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PAROLES DU PAPE FRANÇOIS AUX JEUNES DU CHILI ...

Un jour, un jeune a fait la remarque au Pape : « Je suis perdu quand le téléphone portable n’a plus de batterie ou quand je perds la connexion à Internet
 Je rate tout ce qui est en train de se passer, je reste hors du monde, comme suspendu.
À ces moments, je sors en courant chercher un chargeur ou un réseau Wi-Fi et le mot de passe pour me reconnecter ».
La réponse du Pape François :
« Avec la foi il peut nous arriver la même chose, a alors expliqué le pape : notre bande passante commence à baisser et nous commençons à être sans connexion, sans batterie. (…) Sans la connexion avec Jésus, nous finissons par noyer nos idées, nos rêves, notre foi, et nous sommes gagnés par la mauvaise humeur ».
Je suis inquiet quand en perdant la "connexion” beaucoup pensent qu’ils n’ont rien à apporter et sont comme perdus.
 Le mot de passe, la batterie pour allumer notre cœur, allumer la foi et l’étincelle dans les yeux.
Le mot de passe de Hurtado (un Jésuite chilien) était très simple. Il se demandait "Que ferait Jésus à ma place?"
 À l’école, à l’université, dans la rue, à la maison, entre amis, au travail, devant celui qui vous brime. "Que ferait Jésus à ma place?
 Quand vous sortez danser, quand vous faites du sport ou allez au stade: "Que ferait Jésus à ma place?, voilà: cest cela être protagoniste de lhistoire. 
Viendra le moment où vous le connaîtrez par cœur, et viendra le jour où sans vous en rendre compte, vos cœurs battront comme celui de Jésus.
 Au milieu du désert, du chemin, de l’aventure, il y aura toujours une connexion, il y aura toujours un chargeur !


LETTRE À UN PRÊTRE DÉCOURAGÉ


Frère, 

Ce soir, tu t'affales dans un fauteuil devant la télé, tu te sens vide, tu n'as même plus envie de penser.
Tu es au bord des larmes ou de la nausée, tu aurais envie de disparaître en t'endormant. Tant d'années harassantes passées au service de ta paroisse. Tes yeux tombent sur ton agenda dont chaque page est entièrement noircie de tes notes prises à la hâte : baptême de X, préparation au mariage de Y, réunion de l'équipe paroissiale, fabrique d'église, pouvoir organisateur de l'école, réunion de secteur, aller voir la veuve de Charles, Mimi à l'hôpital, préparer homélie du week-end, souper annuel de la chorale, faire réparer le micro de l'église, aller voir M et N au bord du divorce, écrire article pour Noël .
Des joies, certes, mais tant d'énergie, de fatigue et de peine et tu en arrives à te demander pour quel résultat ?
Tu vois l'assemblée du dimanche fondre comme neige au soleil. Les jeunes ont déserté ton église depuis belle lurette. Tu vois des bébés qui ne sont plus baptisés, des couples qui se séparent pour un oui pour un non, des enfants qui ne viennent plus au caté parce que plus attirés par le foot ou les jeux vidéo, des fiancés qui te demandent le sacrement de mariage on se demande pourquoi, les messes de semaine où tu te retrouves pratiquement seul et le confessionnal qui n'est plus fréquenté que par Léon le samedi saint.
Comme je voudrais retrouver en toi celui que j'ai connu à ses débuts et qui nous entraînait par sa foi communicative.

Que s'est-il passé pour que nous en arrivions là ?
Difficile à dire, mais je voudrais tout de même te livrer mes réflexions à ce sujet, au risque de te paraître orgueilleux car je n'ai aucune compétence dans ce domaine, tu le sais.

Notre Église, du moins dans nos régions, me semble être devenue aujourd'hui une sorte de grand parti politique, soucieux de justice sociale, de bien-être général, et animé par quelques valeurs telles que les droits de l'homme, la non-violence, l'écologie.
Une Église qui, en voulant tellement se rapprocher du monde, s'est éloignée de sa source au point de s'affadir. De spirituelle, elle est devenue sociologique.
Jésus, je ne t'apprends rien, nous a résumé ton message en deux commandements : le premier : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force » ; le second : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Marc 12, 30-31).

Pourquoi un premier et un second alors que Jésus nous dit par ailleurs que le second est semblable au premier ?
Je pense que c'est parce que le second découle, est une conséquence, un fruit du premier.
Le Malin, qui mérite bien son nom, ne nous a-t-il pas conduit à intervertir ces deux commandements en laissant s'estomper progressivement le premier ?
Cela ne nous a-t-il pas amené, dans notre orgueil, à vouloir construire l'Église en nous passant de Jésus ?
Quelques exemples ?
Souviens-toi de toutes ces réunions de chrétiens, pourtant engagés et convaincus, qui débutaient sans un vrai moment de prière. De ces articles de théologiens ou d'auteurs en vue qui prenaient si aisément la place de l'Évangile dans nos réflexions. De ces multiples plans pastoraux qui se succédaient sans même prendre la peine de demander : "Mais Toi, Seigneur, quel est ton plan pour notre communauté ? Que veux-tu que nous fassions ? Quelle est ta volonté ?"
Ce n'était pas nécessaire, dans la pile de papiers que l'on recevait, tout était prévu.
« Il ne suffit pas de dire Seigneur, Seigneur », clamait-on de tous côtés ; pourtant, combien répondaient à ton invitation à former un groupe de prière ?
Or, l'avertissement de Jésus est on ne peut plus clair : « sans moi, vous ne pouvez rien faire ».
C'est Jésus qui va "attirer à lui tous les hommes" comme il l'a annoncé. Pas nous !
Le Sauveur du monde, c'est lui. Pas nous !
Ne crois-tu pas que nous avons essayé de nous débrouiller sans lui ?
Et nous nous sommes donc retrouvés avec nos cinq pains et nos deux poissons pour nourrir toute cette foule, parce que nous avions oublié une chose : c'était de les lui apporter d'abord.
Je ne prétends pas connaître Jésus, mais j'ai dans l'idée que chaque fois que nous voulons agir par nous-mêmes, lui se retire sur la pointe des pieds. Idem pour Marie.
Je te le dis tout net : je crois vraiment qu'aucun plan pastoral n'est aussi "efficace" que l'eucharistie vécue intensément.
Que des heures d'adoration devant le Saint-Sacrement ramèneront bien plus de gens dans notre église que toutes nos tentatives de battre le rappel de ceux qui ont déserté nos célébrations.
Que le rétablissement du sacrement de réconciliation est à même d'augmenter l'ouverture et la solidarité de notre communauté bien plus que toutes les campagnes et les exhortations au partage et à la justice.

Je pense que nous devons "re-spiritualiser" notre Église.
Redonner à Jésus et à sa mère la place qui leur revient pour que eux puissent agir à travers nous.
«J'avais faim, j'avais soif ».
La famine spirituelle est devenue criante dans ce monde déboussolé.
C'est là, je pense, que les gens nous attendent
Et pour nous conduire à cette conversion, Frère, nous avons besoin de toi. 


UNE HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS

« Être heureux n'est pas une fatalité du destin, mais une réussite pour ceux qui peuvent voyager en eux-mêmes »

« Vous pouvez avoir des défauts, être anxieux et toujours en colère, mais n'oubliez pas que votre vie est la plus grande entreprise au monde. Seulement vous pouvez l'empêcher d'échouer. Beaucoup vous apprécient, vous admirent et vous aiment. Rappelez-vous qu'être heureux ce n'est pas avoir un ciel sans tempête, une route sans accidents, un travail sans fatigue, des relations sans déceptions.
Être heureux c'est trouver la force dans le pardon, l'espoir dans les batailles, la sécurité dans les moments de peur, l'amour dans la discorde. Ce n'est pas seulement de goûter au sourire, mais aussi de réfléchir à la tristesse. Ce n'est pas seulement pour célébrer les succès, mais pour apprendre les leçons des échecs. Ce n'est pas seulement de se sentir heureux avec les applaudissements, mais d'être heureux dans l'anonymat.
Être heureux n'est pas une fatalité du destin, mais une réussite pour ceux qui peuvent voyager en eux-mêmes. Être heureux c'est arrêter de devenir une victime et devenir l'auteur de votre destin. C'est traverser les déserts pour pouvoir encore trouver une oasis au fond de notre âme. C'est pour remercier Dieu pour chaque matin, pour le miracle de la vie.
Être heureux ne craint pas tes propres sentiments. C'est pouvoir parler de vous. C'est avoir le courage d'entendre un « non ». La confiance est à l'affût des critiques, même si elles ne sont pas justifiées. C'est d'embrasser vos enfants, de choyer vos parents, de vivre des moments poétiques avec des amis, même s'ils nous blessent.
Être heureux c'est laisser vivre la créature qui vit dans chacun d'entre nous, libre, joyeuse et simple. Il faut avoir la maturité pour pouvoir dire : « J’ai fait des erreurs ». C'est avoir le courage de dire "Je suis désolé". C'est d'avoir la sensibilité de dire « J'ai besoin de toi ». C'est avoir la capacité de dire « Je t'aime ».
Que votre vie devienne un jardin d'opportunités pour le bonheur ... Au printemps, un amoureux de la joie. En hiver, un amoureux de la sagesse. Et lorsque vous faites une erreur, recommencez. Car seulement alors, vous serez amoureux de la vie. Vous constaterez que le fait d'être heureux n'est pas d'avoir une vie parfaite. Mais utilisez les larmes pour irriguer la tolérance. Utilisez vos pertes pour raffermir la patience. Utilisez vos erreurs pour sculpter la sérénité. Utilisez la douleur comme plâtre du plaisir. Utilisez les obstacles pour ouvrir les fenêtres d'intelligence.
Ne jamais abandonner ... Ne jamais abandonner les gens qui vous aiment. Ne jamais abandonner le bonheur, car la vie est une manifestation (performance) incroyable. »

Pape François