église de Belgrade
Paroisse Saint Joseph
Belgrade
Jésus en prière - Mont Athos

Le Notre Père, une nouvelle traduction



Selon les évangiles, le Notre Père est la prière par excellence que Jésus a enseignée à ses disciples lorsqu’ils lui demandent, (selon Lc 11, 1-4) : « Seigneur apprends-nous à prier, comme Jean l’a appris à ses disciples. Il leur dit : Quand vous priez dites : Notre Père… ». Matthieu, lui, présente le Notre Père après quelques instructions de Jésus au sujet de l’aumône et de la prière : « Vous donc, priez ainsi : Notre Père… » (Mat 6, 9-13).

Il faut noter que, depuis les évangélistes jusqu’aujourd’hui, cette prière a été transmise de génération en génération de chrétiens et a connu beaucoup de versions, depuis les origines de la langue française jusqu'à des traductions modernes. Dès 1965, des millions de chrétiens francophones en récitant le Notre Père, ont prononcé ces paroles : « Ne nous soumets pas à la tentation ». Est-ce dire que Dieu nous tenterait ou nous pousserait à commettre le mal ? Cela pose question. Jésus lui-même n’invite-t-il pas à prier afin « de ne pas tomber au pouvoir de la tentation » ? (Mt 26, 41).

Depuis la traduction du texte grec de 1965 jusqu’en mars 2017, « Ne nous soumets pas à la tentation » est une formule qui a prêté à controverse, alors que la formule utilisée en grec, traduite dans la Bible latine par « Ne nos inducas », signifie clairement « conduire dans, faire entrer dans ». Pour  nous éviter d’attribuer à Dieu la responsabilité de la tentation, poussés par le même Esprit qui nous entraine dans la prière, depuis la Pentecôte de cette année, nous prions le Notre Père en prononçant cette phrase :

« Ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal ».


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