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Archives billets d'humeur 2018


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01. Un mot doux à Falco (03/01/18)
02. La veulerie d'un pourri (05/01/18)
03. Le retour des djiadistes ? (06/01/18)
04. Stop à la connerie (06/01/18)
05. Une abomination (10/01/18)
06. Pays de merde (12/01/18)
07. Ahed Tamini (16/01/18)
08. Le courage en deuil ! (16 /01/18)
09. Délit de solidarité ? (18/01/18)
10. Les dérives d'une société (18/01/18)
11. Aux armes citoyens ! (22/01/18)
12. Rafles du gouvernement Michel (25/01/18)
13. Carrefour ... Adieu ! (26/01/18)
14. Une visite chez le médecin ? (27/01/18)
15.Panique sur le monde (06/02/18)
16. Le puits sans fond de l'indécence (06/02/18)
17. Justice ou parodie ? (08/02/18)
18. Une enquête au service de la propagande (09/02/18)
19. Retour vers une autre époque ? (10/02/18)
20. Vigilance citoyenne (12/02/8)
21. Il ne manquait plus qu'eux ! (12/02/18)
22. La perpétuité ? (15/02/18)
23. Une belle réponse ! (15/02/18)
24. Hypocrites (27/02/18)
25. Lettre ouverte à nos mandataires (27/02/18)
26. Il faut la piquer (13/03/18)
27. La magie des chiffres (13/03/18)
28. Pathétique ! (22/03/18)
29. Inculpé ! (22/03/18)
30. Commémoration (22/03/18)
31. Que t'ai-je-fait ? (26/03/18)
32. J'ai fait une rêve (26/03/18)
33. La gestapo est de retour (26/03/18)
34. SOS Paix ! (17/04/18)
35. Eurovision 2018 (13/05/18)
36. Une balle ou une guerre ? (13/05/18)
37. Lettre ouverte aux "pauvres" (25/05/18)
38. Mawda (25/05/18)
39. Se débarasser de l'Europe (30/05/18)
40. Laxisme et terrorisme (31/05/18)

 

-40-  LAXISME ET TERRORISME 

Depuis deux jours, notre pays vit sous l’émotion, suite à l’attentat de Liège.
Un individu, radicalisé et reconnu comme tel, en congé pénitentiaire (!), assassine un ami à Marche-en Famenne et s’en va vers Liège, où il tue froidement deux policières et un jeune qui n’avait rien demandé à personne.
Au lendemain de l’attentat, à 13h, hommage de la population avec la présence massive des autorités – roi ou reine, excepté – Était-ce bien leur place ?

Nous apprenons que la veille du congé du tueur, un gardien de la prison de Marche-en Famenne avait établi un rapport, signalant aux autorités compétentes la dangerosité du prisonnier, à qui ils allaient, malgré tout, accorder un congé pénitentiaire.
Le ministre de la Justice, lui-même affirme sa responsabilité dans ce qui s’est passé, ses mesures ayant permis ce moment de terreur.
Nous savons aussi que des fiches concernant les personnes radicalisées existent.
Nous apprenons que le personnel de prison se dit en manque de formation face à ces situations inédites, pour lesquelles, pourtant, les gardiens sont en première ligne.
Nous savons que les policiers vivent des stress et des pénibilités de travail que leurs responsables ont peine à gérer, abandonnés qu’ils sont par un pouvoir politique absent, retenu par des tâches financières et budgétaires.
Nous savons que des victimes des attentats de Bruxelles ont dû attendre près d’un an, avant d’avoir obtenu une aide pour faire face à une situation qu’elles n’avaient pas demandée.
Et cela fait suite à la longue liste des approximations, des erreurs, des tergiversations qui ont entouré les attentats en Belgique.
Le monde politique, celui qui décide des lois et des mesures d’urgence n’aurait-il donc rien compris ?
N’aurait-il pas compris que le respect de l’état de droit n’a rien à voir avec une situation de guerre ?
N’aurait-il pas compris que sa mission première est d’assurer la sécurité de sa population ?
N’aurait-il pas compris qu’on ne plaisante pas avec quelqu’un qui, un jour, a été radicalisé ? Lui donner une seconde chance équivaut à mettre l’ensemble de la société en péril !
N’aurait-il pas entendu les appels de Daesh à perpétrer des attentats, le plus possible, pour déstabiliser un Occident qu’il estime mécréant et « ennemi de l’humanité » ?
N’importe quel citoyen peut devenir une cible, aujourd’hui !
N’importe quel individu, en mal-être, peut devenir un terroriste et un assassin !
Et un témoin de se demander : « Jusqu’à quand cela va-t-il durer ? »

Le gouvernement, sous la houlette de l’Europe vise des économies dans tout ce qui concerne l’humain. Notre quotidien en est un flagrant témoignage !
Dans le domaine de la Justice, nous avons assisté à des grèves et à des mouvements de mauvaises humeurs du personnel pénitencier, qui clame sa surcharge de travail, le manque de personnel et qui dénonce une formation qui n’est plus adéquate.
Nous assistons aussi à des manifestations et à des arrêts de travail de la Magistrature qui n’en peut plus du manque de moyens qui lui est accordé, ainsi que de l’accumulation de dossiers qui ne peuvent plus être traités sérieusement.
L’état de certain palais de Justice est à l’image de l’importance que ce gouvernement semble y accorder !
Nous enregistrons des condamnations disproportionnées face à l’ampleur des crimes commis et même face à des libérations conditionnelles incompréhensibles. Cela se ferait au nom d’une possible réinsertion de ces individus dans la société : là on croit rêver !
Nous devons déplorer des bavures d’une politique ferme de la migration qui ne se donne pas les moyens internationaux pour vivre une certaine cohérence.
Cela pousse des policiers à se transformer en cow-boys, à la gâchette facile, provoquant la mort d’enfants innocents.
Et dire que ce policier qui a assassiné Mawda ne faisait qu’exécuter un ordre issu d’une politique migratoire monstrueuse, pilotée par un monstre !
Aujourd’hui, nous assistons même des à des assignations en Justice de l’État par des mamans qui sont partie en Syrie ou en Irak, auprès de Daesh pour y exercer la « guerre sainte ».
Elles exigent le retour en Belgique de leurs enfants ... et pourquoi pas le leur, demain.
Leur action est soutenue par Child Focus, qui, j’imagine, sera aux abonnés absents face aux conséquences, demain !

Mais quel laxisme !
Quelle trahison de la population !
Quelle utilisation abusive de la notion « d’état de droit » !
Un sursaut de dignité devient d’une urgence criante !
Nous demandons une Justice qui serait celle qui agirait en temps de guerre, dans ces situations bien précises !
Nous demandons une Justice qui, avant de veiller à la réinsertion d’un individu qualifié de terroriste, veille à la protection et à la sécurité de la population.
Nous demandons une politique qui se serre les coudes au niveau international pour juguler avec efficacité cette pieuvre du terrorisme, qui, sans cela, continuera de frapper aveuglément.
Il est curieux que lorsqu’il s’agît de finance, le monde politique ose des mesures drastiques ... quand il s’agit de sauver l’homme, elle est plus timide : cela rapporterait-il moins ?

Aujourd’hui, la situation est grave !
N’importe quel individu, belge ou étranger, contaminé par un islamisme morbide, peut sortir de chez lui, un couteau à la main et s’adonner au plaisir de devenir un martyr !
Cela peut arriver n’importe où et n’importe quand !
À quand une protection qui mette déjà tous les islamistes reconnus hors d’état de nuire ... peu importe les moyens ?
Vous, les victimes des attentats bestiaux issus de l’Islamisme, j’espère que vous n’êtes pas morts pour rien !

Guy De Smet (31 mai 2018)


-39- SE DÉBARASSER DE L’EUROPE !

Voici quelques temps, les Italiens étaient appelés aux urnes !
Durant des années, ils s’étaient comportés comme de bons élèves de l’institution européenne, allant même jusqu’à faire la sale besogne.
Ces dernières années leurs côtes auront ainsi vu défiler un flux de migrants du monde entier, jusqu’à en subir l’étouffement dans leur vie quotidienne.
Dans cette aventure, l’Europe les a tout simplement abandonnés, se réfugiant avec lâcheté derrière des quotas et des non-décisions remarquables.
De plus, comme tous les autres citoyens européens, ils ont dû faire face à l’inhumanité d’une institution, plus préoccupée par la loi des marchés et les mesures structurelles qu’elles entraînent, livrant l’être humain à la jungle d’une survie qui en assassine plus d’un.

Les Italiens, à l’instar d’autres nations, ont fait un choix, celui d’un euroscepticisme, plus que compréhensible :

  • Une austérité insupportable et injuste, car mal répartie.
  • Une hausse du coût de la vie, suite à des lois de marchés insatiables.
  • Une pauvreté qui s’étale sur des catégories de populations qui, jusque-là, s’en sortaient.
  • Un flux migratoire qui donne à l’Italie d’être le dernier radeau de la Méduse pour tous les naufragés de la planète.
  • Des conditions de vie et de travail qui ne respectent plus le rythme dont l’homme est capable.

Ils ont fait le choix d’une alliance qui leur semblait offrir une espérance et qui semblait surtout être à l’écoute de leurs difficultés.
Que ce choix soit apprécié ou non, c’est celui d’un peuple et cela se respecte !
Ce choix semble ne pas avoir plu au Président de la République qui n’ose même pas imaginer un éloignement de l’Europe.
Il a donc nommé un nouveau formateur, loin des choix des électeurs ... pourvu que l’Europe ne se fâche pas !
Bonjour la démocratie européenne !

Un Commissaire européen vient de sous-titrer l’épisode italien d’une remarque cinglante qui n’a pas fini de faire chavirer le paquebot « Europe ».
Monsieur Gunther Oettinger, un technocrate allemand au service de la bureaucratie européenne, n’y va pas de main morte : « Les marchés vont apprendre aux Italiens à bien voter ! »
Ces propos n’ont pas manqué de faire réagir le chef de l’alliance qui avait gagné les élections italiennes : « Incroyable ... À Bruxelles, ils sont sans vergogne. Si ce n’est pas une menace, je n’ai pas peur. »
D’autres réactions n’ont pas tardé à suivre, tellement ces propos étaient outranciers.
Toutes demandent – du bout des lèvres - de respecter l’électeur ... Et si le mal était fait ?

Mais pour qui se prend l’Europe ?
Pour qui se prennent ces technocrates, qui ne sont élus par personne, et qui se croient investis d’une mission divine pour nous imposer des marchés dont nous ne voulons plus, parce qu’ils nous asphyxient.
Le dieu Argent a, certes, ses grand-prêtres, mais de là à ce qu’ils nous dictent nos manières de vivre, il y a un pas.
Bien des mouvements de contestation se mettent en place aux quatre coins de l’Europe : manifestations contre les politiques migratoires et désobéissance civique face aux lois mises en place.
Mouvements de grève divers, signe du mécontentement d’une population qui n’en peut plus de devoir survivre pendant que d’autres s’étalent dans la richesse.
Mécontentements de secteurs entiers de l’économie face à une mondialisation qui ne cesse de faire des dégâts : les agriculteurs ou les pêcheurs pourraient en témoigner.
De plus en plus de citoyens se lèvent pour clamer haut et fort qu’ils n’en veulent plus de cette Europe qui a oublié l’homme au détriment des profits, des bénéfices, de la rentabilité.
De plus en plus de citoyens, dans leurs manières de consommer, disent « stop » à une mondialisation inabordable, étouffante et injustifiée.
Nous ne voulons plus d’une Europe des marchés.
Nous ne voulons plus d’une Europe qui « jette » l’homme, ce déchet issu du monde des gens qui ne seraient rien.
Nous n’en voulons plus de cette Europe qui ne respecte pas la souveraineté des États, osant mettre en place des modes opératoires qui les dispensent de l’avis des gouvernants des nations ou encore de l’avis des peuples, quand il s’agit de traités économiques, entre autres.
Nous ne voulons plus d’une Europe dictatoriale qui fait de la dette la chaîne qui lui attache les indépendances des nations.
Elle ne cesse de parler de démocratie et elle n’en utilise pas la moindre virgule !
Nous ne voulons plus de cette Europe qui oublie le citoyen quand il s’agit de se donner un président et qui confie nos espérances de vie à des technocrates que personne ne connait.
Il faut « casser » cette Europe de l’argent !
Il faut une nouvelle Europe, dont l’homme soit le centre !
Il nous faut nous débarrasser de cette classe politique qui plie sous les lobbies qui l’enrichit au détriment du bien-être de tous.
La corruption serait-elle le mode de gouvernance de cette république bananière qu’est devenue l’Europe ?
Il faut détruire cette institution qui ne fait la richesse que de ceux qui en profitent comme son personnel ou son monde politique, qui a trouvé là la vache grasse qui va permettre de juteux enrichissements personnels.
Il nous faut détruire cette Europe de jeu de casino qui alimente le spectre d’une dette publique pour nourrir sa soif de pouvoir et sa quête de profits.
Il nous faut détruire cette Europe qui, sur le plan international, n’est même pas capable de faire la différence entre un marché potentiel et une crise humanitaire qui tue des milliers d’êtres humains.

Dans quelques mois, nous serons invités à voter pour envoyer des représentants à Bruxelles ou à Strasbourg.
Une fois en place, ils nous oublieront et laisseront mettre en place une structure qui ne cesse de nous écraser. Ils jugeront du contraire et pourtant ... la pourriture n’entraîne que la pourriture !
La remarque de ce commissaire européen stupide et machiavélique sera-t-elle l’avertissement suffisant qui guidera notre choix ?
Osons l’espérer !

Guy De Smet (30 mai 2018)


-38- MAWDA

Tu n’avais que deux ans.
Tu étais une petite irakienne, née en Allemagne, de parents issus du Kurdistan irakien.
Tes parents t’avaient conçu, espérant t’offrir un avenir, une maison, une famille, une paix possible.
Ils voulaient fuir cette vie qui n’avait aucune saveur, si ce n’est celle de la peur, de la précarité, de la misère.
Ils rêvaient d’un monde meilleur, dont l’Angleterre devait détenir la clé. Pour cela ils avaient sacrifié leurs économies, livrant leur sort à un passeur, à un marchand de rêve, à un escroc qui profite de la misère des autres.
La vie, celle dont ils rêvaient, devait commencer demain, loin des bruits de la guerre ou de l’exclusion d’une migration qui réduit l’humain au stade de l’animal.
Pour le voyage, ils avaient pris leurs maigres bagages et surtout leurs biens les plus précieux : leurs enfants, ces dons de Dieu.

Il aura fallu ce contrôle policier, cette course poursuite …
… et cette balle perdue qui allait vider ton visage d’enfant de tout sourire.
Un rêve devient cauchemar.
Une vie devient une chance perdue.
Un prénom devient celui d’une martyre de la bestialité dont l’homme est capable.

Honte sur nous, Mawda, ton aventure devait passer par la Belgique. Ce nom restera pour tes parents le symbole d’une énorme injustice et le lieu d’un horrible crime.
Un policier a tiré ! On le dit abattu aujourd’hui : n’empêche qu’il a éteint ton sourire à tout jamais. Que vaut son abattement face à ton corps abattu ?
Un policier a été l’instrument d’une politique immonde et bestiale, celle que commet le gouvernement belge, en toute impunité.
Il est responsable de la sécurité des migrants : il les laisse abattre comme des chiens.
Il s’est doté de deux « Obersturmführer » qui nous rappellent les pires périodes de notre Historie : Franken et Jambon.
Ils ne sont que de sinistres exécutants d’une politique migratoire qui n’a qu’un seul souci : humilier, exclure, interdire et rapatrier de force.
Que veux-tu vous n’êtes ni Arnault, ni Depardieu, ni ces fonctionnaires anglais fuyant le Brexit ?
Eux, ils sont précieux : ils représentent des capitaux, la seule valeur qui compte en société libérale.
Vous, vous êtes des poids, des charges, des sources de dépenses qui vont contrarier les courbes de nos bénéfices économiques.
Vous n’êtes que des taches qu’il faut faire disparaître … c’est bien pour cela qu’on t’a tiré dessus et que tu es morte, pauvre Mawda.

Ce gouvernement, il a à sa tête un Premier-Ministre, Michel !
Il a reçu tes parents, sans les entendre.
Il se cache, comme d’habitude derrière une enquête dont il attend les hypothétiques résultats.
Il a fait savoir à tes parents que leur deuil n’avait que peu de poids face aux mesures gouvernementales et que leur place était hors de Belgique, là où l’enquête sur ta mort est ouverte.
Excuse-le, mais l’humanité ce n’est pas son fort … L’intelligence, non plus !
Ce gouvernement a aussi une « belle-mère » qui ne sait pas se taire et qui dit n’importe quoi : Bart De Wever.
Il a un avis de nazillon sur tout, même sur ta mort.
Dire que la décence aurait voulu que ta disparition suscite le silence des responsables.
Cet être ignoble ferait bien de se taire : ses déclarations ne sont pas à la hauteur de drames humains qui sont le dernier de ses soucis.
Tu n’étais qu’un enfant, le sait-il seulement ?

Pardon Mawda, j’ai honte que mon pays abatte des enfants. Après Julie et Mélissa on aurait pu espérer : plus jamais cela ! Dutroux semble avoir fait des petits, on les a mis au gouvernement !
Pardon Mawda, j’ai honte d’appartenir à un Occident aveuglé par sa richesse, au point de ne plus voir des enfants comme toi, pour qui la misère est le quotidien que vous n’avez pas choisi.
Pardon Mawda, j’ai honte d’être dirigé par des inconscients qui ne connaissent plus le prix d’une vie humaine : la moindre de leur décision est là pour en témoigner.

Pour nous Mawda, ton nom restera celui d’un printemps fauché trop tôt.
Il restera le moteur d’une vigilance, face aux dangers que subit l’homme confronté à une politique folle.
Il restera le signal d’une urgence, celle d’un amour à construire, selon le rêve de Martin Luther King.
Il restera la fougue d’un combat pour abattre tout ce qui détruit l’homme.

Nos pas ne se sont pas croisés … et pourant je sens que tu devais être le symbole d’un bonheur pour toute une famille !
Ils ont tué cela … un crime que rien ne pourra pardonner !

Guy De Smet (25 mai 2018)


-37- LETTRE OUVERTE AUX « PAUVRES »

La presse, les réseaux sociaux vous font part, depuis la crise économique et sociale de 2008, des mesures que prennent nos gouvernants, l’Europe, le monde … pour qu’enfin la croissance revienne, pour qu’enfin la compétitivité soit à la une, pour qu’enfin l’entreprise entre dans les sphères gagnantes de la finance.
Des cadeaux doivent être faits aux entreprises, si nous voulons garder la poule aux œufs d’or chez nous.
Les actionnaires doivent être récompensés pour l’effort de spéculation qu’ils fournissent. On n’imagine pas un jeu de casino, où le joueur soit le perdant !
S’il a placé son argent, ce n’est pas pour assurer la création d’emplois, mais bien plutôt pour engranger de somptueux dividendes ! Pourquoi changer les règles du jeu à votre profit ?
Les salaires doivent pour le moins être gelés, sans quoi des pays, où l’esclavagisme est la norme, sortiront vainqueurs du ring des marchés … ce qui serait insupportable.
L’âge de la retraite doit être reculé et trafiqué, sans quoi, le financement de cette période de la vie deviendrait un gouffre et un gâchis financier innommable.
Après tout y a-t-il un déshonneur à mourir au travail ?
Quant au retraité qu’il se contente de ce qu’il reçoit. Il n’est plus en phase d’exister. La mort serait un sort bien plus enviable, puisqu’il ne rapporte plus rien !
Les jeunes devraient se contenter d’un emploi précaire. Certes, cela ne leur ouvre aucune porte sur l’avenir. Mais quelle prodigieuse chance que de pouvoir se battre pour apprendre à survivre.
Les chômeurs devraient comprendre qu’ils sont devenus une tache et un poids insupportable dans la société.  Ils ne produisent rien. Ils n’apportent rien … l’exclusion est donc le seul traitement logique qui doit s’appliquer à eux.
Le malade doit savoir, qu’il n’est furoncle dans la courbe de progrès de nos sociétés. Pas de place pour l’échec ! Pas de place pour ce qui ne brille pas !
Tous, ils ne sont que des pauvres à « jeter » quand on en a plus besoin !

Vous vous plaignez de vos banquiers, vous trouvez le monde de l’argent insupportable.
Pourtant, que vous le vouliez ou non, c’est lui le nouveau dieu qui dirige le monde et qu’il faut abreuver de largesses, si nous ne voulons pas être les victimes de ses colères.
Il a ses grand-prêtres et ses thuriféraires. Vous les appelez « les riches » que vous jalousez. Or, ils sont bien utiles pour être les boîtes aux lettres des bénéfices qu’engendrent la finance. Leur action mérite récompense !
Il a sa logique : toujours plus et à n’importe quel prix, même si pour cela il faut faire le sacrifice de l’humain, cette denrée qui n’a que peu de prix : accidents de la route, maladie, violence, guerres …
C’est ainsi que l’armement est coté en bourse et a donc une valeur. L’homme, lui, ne l’est pas, il est donc sans intérêt !
Le pauvre que vous êtes devrait apprendre à n’être qu’un rouage, temporairement utile, du fonctionnement de la machine des temps modernes : l’argent !
Il a ses exigences : il a besoin de ses « abeilles travailleuses » quand il le juge utile. Cela s’appelle la flexibilité !
Il a besoin de pouvoir délocaliser, sans que cela ne soit considéré comme un crime : le développement est à ce prix.
Il doit pouvoir licencier quand il le juge utile, sans s’encombrer de codes du travail contraignants, dont le seul souci est le bien-être humain, cette chose que le monde de l’argent a réduit à n’être qu’un numéro.
Il doit pouvoir frauder, jouir de cadeaux fiscaux, de privilèges, comme les seigneurs du temps passé. À vous les pauvres de les soutenir, de les abreuver de vos maigres ressources, qui n’ont pour vous qu’une valeur bien moindre.
Grâce à cela il vous donne, parfois, le droit au travail … si du moins cela remplit ses caisses, grâce aux cadences qu’il vous imposera.

Et que voyons-nous, vous les pauvres, vous osez vous plaindre !
Vous nous assourdissez avec vos grèves, vos slogans, vos manifestations.
Vous nous lassez : quand comprendrez-vous que dans notre société, il y a ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien. Seriez-vous jaloux ? auriez-vous choisi de naître du mauvais côté ?
Vous critiquez vos ministres et vos parlementaires qui augmentent leurs revenus et s’accordent des avantages. Ils sont les fidèles serviteurs du Capital qui a besoin d’être nourris, fusse à vos dépends.
Vous critiquez votre famille royale qui vit de somptueuses dotations, alors que ces pauvres princes et princesses ont tout juste de quoi nouer les deux bouts.
Vous condamner l’Europe qui a enfin compris qu’elle peut se passer de votre avis pour faire ses magouilles et signer ses contrats. Son importance dépasse votre raison !
Vous parlez de l’Euro comme d’un crime contre l’humanité, alors que cette remise à plat de la monnaie a permis de créer de vrais serviteurs de la finance.
Vous condamnez la mondialisation qui vous donnera l’occasion de voir un steak argentin ou une crevette japonaise et aussi un agriculteur, votre voisin qui n’en peut plus d’être un petit dans la cour des grands.
Vous menacez vos politiciens lors de scrutins électoraux, ingrats que vous êtes : heureusement, des accords préélectoraux les dispensent de vos voix.

Vous les pauvres, estimez-vous heureux de pouvoir engraisser le monde de la finance, votre nouveau dieu.
Vous n’êtes que ses pâles instruments, sans valeur, vous les « sans dents » qui voulez nous pointer du doigt.
N’est-ce pas ce que disait une certaine Église aux mineurs au début de la révolution industrielle, ces bêtes de somme de la nuit ?
Cessez d’envisager de profiter de la vie, contentez-vous de contribuer, de payer, de vous taire et de remercier.
Contentez-vous de ce que vous avez, au lieu de revendiquer sans cesse.
Contentez-vous de votre sort, au lieu de vouloir vivre sans cesse au-dessus de vos moyens.
Nous savons ce qui est bon pour vous !

Cette lettre se veut la traduction des discours politiques et des agissements de la Finance en ce début du XXIème siècle.
Il pourrait être signer par un ministre ou un banquier ; un président ou un roi !
Travailleurs du monde entier … unissez-vous ! Il y a urgence : l’humain est en péril !

Guy De Smet (25 mai 2018)


-36- UNE BALLE OU UNE GUERRE ?

Une fois de plus, l’Orient n’est pas que l’endroit où se lève le soleil.
Iran, Palestine, Syrie, Israël : il est aussi une « marmite » qui semble prête à exploser à tout instant.
Pour les grandes puissances, comme la Russie ou encore les États-Unis, il est un terrain de jeu privilégié pour s’y adonner à leur plaisir favori : établir leur puissance.

L’Amérique dans ce domaine a frappé fort, ces derniers temps !
Donald Trump a ressorti sa tenue favorite de « terreur des mouches à caca » et de sa face de pitbull, il a signé le retrait américain des accords nucléaires conclus avec l’Iran.
Ce faisant, il engage son pays, mais aussi tous ceux qui font commerce avec l’Iran et qui se sont établis là-bas, en toute bonne fois.
Il les menace de sanctions jamais vues encore, au point de faire trembler tout l’Occident.
De Berlin à Paris en passant par Moscou et Bruxelles, l’Occident s’inquiète, espérant sauver un accord précaire, dont le respect sauverait peut-être bien la paix dans la région, si ce n’est celle du monde entier.
En signant ce décret, Trump a été le toutou fidèle d’Israël qui voit dans l’Iran une menace pour sa sécurité et une bête à abattre.
Cela conforte ce pays terroriste dans son option de bombardement de la Syrie ; bousculant sans complexe la notion de souveraineté d’un pays.
Cela permet en même temps à Israël de cacher ses méfaits perpétrés en Palestine, malgré les décisions de l’ONU, outrepassant ses droits et laissant l’amertume d’un dégoût profond pour ces Sionistes méprisables.
Je crains que tant qu’Israël existera, la paix sera menacée au Moyen-Orient !

Mais revenons-en à l’attitude de celui que le peuple a choisi pour être Président des États-Unis (ce n’est d’ailleurs pas ce choix que cautionnent les chiffres électoraux !).
Depuis le début de son mandat, Donald Trump va de frasque en frasque.
Il multiplie les déclarations incohérentes et les décisions ubuesques.
Il menace, il insulte, il crie, au nom d’un « America first » qui devient insultant pour le reste de la planète.
Ce cri ressemble farouchement au « Allah Akbar » d’une autre dictature qui celle-là n’était pas financière, mais tout aussi terroriste.
Il met en danger l’avenir de la planète en sortant des accords de Paris qui sont déjà peu de chose face à l’ampleur d’un désastre environnemental annoncé.
Il met en danger sa jeunesse en autorisant la vente d’armes qui, chaque année, tue des innocents par centaines … au nom d’un lobby économique plus important qu’une vie humaine.
Il met en danger la sécurité de personnes fragiles, en supprimant l’Obama Care ou en voulant des murs qui divisent au lieu de réunir.
Il relance la ségrégation raciale, semant la haine et le racisme à tous vents.
Il mène une diplomatie qui ne cesse de crier haut et fort l’arrogance, la cupidité et l’égoïsme dont les États-Unis sont capables.
Bref un sale gosse ! Je dirais même un fou dangereux !

Il fut un temps où ce pays réglait ce genre de désagrément à sa manière.
Le meurtre politique y était monnaie courante et les adversaires se voyaient souvent éliminer de manière violente, pourvu qu’ils ne dérangent plus.
Les Américains auraient-ils perdu la main ?

Notre monde, guidé par des fous de la trempe de Trump se précipite vers sa ruine.
Des menaces de guerres mondiales ne cessent de planer par suite des décisions qu’il prend.
Nous étions habitués à des présidents bizarres, surprenants … dont la politique virait parfois au cauchemar.
Mais un tel fou dangereux, un tel psychopathe, un tel ignorant, ce pays n’en avait pas encore eu à sa tête.
Aujourd’hui, Trump est une menace pour la paix du monde.
Il est une menace pour la Justice et l’équité entre les peuples.
Il est une menace pour le développement culturel du monde entier : son retrait de l’UNESCO en est la preuve.
Faut-il le laisser en place et continuer à le laisser nuire ?
Je crains hélas que non : dangereux, il est ; dangereux il restera !
Alors faut-il mieux laisser se développer les risques d’une guerre dont personne ne connait l’issue.
Faut-il faire le choix d’une « balle » qui réduira au silence ce monstre effrayant ?
Je ne ferai aucun choix, même si j’ai bien une petite idée !
C’est au peuple souverain des États-Unis à choisir entre la peste et le choléra … pourvu que l’avenir d’une paix durable soit possible !
C’est au peuple américain souverain à décider s’il accepte de continuer à se laisser diriger par un homme au QI d’un protozoaire inanimé !

Mais toi, le peuple à la bannière étoilée, sache que nous n’accepterons pas plus longtemps d’être dominés par un monstre que tout accable !
Pour qui te prends-tu : le gendarme du monde ?
Nous n’avons que faire de ton autorité, de ton pouvoir, de tes menaces !
Tu ne nous apportes que ta médiocrité, ta mal bouffe et ta culture de primate.
« US go home » criait-on à l’époque du Vietnam, quand déjà tu te mêlais de ce qui ne te regardait pas.
Retourne dans ta niche et cesse d’aboyer, ça nous fera un peu de quiétude !

Guy De Smet (13 mai 2018)


-35- EUROVISION 2018

Ils étaient tous là, les pays européens légitimes et les autres qui n’avaient rien à y faire, pour ce qui devait être une fête, loin des étouffements de la sinistrose sociétale.
Ils étaient tous là pour cette grande soirée de la médiocrité, au cours de laquelle le talent et le goût devaient être souvent remplacés par l’extravagance et des considérations à mille lieues d’une prestation musicale.
Il y avait bien l’une ou l’autre chanson, dans laquelle l’espoir, tiré d’une actualité bien noire, offrait une porte s’ouvrant sur le rêve, à défaut de se distinguer par un talent quelconque.
Ils étaient tous là, sous le soleil portugais, quand tout à coup, le résultat est tombé : Israël vainqueur !

Ce qui devait être un moment de détente est devenu, tout à coup, un cauchemar : comment ont-ils osé ?
Je ne connais pas la chanson israélienne, à chaque fois qu’il m’aurait fallu l’entendre, j’ai zappé, comme j’ai zappé depuis longtemps cet Israël de toutes les injustices.
Comment ont-ils osé récompenser ce pays qui n’a rien à faire dans un concours Eurovision ?
Si cette « Merde » était en Europe, ça se saurait !
Comment ont-ils osé donner une vitrine à ce territoire volé et occupé malgré le droit des peuples ?
La mémoire des victimes palestiniennes des assassinats sionistes aurait bien mérité un peu de respect !
Comment ont-ils osé mettre à l’honneur un pays, qui voici quelques jours, bombardait sur une terre étrangère, avec la bénédiction des États-Unis, cet autre monstre de la planète ?
Comment ont-ils pu pointer du doigt le talent supposé d’un pays, alors que le seul qui est le sien, c’est de semer la mort et la destruction sur son passage ?
L’actualité de la Palestine et la carte des territoires occupés sont là pour en témoigner !
Dans ce concours de la superficialité, tous les pays pouvaient gagner, mais pas ce nid de vipères qui n’aurait jamais dû exister !
Leur accorder la victoire, c’est comme décerner le prix Nobel de la paix à Netanyahu, cette « raclure de poubelle » sioniste, ce nouvel Hitler des temps modernes !
Celui-ci conduit le monde tout droit vers un nouveau conflit international avec l’aide d’un autre fou qui, aux États-Unis, se croit investi d’une mission qui dépasse son QI.
Israël n’a pas sa place dans un tel événement !
Sa place est au ban des nations ! Il s’agit du pire état terroriste au monde, de la même veine que l’État islamique … il faut le faire disparaître !
Il est peuplé par des fous dangereux, dont la seule ambition est d’écraser tout sur leur passage, pourvu qu’ils existent, eux constituant le peuple élu.
Le drame palestinien en témoigne au quotidien !
La place d’Israël est dans les oubliettes de l’Histoire ou dans une mise à jour du mythe du Juif errant : cette nation est la honte de la conscience de l’humanité ! Il n’y a pas de place pour elle sur la planète !

Accorder la victoire à Israël, c’est faire peu de cas de l’humiliation que vivent au quotidien des familles palestiniennes pour survivre à ces check-points hideux, faits de tracasseries et d’injustices.
Accorder la victoire à Israël, c’est fermer les yeux devant la cicatrice d’un mur de honte qui divise une terre qui ne leur appartient en aucune façon.
Accorder la victoire à Israël, c’est cautionner la colonisation de territoires volés, malgré les mises en garde internationales dont ce pays n’a que faire.
Accorder la victoire à Israël, c’est pour l’Europe, se ranger du côté des Américains dans la remise en question de l’accord nucléaire avec l’Iran et ouvrir ainsi une boîte de pandore dont personne ne mesure la dangerosité.
Jamais, je ne donnerai le droit à un Israélien de venir polluer, par sa seule présence, l’atmosphère d’un monde libre !

J’ai honte pour l’Europe qui, une fois de plus, vient de démontrer son inconsistance et son inconscience.
J’ai honte pour l’Europe pour qui le mot massacre semble être une source d’inspiration et une bouffée d’oxygène : après avoir commis un lynchage social sur sa propre population, la voilà qu’elle soutient un pays qui, au quotidien, fait du crime contre l‘humanité un mode de gouvernance.
J’ai honte pour l’Europe qui, en sacrant Israël, s’est prostituée avec l’infamie, en sacrifiant toute notion de dignité.

Israël n’est pas à honorer, mais à boycotter !
Israël n’est pas à fréquenter, mais à bannir !
Israël n’est pas à soutenir, mais à détruire !
Ce pays est toxique pour la paix !
Ce pays est toxique pour la Justice !
Ce Pays est toxique pour l’humanité !

Au terme de ce billet d’humeur, rempli de colère et de rejet d’un peuple à qui je ne donne pas le droit d’exister … parce qu’on ne peut exister en rejetant à la mer des Palestiniens qui ne demandaient qu’à vivre … j’ai devant les yeux le visage d’un petit bébé.
Mercy, cette petite fille est née au milieu des flots de la Méditerranée, en plein désarroi.
La chanson française, à défaut d’être une pièce d’anthologie musicale, évoquait son aventure.
Mercy appartient au peuple des migrants que personne ne veut voir et devant qui les frontières se ferment et les poings se serrent.
Elle était une lueur d’espoir au cœur d’un enfer peuplé de cœurs fermés et de désespoirs exacerbés.
À défaut de juger de la qualité musicale d’une chanson – ce qui fut le moindre des soucis dans le choix d’Israël – l’Eurovision et donc l’Europe auraient pu se laisser attendrir par le visage de cette petite fille qui croupit, encore aujourd’hui, dans un camp aux frontières européennes.
Même ce rendez-vous-là avec un peu de dignité, ce rendez-vous avec sa conscience, l’Europe l’a raté !
Quelle honte !
L’Europe, une fois de plus, a choisi le camp des puissants et des forts, laissant aux opprimés du monde entier un message cinglant : vous ne nous intéressez pas … allez crever ailleurs !
Pauvre Europe !
Pauvre démocratie !

« Je suis née ce matin, je m’appelle Mercy
On m’a tendu la main et je suis en vie.
Je suis tous ces enfants que la mer a pris
Je vivrai cent mille ans, je m’appelle Mercy. »   

Guy De Smet (13 mai 2018)


-34- SOS PAIX !

La Syrie !
Un pays dévasté, croulant sous le bruit des bombes et abreuvé du sang d’une population prise au piège, dans l’indifférence générale.
Un Président, fréquentable pour les uns, ignoble dictateur pour les autres, aux prises avec un Djihad monstrueux et des rebelles fourbes et assassins qu’un Islam dévié imprègne de fanatisme.
Un Occident qui se noie dans une indifférence complice, dans ses contradictions et dans un jeu de stratégie dans lequel l’important est de pouvoir affirmer sa suprématie sur le monde.
Tel est le sinistre spectacle qui se joue sur la scène du monde et dans lequel nous assistons, indifférents, à un vaste crime contre l’humanité.

Un dernier épisode fait froid dans le dos, quand les Occidentaux, sans aucun mandat international, se font les « gendarmes du monde », en bombardant sans savoir.
Le "sans savoir", ils nous en avaient déjà fait le coup : Lybie, Irak et à chaque fois, le même assaut de bombes qui ne mène nulle part !
Cette fois, il aura fallu que le cow-boy, handicapé mental et dangereux, de Washington prononce une sentence pour que ses toutous européens lui emboîtent le pas.
Il y aurait eu une utilisation de gaz chimiques, non avérée, et Trump dégaine !
Il sera bien vite suivi par la nouvelle Thatcher anglaise, qui pendant ce temps-là se donne quelques jours de répit dans ses calculs de Brexit.
Il sera suivi aussi par l’adolescent boutonneux, agressif et prétentieux de Paris qui profitera de l’occasion pour quitter les jupes de sa grand-mère et pour jouer quelques instants sur le terrain de ce qu’il croit être la cour des grands.
La mission des Nations-Unies arrivera, quant à elle, le lendemain du bombardement, sur le lieu du crime, le temps d’une enquête piégée.

Mais qui sont-ils pour oser ?
Jusqu’ici, personne ne sait si l’utilisation d’armes chimiques est un réel fait de guerre ou une mise en scène macabre : qui se soucie de la population, depuis les débuts de cette guerre ? Les nations occidentales auraient-elles, tout à coup, un sursaut de conscience ?
Ce n’est pas la première fois que des armes chimiques sont détectées.
Ce n’est pas, non plus, la première fois, que les preuves sont détruites par des bombardements préventifs !
Ce n’est pas la première fois que les Occidentaux ont des preuves de leur utilisation et que peu de temps après, il est démontré que ces armes n’existaient pas.
À moins que l’important ne soit de manifester la force de l’Occident face à la Russie de Poutine ... et tout cela sur le terrain de jeu de la vie d’enfants, de femmes et d’hommes innocents.
Nos politiques migratoires sont là pour signifier le mépris que nous portons à ces populations !
La Russie a pris parti pour le Président syrien, voyant en lui, un homme qui cherche à « reconquérir » son pays, divisé en factions ennemies et meurtrières.
Poutine y voit aussi une plateforme stratégique qui n’est pas sans intérêt !
Certes, Le Président syrien serait un dictateur, comme d’autres, chez nous, qui dirigent leur pays au nom des diktats de l’argent et de la finance.
Certes, il ne mène pas une guerre propre, livrant des milliers d’innocents, servant de boucliers humains à ses opposants, à la mort et à la désolation. Mais une guerre propre, cela existe-t-il ?
Ces rebelles qu’il combat peuvent compter sur l’appui des Américains et des Occidentaux, qui mènent eux une autre guerre celle de leur suprématie et pour cela tous les moyens sont bons !
L’ingérence dans la politique d’un pays souverain est devenue leur mode de dialogue.
Dans l’assassinat des civils, femmes et enfants, tous, ils sont complices !
Certes, le Président syrien est l’allié d’opposants à l’Occident, mais est-ce une raison pour incendier le monde ?

Arrêtons-nous aux auteurs de cette dernière agression contre la Syrie.
Qui sont-ils ?
Il y a d’abord les Américains, bouffis d’orgueil, guidés par un fou, par un malade que certains aimeraient voir perforé par une balle libératrice.
Ont-ils oublié Hiroshima, Nagasaki ? Ils sont les premiers à avoir commis ce crime immonde d’utiliser la bombe atomique. Ils ont ainsi -lâchement – assassiné une population civile qui n’avait rien demandé.
Ont-ils oublié le Vietnam, où ils n’ont pas hésité à utiliser le Napalm pour sacrifier des villages entiers à leur idéologie et à leur goût de domination ?
Qui sont-ils aujourd’hui pour se transformer en justiciers du monde ?
Il y a ensuite les Anglais. À leur tête Theresa May, cette femme qui se cherche une place au soleil au terme du Brexit.
De tous temps, les Anglais ont semé le foutoir sur leur passage. Toute l’Histoire des dégâts collatéraux de l’Empire britannique sont là pour en témoigner !
Nous en voyons les effets dans ce Moyen-Orient qu’ils avaient conquis avant de le lâcher sans honte.
Qui sont-ils aujourd’hui pour s’imposer à un monde que hier ils ont défiguré ?
Il y a enfin les Français, ces nouveaux "va-t-en guerre" européens.
Après Sarkozy, Hollande, voici arrivé ce jeune gamin amoureux de sa grand-mère.
On le dit intelligent, alors qu’humainement il est d’une bêtise qui ne se soigne pas.
On le dit jeune, alors qu’il est façonné de clichés d’un autre temps.
On le dit beau, alors qu’il est défiguré par son orgueil, par son arrogance et par son costume de parvenu qui le renvoie vers d’autres époques royales ou impériales.
On retient déjà de lui son mépris des hommes et des femmes qu’il croise. Sa phrase fétiche restera : « il y a ceux qui réussissent et il y a ceux qui ne sont rien ». Elle dit bien la conception du monde qu’il se fixe comme cap.
Elle est celle de la dictature de l’argent qui, dans son pays comme ailleurs en Occident, se fait une machine à broyer l’humain.
On retient de lui son inexpérience qui, même dans ses habits de chef de guerre, le couvre de ridicule et de contradiction.
On retient de lui son incapacité à gérer une situation. Il est incapable de gérer quelques rebelles dans la ZAD de Notre-Dame des Landes et il voudrait être crédible en bombardant la Syrie ? Pauvre imbécile !
A-t-il oublié que sa France, c’est aussi celle du colonialisme qui en Afrique ou en Indochine a massacré des populations entières, au profit de sa seule gloire ?
A-t-il oublié qu’en Algérie, le mépris de la France pour l’être humain a fait d’elle une tortionnaire sans scrupule, loin de tout cet idéal des Droits de l’Homme dont elle se réclame ?
A-t-il oublié que l’Outre-mer ou les pêcheurs ou encore les agriculteurs attendent de lui autre chose que la mise en place de guillotines européennes pour vivre ?
Qui est-elle, cette France obscure, pour oser, une fois de plus, se substituer au droit international ?

À ce moment du drame, c’est vers toi que se tourne mon regard, toi qui entre deux bombardements, sors des ruines de ton immeuble, les yeux hagards.
Jamais tu n’auras connu la paix.
La musique qui t’accompagné, c’est celle de l’éclatement des bombes.
La vision de la vie qui est la tienne, c’est celle d’une fragilité que tu as croisée dans ces milliers de cadavres qui jonchaient tes routes.
Ton avenir, c’est celui des horizons bouchés et des lendemains inexistants, loin de toute idée d’innocence ou encore de joies simples.
Et le monde dit « civilisé » est passé à côté de toi sans te voir, enfermé dans ses sécurités, emprisonné dans son orgueil et ligoté par ses envies de pouvoir.
Non seulement il est passé sans te voir, mais il t’a aussi fermé ses portes d’espoir !
Ton regard, plein de larmes et de reproches, restera, à jamais, la plaie béante de ce siècle qui commence.
Et dire qu’après la terrible guerre 1914-1918, ils nous avaient promis de ne plus jamais permettre une telle boucherie !

Guy De Smet (17 avril 2018)


-33- LA GESTAPO EST DE RETOUR

Carles Puigdemont, le leader autonomiste catalan a été arrêté, comme un vulgaire criminel, par la police allemande, à la frontière germano-danoise.
En agissant ainsi, les Allemands répondaient à un mandant européen lancé par l’Espagne.
Puigdemont est accusé par l’État espagnol de « rébellion », de « sédition », simplement pour avoir proclamé l’indépendance de la Catalogne, selon l’expression majoritaire de la population dans un referendum.

En faisant ce referendum, les Catalans respectaient l’Europe qui est friande de ce genre de consultations, surtout si elle ne doit pas les respecter.
Nous avons eu des consultations concernant la Constitution européenne, l’avis des peuples n’a eu que peu de poids face à la machinerie administrative de Bruxelles.
La Grèce se souviendra longtemps encore du coup de poignard dans le dos infligé par l’Europe et ses sbires allemands pour la saigner à blanc.
Les agriculteurs européens continueront, quant à eux, à crouler sous la politique agricole de cette institution mafieuse qui les appauvrit et les conduit à l’étranglement et au suicide.
Les pêcheurs européens ramasseront encore longtemps les restes des bateaux qu’ils ont dû mettre à la casse, au nom de quotas immondes. Pour cela ils ont dû subir l’humiliation de la destruction de leur outil de travail.
Les migrants, eux aussi, garderont gravée dans leur cœur, l’humiliation de n’être que des quotas qui n’intéressent personne, pourvu qu’ils ne viennent pas « détruire » les ambitions économiques et financières de nos contrées.
Les citoyens européens peuvent pleurer toutes les larmes de leur corps, au quotidien, pour donner suite à la plus grande dévaluation que l’Europe a connue, avec l’instauration de la monnaie unique.

Les Catalans avaient donc, sereinement, envisagé leur avenir en assurant leur indépendance au sein d’une Europe des régions.
Ce n’était pas pour plaire à l’Espagne qui voyait là s’enfuir la vache à lait de son système corrompu.
Ce n’était pas pour adoucir l’image d’une Monarchie baignant encore dans les miasmes du Franquisme qui l’a fait naître.
Les Catalans pouvaient faire un référendum, mais le résultat ne pouvait être que celui que Madrid et Bruxelles autorisaient.
Voilà les citoyens abandonnés dans leurs droits par la lâcheté d’une Espagne et d’une Europe qui dans la malhonnêteté savent se donner la main.
Ceux qui furent élus ont dû fuir ou ils sont emprisonnés, comme au bon vieux temps de Franco : il y a des fantômes dont l’ombre reste lumineuse pendant des générations !

Carles Puigdemont a donc fui en Belgique, où il vit sereinement, dans l’attente de jours meilleurs.
Il fait des conférences, il s’engage pour la cause de son pays.
Il sert même de modèle à des régions hantées par les mêmes rêves d’indépendance et d’un pouvoir plus proche du peuple et moins technocrate.
Il est même courtisé par certains, voyant chez lui la figure d’un Messie qui a de quoi inspirer.
Il s’en va faire une conférence au Danemark et tout se passe bien.
Il suffit de franchir la frontière et voilà que les ennuis commencent.
Ah ces Allemands ! C’est plus fort qu’eux : un état policier, ils connaissent.
Les arrestations politiques ont été leur spécialité ... au point de se comporter en fidèles gardiens du camp de concentration Europe !
Depuis quelques temps, des pseudo-historiens se demandent si Hitler est bien mort en 1945, dans son bunker, lors de l’assaut sur Berlin.
Mort ou pas, les Allemands semblent avoir la répression dans le sang.
Et en regardant Angela, en l’imaginant avec une petite moustache ... et si c’était « Adolf, le retour » !
Dans cette Europe des financiers, l’Allemagne restera l’arme du boucher : elle sera la gardienne d’un Euro fort, spéculant sur la conquête d’un marché qui serait pour elle une revanche sur l’Histoire.
Elle sera la promotrice de l’humiliation de la Grèce, spéculant sur un appauvrissement de la population pour remplir ses caisses. Le drame de la Grèce a été une manne céleste pour l’Allemagne de Merkel.
Elle sera la créatrice d’un nouveau concept social, celui du « travailleur pauvre », livrant la vie d’êtres humains aux envies spéculatives d’actionnaires et de la grande finance. Elle promeut l’esclavage moderne !
Elle sera la main de fer dans un gant de velours, ouvrant les portes d’une immigration ingérable, pourvu qu’elle y trouve une main-d’œuvre à bon marché.

Des hommes comme Puigdemont sont des dangers pour son système économico-financier : il faut les empêcher de nuire.
Une Europe des régions est un danger pour de grandes économies, à taille mondiale, qui risqueraient de perdre leur pouvoir d’influence.
Une Europe des citoyens est un danger qui risquerait de « casser » la dynamique de rendements et de profits qui fait le bonheur de la commission européenne.
Comme jadis à Auschwitz ou à Buchenwald, la Gestapo veille : il faut sauver l’Europe du désamour qui la guette !
Comme jadis, il faut envoyer les chiens : le petit peuple des régions pourrait se rebeller !
Comme dans toutes les dictatures, il faut assassiner la moindre parole de liberté. Elle risque de polluer l’imaginaire d’un peuple en quête de raisons de vivre et d’espérer. Si le peuple se met à penser comment remplirons-nous la cassette de quelques nantis ?

Guy De Smet (26 mars 2018)


-32- J’AI FAIT UN RÊVE

La semaine dernière, la petite fille du Pasteur Martin Luther King est venue sur la scène, devant des milliers de jeunes. C’était à l’occasion de manifestations monstres contre le port d’armes aux États-Unis.
Du haut de son tout jeune âge, elle a dit à l’Amérique : « J'ai fait un rêve dans lequel trop c'est trop. Et il ne devrait pas y avoir d'armes dans ce monde ».
Une parole, porteuse d’espoir dans un pays qui n’en peut plus de voir sa jeunesse s’écrouler sous des balles stupides et méchantes.
Ils étaient des millions dans les rues, après le massacre dans un lycée de Portland, pour réclamer le rangement des armes dans les oubliettes des objets inutiles.
Ils étaient 17 à s’écrouler sous les balles d’un forcené ... une tuerie de plus, dans un pays qui a été jusqu’à inscrire le port d’arme dans sa Constitution.
Des vies, des avenirs anéantis au nom de la folie meurtrière d’un assassin.
Des vies, des avenirs décimés, au nom d’une fierté américaine qui veut affirmer sa grandeur et son arrogance dans le maniement des armes.

Ils s’appelaient Jonathan, James, Lorie ... ils étaient étincelants de jeunesse et d’innocence.
Tout devait encore commencer pour eux : une carrière, un métier, une famille, un amour ...
Ils étaient le trésor d’une famille, la tendresse de parents, la joie de vivre d’une société qui n’en peut plus d’être faite par des adultes et par des argentiers.
Il aura fallu un peu plus de six minutes pour faucher tout ce rêve et engloutir une société dans les ténèbres d’un puits de désolation et d’amertume.
Des montagnes de fleurs et d’objets de tendresse ont été placés là où le sang à sali la terre.
Des fontaines de larmes ont abreuvé la terre, là où le meilleur de l’homme a été brisé.
Quelques jours après, les survivants ont repris le chemin de l’école, mais le cœur n’y est plus : trop de places vides, trop de sang, trop d’absurdité.
Jusqu’à quand durera ce cauchemar : « plus jamais ça ».
Ils ont décidé de se mobiliser et de faire changer la Loi !

Face à autant de détresse, il y a un président, parmi les plus fous que porte la planète.
Donald Trump, stupide parmi les stupides et dangereux parmi tous les gangsters du monde !
Selon lui, si ces jeunes sont morts, ce n’est pas la faute des armes, c’est la faute des déséquilibrés qui courent en liberté. On aurait presque envie de le croire quand on voit l’attitude, au quotidien, du locataire de la Maison blanche !
Quelques jours plus tard, Trump invente la méthode miracle contre les tueries : il suffit d’armer les professeurs. La connerie au pouvoir trouvera toujours le dernier mot !
Combien de morts lui faudra-t-il encore avant de décider d’arrêter le carnage ?
Face à autant de morts, il y a aussi une puissance financière : le lobby des armes.
Il est riche, jusqu’à financer une campagne électorale et imposer sa Loi.
Il est puissant jusqu’à permettre au sinistre clown Trump de diriger la plus grande démocratie du monde, devenue, depuis peu, le plus grand théâtre de la stupidité mondiale.
Ce puissant lobby n’a aucun intérêt à ce que les choses changent et que la constitution devienne libre du droit de port d’armes.
Il n’a aucun intérêt à ce que s’arrête la vente d’armes dans les supermarchés, comme on peut y trouver du sel, un hamburger ou des tomates.
Il n’a aucun intérêt à ce qu’on arrête de donner des cours de tir aux jeunes, les clients de demain.
Pour ces marchands d’armes, l’argent a plus de prix que la vie d’un jeune ou d’un enfant !

N’empêche, ils étaient des milliers dans les rues pour dire « non » aux armes.
Ils étaient des milliers pour plaider pour un peu de civilisation et d’humanité là où l’indécence de l’argent règne en maître.
Ils étaient des milliers à crier leur colère et à pleurer sur ces vies qui sont pour eux si précieuses et sans valeur pour la société.
Il y eut des moments de grande émotion, de vérités poignantes et des appels désespérants.
Mais y avait-il quelqu’un pour les entendre ?
Le président jouait au golf !
Le président était en week-end !
Le président se reposait et rêvait des aventures féminines qui lui auront permis de se comporter comme un vulgaire coq impuissant.
Lui jouait, pendant que les familles pleuraient l’enfant absent à jamais.
Lui se reposait, pendant que les familles croulaient sous les cauchemars qui ont anéanti leurs existences.
Lui « goujatait », pendant que les familles croyaient la dignité encore possible.

Car c’est ça l’Amérique et son « rêve américain ».
Un pays où tout est possible, surtout y mourir à 17 ans sous l’effet d’une balle perdue.
Un pays qui s’est construit sur un génocide détruisant par les armes le peuple qui vivait paisiblement sur ses terres.
Un pays sans culture, livré aux envies de migrants de partout, de repris de justice, d’aventuriers en manque de notoriété : des parvenus et des sans-intérêts !
Un pays qui a osé l’utilisation de l’arme atomique et qui aujourd’hui voudrait l’interdire aux autres.
Un pays qui a osé la guerre du Vietnam et l’utilisation des armes chimiques et qui aujourd’hui montre du doigt ceux qui en rêveraient.
Un pays dont il ne restera que le coca, le hamburger, les palais de la malbouffe qui nous envahissent de partout et ces séries télévisées dont l’aura n’a d’égale que leur stupidité.
Un pays binaire qui n’a été capable que de l’ordinateur et des escroqueries qu’il entraîne, des films de bas-étage dans lesquels s’affrontent les bons et les méchants et une conquête spatiale qui n’a de cesse de nous faire croire qu’il est le pays le plus puissant du monde.

Je garderai en mémoire le visage d’Emma Gonzales, cette lycéenne de 17 ans, survivante de la tuerie de Portland et porte-parole du mouvement d’opposition.
Je lui laisse les paroles de la fin de ce billet d’humeur :
« Si jamais le président (Trump) me dit dans les yeux que certes, c'est un drame terrible mais qu’on ne peut rien y faire, je lui demanderai combien la NRA lui a versé. Et vous voulez savoir quelque chose ? Je le sais déjà. C'est 30 millions de dollars. Si on divise cette somme par le nombre de morts par balles dans le pays seulement en 2018, cela fait 5800 dollars. C’est ce que valent ces gens pour vous, Trump ? »

Trump, tu es une honte pour l’humanité, c’est ce que l’Histoire retiendra de toi !
Trump, tu es le pire boulet que la terre ait dû porter, c’est ce que ton peuple retiendra de toi.                                                          

Guy De Smet (26 mars 2018)


-31- QUE T’AI-JE FAIT ?

Ces Quelques mots, ce sont ceux d’un Dieu qui, avec le peuple chrétien, entre en Semaine sainte.
C’est aussi le cri des victimes et de leurs familles, au lendemain de l’attentat de Trèbes, en France.
Une fois de plus, un fou a frappé !
Une fois de plus, l’État islamique a voulu qu’il ne soit pas oublié !
Une fois de plus des innocents sont tombés ... pour rien !

« Que t’ai-je fait ? », c’est ce que diront les familles qui pleurent une place vide à leurs côtés, à cette idéologie qui sent la pourriture et la déchetterie.
« Que t’ai-je fait ? », c’est ce que dira l’Occident à ces fondamentalistes religieux, envahis par la haine et le goût du sang ?
« Que t’ai-je fait ? », c’est ce que diront les habitants de nos pays à un Islam qu’ils ne comprennent plus, malgré toutes les peurs d’amalgames.
Couchés sur le sol, il y a de pauvres gens, dont le seul tort est d’avoir voulu faire leurs courses à cette heure-là, en toute insouciance, la veille d’un week-end.
Couché sur le sol, il y a le Colonel Beltrame, un héros mort, comme un autre Christ, pour couvrir la folie des hommes.
Couché sur le sol, il y a l’honneur d’un pays, fauché une fois de plus par la racaille et des sous-hommes sans importance.
Je me refuse à citer l’auteur du Djihadiste, parce qu’il ne faut pas que l’Histoire retienne son existence.
C’était un salopard, une larve qui ne mérite pas de vivre, comme tant d’autres radicalisés qui n’ont rien à faire chez nous. Si l’Occident ne leur convient pas : qu’ils dégagent !
Il avait tout préparé : bombes, plans, cibles ...
L’important, c’était de faire mal, de tuer ... peu importe qui !
L’important, c’était d’accéder au ciel des Martyrs : Dieu serait-il assez fou que pour ouvrir ses portes à de tels monstres, qui ne méritent ni vie, ni éternité ?
L’important, c’était de semer la terreur, là où l’innocence et des vies toutes simples sont les seules valeurs qui se récoltent sous le soleil.
Et le pire, c’est que les autorités, chargées de nous protéger, auraient pu se douter : le principe de précaution, ce n’est pas fait pour les chiens !
Comme d’autres, il était radicalisé !
Comme d’autres, il était fiché « S » !
Comme d’autres, il était un terroriste potentiel !
Ça n’a pas empêché de lui donner la nationalité française : naïveté quand tu nous tiens !
Mais, nos lois sont ainsi faites, que nous nous défendons avec le Droit face à la guerre !
Nos lois sont ainsi faites qu’il faut des morts avant de pouvoir réagir.
Nous défendrons-nous encore longtemps avec des arguments dérisoires contre une violence assassine qui couche sur le sol, ce que nous avons de meilleur ?
La guerre demande une réponse de guerrier !
Le terrorisme demande un écrasement sans pitié et « dans l’œuf » !
Les Radicalisés demandent le traitement préventif que nous réserverions à la peste !
Pas de pitié !
Et, de plus, ce n’est pas à nous à donner le « pardon » ! ...
En n’agissant pas, les États se rendent complices et détruisent le bien précieux de la Démocratie, dont ils aiment à se réclamer, quand cela les arrange.
N’y aurait-il pas plus de prévenance politique ou sociétale, s’il s’agissait d’un complot de la finance : l’actualité en témoigne au quotidien ?
Ce n’est pas le tout d’affirmer que nous sommes en guerre, encore nous faut-il nous donner les lois de la guerre pour la juguler !

Le premier sentiment qui prévaut, au lendemain du drame, c’est le silence !
Des êtres humains sont morts ... pour rien.
Ils laissent là des places vides, des familles éplorées, des avenirs détruits ... pour rien.
Le Colonel Beltrame a certes donné sa vie pour que d’autres vivent, mais il n’aura jamais la joie de bâtir l’union d’amour qu’il avait prévue de célébrer avec sa compagne, en juin prochain ... pour rien.
C’est l’heure du deuil, l’heure des larmes, l’heure du pourquoi !
Aujourd’hui, une fois de plus, l’Occident est anéanti. Pourtant n’en déplaise à ces crapules djihadistes : nous nous relèverons !

Le deuxième sentiment, c’est celui de la colère.
Certes, il ne faut pas faire d’amalgame. Il s’agit pourtant d’un refrain un peu simple, au lendemain des attentats, un refrain insupportable, face à l’ampleur de la douleur.
Si l’Islam veut s’implanter en Occident, qu’il s’adapte aux modes de vie qui s’imposent à lui en Occident.
Si les Musulmans veulent être respectés dans leurs cultures et dans leurs signes, qu’ils commencent par respecter ceux des pays qui les accueillent.
Si l’Islam veut être honnête avec sa religion, qu’il n’en fasse pas un « millimètrage » de tissus à voile ou à burka, mais une alliance de paix et de respect de l’autre.
Quand je vais dans leurs pays, je ne commande pas un verre d’alcool qui me sera refusé.
Quand je vais dans leurs pays, je respecte les coutumes vestimentaires et je n’impose pas les miennes.
Quand je vais dans leurs pays, je m’adapte à leurs situations humaines et politiques, sans ressentir le besoin d’aller y créer un parti politique ou d’entamer des campagnes d’opposition ou encre d’hurler « au racisme ». On le deviendrait parfois pour moins que ça !
Pourquoi auraient-ils droit à un autre sort ?
Si cela ne leur convient pas, le plus simple, c’est de retourner dans leurs pays, là où coule le lait et le miel et où l’air serait si respirable.
Si l’Eden se trouve vraiment chez eux ... pourquoi venir se perdre dans les brumes de l’Occident et y pourrir le quotidien des habitants ?

Le troisième sentiment, c’est celui du questionnement.
Au lendemain des défaites de l’État islamique en Syrie et en Irak, il est beaucoup question des « returnees ».
Dans nos Parlements, avant d’être une vraie question « humaine », c’est devenu un sujet de débat politicien entre l’Extrême-Droite et le reste du cercle politique.
Il s’agit pourtant d’une urgence qui concerne de très près notre « vivre ensemble ».
J’entendais dernièrement une réponse du Ministre de l’Intérieur belge à un parlementaire.
La Belgique, disait-il n’ira pas rechercher les combattants errant dans les pays de leurs défaites.
Cependant, s’ils se présentent dans une ambassade belge, ils tombent sous les effets du droit international.
Les cas seront alors analysés, au cas par cas, tant pour les femmes, les épouses, que pour les enfants de moins de 10 ans.
Il ajoutait que nous ne pouvons pas ouvrir nos portes impunément à des gens qui ont « collaboré » (un terme qui sonne mal dans la bouche de certains flamands !) avec une idéologie aussi meurtrière que l’État islamique.
Si sa position est déjà assez restrictive, j’estime qu’il ne va pas assez loin.
Les combattants et leurs familles ont fait le choix d’aller combattre et de tuer. Ils n’ont plus de place chez nous, ni dans nos prisons déjà trop remplies.
Ils n’ont plus droit à la nationalité du pays qu’ils ont quittés pour aller tuer.
Ils sont des criminels. Ils doivent être jugés, avec tous les risques que cela comporte, par les Étas où ils ont fauté.
Leurs enfants, seront les adultes de demain, bercés dans la haine et dans la violence : pour eux non plus, il n’y a pas de place : ils sont des bombes à retardement !
Il y va de notre survie !
Il y va de la Justice !

Hier c’était à Trèbes, un beau coin perdu de France.
Le ciel de Carcassonne s’est embrasé de tristesse et de colère !
Demain, ce sera où, ce sera qui ?
Demain, il aura les traits de quel inconnu noyé dans l’anonymat de nos rues ?

Guy De Smet (26 mars 2018)


-30- COMMÉMORATION ? 

Le 22 mars restera, à jamais, marqué par les attentats de l’aéroport de Zaventem et d’une station de métro.
Pour la Justice, c’est une affaire qui dure !
Pour les assurances, c’est une dépense dont elles se seraient volontiers passées, au point de tarder dans la distribution des aides.
Pour les autorités, c’est un dossier parmi d’autres qui semble parfois bien les encombrer, au point que, régulièrement, des interpellations secouent le Parlement.
Pour les familles des victimes et pour les blessés, ce sont des plaies qui ne se referment pas, des places vides qui font mal, des angoisses et des peurs qui sont devenues le quotidien.
Des vies détruites, une société désorganisée, au nom d’une cause qui n’aurait jamais dû dégénérer !

Aujourd’hui, c’était donc l’heure du souvenir ... deux ans après !
À 7h58, tous étaient réunis dans le hall de l’aéroport : et là, médusés, les assistants assistent à un spectacle qui fera dire à un parent d’une victime : « un moment hors du temps comme seule la Belgique peut l’offrir malheureusement de A à Z : de l’aide aux victimes jusqu’au recueillement deux ans après. Même là, il y a une désorganisation et un manque évident d’empathie envers les victimes, c’est assez hallucinant pour moi ce que nous avons vécu ».

Que s’est-il passé ?
La minute de silence n’a pas été annoncée dans l’aéroport, faisant de l’événement un non-événement !
L’arrivée du Premier-Ministre et des membres du gouvernement n’est, elle non plus, pas annoncée, réduisant la cérémonie à une anecdote banale.
Les familles sont tenues à distance, derrière un cordon de sécurité, comme si elles n’étaient que spectatrices du deuil et de la douleur qui les frappent.
« Ça a été très mal organisé à mon avis. Je crois qu’on n’est pas au niveau de l’enjeu, des besoins des victimes qui essaient de rester sobres et discrètes, mais qui n’en peuvent plus », a ainsi regretté Guillaume Denoix de Saint Marc, fondateur et directeur général de l'Association française des victimes du terrorisme. « Il y avait une colère parmi les victimes qui était palpable, qui s’est exprimée. Certains ne voulaient pas venir aujourd’hui à ce dépôt de gerbe du Premier ministre pour exprimer leur colère face au fait que rien ne bouge deux ans après ».
Le Premier-Ministre, en parfait inconscient, n’a pas pris de temps d’aller vers les familles, de les saluer et de les réconforter : aucune empathie !
Seul, l’un ou l’autre ministre avait fait le déplacement. Les autres estimaient peut-être que l’événement était sans intérêt.
Le Roi ou d’autres membres de la famille royale, soucieux de dotations, n’avaient pas jugé bon de faire le déplacement.
Les Présidents de la chambre et du Sénat, d’habitude chatouilleux sur le protocole, ou encore les parlementaires, eux aussi, brillaient par leur absence.
Honte à la Belgique !
Honte à ceux qui, dans quelques temps, vont venir mendier nos voix.
Honte à cette famille royale d’un autre siècle qui n’a même pas intégré dans son cœur et dans sa gestuelle la sympathie envers la souffrance du peuple !
Il y a des jours où je suis gêné de devoir me reconnaître « belge » !

Mais qu’y a-t-il eu de grave, penseront certains ?
Pas grand-chose, si ce n’est que des hommes et des femmes ont été humiliés, non reconnus qu’ils sont dans leur souffrance.
Pas grand-chose, si ce n’est que, depuis les attentats, des hommes et des femmes doivent se battre non seulement contre la douleur qui les accable, mais aussi pour sauver leurs droits et se faire entendre.
Pas grand-chose, si ce n’est que nous savons, désormais, que la douleur des victimes fait pleurer le temps d’un soir, pourvu qu’elle serve de projecteurs à des « autorités » assoiffées de notoriété.
La douleur des victimes ne s’éteindra jamais !
Le sentiment d’injustice qui dure depuis deux ans ne s’estompera jamais !
Le sang aurait-il été versé pour rien ?
La colère d’un début de printemps ne serait-elle déjà plus qu’un lointain souvenir, réduit comme peut l’être le niveau de la menace ?
La commémoration d’aujourd’hui méritait mieux que cela.
Elle devait être à la hauteur de la blessure de tout un peuple, estropié à vie sous les armes assassines de djihadistes abjects.
Elle devait être à la hauteur de la responsabilité que nous avons à assumer face à la destruction de vie humaines innocentes.
Elle devait signifier l’importance d’un « plus jamais ça » qui devrait guider la raison d’être d’un peuple aux visages divers.

Comme d’habitude, Charles Michel n’a pas été à la hauteur, ni de sa fonction, ni de l’humanité qui devrait l’habiter.
Il n’a pas pris la peine de mesurer l’importance d’une manifestation qui devait être symbolique de beaucoup d’empathie.
Il n’a vu là qu’un élément d’un agenda qui allait s’enchaîner à d’autres.
Pauvre type !
Pauvre Belgique !

À vous parents, amis, familles des victimes ...
À vous qui avez laissé votre santé dans ces crimes ...
À vous, comme Belges, nous vous disons que nous sommes de tout cœur à vos côtés.
Nous sommes blessés avec vous !
Nous sommes écœurés avec vous !
Nous pleurons avec vous !
Les visages de ceux qui vous manquent sont imprimés à jamais dans le « rouge » de notre drapeau !

Guy De Smet (22 mars 2018)


-29- INCULPÉ !

C’est le verdict des juges français qui se sont penchés sur les « soupçons de financement libyen de la campagne électorale de Sarkozy pour la présidentielle de 2007 ».

La décision d’inculpation a été prise après une garde à vue de près de 25h, qui fut aménagée pour que le pauvre petit Nicolas puisse aller se reposer chez lui !
À moins que cela ne devienne une jurisprudence pour les autres gardes à vue ?
Il a été mis en examen pour « corruption passive », « financement illégal de campagne électoral » et « recel de fonds publics libyen ». Il sera, de plus, placé sous contrôle judiciaire.

Tout débute en 2013, quand un organe de presse français, Mediapart, publie un document, affirmant que Nicolas Sarkozy aurait bénéficié d’un versement de plusieurs dizaines de millions d’euros pour sa campagne électorale.
En novembre dernier, un homme d’affaires franco-libanais affirmait avoir remis à l’ancien président français 5 millions d’euros, provenant de fonds libyens.
Le rédacteur en chef de Mediapart, Monsieur Plenel affirme : « il est établi qu'il y a bien eu un engagement de la dictature libyenne pour financer la campagne de Sarkozy à hauteur de 50 millions d'euros. Il est établi qu'il y a eu, selon plusieurs canaux, un début de versement d'au moins 10 millions d'euros. Et il est établi qu'il y a eu beaucoup de discussions sur les contreparties de cette corruption d'une démocratie par une dictature. »

Nous nous souvenons encore de la manière pompeuse dont la France avait ouvert ses portes et son protocole au Colonel Kadafi.
Les valises se souviennent encore des transports de fonds en liquide qui se sont faits entre la Libye et la France.
Il est établi que des collaborateurs de l’ancien président se sont servi dans la caisse, jusqu’à être, eux aussi, poursuivis par la Justice.

Quand, tout à coup, tout bascule !

L’Administration de la Justice française a encore en mémoire le peu d’éléments humains mis à sa disposition pour assurer une enquête équitable.
Bref, il aura fallu du temps et subir pas mal de pressions pour que la Justice puisse enfin faire son œuvre !

Ce que sera la suite, l’avenir nous le dira.
Il est pourtant précieux pour la crédibilité d’une démocratie que la vérité sur d’éventuels abus soit établie et que ceux qui les sont commis soient punis, comme le serait n’importe quel citoyen.
Il est précieux de savoir que l’utilisation de l’argent public, placé entre les mains de ceux qui détiennent un pouvoir, soit contrôlé.
Il est fondamental qu’il n’y ait pas une Justice à deux vitesses : une pour ceux qui peuvent « acheter les Juges » et une pour les autres qui, comme vous et moi, n’ont pas d’influence.

Cela doit être humiliant pour un ancien président de la République française de devoir rendre des comptes, comme n’importe quel voyou – malgré un certain traitement de faveur ... la garde à vue en est le signe !
Il est humiliant aussi pour une population d’être bernée par quelqu’un en qui elle avait placé sa confiance, jusqu’à lui confier les plus hautes fonctions de l’État.
À la fin de tout repas dans un restaurant, il y a une addition ... aussi dans la manière d’exercer le pouvoir.

Les forfaits de Sarkozy ne s’arrêtent toutefois pas là !
Nous connaissons la suite de l’Histoire. Avec la complicité naïve et destructrice d’un illettré juif, Bernard-Henry Levy, Sarkozy s’est transformé en un chef de guerre redoutable.
Selon une enquête parlementaire britannique, « l’intérêt personnel » de Sarkozy aura pesé lourdement. Il n’a tenu aucun compte d’un mandat des Nations Unies, allant jusqu’à renverser le régime libyen et accompagner l’assassinat du président libyen. L’homme qu’il recevait à Paris, peu de temps auparavant, devait tout à coup disparaître.

À qui profite le crime ?

Le rédacteur de Mediapart dira : « Cette intervention est au cœur des désordres du Sahel aujourd'hui. Elle a renversé un régime et dispersé l'arsenal militaire le plus moderne de toute l'Afrique, qui est tombé entre les mains des djihadistes, des terroristes. » Il s’agit donc « d’une affaire très grave » !

Certes, la présomption d’innocence existe ... N’empêche que les faits sont tellement graves que la Justice a voulu s’exprimer de manière forte et précise. La Libye est devenue la jungle que nous connaissons aujourd’hui ! C’est là que nous découvrons, stupéfaits, l’existence de l’esclavage pour des hommes et des femmes qui fuyaient la misère de leurs pays. C’est là que nous découvrons des trafics incontrôlables d’êtres humains. C’est là que l’Etat islamique installe ses nouvelles bases pour s’en prendre à l’Occident, dévasté par un flot d’attentats meurtriers. Et tout cela « au nom d’intérêts personnels », selon les propos de la commission parlementaire anglaise ?

L’attitude du Président français serait donc du « terrorisme » qui a permis le « Djihadisme terrifiant » ? Si ce fait concerne la France et la région de la Méditerranée, il y a de quoi réfléchir sur la santé de nos démocraties. En Belgique aussi, il se passe des choses pas tristes.

Madame Pereta, non contente d’avoir trempé dans le scandale du Samusocial de Bruxelles, ose exiger des sommes vertigineuses en dédommagement d’un licenciement qu’elle estime abusif : il s’agissait quand même de jetons de présences et d’avantages financés par une caisse destinée aux pauvres !

Messieurs Kubla et Dedecker ont quand même profité de leur notoriété et du pouvoir d’influence qu’ils possédaient pour devenir des sujets d’enquêtes de Justice et de mises en examen, voir même de prison.

Publifin et autres sociétés mafieuses ont quand même utilisé l’argent public à des fins d’enrichissement personnels d’administrateurs véreux, appelés à rembourser.

Le Prince Laurent s’estime lésé quand il se fait sanctionner au nom d’un non-respect de la Loi qui qui accorde une dotation.

Le ministre de la Défense et des généraux oublient de s’informer ou de communiquer sur les conditions d’un contrat du siècle inutile, parce que les F-16 pouvaient encore voler pendant 6 années.

Dans toutes ces affaires, il s’agit aussi d’argent public.

Cela concerne de très près la crédibilité de nos démocraties. Cela impacte notre confiance dans ces partis politiques qui savent mendier nos suffrages, oubliant de nous respecter par la suite. Il devient URGENT de faire le ménage en politique et de se donner les moyens de contrôle qui permettent de vivre réellement en démocratie.

Puisse « l’affaire Sarkozy » servir d’exemple et aboutir à une sanction, si les faits s’avèrent condamnables !

Guy De Smet (22 mars 2018)


-28- PATHÉTIQUE ! 

Ce mardi, à la Chambre des Représentants du Parlement belge, nous avons eu droit à une pièce d’anthologie. Elle trouvera une bonne place dans le livre des records du ridicule.
Une commission devait se pencher sur le sort de la dotation du Prince Laurent, pour donner suite à sa récidive de non-respect des conditions d’attribution de cette rétribution.
Le Prince, qui trouve cette situation intolérable, a demandé à être entendu par la commission avant la décision de la sanction. Il s’y est fait représenter par son avocat.

Le pauvre Prince !
En 2017, il aura reçu la somme de 88.000 €, au titre de fonctionnaire. Il aura aussi empoché 220.000 € pour couvrir ses frais de fonctionnement et des frais de personnels.
Depuis la mi-2001, il aura ainsi vu tomber dans son escarcelle la somme de 5.000.000 € !
Cette situation de la dotation des membres de la famille royale - autre que le roi - n’était pas prévue par la Constitution !
L’existence de ces dotations est aussi fortement contestée par les Belges, dans un sondage réalisé en 2017 : 55% des Flamands, 43% des Bruxellois et 44% en Wallonie se sont prononcés contre !

Ces dotations sont assorties de conditions.
C’est ainsi que les membres de la famille royale sont tenus au devoir de réserve, être au-dessus de la mêlée en politique. Ils ont aussi besoin de l’autorisation du gouvernement pour pouvoir entrer en contact avec la diplomatie d’un autre pays.
C’était sans compter sur l’esprit rebelle du Prince Laurent !
À plusieurs reprises, il a « oublié » de respecter ces conditions, oubliant qu’avant d’être prince, il était aussi un citoyen ayant à respecter les lois du pays.
Congo, Afrique, Libye, Chine ... autant d’occasions de passer outre de ce qui lui était imposé !
Le gouvernement a tranché : il sera sanctionné : sa dotation sera réduite de 15 %, soit un peu plus de 46.000 € !
Le Prince, non seulement ne comprend pas, mais en plus il conteste !

J’ai pris la peine de suivre l’intervention de l’avocat du Prince Laurent !
Un discours « fleuve » de plus de deux heures, devant 13 commissaires, occupés à manipuler téléphones et ordinateurs, à quitter l’assemblée, à discuter entre eux ...
Maître Laurent Arnauts argumente de manière brouillonne, en hésitant, en cherchant ses mots.
La phrase-choc de son discours je le résumerais dans cette perle qui a jalonné son allocution : « Comment dirais-je ? »
Il est vrai qu’il aurait pu se poser la question avant.
Il a voulu « laver » le prince de tous soupçons, avec des arguments peu convaincants.
Il a ajouté que la loi qui prévoit les dotations est floue et qu’elle manque d’appuis juridiques.
Il a remis en question le nombre de collaborateurs auquel a droit la sœur du Prince, alors que lui reste l’enfant pauvre de la famille.
Il a contesté au Premier-Ministre le droit de sanctionner, alors qu’il parle au nom de son gouvernement.
Il a contesté l’influence qu’a pu avoir la presse dans toute cette affaire.
Il a contesté aux parlementaires le droit de sanctionner. Le faire serait s’en prendre au « concret » des missions du Prince et ne respecterait pas le Droit.
Il a menacé d’actions en justice et jusqu’à la Cour des Droits de l’Homme.
Il a proposé dans un mémoire de 9 pages, un « exercice » pour mettre en application la Loi, se substituant ainsi au Législateur ! Cela lui semblait la seule alternative à la sanction.
De plus Maître Arnauts, malgré l’injonction du Président de la Chambre, s’est permis de rejoindre la Commission avec une demi-heure de retard – ce qui n’était pas la première fois !
Un grand moment ubuesque, dans un contexte économique et social qui est loin d’être reluisant !
Le Parlement n’aurait-il donc rien de plus urgent à faire ?

Le soir, la décision est tombée. La sanction a été adoptée par 12 commissaires sur 13 !
Le Prince Laurent verra sa dotation rabotée de 15 %, si la décision est adoptée en séance plénière.
Il lui restera tout de même plus de 250.000 € pour vivre !
À ce prix-là, j’imagine que tout le monde veut bien devenir SDF !

Le moment me semble venu de « revoir » le bien-fondé de toutes ces dotations, accordée à l’ancien Roi, à la Princesse Astrid, au Prince Laurent et à d’autres.
Elles ont été mises en place dans un climat « royaliste » et opportuniste par Monsieur Dehaene, paix à son âme, en 2001.
Il semblait normal à l’époque d’accorder une subvention à tous ces « sales gosses de riches ».
Depuis, il y a eu 2008, la crise économique qui s’est transformée en drame social.
Il y a d’autres priorités que le train de vie d’une famille royale, aussi respectable soit-elle !
La Constitution de 1831 prévoyait une dotation pour le Roi, à hauteur de 1 franc par citoyen.
Avec l’introduction de l’Euros, ce montant est devenu, au nom d’une équivalence contestable, plus de 40 francs belges par citoyen.
Il y en a pour qui l’aventure de l’Euro fut donc une « bonne affaire » !
Les Belges, dans leur grande majorité, se sont prononcés contre ces dotations princières.
La Constitution affirme que « Le peuple est souverain ». Sa décision devrait au moins être respectée et actée dans des textes !
La loi d’encadrement des dotations devrait être abolie ! Elles n’ont aucune raison d’être !
Il leur reste encore la « donation » royale établie par Léopold II, contestée aujourd’hui, qui assurait, entre autres, le parc immobilier de la famille royale.
Selon l’avocat du Prince Laurent, c’est grâce à ces dotations que le Prince peut exercer un métier, ce qui lui serait refusé par ailleurs.
Mais qu’il se cherche un boulot : nous sommes au XXIème siècle !
C’est bien ce qui se passe dans d’autres familles royales qui ne se sont pas enfermées dans des privilèges d’un autre temps qu’elles revendiqueraient.
Le rôle de représentation, qui est le point fort des missions princières, pourrait être défini dans un statut de fonctionnaire qui leur serait attribué et rétribué aux mêmes conditions que d’autres fonctionnaires qui exercent ce rôle de représentation.
Les monarchies se veulent « modernes » aujourd’hui !
Encore faudrait-il les débarrasser des oripeaux moyenâgeux qui leur attribuent des privilèges d’un autre temps !

En écoutant les arguments de l’avocat du Prince, j’avais devant les yeux des milliers de visages défigurés qui défilaient : les exclus du chômage et des allocations sociales.
Les mendiants exclus de nos villes, comme à Namur.
Les licenciés suite aux délocalisations d’entreprises multinationales.
Les migrants pour qui nos cœurs et nos portefeuilles sont fermés.
Les adultes et les enfants qui vivent sous le seuil de pauvreté.
Les travailleurs qui vivent des fins de mois difficiles.
Les malades pour qui la santé est un handicap financier insurmontable.
Les retraités qui vivent de petites retraites injustes.
Les gens qui se battent quotidien pour être respectés dans leurs conditions de vie et de travail ...
L’intervention du Prince Laurent, je l’ai prise comme une insulte à tous ces paumés de notre monde, qui eux, n’intéressent personne.
Parmi tous ces visages qui défilaient devant mes yeux, beaucoup seraient heureux de ne toucher que des « miettes » des plus de 250.0000€ qui resteront au Prince pour vivre et nourrir sa famille !
Pauvre Belgique ... tu n’as que « ça » pour te représenter ?

Guy De Smet (22 mars 2018)


-27- LA MAGIE DES CHIFFRES

L’Office national de l’emploi – organe de propagande du gouvernement – vient de publier les chiffres concernant le « nombre de chômeurs indemnisés » qui auraient encore baissés, cette année.
Il y aurait, aujourd’hui, 487.291 demandeurs d'emploi et non-demandeurs d'emploi indemnisés ! Un recul de 8,5 % par rapport à l’an dernier !
Ce chiffre pourrait nous sembler merveilleux, s’il ne s’accompagnait des raisons invoquées par l’agence : « la limitation du droit aux allocations d'insertion et le relèvement de la condition d'âge pour la demande d'une dispense d'inscription comme demandeur d'emploi (de 60 ans en 2015 à 65 ans en 2020) ».
La FEB y ajoute son propre commentaire : « La croissance économique continue de se renforcer grâce aux mesures de compétitivité et aux réductions des charges sur le travail, adoptées dans le cadre du tax shift, qui ont un effet positif sur la création d'emplois dans le secteur privé ».
Mais une organisation patronale qui commente les chiffres du chômage, est-ce bien crédible ?

Si les chiffres sont « historiquement » meilleurs, il ne faut pas se voiler la face et oser regarder, en même temps, les raisons invoquées !
Des milliers d’hommes et de femmes ont été exclus des indemnisations. Ils sont livrés à la débrouille, aux possibilités limitées des CPAS. Ils sont parfois, tout simplement, disparus du moindre radar social.
Nous les retrouvons dans les mendiants pourchassés dans nos rues.
Nous les retrouvons, harnachés de leur honte, au guichet des restos du cœur ou d’autres associations caritatives qui les saupoudrent – dans la mesure de leurs moyens - d’un peu d’aide.
Nos gouvernants créent une pauvreté noire ... et ils ne semblent même pas s’en rendre compte : « Tout va très bien, madame la Marquise ! »
D’autres candidats au travail se retrouvent exclus des droits aux allocations d’insertion. Ils n’ont pas l’âge ... et peu importe le handicap social qui est ainsi devenu le leur, les statistiques refusent de prendre en compte leur situation.
J’accompagne personnellement un chômeur âgé de longue durée, abandonné par le Forem, abandonné dans une misère qui crie vengeance au ciel : il n’intéresse personne ! La seule chose qui est attendue de lui, c’est de rédiger des CV !
Il ne peut payer son loyer, mais le propriétaire n’a qu’à être compréhensif, d’autant plus qu’il a trois enfants !
Il paraitrait qu’il faille encore d’autres mesures structurelles de ce genre pour pouvoir atteindre un niveau de chômage acceptable et contenter les normes européennes !
Ne serait-ce pas plutôt insupportable de savoir, qu’aujourd’hui, 487.291 personnes doivent vivre, sans raisons d’exister ?
La simple notion de chômage sera toujours inacceptable !
On se réjouit un peu facilement en terre libérale !

Les raisons de l’amélioration des chiffres invoquées par la FEB, à qui personne ne demande l’avis, a de quoi inquiéter encore plus !
Les patrons se réjouissent des mesures de flexibilité, enfermant les travailleurs dans des conditions de travail partiel, dans une diminution du salaire et dans le statut de travailleur pauvre.
Ils doivent partager les risques de l’entreprise, jamais les bénéfices ! Que serait, pourtant, le capital sans le travail ?
Nous venons de connaître la grogne des « coursiers », enfermés dans des conditions de vie qui ressemblent d’assez près à ce qu’a pu être l’esclavage ...  Et cela ne dérange personne, même pas les demandeurs de prestations que nous sommes !
Ces mesures de flexibilité permettent au patron un licenciement à leur meilleure convenance, une meilleure rémunération des actionnaires, ainsi qu’une auto-rémunération, dont des sociétés comme Proximus on ABinbev – pour ne citer qu’elles - ont le secret.
La FEB se réjouit aussi de la diminution des charges patronales. Celle-ci les dispense désormais du souci de la sécurité sociale de leurs employés et de leurs ouvriers.
Ce qui fera le drame social de demain ne semble pas être la préoccupation de l’instant !
La FEB parle de création d’emplois !
Elle n’évoque pas les facilités de licenciement qui leur ont été octroyées, peu importent les droits des travailleurs et leur implication dans les bénéfices d’une société.
Ils peuvent jouer, en toute légalité, avec l’avenir de leurs travailleurs, comme d’autres jouent au casino ou au Monopoly !
Jamais elle n’évoque la qualité de l’emploi créé, alors que si souvent elle ne conduit qu’à la précarité, due au temps partiel ... au point que Monsieur Marcourt évoque la nécessité d’avoir trois ou quatre jobs pour pouvoir « vivre », aujourd’hui.
Jusqu’à quand pourrons-nous, en libéralisme, jouer avec les conditions de vie des classes sociales plus défavorisées ?
Tous ces décideurs ne parlent pas du chantage à l’emploi. Ils n’évoquent pas les méfaits des délocalisations et ils semblent s’attribuer les bienfaits d’une légère reprise mondiale, dont la fragilité est annoncée par plus d’un économiste sérieux.
Ils n’abordent pas les aides aux entreprises, ces cadeaux faits sans aucune contrepartie.
Tout va mieux ... et ça tombe bien ... les élections approchent !
Serons-nous dupes à ce point ?
C’est en tous cas ce qu’espèrent les pouvoirs politiques qui se préparent aux différents suffrages, sans se remettre en question, malgré les scandales, les affaires et les « punitions » infligées aux citoyens depuis le début des législatures.

Si les chiffres semblent convenir au pouvoir en place, ils ne peuvent faire l’économie des chiffres de la montée de la pauvreté.
Ils ne peuvent ignorer que les citoyens connaissent des fins de mois difficiles.
Ils ne peuvent ignorer que les produits de première nécessité augmentent plus que les salaires.
Ils ne peuvent ignorer ce nombre effrayant d’enfants qui vivent sous le seuil de pauvreté.
Ils ne peuvent ignorer que notre pays est un de ceux qui connait la plus grosse pression fiscale, devenant un paradis pour certains et un enfer pour d’autres.
J’ai ainsi vu, cette année une augmentation d’impôts de 500 €, tout en encodant les mêmes chiffres que l’année précédente !
Ils ne peuvent ignorer que, grâce aux mesures prises, des citoyens ne peuvent plus subvenir à leurs soins de santé, à cause des arrêtés d’une folle que seul le mépris des patients et des médecins guide.
Ils ne peuvent ignorer l’absence d’une politique migratoire juste, livrant des hommes, des femmes et des enfants à l’incompétence partisane d’un monstre que personne n’arrête.
Ils ne peuvent ignorer ces situations d’hommes et de femmes qui n’en peuvent plus de ne plus vivre !
Ils ne peuvent ignorer que l’implication de notre pays dans des organisations mafieuses, comme l’Europe, nous entraîne dans un suicide financier et social dont nous ne mesurons pas encore les conséquences.
Si affirmer cela, c’est du « populisme », oui, je suis « populiste » et fier de l’être !
Être populiste ne serait-ce pas, simplement, aujourd’hui, être à l’écoute de la souffrance d’une population qui n’en peut plus d’être méprisée par l’autisme de toute une classe politique qui ne cesse de rêver de pouvoir ?
Et si la magie de ces chiffres devenait les premiers coups de semonce de la colère et de la révolution de demain ?

Guy De Smet (16 mars 2018)


-26- IL FAUT LA PIQUER !

Cette expression populaire n’est-ce pas celle qui survient en nous alors que nous estimons nous trouver devant un fou dangereux, dont il faudrait se protéger ?
C’est donc, tout naturellement, celle qui m’est venue en tête face à cet arrêté royal « pondu » par Magda De Block, concernant le remboursement du dépistage du cancer du sein.
Heureusement, dans un sursaut d’honneur, le monde politique a pu suspendre cette décision ministérielle, avant que l’irrémédiable ne soit commis.

Une fois de plus la ministre de la santé étalait son cynisme, s’en prenant cette fois à un cancer qui ne cesse de faire des ravages dans la population féminine.
« L'arrêté royal en question prévoit, sauf exceptions, de supprimer le remboursement du dépistage du cancer du sein pour les femmes de moins de 45 ans et de plus de 74 ans. De plus, entre 45 et 50 ans, seul un dépistage annuel serait conseillé et remboursé. Entre 50 et 74 ans, ce ne serait plus qu'un seul dépistage tous les 2 ans seulement ». (RTBF. Infos 12/03/2018).
Cet arrêté royal va à l’encontre de toute la prévention que nécessite cette forme de cancer.
Plus il est détecté tôt, moins les risques sont grands et moins les traitements sont lourds.
Anne Boucquiau, médecin active à la Fondation contre le cancer s’interroge sur le risque lié à ce genre d’arrêté ministériel et face au risque de traiter inutilement : « Si une femme sur 9 va avoir un cancer du sein, il y a quand même 8 femmes sur 9 qui n’en auront pas. Faut-il faire encourir un petit risque à une population qui a plus de chance de ne rien avoir que d’avoir quelque chose ? »
Le prétexte qu’utilise la ministre pour justifier sa décision, c’est le risque de radiation lié au traitement.
La raison, plus objective, est à chercher dans sa volonté d’économie qui est le fil rouge de la politique de la honte de tout ce gouvernement fédéral.

Mais jusqu’où ira-t-elle ?
Elle a instauré une politique de la santé à deux vitesses : une pour les citoyens qui ont les moyens et une pour les autres.
Elle a rendu les soins de santé et les hospitalisations inaccessibles à une catégorie plus fragile de la société.
Elle a semé le doute et la suspicion sur la pratique des médecins, s’ingérant à sa manière, dans le secret médical et en imposant des normes inacceptables pour les médecins.
Elle, « l’incompétente en chef » s’est permise de mettre en doute la compétence de médecins qui, eux, ont eu le courage d’aller jusqu’au bout de leur pratique – ce qui est loin d’être son cas !
Elle s’est permise de prôner la remise au travail forcé de malades de longue durée, peu importe l’attention qu’aurait méritée leur situation.
Elle s’est permise d’imposer aux patients des médicaments génériques, sans tenir compte des effets pervers que de tels soins pouvaient entraîner.
Elle s’est permise de mettre à mal notre vie privée en nous retirant des prescriptions médicales claires, que nous pouvions tenir à l’œil. Désormais un simple code-barre devrait vous dévoiler votre état de santé et les soins qu’il demande !
Elle vient de supprimer - au nom de bonnes intentions – la délivrance d’une attestation de soins par votre médecin. Que cache cet effet de vertu soudain ? Personnellement, je la crois incapable du moindre geste bon et du moindre sentiment humain !

Ce monstre, il faut nous en protéger.
Elle est nuisible pour notre santé.
Elle est nuisible pour notre vie en société.
Les seules choses qui la guident c’est l’argent et les économies.
Et pour cela, elle est prête à tout, même à sacrifier notre santé sur l’autel de la rentabilité.
Il est vrai qu’il faut de l’argent pour abreuver les lobbies pharmaceutiques qu’elle courtise avec ardeur.
Il est vrai que ce gouvernement a besoin d’argent pour rencontrer la soif de bénéfices des entreprises qu’il aide à fonds perdus, sans même la moindre demande d’embauche.
Il est vrai que ce gouvernement se comporte comme la pompe à fric d’une Europe qui ne cesse de se rassasier et d’entretenir la dette de nos États : à qui profite le crime ?
Elle le fait sur le dos des malades, comme le Samu social a pu le faire avec l’argent des pauvres.
Elle le fait comme Publifin et les banques ont pu le faire avec l’argent de leurs clients.
Elle le fait comme Kubla ou De Decker qui n’ont pas hésité à mettre à mal des populations entières pourvu que la richesse débarque.

Certes l’arrêté royal a été « suspendu », mais comment pouvons-nous tolérer qu’il ait pu exister un jour ?
Comment pouvons-nous tolérer que ce monstre de De Block ait pu le mettre en place, sans la moindre concertation avec ses complices du gouvernement.
Comment pouvons-nous tolérer qu’elle occupe encore un poste de pouvoir, alors que sa seule présence est la fabrication d’une « crime contre la santé » et donc un « crime contre l’humanité » ?
Jusqu’à quand accepterons-nous que les impératifs de la finance soient les seuls guides de notre vivre en société et plus encore, notre permis de vivre ?

Je crois qu’aujourd’hui, plus que jamais, l’adage populaire : « il faut la piquer », en la privant de pouvoir, est d’actualité !
Maggie dégage ! Tu nous fais honte ! Tu es un danger public !

Guy De Smet (13 mars 2018)


-25- LETTRE OUVERTE À NOS MANDATAIRES

Dans quelques mois, vous allez envahir nos boîtes aux lettres avec vos tracts et vos sollicitations.
Vous allez vous présenter à nous comme étant les meilleurs pour proposer des perspectives d’avenir à nos communes et plus tard à notre pays, à nos régions ou encore à l’Europe.
Vous nous rappellerez que voter est un devoir citoyen et qu’il permet de sauvegarder nos démocraties ... et aussi vos carrières.
Vous nous parlerez même des dérives possibles et des aventures dangereuses que nos choix pourraient engendrer.
Bref, vous serez les meilleurs pour nous représenter et occuper ces fonctions que vous convoitez depuis longtemps.

Entre-temps, vous aurez conçu des alliances, des accords pré-électoraux, sans même attendre le moindre résultat électoral.
Vous aurez déjà rêvé des plans qui vous permettraient d’être calife à la place du calife.
Vous aurez diabolisé vos adversaires, estimant que vous êtes la seule alternative crédible pour incarner le pouvoir lors de la prochaine législature.
Vous nous venez de partis traditionnels, dont nous dégustons les effets au quotidien à cause de vos plans et de vos projets à courte vue.
Vous nous venez de partis nouveaux ou de mouvements citoyens et vous nous promettez de laver plus blanc que blanc.
Face à vos propositions, il nous reste trois choix : soit élire l’un d’entre vous ...
Soit voter blanc et refuser ce que nous considérerions, dans ce cas, comme étant une mascarade.
Soit voter nul et rejeter ainsi vos propositions auxquelles nous ne croirions plus.

Depuis 4 ou 5 ans, nous vous voyons à l’œuvre aux différents niveaux de pouvoir.
Et là, quelle n’est pas notre déception !
Au plan fédéral nous découvrons une politique partisane qui met le citoyen à genoux, surtout s’il ne fait pas partie de la classe privilégiée des nantis.
Nous sommes stupéfaits par la mise en place de plans économiques qui ne respectent pas l’homme et qui en font la marionnette d’une mondialisation démesurée.
Nous croulons sous des taxes et sous des impôts que vous nous dites baisser, sauf sur nos extraits de rôle ou dans l’affichage des prix.
Nous sommes ébahis devant votre incompétence sociale qui, du migrant au chômeur, en passant par le malade ou le retraité, fait du quotidien un cauchemar de tous les instants.
Au plan régional, nous découvrons une accumulation de niveau de pouvoir, symbole d’un train de vie institutionnel qui dépasse l’entendement.
Le dernier gouvernement wallon parvient même à se mettre en place, en ne respectant pas la moindre norme démocratique en usage dans le monde.
Votre gestion est à l’image de celle des routes : des gouffres, des incohérences et une souffrance au quotidien pour le citoyen.
Au plan local, l’important est de briller, d’être populaire ... peu importe les attentes légitimes d’une population, avide de sécurité mais aussi de liberté.
L’image de vos projets est à l’image d’une tortue brillante qui éblouit le nez d’une citadelle, pendant que des hommes et des femmes se battent pour boucler les fins de mois et que des jeunes désespèrent de ne pas trouver d’emplois, si ce n’est dans la précarité.

À tous niveaux, les derniers mois, nous ont livré leur lot de scandales politico-financiers, dans lesquels vous avez tous trempés.
Publifin, immobilières sociales, Nethys, Samusocial, Gial ... autant de noms qui font honte à votre action.
Promesses de transparence, de nouveaux modèles politiques ... alors que le citoyen, lui, il cherche à vivre et à rêver son lendemain.
Le pouvoir, avant d’être un service, semble n’être pour certains d’entre vous qu’une source de revenu.
Le mépris de l’électeur semble être votre comportement habituel. Vous vous souvenez de lui, le temps d’une élection !
L’autisme, le décalage d’avec la vie du citoyen semble être devenus votre norme de gestion.
Vous nous choquez !
Il ne nous est plus possible de vous faire confiance !
Nous n’avons que faire de ces vieux dinosaures politiques qui sont prêts à n’importe quelle prostitution, pourvu qu’ils aient le pouvoir.
Nous n’avons que faire de ces pantins qui n’envisagent la carrière politique que comme une source de revenus.
Nous n’avons que faire de politiciens qui ont oublié depuis longtemps que, selon la Constitution, seul le peuple est souverain.
Nous rêvons d’une révolution qui vous chasse définitivement du paysage de nos sociétés.
Nous rêvons d’une société juste qui respecte l’homme, une société dans laquelle l’homme n’est plus au service d’une économie, mais l’économie au service de l’homme.
Nous rêvons d’un monde qui, avant d’étaler son pouvoir par la vente d’armes, soit un monde qui s’acharne à rendre l’humain plus humain.
Nous rêvons d’une société guidée par de vrais « serviteurs » qui n’hésitent pas à se mettre à genoux pour participer à la construction d’un monde meilleur et plus équitable.
Et si nous rêvions avec des femmes et des hommes nouveaux ?

Guy De Smet (27 février 2018)


-24- HYPOCRITES !

Moscou-Paris ... ce pourrait être le projet d’un beau voyage.
Plus prosaïquement, il s’agit d’une vague de froid polaire qui s’abat subitement sur nos régions, alors que nous espérions déjà la fin de l’hiver.
Quelques degrés de moins et c’est toute notre manière de vivre qui est remise en question : aurons-nous assez d’électricité ? Sommes-nous assez chaudement vêtus ? Ne faut-il pas adapter notre nourriture ? Faut-il chauffer le moteur de nos voitures ? ...

Il en est pour qui l’hiver est un cauchemar de tous les instants !
Ils sont pauvres, ils sont migrants, ils sont sans-abris. La rue est leur domaine ou plutôt leur lieu de solitude et de souffrance.
Un jour, ils ont tout perdu. Ils ont tout quitté : l’échec s’est installé dans leur vie. La solitude et le rejet sont devenus leurs compagnons du quotidien.
Quelques cartons, de vieux chiffons, un sac ... parfois un chien, leur seul vrai compagnon ... et c’est tout leur univers qui s’étale devant eux.
Ils trouvent refuge sous un pont, dans un porche d’immeuble, sur un banc ... et nous passons à côté sans les voir !
Ils font la manche dans nos rues, à l’entrée de nos églises, espérant une petite pièce, mais aussi un regard.
Comment en sont-ils arrivés là ?
Pourquoi tant de détresse ?
Qu’est devenue leur dignité ?
Comment est-il possible de ne plus exister pour personne ?
C’est le fardeau qu’ils traînent derrière eux du 1 janvier au 31 décembre.

Dans nos sociétés, ils ne sont pas bien vus : il faut les chasser, il faut les cacher. Il faut s’armer, comme à Namur, de lois et d’arrêtés contre eux.
Ils font « tâche » dans les rues de nos villes, où tout brille, où tout s’achète, où tout se jalouse.
Les autorités prennent des mesures contre eux : il faut les exclure, il faut les pourchasser : ils sont une nuisance !
S’ils sont migrants, il faut les enfermer comme de vulgaires criminels, il faut les « déporter » ... pardon, « rapatrier », alors qu’ils n’ont plus de patrie depuis longtemps, si ce n’est celle de la misère et de la peur !
Ils sont une faute dans le génome de nos sociétés libérales, dans lesquelles tout doit être rentable, compétitif, brillant.
Ils sont une faiblesse insupportable dans une société pour laquelle l’important, c’est d’être le plus grand, le plus beau, le plus fort.
Ils n’intéressent personne et leurs questions sont considérées comme dérisoires, si pas inexistantes.

Mais là, c’est l’hiver ! Il fait froid !
Leur présence dans la rue nous est insupportable ... et, surtout, elle nous donne mauvaise conscience !
Alors nos mandataires politiques se réveillent.
Il se souviennent qu’ils sont « responsables » de l’ordre public et de la sécurité des citoyens.
Certes, il y a des associations qui organisent des « maraudes » respectueuses, sans les avoir attendus.
Certes, il existe des bénévoles qui, chaque soir, s’en vont gratuitement à la rencontre de ces hommes et de ces femmes pour leur offrir un peu de chaleur dans leur nuit polaire.
Certes, il existe des abris de nuit, mais toujours en nombre insuffisant... à moins que ce ne soit voulu !
Mais, ces SDF restent trop nombreux dans la rue ! C’est là votre conclusion !
Comment peuvent-ils refuser l’aide que nous, les nantis, leur proposons ?
Qui sont-ils pour rejeter d’un revers de la main, l’aide que notre « générosité » leur accorde le temps d’une nuit ? Seraient-ils ingrats à ce point ?
Peu importe leurs refus, leurs états d’âmes, leurs compagnons à quatre pattes dont personne ne veut, sauf les abris du Prince Laurent ... les autorités leur enverront leur police.
Arrestations administratives !
Chauffage forcé !
Qu’ils cessent de se plaindre, alors que, dans sa grande bonté, nos sociétés se penchent sur leur sort !

Hypocrites !
Vous, nos mandataires, décidément, vous salissez tout ce que vous touchez !
Vos cerveaux ne se mettent en travail qu’à -3° ... et alors, vous sortez la grosse artillerie !
Ces hommes et ces femmes que vous ne voyez pas le reste de l’année, là vous les arrêtez, comme de vulgaires criminels !
Que faites-vous de leur dignité ?
Que faites-vous de leur liberté ?
Que faites-vous de leurs refus parfois justifiés ?
Que faites-vous de leurs compagnons à quatre pattes, refusés dans la majorité de vos centres ?
Hypocrites !
Où étiez-vous pour un travail sérieux de vos services, à leurs côtés, tout au long de l’année : un homme dans la rue est un homme à écouter et à entendre ... tout au long de l’année !
Où étiez-vous au lieu de pousser certains, avec vos lois et vos plans stupides, dans des aventures qui n’étaient pas faites pour eux. Vous avez poussé à entreprendre des hommes qui n’en avaient pas les moyens ! Ils ont tout perdu, parce qu’ils ont eu tort de vous croire !
Vous avez exclu des chômeurs qui sont devenus des parias, loin de note notion de fierté !
Vous avez criminalisé les migrants, sans même les entendre !
Vous avez réduit les pauvres à des étiquettes qui arrangeaient votre ego !
Où étiez-vous quand il s’agissait de prendre en considération, humainement, leur détresse ?
Aujourd’hui, vous vous rappelez que vous avez des devoirs.
Aujourd’hui, vous vous rappelez que vous avez une mission, bien éloignée de vos soucis véreux d’intercommunales pourries.
Aujourd’hui, vous vous rappelez que vous avez une conscience, que vous aimeriez nous décrire comme « bonne » sur vos tracts électoraux.
Hypocrites !

Vos politiques créent des pauvres, des exclus, des rejetés.
Vos politiques laissent toute une frange de la population au bord de la route et cela ne vous inquiète pas, du moment que vos chiffres de croissance sont bons.
Vos politiques ne cessent d’écraser l’être humain.
Il vous faut une vague de froid pour vous rendre compte que l’humain existe !
Et encore, vous envoyer vos chiens pour aboyer à votre place !
Honte à vous !
Honte à vos plans économiques et politiques qui ont perdu toute référence humaine !
Honte à vos consciences, que vous avez bradées depuis longtemps !
Le visage du SDF, ses yeux remplis de détresse resteront à jamais la trace d’un siècle que vous nous avez vendu comme « civilisé » !

  Guy De Smet (27 février 2018)


-23- UNE BELLE RÉPONSE !

Dans ce monde trop souvent violent, il est des prénoms qui résonnent comme un rayon de soleil, semant la paix et la justice sur leur passage. Josiane, une mamy bruxelloise de 89 ans doit être de ceux-là !
Son histoire nous est révélée par le site RTBF.INFOS !
Elle se veut une réponse à la lourde actualité que la politique d’asile et de migration fait peser sur notre pays.

Josiane, âgée aujourd’hui de 89 ans, est fille de résistant.
Le premier accueil de familles dans la détresse, elle le connaîtra pendant la guerre, en accueillant deux familles juives, victimes potentielles d’un régime qui ne vivait que de rafles et de sang.
Plus tard, en 1956, elle accueillera des Hongrois.
En 1980, elle ouvrira sa porte à des Kosovars, fuyant la guerre dans leur pays.
Alors qu’aujourd’hui, elle aurait pu faire de son petit appartement de deux pièces son havre de paix et d’un repos bien mérité, elle a décidé de se lancer dans un nouvel élan de solidarité.
Josiane se déplace dans un fauteuil roulant et fait visiter son appartement au journaliste, là, où la veille encore, elle accueillait 3 migrants pour quelques jours. Il y a toujours bien un matelas dans un coin qui peut servir !
Le virus de la solidarité a atteint toute la famille.
« Un jour, ma petite-fille m’a parlé des Soudanais qu'elle accueillait dans son salon. Elle va les chercher, elle les héberge ».
Une autre de ses petites-filles est chauffeur pour la plateforme citoyenne qui aide les réfugiés.
Josiane a donc décidé de mettre ses pas de vieille dame dans ceux de ses proches. Elle s’est inscrite à la plateforme citoyenne, proposant ses services et une possibilité d’hébergement.
Le soir-même, elle accueillait ses deux premiers invités : « Là ils n'étaient que deux, c'était un couple, des gens charmants ».
Le week-end suivant, ils seront trois !

Accueillir chez soi des migrants peut sembler une mission difficile, si pas insurmontable : du désordre, des ennuis, des dangers peut-être ...
Ce n’est pas cela qui a arrêté Josiane : « Que voulez-vous que je vous dise ? Dans la famille on est habitué à ce va-et-vient. Pour moi, il n’y a rien d’extraordinaire à héberger des personnes. »
Une banalité pour elle : « Ils arrivent, ils sont crevés, ils vont dormir. Après, on apprend à se connaître. Par rapport aux situations que j’ai pu connaître avant, ici on a aucun repère. Vous avez un gars devant vous qui ne parle ni anglais ni français… Je pensais qu’ils mangeaient du riz par exemple, mais non. Mais alors, il y a des moments très chouettes ».
Le secret d’un accueil réussi, c’est la confiance, c’est le partage des chose simples qui font les grands moments de la vie : cuisine, musique ...
Ce qui motive ces migrants, c’est l’espoir de pouvoir aller en Angleterre, la terre où ils rêvent de tous les possibles.
Elle garde ainsi le contact avec un jeune qui, si ses espoirs anglais échouent, compte bien revenir chez elle pour qu’elle l’aide à obtenir ses papiers en Belgique.

Certains verraient peut-être dans cet accueil des risques, c’est mal connaître notre Mamy bruxelloise : « À mon âge, mon état d’handicapée me protège (rires). Ces gars, ils sont un peu ébahis… Je crois qu’il doit y avoir une forme de respect et d’étonnement… Une femme en fauteuil roulant… Ils ne vont pas me faire du mal. Et puis, je remarque aussi que ces garçons sont dans leur truc. Et leur truc, c’est de rejoindre l’Angleterre. Ils sont tellement pris par leur survie à eux qu’ils ne vont pas s’encombrer à faire des trucs pas possibles et interrompre leurs trajets. C’est le sentiment que j’ai… ».

Dans le projet de loi de notre gouvernement, avide de rafles et de mesures arbitraires, Josiane risque de voir débarquer chez elle la police, dans le cadre des « visites domiciliaires » promises.
Et là, la réponse de Josiane est plus percutante que n’importe quel beau discours : « cela ne lui ferait évidemment pas plaisir de voir la police débarquer chez elle, mais elle continuera malgré tout à accueillir, comme elle l’a toujours fait ».

Merveilleux témoignage d’une belle audace citoyenne !
Merveilleux témoignage qui nous en dit long sur la force d’une résistance à une politique inhumaine et injuste comme celle proposée par le duo infernal Franken – Jambon !
Merveilleux témoignage qui nous interpelle, au point de nous souffler à l’oreille : et toi, tu ne deviendrais pas un actif de la désobéissance civique ?
Toi, pourras-tu dormir tranquille et bien au chaud pendant que des hommes sont pourchassés dans des rafles d’un autre temps, alors qu’ils fuient la guerre et la misère ?
Toi, pourrais-tu rester en place face à autant d’inhumanité, alors que demain, ce pourrait être toi qui frappes à la porte d’un inconnu, espérant un peu d’humanité ?
Merci Josiane ! Tu es un visage merveilleux de notre Belgitude que rien ne pourra nous enlever !
Et si nous aussi ... cette adresse pouvait nous inspirer :     
http://www.bxlrefugees.be/

Guy De Smet (15 février 2018)


-22-  LA PERPÉTUITÉ ?

Voici 20 ans que Marc Dutroux croupit en prison !
Voici 20 ans que la Justice a condamné cet individu à la prison à perpétuité pour les actes qu’il a commis.
Voici plus de 20 ans que deux familles, Lejeune, Russo et d’autres vivent au quotidien une perpétuité insupportable, celle de la mort de leurs filles.
Voici plus de 20 ans qu’un avenir a été scandaleusement arraché à des jeunes qui ne devaient rêver que de vivre, de bonheur et d’épanouissement.
Une marche blanche, aux proportions incroyables, a alors déferlé sur la Belgique, donnant la température d’une population qui ne pouvait supporter de telles détresses.
Une marche blanche qui interpellait les milieux responsables : « plus jamais ça ! »
20 ans déjà ... et pourtant, c’était hier !

Aujourd’hui, 20 ans plus tard, l’avocat de Marc Dutroux envisage la sortie possible de son client. Il estime même qu’elle est « convenable et légitime » !
Sa condamnation n’aurait plus de raison d’être.
Sa condamnation serait presque une atteinte aux droits de l’homme : il s’agirait pour Dutroux d’une « peine de mort à vie » !
Pour lui, la peine encourue serait excessive et elle « compromettrait toute perspective d’avenir ».
Selon lui, il faudrait réformer le système judiciaire et ne pas dépasser des peines d’une durée de 25 ans.
Le but de la peine est « de punir le criminel et de mettre la société à l’abri de gens dangereux ».
Il plaide la situation de son client, estimant que son quotidien est un enfer irrespirable qui le coupe des réalités, des contacts humains ... dans un univers clos de 9 mètres carrés !
Selon lui, le but de la prison, la peine de mort n’existant plus, est de viser la réinsertion du condamné. « Ce qui est bon pour le condamné est bon pour la victime et est bon pour la société », dira l’avocat du haut de sa science.
Il dit comprendre la réaction des parents des victimes, mais « Pour une victime il n’y aura jamais de pardon, je le comprends parfaitement. La peine n’a pas pour vocation de réparer le tort causé. C’est un jugement rendu au nom de la société ».
Il affirme pourtant ne pas comprendre la frilosité du pouvoir politique : « On abonde dans le sens du poil du grand public. Le public pense que la prison garantit sa réalité, mais c’est l’inverse qui est vrai ».
Pour lui, « la perpétuité est une abomination » !

En entendant ces propos, je crois rêver !
Si la société a permis à la Justice, à travers la décision d’un jury populaire, de condamner Dutroux à perpétuité, c’est qu’elle avait ses raisons !
Les parents des filles subissent l’enfer au quotidien, suites à ses actes révoltants !
Les filles, sauvagement assassinées, auraient aimé avoir 9 mètres carrés pour vivre, elles n’ont que l’enfermement d’une cache et puis d’un cercueil. Elles auraient aimé faire du sport, le même que Dutroux se voit refuser.
Les filles n’ont pas eu l’occasion de penser à leur épanouissement, à leur bonheur et à leur avenir : elles ont connu l’enfer de la séquestration, celui de la faim et de l’abandon.
Ces filles, Dutroux leur a arraché ce qu’elles avaient de plus précieux : la vie, l’amour de leurs parents, la tendresse, leur innocence d’enfant.
Ces filles laissent, aujourd’hui, une place vide, que rien ne peut combler. Elles laissent des vies détruites et des colères que rien n’éteindra jamais.
Un tel drame ne se calcule pas en années de prison pour le bourreau !
Libérer Dutroux, ce serait là, la véritable abomination.
Libérer Dutroux se serait ouvrir les portes à une réinsertion impossible.
Libérer Dutroux, ce serait lui faire trop d’honneur, en en faisant un martyr de la vengeance d’une société qui ne manquerait pas de s’abattre sur lui.
Savoir que quelqu’un pourrait être emprisonné à son tour, pour avoir définitivement débarrassé la société de cet individu, serait un drame qu’il y a moyen d’éviter : c’est cela protéger la société ! Il ne vaut pas ça !
J’imagine que le Jury n’avait pas prévu de réinsertion possible.
J’imagine que la société, elle non plus n’avait pas prévu ce cas de figure.
Aurions-nous oublié que les filles assassinées auraient aimé être « insérées » dans la société ?

Certains parleront de « pardon », « de nouvelle chance » ... mais qui serions-nous pour oser une telle décision ?
Les seules à pouvoir le faire sont mortes aujourd’hui et leurs familles sont inconsolables ... qui entendra leur drame ?
Certes, l’avocat de Dutroux sonde le terrain : sa requête sera-t-elle recevable ?
Dans la logique pénale, son client sera bien libre, un jour !
Ne serait-ce pas l’occasion de réformer notre Justice pour que l’impossible ne devienne jamais possible ?

Guy De Smet (15 février 2018)


-21- IL NE MANQUAIT PLUS QU’EUX !

L’enfer était devenu l’horizon des Iraquiens et des Syriens, depuis des décennies.
Des combats âpres avaient mis à feu et à sang des villes entières, livrées au cauchemar et à la destruction.
Des populations fantômes survivaient au milieu des décombres, côtoyant des enfants hagards et croupissant dans une misère sans nom.
Des millions de morts avaient livré leur sang au nom d’une terreur bestiale.
Un espoir semblait renaître avec l’anéantissement des forces de l’État islamique. Un semblant de paix avait fait place aux déchirements des bombardements.
Des alliés musulmans provenant d’Iran ou d’autres mouvances étaient venus prêter main forte à leurs frères et à leurs sœurs, oppressés par des nuits sans fin.
Il restait à se réveiller, à sortir des multiples caches pour affronter le grand jour.
Il restait à reconstruire des pays décimés par des années de guerre et de violence.
Il restait à se protéger contre des attentats aveugles qui continuaient à être le quotidien de tant de familles.
Mais, désormais, ces familles n’étaient plus abandonnées.
Dieu ne les avait pas abandonnées : des secours venus de l’Islam étaient à leurs côtés.

C’était oublié, un peu vite, un ennemi juré qui s’étalait dans leur entourage : Israël !
Il aura fallu un malheureux drone qui aurait, selon les dires des dirigeants sionistes, survolé le ciel des « territoires occupés » pour qu’ils s’en aillent bombarder une base iranienne et des cibles syriennes.
Un F-16 israélien sera d’ailleurs lamentablement abattu dans cette opération !
La justification à ce nouvel abus militaire israélien, c’est « la protection de son territoire », ce que ne pouvait qu’approuver les États-Unis.
Les nations civilisées demanderont aux camps respectifs à s’installer dans la retenue et à ne pas s’engager dans une escalade dont personne ne connait les suites.

Cet incident survient au lendemain de l’utilisation par Israël de la commémoration de la Shoah !
D’innocentes victimes, prises en otages par les Sionistes, pour justifier leurs destructions en Palestine, dont une école construite avec l’aide des finances de la Belgique.
Entre parenthèse, la Belgique ne s’est que modérément insurgée contre cet acte de guerre que rien ne justifie !
Les victimes de la Shoah sont devenues les boucs-émissaires d’une violence étatique qui est presque l’unique raison d’exister de l’État d’Israël.
Comment le monde libre peut-il tolérer cela ?

Aujourd’hui, voici Israël devenu acteur d’un conflit qui ne le concerne pas !
Il ne peut résister à la tentation de donner libre cours à sa force face à l’Iran, son ennemi juré de toujours.
Il ne peut résister à l’envie d’intimider ces pays musulmans qui entourent la terre que les Sionistes ne cessent de voler depuis 1948.
Il ne peut résister à son fantasme sécuritaire, ressentant le besoin séculaire de se protéger. Il faudrait peut-être oser affronter la question du pourquoi tant de haine à leur égard, née de tant de frustrations et de tant d’injustices, au cours de l’Histoire.
Aujourd’hui, ils deviennent pour les populations de Syrie et d’Irak les mêmes monstres qu’étaient les combattants de Daesh, il n’y a pas si longtemps !
Ils expriment ouvertement ce qu’ils sont depuis toujours : un cancer de l’humanité, contre lequel il faut se protéger !

Ce qui impressionne, c’est le peu de réactions des Nations-Unies et des pays libres.
Israël serait-il une puissance qui fait peur ou un banquier que l’on craint ?
Israël serait-il l’éternelle victime, face à laquelle les monstres du passé servent de mauvaise conscience.
Là, nous les citoyens, nous pourrions rassurer ceux qui nous dirigent et exiger des réactions plus musclées.
Nous n’avons rien à voir avec la Shoah et les persécutions des juifs. Certes, c’est une atrocité, mais elle n’est pas de notre fait !
Même l’idée du « Plus jamais ça », Israël ne la respecte pas !
Nous n’avons rien à voir avec une oppression ressentie, alors qu’un orgueil sans nom et l’arrogance crapuleuse d’un peuple et de ses dirigeants ne cessent de semer la colère contre eux.
Nous n’allons pas pleurer sur des camps d’hier, alors que les Sionistes livrent des populations entières au même enfer, aujourd’hui.
Nous n’admettrons jamais qu’Israël occupe des territoires qui ne lui appartiennent pas, rendant le développement de la Palestine impossible.
Nous n’admettrons jamais qu’Israël monte des murs, alors que ce sont des ponts qui seraient à construire.
Nous n’admettrons jamais qu’Israël implante des colonies, comme un coucou, dans le nid du voisin.
Nous n’admettrons jamais qu’Israël sème la terreur à Jérusalem, à Gaza ou ailleurs, en faisant de l’oppression d’un peuple un argument pour s’épanouir.
Nous n’admettrons jamais qu’Israël nargue les résolutions de la communauté internationale qui, souhaiterait que la paix s’installe, enfin dans le monde.
Nous n’admettrons jamais que des communautés de la Diaspora soutiennent cet État terroriste, tout comme nous n’admettons pas que l’Arabie saoudite vienne financer des Mosquées chez nous.
Personnellement, dans de telles conditions, je n’admettrai JAMAIS l’existence d’Israël !
Personnellement, je me réjouis qu’un avion israélien ait été abattu : il est temps que ces terroristes comprennent que la force et la puissance ne sont pas les seules manières de vivre sur la planète.
Les bombardements en Syrie, c’est le pas de trop qu’il ne fallait pas dépasser ... nous étonnerons-nous des lendemains qui déchantent ?

Guy De Smet (12 février 2018)


-20- VIGILANCE CITOYENNE

Depuis quelques années, un nouveau langage politique s’est installé dans notre pays.
Il doit être l’effet d’une crise économique profonde et injuste et du drame social que cela ne cesse de générer au quotidien.
Il est le fruit d’une austérité qui fait mal et qui engendre pas mal d’animosités, de rancunes et d’incompréhensions.
Il est le stimulant d’une colère, de pulsions primaires d’une population qui n’en peut plus de ne plus pouvoir.
Il s’est installé comme « naturel » depuis l’arrivée au pouvoir des Nationalistes flamands et de leur exécutant libéral.  De noires années dans l’Histoire de notre pays !
Ce langage a mis au goût du jour des réalités nouvelles : « chasse à », « rafle », « contrôle », « exclusion », « délation », « mensonge », « corruption », « centres fermés », « stigmatisation », « arrestation », « fraude », « paradis fiscal » ... des mots qui coïncident à autant de visages d’hommes, de femmes, d’enfants abandonnés dans l’humiliation et dans la honte pendant que d’autres se pavanent dans un luxe indécent.
Ce langage se traduit aussi dans de nouveaux concepts sociaux insupportables : « salaires bloqués », « travail précaire », « retraites impossibles », « malades suspectés », « chômeurs à exclure », « médecins à surveiller », « exclusion de chômeurs de longue durée », « rejet des migrants », « visites domiciliaires », « suspicion de la solidarité », « mise en cause de la séparation des pouvoirs », « état d’urgence », « terrorisme » « racisme et xénophobie » ... des situations qui sont comme autant de violences faites à l’homme, abattu par une société qui va trop vite, qui ne respecte rien ni personne, au nom du dieu Argent.
Le secrétaire d’État à l’Asile et aux Migrations a inventé un nouveau jeu : à chaque fois qu’il anéantit un être humain, il imprime la marque d’une victoire dans le bois de son infamie.
Le ministre de l’Intérieur s’en prend à la plaidoirie d’un avocat, mettant ainsi en cause la base même de nos démocraties : la séparation des pouvoirs.
Le Premier-Ministre ment au Parlement ou tarde à répondre à ses injonctions. Parfois même, il se contente d’y mépriser celle ou celui qui a osé mettre en cause sa politique.
Le ministre de la Justice « politise » le Parquet et détricote les derniers maillons démocratiques qui étaient une surveillance populaire de la Justice, en remettant en cause le jury de la Cour d’Assise ou encore en remettant en question la gratuité du « Pro Deo » pour ceux qui n’ont pas les moyens de se défendre ou encore l’existence d’un juge d’instruction.
Les responsables politiques n’hésitent pas à s’allier à la dictature de criminels recherchés pour décider du sort de victimes perdues sur notre sol.
Ils n’hésiteront d’ailleurs pas à instrumentaliser une « enquête indépendante », pour la transformer en justification de leurs méfaits.
La ministre de la santé prend en otage les patients, les suspecte et les pourchasse, rendant, en même temps, l’accès aux soins impossible pour plus d’un citoyen. Elle n’hésite pas à jeter l’opprobre sur l’action des médecins, en s’insinuant dans leurs diagnostics ou dans le secret médical.
Le langage officiel suspecte d’office l’action syndicale ou celle des plateformes citoyennes.
Il est autiste à la moindre revendication, caché qu’il est derrière des lois de marchés et des normes européennes qui ont oublié - depuis longtemps - l’existence du citoyen.
Il remet en cause le droit de grève, en mettant en place un service minimum, flattant une partie de son électorat, au détriment de l’expression d’un mécontentement populaire justifié, face aux drames qui se profilent à l’horizon.
Il s’enfonce dans des discours sécuritaires, du moins quand cela arrange la communication : il y a terrorisme quand on le décide, par exemple !
Cela permet au gouvernement de poursuivre, à l’abri des regards, une politique qui ne cesse de creuser le gouffre entre les citoyens aisés et les autres.

Dans ce qui vient d’être décrit, nous pourrions croire au retour vers d’autres époques qui ont fait les heures noires de notre Histoire.
On croirait vivre sous d’autres régimes qui de Vichy au fascisme en passant par le National-Socialisme ou la dictature des colonels grecs ou de Pinochet nous orientent vers des avenirs bien nauséabonds.
Pour ce faire, le Pouvoir profite d’une mentalité mise en place dans la population, celle de l’individualisme et du chacun-pour-soi.
La vie des individus est déjà tellement compliquée ! Si en plus, il faut s’encombrer des soucis des autres ou d’une solidarité qui ne nous concerne pas ... autant ne plus vivre !
Le langage sécuritaire va être rassurant, dans un tel contexte !
L’enfer des autres va nous être épargné, nous permettant de croupir dans un métro-boulot-dodo rassurant.
Les symboles forts d’un État, comme la Monarchie, seront anesthésiés, ne pouvant plus que se livrer à des discours soporifiques que le pouvoir politique autorise.
Les mouvements citoyens qui devaient permettre l’éclosion d’une « nouvelle politique » seront finalement canalisés par les dinosaures de la cause, au profit de leur propre étalement au soleil.
Et si nous avions changé, sans le savoir, de régime ?

Sommes-nous encore en démocratie ?
Nos dirigeants politiques ont-ils encore un pouvoir ?
Voter sert-il encore à quelque chose ?
Personnellement, j’aurais bien quelques doutes !
Certes, il existe encore une liberté de la presse : un journaliste de la RTBF pourrait témoigner du contraire !
Certes, il existe une liberté de mouvement, tout dépend du niveau de l’état d’urgence !
Certes, il existe une liberté de penser, si ce n’est qu’elle doit s’inscrire dans un contexte bien défini, sous peine de n’être méprisée sous les traits du « populisme ».
Certes, nous avons un droit de vote, mais que vaut-il face aux alliances politiques calculées selon des normes d’un autre siècle ?
Il me semble vivre aujourd’hui dans une nouvelle forme de « dictature », celle de la finance et de l’Argent.
Ce sont les acteurs de ces mondes-là qui dirigent la planète, qui décident les priorités économiques, qui organisent les crises et les « crack boursiers ».
C’est le monde de l’entreprise qui impose des aides aux États pour générer de plus grands bénéfices et plus de rentabilité.
C’est ce monde de l’entreprise qui fait du chantage à la délocalisation son « arme de destruction massive » de travailleurs qui ne sont que des pions dans leurs stratégies.
C’est ce monde de l’entreprise qui fait de la flexibilité de l’emploi et du concept du « travailleur pauvre » des atouts majeurs pour leur croissance et leur course à l’excellence ... peu importe les dégâts sociaux que cela entraîne.
C’est ce monde de la finance qui réclame une « migration » choisie », permettant de débusquer de nouveaux esclaves au service de son développement.
C’est le monde de la finance qui décide du prix de l’électricité, du gaz ou des produits de première nécessité, oubliant une rétribution juste des petits producteurs et nos fins de mois difficiles.
C’est le monde de la banque qui décide de nos frais bancaires, des retraits de notre argent, autorisés chaque jour, de la possibilité de nos crédits et de la réalisation de nos rêves.
C’est ce monde la finance qui fait du « lobbying », une nouvelle manière d’imposer ses vues à ceux qui nous gouvernent : ils décident ainsi des modes environnementales et autres, des carburants autorisés ... pourvu que ça rapporte !
Moyennant un engraissement facile et des avantages substantiels, ils se sont trouvés des agents dans les élus, dans les gouvernants, dans les institutions européennes ou financières mondiales, détournant ce bien précieux qu’est notre démocratie, à leur avantage.
Tout semble bon, aujourd’hui, pour écraser l’homme et en faire un petit robot de nos économies.
Tout semble bon, aujourd’hui, pour faire du mépris de l’autre, un système de vie.

Il devient urgent de nous ressaisir !
Il devient urgent de ne pas laisser décider de notre avenir à notre place !
Il devient urgent d’instaurer une « vigilance citoyenne » : il y va de l’avenir de l’Homme !

Guy De Smet (12 février 2018)


-19- RETOUR VERS UNE AUTRE ÉPOQUE ?

Décidemment, dans la « Terreur » gouvernementale que connait notre pays, un incident marquant est venu remuer les miasmes de l’Histoire.
Ce vendredi, vers 16h15, la police de Bruxelles a opéré une « rafle » à l’espace Vanderborght. C’est là que l’ASBL Globe Aroma présentait le vernissage d’une exposition. Sept sans-papiers, dont l’artiste qui présentait ses œuvres, ont été arrêtés !
Globe Aroma a pour but d’être un espace ouvert, « un refuge artistique où les demandeurs d'asile et les Bruxellois, où le secteur de la migration et le domaine des arts, se rencontrent. » (1)
« Il y a eu une descente de police très impressionnante vers 16h15. Ils étaient25 plus ou moins et disaient que c'était un contrôle de l'ASBL. Le grand problème, c'est qu'ils ont tout de suite commencé à contrôler les personnes qui étaient présentes dans l'atelier. Ils ont arrêté les répétitions de musique d'un musicien iranien. Les autres personnes devaient mettre leurs mains sur leurs têtes et étaient traités comme des criminels", explique la directrice de Globe Aroma, Els Rochette ». (1)
C’est là l’œuvre, non seulement de la Police, mais aussi de plusieurs services d’inspection, y compris du SPF Finances, a déclaré le directeur commercial du centre.
Une arrestation qui, dans un cadre légal habituel n’aurait pas suscité la colère citoyenne !
Un fait qui aurait pu passer inaperçu qu’il ne s’inscrivait dans la perspective d’une politique belge hautement décriée par une population qui a été jusqu’à remettre un avis « d’expulsion du gouvernement » au secrétaire d’État chargé de l’Asile et des migrations.
Un fait qui survient après que, au-delà de la lecture angélique de Michel et de ses sbires d’une enquête du CGRA, des maladresses graves aient été repérées dans la manière d’agir des services concernés.

La première chose qui me choque dans cette rafle, c’est l’aspect disproportionné entre les effectifs déployés et la maigre pêche du jour : 7 sans-papiers !
Qu’y a-t-il là, si ce n’est la volonté de harceler, de pourchasser, d’humilier, de stigmatiser des hommes et des femmes qui n’ont pas le bon tampon sur le bon document ?
Il s’agit là d’une attitude incompréhensible d’incompétence et de lâcheté, dont le Gouvernement Michel semble s’être fait une spécialité : s’abattre à 25 hommes armés pour arrêter 7 artistes inoffensifs !
Nous aurions aimé le même dynamisme étatique quand il s’agissait de poursuivre des banquiers véreux, des gérants d’entreprises mafieux.
Nous aurions aimé la même fougue face à des fraudeurs fiscaux de poids ou face à des administrateurs politiques ou d’intercommunales, eux si peu inquiétés !
Nous aurions aimé le même sérieux avant d’accorder l’asile fiscal, à Boon, Depardieu, Arthur, Arnault et autres clowns comiques.
Nous aurions aimé la même audace dans des enquêtes préliminaires ou dans des démarches d’enquêtes préalables, avant d’éprouver le besoin de transformer tout ce cirque en un événement public, qui ne fera que renforcer le racisme et la xénophobie d’une certaine population, confrontée à la pauvreté que crée ce gouvernement.
À moins qu’il ne s’agisse là que du seul courage dont dispose l’équipe gouvernementale !
Son modèle ne sera-t-il donc que la persécution et l’opprobre à jeter sur une catégorie d’êtres humains qui dérangent ?
Rafles contre les Juifs sous le National-Socialisme ou rafles anti-migrants et anti sans-papiers sous Michel, Francken, Jambon et comparses ... même combat !
Devrons-nous encore longtemps être les témoins passifs et sans voix face aux « Nuits de Cristal » de ce gouvernement ?

La deuxième chose qui me choque, c’est le mode opératoire de la police et des autres services.
Il doit y avoir d’autres moments et d’autres moyens pour effectuer le contrôle du fonctionnement d’une ASBL.
Il doit y avoir d’autres moments pour exercer des contrôles d’identité auprès de participants ou auprès de membres du personnel d’une ASBL.
Il est vrai que Francken tend à minimiser les « visites domiciliaires », à banaliser l’irrespect de la vie privée et à pourfendre toute tentative de solidarité et d’humanité.
L’intimidation est une autre arme des lâches, tout comme la délation ou encore le soupçon.
Ils ont besoin d’un public, pour nous faire croire qu’ils gèrent ... ce qu’ils ont suscité.
Jusqu’à quand allons-nous, stoïquement, supporter cela, en démocratie ?

Hier ces hommes et ces femmes étaient rassemblés pour un moment de rêve où l’art vient élever les esprits.
Des hommes, des femmes, loin des cauchemars qui faisaient leur actualité, avaient créé des œuvres d’art, des moments d’évasion. Ils avaient habillé leurs ténèbres de lumière.
Hier, des livres étaient brûlés, aujourd’hui, c’est l’art qui est muselé !
Il a fallu l’envoi des « chiens » du régime pour casser tout cela.
Je ne m’en prends pas aux « chiens ». Ils font leur métier, en répondant aux ordres qui leur sont donnés.
Il reste, quand même, la notion de « bien du service » ou encore cette autre qui s’appelle « conscience » !
Je m’en prends à leurs maîtres qui s’octroient des mandats que le peuple « souverain » ne leur a pas confiés.
Hier, à Bruxelles, la démocratie a reçu un coup de couteau dans le dos !
Hier, à Bruxelles, l’humanité a été bafouée !
Pauvre Belgique !

(1) Source : RTBF infos du vendredi 09 février 2018

Guy De Smet (10 février 2018)


-18- UNE ENQUÊTE AU SERVICE DE LA PROPAGANDE

Ça y est ! le CGRA vient enfin de pondre son enquête qui devait conforter le gouvernement Michel dans sa logique migratoire et d’atteintes aux Droits de l’Homme.
Alors que les instances des Nations unies déconseillent le renvoi des migrants vers le Soudan ...
Alors que la Cour Européenne des Droits de l’Homme pose la même analyse ...
Alors que des ONG sérieuses témoignent des violations des Droits des citoyens au Soudan ...
Alors que le dirigeant de ce pays est reconnu comme un criminel recherché par toutes les polices du monde ...
Alors que des citoyens soudanais expriment, preuves à l’appui, leur désarroi ...
Le CGRA, organisme indépendant à la solde des autorités, assure qu’aucun des migrants renvoyés de force au Soudan n’a subi de torture !
Pour se donner bonne conscience, il invite, hypocritement, les autorités compétentes à bien mesurer les implications liées à l’article trois de la Convention des Droits de l’Homme, qui interdit à un État de pratiquer la torture et donc aux autres de renvoyer des migrants vers des avenirs incertains.
Notre bonne vieille Justice, dans sa Cour de Cassation, a eu un avis nettement moins nuancé, en interdisant l’expulsion de Soudanais, à cause des faits de torture qui se commettent dans ce pays !
Mais les citoyens ne sont pas dupes ... nous savions, avant même la demande d’une telle enquête, qu’elle ne servirait à rien, parce qu’elle risquait de mettre en péril les enjeux économiques, chers aux libéraux.

Nous pourrions comparer le « jeu » du gouvernement Michel à celui qu’aurait pu faire, à une autre époque le mouvement nationaliste flamand, englué dans la collaboration avec l’Allemagne nazie.
Fallait-il s’opposer à l’envoi en Allemagne de « travailleurs forcés » ou de soldats « sur le Front de l’Est », au nom du fait qu’à l’époque la torture était une institution dans ce pays ?
Il se serait bien levé des hommes et des femmes pour justifier l’action nationaliste, tout comme la collaboration avec le régime d’Hitler, ce qui n’a d’ailleurs pas manqué !
Jambon et Francken se plaisent d’ailleurs à les rejoindre régulièrement, le temps d’agapes fraternelles !

Michel et sa clique ne comprendront donc jamais !
Nous n’en avons rien à faire de cette enquête !
Nous n’en avons rien à faire de ces complaisances qui servent un régime et une politique mortifère !
Nous n’avons rien à faire de savoir que Francken est un loyal petit soldat au service d’une déclaration gouvernementale, aussi inhumaine soit-elle !
Nous n’en avons rien à faire de leur arsenal de rafles et de visites domiciliaires qui sont comme autant de moments de « non-assistance à personne en danger » !
Nous n’en avons rien à faire de savoir, qu’une fois de plus, ils auront flatté les instincts primaires racistes et xénophobes d’une certaine population.
Ce qui nous importe, c’est de savoir que la torture existe au Soudan et que des hommes et des femmes risquent leur vie, parce que les nations libres laissent vagabonder un dictateur sanguinaire.
Ce qui nous importe, c’est – qu’au-delà de exigences économiques et des budgets en équilibre – les droits fondamentaux des hommes soient respectés et que personne ne risque sa vie au nom des intérêts partisans d’une politique.
Ce qui nous importe c’est que des migrants, arrivant par hasard chez nous, soient respectés et écoutés, sans aucune complaisance avec les autorités des pays d’où ils proviennent.
Nous n’avons pas à demander l’avis d’inspecteurs venant d’une dictature abjecte et que nous ne comprenons même pas au niveau de la langue, pour venir faire la Loi chez nous !
Nous n’acceptons pas l’arrogance d’un secrétaire d’État qui se vautre dans l’indécence populiste et dans le fascisme autoritaire pour assurer une politique inhumaine au nom des citoyens que nous sommes !
Nous n’acceptons pas que l’article 3 de la Convention des Droits de l’homme ait pu faire l’objet d’une enquête, alors que nous savons pertinemment bien que la Belgique, à l’instar d’autres pays, s’est comportée d’une manière ignoble ! Elle n’a en rien pris en compte le risque que couraient ceux dont elle se débarrassait !
Et cela, nous le ferons payer à ce gouvernement ... et tous les moyens démocratiques seront bons !

Les prochains jours, l’arrogance gouvernementale va encore s’afficher dans toutes les couleurs.
Les passes d’armes entre majorité et opposition vont encore éclater de manière pathétique et stérile, au point de nous faire vomir.
Chacun se sentira dans son droit de « sépulcres blanchis » !
Il restera, excusez du peu, le visage d’un homme meurtri, crucifié, insulté et humilié ... celui du migrant qui croyait rencontrer la civilisation chez nous.
Il restera cette amère constatation que Dany Boon ou Bernard Arnaud, ces migrants par         asites, accueillis à bras ouverts, n’ont pas la même valeur que le pauvre père de famille du Soudan ou d’ailleurs qui espérait enfin un avenir meilleur pour lui et pour les siens, loin de la guerre ou de la misère.
Il restera qu’il ne fait pas bon être pauvre et sans voix au pays des nantis et de leur libéralisme, ce cancer qui tue ce qu’il y a de meilleur en l’Homme.

Aujourd’hui, je suis dégoûté d’être Belge et d’être dirigé par ces collaborateurs de tortionnaires qui ne cessent de se pavaner dans l’outrance de l’inhumanité !

Guy De Smet (9 février 2018)


-17- JUSTICE OU PARODIE ?

Depuis des mois, la presse nous occupe avec l’éventuel procès, ou plutôt les procès  belges et français, de Salah Abdeslam.
Depuis des mois, le prévenu s’enferme dans un silence, au nom de ses conditions de détention, à moins qu’il n’ait vraiment rien à dire pour sa défense – ce que je comprendrais mieux - !
Depuis des mois, les familles des victimes attendent de cet individu des déclarations qui devraient les stimuler dans leur effort de deuil.
Depuis des mois, des sommes folles sont dépensées, en sécurité, en frais d’avocats pour un « présumé innocent » qui n’a pas hésité à étaler son mépris de la race humaine, dans des attentats lâches et ignobles, ainsi que dans des déclarations tonitruantes, faites de mépris et d’orgueil...
Mais, État de Droit oblige ! Un procès doit avoir lieu !
Le prévenu sera donc transféré en Belgique pour une première audience, qui restera un moment de surréalisme, dont notre pays a le secret.
Il refuse de se lever pour la Cour qu’il ne reconnait pas et qui ne semble pas digne de sa cause.
Il refuse de s’exprimer, narguant des hommes et des femmes qui eux, dans tout ce drame ont perdu un proche, un frère, une soeur, un enfant ... pour qui ? Pour quoi ?
Pour se faire, il se cache derrière un Droit que lui accorde naïvement la société qu’il a violée : son droit au silence !
Il refuse d’assister à la suite de son procès, laissant à son avocat le soin de « protéger » l’affaire dans les virgules judiciaires.

Sven Mary ne ratera pas l’occasion d’un show à sa mesure !
Il fera référence à la violation de l’article 12 de la loi sur l’emploi des langues en matière judicaire. Il demandera donc que les poursuites concernant son client soient jugées irrecevables et abandonnées.
Selon cet avocat, les premières ordonnances ont été délivrées par un juge d’instruction, auprès de Tribunal de Première Instance néerlandophone de Bruxelles ... Mais, elles étaient rédigées en Français !
Grotesque, face à la gravité des faits !
Grotesque, face à la souffrance des familles détruites à jamais, au nom de l’absurdité d’un État islamique qui ne les concernait pas.
Grotesque, au nom de citoyens qui, depuis longtemps, ont cessé de croire en la Justice, comme en d’autres niveaux de pouvoir qui ne les entendent plus.

Non seulement la Justice belge n’est pas capable d’éviter que notre pays ne devienne le carrefour de dangereux terroristes, prêts à tout pour exister, loin de leur médiocrité.
Non seulement, elle n’est pas capable d’aborder la Loi de la guerre avec les armes adéquates, si ce ne sont celles d’un Etat de Droit, bien fragiles face à l’ampleur des dégâts.
Utiliserons-nous longtemps encore des « arbalètes » pour lutter contre des « missiles » ?
L’État de guerre ne nécessiterait-il pas des « lois exceptionnelles » incontournables ?
Ce n’est pas le tout d’affirmer que « nous sommes en guerre », encore faut-il se donner les moyens de l’appréhender !
Non seulement nos responsables ne sont pas capables de « protéger » les citoyens contre la folie destructrice de quelques malades, en mal d’existence.
Voilà que maintenant, cette même Justice est dépassée par le fouillis de nos règles linguistiques stupides et inappropriées.
Que deviennent les faits retenus contre Abdeslam : tentative de meurtre dans un contexte terroriste, possessions illégales d’armes à feu ... ?
Que devient la mémoire des victimes des attentats tant bruxellois que parisiens qui ont créé les victimes innocentes de ce monstre ambulant ?
Que deviennent les familles de ces « assassinés de Daesh » qui ne peuvent, elles, se cacher derrière un rempart linguistique pour échapper au cauchemar qui les détruit ?
Avaient-elles besoin d’un déni de plus, alors que depuis longtemps elles se sentent abandonnées par les autorités compétentes ?
Que devient l’honneur de notre pays, vendu à bas prix au profit de la gloire de quelques assassins sans scrupule et de quelques avocats qui semblent confondre « défense », « Etat de Droit » et « responsabilités ».
Dans les questions de « terrorisme », le concept de « présumé innocent » ne semble pas tenir la route ... sinon les autorités auraient-elles pris tant de soins pour le protéger « contre lui-même ».
Dans le peu de paroles qu’il a prononcé, il n’a pas nié avoir jeté une ceinture d’explosifs défectueuse.
Il n’a pas nié n’avoir des comptes à rendre à aucune Justice, si ce n’est à celle d’Allah.
Il n’a pas nié – par sa violence – son implication dans un Djihad criminel et assassin.
Et, aujourd’hui, nos lois linguistiques le sauveraient ?
Il n’a pas nié être présent dans la planque bruxelloise qui a mis la sécurité des forces de l’ordre en danger.

Ne poussons pas la population à faire justice elle-même !
Ne poussons pas l’impunité jusqu’à remettre en cause une présence étrangère et musulmane, déjà tellement mise à mal.
Ne poussons pas la haine à devenir le seul moteur qui guide les agissements d’une population qui n’en à rien à faire d’une géopolitique qui détruit son quotidien.
Que la Justice le veuille ou non, il est des hommes et des femmes à qui la société ne pardonnera jamais la destruction de ce qu’elle a de plus cher : la vie.
C’est son rôle de veiller, par ses décisions et par ses arrêts, à ce que jamais notre vivre ensemble ne soit guidé par la haine et par la violence qu’elle engendre.

Guy De Smet (8 février 2018)


-16- LE PUITS SANS FOND DE L’INDÉCENCE

Il est des hommes politiques qui jugent que « parler » d’eux, peu importe le contexte, est fondamental pour leur carrière, noyée dans l’incompétence.
Théo Francken est assurément un de ceux-là !
Nous connaissions son goût affiché pour d’autres époques, dont il aime rejoindre les nostalgiques.
Nous connaissions son goût plus que douteux pour l’utilisation des réseaux sociaux : plus d’une fois, le pompier Michel a dû venir à son secours.
Nous connaissions sa propension fasciste à mettre en place une politique ferme et inhumaine face aux migrants qui n’ont, selon lui, pas droit au simple verre d’eau que nous ne refuserions à personne.
Nous connaissions son mépris profond pour le Parlement, à qui il n’a que le mensonge à offrir comme justificatif à ses actes délictueux.
Nous connaissions son goût immodéré pour l’ambiance des centres fermés ou pour l’odeur virile d’expulsions musclées.
Nous connaissions son rejet des conventions internationales et des droits qui ont déjà conduit la Belgique vers tellement de condamnations.
Nous connaissions sa fascination pour les rafles dont le Parc Maximilien a pu être le théâtre d’incompréhension.
Nous connaissions son goût immodéré de nous rejoindre, jusque dans des « visites domiciliaires » qui feraient de nous des coupables de plus ... aidé en cela par une délation qu’une certaine population méprisable lui offrirait avec plaisir.
Face à tout cela, le Premier-Ministre constate, tempère, excuse ... jusqu’à se rendre complice d’une politique dont une majorité de Belges ne veut pas, au nom de son Histoire, de sa tradition et de son honneur.
Il s’agit souvent d’un simple problème de communication ... presque d’un problème de jeunesse qu’il faudrait lui pardonner. De qui se moque-t-on ?

Mais comme tous les sales gosses qui se sentent appuyés dans leurs méfaits, Théo Francken vient encore de rater une occasion de se taire.
Cette fois, il a profité d’une nouvelle qui secoue le monde de l’entreprise dans notre pays.
Brussels Airlines semble entrer dans le collimateur de sa maison-mère, la Lufthansa. Pour correspondre à plus de compétitivité, il lui faut revoir sa stratégie d’entreprise et confiner l’ancienne société belge dans un nouveau rôle, moins emblématique.
Tout cela n’est pas sans provoquer des divergences de chefs d’entreprise et des craintes pour l’avenir de ces sociétés.
Lors d’un Conseil d’administration, la Lufthansa vient de trancher ! Les deux chefs belges qui s’opposaient à ses visions ont été licenciés ! Les conséquences ... l’avenir nous le dira !
Théo Francken a profité de ce « conflit » pour nous rappeler son existence.
Une fois de plus, il s’est servi des réseaux sociaux : « Le service des étrangers est certainement l'un des plus gros clients de Brussels Airlines, avec des milliers de retours chaque année. Nous espérons une bonne issue ».
Mais qui lui a demandé son avis ?
Qui lui a permis de s’exprimer avec autant de mépris ... alors qu’il s’agit de la traite d’êtres humains ?
Qui lui a permis de mettre les victimes de sa politique, des migrants sans défense, au service d’une cause qui ne pourrait faire que son bonheur électoral ?
Saura-t-il, un jour, ce que le mot « décence » signifie ?
Comprendra-t-il ce que signifie « tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler » ?
Tout le monde, sauf une frange malléable et raciste de la population, le contredit, jusqu’à la Cour de Cassation dans ses arrêts.
Des plateformes citoyennes s’opposent à son action.
Ses services de police le dénoncent.
Les juges d’instruction refusent de le suivre ...
La Ligue des Droits de l’Homme le condamne ...
Et lui il ne peut fermer sa « grande gueule » !

Les étrangers expulsés ne font pas de lui « un gros client ».
L’expulsion d’êtres humains ne sert pas à créer des parts de marché.
Les migrants ne sont pas un ingrédient d’une recette électorale qui ferait son succès.
La Belgique n’est pas une terre d’exception où l’injustice devient source de nouvelles des parts de marché.
Est-il trop stupide ou trop machiavélique pour comprendre cela ?
Ce type est dangereux pour la démocratie.
Il est un cancer pour notre vivre-ensemble.
Il est un boulet pour notre conscience.
Il est une tache dans le paysage politique.
Il est une erreur de la nature.
Il est un incompétent en humanité.
Jusqu’à quand supporterons-nous ses outrances ?

Guy De Smet (6 février 2018)

-15- PANIQUE SUR LE MONDE !

Un vent de panique secoue la planète depuis quelques heures !
Imaginez le désastre : l’indice Bel 20 subissait ce mardi matin une baisse de 3,7 %. Il ne faisait qu’emboîter le pas de Londres et d’Amsterdam, qui s’effondraient à 3,5 %. Le Dow Jones plongeait de 4,6 % ; le Nasdaq, de 3,8 % ; quant à l’indice Nikkei, il perdait 6 % en quelques minutes !
La cause de cette débâcle, annoncée par des économistes depuis des mois, se trouve aux États-Unis, où les investisseurs sont devenus nerveux suite à la prévision d’une montée des taux d’intérêts.
La hausse des salaires aux États-Unis, en janvier, a réveillé le fantôme d’une inflation possible, ainsi que celui de l’augmentation des taux par les banques américaines.
Pauvre monde ! Sa finance prend froid et il choppe la grippe !
Nos gouvernants devront-ils changer de propagande ?
La reprise économique serait-elle en retard ou compromise ?
Les sacrifices à consentir pour venir en aide à la finance et aux investisseurs seraient-ils de retour ?
Nos portefeuilles, déjà fort abîmés par les autres crises, seraient-ils encore un peu plus en lambeaux ?
N’est-ce pas là la loi des marchés et du néolibéralisme dogmatique qui nous détruit, chaque jour, un peu plus ?
Voilà en tout cas une fièvre qui, une fois de plus, a de quoi enflammer l’imagination débordante de nos responsables politiques et économiques.

Et pourtant, il y a des choses plus fondamentales qui vont mal sur cette planète.
Le pire, c’est l’état de l’humanité !
Quand je pense à ces enfants d’Afghanistan, de Syrie, de Libye ou d’Irak, de Palestine ou d’autres zones du monde qui n’ont connu que la guerre, alors que chez nous, au moindre incident, une cellule psychologique est mise en place : j’ai honte.
Quand je pense à la destruction de cette école palestinienne, construite avec l’aide de la Belgique et notre maintien de relations diplomatiques avec Israël : j’ai honte !
Il y a ces hommes et ces femmes qui doivent fuir leurs pays, décimés par la guerre ou par la misère. Nous les appelons, dans nos pays riches, les « migrants » et nous les traitons avec le mépris que nos dirigeants et notre racisme naturel ont placé comme norme. Quand je vois la répression dont ils sont les victimes, ou quand j’entends le cynisme des autorités qui devraient les écouter : j’ai honte
Quand je pense à ces hommes, à ces femmes et à ces enfants qui ne connaissent que l’univers de camps de réfugiés, ces autres victimes de rafles ou d’irrespect en tous genres, alors que nos dirigeants parlent de « fermeté et d’humanité » : j’ai honte !
Il y a ces richesses de la planète qui ne profitent qu’à une petite part de l’humanité qui se noie dans son opulence : j’ai honte !
Quand je pense aux composants qui se trouvent dans nos ordinateurs ou dans nos téléphones portables qui sont extraits des richesses du sous-sol du Tiers-Monde que nous ne cessons d’exploiter à notre meilleure convenance : j’ai honte !
Quand je pense à nos poubelles, que nous trions avec rigueur, mais qui contiennent un tel superflu qui ferait le bonheur de celles et de ceux qui ne peuvent profiter d’un repas par jour : j’ai honte !
Quand je pense à ces lois que nous mettons en place pour nous protéger de la présence des SDF ou autres pauvres ... au nom de notre dérangement ou de notre image de marque : j’ai honte !
Quand je pense à ces jouets, à ces ballons qui font le bonheur des enfants de nos pays nantis et qui ont été fabriqués par d’autres enfants qui, eux ne peuvent pas jouer, exclus qu’ils en sont au nom de leur situation économique : j’ai honte !
Quand je pense aux profits et aux bénéfices qu’engrangent les multinationales, alors qu’elles licencient pour être encore plus compétitives : j’ai honte !
Quand je pense à ces quatre enfants sur dix qui, chez nous, vivent sous le seuil de pauvreté, alors que nos responsables politiques ne cessent de clamer que tout va mieux : j’ai honte !
Quand un député d’une de nos grandes démocraties, la France, ose dire que le SDF a fait le choix de son quotidien, alors qu’eux, nos politiciens de pacotilles, se font payer des logements de fonction indécents et croulent sous des avantages que rien ne justifie : j’ai honte !
Oui, j’ai honte quand je vois l’homme écrasé, abandonné au bord de la route d’une société qui va trop vite.
J’ai honte quand le travailleur se fait exclure parce qu’il ne correspond plus aux normes d’une société qui ne rêve que de bénéfices et d’argent.
J’ai honte quand des hommes et des femmes se privent de soins de santé parce qu’ils n’ont plus les moyens de les aborder ... au nom de nos économies libérales.
J’ai honte quand des parents doivent avouer à leurs enfants qu’ils ne peuvent leur donner autant de petits bonheurs que ce que possèdent leurs copains, parce que la pauvreté s’est installée à la maison.
J’ai honte quand le bal des riches devient un aveuglement pour celui qui souffre au quotidien du poids de l’existence.

Notre société a deux marottes : l’argent et l’avenir de la planète !
L’argent : le jeu de casino de la bourse et du monde bancaire nous en dit la rapacité, chaque jour.
La planète : des efforts sont faits ... seront-ils suffisants pour restaurer ce que nous avons laissé détruire en si peu de temps ?
Réveiller nos consciences individuelles, alors que celles de grands groupes industriels ne sont même pas sollicitées ...  Cela sera-t-il suffisant pour éviter le pire ?
L’Homme : trouvera-t-il encore un espace pour respirer et pour s’épanouir, alors qu’au quotidien, nous ne cessons de manifester, à travers le plus faible, le mépris que nous lui accordons ?
Aujourd’hui le monde va mal ?
Sommes-nous sûrs que ce soit à cause de sa finance ?

Guy De Smet (6 février 2018)


-14- UNE VISITE CHEZ LE MÉDECIN ?

Parmi les impératifs qui s’imposent à tous les citoyens, il y en a une qui n’est plus accessible à tout le monde, depuis les mesures prises par le gouvernement Michel : la visite chez le médecin !
Elle n’est plus accessible à tous, parce que les frais médicaux sont devenus inabordables pour plus d’un …
Elle n’est plus accessible à tous, parce qu’il n’y a plus de médecin dans toutes les régions … Le désert médical, vous connaissez ?
Elle n’est plus accessible à tous, parce que, désormais, dans le flot des factures mensuelles, il y a des choix à faire et des priorités à établir !
Ceci s’inscrit dans une politique générale qui a décidé qu’être malade est suspect en société libérale et que l’utilisation de médicaments et de soins sont trop onéreux pour la sécurité sociale !

La ministre de la santé et des affaires sociales (les titres ne manquent pas d’humour !) vient ainsi, en quelques mois, d’autoriser deux fois l’augmentation d’une consultation chez le médecin.
Elle vient aussi de proposer trois mesures qui s’installent, petit à petit, dans l’indifférence générale.

La première concerne la « prescription médicale » !
Jusqu’ici, en sortant de chez le médecin, nous étions en possession d’une « ordonnance » qui nous était indispensable pour aller chez le pharmacien.
Nous connaissions ainsi, la dénomination exacte de ce qui nous était prescrit … peu importe les médicaments génériques que la ministre voudrait nous imposer.
Depuis quelques temps, cette « ordonnance » est garnie par un code barre, sensé simplifier les transactions.
Dans un futur proche, nous ne recevrons plus qu’un code-barre, sans aucun détail.
Nous n’aurons ainsi plus aucun contrôle sur le suivi des médicaments que nous devons prendre avec assiduité.
Ce contrôle permettait, en même temps, d’établir un lien de confiance avec le médecin : l’évocation de la prescription permettait d’envisager un changement de médicament, si nécessaire.
Ce que le pharmacien nous fournira coïncidera-t-il à ce que le médecin envisageait ?
Les souhaits du médecin seront-ils remplacés, sournoisement, par les « génériques » imposés au pharmacien ou par d’autres solutions alternatives ?

La deuxième mesure concerne le pharmacien.
Tout comme, pour nous aider, un dossier médical a été imposé et facturé lors de notre première visite chez le médecin, désormais, la même procédure pourrait s’appliquer à la création d’un dossier chez votre pharmacien.
Là encore pour les meilleures raisons du monde … Mais l’enfer n’est-t-il pas pavé de bonnes intentions ?
Y sera noté tout ce que le médecin vous prescrira, ainsi que tous les médicaments que vous consommez pour lutter contre tel ou tel symptôme.
Ces données intéressent de très près les gérants de la sécurité sociale et ceux qui ont intérêt à ce que vous limitiez votre consommation « remboursable ».
Ces données intéressent aussi, de très près, les lobbies pharmaceutiques que courtise, de manière éhontée, la Ministre libérale.
Quelle garantie, autre que des promesses, la ministre a-t-elle a fournir au citoyen quant au respect du « secret médical » ?
Que deviennent notre liberté et notre vie privée dans un contexte où internet devient notre miroir intime ?
Que devenons-nous en cas de gros « bug informatique » ?

La troisième mesure que Madame De Block vient de prendre est de supprimer l’attestation de soins que vous receviez lors de chaque consultation médicale.
Désormais, un code sera envoyé directement à votre mutuelle, chargée du remboursement.
Selon elle, le gros avantage, c’est que nous serons remboursés plus rapidement, puisqu’elle supprimera des intermédiaires et des visages humains qui pouvaient nous « expliquer ».
Quel contrôle aurons-nous, dans une société dans laquelle la moindre dépense doit être vérifiée, si nous voulons boucler nos fins de mois ?
Quelle garantie de « bon usage » aurons-nous de cette attestation que, jusqu’ici, nous maîtrisions ?
Quelle « fiabilité », la personne qui n’utilise pas Internet pourra-t-elle trouver dans cette informatique qui ne cesse de la déshumaniser ?

À tout cela, il faut ajouter que la compétence de votre médecin, les décisions qu’il prend ne cessent d’être contestées par ce mammouth d’incompétence au nom de normes budgétaires et d’une idéologie libérale qui n’envisage pas qu’un citoyen puisse être malade.
Il faut aussi ajouter l’augmentation des assurances de soins de santé privées et d’hospitalisation, imposée par la Banque nationale, « bras armé » du libéralisme, allez savoir pourquoi …
Il faut y ajouter l’accès devenu impossible aux soins en clinique pour tant de citoyens pour qui la précarité est devenue un horizon habituel.

Mais à part ça, tout va beaucoup mieux : les entreprises font des bénéfices, les actionnaires et les riches n’ont jamais tant vu briller le soleil de la réussite, les Jobs, aussi flexibles soient-ils, sont là, la croissance est de retour, même s’il n’y a pas de quoi pavoiser … « Tout va très bien Madame la Marquise ! »
Et tant pis pour celles et ceux, vous et moi, peut-être qui ne suivons pas le rythme !

Une chanson française, parlant de « Fernande », lui accorde des dons épanouissant le bonheur de l’homme …
Pastichant cette mélodie, quand je vois De Block, je n’ai qu’une seule envie, celle de vomir et je ne rigole plus !
Quand je pense à ma santé, j’en tremble de peur … et dire, qu’il y a quelques jours encore, nous nous la souhaitions bonne et accessible … condition indispensable pour une bonne année !
Jusqu’où nous laisserons nous écraser par De Block ?

Guy De Smet (27 janvier 2018)


-13- CARREFOUR … ADIEU ! 

Nous venons d’apprendre, avec désarroi, la décision du groupe Carrefour de supprimer plus de 1200 emplois en Belgique.
Cela découle de sa décision de développement économique au niveau mondial !
Étonnant, pour une entreprise qui génère des bénéfices mirobolants … et qui, dans le sillage d’autres enseignes, est à la traîne au niveau des impôts !

Sa stratégie économique vise à engranger plus de productivité et de compétitivité.
Il compte investir plus dans les magasins de proximité et dans l’e-commerce, répondant ainsi aux besoins de lutte acharnée que se livrent les différentes enseignes.
Il compte aussi investir dans un partenariat avec la Chine, pays émergeant plus qu’intéressant !
Pour cela, il faut « restructurer ».
Il faut réduire les coûts … dont les coûts salariaux.
Selon le responsable de la chaîne commerciale, pour cela, il n’y a pas de secret : il faut un plan volontaire de départ et des licenciements !
Qui trinque donc, une fois de plus, si ce ne sont les salariés ?
Qui gagne, une fois de plus, si ce ne sont les actionnaires !

Voici donc des centaines de familles qui, en ce début d’année, se retrouvent privées de moyens de vivre.
Des hommes, des femmes travaillaient depuis des années dans l’entreprise, l’inquiétude au ventre.
Ils s’étaient déjà "serré la ceinture" pour répondre aux exigences du patronat, sous peine de perdre leur emploi.
Mais ils savaient que c’était le prix à payer pour garder une place dans la société !
Le Premier-Ministre dit sa compassion avec les familles concernées. Il l’avait déjà fait avec les ouvriers de Caterpillar … ils attendent toujours sans ne rien voir venir !
Le Ministre des finances y voit un frein à sa politique économique et voit d’un très mauvais œil un plan social qui pourrait survenir pour donner suite à la situation.
Il y a des emplois qui ne sont pas honorés …
Il y a des emplois, fussent-ils précaires qui ont été créés …
Selon lui, il n’y a donc pas de quoi s’inquiéter !
Après Nike, Caterpillar, Arcelor-Mittal … et aujourd’hui, Carrefour, le citoyen ne comprend plus !
Il ne comprend pas que ces multinationales soient les bienvenues chez nous.
Il ne comprend plus que les plans d’aide aux entreprises ne s’accompagnent pas d’un devoir d’embauche de travailleurs.
Il ne comprend plus cette politique qui puise toujours dans les mêmes poches pour aider les riches à devenir plus riches.
Vous qui continuerez à faire vos courses chez Carrefour, avez-vous pensé à l’avenir de la personne qui a rempli les rayons pour vous, à celle qui tient la caisse qu’on lui enlèvera demain au nom de l’automatisation ?
Avez-vous pensé aux familles qui avaient fait un crédit pour construire une maison, pour acheter la voiture qui leur permet d’aller au boulot, pour améliorer – comme vous – leur quotidien ?
Quand vous entrez dans le magasin et que vous passez par la caisse automatique, qu’avez-vous fait du visage de la personne qui, pour votre bien-être et votre course après le temps, a perdu sa place ?
Que pensez-vous de cette chaîne qui se moque de vous en vous disant dans sa publicité que votre bonheur l’intéresse, alors que seul le profit guide son action ?
Nous voici, une fois de plus, devant un drame social qui, au nom de notre individualisme, ne nous intéressera que le temps d’une saison !
Ne serions-nous que les victimes fatalistes d’un libéralisme qui ne cesse de nous écraser ?

Personnellement, j’ai fait un choix, je me suis fixé des priorités !
Je ne fréquente plus des AD-Delhaize, ce magasin qui ne paie pas d’impôts ou si peu, profitant des aides d’un État qui ne cesse d’abreuver sa clientèle électorale !
Je ne fréquenterai plus, désormais, les magasins Carrefour, peu importe la qualité de leurs produits et l’intelligence de leurs services.
Je ne veux pas me rendre complice d’assassinats sociaux et de destructions de savoir-faire.
Je ne veux pas participer à cette course à la compétitivité, dont le seul but est de rendre quelques actionnaires encore plus riches et plus inhumains.
Je ne veux pas être de ceux à qui des travailleurs licenciés pourront dire : à cause de ton égoïsme, à cause de ton petit confort, j’ai perdu mon emploi !
Il devient urgent de boycotter toutes ces multinationales qui nous spolient.
Il est temps de mettre fin au règne de l’argent qui écrase l’homme, au profit de l’engraissement de quelques riches véreux.
Il est temps de mettre fin à un capitalisme destructeur de l’Homme !

Toi qui auras lu ce billet, quand tu t’en vas faire des courses, n’oublie pas d’emporter ta conscience … et pas que ta carte de banque !

Guy De Smet (26 janvier 2018)


-12- LES RAFLES DU GOUVERNEMENT MICHEL

Il est des fonctionnements qui, en démocratie, ont l’allure de trahisons !
C’est ce qui se passe en Belgique quand nous évoquons les interpellations et les arrestations de migrants, au statut douteux.
Le monde politique, représenté par le Ministre de l’Intérieur ou le secrétaire d’État à l’Asile et aux Migrations, envoie sa police face à des migrants rassemblés avant une nouvelle nuit de désespérance.
L’intervention se déroule à la nuit tombée, déployant des moyens qui ne sont pas sans rappeler les pires attentats qu’a pu connaître notre pays.
Elle peut se passer aussi au milieu de l’anonymat d’une foule qui permettra de masquer le forfait aux yeux du public.
Cette procédure d’un autre temps n’est pas sans rappeler des périodes de l’Histoire qui font honte.
L’Allemagne nazie s’en prenait aux Juifs dans des actions qui sont consacrées par la Shoah. Ghetto de Varsovie ou parc Maximilien ... même honte !
Des rafles, des opérations policières « Nuits et brouillards » (Nacht und Neblel) ... et dire qu’ils nous avaient laissé croire : « Plus jamais ça ! »
Le Chili de Pinochet, lui aussi, arrêtait ses opposants, en pleine nuit, les livrant à l’inhumanité de traitements que nous n’accepterions pas pour le moindre chien ... jusqu’à les faire disparaître !
Et nous pourrions continuer la liste de ces pratiques scandaleuses qui sont une atteinte élémentaire aux Droits de l’Homme.
La NV-A et ses acolytes se cherchant une bonne visibilité électorale seraient-ils de ce bord-là ?
Aujourd’hui, la Belgique a trouvé dans la lâcheté et dans la soumission politique d’un Premier-Ministre, au silence tonitruant, un allié de poids pour réveiller ces vieux démons qui hantent tous les détenteurs de pouvoir.
Aujourd’hui, la Belgique a trouvé en Jambon et en Francken les bourreaux d’hommes et de femmes, dont le seul crime est de ne pas avoir le bon tampon sur le bon papier ... peu importe ce qu’ils fuient.
Certes, nous ne pouvons accueillir toute la misère du monde, mais nous ne pouvons pas non plus camoufler par de outrances policières, l’incompétence d’une administration à qui il faut parfois 15 ans pour boucler un dossier !

À ce procédé de dictature, ils veulent maintenant ajouter un complément. Cela leur permettra de rendre leur « pouvoir » plus lisible !
Francken fait une proposition de loi, instaurant la visite domiciliaire.
Cela signifie qu’il aura désormais le droit, grâce à la couverture d’un Juge d’instruction, de pénétrer à l’intérieur du domicile de n’importe quel citoyen, soupçonné d’héberger un migrant en situation irrégulière.
J’imagine que demain, il complètera sa proposition en encourageant la délation, comme ce gouvernement a déjà pu le faire en matière fiscale ou environnementale. Avec le climat de haine qu’encourage une certaine politique de Droite grâce à « la Crise », j’oserais même croire que la Gestapo du régime aura pas mal d’indicateurs !

Mais cette proposition de loi ne serait-elle pas la reconnaissance d’une pratique qui se fait déjà ?
À titre d’information, je vous livre le témoignage publié par RTBF INFOS sur son site, en date du 24 janvier 2018 : « Aujourd’hui, les intimidations policières ont déjà lieu ! Pas besoin de "visites domiciliaires" pour cela ! »
Anouk Van Gestel en témoigne : son domicile a été perquisitionné, ce qui n’a pas arrêté son action pour autant.
Elle se bat, au nom d’un jeune Soudanais de 16 ans, Moha, depuis un peu plus d’un an. Le crime de ce jeune et la raison de sa fuite, c’est d’avoir vu torturer sa mère devant lui !
Aujourd’hui, Anouk a entamé des démarches pour devenir sa maman d’accueil.
Moha a connu la prison, il a été torturé, il a été frappé avec des câbles électriques : il porte des traces sur tout le corps !
Anouk, journaliste de profession, l’a rencontré au Parc Maximilien et depuis elle s’occupe de son sort : « Je l'ai trouvé tellement misérable. Il n'avait pas de chaussures. Il avait mal à la main. Il était maigre comme pas possible (...) Il est toujours là » 
En accueillant Moha, Anouk ne s’est pas simplifié l’existence : intimidations, perquisitions ... Rien ne lui aura été épargné, comme si la solidarité était devenue un délit.
Elle sera soupçonnée d’avoir hébergé des passeurs : Moha, 16 ans ... tu parles d’une terreur !
« J'ouvre la porte et je vois débarquer chez moi sept personnes avec des gilets pare-balles, des armes. Je suis suspectée de trafic d'êtres humains avec circonstance aggravante puisqu'il s'agit d'un mineur et d'association de malfaiteurs. Ce dossier est vide. Il n'y a pas de preuves »
Ce cas n’est pas isolé, poursuit RTBF INFOS !
Une autre femme, rencontrée par le journaliste, prétend avoir été victime de la même procédure.
« On a sous-entendu que j'avais peut-être fait quelque chose de mal (...) que si je refusais de répondre aux questions, c'est que je pourrais être considérée comme complice dans une affaire de traite d'êtres humains ».
Mais toutes ces tracasseries policières et idéologiques n’empêcheront pas l’action de ces bénévoles qui endossent des responsabilités que l’État de droit refuse de prendre en compte !
Face à ces témoignages, force est de constater que la manière dont Francken, défend son projet devant la commission de la chambre n’est basée – comme d’habitude – que sur le mensonge !

Face à cette envie gouvernementale, qui permet de masquer d’autres faillites sociales, bien des voix se font entendre.
Celle du Président de la Ligue des Droits de l’homme qui se fait « lanceur d’alertes », face aux dérives de Michel et de ses « Obersturmführer ».
Il y a le représentant des magistrats qui refusent de transformer les juges d’instruction en alliés d’une idéologie politique désastreuse.
Il y a la réaction de l’enquêteur chargé des fuites, permettant l’information. Selon lui, incriminer la police est un peu simpliste, étant donné le nombre d’acteurs qui interviennent dans ce dossier.
Il y a la réaction du corps de police qui n’en peut plus de se voir imposer des tâches qui n’ont rien à voir avec ses missions premières. Ils sont des êtres humains, ayant femmes et enfants. Ils ne sont pas les agents d’une propagande, dont l’inhumanité suinte de partout.
Les policiers vont jusqu’à se poser la question de « la désobéissance civique » !
Il y a surtout la réaction de la population. Des milliers de citoyens qui se déplacent, suite à une alerte sur les réseaux sociaux ... et c’est tout un gouvernement qui tremble !

Le Roi nous invite à nous émerveiller, nous, les petits bisounours qu’il faut résigner !
Michel et ses sbires se font, au nom d’une « politique d’asile ferme et humaine », les bourreaux d’hommes et de femmes, de jeunes et de moins jeunes, dont le seul crime est d’avoir rencontré la misère et la violence dans l’horizon de leur existence.
C’était l’attitude d’Hitler ou de Franco face aux Juifs ou face à leurs opposants.
Qui sera dans l’œil du cyclone demain : les malades, les retraités, les chômeurs, les enfants qui vivent sous le seuil de pauvreté, celles et ceux qui vivent une différence, les travailleurs pauvres ?
Jusqu’à quand notre silence nous rendra -t-il complice d’une telle inhumanité et d’un tel cynisme politique et idéologique ?
Jusqu’à quand des résistants courageux devront-ils être les seuls relais d’une conscience qui devrait faire notre fierté et notre raison de vivre ?
Jusqu’à quand laisserons-nous mettre la solidarité en danger ?
Belge ! Un appel à la « désobéissance civique » s’imposerait-il à toi, comme il a pu s’imposer aux grandes heures de ton Histoire ?
Oseras-tu le pas, au péril de ta tranquillité ?

Guy De Smet (25 janvier 2018)

-11- AUX ARMES, CITOYENS !

Des paroles d’insurrection violente ... et ce fut la genèse d’une France libérée de privilèges ignobles et d’une arrogance assassine et humiliante.
Aujourd’hui, ces mêmes paroles – devenues non-violentes (jusqu’à quand ?) sont celles, choisies en Belgique, par une plateforme citoyenne, pour s’opposer à l’acharnement gouvernemental contre quelques malheureux migrants.
Leur seul délit, c’est d’être dans la misère !
Leur seul délit, c’est de chercher l’horizon d’une nouvelle dignité !
Leur seul délit, c’est d’être des parias qui n’intéressent pas nos nations riches, au point de les transformer en boucs émissaires de nos maux et de nos crises.
Hier, Jan Jambon, au nom d’un gouvernement que nous vomissons, avait programmé d’envoyer sa police, comme on envoie ses chiens, le temps d’une rafle. Il s’agissait d’arrêter ceux qui auraient eu le malheur de faire une halte au Parc Maximilien, devenu « le parc de la peur ».
Manque de pot, il y eut des fuites dans les rangs de ses services ... premiers signes de la déliquescence d’un pouvoir !
À l’appel de la plateforme citoyenne, des milliers d’hommes et de femmes se sont rassemblés et sont montés « aux barricades ».
Ils ont évacué la place, invitant des citoyens à les héberger pour éviter le pire.
Ils ont formé une chaîne de solidarité qui devait éviter à la police d’intervenir.
Malheureusement, ils n’ont pu éviter le plan machiavélique du ministre qui a fait procéder à l’arrestation de 17 migrants dans les trains et aux abords du train.
Une nouvelle manière d’affirmer la volonté gouvernementale de s’en prendre aux « passeurs » ...  En s’en prenant aux victimes ! Bonjour la lâcheté !
À moins qu’il ne s’agisse, à quelques encablures des élections communales, de flatter les bassesses d’un électorat xénophobe et raciste !

Ils étaient des milliers aux abords de la gare du Nord à Bruxelles !
Des milliers de citoyens qui disent l’opposition d’un peuple à une politique migratoire injuste et malhonnête.
Des milliers de citoyens qui disent « non » aux comportements fascistes et nauséabonds d’un gouvernement qui, emprisonné dans son idéologie et dans sa suffisance, ne rêve plus que d’argent et de rentabilité, oubliant jusqu’à l’existence des valeurs humaines de solidarité et de justice.
Des milliers de citoyens à unir leurs mains, face à la brutalité d’une politique qui va à l’encontre des idéaux qui ont permis la construction de notre pays.
Des milliers d’humanistes qui ont décidé de quitter leur petit confort pour prendre par la main des blessés de la vie que nos responsables ne cessent d’écraser.
Avec les visages de ces hommes et de ces femmes, ce sont des milliers de coups de pied à l’arrogance de ministres qui n’entendent plus les aspirations d’un peuple.
Ce sont des milliers de mercis à des hommes et à des femmes qui prennent le risque de tendre la main à ceux que la société des nantis rejette.

Nous ne voulons plus de ce gouvernement qui laisse sur le bord du chemin des milliers d’hommes et de femmes qui leur sont un frein au développement du règne de l’argent.
Nous ne voulons plus de ces responsables politiques qui, tels Jambon et Francken, attisent la haine et l’injustice, là où l’écoute et le respect devraient être les vrais moteurs d’une action.
Nous ne voulons plus de ces atteintes aux Droits de l’homme qui sont comme autant de flèches transperçant le cœur de nos démocraties.
Nous ne voulons plus de ce Michel dont la lâcheté et la capacité de mensonge sont à la dimension de son ego démesuré et du gouffre de son incompétence.
Nous exigeons que tout homme soit respecté dans la situation qu’il vit.
Nous exigeons la mise en place d’un personnel qui, avant de se créer un nid douillet d’avantages, soit à l’écoute d’un peuple qui attend de lui une écoute et un service.
Nous exigeons une politique de l’asile qui, liée à celle du commerce extérieur, fasse de l’équité un mode de fonctionnement.

Ne pas entendre les exigences du peuple serait, pour le gouvernement, prendre le risque de « barricades » et de chaînes de solidarité qui soient comme autant d’appels « Aux armes, citoyens ! ».
Ne pas entendre les appels à la solidarité d’un peuple, ce serait prendre le risque de dérapages dont nos mandataires politiques seraient les seuls responsables.
Ne pas entendre les revendications au respect des Droits de l’homme, ce serait mettre le feu à une poudrière citoyenne que rien n’arrêtera.
Oseront-ils en prendre le risque ?
Oseront-ils pousser jusqu’au bout leur lâcheté pour s’en prendre à l’homme couché dans sa misère ?
Et, dans ce cas, quelle sera notre réponse ?
Nous avons un choix à faire : soit nous sommes les complices d’une société qui nous assomme à coups de « Nuits et brouillards » (Nacht und Nebel) de sinistre mémoire ... soit nous retroussons nos manches pour le risque d’une « révolution » d’humanité !
Aujourd’hui, une colère gronde ! Que sera-t-elle demain, si personne n’éteint le début d’incendie ?

Guy De Smet (22 janvier 2018)

-10- LES DÉRIVES D’UNE SOCIÉTÉ

Dans notre société, conduite par un individualisme exacerbé, règnent depuis quelques temps trois concepts, aux dégâts multiples : la violence, l’intolérance et la délation.
Pour s’en convaincre, il suffit d’ouvrir le journal, de consulter les réseaux sociaux ou encore d’écouter ce qui se dit autour de soi.

La violence, elle semble être de tous les instants.
Cela va des coups et blessures au harcèlement en passant par les insultes et autres étiquettes nauséabondes qui nous permettent d’enfermer les autres dans des catégories qui nous arrangent.
Ce sont les surgissements de couteaux ou le défoulement des automobilistes.
C’est l’acharnement publicitaire dans les médias ou encore dans ces appels téléphoniques commerciaux qui nous encombrent.
Ce sont ces faits de viol ou de harcèlement qui, dans les couples, au travail ou encore dans l’intimité des familles assombrissent l’horizon de relations de confiance et de paix.
Il y a aussi cette violence qui devient une banalité dans les films, dans les émissions de télé ou encore dans les simples faits divers que nous lisons sans même les voir.
Il y a la violence des propos sur internet, ce miroir anonyme qui nous permet d’être quelqu’un, même si cela conduit parfois au suicide.
Il y a une violence financière qui à travers nos banques fait de nous les otages d’une finance qui n’en a jamais assez.
Elle prend la forme de cartes de crédits amorales, aux possibilités excessives.
Elle prend la forme de précarités soigneusement entretenues soit par le pouvoir, soit par l’entreprise.
Elle prend la forme de taux usuriers, pratiqués en toute légalité et de taxes plus qu’incompréhensibles.
Cette violence, l’homme moderne se l’octroie au nom de sa liberté et de sa manière d’être.
Il est tellement plein de lui-même, que l’autre devient une agression potentielle contre laquelle il faut se défendre.
S’en plaindre ? On voudrait bien, mais ... la peur fera le reste !
La dénoncer ? À quoi bon dans une société reconnue pour être difficile et dans laquelle il faut se battre pour exister !
Nous nous contentons donc, souvent, d’en être les spectateurs passifs ou encore les acteurs délibérés.

L’autre cancer de ce temps, c’est l’intolérance !
Aujourd’hui, il est de bon ton de ne pas supporter les étrangers et de faire du racisme une manière d’être.
« Ils viennent manger notre pain ».
« Ils prennent nos emplois ».
« Ils mettent en danger notre civilisation occidentale ».
Nous sommes aidés dans cette manière de penser par un système politique et financier qui a placé ses priorités dans d’autres enjeux, plus rentables.
Nous sommes aussi confortés dans cette démarche, par un sentiment de supériorité qui nous donne enfin des raisons d’exister.
Aujourd’hui, il est de bon ton de ne plus supporter tout ce qui est une différence.
Il y a la violence faite aux femmes parce qu’elles sont femmes : l’actualité de ces dernières semaines est particulièrement éloquente.
Il y a la violence faite aux hommes qui, pour des critères culturels, ne se voient que peu confier leurs enfants, parce qu’il serait naturel qu’ils soient auprès de leur mère.
Il y a la violence faites aux enseignants et aux éducateurs parce qu’ils ont osé avoir un avis sur leurs élèves, par ailleurs tellement exceptionnels.
Il y a la violence faite aux enfants qui, du viol au rejet en passant par l’exploitation, vivent trop souvent l’enfer au quotidien.
Il y a l’homophobie, le rejet des transgenres et tout ce qui permet de stigmatiser une identité sexuelle différente.  Nous l’évoquions dernièrement au sujet d’une décision de Justice concernant Madame Boutin, en France.
Il y a l’intolérance alimentaire qui ne s’impose pas toujours pour des raisons médicales, mais plutôt selon des motifs liés aux modes.
Entre les carnivores, les végétaliens, les végétariens et autres originalités : pas sûr que des terrains d’entente existent !
Il y a l’intolérance politique qui transforme si souvent notre vivre ensemble en pugilat et en terrain d’insultes des électeurs et de leurs choix légitimes.
Il y a l’intolérance liée à l’époque : il suffit de comparer la liberté d’expression qui existait dans les années soixante et celle d’aujourd’hui. Coluche et Le Luron seraient aujourd’hui des criminels censurés, alors qu’hier ils nous faisaient rire.
« Pourquoi l’autre serait-il meilleur que moi ? », pense l’homme moderne qui se fait seriner, chaque jour, par la société de consommation qu’il est le meilleur, le plus grand, le plus beau, le plus fort ... pourvu qu’il succombe aux sirènes de la finance et de ses impératifs de rentabilité et de performance.

Un troisième cancer qui nous ronge, c’est celui de la délation.
Cette dernière est encouragée par nos dirigeants au point d’avoir été institutionnalisée. Pauvre pouvoir !
L’administration invite aujourd’hui les citoyens à dénoncer !
Dénoncer la fraude fiscale ...
Dénoncer le travail en noir ...
Dénoncer des propos qui ne sont pas le refrain du temps ...
Dénoncer celui ou celle qui tenterait un feu dans son jardin ...
Dénoncer celui qui a une manière toute personnelle de trier ses poubelles, alors qu’il paie toutes les taxes que cela comprend.
Il obtient ainsi la médaille du bon citoyen qui « veille sur l’intégrité de son pays et de son voisinage » ... peu importe les magouilles politiciennes qui, par ailleurs, vont salir notre vivre ensemble ou peu importe aussi nos propres côtés obscurs.
Ce mot « délation » rappelle les pires époques de l’Histoire et la faiblesse de régimes qui n’éprouvaient que du mépris pour l’homme.
Nos gouvernants seraient-ils donc aussi faibles et aussi lâches pour avoir recours à de telles pratiques qui font honte ?
Les « Gestapos » du XXIème siècle trouveraient pas mal de collaborateurs dévoués et zélés ... Le Fisc pourrait en témoigner !
Là encore notre petit « Moi je » nous joue des tours !
« Pourquoi lui aurait-il droit ... et pas moi ? »
Ah ! La jalousie quand elle nous tient !
La délation restera à jamais le courage des lâches et des imbéciles !

Violence, intolérance, délation ... Trois mots qui blessent l’homme. Trois mots qui me blessent !
Trois mots qui appartiennent à une « crise » qui nous a été imposée, laissant libre cours aux moralisateurs de poubelles.
Serions-nous les victimes d’un anonymat qui tue et d’une finance qui nous manipule ?
Quand apprendrons-nous à découvrir dans l’autre une intégrité qui se respecte, une liberté qui commence quand la mienne s’arrête ?
Quand oserons-nous regarder les yeux de l’autre pour y découvrir ses aspirations, ses besoins de reconnaissance, sa soif de bonheur qui nous dépasse ?
Quand apprendrons-nous à respecter l’altérité du mystère de l’autre ?

Guy De Smet (18 janvier 2018)


-9- DÉLIT DE SOLIDARITÉ ?    

Théo Francken, encore lui, vient encore de frapper ! Jusqu’où le laisserons-nous faire ?
Ce gouvernement, à la politique migratoire « humaine et ferme », jusqu’où le laisserons-nous déraper ?
Nous savions déjà que le respect des conventions internationales élémentaires, comme l’article 3 de la Convention européenne des Droits de l’homme, n’était pas sa spécialité.
Le sinistre secrétaire d’État à l’asile et aux migrations préférait de loin s’allier à des dictatures sanguinaires, comme celle qui anéantit le Soudan, plutôt que d’oser prendre le courage de ses responsabilités.
Le voici maintenant occupé à piétiner notre propre Constitution nationale. Il est vrai que pour un flamingant de bas étage et pour ses comparses, cela n’a que peu de valeur !

Ce mardi, la Commission de l’Intérieur de la Chambre doit examiner le projet de loi, déposé par Francken, autorisant les visites domiciliaires en vue d’arrêter les personnes en séjour illégal.
En décembre 2014 déjà, l’Office des étrangers, caractérisé par « son efficacité » et par sa « démagogie » souhaitait que la police puisse entrer, sans autorisation, dans un domicile privé.
En janvier dernier, suite à un « compromis à la belge », un cadre juridique, inventé par le gouvernement, devait encadrer cette démarche.
Le journal Le vif, qui relate l’information précise : « Cette "visite" ne pourra être demandée que lorsque l'étranger visé n'a pas choisi le retour volontaire et n'a pas coopéré à la procédure d'éloignement, par exemple en n'autorisant pas l'accès à l'habitation où il se trouve lorsque les policiers font un contrôle. Il peut s'agir du domicile de l'étranger mais aussi du lieu de résidence d'un tiers, c'est-à-dire une personne hébergeant cet étranger. Le juge a trois jours pour se prononcer. La police pourra également chercher et emporter des documents permettant d'établir l'identité de l'étranger ».
Selon le secrétaire d’État, dont la méchanceté se lit sur le visage, le séjour illégal est une infraction pénale, de même que de se soustraire à l’ordre de quitter le territoire.
Il dispose, déjà, d’un arsenal de lois lui permettant de poursuivre de telles infractions ... jusqu’à l’enfermement.
Dans son projet de loi, il s’en prend non seulement à l’étranger en situation illégale, mais aussi au domicile de celui qui héberge ... peut-être le vôtre ou le mien !
Ce faisant, il enfreint, l’article 15 de notre Constitution qui affirme « l’inviolabilité du domicile ».
Il s’attaquerait ainsi au principe sacré de la solidarité citoyenne ... ce qui est quand même un comble !
Hier il fallait « cacher » des Juifs ! Aujourd’hui, devrons-nous « cacher » des migrants ?

Quel est le « crime » de cet étranger « en situation illégale » ?
Cet homme, cette femme qui a fui la guerre ou encore celui ou celle qui a fui la misère qui décime son pays, a osé – au terme d’un parcours surréaliste, parcouru au péril de sa vie – frapper à la porte de l’Europe.
Cette Europe, qui se moque de sa situation de manière éhontée, lui a accordé un visa lui permettant de circuler à l’intérieur des frontières de l’union.
Il est ainsi, éventuellement, arrivé chez nous. Et là, ô crime ! Il ne dispose pas du bon tampon sur le bon papier. C’est là son crime, pour lequel il faut le punir et punir celui qui a osé, par une nuit de froidure, lui porter secours et l’héberger le temps d’un peu de repos.
Les décisions de l’Europe, c’est uniquement quand ça nous arrange !
La Justice, la police n’ont-ils donc rien de mieux à faire ?

Cette affaire nous démontre que la notion de « solidarité » est bien élastique dans la bouche des membres de ce gouvernement de la honte.
Souvenez-vous, quand il s’agissait de « sauver les banques », celles-là qui s’étaient mises en péril grâce à leurs jeux de casino, Reynders nous invitait à la solidarité d’un « argent virtuel ». Nous en payons encore les conséquences, aujourd’hui !
Quand il s’agit d’ouvrir les frontières aux exilés fiscaux français et autres, ce gouvernement irait bien jusqu’à leur offrir la nationalité belge, pourvu que ça rapporte : la pauvreté, on ne peut pas la porter, mais la richesse, oui !
Quand il s’agit de combattre le « crime » de la fraude fiscale de haut vol, il est question de bien moins de brutalité et de bien moins d’acharnement.
Quand il s’agit d’ouvrir les frontières à des multinationales qui n’apportent rien au pays, si ce n’est d’y sucer les avantages fiscaux qui feront le bonheur de quelques actionnaires, il est question de nettement moins de scrupules. La solidarité des travailleurs et des infrastructures est même imposée pourvu que le capital se porte bien !
Mais quand il s’agit du chômeur, du retraité, du migrant, de l’enfant atteint de maladies graves et dont le sort n’intéresse pas la pharmacie, parce que non rentables ..., là la solidarité n’a pas à être de mise !
Mais pour qui nous prennent-ils ces bouffons qui nous dirigent ?

La solidarité, si elle n’est plus un droit pour ce gouvernement, qu’il sache qu’elle est un DEVOIR.
Ce migrant qui vit dans le froid et dans l’inhospitalité de nos rues, il a un nom. Il a les yeux remplis de détresse. Il a pourtant une dignité
Ce migrant qui fuit les conditions de vie de sa terre natale et l’Injustice, il a une fierté. Il n’est pas un animal que l’on traque au nom d’un papier et d’un tampon.
Ce migrant, en qui les tenants d’un libéralisme forcené, ne voit qu’un « criminel », a une valeur. Il a une dignité qui mérite d’être respectée. Il est un être humain !
Et ce n’est pas ce petit merdeux de Francken qui viendra nous faire la leçon, lui-même estimant qu’il n’a de leçon à recevoir de personne.
Qu’il envoie sa police et ses chiens, ils ne nous font pas peur, parce que si nous sommes solidaires nous aurons toujours le droit de nous regarder dans un miroir et d’affronter le regard des autres, la tête haute.
Qu’il nous envoie sa police et ses chiens et nous leur rappellerons qu’avant d’être au service de rafles programmées et de modes de vie de dictatures, ils sont les serviteurs d’une nation dont la grandeur a été – de tous temps – l’idéal des droits de l’Homme.
6600 personnes ! Des milliers de Belges, lui ont dit dernièrement : « dégage, nous te donnons l’ordre de quitter le gouvernement ! »
Devrons-nous le déloger de force ?

Guy De Smet (18 janvier 2018)


-8- LE COURAGE EN DEUIL !

Depuis quelques temps se joue une pièce d’un théâtre de mauvais goût dans l’enceinte du Parlement belge.
Il y est régulièrement question des migrants et de la politique de l’asile dans notre pays.
Les parlementaires (même du MR) interpellent !
Le gouvernement se retranche derrière des arguments qui font la honte nationale.
Selon le Premier-ministre, son gouvernement, fidèle à l’accord qui lie tous les partenaires de la coalition, mène une politique « ferme et humaine ».
Le secrétaire d’État à l’Asile et aux migrations « ment » aux députés et insulte le Premier-Ministre quand ça l’arrange.
Le Ministre de l’Intérieur, lui aussi, ne cesse de mentir aux parlementaires, confrontés après coup à des « notes confidentielles » qui paraissent dans la presse.
Bart De Wever, quant à lui, en bonne belle-mère de ce gouvernement de la honte, menace, invective et rejette du revers de la main la moindre contestation.
Mais pourquoi autant de remue-ménage ?

Théo Francken, un « gamin » sans envergure, est en charge de la vie de ces hommes et de ces femmes, de ces enfants et de ces jeunes qui, les yeux remplis de détresse, s’en viennent frapper à la porte de notre pays.
Ils viennent des zones de guerre du monde ou encore de celles où la misère est une constante pour vivre ou survivre.
Parmi eux, il vient d’y avoir quelques Soudanais ! Ils fuient une guerre et une dictature sanguinaire à nulle autre pareille.
La situation est telle que des instances aussi sérieuses que l’ONU ou encore la Cour européenne des Droits de l’homme, dans l’article 3 de sa Convention, invite à ne pas renvoyer vers leur pays d’origine des hommes et des femmes pour qui un tel retour serait dangereux.
La Belgique a fait fi de ces recommandations et de ces injonctions et elle a décidé d’expulser, avec l’aide du gouvernement de Khartoum.
À leur arrivée au pays, ils étaient attendus et la RTBF en a retrouvé un qui évoquait clairement des maltraitances et des menaces à son encontre et à l’encontre de sa famille.
Un autre expulsé parlait lui de « torture », au point que Charles Michel lui-même demandait l’arrêt des expulsions jusqu’à la publication d’une « enquête indépendante », à ce jour, non encore entamée.
Malgré ces belles paroles, il aura fallu la vigilance de la presse pour éviter une expulsion dans le courant du mois de janvier !
Tout ce cirque aura mis en péril un gouvernement et pris en otages des citoyens, déjà confrontés aux mesures injustes qui font leur quotidien.
Aujourd’hui, le Premier-Ministre l’affirme tout est calmé, tout est rentré dans l’ordre.
Les magouilles politiciennes pourront continuer ...
L’arbitraire de décisions économiques continueront à faire l’enfer de pas mal de Belges.
L’incompétence de fonctionnaires en charge de l’asile leur permettra longtemps encore de prendre des décisions après plus de 15 années d’enquêtes inutiles.

Mais, dans quel pays vivons-nous ?
Les accords internationaux, même s’ils sont proclamés « sacro-saints » sont foulés aux pieds.
La détresse d’être humains, confrontés à la froidure d’une misère qui anéantit, ne mérite que l’envoi de quelques chiens et de quelques hommes musclés ... pourvu que l’image de marque d’une ville soit sauve.
La démocratie est mise à mal, avec complaisance, pourvu que les « magouilles politiciennes », elles, ne soient pas en danger.
L’article 3 de la Constitution des Droits de l’homme est pourtant claire : « un État ne peut pratiquer la torture contre ses citoyens » et par la force des choses, il ne faut pas renvoyer des victimes potentielles vers leurs bourreaux !
En paroles, selon le Premier-Ministre, cet avis est « sacro-saint ».
Dans les faits, ce ne sont que des mots. Les expulsions aux conséquences pitoyables ont bien lieu ... en toute hypocrisie !
Un tel comportement c’est la mort de la démocratie.
C’est aussi le début de la reconnaissance des dictatures et de leurs procédés.
Le Premier-Ministre promet une enquête, sans même s’occuper de son suivi ou du moins de son démarrage.
Le ministre de l’intérieur demande la collaboration des autorités européennes qui renvoient les nations vers leurs responsabilités.
Et Francken communique sur un ton qui fait que chaque expulsion est un trophée !
Mais tous ces mafieux ont-ils compris que derrière chaque Soudanais, derrière chaque migrant, il y a un visage, il y a une détresse ?
Ont-ils compris que les Belges qui ont pu profiter de l’accueil dans un pays étranger, lors des conflits qui nous ont martyrisés, il n’était pas question de demande d’asile pour trouver des mains accueillantes ?
Ont-ils entendu les 6600 Belges qui étaient dans la rue pour réclamer la démission du secrétaire d’État ?
Ont-ils remarqué l’engagement de tous ces citoyens qui offrent un peu d’humanité aux abords du parc Maximilien, pendant qu’ils se confondent en déclarations stupides et en acharnement d’inhumanité ?
Ou sont-ils trop stupides pour cela !
Le sort du gouvernement, c’est le dernier de nos soucis.
Le sort de Théo Francken a autant d’importance que le souvenir de notre première culotte.
Le sort de l’Office des étrangers, cette oasis privilégiée de l’incompétence « fonctionnaire » est le cadet de nos intérêts.
Par contre le visage d’un homme réduit à n’être qu’un numéro de dossier ou une place dans un avion pour un retour forcé, cela nous est fondamental.
Certes, nous ne pouvons pas accepter toute la misère du monde et l’accueillir dans des conditions décentes ...
Certes, nous devons nous contenter des directives inexistantes de l’Europe, de ses quotas ou des exemples de torture qu’elle pratique elle-même, comme en Italie ...
Certes, nous devrons nous contenter qu’en planète libérale sauver une banque ou protéger un exilé fiscal a plus de valeur que de tendre la main à un homme, surtout s’il est pauvre et miséreux ...
Cela n’empêchera pourtant jamais que l’être humain est la seule valeur de cette planète, la seule qui mérite qu’on se mette à genoux devant lui pour le respecter et pour l’aimer.
Quand un homme souffre, c’est une partie de moi qui souffre !
Quand un homme est expulsé, c’est une partie de moi qui est rejetée et expulsée !
Quand un homme ne mérite pas notre écoute ou notre regard, c’est une partie de moi-même qui est niée !

Michel et consorts ne serez-vous jamais que des incapables, assoiffés de pouvoir et des dictateurs spoliant votre peuple, votre seul souverain ?
Ne serez-vous jamais que ces menteurs qui se cachent derrière des slogans pour mieux mettre à terre des hommes et des femmes que vous devriez servir ?
Ne serez-vous jamais que les collaborateurs de régimes que vous dénoncez à peine du bout des lèvres : des relations diplomatiques avec le Soudan ?
Et si enfin, nous les citoyens, nous commencions à nous réveiller ?

Guy De Smet (16 janvier 2018)


-7- AHED TAMINI

Cette jeune fille de 16 ans est devenue l’icône de la Résistance palestinienne, comme a pu l’être, chez nous, Gabrielle Petit.
Ce petit bout de femme, lors d’une manifestation contre la décision de Trump, de transférer l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, s’en est prise à deux soldats israéliens, les frappant de ses petits poings fragiles.
Elle n’en était pas à son coup d’essai. Dernièrement, elle s’en prenait à nouveau à des soldats, allant jusqu’à en mordre un, parce qu’ils arrêtaient son petit frère, haut comme trois pommes.
Elle risque aujourd’hui, jusqu’à 10 ans de prison, pour avoir mis en cause la sécurité d’Israël et pour s’être opposée, avec force, à la décision condamnée internationalement, de l’érection de colonies en territoires occupés.
Ahed Tamini et sa famille habitent Nabi Saleh, un village de Cisjordanie, dans lequel, en traversant une rue, elles se trouvent confrontées à la colonie d’Halamish.
Elle vit ainsi, avec les siens, l’injustice et la force aveugle et sanguinaire d’Israël, au quotidien.
Aujourd’hui, non seulement, elle est la prisonnière d’un État juif qui ne mérite pas d’exister, mais, en plus, elle est portée en triomphe dans toutes les manifestations contre l’occupation illégale des territoires palestiniens.

Hitler aussi utilisait la manière forte pour s’opposer à toute résistance : que des concitoyens qui en ont payé le prix fort durant le dernier conflit mondial.
La Résistance est un honneur que l’Histoire retiendra, pendant que les empires, construits sur l’injustice et sur la violence sont appelés à disparaître.
La Résistance est une nécessité quand les affres de l’oppression créent leurs lots de victimes, chaque jour.
La Résistance est un droit qui a permis à l’honneur et aux droits des peuples de se libérer du joug révoltant des puissants.

L’arrestation de Ahed Tamini aurait de quoi faire sourire, si elle ne privait pas l’enfance de son réel terrain de jeu et s’il ne cachait pas la fourberie d’une nation d’abrutis qui se plaisent à nous « envahir » avec la Shoah.
David contre Goliath : Israël a-t-il oublié le nom du gagnant ?
À travers sa propagande, Israël et, dans son sillage toute la communauté juive, aiment nous montrer l’image de cet enfant, marchant les bras levés, poussé par un fusil, vers une mort qui devait l’attendre.
Ce fut le lot de milliers de Juifs, subissant la destruction, comme une fatalité qui semblait s’inscrire dans leur ADN.
Ce gamin était le symbole d’une autre résistance, celle-là justifiée.
Il était le symbole d’un avenir juif détruit dans ses rêves et dans ses espoirs.
Il était l’icône qui allait pointer du doigt une barbarie immonde, celle commise par le Nazisme, sans vergogne.
Ahed est devenue, à son tour, le symbole d’une résistance justifiée.
Comment le peuple juif, aussi arrogant soit-il, peut-il construire son avenir sur l’oppression et l’écrasement des Palestiniens, leurs victimes de choix ... celles qu’il faut expurger comme l’indiquaient déjà les fondateurs de cet État méprisable.
Comment le peuple sioniste d’Israël peut-il, avec une force démesurée, s’en prendre à la fragilité d’un enfant dont le seul tort est de se rebeller contre une violence qui lui est imposée au quotidien ?
Ahed, comme ce gamin de la propagande juive, est devenue le symbole d’un avenir palestinien refusé.
Comment Israël ose-t-il mettre à mal la moindre mise en garde internationale, visant à respecter les droits des nations ?
Comment ose-t-il implanter des colonies sur des terres qui ne lui appartiennent pas, poussant les véritables autochtones à l’asphyxie et à la mort ?
Ahed est, aujourd’hui, l’icône qui pointe du doigt la barbarie dont le Sionisme est capable, au point d’en faire une idéologie à condamner et à détruire, comme on a pu le faire pour le National-Socialisme.
Comment Israël ose-t-il stigmatiser des paroles et des actions qui seraient « antisémites », alors qu’ils ne font que dévoiler l’inhumanité « homicide » d’une nation qui fut déjà dans l’Histoire, déicide ?
Qui tue Dieu finit par tuer l’homme : que de régimes qui nous prouvent cela au quotidien !
Comment Israël ose-t-il nous conditionner à ne dire « plus jamais ça » au vu de l’horreur des camps de concentration, alors qu’il ne cesse d’imposer un tel calvaire au peuple palestinien depuis 1948 ?
Comment Israël, à l’image des Pharisiens de la Bible, ose-t-il nous parler de Shoah, en utilisant d’innocentes victimes pour justifier ses méfaits d’aujourd’hui ?
Ahed Tamini est enfin un miroir pour tous les peuples civilisés.
Elle, elle ne ferme pas les yeux devant l’injustice, contrairement aux nations riches qui ne cessent de s’incliner avec indécence, dans la direction de ses intérêts financiers.
Elle, elle ne fait pas de la compromission, un mode de vie, à l’inverse de ces pays qui, comme les États-Unis ont élevé la corruption au statut d’une telle valeur incontournable, qu’ils ne peuvent même plus se regarder dans la glace.
Elle, elle fait de son honneur, une lutte qui mérite notre respect et notre soutien.

Israël, ressaisis-toi !
Israël, cesse de faire de l’injustice ton mode de fonctionnement.
Israël, médite sur ton avenir : tu as détruit ton Dieu, tu détruis l’homme : il ne te reste que la puanteur de ton ego.
Ahed, notre grande sœur, nous ne pouvons pas grand-chose, mais nous sommes avec toi, enfermés dans ta cellule.
Là où l’être humain est pris en otage, nous sommes des prisonniers de la désespérance.
Ahed, ce sont des filles comme toi qui rétabliront la Justice là où la haine fait son œuvre.
Tu es une richesse de l’Humanité !
Ahed, tu resteras à jamais, l’empreinte douloureuse du danger que représente l’Israël sioniste pour l’avenir de la paix.
Toi, humain, regarde le visage de cette jeune fille : sa douleur et sa colère portent un nom : Israël !
Cela te laissera-t-il toujours indifférent ?

Guy De Smet (16 janvier 2018)


-6- PAYS DE MERDE

Ce jugement, il ne vient pas de moi ou d’un proche.
Non ! Il nous vient de la bouche d’un des hommes les plus « puissants », mais aussi des plus « stupides » du monde : le Président des États-Unis, Donald Trump.
Dans sa déclaration, il visait les pays d’Afrique, ainsi que Haïti.
Il le faisait au sujet de l’immigration qu’il veut limiter et maîtriser : « Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici ? »
Il préférerait, de loin, recevoir aux États-Unis des citoyens venant de Norvège ou d’autres pays riches qui seraient une plus-value pour le pays.
Comme si une poubelle pouvait devenir meilleure !
Je verrais bien, chez nous, l’extrême-droite ou Francken prononcer les mêmes mots !
Ces propos intolérables ont très vite été condamnés ou fustigés par l’ONU ou encore l’Union africaine.
Trump, aurait-il oublié que la grandeur de son pays est née grâce à l’immigration d’Irlandais déboussolés, de repris de justice en quête de nouvelles aventures ?
Aurait-il oublié qu’il aura fallu la honte de l’esclavage pour voir arriver sur le sol américain des hommes et des femmes dont les descendants feraient la richesse et la grandeur des États-Unis ?
Aurait-il oublié que le racisme et la xénophobie sont les cancers d’une société et qu’ils n’ont pas besoin de l’appui des grands de ce monde pour développer leurs méfaits criminels ?
Aurait-il oublié qu’il aura fallu le génocide du peuple amérindien pour permettre à ses ancêtres de s’installer, tel un coucou, sur un continent qui ne leur appartenait pas ?
Mais, est-il seulement capable de réflexion et d’amour-propre ?
Est-il seulement capable de la moindre pensée humaine normale ?
Et qui est ce peuple qui a permis de mettre au pouvoir un tel « déchet d’humanité » ?

Les peuples d’Afrique nous livrent les confidences d’hommes et de femmes courageux, au regard noble et fier.
Leur culture séculaire et leurs modes de vie auraient de quoi inspirer nos modernités.
Ils vivent, aujourd’hui, la corruption et l’exploitation comme une fatalité, leur sous-sol étant la base du développement des richesses de tant de pays riches.
Ils vivent la honte et le racisme comme des meurtrissures qui les détruisent et qui les forgent.
Ils vivent la spoliation de leurs richesses et de leurs territoires comme une révolte qui gronde dans leur cœur, n’attendant que l’explosion d’une colère.
Ils supportent la mainmise de l’Occident et des États-Unis sur leurs envies de démocratie et de paix, pourvu que les riches deviennent plus riches – même si pour cela il faut tout écraser sur son passage -.
Ils supportent d’être rejetés par des pays qui, à travers la colonisation, n’ont pas hésité à les réduire en esclaves et en parias, devenant des « êtres » dont personne ne veut.
Ils supportent de n’être que les enjeux stratégiques qui n’hésitent pas à en faire des boucliers pour leur développement.
Le peuple de Haïti, victime de la pauvreté endémique et de la force des cataclysmes n’en peut plus de devoir se reconstruire loin des intérêts américains qui ne cessent de s’y livrer à des luttes qui servent leurs intérêts.

Mais pour qui se prennent-ils ces Américains, ces gendarmes du monde et ces donneurs de leçons ?
Pour qui se prennent-ils ces « être supérieurs » qui croient que la planète leur appartient après y avoir semé la mort, la pollution et la corruption ?
Pour qui se prennent-ils ces « cow-boys » qui ont remplacé la culture et le savoir-vivre par le dieu Argent, par l’opportunisme et par un ego démesuré ?
Qu’ont-ils apporté au monde, si ce n’est la logique binaire, celle des miséreux intellectuels sans nuance, le hamburger et le coca-cola, les symboles de la mal bouffe et des maladies modernes ?
Au moment de la guerre du Vietnam, pour laquelle ils n’ont jamais été condamnés, fleurissaient un peu partout des panneaux : « US go home ».
Il serait urgent de créer des « réserves » pour se protéger de leurs méfaits !
Il serait urgent de se protéger contre les « intérêts américains » !
Jamais, je ne mettrai les pieds dans ce pays caractérisé par sa stupidité et par sa cupidité.

Trump serait-il le reflet de ce pays ?
Son mépris de l’humanité serait-il devenu l’aune pour mesurer la valeur de l’être humain ?
Sa grossièreté serait-elle devenue le nouveau mode d’expression pour débiter la pauvreté intellectuelle qui est la sienne ?
L’arrogance serait-elle devenue la nouvelle manière d’aborder le délicat enjeu des relations humaines ?
Sa suffisance serait-elle devenue sa seule façon de signifier sa haine et sa lâcheté ?
Cet homme est toxique pour la vie du monde.
Cet homme est nuisible pour la paix du monde et l’installation d’une Justice pour tous.
Cet homme est un « primate » qui nous est devenu insupportable en démocratie.
Il nous faut nous en protéger ... Je crains qu’il n’y ait pas trente-six manières de le faire ! Comprenne qui pourra !

Guy DE SMET (12 janvier 2018)


-5- UNE ABOMINATION ?

La cour de Cassation française vient de prononcer un jugement qui risque bien de ne pas passer inaperçu dans les annales de la vie sociétale de l’Hexagone.
Madame Christine Boutin, ancienne ministre prétendument chrétienne, avait été, voici quelques temps, condamnée pour ses propos, incitant à l’homophobie.
Parlant de l’homosexualité, elle avait parlé d’une « abomination », prenant bien garde de distinguer l’homosexualité de l’homosexuel ... une différence philosophique et linguistique que nous pourrions comparer au discours des Pharisiens.
Dans le langage populaire, celui qui juge et qui condamne, il n’est pas question de cette distinction : l’un et l’autre sont un visage à rejeter et à pointer du doigt !
Que d’agressions, que d’insultes, que de crimes qui en témoignent au quotidien !
Cette décision de la Cour s’ajoute à d’autres décisions, tout aussi incompréhensibles.
Autant de signes inquiétants dans l’évolution d’une société qui semble mettre la haine et la peur de l’autre dans ses valeurs !
Ainsi, dans son émission, Cyrille Hanouna, ami du Président français, a pu proposer un canular mettant en scène un homosexuel à humilier.
Aucune réaction du CSA, organisme de contrôle des médias, aucune réaction de la Justice et encore moins du personnel politique qui, d’habitude n’en rate pas une, pourvu qu’il existe !
L’émission continue comme si de rien n’était et cet animateur, dont le prestige n’a d’égal que sa médiocrité, ne cesse de déverser son ego démesuré et sa pauvreté intellectuelle sur les chaînes de télévision.
Tout ceci se passe dans une société qui voit la montée des intolérances, entre autres de l’homophobie.
Que ce soit à l’école, dans les familles, dans la rue ... des hommes et des femmes sont pointés du doigt et rejetés au nom de leur différence sexuelle.
Ils sont la cible de quolibets, d’insultes, de violence et de rejets que rien ne peut justifier : tout le monde n’a-t-il pas droit à sa différence ... du moment qu’il respecte le vécu des autres ?
Ils sont le point de mire d’exclusions du vécu social, ainsi que de toute possibilité de se construire une vie simple et heureuse.
Il est d’autres propos et d’autres attitudes, comme ce qui concerne les Juifs, qui seraient nettement moins tolérés et lourdement condamnés ! Antisémitisme ... vous connaissez ?

Il existe en France, une association, le Refuge, qui prend en charge ces jeunes rejetés par leurs familles, au nom de leur homosexualité.
Du jour au lendemain, ils ont été mis à la porte de chez eux par leurs parents, par leurs familles, parce qu’ils étaient une honte et un déchet.
La rue est devenue leur domaine, après avoir dû tout laisser, livrant leur existence à une jungle qui ne pouvait que les détruire.
Le suicide a été l’ultime solution pour beaucoup : ils mettaient fin à une vie qui n’était plus qu’un cauchemar.
Une des plus importantes raisons de l’exclusion est à trouver dans la religion catholique.
Pour la ligne de la Bible, l’homosexualité est une abomination et celui qui la pratique, un malade de qui il faut se protéger.
Il aura fallu la fin du siècle dernier pour que l’OMS retire l’homosexualité de la liste des maladies mentales !
Il aura fallu l’évolution récente de la pensée et de la psychologie pour découvrir que l’homosexualité n’était pas un choix et qu’elle ne dépendait en rien des évolutions culturelles d’une société !
L’Église, elle, par contre, condamne et stigmatise, en utilisant les mêmes distinctions que Madame Boutin : s’en prendre à l’homosexualité n’enlève rien à l’homosexuel pour qui on prie !
Et quand l’Église se met à prier pour quelqu’un, c’est que souvent cela va déjà très mal pour lui !
J’ai honte de cette Église qui juge et qui tue.
J’ai honte de cette Église qui n’a pas le courage d’une morale qui respecte tout homme, engoncée qu’elle est dans ses principes qui s’apparentent à une idéologie.
J’ai honte de cette Église qui a sur la conscience le sort de ces jeunes exclus, récupérés par les bénévoles du Refuge qui leur ont offert, eux, un peu de chaleur et d’humanité ... comme l’aurait fait le Christ !
Il est des propos et des écrits qui sont des injures et des condamnations d’hommes et de femmes qui n’aspiraient qu’à vivre leur bonheur.
Des papes, des évêques, des prêtres ont été ainsi des « faussaires d’Évangile » scandaleux !
On est loin là du langage de Jésus-Christ !
On est loin là du langage du Pape François qui, confronté à la problématique de l’homosexualité, a un jour posé la question : « Qui suis-je pour juger ? »

Comme chrétien, comme prêtre, j’estime que Madame Boutin et ceux qui agissent dans son sillage sont des « abominations » !
Elle semble avoir bien des difficultés avec l’homosexualité, elle en a beaucoup moins avec la dispense qu’il lui aura fallu pour pouvoir épouser son cousin !
Il est abominable de juger et de réduire des êtres libres à leur sexualité.
Il est abominable et il faut être un monstre pour inspirer à des familles de rejeter leur progéniture au nom d’un comportement qui leur fait honte ou qu’ils ne comprennent pas.
Il est une abomination de constater que des jeunes ont mis fin à leur vie parce que leurs parents occupaient les premiers rangs d’une Église qui ne respecte pas l’Homme.
Savoir que Madame Boutin a été conseillère auprès d’une commission ecclésiale de l’Église universelle, chargée de la famille m’insupporte : qui est-elle, elle qui a fait de la consanguinité une norme pour vivre ?
Elle se plait à dire qu’elle est « pécheresse » !
Il me plait de lui répondre qu’elle est un « monstre » !
L’homophobie, comme tout ce qui exclut et détruit le mystère de l’être humain, reste la seule « abomination » qu’il faut combattre.
On ne juge pas, on ne condamne pas un homme sur ses orientations.
On s’émerveille, éventuellement, sur la manière dont il a pu écrire dans le tissu de son existence : « J’ai tenté d’être un homme ».
On ne juge pas un homme sur sa sexualité.
On s’émerveille éventuellement, de la manière dont il a aimé et semé le bonheur autour de lui.
« Qui suis-je pour juger ? » ... Autrement dit : regarde-toi, c’est plus près !
N’était-ce pas la conclusion d’une parabole de Jésus : le Pharisien et le publicain ?

Guy De Smet (10 janvier 2018)


-4- STOP À LA CONNERIE !

Même si je n’en ferais pas une généralité, l’actualité vient de nous démontrer, une fois de plus, qu’une femme peut être bête et méchante !
Le méfait nous vient d’un députée NV-A, Yoleen Van Camp, une idiote de bas-étage !
Dans une intervention à la Chambre, elle vient de faire une déclaration fracassante.
Selon elle, la pose de prothèses, qui concerne près de 20.000 Belges par an, coûterait trop cher à la Sécurité sociale.
La solution qu’elle propose, c’est de limiter ces interventions et de ne plus les rendre accessibles à des personnes de plus de 95 ans, surtout si elles sont atteintes de démence !
Cela coûte trop cher : 8000 € par patient, dont 7.200 €, à charge de la Sécurité sociale. L’ensemble de l’opération serait un coût de 200 millions d’euros par an !
Une dépense injustifiée, selon la députée fédérale NV-A !

Ce calcul sordide, concernant la santé d’un être humain, d’un être vivant, peu importe son âge, on ne l’attend pas dans la bouche d’un responsable politique.
On l’entend encore moins dans la bouche d’une femme, quelqu’un qui porte la vie, quelqu’un qui vibre au diapason de la vie !
Une femme, c’est une sensibilité, une force de tendresse ...
Une femme, c’est une créatrice de vie, une maman potentielle ...
Une femme, c’est une main tendue, un cœur ouvert vers toute « vie » qu’elle a mis tant de soin à mettre au monde ... et ce n’est pas l’âge qui fera une différence ...
Tout cela, à écouter cette députée, ne serait donc qu’une légende et qu’un cliché culturel ?
Cela me choque profondément !
Aujourd’hui, les prothèses ... et demain ?

Un autre aspect qui me dérange, c’est que les aléas de la vie d’une personne se réduit à un peu d’argent et au montant d’une facture.
200 Millions d’euros !
Certes, c’est une somme importante, mais depuis quand la vie d’un être humain a-t-elle un prix ?
Depuis quand notre vivre ensemble doit-il se réduire à un coût et à une rentabilité ?
Depuis quand une vie a-t-elle plus de valeur à 20 ans qu’à 90 ans ?
Dans ma vie professionnelle, j’ai régulièrement l’occasion de rencontrer la beauté du visage d’une personne âgée.
Ces yeux qui en ont tant vu, qu’ils finissent par ne plus distinguer ce qui, un jour, les a éblouis.
Ces rides qui se sont gravés dans la peau de ces personnes, aux dédales des expériences de la vie.
Des lèvres qui ont tant embrassé d’êtres chers, trop tôt disparus ou tellement proches qu’ils appartenaient à l’horizon du bonheur.
Des mains qui se sont tendues pour donner et pour se tendre dans le geste d’un encouragement et d’un amour à partager.
Des pieds qui n’ont pas compté leurs pas pour récolter les miettes de bonheur qui feraient les grands festins de la joie.
Ces genoux, qu’il faudrait remplacer aujourd’hui et qui se sont tellement pliés pour rejoindre le plus petit, le plus fragile dans ses difficiles premiers pas.
Comme elles sont belles ces personnes d’un certain âge qui auraient aimé rencontrer la courtoisie d’une société qu’elles ont aidé à façonner !

200 millions d’Euros !
Mais si nous les cherchions ailleurs ?
Si nous les cherchions dans ce gaspillage monumental que représentent nos quatre instances régionales, la représentation fédérale, les communautés et autres COCOF ... dans un pays grand comme un mouchoir de poche et complexe, à souhait, pour monde politique qui y a trouvé la poule aux œufs d’or ?
Si nous les cherchions dans ces séparations partisanes au nom d’intérêts communautaires qui n’intéressent personne ?
Si nous les cherchions dans ces pensions à vie et dans ces avantages que nos politiciens ne cessent de s’accorder, en jugeant que nous, les citoyens, nous vivons au-dessus de nos moyens ?
Si nous les cherchions dans ces dotations royales que même la Constitution de notre pays n’avait pas prévues, livrant à des princes et à des princesses l’occasion de se comporter comme de véritables parasites ?
Si nous les cherchions dans ces « cadeaux » faits aux entreprises, sans leur demander la moindre contrepartie, si ce n’est leur outrecuidance à nous faire des leçons et leur arrogance pour nous imposer leur chantage ?
Si nous les cherchions dans ces aides injustifiées aux banques et à la finance qui ont oublié que sans leurs clients, elles ne sont rien ?
Si nous les cherchions dans les silences politiques face aux fraudeurs fiscaux qui trouvent un paradis fiscal là où s’est construit un enfer social ?
Si nous les cherchions dans ces financements de partis politiques qui n’ont pas lieu d’être, la démocratie ne s’écrivant pas avec la plume de la particratie ?
Si nous les cherchions dans ces accords qui nous lient à une Europe et à un libéralisme du grand marché qui ne voient que l’argent et ses performances, au point d’en oublier l’existence de l’homme ?
Et nous pourrions élargir ce champ de notre recherche !
Je crois même que cela nous permettrait d’améliorer les conditions de vie des citoyens !

Dans l’option libérale d’une société, ce qui importe doit briller, doit rapporter !
Ce qui compte, ce sont les statistiques, les courbes de rentabilité, les analyses des bénéfices, le bonheur des actionnaires.
Ce qui compte, c’est d’être de ceux qui réussissent. Malheur à ceux qui ne sont rien !
Les migrants sont de trop : Charles Michel et son obscur Nazillon flamand vous le confirmeront !
Les malades sont de trop : l’expérience de minceur budgétaire et autres de la « De Block » vous en convaincra.
Les retraités sont de trop, la sénilité précoce de Baquelaine plaidera en faveur de son argument.
Les chômeurs sont de trop, toute la politique libérale vous l’affirmera.
Les mendiants sont de trop : Maxime Prévot se fera l’expert pour s’en débarrasser.
Les étudiants sont de trop. S’ils sont trop formés, ils coûtent trop cher.
Les épargnants sont de trop, ils empêchent les magnats de l’économie de s’enrichir.
Les travailleurs sont de trop : ils sont trop bien payés ... Pourquoi ne resteraient-ils simplement « pauvres », comme l’a souhaité Merkel, en Allemagne ?
Les pauvres sont de trop : ils sont une tâche dans le paysage d’une société qui se veut brillante et faite pour les forts !
Un député allemand, parlant des migrants, parle de l’urgence de la recherche d’une « solution définitive » !
Hitler aussi affirmait qu’il fallait une « solution finale » pour exterminer les Juifs !
Il avait aussi un plan pour les handicapés et pour tant d’autres qui ne vivaient pas selon les normes édictées par le National-Socialisme !
En entendant cette députée NV-A nous parle de nos vieux, j’ai l’impression qu’Adolphe est de retour !
Non seulement, il me semble être de retour, mais n’aurait-il pas été un « enfant de chœur » face à ce qui ose se concevoir dans nos parlements, soucieux de démocratie et de Droits de l’Homme ?

Citoyen !
Te laisseras-tu longtemps encore insulter par cette classe politique qui aujourd’hui, sans honte, ose s’en prendre à ton droit de vivre ?
Et si nous lui imposions, une fois pour toute, le silence, tout en lui imposant de rendre des comptes pour ses actes et pour ses paroles ?
Oublierais-tu que tu appartiens au « Pays d’honneur », à la « Noble Belgique », à la « Mère chérie » de ton hymne national ?
Réveille-toi !

Guy De Smet (6 janvier 2018)


-3- LE RETOUR DES DJIHADISTES ?

Il est beaucoup questions, depuis quelques semaines, de la demande et de l’éventuel retour au pays de Djihadistes.
Depuis la reconquête des territoires sur l’État islamique en Irak et en Syrie, ils ont peur d’être livrés à la Justice de ces pays, qu’ils ont mis à feu et à sang.
La plus grande menace qui pèse sur eux, c’est la condamnation à la peine de mort.
Face à ces perspectives, des appels et des tentatives de retour au pays d’origine deviennent monnaie courante.
Les avis des États sont variables : ils vont d’un « non » catégorique à un examen cas par cas !
Que faire ?

Ces hommes, ces femmes, ces familles ont fait le choix de partir en Syrie et en Irak.
Ils ont fait le choix de se ranger derrière la cause de Daesh.
Ils ont semé la mort, la destruction, la terreur au sein d’une population qui ne leur avait rien demandé.
Ils ont été, pour certains, les propagateurs d’un terrorisme qui nous pourrit toujours la vie.
Ils ont perpétré des attentats en Occident, dont les séquelles se font sentir au quotidien.
Ils ont craché sur les valeurs de l’Occident, qu’ils aimeraient retrouver aujourd’hui comme havre de vie.
Ils ont décapité des otages, affichant une haine sans nom, en y puisant un orgasme indéfinissable.
Aujourd’hui, la cause de leur guerre sainte semble se liquéfier dans ces pays qui tentent de revivre.
Elle semble même s’être déplacée, à l’appel des responsables clandestins de Daesh qui appellent leurs guerriers à frapper là où ils vivent, chez nous.
Elle semble brouiller les yeux d’un Islam qui a bien du mal à s’adapter à nos modes de vie et à nos choix légitimes.
Aujourd’hui, ils sont interpellés par la Justice des États souverains qu’ils ont réduits à l’état de ruines.
Ils risquent d’être jugés selon des lois qui ne leur sont guère favorables et dont le jugement pourrait bien être la peine de mort, la pendaison, celle que, hier encore, ils imposaient ...
Ils risquent les représailles d’une population qui a trop longtemps souffert de leur dictature et de leurs exactions.
Aujourd’hui, ils ont peur ! Ils se tournent vers leurs pays d’origine, préférant encore confronter leur avenir à notre Justice démocratique et à ses attentions au Droits de l’Homme.
Mais, un tel retour est-il possible ?
Ces hommes, ces femmes, ces familles ont fait un choix.
Ils ont décidé de semer la haine et la destruction sur leur passage.
Ils l’ont fait pour des raisons qui leur sont personnelles, mais qui ne les autorisaient pas à de telles extrémités.
Aujourd’hui, les pays qu’ils ont meurtris leur réclament de rendre compte et de payer pour leurs actes criminels ?
Qui serions-nous, Occidentaux, pour les empêcher d’aller au bout de leurs choix et de leurs conséquences ?
Qui serions-nous, Occidentaux, pour oser entraver le cours de la Justice de pays souverains : nous ne le supporterions pas chez nous ?
Qui serions-nous pour les laisser revenir, alors que nos dirigeants ont commis tant de laxisme pour les laisser partir et contribuer ainsi à l’assassinat de populations entières ?
Que répondrons-nous aux familles des victimes des attentats de Paris, de Berlin, de Londres de Bruxelles et de tant d’autres villes endeuillées par l’acharnement de quelques fous ?
Que répondrons-nous aux électeurs et aux contribuables qui devront financer ces retours et ces procès qui encombreront une Justice déjà débordée ?
Que répondrons-nous aux prochaines victimes de ces djihadistes revenus au pays, victimes de nos hésitations entre une Justice ferme et les Droits de l’Homme ?
Ils ont fait un choix ... Ils sont adultes ... qu’ils assument !
Ils ont fait un choix qui ne leur permet pas d’être des lâches vis-à-vis de leur cause qui restera à jamais gravée en eux !
Même s’ils doivent en payer le prix fort !
On ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et encore le sourire de la crémière !
Et leurs enfants ?
Que les familles assument. Qu’elles les rejoignent là-bas et leur offrent une vie et un avenir qui deviennent possible !
Elles n’ont rien vu venir, concernant leurs parents quand ils ont pris la décision de rejoindre les rangs de l’armée islamique ... pourquoi auraient-elles d’autres yeux à l’avenir face à ces enfants endoctrinés ?
Ces femmes, ces hommes se sont exclus de notre vivre ensemble. Ils n’y ont plus leur place ... Nous n’avons pas à leur ouvrir les portes, aujourd’hui !
Ces hommes et ces femmes ont des comptes à rendre à l’Irak et à la Syrie : qu’ils assument !

Et le pardon me direz-vous ?
Qui serions-nous pour le donner, si nous n’avons pas souffert de leurs actes ?
Ce pardon, il est du ressort des victimes des attentats.
Il est du ressort de celles et de ceux qui à Raqqa et ailleurs ont subi la terreur d’un État islamique criminel et sanguinaire.
Aujourd’hui, ils ont à regarder dans les yeux leurs victimes, celles qu’ils ont déshumanisées et anéanties.
Aujourd’hui, ils n’ont pas à réclamer une autre Justice que celle qu’ils ont imposée, au nom de leurs droits et de leur vie.
Serons-nous les complices d’une nouvelle lâcheté en les laissant revenir au pays ?

Guy De Smet (5 janvier 2018)

-2- LA VEULERIE D’UN POURRI

Nous connaissions déjà le peu de respect de nos gouvernants pour la démocratie !
Nous savions que le choix du Premier-ministre que nous supportons ne reflète en rien le choix des urnes !
Nous constatons que le choix du citoyen représente peu de choses face à l’ampleur du goût du pouvoir et des incompétences qu’elle engendre !
Là, Charles Michel vient de franchir un pas de plus dans l’irrespect des institutions, des citoyens et plus gravement encore de l’être humain.
Il le fait en pleine connaissance de cause, se cachant derrière une politique européenne qui se désintéresse du sort des migrants depuis longtemps !

Depuis des semaines, si pas des mois, une tempête de « pourriture » s’abat sur notre pays.
Dans l’œil du mal on découvre Théo Francken, ce Nazillon d’un autre temps et, en même temps, le secrétaire d’État à l’Asile et aux migrations.
Ce qui lui est reproché tient de la faute grave, au point que des citoyens, mais aussi des artistes et des responsables politiques tirent la sonnette d’alarme : ce type est dangereux. Il faut l’écarter du pouvoir !
Par tous les moyens – légaux et illégaux – il ne cesse de manifester son hostilité à l’accueil de migrants ou du moins à leur hébergement décent et humain, fusse-t-il provisoire.
Ce faisant, il proclame suivre à la lettre les intentions de la déclaration qui a permis la mise en place de ce gouvernement.
Face aux Soudanais qui fuient la guerre et la misère, il demande l’appui d’une commission dépendant directement du ministère de l’intérieur soudanais.
Or tout le monde connait l’attitude dictatoriale et sanguinaire de ce régime !
Le Haut-commissariat aux réfugiés, dans une note datant du 24 octobre dernier avait lancé un appel à la vigilance.
Il avait invité les nations à ne plus expulser, des réfugiés vers le Soudan : leur sécurité et leur vie étant compromises !
Il aura fallu des témoignages, des dénonciations dans la presse pour que Michel s’engage à interrompre les expulsions, avant la clôture d’une enquête « indépendante » qu’il aurait commandée.
Jusqu’ici la vigilance citoyenne en a sauvé deux de l’expulsion, in extremis, malgré les promesses !
Pétitions, manifestations, lettre ouverte ... rien n’y fait ! Le bourreau flamingant continue son œuvre en toute impunité, avec la bénédiction du Premier-pourri de Belgique qui vendrait son âme s’il en avait une, pourvu qu’il garde les manettes du pouvoir !

Pour étaler sa position, Charles Michel a voulu jouer dans la cour des grands, celles des réseaux sociaux.
Sur Facebook il s’est donc adonné à un exercice de propagande pour qui la vérité n’a que peu d’importance.
Le Président de la Ligue des Droits de l’Homme a tenu à lui répondre dans la presse.
Ce qu’il reproche à notre dirigeant, c’est de se lancer dans une communication qui n’apporte pas « les réponses indispensables » et « qui contient de nombreux raccourcis et des explications simplistes » ... à moins que cela ne tienne aux limites de son intelligence !
Il lui reproche de s’enfoncer dans un discours populiste visant à « rassurer le citoyen » en évoquant une « politique migratoire humaine et ferme ».
Que fait-il des enfermements arbitraires en centres fermés, des rafles de la place Maximilien, des quotas d’arrestations revendiquées auprès des forces de l’ordre, des expulsions qui se passent mal, comme celle de cette africaine qu’il n’a pas hésité à laisser étouffer par ses gorilles ...
Avec son secrétaire d’État, il exprime sa volonté de ne pas vouloir un deuxième Calais en pleine ville ! À cela, le Président de la Ligue des droits de l’Homme réplique : « il n'y a pas de deuxième Calais à Bruxelles, c'est grâce aux milliers de citoyens qui hébergent les migrants et non le fruit de l'action coordonnée et résolue du gouvernement ».
Parlant des Soudanais, il réplique avec force, au risque de se répéter : « la mission d'identification soudanaise, composée de trois fonctionnaires du ministère de l'Intérieur, à savoir le cœur même de l'appareil répressif soudanais, était une faute grave ».
Il lui reproche de minimiser la note du Haut-commissariat aux Réfugiés qui aurait dû attirer son attention sur les dangers d’expulsions de soudanais. L’autisme du pouvoir libéral !
Il lui reproche de couvrir les « silences » et les « mensonges » de ses ministres face aux requêtes du Parlement.
« Theo Francken vous a menti à propos de la programmation du rapatriement d'un Soudanais en janvier alors que vous aviez décrété l'arrêt immédiat de tout rapatriement vers le Soudan. Jan Jambon a menti au Parlement en affirmant qu'il n'y avait jamais eu de quotas d'arrestations de migrants au Parc Maximilien en septembre dernier, alors que le procès-verbal de police du 4 septembre démontre le contraire ».
Il fut un temps d’honnêteté politique où un ministre démissionnait pour moins que cela.

Mais l’ignominie de Charles Michel ne s’arrête pas là.
Qui dit publication sur Facebook, s’apprête à affronter les commentaires et la critique qu’ils dégagent.
Pour avoir laissé un commentaire qui n’était pas à son avantage, je peux témoigner de sa suppression, quelques minutes plus tard.
N’ont été conservés que les commentaires qui appuyaient sa ligne de gouvernance ou de dictature, c’est selon !
Tout le reste n’était selon lui qu’insultes et dénigrements !
Un peu léger en démocratie ... mais que dis-je : il y a longtemps qu’il a oublié jusqu’à la signification de ce terme !
L’opposition réclame la démission de Théo Francken.
La population l’exige : à preuve les pétitions et les manifestations.
Le Parlement le somme de donner des explications crédibles, mais il doit se contenter des éventuelles conclusions d’une commission (une de plus !) qui devra statuer sur l’éventualité de tortures et d’autres exactions.
Le monde artistique se mobilise contre ce monstre flamand à qui un pouvoir a été confié.
Seule la NV-A ironise, cautionne et exige, ne laissant à Charles Michel que la posture d’une marionnette dont les nationalistes flamands manipulent les ficelles !
Quant au Roi, face à une telle situation grave, il nous invite à « l’émerveillement » !

Derrière ces discussions de salons et de prétoires, il y a en jeu la vie d’êtres humains.
Il y a des cœurs qui battent, des yeux qui pleurent, des têtes qui débordent de désespoir !
Il n’y aurait eu qu’UNE seule scène de maltraitance, que le sort d’UN seul réfugié : c’est un de trop !
Même dans la Bible, Dieu recule face aux prières de ses prophètes !
Les recommandations des autorités internationales étaient là !
La vérité du régime soudanais ne pouvait être niée, au point de ne pouvoir s’allier à lui.
La vie d’une être humain est sacrée et ne peut être bradée contre des accords qui sentent plus la finance que le respect des Droits de l’Homme.
Alors aujourd’hui, Michel, Francken et les autres ... dégagez !
Vous êtes le cancer de la Belgique.
Vous êtes des nuisibles contre lesquels nous nous devons de nous protéger.
Vous êtes des incompétents, enfermés dans les leurres de vos statistiques, de vos quotas européens, incapables de découvrir la détresse humaine dans les yeux d’un homme, d’une femme, d’un enfant confronté à la misère et à la peur.
Vous aviez bien plus de bagou pour sauver des banques !
Les citoyens vont ont délivré un avis d’expulsion du gouvernement. Ils vous ont même proposé de demander l’asile au Soudan.
Dégagez, c’est votre seule planche de salut, tellement vous nous faites honte !

Guy De Smet (4 janvier 2018)

-1- MOT DOUX À FALCO

Ceux qui me liront ne t’ont pas tous connu ... ils ne savent pas ce qu’ils ont raté !
Certains trouveront mes propos excessifs : tu ne serais qu’un chien ! Qu’ils aillent au diable !
L’année est à peine commencée et pourtant ton départ restera la plus atroce nouvelle de 2018.
Nous venions de passer les fêtes ensemble et déjà tu semblais loin.
Ton arrière-train de berger te faisait souffrir ... et pourtant, pas une plainte !
La vie devenait un enfer pour toi, au point que tu devenais étranger, même à toi-même, malgré nos caresses, nos bisous, nos encouragements.
Même ton « bounboun » du soir ne te faisait plus frétiller !
Pourtant, ce 2 janvier, à la nuit tombante, tu es venu te coucher à côté de moi. Tu t’es collé à moi, j’ai pu te « papouiller » longuement ... un dernier instant de vrai bonheur !
Et puis il y eu cette visite chez le vétérinaire qui te connaissait bien et que tu craignais. Un homme merveilleux qui, en douceur, savait parler à l’oreille des toutous.
Il y eut son dilemme : une infiltration qui allait te soulager un moment ou la grande décision, celle de te laisser dormir !
Avec son aide, nous avons fait ce dernier choix !
Désormais, tu ne souffres plus.
Tu t’es endormi dans des bras aimants, tu sais, ceux de celui que tu attendais avec impatience chaque soir, au point de lui réserver une fête dont tu avais le secret !
Falco, tu as peut-être beaucoup reçu ... mais qu’est-ce que tu as donné !

Falco, tu avais 14 ans, tu étais beau et fort ... et tellement demandeur d’affection.
C’est que tes débuts dans la vie n’avaient pas été faciles.
Ils t’avaient limé les dents.
Ils t’avaient abandonné et maltraité. La Croix bleue était devenue ton dernier refuge.
C’est là que j’ai eu l’honneur de te rencontrer et de te sortir de cette cage dans laquelle se lisait toute ta détresse et toutes tes peurs d’abandon.
À partir de cet instant, que de cadeaux de bonheur que nous avons pu partager :
cette balle rouge qui était de tous tes jeux ...
Ces promenades du matin qui devaient se faire à l’abri des autres chiens que tu ne supportais pas.
Ta découverte de la mer dont tu ne t’approchais surtout pas trop.
Tes sorties en voiture dont tu étais gourmand.
Ton petit monde que tu cherchais et que tu rassemblais : c’était ton souci permanent.
Isis, le chat qui devenait ton instrument de patience.
Nos disputes feintes que tu ne supportais pas.
La violence qui te faisais sortir les crocs.
Tes folles courses, signes d’une jeunesse qui ne devait jamais finir.
Les escapades avec nous, dont tu profitais comme autant d’instants de liberté et de joie de vivre.
La fierté face à tes exploits et face à ta beauté.
Tes moments « câlins » que tu recevais comme autant de friandises d’une vie qui valait enfin la peine d’être vécue.
Tes regards intenses et profonds qui en disaient long sur les liens qui nous unissaient.
Ces portes que tu massacrais, marquant tes impatiences à retrouver les visiteurs.
Tes yeux dans lesquels se lisaient toute ta fidélité et tout ton amour : tu n’étais plus un chien, tu étais un ami !
Tu étais une présence qui apaisait ...
Une présence qui consolait ...
Une présence qui valait mille rencontres ...
Une présence qui renfermait une paix, à nulle autre pareille ...
Pour tout cela, un seul mot, Falco : Merci !

Aujourd’hui, tu t’en es allé te reposer au paradis des chiens aimés.
Tu laisses un vide énorme ... et un bonheur intense !
Tu m’as beaucoup appris sur les humains et sur leurs complications.
Parfois même - ô scandale ! – tu as fait naître une pensée en moi : plus je vois les hommes, plus j’aime mon chien !
Tu m’as indiqué le chemin d’un amour qui ne se monnaie pas, d’une tendresse qui ne calcule pas, d’une amitié inconditionnelle.
Tu m’as soufflé à l’oreille que le bonheur, il faut le protéger.
Tu m’as montré le sens du mot « Accueil », car pour toi, nos amis, c’étaient tes amis.
Tu as imprimé en moi les traces d’une fidélité qui est le seul chemin gagnant d’une existence qui en vaille la peine.
Tu as été mon oasis de sérénité, au milieu des tumultes d’une vie parfois chargée.
À toi seul, tu étais une philosophie de vie !

Désormais une voix s’est tue dans la maison.
Pourtant, tu seras toujours là pour nous souffler à l’oreille : « Crois en toi ! »
Repose-toi bien Falco, tu l’as bien mérité. Je t’aime !

Guy De Smet (3 janvier 2018)