Homélie du dimanche

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PREMIER DIMANCHE DE L’AVENT

De petites maisons de bois, au toit de chaume, serrées les unes contre les autres. Dans la cour, les enfants jouent au milieu des cochons, des chiens, des poules et des lapins. C’est l’habitat traditionnel des paysans pauvres vietnamiens. Nous sommes à Huế, à l’écart des remparts de la citadelle, le palais somptueux et solide du roi.

Quand les missionnaires ont annoncé Jésus, le roi des nations, venant au monde dans une crèche, sur la paille, entre un bœuf et un âne, les paysans vietnamiens ont vite compris que Dieu venait s’installer chez eux, plutôt que chez le roi. Chacune de leur maison pouvait devenir sa crèche. Le nouveau roi s’abaisse et s’invite, jusqu’à partager sa vie avec la basse-cour !

ésus vient au monde en toute humilité, au ras du sol, par terre. Presque sans abri. Certainement sans palais. Est-il alors un vrai roi ? « Quelle maison pourriez-vous me bâtir, et quel lieu me donneriez-vous comme demeure ? » s’interroge Dieu par la bouche du prophète Isaïe. Dieu cherche à s’installer dans ma vie, non pas dans la richesse et la solidité, mais dans la pauvreté et la simplicité. On bricole souvent sa vie pour la faire tenir, cahin-caha. Avons-nous peur d’inviter Jésus à naître et à demeurer dans notre réalité la plus bancale, la plus modeste ?

Frère Dominique Nguyen Thành Luong


DEUXIÈME DIMANCHE DE l’AVENT

 

J'attends, dit l'empereur Auguste,
le résultat du recensement.
J'ai hâte de savoir le nombre de mes sujets.

J'attends, dit Joseph,
de trouver un logement
pour ma famille qui va s'agrandir.

J'attends, dit Marie,
avec un peu d'angoisse, mais beaucoup d'espoir,
de mettre au monde le Roi du monde.

J'attends, dit le berger, 
de voir l'Agneau de Dieu et d'en parler aux autres.

J'attends, dit le mouton, 
de connaître ce fameux berger que Dieu envoie
pour les hommes.

J'attends, dit l'Ange, 
de chanter à Dieu : ''Gloire !''
et d'annoncer aux hommes : ''Bonne Nouvelle !''

J'attends, dit Jésus, 
de voir se rassembler en une seule famille
l'empereur et le berger,
l'homme et la femme,
l'ange et la bête :

Dieu les attend !


TROISIÈME DIMANCHE DE L’AVENT

 

Les croyants sont des guetteurs.
C'est le nom que Dieu leur a donné.
Pas des juges qui prononcent des jugements irrévocables
sur tout ce qui hésite et peine à la surface de la terre,
pas des guerriers qui peinent à la surface de la terre,
pas des guerriers qui entreprennent la lutte - Sainte évidemment -
contre tout ce qui entraîne du mouvement
dans les longs couloirs de la Tradition,
pas des gardiens des valeurs éternelles,
pas des diplomates
qui naviguent entre toutes les eaux pour présenter le Bien de la Communauté,
pas des saints à la pureté irréprochable !
Des guetteurs qui crient au plus fort de la désespérance:
" Ne perdez pas courage, le Jour se lève ",
qui sont à l'affût, qui distinguent dans la poussière et la sueur,
les traces du salut qui vient, qui passent de l'un à l'autre,
tapant sur l'épaule: " Tiens bon. Tu n'es pas seul ! ",
qui vivent au milieu de leurs frères,
connaissant les mêmes joies et les mêmes difficultés,
leur répétant parfois au sein des moqueries,
qu'au milieu d'eux il y a Quelqu'un qu'ils ne connaissent pas
et qui travaille avec eux au bonheur de tous,
qui réveille les yeux de leurs frères,
les invitant à regarder, au-delà des cris, la joie
qui se lève à l'horizon des vivants.
Guetteurs: c'est le nom de baptême des croyants !
(Source : www.lespasseurs.com )


QUATRIÈME DIMANCHE DE L’AVENT

Richesse du don

« C'est en donnant que l'on s'enrichit » disait Mère Teresa qui en la matière s'y connaissait.
Qu'y a -t-il en effet comme plus belle preuve d'amour que de donner ?
Donner du temps, donner de l'amour, donner de soi ... Mais donner, c'est aussi offrir à l'autre ce qui lui fait plaisir, donner sans arrière-pensée et sans regret...
« Même les fauves sont sensibles aux bons traitements », note Sénèque.
Le message est clair. Il faut donner pour adoucir, réparer, apaiser.
Même à ceux que nous n'aimons pas. Dire un mot gentil et sourire à une personne désagréable, c'est lui faire cadeau de notre bienveillance et de notre compréhension.
Sans être certains qu'elle nous rendra notre gentillesse. Mais tant pis.
Donner, c'est donner, reprendre, c'est voler, disent les enfants.
Car donner à nos proches est finalement assez facile (encore que...), alors que le vrai don est celui qui se fait au-delà même du sentiment, sans rien espérer en retour, pour la beauté du geste en quelque sorte.
Mais attention, nous rappellent les sages, il y a donner et donner. Donner de mauvaise grâce, à contrecœur, en faisant sentir à l'autre le prix de notre sacrifice, ce n'est pas donner : c'est consentir.
Mieux vaut dans ces cas-là s'abstenir, car il n'est rien de plus désolant que quelqu'un qui donne à regret.
La générosité s'accommode mal des comptes d'apothicaire.
En outre, on ne récolte même pas la reconnaissance du donataire.
Alors que donner de bon cœur, donner avec gaieté et enthousiasme, donner en seigneur, est un accomplissement à soi seul, une véritable fête.
On est riche de ce que l'on donne, dit-on communément. Et cette richesse- là n'a pas de prix.

(auteur inconnu)


Si Noël c'est la paix

Si Noël, c’est la Paix, la Paix doit passer par nos mains.
Donne la paix à ton voisin...

Si Noël, c’est la Lumière, la Lumière doit fleurir en notre vie.
Marche vers ton frère pour illuminer ses jours. 

Si Noël, c'est la Joie, la Joie doit briller sur nos visages.
Souris au monde pour qu'il devienne bonheur.

Si Noël c'est l'Espérance, l'Espérance doit grandir en notre cœur.
Sème l'Espérance au creux de chaque homme. 

Si Noël c'est l'Amour, nous devons en être les instruments.
Porte l'Amour à tous les affamés du monde. 

Texte haïtien


Vitrail pour l'An neuf
Seigneur,

Tu m'offres cette nouvelle année
comme un vitrail à rassembler
avec les 365 morceaux de toutes les couleurs
qui représentent les jours de ma vie.
J'y mettrai le rouge de mon amour et de mon enthousiasme,
le mauve de mes peines et de mes deuils,
le vert de mes espoirs et le rose de mes rêves,
le bleu ou le gris de mes engagements ou de mes luttes,
le jaune et l'or de mes moissons...

Je réserverai le blanc pour les jours ordinaires
et le noir pour ceux où tu seras absent.

Je cimenterai tout par la prière de ma foi
et par ma confiance sereine en toi.

Seigneur, je te demande simplement d'illuminer,
de l'intérieur ce vitrail de ma vie,
par la lumière de ta présence
et par le feu de ton esprit de vie.

Ainsi, par transparence,
ceux que je rencontrerai cette année, 
y découvriront peut-être,
le visage de ton Fils bien aimé
Jésus Christ, notre Seigneur.

Gaston Lecleir