PAROISSE NOTRE-DAME DE L'ASSOMPTION

   

 


Envoyez un mail à
desmetguido@gmail.com

 

-26- LES DROITS DE LA FEMME


Un combat bien difficile pour nos sociétés que celui du respect des droits de la femme !
Nous le découvrons, chaque jour, chez nous, où l’inégalité de l’homme et de la femme reste d’une actualité angoissante.
Dans nos civilisations en crise, nous voyons la femme se battre pour un salaire juste et se résigner face à bien des injustices.
Dans ces moments de repli sur soi, nous la découvrons en lutte pour pouvoir disposer librement de son corps.
Plus d’une d’entre elles, confrontée à une séparation, se voit descendre une pente vertigineuse vers la pauvreté et le dénuement.
Plus d’une encore, arrivée à l’âge de la retraite, se voit presque reprocher – dans le portefeuille – d’avoir eu des enfants et de les avoir élevés.
Dans d’autres pays, les femmes se battent pour avoir le droit d’exister et de gérer leur existence.
Parmi eux, je voudrais m’intéresser, aujourd’hui, à l’Arabie Saoudite, un pays intouchable que toutes les nations courtisent : pétrole oblige !
La situation de ce pays est préoccupante, quand il est question des droits des femmes.
« Les femmes sont considérées comme des mineures par la loi et sont donc sous la tutelle d’un homme qui peut être leur père, leur mari, leur frère ou même leur fils dans certains cas. Un système qui oblige les femmes à demander la permission à ces tuteurs pour partir à l’étranger ou encore pour se marier. Des choses qui peuvent paraître simples, mais qui sont des interdits pour beaucoup » (Human rights Watch 17 juillet 2016).
En Arabie Saoudite, la femme n’existe pas. Elle est considérée comme une mineure. Elle a besoin de la tutelle d’un homme pour exister … au XXIème siècle !
L’homme a tous les droits sur elle : elle a besoin de lui pour une autorisation de voyage, pour se déplacer, puisque conduire un véhicule lui est interdit …
On constate bien quelques progrès comme le droit de vote, une représentation aux élections municipales. Il existe bien quelques protections contre la violence domestique ou concernant le permis de travail … mais tout reste bien compliqué !
Je vous livre ici quelques témoignages qui en disent long : une femme de 62 ans témoigne : « Croyez-le ou non, mon fils est mon tuteur, ce qui est vraiment humiliant...Mon propre fils, celui à qui j’ai donné naissance, celui que j’ai élevé, c’est lui mon tuteur ».
Une femme d’une vingtaine d’année livre son ressentiment : « Le système de tutelle continue d’être un cauchemar. Je ne veux pas me marier parce que je ne veux pas qu’un étranger me contrôle ... Au fond, c’est de l’esclavage. »
Pendant ce temps, une autre enchaîne : « Vous n’avez aucun contrôle sur votre propre corps... Chaque étape de votre vie devient source de nervosité. Tous les efforts et le temps que vous avez investis pourraient disparaître en une seconde si votre tuteur le décide ».
D’autres femmes crient leur mal de vivre : « Je préférerais que vous me tuiez plutôt que de laisser l'homme qui abuse de moi prendre le contrôle de mon existence ».
C’est dans ce pays machiste que Michelle Obama, lors d’une visite officielle, a eu un geste fort, à l’encontre de tout le protocole du pays qui l’accueillait : elle a refusé de porter le voile !
Mais elle est bien la seule !
Le monde lui, par contre, l’a intégré dans des commissions et lui a offert une tribune, peu importe les atteintes aux droits de l’homme qui font son quotidien.
Désormais ce pays qui finance le djihadisme, le terrorisme, ce pays enfoncé dans son Moyen-Âge, dirigé par une monarchie corrompue a son mot à dire dans la gestion du monde ! Pauvre planète !
La dernière forfaiture en date nous vient de l’ONU. Cette organisation qui devrait être soucieuse de la Paix et de la Justice vient de lui offrir une place de choix dans sa commission des Droits des femmes ! On croit rêver !
C’est comme si les nations libres avaient associé un pédophile à la commission des droits des enfants !
Ce pays, qui devrait balayer devant sa propre porte, va désormais indiquer au monde la marche à suivre quant à l’épanouissement de la femme dans la société et dans la famille. 
Lui qui a fait de la femme une esclave, va se soucier de ses droits !
La chance de l’Arabie Saoudite, c’est d’être une nation riche, le pétrole ayant fait sa vitrine et son crédit dans le monde. Une telle aura permet de fermer les yeux sur bien des injustices !
Face à cet argument, les droits de l’être humain sont bien peu de chose : la mondialisation sauvage que nous connaissons nous en livre des indicateurs, chaque jour.
Nous n’aurions pu lire dans cette décision qu’un fait divers de plus qui pousse à la colère, livrés que nous sommes face à la dictature de l’argent.
C’était sans compter sur l’attitude de l’État belge pour alimenter notre révolte.
Notre pays ne se serait pas opposé à la nomination de l’Arabie Saoudite et c’est, gêné aux entournures, que Monsieur Reynders s’en va à la rencontre des critiques du Parlement.
Selon lui le vote est secret et notre diplomatie n’a pas l’habitude de commenter de telle décision.
Il est des situations ou le « secret » a envie de devenir public pour justifier que l’on dispose d’une conscience !
Et puis que vaut la notion de « secret », face à la démocratie représentée par le Parlement ? Un gouvernement est le fruit d’accords et de magouilles. Le parlement est plus ou moins issu du suffrage universel !
D’autre part, il estime que nous avons à dialoguer avec des pays dont nous ne partageons pas les vues, même quand il s’agit des droits des femmes.
Mais peut-on « dialoguer » avec une nation qui piétine au quotidien une catégorie de sa population ?
Avec de tels arguments, nous aurons dû accepter le dialogue avec le régime hitlérien ou encore nous devrions accepter de discuter avec le président Syrien ou russe.
Mais cela aurait impliqué un courage politique qui n’est pas le fort de notre diplomatie nationale !
Selon lui, nous n’avions pas à nous opposer à cette nomination, comme si la mise en place d’un pyromane pour gérer un service de pompiers était une bonne chose !
Avec Reynders, la moindre déclaration pue l’odeur de l’argent et de la compromission : le Kazakgate nous en livrera bientôt l’illustration !
Il éprouve un plaisir non dissimulé à se pavaner à l’ombre des princes de cette monarchie, peu importe que leur manière d’être et de penser soit une injure à la race humaine.
La femme ou le pétrole. Il faut choisir ! Ce choix, en ne s’opposant pas à la candidature de l’Arabie Saoudite, il semble l’avoir fait volontiers !
Qu’il fasse ce choix en son nom personnel, cela ne nous regarde pas.
Qu’il le fasse au nom d’un pays dont il a à servir l’intégrité est inadmissible.
 Il est vrai que sa position sur les différents théâtres du monde nous l’a montré plus performant dans un rôle de prostitué que dans celui de serviteur d’un État de Droit.
Décidemment, au quotidien, la gestion politique, économique et morale de notre pays se révèle être une catastrophe … à quand un air moins vicié ?

Guy De Smet (27 avril 2017)

 


-25- UN COUP D’ÉTAT

Nos voisins français se sont lancés dans de grandes manœuvres, qu’il est bon de tenir à l’œil.
Depuis des mois, entre primaires des partis et rebondissements d’affaires embarrassantes, les citoyens se voient livrer en pâture des candidats à l’investiture suprême.
Dimanche dernier, ils viennent de faire un premier choix, téléguidés par les médias et les sondages. Deux candidats restent ainsi en lice : Marine Le Pen, pour le Front national et Emmanuel Macron, pour « En marche ».
Ce « téléguidage » au nom d’une bonne information est tout simplement insupportable. Dans d’autres régimes, cela s’appellerait de la Propagande » !
Ce faisant, le peuple a manifesté son dégoût pour les partis traditionnels, engoncés dans leur immobilisme et dans leurs magouilles.
Il nous offre désormais l’image de citoyens divisés en deux camps que rien ne peut rapprocher. Il suffit de lire une carte, au lendemain des élections !
Il y a d’une part cette extrême-droite qui parle de nationalisme, de sortie de l’Europe et de la zone Euro, de maîtrise de l’immigration. Elle le fait au nom d’un peuple qui n’en peut plus de vivre sans avenir et qui a trouvé dans la colère, un mode d’expression.
D’autre part, il y a ce nouveau mouvement « En marche » qui propose une France plus forte au sein d’une Europe plus puissante financièrement.
Il propose une libéralisation du monde de la finance et de celui de l’entreprise.
Il évoque une flexibilité de l’emploi qui permettra une meilleure concurrence économique.
Il y a d’un côté un peuple assoiffé de respect et de dignité pour pouvoir mener la barque de son existence.
Il y a d’autre part la finance qui fait le pari de courbes boursières bénéficiaires, en faisant de la spoliation du peuple un mode de fonctionnement.

Je ne m’arrêterai pas ici aux objectifs de Marine Le Pen. Je me propose plutôt de regarder à la loupe les propositions d’Emmanuel Macron.
Avant de jeter un œil aux mesures qu’il envisage, il est intéressant de voir qui le soutient et qui commence par le féliciter au soir du premier tour : à qui profite le crime ?
En tête, nous trouvons le Commission européenne.
Elle a eu chaud en voyant poindre le spectre de l’Extrême-Droite et elle s’est empressée de manipuler les peurs qui pourraient hanter les citoyens.
Elle a instrumentalisé des « pseudo-affaires » : détournement d’argent, emplois fictifs, oubliant que plus d’un citoyen, aujourd’hui, considère l’Europe comme une imposture.
Elle semble avoir oublié qu’elle est à la base de tellement de naufrages sociaux à l’intérieur de ses frontières … mais qu’à cela ne tienne : la finance veille !
D’autres félicitations nous viennent des responsables libéraux du monde, dont notre Michel national qui, une fois de plus, semble avoir oublié de se mêler de ses affaires.
Et nous pouvons comprendre l’empressement de ces valets de la finance, qui avaient bien trop peur d’une nouvelle crise européenne qui risquait d’affaiblir le monde des marchés et celui d’une mondialisation qui a hâte de compter ses bénéfices.
Parmi les soutiens d’Emanuel Macron, nous trouvons, pour le folklore, son épouse, cette cougar grotesque qui se trouve là une nouvelle jeunesse, accompagnée de tout le mépris qu’elle mérite. Un détournement de mineur ne lui a pas suffi, il fallait encore une reconnaissance populaire, à défaut d’une porte ouverte familiale.
Il y a ensuite l’empire des médias. Chaque soir, ils ont inondé les Français d’une présentation alléchante de ce candidat, « jeune, porteur d’avenir, semeur de chances pour la France » … et j’en passe !
Sa mission n’est pas d’influencer le choix de l’électeur, voire de le lui imposer. Il aura fallu ses méfaits pour découvrir à quoi tient notre liberté de penser !
Il y a les banques dont Goldmann-Sachs et Rothschild qui n’ont pas ménagé leurs peines pour soutenir cet enfant de leur bercail pour le plus grand bonheur d’une mondialisation heureuse !
Il y a le monde de l’entreprise et d’une certaine droite soucieuse de ses avantages et de gens de gauche plus soucieuse de leurs revenus et de leurs places au soleil que du peuple qu’elle devait servir.
Derrière Macron, le jeu est clair aujourd’hui, il y a le dieu « Argent », celui qui prétend diriger le monde par n’importe quel moyen.
Avec Macron, nous assistons, en direct, à un coup d’État perpétré par les banques et par la finance.
Avec Macron, nous assistons, en direct, à un nouveau massacre de la démocratie, digne de celui perpétré par Erdogan en Turquie ou, comme on aime à nous le faire croire, comme Poutine en Russie.
Nous sommes dans la droite ligne de Juncker qui voit dans la voix du peuple une menace pour ses magouilles, lui le spécialiste de la démocratie à petites doses, quand ça l’arrange !
Avec Macron, nous assistons au même mépris du peuple qu’a pu l’afficher la Droite depuis tant d’années : entre le Fouquet's et les brasseries branchées, il y a un symbole qui en dit long !

Mais pourquoi Emmanuel serait-il une catastrophe pour la France ?
Pour s’en convaincre, il suffit de s’en référer à son programme pour y lire l’agenda social des prochaines années : comme il l’avait envisagé lorsqu’il était ministre du gouvernement Hollande, il souhaite accorder plus de liberté aux entreprises pour moduler le temps de travail de leurs employés, même s’il compte maintenir les 35 heures comme durée légale du travail. Une arithmétique dont l’avenir nous dira les secrets !
Il compte ainsi améliorer la compétitivité des entreprises, peu importe les conditions de vie des salariés.
Il souhaite gérer lui-même l’assurance-chômage. Il souhaite la rendre accessible à tous, y compris aux indépendants.
Par contre les allocations seront suspendues après le refus de plus de deux offres d’emploi, peu importe les raisons ou les efforts invoqués par le chômeur.
Il souhaite supprimer au maximum les charges salariales en augmentant la Contribution sociale généralisée.
Il souhaite revoir les conditions fiscales des heures supplémentaires, les rendant peu attrayantes pour les travailleurs.
Par ailleurs, en temps de crise, il estime que ces heures supplémentaires ne devraient pas être payées : solidarité oblige !
Il souhaite réformer l’impôt sur la fortune, en le cantonnant au patrimoine immobilier et non plus financier. Ses amis l’en remercieront : un nouvel exode s’annonce, celui des exilés fiscaux qui envisageraient bien un retour au pays.
Dans la même foulée il promet – dans un délai de trois ans - une exonération de la taxe sur l’habitation pour 80 % des foyers … À voir dans trois ans !
Mais, dans un même temps, il veut imposer le paiement d’un loyer aux propriétaires, faisant peu de cas des efforts que les plus petits d’entre eux ont consentis pour pouvoir se financer un logement.
Il souhaite supprimer, sans les préciser, 120.000 postes de fonctionnaires et faire ainsi une économie de 60 milliards d’euros. Il ne dit rien sur la manière dont fonctionneront, demain, les services publics !
Il souhaite mettre en place un système unique de calcul de la retraite, en supprimant tous les régimes spéciaux (cheminots, policiers …) ; bonjour les rues noires de monde des lendemains d’élection !
Il souhaite enfin renforcer les pouvoirs économiques de l’Europe, assumant pleinement les conséquences budgétaires que tout cela entraîne.
Si dans toutes ces mesures, le monde de la finance trouvera son compte, je ne suis pas sûr que les travailleurs verront cela d’un bon œil.
Certes, les Français voulaient du renouveau … pas sûr que ce soit en mettant en cause leur souveraineté, leur pouvoir d’achat et leurs conditions de vie.
Ses propositions se situent dans la droite ligne de ce que la France vient de connaître, avec cinq années de gestion Hollande.  Et Hollande, ils n’en veulent plus. Son départ devait être la fin d’un cauchemar !
Ce serait alors le retour en force d’une extrême-droite qui séduit aujourd’hui, tout en continuant à faire peur. Rendez-vous dans cinq ans !

Je crains fort que Macron ne soit qu’une marionnette, manipulées par des forces financières peu soucieuses de démocratie et du bien-être des citoyens.
Je crains fort qu’il ne soit qu’une coquille vide, proposant un discours neuf, là où la finance a posé ses jalons depuis longtemps. Peu importe qu’il soit de gauche ou de droite, du moment qu’il soit le garant des bénéfices du CAC40 !
Je crains fort qu’il ne soit que le masque de la dictature de l’Argent qui a décidé d’asservir les peuples pour affirmer sa puissance et sa force.
Il est des jours ou les mots « blancs » ou « nuls » sont une manière de sauver sa peau et de refuser d’être les complices d’une forfaiture.
Il est des jours ou l’abstention devient presque un devoir civique et un honneur retrouvé.

Guy De Smet (25 avril 2017)


-24- ASSEZ !

Jeudi soir, la plus belle avenue du monde ressemblait à un champ de bataille et de mort.
L’État islamique, à travers un de ses fous, venait de semer la terreur sur les Champs Élysées, à une heure de grande affluence.
Nous apprenons par ailleurs que ce criminel aurait des liens étroits avec la Belgique !
Un jeune policier y trouvait la mort, pendant que deux de ses collègues et une touriste subissaient la rage de ce combattant d’Allah.
Cette tragédie qui teinte de sang les rues de la capitale française, survient à trois jours du premier tour des élections présidentielles. Ce sera l’occasion pour les différents candidats de s’exprimer, allant des promesses au n’importe quoi.
À quand des paroles qui deviennent des actes ?

Nous nous inclinons d’abord devant la figure de ce jeune policier, tué bêtement, en service, alors que la route de la vie ne demandait qu’à s’ouvrir devant lui. Il laisse là des gens qui l’aimaient, qui l’estimaient. Il laisse là des projets, des rêves au nom de la bêtise et la méchanceté humaine.
Certes, un hommage national lui sera rendu, mais il aurait tellement été plus honorifique pour les autorités mondiales et françaises de pouvoir élever un monument au terrorisme détruit, si elles s’en étaient donné les moyens.

À travers ce billet d’humeur, j’accuse !
Je dénonce le laxisme de nos lois qui traitent des faits de guerre avec les lois d’un État de Droit.
La guerre demande des lois d’exception et non des mesurettes de bisounours !
Quand on pense que ce terroriste, fiché S, poursuivi et arrêté pour des faits similaires, avait bénéficié d’une remise de peine : on croit rêver !
La guerre demande de se battre avec les armes de l’adversaire, même si, en démocratie, cela fait mal de devoir en arriver là.
J’accuse nos autorités politiques, gouvernementales et parlementaires, de n’être pas à la hauteur de la tâche qui leur a été confiée. Elles sont chargées de la sécurité des populations et elles ne s’en donnent pas les moyens efficaces.
Elles me semblent nettement plus efficaces pour sauver une banque !
Comment pouvons-nous accepter que des combattants partis en Syrie rentrent au pays et y retrouvent une vie quasi normale, après avoir donné quelques explications avec la Justice et reçu quelques aides de la société ?
Comment pouvons-nous accepter que les « Fichés S » et tous ces individus soupçonnés dangereux puissent continuer à vivre librement chez nous, alors que l’expulsion et l’interdiction de territoire pour eux, pour leurs familles et pour leurs réseaux devraient être exigées ?
Comment pouvons-nous accepter que nos prisons deviennent des lieux de radicalisation, alors que les adeptes qui y sont ne devraient même plus respirer l’air qui survole nos contrées ?
Comment pouvons-nous accepter que des salles de prière d’une religion reconnue, comme l’Islam, soient des lieux de prédication de la haine et de l’intolérance, sans aucun contrôle des autorités musulmanes ou de l’État ?
J’accuse toutes celles et tous ceux qui font de la peur de l’amalgame une raison d’immobilisme face au terrorisme.
Les Musulmans qui s’intègrent, qui acceptent de partager les us et coutumes des pays où ils s’installent savent qu’ils n’ont rien à craindre.
Les autres connaissent les risques qu’ils prennent, en ne respectant pas les lois et les coutumes d’un pays.
Si vous, Européens, vous allez vous installer chez eux, aurez-vous tant de choix dans vos modes d’expression ou face à vos exigences ?
Quant aux délinquants, aux terroristes en puissance qui se plaisent à utiliser le masque de l’Islam et du Djihad, qu’ils en tirent les conclusions : nous les pourchasserons partout où ils seront, en espérant que nos lois soient enfin à la hauteur de nos aspirations.
Ils n’ont aucune place chez nous. Ils sont des parias, des exclus, peu importe ce qui les a guidé vers de tels actes.
J’accuse la Belgique et ses irresponsables qui nous gouvernent de laisser à notre pays le rôle de plaque tournante du terrorisme.
Face à autant d’énormités, il suffirait d’avoir le courage de démissionner !
Est-il normal que tous ces criminels qui se livrent à leurs forfaits aux quatre coins de l’Europe passent par la Belgique ?
Est-ce normal d’entendre au lendemain des faits que les autorités étaient au courant et n’ont rien pu faire pour les empêcher de nuire ?
Est-ce normal que la tolérance Zéro ne soit pas une évidence ?
J’accuse l’Europe de se désintéresser du problème.
Ce qui l’intéresse, c’est son rôle de valet de la finance et de « paraître » dans la cour des grands pour des bombardements qui ne servent qu’à sa gloriole.
Avec Schengen, elle a ouvert ses frontières, privant les différentes nations des moyens de protection contre la folie qui depuis des années s’acharne contre une population innocente.

Toutes ces accusations n’empêcheront pas le prochain attentat, dont nous serons peut-être les innocents victimes.
Elles se veulent pourtant un appel à des actes et non plus à des paroles.
Nous ne voulons pas d’un Islam combattant et vindicatif chez nous.
Nous ne voulons pas d’une religion qui tue et qui condamne, poussant des hommes et des femmes au suicide ou à l’opprobre.
Nous ne voulons pas d’un fanatisme qui soit un obstacle à la fraternité et à la liberté.
Nous ne voulons plus compter des morts, parce qu’au nom de l’État de Droit nous n’aurons pas pris les mesures adéquates pour nous protéger.
Vivre chez nous comporte certes des droits, mais aussi des devoirs … il suffit de les assumer et d’être clair face à ce qui est exigé.
Il devient trop facile de pleurer sur le sort des victimes.
Il devient trop banal de parler de la destruction de l’État islamique, alors que ses soldats habitent chez nous, sans être inquiétés.
Il parait que qui veut la fin, veut les moyens !

Guy De Smet (21 avril 2017)