrière des murs de protectionnisme et de haine, des hommes, des femmes, des peuples.
Le racisme, la xénophobie et l’intolérance sont devenus les lignes de conduite de décisions qui écrasent l’être humain au nom de la grandeur illusoire de l’Amérique.
La manipulation et l’utilisation de la misère sont la force d’une idéologie qui profite de la pauvreté de citoyens pour étaler son arsenal qui permettra de diviser pour mieux régner.
C’est encore l’abomination dont le massacre à la Mosquée de Québec est un symbole sanglant.
La crise économique et sociale, créée de toutes pièces, a suscité dans le cœur des hommes et des femmes de ce temps un racisme incontrôlable et assassin.
Il se vit dans la stigmatisation de communautés, guidée par des politiques inhumaines et inconsidérées.
De Francken à Trump en passant par des discours accrocheurs de candidats à des élections, la haine et l’intolérance poussent à l’action et au rejet.
Les victimes de Québec ressemblent à celles de nos files de migrants que nous refoulons ou à qui nous refusons des visas humanitaires.
Les victimes de Québec sont à l’image de ces noyés de Méditerranée que nous préférons savoir au fond de la mer qu’errant dans nos rues.
Les victimes de Québec ont le visage de ces hommes et de ces femmes à qui nous refusons jusqu’à l’idée de les voir s’établir chez nous : ils sont un danger, un ennemi, une cible.
Les victimes de Québec sont à l’image de ces jeunes endoctrinés par les discours irresponsables et racistes qui poussent à l’acte et à l’irrémédiable.
Nous nous cachons derrière des attentats et derrière le terrorisme pour devenir d’autres terroristes, manipulés par des ogres en col blanc qui pillent nos pouvoirs d’achat. Et si nous nous étions trompés de cible ?
Aujourd’hui des murs de haine et de rejet se construisent au nom des intérêts juteux de quelques nantis et de quelques financiers peu scrupuleux. Pendant que nous crachons notre venin, ils agissent dans l’ombre.
La solidarité et la main tendue sont devenues des délits.
La différence, qu’elle soit raciale, sexuelle ou sociale, est devenue une agression.
L’homme, avant d’être un frère, une sœur, est devenu un adversaire et un loup à abattre.
Jusqu’à quand pourrons-nous ainsi continuer à vivre sur cette planète ?

J’en appelle aux hommes de bonne volonté !
Et si nous aussi nous construisions des murs ?
Construire un mur contre tout ce qui défigure le visage de l’homme : le racisme, les étiquettes, les intolérances, l’utilisation abusive des religions et des philosophies. Ils défigurent nos conversations. Ils polluent nos consciences et ils ne cessent de rendre notre société invivable.
Dans le visage de chaque être humain, il y a quelque chose d’unique et de beau … à nous de le découvrir.
C’est ENSEMBLE que nous formerons la richesse et la grandeur de l’humanité et le rayonnement de nos nations.
Construire un mur contre la finance : la rentabilité, l’exploitation, la bourse, les banques, les délocalisations … autant de cancers issus d’un mauvais usage de l’argent. De moyen, il est devenu une fin, au risque d’écraser l’homme sous des contraintes indignes et désastreuses.
La finance ne peut se justifier que si elle revêt un habit de solidarité et de justice, de partage et d’égalité. Jamais, elle ne pourra faire l’économie de la fraternité.
Construire un mur contre des monstres, comme Trump, qui menace le monde.
Certes, il fut, plus ou moins élu, démocratiquement. Cela ne lui donne pas tous les droits.
Obamacare, immigration, droits des femmes et des minorités, mur avec ses voisins, louange de la torture et des prisons secrètes …
Des décrets, des décisions, des révocations, une ambassade à Jérusalem qui sont autant d’actes non-démocratiques qui font de lui une menace pour sa population, mais aussi pour la paix et l’équilibre du monde.
Non seulement il doit être banni du concert des nations, mais en plus, il faut le mettre hors d’état de nuire … et pour cela tous les procédés sont louables !
Que ceux qui le soutiennent et qui rêvent déjà d’importer ses frasques chez nous sachent que JAMAIS nous ne laisserons détruire notre vivre ensemble, au nom de l’intérêt de quelques politiciens ou financiers sans scrupule, de quelque extrême qu’il provienne.
Que l’Amérique sache que nous n’en pouvons plus de son orgueil, de son intrusion dans la vie des peuples libres, de ses hamburgers et de ses coca-colas, de ses séries télévisées stupides et sanguinaires ainsi que de sa pensée binaire.
Elle qui, aujourd’hui, refuse l’immigration n’oublie jamais qu’elle s’est construite à coup d’afflux d’immigrés et par l’atrocité d’un génocide. L’Histoire ne leur pardonnera jamais.
Que ses citoyens sachent que, désormais, ils ne sont plus les bienvenus chez nous. Nous en avons assez de leur suffisance et de leur bêtise ! Dans cette ligne, je salue la décision de l’Iran qui a répondu à l’ignominie au quart de tour !

Aujourd’hui, il nous faut construire un mur pour protéger l’amour, les droits de l’Homme, la Justice, la solidarité.
Il nous faut construire des murs de vérité qui deviendront, espérons-le, les socles de ponts qui relieront enfin les hommes de toutes races et de toutes cultures.
Ce qui importera alors, ce ne sera plus la couleur de la peau, la religion ou l’épaisseur du portefeuille.
L’important, ce sera la force des poings ouverts et des bras tendus, des cœurs ouverts et des langues de paix et de dialogue, des idées d’humilité et des attitudes de respect.
L’important, ce sera d’aimer … seule valeur qui dépassera le seuil de nos morts.

Guy De Smet (1 février 2017)


-11- J’EN AI MARRE !

C’est là la déclaration qu’a faite Monsieur Magnette face aux critiques flamandes, après l’affaire de Publifin-Nethys.
Les flamands pointent du doigt une « mafia wallonne » qui confond le service du citoyen et ses propres intérêts. Cela notre Ministre-Président ne le supporte plus !
J’aurais presque envie de lui dire : « Bienvenue au club ».
Nous aussi nous en avons marre !
Nous n’en pouvons plus d’avoir vendu notre sort à la finance et à la mondialisation qu’elle impose.
Nous n’en pouvons plus de la corruption dans laquelle nos mandataires croupissent, en volant les citoyens qu’ils devaient servir et en anéantissant leurs raisons d’espérer.
Nous n’en pouvons plus de ces dynasties politiques qui se transmettent leurs incompétences de père en fils ou en fille. Étaient-ils incapables de faire autre chose de leur existence ?
Nous n’en pouvons plus d’entendre que 21 mandataires PS pourront cumuler des traitements, alors que l’heure de la fin de la récréation semblait avoir sonné pour tout le monde.
Nous n’en pouvons plus de ces « affaires » qui, de Kubla à Moreaux, en passant par De Decker et autres voyous, font les grandes heures des commissions parlementaires et la honte d’un pays que ces excellences ne cessent de traîner dans la boue. Pendant ce temps-là les pertes d’emplois, les délocalisations, les plans sociaux s’additionnent sans que cela n’émeuve personne.
Nous n’en pouvons plus de n’être que des citrons pressés pour alimenter des politiques qui ne mènent nulle part, si ce n’est à la paupérisation de toute une population.
Ils nous ont volé nos rêves, nos moyens et nos envies de bonheur !
Nous étouffons sous des mesures sociales qui s’apparentent plus à un massacre qu’à une gestion saine d’un avenir des travailleurs.
Nous étouffons sous le poids des décisions De Block qui mettent en place une médecine à deux vitesses, privant toute une population des soins que les droits de l’homme lui accorderaient.
Nous étouffons sous l’inhumanité d’un Francken qui, en notre nom, traite l’humain d’une manière que nous réfuterions pour un chien.
Nous étouffons sous l’arrogance politicienne qui lui a fait choisir un camp, celui du capital et des nantis, au détriment d’hommes et de femmes qui n’ont que leur courage et leurs mains pour exister.
Nous étouffons sous son mépris, alors que si des candidats occupent ces fonctions, c’est parce que nous avons été assez inconscients que pour leur faire confiance et subir le contournement des lois, même électorales.
Nous étouffons sous leurs petites querelles intestines et sous leurs combats ubuesques. Le Parlement vient ainsi de palabrer pour savoir si l’alcool devait être supprimé de l’enceinte du Parlement, alors que c’est interdit sur n’importe quel lieu de travail ! Finalement, il deviendra payant ! Pour qui nous prennent-ils ?
Nous engrangeons notre colère face à cette Europe qui a transformé l’envie de paix que voulaient les peuples en un vaste marché qui a fait de l’inhumanité sa première priorité.
Nous engrangeons notre colère face à ces salaires indécents et les avantages en tous genres que s’accordent quelques élites et quelques élus, alors qu’ils ne cessent de faire de l’austérité un credo pour les autres.
Nous engrangeons notre colère face à tous ces dénis de démocratie qui ont fait des manières de gouverner une insulte aux électeurs.
Nous engrangeons notre colère face à ces syndicats qui sont devenus des moutons bêlants, faisant du fatalisme leur ode de négociation. Ils plient face au moindre chantage du monde de l’entreprise, au risque d’être dépassés par leurs bases.

Seigneurs de la politique, avez-vous entendu les premiers grondements d’une colère qui a de quoi faire peur. Le moyen-âge est passé !
En Europe, elle a pris les couleurs du Brexit, de Podemos ou encore de la colère du peuple grec. Qui quittera demain cette association de malfaiteurs qui poussent des peuples au suicide ?
Aux États-Unis, elle s’est couverte du masque terrifiant de Trump et de ses alliés. Ses premières mesures sont à la hauteur du désarroi d’un peuple, même si elles nous inspirent la peur, l’incompréhension et l’envie de meurtre !
En France, elle pourrait se dessiner dans les traits de Marine Le Pen, un « monstre » que vos politiques désastreuses ont créé de toutes pièces.
Chez nous, elle semble trouver une oreille attentive auprès d’un Vlaams Belang renaissant en Flandre et, en Wallonie, une voix compréhensible, dans les interventions assourdissantes du PTB.
Vous n’y lisez que les signes d’un populisme qui vous fait de l’ombre !

Il ne vous aura pas échapper que les partis traditionnels, aux politiques dont nous subissons les conséquences, s’écroulent dans les sondages, au point de sombrer dans le sillage d’un Titanic, symbole d’une époque.
Les prochaines échéances électorales risquent de devenir des couperets dans vos aventures assassines. Ce n’est pas cela qui nous chagrinera.
Peuples souverains, réveillez-vous et osez prendre, vous-mêmes, votre sort en mains !
Peuples souverains, choisissez-vous des hommes et des femmes qui sont à votre écoute et à votre service, au point de vous rendre des comptes !
Choisissez-vous un rêve pour en vivre !

Guy De Smet (27 janvier 2017)


-10- LE RETOUR DES GUERRIERS

Ils étaient partis, remplis d’espoir, vers la Syrie. Ils avaient trouvé dans l’État islamique des raisons d’exister et une fierté.
Ils ont tué, égorgé, réduit des populations entières en esclavage.
Ils ont semé la terreur dans nos contrées, détruisant tout ce qui a de la valeur à nos yeux.
Ils ont placé leurs familles au ban des nations, les livrant à l’incompréhension et à l’opprobre.
Aujourd’hui, que l’heure de la débâcle semble sonner en Syrie, ils envisagent de rentrer au pays, par tous les moyens. Ils ont laissé là leurs illusions et leurs espoirs d’un monde meilleur.
Saliha Ben Ali, d’origine tunisienne, vit en Belgique. Elle a perdu son fils de 19 ans, tué en Syrie.
Elle traîne derrière elle l’impression d’un immense gâchis et une rancœur sans nom à l’égard de ces prêcheurs de haine qui ont endoctriné son fils : « Mon fils est tombé dans un réseau structuré. Et ces mêmes gens qui ont recruté mon fils ont été condamnés à des peines moins sévères que ceux qu'ils ont recrutés ! Mon fils et d'autres n'étaient plus là pour s'expliquer devant le tribunal ».
Aujourd’hui, cette femme est à la tête d’une association qui permet aux familles concernées de se retrouver. Elles vivent dans la peur pour elles-mêmes et pour leurs enfants. Elles craignent que ces retours se fassent de manières « sauvages ».
Si certaines de ces familles ont été « complices » des départs, il ne faut pas généraliser. Il en est qui n’ont aidé en rien leurs enfants à partir. Elles n’ont rien vu venir et elles n’ont rien compris !
Ces familles vivent ces retours avec angoisse, parce qu’elles ne savent pas comment elles vont retrouver leur « terroriste ».
Elles crient au secours, ne sachant plus quoi faire !

Nous pouvons entendre le cri de ces familles désorientées.
Nous leur demandons aussi de comprendre nos peurs et nos angoisses.
La mémoire des attentats est encore fraiche dans nos mémoires. Des familles sont détruites, parfois exterminées. Un état d’urgence plombe toujours notre vivre ensemble. Quelque chose a été cassé ! La peur est là !
Les appels au Djihad lancés par l’État islamique résonnent encore à nos oreilles. Ils sont pour nous une mise en garde contre un terrorisme qui fait peur. Comment savoir qui est « radicalisé » et qui ne l’est pas ?
Nous aussi, nous demandons à être compris et protégés !
Il nous faudra donc aussi être en sécurité, face à leurs enfants de retour, si retour il y a !
Nous ne savons pas, non plus, dans quel état d’esprit ils reviennent.
Nous savons qu’ils ont « craché » sur notre mode de vie occidental.
Nous savons aussi qu’ils sont déçus par un Islam qui n’a pas répondu à leurs attentes, au point parfois de se sentir trahis.
Nous ne savons pas s’ils ne reviennent pas avec l’idée de tuer, chez nous.
Nous savons que certains parmi eux ont des envies de revanche et de réduire l’Occident des mécréants.
Nous savons qu’ils sont devenus des « étrangers » dans leurs propres familles.
Oui, ils nous font peur !
Nous exigeons des autorités qu’elles nous protègent de ces « tueurs déçus ».
Nous ne croyons pas trop aux manœuvres de « déradicalisation ». Comment renier des rêves qui ont poussé en avant à un moment ?
Nous ne croyons pas trop en leurs capacités à s’intégrer dans ce qu’ils ont décrié hier.
Nous souhaiterions même, au fond de nous-mêmes, qu’ils ne reviennent pas dans des pays, dans lesquels, ils ne seront plus jamais les bienvenus.

Mais en même temps, nous reconnaissons que le monde politique a commis une faute à leur égard.
En toute naïveté, avec un brin d’opportunisme, ils ont laissé s’installer ces foyers de radicalisme.
Ils ont laissé mettre en place des ghettos qui allaient devenir des foyers de délinquance, de violence et de désespoir.
Ils n’ont pas pris la mesure de ce que pouvait engendrer une jeunesse déboussolée, pris par leurs jeux de roulette russe économiques et financiers.
À nos gouvernants, aujourd’hui, d’être à la hauteur de leur mission, tant à l’égard de ces familles, qu’à l’égard du reste de la population.
À eux de les mettre définitivement hors d’état de nuire, sans aucune naïveté et sans aucune possibilité de recommencer !
Le moindre dérapage serait la cause d’un désastre raciste qui s’abattrait sur notre vivre ensemble. Les populismes mondiaux nous en donnent un avant-goût !
Aux politiciens, assoiffés de pouvoir et d’une carrière, d’être à la hauteur de leurs responsabilités ! Les électeurs veilleront !

Au-delà de ces considérations et de ces palabres, ces « retours » se feront.
Autant qu’ils soient « encadrés », loin des filières mafieuses.
Autant qu’ils deviennent pour les familles des chantiers de reconstruction possibles.
Autant qu’ils nous permettent de panser nos blessures et de retrouver les chemins d’une justice et d’une paix pour tout homme.
Existe-t-il d’autres choix ?

Guy De Smet (26 janvier 2017)


-9- VINGT ANS DÉJÀ !

Il y a 20 ans déjà disparaissait Monseigneur Robert-Joseph Mathen.
De 1974 à 1991, il sera le 28ème évêque de Namur.
Ce que l’on retiendra de lui, c’est sa simplicité et son humilité. On est loin de l’idée que nous pourrions nous faire d’un prince de l’Église. Avant d’être un évêque, il était un pasteur !
Un mot pour chacun, un sourire, une délicate attention …
Résonnera longtemps encore dans nos oreilles son expression familière, teintée d’un accent lorrain inimitable : « Tiens, tu es là, toi ! »
Il était de contact facile et chaleureux. Il savait faire confiance à ses collaborateurs, au point parfois de donner l’impression de leur confier la direction de son Diocèse.
Il était d’une extrême gentillesse, un homme donné et dévoué qui ne s’appartenait plus. Une bonté sans borne émanait de lui, redonnant force et courage à ceux qu’il rencontrait.
Ses confrères prêtres étaient la prunelle de ses yeux. Il aura ainsi encouragé des expériences sacerdotales, foisonnantes après le Concile. Il aura sillonné le diocèse, au volant de sa petite voiture, à la rencontre de ces hommes souvent isolés qui œuvraient dans les paroisses. Il le faisait avec un profond respect et une chaleur humaine exemplaire.
Il sera l’évêque qui aura rencontré individuellement chaque prêtre âgé ou malade de son Diocèse. Ceux-ci étaient parfois surpris de voir débarquer chez eux un évêque qu’ils croyaient étranger à leur situation.
Monseigneur Mathen connaissait aussi ses limites. Sa santé était son handicap le plus grand et pourtant il restait présent sur le terrain de son apostolat, comme un phare dans la nuit.
Il était un homme de prière et de conviction, tout en étant habité par une tolérance et par un respect de l’opinion de chacun.
Il n’était pas l’homme des belles formules, des cérémonies pontifiantes et des sermons alambiqués … « faut-il le dire ! »
Il était l’homme d’une Vérité, celle de l’Évangile vécu dans la pauvreté d’un être humain, d’un Fils de Dieu. Une Foi qui, en lui, devenait visage !
Une lettre et un décret seront publiés en 1978. Il trace, aujourd’hui encore la ligne de ce que devrait être un véritable chantier paroissial.
Dans sa lettre, il adresse un cri à tous les Chrétiens : « Tous responsables ». Il leur signifie ainsi que tous, prêtres et laïcs, ont une place dans la mission d’Évangélisation et qu’il n’y en a pas une plus importante que l’autre. Nous avons besoin les uns des autres pour vivre notre Foi chrétienne.
Dans son décret, il institue les « secteurs pastoraux », une idée visionnaire qui fait son chemin jusqu’à aujourd’hui. Fini le temps de l’isolement des paroisses. Il est temps d’unir nos forces pour vivre le témoignage d’une Foi vivante.
En 1979, il publiera une nouvelle lettre « Pour une Église diocésaine, porteuse d’espérance ».
Il invite à mettre en place une pastorale qui rejoigne le peuple de Dieu dans ce qu’il est et dans ce qu’il vit, une pastorale qui rende la Bonne nouvelle de Jésus-Christ accessible à tous.
Trois documents qui sont les ordres d’une mission qui ne prendra jamais fin !
Une époque qui sentait bon la fraîcheur de l’Évangile !
À sa manière, il aura balisé et préparé le chemin du Seigneur parmi nous.
Depuis lors, nous n’avons jamais plus eu une de parole aussi prophétique pour notre Église locale. Quel grand héritage !
Il sera l’évêque du cinquantième anniversaire des apparitions de Beauraing.
Il sera celui qui accueillera le Pape Jean-Paul II, lors de sa visite dans le Diocèse.
Il sera l’inspirateur de l’assemblée diocésaine de Nassogne qui a mis en place des priorités pour nos communautés chrétiennes, ce qui n’a laissé personne indifférent.
Il sera l’évêque qui accompagnera la canonisation du Frère Mutien-Marie de Malonne, ce pauvre parmi les pauvres.
En 1991, il déposera le tablier du serviteur, offrant encore quelques années de son ministère aux Sœurs de la Providence de Champion.
Monseigneur Mathen fut un grand évêque qui aurait de quoi inspirer la vie de ses successeurs sur le Siège de Saint-Aubain.
Il pourrait aussi éclairer nos propres témoignages chrétiens, empreints d’une lumière d’Évangile qui scintillait dans son regard.
J’ose dire de lui avec fierté : Un Saint a marché parmi nous ! J’ai eu l’honneur de le rencontrer »

Guy De Smet (20 janvier 2017)


-8- UN VENDREDI NOIR

Nous connaissions les mystères du vendredi 13. En janvier 2017, nous connaîtrons aussi un vendredi noir, celui de la prestation de serment du nouveau Président des États-Unis.
Il est celui du désenchantement, après huit années de gestion Obama, qui s’en va pourtant au plus haut de sa gloire.
Il est celui de la colère d’un peuple, suite à la mise à sac d’une vie sociale, conséquence d’une crise financière et économique dévastatrice.
Il est celui d’un choix irraisonné d’une population qui en a assez de l’impression de ne pas être rencontrée dans ce qu’elle vit.
Il est celui qui restera le symbole de la décision de peuples que nos démocraties ont oublié d’écouter. En ce sens, il sera un avertissement pour d’autres pays confrontés à des échéances électorales.
En ce 20 janvier, cet homme qui a promis à l’Amérique de retrouver sa grandeur devient un des hommes les plus puissants du monde.
Donald Trump ne nous vient pas du giron politique. Il se vante même de n’avoir aucune expérience politique.
Il est issu du cercle très fermé des milliardaires, ces hommes qui ont réussi dans le monde de la Finance. C’est d’ailleurs grâce à cela qu’il a pu faire rêver le peuple américain. Ceci ne l’a pas empêché d’être à la base de faillites retentissantes et d’aventures sans lendemain.
Le peuple n’avait plus rien à perdre, il a donc suivi cet homme qui lui promettait des rêves de dignité retrouvée.
Le programme qui a fait élire cet homme fait froid dans le dos.
Il est fait de mesures discriminatoires et de propos racistes et haineux inconsidérés. Sans aucune nuance, il promet de bâtir un mur entre son pays et le Mexique, qu’il fera financer par ce dernier. Il promet d’exclure tout musulman du territoire américain.
Il est fait d’une manière de s’exprimer jonglant entre grossièreté et vulgarité, le tout assaisonné d’une bonne dose d’aplomb et d’affirmations gratuites.
Il est fait de menaces pour la paix mondiale quand il se permet d’égratigner les partenaires d’hier, comme la Corée, la Chine, l’Europe ou encore en affichant sa préférence pour Israël, au détriment de la Palestine.
Il est fait d’un protectionnisme assassin, comme si l’Amérique était une île et comme si ce pays pouvait se développer en écrasant les autres.
Il est fait de la mise en place de mesures qui ne tiendront pas le cap d’une présidence, comme l’instauration de taxes faramineuses sur des produits qui ne seraient pas américains. À quand d’ailleurs la réponse des autres puissances économiques ?
Il est fait d’un mépris assourdissant pour tout ce qui n’est pas au service des États-Unis ou contre les institutions internationales, comme l’ONU, par exemple.
Si nous ne savons pas grand-chose de lui, nous ne pouvons rester insensibles au style de vie qu’il affiche avec complaisance ou encore aux premières mesures qu’il prend.
Il aime afficher sa richesse et sa réussite sociale en se pavanant dans un décor superficiel et doré, digne du plus vulgaire parvenu.
Il se complait dans un passé sulfureux, dans lequel le mépris des femmes n’est pas le moindre de ses exploits. Il aime même sans vanter, comme le pire sale gosse de riches de la planète.
Il éprouve un bonheur lourd à se pavaner, entouré de sa famille dans laquelle le népotisme semble être une valeur sûre et le conflit d’intérêt un mode de gouvernance.
Il s’épanouit dans le regard des femmes de sa vie : son épouse, ses filles … des poupées Barbie, sorties d’un autre univers exotique que les salons feutrés de la Maison blanche ou de la diplomatie.
Il a mis en place un gouvernement, pour lequel il ne tarit pas de fierté, au point d’y voir le « cabinet au QI le plus élevé de l’Histoire ».
Une telle affirmation mérite d’en faire l’inventaire.
Il a ainsi choisi le PDG d’un géant pétrolier Exxon Mobil, champion des naufrages de pétroliers ; Goldmann Sachs, enrichi par la crise des Subprimes à la base de notre crise financière et sociale, un ex-général qui a dirigé l’invasion de l’Irak en 2003 ; l’ancien garde-chiourme en chef de Guantanamo chargé de construire le mur ; un noir qui a osé une déclaration choc : « la pauvreté relève plus d’un choix qu’autre chose » ; une femme s’opposant à l’école publique ; un ministre de l’environnement qui déclare que « le réchauffement climatique est un canular entretenu par la Chine pour affaiblir l’économie américaine ».
Trump y voit « un des meilleurs cabinets jamais créés dans l’Histoire de notre nation » !
L’avenir nous le dira !
Les États-Unis ont fait un choix … les années qui vont suivre nous diront si la colère est bonne conseillère !
En ce qui me concerne – et je crains de ne pas être le seul – je trouve ce spectacle affligeant.
Voilà que la médiocrité et la peur viennent gouverner le monde !

Ces Américains ne resteront à mes yeux que de vulgaires « bouffeurs » de hamburgers prétentieux et des buveurs de coca, aussi nauséeux que les produits qui font cette boisson.
Dalida, déjà, disait d’eux : « Qu’est-ce qu’ils connaissent ces Américains, à part le rock et le twist ? »
Était-il vraiment indispensable de chercher dans le fond des poubelles pour y trouver une source d’espérance ?
À moins que le souvenir du dernier meurtre présidentiel sur la personne de Kennedy ne réveille une révolte qui couve ?
Pauvre 20 janvier 2017 !

Guy De Smet (20 janvier 2017)


-7- SCANDALE OU INDISCRÉTION ?

Depuis quelques semaines, les administrateurs de Publifin et de Nethys sont livrés à la vindicte populaire.
Le ministre est gêné aux entournures. Les démissions et les explications s’enchaînent.
Le monde politique, lui-même souvent corrompu par ailleurs, se déchaîne alors qu’un peu de discrétion serait de mise, puisqu’ils ont tous profité du gâteau.
Le milieu de l’entreprise met en garde et utilise son arme favorite : le chantage à l’emploi.
Scandale justifié ou indiscrétion de trop ?
Que restera-t-il de cette tempête dans quelques semaines ?

S’il s’agissait d’un scandale, il ne serait que le maillon supplémentaire d’une longue saga de rapports déviants du monde politique à l’argent.
Nous connaissions déjà les sommes astronomiques offertes gracieusement et sans raison à la famille royale, à travers des dotations multiples et variées.
Nous connaissions les rétributions injustifiées et hors-normes de nos excellences, de nos parlementaires ou du personnel européen.
Nous connaissions les goûts secrets de plus d’un mandataire public pour siéger dans la moindre intercommunale ou dans la moindre commission.
Nous connaissions les « affaires » qui, de Kubla à De Decker, nous cachent un iceberg que nous ne soupçonnons même pas.
Nous connaissions les compromissions du MR sans qu’il se sente obligé d’attirer l’attention vers le comportement des autres. Balayer devant sa porte serait bien un secret du bonheur !
Nous connaissions le goût prononcé de la politique qu’aiment manifester certains élus, y puisant surtout des bénéfices juteux, très éloignés de l’idée de « Service de la Cité ».
Et pourtant, la réaction du peuple est loin d’être révolutionnaire. Ne serions-nous qu’un troupeau de moutons bêlants ?
Nous nous choquons l’espace d’un instant et notre attitude offre, en quelque sorte, un permis de corruption à plus d’un.
Une chose est sûre : si, par bonheur, il n’y avait pas eu une presse « fouille-merde », nous n’aurions pas connu tous ces faits qui provoquent incompréhension et colère – du moins, pour l’instant – .
Ce sont des journalistes courageux qui ont dénoncé les faits.
Ce sont des journalistes qui ont dénoncé les agissements des paradis fiscaux comme le Luxembourg. On les réduit
au silence, en les jugeant, mais trop tard : nous savions !
C’est un citoyen averti qui dénonce les embrouilles dont l’Amérique a le secret, au point de devoir se cacher, parce que la vérité dérange et tue. Des murs d’ambassades étrangères en sont témoins.
Toutes ces indiscrétions sont bien gênantes pour les milieux de la finance et de l’entreprise. Elles placent en pleine lumière des agissements qui leur semblent « normaux ».
Il est « normal » que quelques milliardaires détiennent, à eux seuls, la majorité des biens mondiaux.
Il est « normal » que Juncker soit le champion des aides à l’évasion fiscale.
Il est « normal » que des administrateurs soient bien rémunérés. Ils permettent tellement bien de créer des richesses au détriment des « stupides citoyens » que nous sommes.
Il est « normal » que le monde politique « profite » d’un système qui a permis à la finance de confisquer le pouvoir des peuples et leurs moyens d’existence.
S’il en était autrement le peuple aurait déjà réagi et nos démocraties mondiales seraient de hauts-lieux de révolte et de contestations.
On croit rêver !
Je crains donc que l’étalement dans la presse de toutes ces « affaires » ne soit qu’un scoop médiatique faisant de l’audimat et une indiscrétion de trop et malvenue, aux yeux des magnats de la finance. C’est bien en ce sens que des administrateurs de Nethys se sont exprimés !

Notre monde n’est plus dirigé par les peuples. Ceux-ci semblent avoir perdu leur souveraineté, depuis longtemps.
Ce qui dirige le monde, c’est l’argent. Cela semble s’être une nouvelle fois emballé, ces dernières années.
On nous a imposé une Europe à mille lieues du projet initial qui voulait l’entente des peuples.
On en a fait un vulgaire marché d’étalement de richesses, laissant croire en l’existence d’un Eldorado nouveau.
On nous a imposé l’euro qui allait nous permettre de traverser les frontières, de voyager, si ce n’était cette hausse vertigineuse des prix, ce qu’on semble vouloir nier dans les milieux qui y ont intérêt.
On nous a imposé le FMI, les agences de notations, l’OCDE, autant d’instituts dont le seul but est de gérer le fruit du hold-up opéré au détriment des peuples. La Grèce pourrait nous en raconter, dans ce domaine !
On nous a imposé une crise en 2008 qui, à l’image des précédentes, n’avait pour but que de mélanger les cartes de la finance mondiale, pour le plus grand bonheur de quelques nantis et du monde vaniteux de la finance.
On nous a imposé le sauvetage des banques, comme si l’avenir d’une entreprise privée faisait la pluie et le beau temps de nos existences. L’Islande avait osé un chemin bien plus courageux !
On a imposé à nos instances « démocratiques » un lobbying qui fait passer des intérêts commerciaux avant les intérêts du peuple et avant ses valeurs.
On a imposé des suppressions d’emploi et une numérisation forcenée au détriment de travailleurs qui n’avaient que leurs mains et leur savoir pour vivre.
On nous a imposé un chantage à la délocalisation si nous n’acceptions pas des conditions de travail indignes et inhumaines.
On a organisé un « massacre social », avec la complicité de nos gouvernants, ceux-là même que nous avions choisis. Ils n’ont pas hésité à nous trahir pour laisser libre champ aux spéculations de la finance. Les banques et leur goût pour la spéculation en ont été de sordides artisans.
Aujourd’hui, ce n’est plus la démocratie qui mène l’aventure de nos pays, c’est la dictature de la finance.
C’est là le véritable scandale qui pollue notre planète.
Les arnaqueurs de la finance sont prêts à sacrifier l’être humain pour que la rentabilité soit au rendez-vous. Ils se sont donnés rendez-vous à Davos pour se concerter !
Ils sont prêts à détruire la planète, pourvu que les courbes des progrès financiers soient favorables.
Ils sont prêts à démolir notre vivre ensemble et nos modèles sociaux, pourvu que ceux qui détiennent les manettes de la finance s’enrichissent.
Ils sont prêts à tout écraser sur leur passage, pourvu que les riches deviennent plus riches et que les autres soient dépossédés de leurs maigres possessions et envies de vivre.
Jusqu’à quand tolèrerons-nous ces coups d’états incolores, mais tellement assassins ?
Jusqu’à quand accepterons-nous la mise à sac de nos démocraties ?
Nos ancêtres sont descendus dans la rue, ils ont fait la révolution pour moins que cela ! Les gifles qui se perdent seraient-elles un prélude plein d’espoir ? Certains candidats de la gauche française doivent avoir une idée !
Victimes de la finance de tous les pays … unissez-vous ! Votre survie est en danger !

Guy De Smet (19 janvier 2017)


-6- UN PEU DE PUDEUR

Ce jeudi 12 janvier, Angela Merkel était en visite à Bruxelles.
En présence du Premier-Ministre, elle aura reçu des mains des recteurs des universités de Gand et de Louvain deux doctorats d’honneur.
Ce n’est pas la période des soldes pour rien !
Il a ainsi été possible de récompenser celle qui, en Allemagne, a créé un nouveau concept, bien exporté, celui du « travailleur pauvre ».
Les deux institutions prestigieuses n’ont pas hésité à mettre en lumière celle qui aura été, tout au long de son mandat un chantre de l’austérité et de ses dégâts collatéraux, pour le plus grand bénéfice des banques et des grandes fortunes.
Mais son passage en Belgique ne fut pas que l’occasion d’une infamie injustifiée.
Charles Michel, notre Premier-Ministre à 210.000 euros lui a proposé une visite de Bruxelles et de sa Grand-Place, sans camion militaire.
Il est vrai que la présence militaire aurait pu lui rappeler de mauvais souvenirs, suite au laxisme dans sa gestion des migrants, ces « opportunités » nouvelles pour l’économie allemande. Berlin en tremble encore !
Étape obligée au Palais royal, avant de se retrouver pour une escapade gourmande dans un restaurant bruxellois, aux frais du contribuable.
Une journée chargée et sans intérêt pour le simple citoyen que nous sommes !

Tout cela serait passé inaperçu, si une décision prise dans la foulée d’un événement gouvernemental ne nous avait ramené à l’époque du Roi-Soleil ou de Catherine de Russie.
À cette époque, le déplacement d’un souverain nécessitait de nettoyer la ville, quitte à y placer un décor en trompe-l’œil et laisser au prince un bon souvenir de sa visite.
Il fallait cacher la misère, évacuer les pauvres, le temps du passage des seigneurs. Ces vulgaires manants auraient été une faute de goût dans un beau tableau !
À croire que cette époque n’est pas révolue !
La Libre Belgique, journal au-dessus de tous soupçons, nous révèle ainsi l’un ou l’autre détail des coulisses de la visite de la chancelière allemande : « Le matin c’est… à la gare du Midi que la dirigeante allemande, arrivée par avion via Melsbroek, s’était rendue en voiture pour la cérémonie académique qui se déroulait plus précisément au 175 de la rue Bara à Anderlecht où se trouvait le centre accueillant l’événement. »
Près de la gare du Midi, tout au long de l’année, une vingtaine de sans-abris y sont installés, dans l’inconfort de leur misère.
Pour l’occasion, une équipe de la police a débarqué sur les lieux pour les évacuer, le temps du passage de la personnalité.
Cette équipe faisait la sale besogne, pendant qu’un camion évacuait les déchets sur place : tout un symbole que précise le journal !
Quelques heures plus tard, les SDF ont retrouvé leurs habitudes et leur misère qui ne semble pas déranger les grands de ce monde !
Cela n’aura pas empêché, en toute bonne conscience et dans un lieu chaleureux, Charles Michel et Angela Merkel de savourer les délices belges à l’heure européenne : des croquettes de crevettes et une sole meunière.

Quelle honte !
Ces dirigeants européens n’ont même pas la décence de respecter la misère qui défigure nos sociétés, à moins qu’ils ne refusent de la voir !
Ils ne sont obnubilés que par leur petite personne sans intérêt.
Ils ne rêvent que de grandeur, de réussite, pendant qu’une partie de la population ne cesse de crever sous les mesures qu’ils décrètent.
Ils refusent de voir la réalité d’un monde qu’ils ont pour mission d’aider et de soulager.
Ils insultent les plus faibles en leur parlant de reprise et de créations d’emplois qui ne sont que des précarités de plus.
Jamais, ils n’ont le courage de les écouter et de les rencontrer dans leur misère !
Quelle honte que ce Premier-Ministre qui nous est imposé.
Il veut s’octroyer les prérogatives des gloires du passé, alors qu’il n’en a pas la moindre envergure.
Il se caractérise par la plus mauvaise gestion qu’a connu notre pays depuis l’après-guerre : les allocataires sociaux et les victimes des salaires bloqués pourront en témoigner !
Il restera le fossoyeur de notre vivre ensemble et de nos conditions de vie : les mesures de son gouvernement sont suffisamment éloquentes pour illustrer cette affirmation.
Il est le plus mauvais gérant de la maison « Belgique » qu’il manipule à coup de mensonges, d’incompétence, de lâcheté et de mépris.
Le voilà qu’il se permet d’évacuer des hommes et des femmes qui sont des taches dans sa politique.
Le voilà qu’il met à mal l’œuvre de tous ces bénévoles qui, à l’occasion des maraudes, s’en vont, par tous les temps, à la rencontre de ces oubliés de la vie, pour leur offrir un regard, un peu de chaleur et de dignité.
Le voilà qu’il se comporte comme un sale gosse de riches et de mafieux qui fait de l’insulte à sa population un credo social.
Il aurait pu les rencontrer, les écouter, leur faire des propositions, leur offrir un peu des dorures et de la chaleur de son palais … il a préféré les délocaliser, une réalité dont son gouvernement est un spécialiste. Une attitude de lâche et d’inconscient !
Comment a-t-on pu mépriser les belges avec autant de force en lui confiant les clés de la maison « Belgique » ?
Aujourd’hui, une fois de plus, je me sens humilié de par le comportement de ce mauvais clown de cirque.
Ne comprendra-t-il donc jamais que le visage de l’homme est la Lumière d’un absolu ?
Ne comprendra-t-il jamais que la compassion et l’attention envers celui qui souffre est le seul monument qui mérite qu’on s’y arrête ?
Ne comprendra-t-il jamais que l’être humain n’est pas une un échec qu’on déplace, mais un mystère qu’on rencontre ?
Pauvre type … Je lui adresse du fond du cœur les mots de son ami Sarkosy, renvoyé aux oubliettes de l’Histoire : « Casse-toi, pauvre C…  »… Tu nous fais honte !

Guy De Smet (14 janvier 2017)


-5- GOOD MORNING AMERICA !

Dans quelques jours, les États-Unis accueilleront leur nouveau président en la personne de Donald Trump.
Pour certains, c’est un moment d’euphorie. Pour d’autres, c’est un séisme aux conséquences insoupçonnables.
Ce que nous savons de lui, c’est l’état de sa fortune qui le classe parmi ces hommes qui ont réussi.
Nous connaissons aussi ses frasques et son goût illimité pour le bling bling.
Nous sommes devenus habitués à ses déclarations outrancières et à ces tweets qui font trembler le monde.
Nous le voyons, entourés de ses poupées Barbie, sa femme et ses filles qui semblent s’être trompées de film …
Comment un tel clown, penseront certains, a-t-il pu devenir le dirigeant de ce pays que nous imaginions grand et puissant ?
Outre les fraudes, les piratages et autres dérapages, Trump a su « parler » aux Américains.
Il a rencontré les préoccupations de celles et de ceux qui voyaient comme un envahissement une immigration incontrôlée.
Il a rencontré les doléances de ces travailleurs détruits par la soif de profit d’entreprises plus soucieuses de bénéfices que de création d’emplois.
Il a rencontré les appels d’une population blanche qui a vécu les années Obama comme un cauchemar.
Il a rencontré le rêve de grandeur qui depuis toujours hante le cœur des Américains en se proposant de la leur rendre.
Nous le traitons de populiste, alors qu’il a été à l’écoute des citoyens les plus meurtris par des décennies de néolibéralisme.
Nous le traitons de populiste, alors qu’il a su proposer un rêve à une population sacrifiée sur l’autel de la finance.
Nous le traitons de populiste, alors que des discours de campagnes semblent déjà se réaliser.
Mais qui sommes-nous pour remettre en question le choix électoral d’un peuple souverain ?
Il n’en reste pas moins vrai que l’arrivée de Trump au pouvoir fait peur et nous plonge dans l’incertitude.
Que deviendra demain le Moyen-Orient ? Ce dirigeant mondial semble ignorer l’existence du peuple palestinien, allant jusqu’à encourager l’érection de nouvelles colonies israéliennes dans les territoires occupés.
Que deviendra demain l’’économie du monde, si le protectionnisme, qui nous est inaccessible, est devenu le credo des États-Unis ?
Que deviendra la relation des États-Unis au monde, au regard des collaborateurs qu’il s’est choisis et à l’écoute de ses déclarations méprisantes sur ceux qui furent des partenaires, jadis ?
Que deviendra l’Amérique dans sa quête égoïste de grandeur, alors que la planète a besoin de soins et d’humanité ?
L’avenir nous le dira !
Je croirais volontiers que les États-Unis en ont connu d’autres : Reagan, Bush … Je ne suis pas sûr qu’ils aient été pire ou meilleur que cet inconnu que nous voyons débarquer.
Obama nous avait fait rêver avec son aplomb, son style, sa verve, son physique, sa femme.
Son « Yes, we can », nous avions envie d’y croire !
Ce ne fut pas les cas des Américains qui se sont lancés dans un autre choix, à mille lieues des essais et des échecs du premier président noir.
Ils ont préféré le laisser s’en aller, lui et ceux qui suivaient son idéologie, préférant l’aventure d’un nouvel homme qui pouvait peut-être les remarquer, eux, qui n’avaient plus rien à perdre.

L’inauguration de cette présidence pourrait être pour nos pays l’occasion d’une profonde réflexion.
Il serait utile de rechercher les causes qui ont conduit à ce choix.
Il serait indispensable de traquer parmi nos dirigeants, ceux qui conduisent, au quotidien, au désenchantement de la population.
Il serait urgent de dénoncer tout ce qui blesse l’être humain au nom de la course au profit et à la rentabilité.
Des échéances électorales se profilent aussi chez nous.
N’attendons pas de devoir fouiller dans nos poubelles pour y chercher l’être providentiel qui pourra écouter et rencontrer les aspirations légitimes des citoyens.

Guy De Smet (14 janvier 2017)


-4- IL ÉTAIT UNE FOIS, LA BELGIQUE …

La RTBF et le journal LE SOIR viennent de nous proposer une étude sociologique sur l’état de l’opinion publique dans notre pays.
Une photo de famille, portrait qui restera dans les annales de notre Histoire !
Elle semble loin la Belgique de l’espoir, du sourire et de l’insouciance, celle qui, au lendemain des conflits mondiaux, semblaient renaître de ses cendres et proposer des raisons de fierté aux citoyens.
La photo de 2017 se fait sombre. Les visages semblent soucieux, parfois même anxieux, parfois même désespérés. Mais que s’est-il passé ?

Les auteurs de l’enquête nous dévoilent ainsi trois lignes de fond qui traversent la société belge :

  • Le désenchantement des Belges.
  • L’échec d’un vivre ensemble.
  • La division profonde de la société.
Pour 61% de nos concitoyens, notre société serait devenue un chaos.
64 % d’entre eux estiment même qu’elle ne correspond plus à une attente.
Rien dans nos projets, dans les programmes gouvernementaux, dans l’inspiration des partis politiques ou dans les propositions de nos institutions ne nous fait relever la tête.
Le Belge ne rêve plus sa vie. Il semble la subir !
Ce désenchantement se traduit aussi dans la perception que la population a de son avenir.
Parmi les plus de 40 ans, 1 personne sur 2 estime avoir une meilleure qualité de vie que ses parents.
Parmi les – de 40 ans, 1 personne sur 4 estime que ses enfants connaitront des conditions de vie plus difficiles encore.
La cause principale est à chercher dans le manque de travail ou dans les conditions proposées : 66 % placent le travail à la base de l’existence d’une société.
Les chiffres du chômage et les « maladies » de l’emploi sont là pour corroborer leur blues.
Quel échec pour le monde politique qui aspire au pouvoir !
Quel échec pour le monde de l’entreprise qui semble avoir oublié que sans le travailleur elle n’est rien.
Quel fossé entre les déclarations de nos responsables et le ressenti des habitants !
Quelle sera leur réponse crédible à cette première angoisse des Belges ?

Le deuxième volet de cette enquête sociologique met en lumière l’échec de notre vivre ensemble.
Voulue par la finance, nos responsables politiques et institutionnels ont laissé mettre en place une crise économique et sociale profonde. Leur seule réponse fut d’imposer une austérité qui allait miner les conditions d’existence des citoyens et des travailleurs.
Des mesures sociales d’une rare violence ont réduit à néant les raisons d’espérer de catégories entières de citoyens.
Avec l’aide voulue ou non de nos gouvernants et de l’Europe, la crise migratoire est venue au secours d’une politique économique démentielle.
Conscients que nous ne pouvions pas accueillir toute la misère du monde, le réfugié, souvent musulman et arabe est devenu un bouc émissaire de notre colère sociale.
Ceci d’autant plus que les vagues d’attentats successives ont installé en nous la peur de ces derniers.
Le pouvoir des Institutions s’est bien gardé d’empêcher le racisme et la xénophobie de s’installer en profondeur … Pendant ce temps-là, les banques et la finance restaient hors de portée du ressentiment de la population. La solidarité devenait un délit, les visas humanitaires devenaient une incongruité, les migrants n’étaient que des chiffres pour des quotas …
Nous nous souviendrons longtemps encore de la manière dont nos autorités ont géré l’existence d’un mouvement de solidarité face à des migrants installés dans un parc à Bruxelles !
Aujourd’hui, le Musulman est un terroriste en puissance et il fait peur. C’est ce que pensent 65 % du public consulté.
Aujourd’hui les Belges, se basant sur des chiffres de 2010, estiment qu’il y a trop de Musulmans chez nous. Ils seraient 30 %, alors que dans les faits ils sont 5.8 %, seulement. Serions-nous tellement envahis ?
Aujourd’hui, 4 belges sur 10 estiment que les Musulmans sont complices des terroristes.
43 % déclarent, sans honte, que la nationalité belge et la confession musulmane sont incompatibles.
70 % des Musulmans ressentent un sentiment profond de rejet.
6 % d’entre eux estiment que les attaques contre l’Islam sont trop nombreuses.
Des chiffres qui en disent long sur le cancer du racisme qui nous ravage, tout comme ils attirent l’attention sur la complicité du monde politique dans la mise en place de cette haine que rien ne semble pouvoir arrêter.
Une nouvelle fois, comment ne pas être terrifié par le drame de ce fossé entre des populations appelées pourtant à vivre ensemble ?
Comment ne pas être terrifié par la stigmatisation d’une communauté raciale, alors que nous en connaissons les conséquences, avec le génocide des Juifs durant le dernier conflit mondial ?
Il est urgent que nous apprenions à vivre dans le respect les uns des autres.
Il est temps que celui qui est accueilli dans le pays prenne le parti de s’intégrer dans sa nouvelle patrie et que celle-ci lui en donne les moyens.
Il est désormais indispensable que notre politique extérieure, intègre la notion d’humanité, avant de tout sacrifier à la seule recherche de profit.
Un long chemin périlleux reste à parcourir !

Le troisième volet de l’étude commandée par les médias nous présente une société belge profondément divisée.
Il y aurait parmi les Belges 4 populations que tout sépare au nom de leur ressenti.
21 % « d’abandonnés ».
Ils ont endossés l’habit des victimes d’agressions. Elles proviennent des Musulmans, des élites, de l’État, de la protection sociale.
Leur défense c’est le rejet de tout ce qui est la cause de leur situation.
Le repli sur soi est leur seule attitude possible.
Ils proviennent essentiellement de ceux qui ont un capital culturel et économique faible. Ils sont les plus fragiles de nos sociétés.
Ils sont souvent âgés de plus de 55 ans.
Politiquement, il se sentent proches de l’Extrême-Droite et d’une certaine Droite plus populiste.
Une autre catégorie importante, ce serait celle des « Traditionnalistes ».
Pour eux, il ne faut rien changer ni au système, ni aux institutions.
Ils sont les défenseurs des valeurs occidentales, seules habilitées à diriger notre société.
L’avenir n’est pas une source de peur.
Leur combat premier sera de relancer l’économie et de développer l’emploi.
Vient ensuite la catégorie des « ambivalents ».
Ils sont jeunes, moins de 35 ans.
Ils hésitent sur tous les sujets : la perception des autres, des immigrés, de l’Islam, de la globalisation, des institutions.
Ils subissent leur existence, sans jamais en être les acteurs.
Viennent enfin « les renaissants ».
Ils estiment, eux, par contre, que nous ne sommes pas condamner à subir nos conditions de vie. Nous avons le pouvoir de changer les choses.
Ils connaissent l’état du monde, mais ils préfèrent y découvrir une source de richesse et d’épanouissement. Ils préfèrent l’aborder sous le mode de l’ouverture, loin de toute idée de frontières.
L’autre, peu importe son origine est une source d’enrichissement culturel et il ne mérite pas la mise en place de toute une paranoïa.
Certes, ils se sentent dominer par des éléments qui les dépassent, comme l’économie, la finance ou encore la politique, mais cela ne les empêche pas de s’engager dans des essais de changement au plan local.
Ils ont envie d’être les acteurs de leur vie et de se battre au nom du droit universel ou encore contre les dominations ou pour la reconnaissance de la dignité.
Des univers irréconciliables qui hantent ainsi la société belge et qui façonnent profondément les personnalités des citoyens que nous sommes.

Au terme de cette étude, l’impression qui nous habite, c’est celle d’un vaste gâchis, engrangé au cours des années.
Notre société semble s’être trompée dans le choix de ses priorités.
Elle a tout misé sur la finance et sur l’économie. Elle s’est exprimée en termes de rentabilité et de compétitivité, de rendement et de bénéfice.
Elle a oublié qu’elle s’adressait à des humains et qu’ils étaient sa seule richesse.
Le monde politique nous a conduit dans des impasses, dont il nous est devenu très difficile de sortir. Il n’est plus crédible aujourd’hui, comme ne le sont plus qui décident de parler en notre nom.
Nos dirigeants ont oublié de proposer un rêve et de le rendre accessible.
Ils ont oublié que l’homme avait besoin de tendresse et d’amour, avant d’être un numéro et un dossier.
Ils ont laissé une société évoluer à un rythme démentiel, oubliant de réunir celles et ceux qui ne parvenaient plus à suivre.
Ils ont méprisé l’homme, le réduisant à un être imposable ou encore à une entité de production ou encore à un obstacle à la rentabilité.
Constater cet échec est une chose.
Reste maintenant à reconstruire un monde dans lequel « le bonheur pour tous » dépasse enfin l’intolérance, la soif de posséder et de dominer.
Reste à offrir des perspectives et des raisons de vivre à des hommes et à des femmes qui ont été les oubliés des tableaux de statistiques et des courbes de progrès.
Reste à réconcilier ces hommes et ces femmes que tout sépare et oppose.
Qui nous en montrera le chemin ?

Guy De Smet (13 janvier 2017)


-3- SOS DÉMOCRATIE !

À l’heure où un nouveau locataire va s’installer à la Maison blanche ; à l’heure où des sondages inquiétants nous sont dévoilés chaque soir, dans le journal télévisé ; à l’heure où nous sommes inondés d’informations dénonçant les abus du monde politique … Il semble urgent de nous secouer, comme pourrait le faire un chat aspergé d’eau.
Notre société va mal et nous semblons la subir !
L’idéologie néolibérale qui nous dirige et qui conduit aussi les grandes instances financières européennes et mondiales nous mène vers une implosion de notre modèle d’humanité.
L’idéologie du « tout pour l’argent » semble avoir confié la clé de la maison « humanité » aux magnats de la finance. Les décisions ne se prennent plus dans les parlements élus par les peuples mais dans l’enceinte feutrée de quelques conseils d’administration qui imposent leur Loi.
La finance et l’économie sont devenues les moteurs de notre « vivre ensemble », nous plaçant tous en esclavage, au profit du capital et de ceux qui le manipulent.
Pour mettre ses plans machiavéliques en action, le libéralisme s’appuie sur ses valets politiques – tous bords confondus.
Leur vigilance est anesthésiée, grâce à de substantiels avantages qui font d’une carrière politique une source non-négligeable de revenus.
Parfois même, elle se transforme en « affaires » qui mettent à mal la confiance d’un pays.
Populisme, diront certains !
À moins que 500€ par minute pour participer à une réunion de l’intercommunale Publifin, ne soit qu’un dérapage ou l’occasion de faire un geste pour une bonne œuvre !
À moins que le montant d’une retraite de parlementaire ou celui d’un traitement ministériel ou d’une dotation royale ne soit qu’une autre interrogation à peine légitime !
À moins que l’aide européenne pour favoriser l’évasion fiscale, à l’ère Juncker, ne soit qu’une incompréhension de plus !
À moins que les revenus des « grands patrons » d’entreprises où l’État a un mot à dire ne soit qu’une information que la presse ferait mieux de taire !
À moins que les recommandations, non-suivies, pour lutter contre la corruption des parlementaires ne soit qu’un rêve utopique !
Une chose est sûre aujourd’hui, chez nous la FEB impose sa loi.
Elle impose la limitation des salaires, érigeant l’appauvrissement de la population en un chant de victoire.
Elle indique la seule voie possible de l’action gouvernementale.
L’entreprise rêve d’une reprise de la consommation, sans en délivrer les moyens.
L’entreprise rêve de nouveaux bénéfices pour ses actionnaires au détriment d’une création d’emplois stables qui ne serait qu’un juste partage.
L’entreprise rêve d’une meilleure compétitivité, mais elle n’hésite pas à offrir des sommes indues à un patronat véreux et inconscient. Ses travailleurs, par contre, elle ne cesse de les traiter à coup de plans sociaux, de délocalisations et de mise à la retraite anticipée. Elle ne cesse d’imposer des conditions de travail et d’existence qui semblaient disparues depuis l’abolition de l’esclavage.
La banque veut mettre à mal notre sens de l’épargne pour nous faire plonger dans des prises de risques qui feraient ses profits.
La chasse aux chômeurs est une priorité, pendant que la fraude fiscale est un sport encouragé.
Et nous pourrions poursuivre ce sinistre inventaire des dégâts du néolibéralisme !
Dans un tel contexte, comme ils doivent être mal venus ces sondages qui déclarent la faillite d’une société et une radicalisation politique des citoyens.
Ils sont le signe d’un échec de nos systèmes, dirigés par des destructeurs d’humanité et de vérité.
Ils sont le signe d’un fatalisme qui se transforme en véritable gangrène de notre vivre ensemble.
Ils sont le résultat d’un échec politique que nous pressentions depuis longtemps.
Ils risquent d’ouvrir les yeux de citoyens qu’une certaine classe préférerait savoir endormis ou ignorants.
Sur la scène du monde, « les extrêmes » pavoisent, pendant que les partis traditionnels peinent à encore intéresser l’opinion.
Les institutions sont dénigrées et rejetées au nom d’une incompétence et d’un mépris des populations.
Le Brexit n’en est qu’une première illustration, en attendant que la non-gestion de l’afflux des migrants de nous explose à la figure.
Aujourd’hui, les hommes et les femmes se replient sur eux-mêmes, laissant libre court à l’individualisme, au racisme et à la xénophobie. Un climat de haine et de violence s’installe, ne laissant guère de place à une réelle fraternité.
En France, « la solidarité » est même devenue un délit !
Chez nous, l’obtention d’un visa humanitaire devient un fantasme inabordable !
Aujourd’hui, nos concitoyens se tournent vers des « aventuriers » politiques qui eux, peut-être, pourront les sauver et restaurer une certaine grandeur. De toute façon, ils n’ont plus rien à perdre ! Une utopie de plus ?
Il y aura bien des exhortations à ne pas voter pour les extrêmes de gauche ou de droite, au nom de la démocratie … mais qui seraient ces prêcheurs pour oser imposer leur éthique, après avoir massacré la souveraineté du peuple ?
Aujourd’hui, le monde s’est enfermé dans une grisaille sans horizon. Il vit sans projet, sans souffle … Jusque à quand ?
Il est temps, pour le peuple, de se secouer et d’oser prendre en mains les rennes de son avenir.
Pas besoin de le confier à des charlatans à la courte vue, comme ceux qui, par leurs promesses, encombreront bientôt nos boites aux lettres.
Le peuple a en lui la force d’une audace pour détruire cette finance qui l’asphyxie ainsi que ses valets qui n’ont que leur « petite carrière » comme hochet de pouvoir.
Il est l’heure de se rassembler, de prendre conscience, ensemble, du mal qui nous tue.
Ensemble, nous avons la force de mettre nos « décideurs » à genoux !
Il est urgent d’agir, si nous voulons laisser, demain, aux générations futures, un monde sur lequel brille un soleil pour chacun.

Guy De Smet (12 janvier 2017)


-2- UN ROYAL OPTIMISME

Fidèle à la tradition et avec une candeur qui fait sa richesse, le Roi Philippe a présenté ses vœux aux Belges de toutes conditions.
Il a évoqué les difficultés que rencontrent les citoyens en ces temps de crise et d’individualisme.
Il a regretté que l’esprit de fête ne puisse être celui de toute la population, évoquant toutes celles et tous ceux pour qui l’horizon est un trou noir, sans perspective. « Ce sentiment d’incertitude, de désarroi, de colère même, peut aussi mener à une perte de confiance dans les institutions », ajoute-t-il, comme si ce discours devait venir au secours d’un pays et d’une Europe qui se posent bien des questions !
Sait-il que pas mal de ce désarroi a été instrumentalisé par des « institutions » qui semblaient y trouver un intérêt électoral plus qu’évident ?
Sait-il que si des travailleurs sont inquiets pour leur emploi, c’est dû au dynamisme institutionnel pour créer de tels drames ?
Sait-il que la promesse d’un avenir moins rose pour les jeunes n’est pas à chercher dans un fatalisme morbide, mais dans un manque de projets de nos institutions et de ceux qui les dirigent. Leur objectif semble être ailleurs !
Sait-il que les personnes âges, en rade de nos sociétés, ne le sont pas de leur fait, mais à cause d’un système appelé à être toujours plus performant et toujours plus rentable ?
Une chose est sûre : il existe bel et bien « une perte de confiance dans les institutions aujourd’hui » !
À elles d’en chercher le pourquoi !

En réponse à cette perte de crédit, le Souverain évoque les initiatives privées qui viennent pallier aux manquements humains des institutions.
Elles existent souvent, malgré le pouvoir en place !
À côté de la colère et du désarroi, il découvre chez nos concitoyens des forces insoupçonnées pour : « se rencontrer sans préjugés et avec tendresse, reconnaître les fragilités de l’autre en même temps que les siennes propres ».
Il découvre, au hasard de ses rencontres, « toute l’énergie que cela libère en soi ».
Il comprend que « la douceur est une force ».
Sous ses yeux, il voit « des jeunes qui refusent de rester en marge de la société ».
Il en découvre « d’autres qui saisissent les mains tendues pour apprendre ».
Il se réjouit de « ces retraités qui se lancent dans de nouveaux projets, porteurs de sens ».
Selon le Roi, une société cherche à se construire dans laquelle « on se soutient les uns les autres dans l’épreuve et où l’on s’entraide à réussir ».
« Une société plus chaleureuse » serait à notre portée !
Avec lui, nous ne pouvons que nous en réjouir … et même l’espérer !
Mais, où il devient plus difficile à suivre, c’est dans sa conclusion : « Je suis convaincu qu’ils peuvent aussi créer une dynamique qui enrichit l’action de nos institutions et qui renforce la confiance dans les fondements de notre démocratie ».
Si cela peut être des termes de vœux, ils sont moins les reflets d’une réalité.
Où est la « société chaleureuse » quand Francken refuse un visa humanitaire à une famille d’Alep, confrontée à la guerre et à la destruction ? Le racisme semble être son fonds de commerce, alors que des Belges ouvraient leurs bras et leurs cœurs !
Où est la « société chaleureuse » quand De Block ferme l’accès à la médecine et aux soins à des catégories entières de populations ? Une médecine à deux vitesses, pour la plus grande honte des professionnels de sa santé !
Où est la « société chaleureuse » quand l’action du gouvernement se transforme en attentat djihadiste du capital sur des travailleurs qui n’avaient que leurs mains pour travailler ?
Où est la « société chaleureuse » quand une certaine idée du libéralisme à assassiné un vivre ensemble pour le transformer en une lutte des classes dans laquelle seul l’argent est gagnant ?
Où est la « société chaleureuse » quand l’Europe, avec Juncker à sa tête, se fait vecteur d’évasion fiscale ou créatrice de racisme en ne gérant pas l’afflux des migrants ?
Où est la « société chaleureuse » quand, au sein même de la famille royale, les tensions n’hésitent pas à s’afficher sans pudeur.
Pendant que le gouvernement (ou que l’Europe) est à l’œuvre dans les ténèbres, des citoyens se serrent les coudes, indiquant la voie d’une nouvelle manière de vivre, loin des récupérations politiciennes.
Après ces paroles d’un doux rêve et une utopie toute candide, il ne reste plus à la famille royale qu’à s’envoler pour un voyage solidaire aux Caraïbes !

Guy De Smet (4 janvier 2017)


-1- INTOX OU RÉALITÉ ?

Après des années d’une crise économique et sociale cruelle, nos gouvernants changent de langage. Il paraît que tout va mieux !
D’une part, ils poursuivent leur « assassinat » social, en s’enfonçant dans des mesures qui sacrifient sur l’autel du profit des hommes et des femmes, pour qui la vie est devenue une lutte sans horizon.
Le monde médical semble en être une dernière illustration !
D’autre part, ils aiment évoquer « une reprise » qui se traduirait dans une diminution des chiffres du chômage et dans un regain des créations d’emplois.
Leur politique s’inscrirait ainsi dans une rigueur retrouvée, permettant aux entreprises de retrouver un nouveau dynamisme.
Ces dernières seraient enfin sorties de leurs difficultés pour reprendre le chemin de l’embauche, faisant profiter l’ensemble des travailleurs d’un nouveau climat et de nouvelles opportunités.
En même temps, elles se sont lancées dans une « numérisation » qui devrait changer le visage social des entreprises qu’elles dirigent.

Nous aurions presque envie de les croire, si ce n’est que ces belles affirmations ne semblent guère en adéquation avec ce que vivent ces travailleurs.
Des entreprises ferment et délocalisent.
D’autres envisagent des plans sociaux, forçant des employés à la retraite anticipée.
D’autres envisagent des licenciements secs et durs.
De nouveau robots remplacent les « grincheux » qui partaient en grève au moindre mécontentement.
Le résultat de ce jeu de casino, c’est que beaucoup d’hommes et de femmes se retrouvent avec des vies brisées, des avenirs bouchés et des fins de mois déroutants.
Ils n’auront pas l’occasion de profiter de quelques jours de détente royale aux Caraïbes !
Et le désastre social ne s’arrête pas là.
Dans un souci de répondre aux exigences du monde de l’entreprise, nos gouvernants ont décidé, non seulement de diminuer les charges sociales, mais aussi de simplifier les règles de recrutement : flexibilité des horaires, facilités de licenciement …
Désormais, la vie du travailleur dépend des stratégies financières de son patron et du bon vouloir des fluctuations des marchés … peu importe le quotidien du travailleur !
Et ce n’est pas tout !
Les conditions d’embauche ont été, elles aussi revues, afin de permettre une meilleure concurrence des entreprises.
Si jadis, le travailleur rêvait d’un CDI et d’une stabilité de l’emploi, il peut l’oublier, aujourd’hui.
Il sera question désormais de « stage », de « CDD » de longue durée, de plans « d’emplois aidés » …
Les emplois proposés seront précaires et ils dépendront de la conjoncture ou du bon vouloir de l’entrepreneur.
Le monde libéral a ainsi créé le statut du « travailleur pauvre », l’enfonçant dans des conditions de vie indignes et inhumaines.
En Belgique, des travailleurs vivent sous le seuil de pauvreté, des familles entières sont à la dérive … et cela n’est pas acceptable !
Mais la goujaterie de nos gouvernants ose le pas de plus, en trafiquant les chiffres du chômage.
En société libérale, le chômage est une aberration. Il est dû au seul coupable que serait le chômeur.
Il faut donc le poursuivre, l’espionner, le pourchasser, pourvu qu’il sorte des statistiques et qu’il endosse le costume de n’importe quel métier.
Il faut lui imposer des formations qui ne mènent souvent nulle part, le temps de publier de nouveaux chiffres avantageux.
Il faudra l’humilier en lui imposant des travaux d’intérêts publics, dont le seul but est de démontrer l’inutilité d’une quelconque ambition.
Il faut finalement l’exclure et le renvoyer dans d’autres tableaux qui feront le bonheur d’autres statisticiens.

Entre emplois précaires et exclusion du monde du travail, nos gouvernants semblent avoir trouvé le temps d’une chanson : « Tout va très bien, Madame la Marquise » … au risque d’être surpris en flagrant délit de mensonge.
Qu’ils sachent que leurs chiffres de « reprise » ne nous intéressent pas.
Ce qui nous importe, c’est de connaître le type d’emploi qui a été créé.
Ce qui comptera, ce sera de savoir au terme de ce « massacre » qui aura été sacrifié sur l’autel de la course à la compétitivité et à la rentabilité.
Jusqu’à quand les laisserons-nous chanter en toute impunité ?
Jusqu’à quand laisserons-nous s’installer un capitalisme assassin qui a fait de l’homme sa victime privilégiée ?
Aujourd’hui, tout semble aller mieux, d’autant plus que 2018 et 2019 seront des années d’échéances électorales qu’ils espèrent bien franchir sans rencontrer d’obstacles.
Que nos mandataires se rassurent !
Nous serons la « mémoire vivante » de leurs méfaits.

Guy De Smet (4 janvier 2017)