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PREMIER DIMANCHE DE CARÊME

(10mars)

- Abbé Guy De Smet -

 

« Il fut conduit par L’Esprit à travers le désert … »
C’est là l’expérience que vit Jésus.
C’est aussi celle qui s’offre à nos communautés chrétiennes, en ce temps de Carême.

Le carême, c’est l’expérience du désert, l’expérience de la solitude, de la rencontre avec soi-même ... au bout duquel, nous pourrons peut-être entendre notre Dieu nous dire : « Ta Foi t’a sauvé ».
Le Carême, c’est le temps pour la Vérité, celle qui habillera nos quotidiens. Cette vérité, elle imprimera en nous un choix pour vivre en harmonie avec soi-même.

C’est ce que va vivre Jésus en se laissant conduire dans ce désert.
S’il a en lui un projet, Celui de conduire les hommes vers son Père, il a aussi la tentation de la réussite de sa mission … peu importe les moyens.
Cette tentation prendra la forme d’une autorité écrasante issue d’une raison d’être qui en met plein la vue. Cela n’inspirait que la peur et l’oppression.
On est loin là de l’annonce d’un Dieu Père qui aime ses enfants. Ce père qui lors du Baptême se fera entendre pour nous dire : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis tout mon amour, écoutez-le ».
Jésus rejettera cette tentation avec force, gardant en point de mire le choix de son Père … un choix qui respecte l’homme dans ce qu’il est et qui en fera un être debout et libre.

Cette tentation qu’a rencontrée Jésus, n’est-elle pas celle, qui aujourd’hui encore hante le cœur de l’homme ?
Que voyons-nous dans l’actualité de notre monde et dans la nôtre, plus personnelle ?
La crise financière nous a dévoilé le goût illimité des spéculateurs, disons plus largement les hommes, pour posséder, pour avoir. Pendant ce temps, d’autres sont les victimes innocentes d’une crise qu’ils n’ont pas créée et ils ne cessent de le crier dans les rues, sans être entendus.
La société de consommation place devant nos yeux une idée du bonheur qui ne se conçoit qu’en accumulant des biens … au point de pouvoir devenir « scandaleusement riches ».
Cette même actualité voit des hommes courir après le pouvoir. Ils ne le considèrent pas toujours comme un service visant le bien des autres, mais comme une manière de s’imposer et d’exister. Cette course au pouvoir commande des guerres, des marchés économiques, des attentats, des violences dont le seul but est de s’imposer et de diriger … souvent à son propre profit.
Il existe aujourd’hui aussi une course au savoir, dont la science se fait le chantre et qui consiste à dépasser ses limites … même si elles doivent diminuer la qualité de la vie. L’important est de pouvoir dire : « Je sais » !
Cette tentation de vouloir exister de cette manière nous offre hélas aussi le spectacle de ses limites et de ses exclus.
Que de femmes et d’hommes qui n’ont pas droit à toute la richesse prévue par les spéculateurs et qui se retrouvent sans emplois, sans papiers, inexistants et même un poids pour la société.
Que de femmes et d’hommes qui sont exclus de bonnes écoles ou d’études intéressantes, simplement par ce qu’ils n’en ont pas les moyens financiers ou humains.
Que de femmes et d’hommes qui se retrouvent prisonniers de la volonté de dictateurs ou de pouvoirs oppressants, alors qu’eux aussi rêvaient de liberté.
Que d’hommes et de femmes – même dans nos communautés – qui ne peuvent vivre et exister qu’affubler des masques du paraître et d’une superficialité qui tue.
Que de chrétiens qui sont abasourdis par les scandales à répétition qui ne cessent de se dévoiler dans une certaine Église, noyée dans ses vices et dans ses errances.

Notre monde et notre Église doivent pouvoir refaire l’expérience du peuple d’Israël.
Il faudrait pouvoir laisser là les envies éblouir, d’en mettre plein la vue.
Il faudrait pouvoir se libérer de tout orgueil et de toute hypocrisie pour pouvoir se redire avec le peuple d’Israël : « Mon père était un araméen vagabond, qui descendit d’Égypte … Nous avons crié vers le Seigneur, il a entendu notre voix, et il a vu que nous étions pauvres ».
C’est du fond de sa détresse que le peuple cherche une lumière et une raison de vivre.
C’est du fond de sa détresse, quand il n’a plus rien à perdre, que le peuple, comme tout homme, comme vous, comme moi, devient vrai.
Ce carême n’est-il pas le moment pour laisser la vérité éclater en nous ?
Ce carême n’est-il pas le bon moment pour laisser là nos masques et nos faux-semblants pour oser regarder en face nos limites et nos faiblesses ?
Souvenez-vous du geste des Cendres : le prêtre a pu tracer sur nos fronts le signe de la croix, parce qu’il a fait ressortir les cendres qu’il y a en nous. C’est sur nos limites, sur nos cendres, que Jésus vient offrir et poser le salut.
Ce carême, frères et sœurs, me semble être le bon moment pour nous présenter devant Dieu – et devant les autres – tels que nous sommes.
C’est à partir de là que nous pouvons rencontrer Dieu, le prier, l’écouter, loin de toutes nos suffisances, de nos routines et de nos habitudes.
C’est à partir de là aussi que nous pourrons aller vers nos frères et vers nos sœurs pour les aimer tels qu’ils sont et pour bâtir avec eux un peu plus de justice et un peu plus de paix.
C’est à partir de cette humilité qui devrait faire le fond de ce que nous sommes, que nous pouvons dire : « Je crois » et faire confiance et à Dieu et aux autres. C’est à partir de là que nous pourrions entendre notre Dieu nous souffler au cœur : « Ta Foi t’a sauvé ».

Vaste projet qui nous enjoint de rencontrer Dieu, afin de pouvoir en faire le choix pour nos existences.
« La Parole est près de toi, elle est dans ta bouche, dans ton cœur … »
Cette année nous le vivrons dans le contexte particulier d’une paroisse sans église ... et pourtant !
Il nous sera donné l’occasion de le rencontrer dans la prière, dans la lecture et dans la méditation de sa Parole.
Il nous sera donné l’occasion de le rencontrer en partageant avec d’autres chrétiens la Foi qui doit être le souffle de nos paroisses.
Cette année, une soirée de réflexion et de partage sera proposée aux chrétiens de notre secteur pastoral, pour envisager notre venir de communauté. Cela se passera à l’église Sainte-Croix, le mercredi 27 mars à 20h.
Ce sera cette Parole de Dieu, qui nous permettra de découvrir et de nous habiller de la mentalité de Dieu, telle qu’elle se révèle à nous en Jésus.
Elle nous permettra dans la foulée d’aller à la rencontre des autres qui pourront alors devenir nos frères et nos sœurs. Avec eux, nous pourrons devenir des artisans de justice et de paix, ceux que Dieu déclare « Bienheureux ».

Tu t’es retiré au désert Seigneur                                       
pour discerner les chemins
qui s'offraient à toi.
Et tu as choisi de vivre non comme un dieu,
débarrassé des fragilités humaines,
mais comme un homme, au milieu des hommes.

Nous aussi, parfois,
nous nous retrouvons au désert.
Tout nous semble si dur, si aride :
autour de nous, et en nous.
Alors mes projets humains me semblent dérisoires
et mes certitudes d'hier me filent entre les doigts
comme du sable.

Seigneur, quand tu es passé par le désert,
tu y as tracé des chemins combien risqués.
Ces chemins t'ont mené à la Croix
mais ils nous ouvrent
à l'Espérance, à la Liberté, à l'Amour.

Au cœur de nos déserts,
faits de nos fragilités et de nos doutes,
tu nous invites, Seigneur,
à cheminer et à lutter avec les autres hommes
et à ouvrir des brèches
sur cette Espérance que tu nous proposes.

AMEN


MERCREDI DES CENDRES

(6 mars)

- Abbé Guy De Smet -

« Le voici, maintenant, le moment favorable, le voici, maintenant le jour du Salut »
Cette Parole de l’apôtre Paul tombe, on ne peut mieux pour entrer dans le Carême.

« Un moment favorable » pour inscrire dans nos agendas de vie, un rendez-vous car, le Carême, c’est bien cela, c’est un rendez-vous très particulier et très intime avec quelqu’un qui a envie de nous rencontrer et de nous parler au cœur.
Un rendez-vous à ne pas rater !

Ce n’est pas avec n’importe qui que nous avons rendez-vous et que nous sommes invités à revenir : « Dieu, tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour ».
Il est tendre, dans ce monde qui est si dur et si violent.
Il s’en vient nous donner rendez-vous dans une société froide et anonyme, dans laquelle si souvent l’homme se comporte comme un loup pour l’homme.
Il s'en vient nous rencontrer dans une Église qui se noie dans ses scandales et dans ses cris : « Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ».
Il s’en vient nous donner rendez-vous dans des choix de vie commune qui ont le goût de l’exclusion, du rejet, de la stigmatisation des différences.
Il s’en vient nous donner rendez-vous au milieu de nos recherches de performances et de nos courses après le temps ; au milieu des conforts de nos petits « Moi je », de nos égoïsmes et de nos indifférences.
Il est miséricordieux, dans un monde qui ne pardonne rien, surtout pas d’être faible ou pauvre.
Il vient se pencher sur la misère de nos aveuglements et de nos égarements.
Il vient se pencher sur nos cœurs malades de ne pas aimer et de ne pas être aimés.
Il vient se pencher sur nos existences et sur leur banalité pour y déloger la perle rare qui nous rend unique à ses yeux.
Il est lent à la colère dans des relations humaines qui bouillonnent de colère et de mécontentements.
Aujourd’hui résonnent partout les cris de revendications, d’injonctions, d’envie de revenge.
Aujourd’hui s’expriment avant tout, et avec force, le mal vivre et le mal être d’hommes et de femmes … parfois de nous – qui n’en pouvons plus de ne pas exister, de ne pas profiter de la vie …
Aujourd’hui gronde une colère qui a pris le visage de guerres, de familles déchirées, de séparations, de conflits, de destructions qui vont à l’assaut de toute une planète.
Il est plein d’amour, auprès d’hommes et de femmes qui crèvent de tellement en manquer.
Plein d’amour, pour cette famille qui vit le séisme d’un divorce ou de la tromperie. Plein d’amour pour ce jeune qui se sent incompris et qui ne trouve pas sa place dans notre vivre ensemble.
Plein d’amour pour ces peuples de Palestine ou de Syrie ou d’ailleurs.
Plein d’amour pour ces exclus et ces chômeurs de chez nous, pour ce vieux qui attend la mort, dans le désespoir de sa solitude.

C’est avec ce Dieu là que nous avons rendez-vous !
En Jésus, il a partagé notre condition au point de bien la connaître.
En Jésus, il est devenu le signe d’une Croix, celle de nos morts, mais aussi celle de nos espérances.
C’est vers lui que nous sommes appelés, en ce temps de Carême à revenir.
Pour cela, nous avons besoin de nous « laisser réconcilier avec lui ».
C’est que ce Dieu est souvent le grand absent de nos vies et de nos choix, même si nous nous disons Chrétiens.
Il n’est pas notre priorité au point de n’avoir droit que très peu à notre prière, à notre silence, à notre louange ou à notre merci.
Il n’est pas notre priorité au point que nous ne lui laissons souvent qu’un peu de place dans un tiroir que nous n’ouvrons qu’en cas de besoin.
Il n’est pas une priorité au point d’être cet inconnu que nous ne connaissons pas, même si sa Parole est là pour nous le faire découvrir à l’œuvre dans l’intime des choix des hommes.
« Laissez-vous réconcilier avec Dieu », c’est l’appel que nous lance l’apôtre Paul, aujourd’hui.
Le signe de cet appel, il sera simple, ce soir, ce sera celui d’un signe de croix, de cendres et d’une Parole indiquant la route de l’Évangile.
En nous avançant, nous signifions notre souhait d’entendre l’appel de Dieu, celui à nous laisser aimer, celui de prendre du temps pour lui.
Le signe de la croix qui sera tracé sur notre front, sera celui d’un amour donné jusqu’ au bout, celui d’un amour qui nous accompagne depuis notre baptême dans tout ce que nous faisons et dans tout ce que nous disons.
Les cendres qui nous éloignent de tous les masques dont nous aimons nous affubler pour paraître et en mettre plein la vue.
Nous ne sommes qu’un peu de cendres, un grain de sable perdu dans l’immensité de l’univers.
Pour se laisser aimer, il faut avant tout beaucoup d’humilité pour accepter que nous ne nous suffisions pas.
Et avec cela, nous recevrons une parole : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile ».
Se convertir, c’est accepter de changer ; c’est accepter de laisser briller la lumière qu’il y a en chacun de nous.
C’est un long chemin fait de chutes, mais aussi d’envies de se relever.
C’est un long chemin qui permettra à Dieu de peindre son plus beau tableau, celui de sa patience.
La patience de Dieu, à l’égard du pécheur que nous sommes !

Entrer dans cette logique de Dieu, telle qu’elle s’exprime dans ce Carême, c’est d’être comme un enfant qui joue au bord de l’eau.
Il a choisi les plus beaux cailloux et s’apprête à faire des ricochets.
Se laisser aimer par Dieu, c’est rebondir vers un amour de soi, c’est rebondir ensuite vers un amour des autres.
Partager cette intimité avec Dieu, c’est prendre le temps pour nous accepter tels que nous sommes, pour redécouvrir une confiance en nous qui nous permet de nous aimer et d’aller à notre rencontre et à celle des autres avec un visage pacifié.
Partager avec Dieu, c’est se remplir d’amour, d’attention, de solidarité, au point de ne pouvoir que partager et de ne pouvoir qu’aimer en retour.
Partager cette rencontre avec Dieu, c’est découvrir concrètement que nous avons besoin de lui et des autres, comme il a besoin de nous, tout comme les autres ont besoin de nous.

Ce mercredi des cendres n’est pas une célébration banale ou rituelle qui rassemble des chrétiens d’un secteur.
Elle est un billet doux venant de l’humilité de Dieu qui nous souffle à l’oreille, espérant une réponse : « Je t’aime ».

Mon Dieu, mon Dieu,
il n'y a que Toi pour voir
que c'est sous la cendre
que le feu se garde le mieux.

La cendre est la cachette où le feu sommeille
toute la nuit en attendant son réveil au petit jour.
Le feu couve sous la cendre...
Marqués de la cendre au début de ce carême,
nous étions déjà désignés
pour le réveil du Feu !
Le feu en nous, couve....
Il attend de renaître de ses cendres !
Le carême est cette longue attente
Mon Dieu, mon Dieu, s'il te plaît,
sous la cendre, mets nos cœurs en état d'attente !

Fais jaillir en nous le Feu de Pâques !

AMEN


SEPTIÈME DIMANCHE ORDINAIRE

(24 février)

- Abbé Guy De Smet -

 

« Aimez vos ennemis ... » nous dit Jésus !
Et nous venons de répondre au nom de la vérité ou par habitude : «  Louange à toi Seigneur Jésus....

Une Parole dérangeante ...
Une Parole impossible ... qui bouscule, jusqu’à aujourd’hui, notre conscience chrétienne et la conscience de l’humanité !

« Faites du bien à ceux qui vous haïssent »
N’est-ce pas là une mission impossible pour ces milliers de victimes juives de la Shoa, qui lâché par les forces vives de l’humanité ont subi une humiliation que nous n’infligerions pas au moindre animal ?
N’est-ce pas là une mission impossible pour ces milliers de Palestiniens emmurés dans leurs territoires, par les victimes d’hier qui se font des bourreaux éloquents aujourd’hui ?
N’est-ce pas là une mission impossible pour les parents d’enfants assassinés ou maltraités et pour tous ceux qui sont confrontés quotidiennement au drame de l’innocence assassinée ?
N’est-ce pas là une mission impossible pour les pauvres de chez nous et du Tiers-Monde qui voient nos vitrines regorger de bien-être, alors qu’eux meurent de faim ?
N’est ce pas là une mission impossible dans nos querelles de familles, dans nos disputes de voisinages, au nom d’un mur ou d’une clôture ou plus bassement encore pour les restes d’un héritage ?
N’est-ce pas une mission impossible, quand la critique, les jugements tout-faits nous sont lancés en pleine figure et que nous les ressentons profondément comme une injustice ?
« Aimez vos ennemis », insistera pourtant Jésus !

Et il nous en donne même la raison : «  Soyez miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux ».
Jésus nous invite à un autre regard ... un regard sur Dieu.
Celui qui attend le retour de son fils au bord du chemin et qui prépare une fête pour célébrer son retour.
Celui qui face à la femme adultère se contente d’offrir une nouvelle chance : « va et ne pèche plus ».
Celui qui se fait bon samaritain pour l’homme livré à la haine et à l’incompréhension.
Celui qui du haut de la croix, signe du rejet suprême de l’homme s’écriera :           « Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ».
Ce Dieu que nous regardons sur la croix, c’est un Dieu qui nous aime tels que nous sommes.
Un Dieu qui se réjouit de nos réussites, qui pleure avec nous sur nos échecs.
Un Dieu qui ne nous juge pas, ne nous condamne pas, mais nous croit toujours capables de mieux.
Ainsi, vous et moi !
Dieu connaît l’histoire de nos vies. Il sait ce qu’il y a de grand en nous. Il est fier avec nous de nos réussites, mais en même temps, il connaît nos limites, la profondeur de nos détresses et de nos petitesses. Il les prend sur lui et non seulement cela, mais quand la route devient difficile, il se rend disponible pour nous porter .... simplement parce qu’il nous aime.
Oui, frères et sœurs, si nous nous laissions étonner par ce Dieu-là, au lieu de le côtoyer en vieil habitué, qui sait ce qu’il devrait dire ou penser. Nous ne serions plus jamais en retard à aucun de ses rendez-vous. Nous deviendrions amoureux, à notre tour.

Habités par ce regard sur le Père qui aime au-delà de toutes limites, nous pourrions puiser en lui l’audace de faire de même, d’aimer comme lui.
Nous pourrions alors incarner dans nos vies ces quatre paroles qu’il nous offre pour notre aujourd’hui :

  1. Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés.
  1. Pardonnez et vous serez pardonnés.
  2. Donnez, et vous recevrez.
  3. La mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous.

Un chemin de patience pour chacune de nos journées ... À nous d’oser !

Comment veux-tu, Seigneur,
Que nous aimions nos ennemis ?
Nous le pourrons le jour où nous trouverons en eux
des raisons de les aimer.
Nous allons déjà prier pour eux.
Un jour, peut-être, nous apprendrons de Toi

qu’ils sont d’abord nos frères.

AMEN