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Filles de Marie de Pesche

 

Depuis 1982, des Sœurs ont déposé leurs bagages dans notre village.
Fidèles à leur charisme, elles ont cherché à « éduquer à la Foi », celles et ceux au service de qui elles se sont placées.
En venant chez nous, elles ont poursuivi leur mission dans divers milieux, tout en se mettant à la disposition des appels de la paroisse.
Catéchèse, chorale, malades ... munies de leur bâton de pèlerin, elles sont mises en route pour chercher le visage du Christ, à travers tous ces visages qu’elles rencontraient.

Aujourd’hui, à trois, elles sont signes de prière et disponibilité pour le service de l’Homme et pour la gloire de Dieu.

Responsable : Soeur Nelly (081/73.93.20)

 

Un merci à la communauté (dimanche 4 mars 2018)

« Les hirondelles annoncent le printemps ».
C’est avec cette idée derrière la tête que l’abbé Hiernaux vous accueille en 1981.
Il se retrouvait seul, sans vicaire, face à l’ampleur d’une tâche qui lui semblait bien impressionnante.
Ce rêve du curé rejoignait celui d’une communauté religieuse, celle des Filles de Marie de Pesche qui, fidèles à leur charisme : « Éduquer à la Foi en vue de collaborer à la Rédemption », s’étaient déjà engagées sur divers terrains d’apostolat, entre autres dans la région Namuroise.
L’une d’entre elle, Sœur Agnès Mathot, était engagée à l’école communale de Flawinne ... de là à incarner le rêve du curé qui rejoignait votre mission dans l’achat d’une maison, il n’y eut qu’un pas !

Depuis cette époque, plusieurs communautés se sont succédées, voyant l’arrivée de nouvelles sœurs, le départ d’autres, à l’image d’un fleuve d’Évangile dont les eaux abreuvent en des lieux bien divers.
Une qui aura gardé le fil rouge de la mémoire de cette vie communautaire à Flawinne, ce sera Sœur Germaine.
Elle aura été présente à toutes les époques, sous tous les curés et toutes les responsables, apportant le meilleur d’elle-même pour que l’Évangile soit annoncé.
Aujourd’hui, ce n’est pas le meilleur des jours. Son frère François, de qui elle était très proche, vient de s’en aller pour la Maison du Père, après bien des années de ministère au service de l’Église dont il fut un prêtre fervent. Toutes nos sincères condoléances, Sœur Germaine.

Soutenue dans leur action par le prêtre desservant la paroisse, elles auront eu à cœur d’annoncer bien des printemps : printemps de la catéchèse avec des « mamans catéchistes » qui ne comptaient pas leurs efforts pour rejoindre le souci de l’éducation religieuse des familles.
Printemps de la chorale avec l’engagement total de Soeur Nelly pour qui la musique est la portée d’une vie.
Printemps de la prière et du partage, à travers des groupes bibliques, des équipes du Rosaire, des groupes de partage de la Foi, une participation active à la vie liturgique de la paroisse, à travers une chapelle qui dans leur maison ouvre ses portes sur l’Invisible.
Printemps de la solidarité, à travers le soutien à l’action de Sœur Renée et les innombrables sacs qui auront été remplis pour apporter un peu de rêve à l’autre bout du monde, les tricoteuses qui entre deux mailles auront offert un peu de chaleur à des démunis du Tiers-Monde ou encore les visiteurs de malades, l’arche d’alliance ou encore l’entraide décanale et les Sauverdias
Printemps de la vie associative à travers ce travail de bénédictine que Soeur Germaine aura effectué au service de la bibliothèque ou encore le cadeau de la soif d’apprendre offert à celles et à ceux qui fréquentaient l’école des devoirs.

Les Filles de Marie auront eu chez nous bien des visages ... souvenez-vous : Soeur Agnès, Sœur Rose-Marie, Soeur Angèle, Sœur Francette, Sœur Josette, Sœur Chantal, Sœur Pascale, Soeur Thérèse, Sœur Bernadette, Sœur Mariette.
Aujourd’hui, elles sont trois : Sœur germaine, Sœur Nelly et Sœur Dominique offrant leur Foi et leur charisme à toutes et à tous, pour le plus grand bonheur de l’ensemble de notre communauté.

Ce qui a guidé et qui guide toujours les Sœurs, c’est leur vie avec Marie, la vie eucharistique et la vie communautaire.
Elles puisent là leur audace d’oser vivre de l’Évangile au grand jour, comme une Bonne Nouvelle qui peut transfigurer une vie.
Leur témoignage aura été celui de l’enseignement, « poussées par l’Esprit ».
Leur langage aura été celui issu d’un regard positif sur l’homme et sur ce qu’il vit, loin de tous les replis sur soi et loin de toutes les sonorités et les nostalgies du passé.
L’Évangile ne se vit pas sur le mode « rétroviseur », mais les yeux ouverts sur la lumière de l’avenir.
Leur vie aura été humble, mais tellement riche de rencontres, de partage et d’amitié, de prière et de mains tendues.
Elles auront vécu leur vie religieuse dans des contextes d’Église bien différents : celui d’un avant concile, empêtré dans ses traditions et en odeurs de sacristie, celui d’une période conciliaire, riches en expériences et en audaces, celui d’une Église d’aujourd’hui, où les rangs se resserrent, offrant l’espace à de nouvelles plantes qui ne demandent qu’à porter du fruit.
Elles auront accompagné des curés « parfois énigmatiques » et déroutants, mais toujours avec la volonté de service et celle de vivre « pour la plus grande gloire de Dieu ».
C’est vers vous, mes Sœurs, à travers vous, vers votre communauté, vers toutes ces Sœurs qui sont passées chez nous que nous nous tournons et que nous vous chantons, avec tout notre cœur, un énorme MERCI !
Que ces quelques fleurs en soient le signe !

Guy De Smet, curé