PAROISSE NOTRE-DAME DE L'ASSOMPTION

   

 


Envoyez un mail à
desmetguido@gmail.com

 

-49- NETTTOYAGE

Il y a des mots qui, dans la bouche de nos ministres, sonnent mal !
Theo Francken, notre sinistre secrétaire d’État à l’Asile et aux Migrations, vient, une fois de plus, de se faire remarquer par son imbécilité.
Nous étions habitués à son mépris, à ses outrances, à sa non-maîtrise des réseaux sociaux.
Nous connaissons son goût immodéré pour l’inhumanité, face à la souffrance d’hommes et de femmes qui n’ont pas demandé à devoir fuir leurs pays ou à devoir fuir une misère immonde.
Nous savons sa propension pour les opérations policières musclées dans les parcs, dans les centres ou dans les gares, réduisant à l’indignité de sous-hommes des êtres humains à qui la vie a oublié de sourire.
Nous restons sans voix devant sa manière outrancière, faisant fi des droits de l’homme et des décisions de justice, pour opérer des expulsions, s’en prenant de manière forte et musclée à des hommes, à de femmes, à des enfants sans défense.

Il vient de franchir un pas de plus sur Twitter, lieu qu’il aime pour y étaler sa politique, sa stupidité et ses méfaits.
Ce monstre s’y félicite de l’action du gouvernement qui aura bientôt « nettoyé l’immense arriéré de régularisation ».

Ce genre de propos, on le verrait bien sorti de la bouche de ses amis de l’extrême-droite et des anciens Nazis, qu’il fréquente avec exultation ...
Mais pas dans la bouche d’un responsable politique, mandaté par le peuple belge !
Ces fascistes, eux aussi, à d’autres époques de l’Histoire, faisaient du « nettoyage » : le peuple juif, les tziganes, les homosexuels, les handicapés et les camps de concentration sont là pour en témoigner.
Il est vrai que pour l’idéologie qu’il aime fréquenter, ce ne sont là que des « détails de l’Histoire ».
Derrière ces mots du tweet, on ressent toute la haine et tout le mépris que ce triste sire peut porter à l’humanité.

Quand nous parlons de « nettoyage », nous évoquons de la saleté, de la crasse, des déchets, des encombrants.
Francken, dans ses expressions, ne parle pas d’êtres humains, de visages d’hommes, de femmes, d’enfants, dont les yeux sont noyés de détresse. Il les considère, avant même de les écouter, comme des résidus de poubelle.
Il ne parle que de « choses », dont on évacue les maigres biens à coup de pelleteuses pour les mener dans des déchetteries.
Il ne parle que de quotas indésirables qui risqueraient de polluer une politique qu’il veut brillante.
Il ne parle que de zombies qu’il était bien content de voir errer en masse sur nos routes, permettant la mise en place d’une action de fond qui deviendra un massacre social, œuvre pérenne de ce gouvernement, fignolé loin des spots et des lumières de l’actualité.

On ne nettoie pas l’humanité à coup de karcher, pour ne garder que ce qui nous intéresse !
Si la propreté l’intéresse à ce point, il aurait, lui et le reste de ce gouvernement, pu « nettoyer » le paysage belge en nous débarrassant, une fois pour toutes, des fraudeurs fiscaux, des politiciens véreux qui font l’actualité au quotidien, des entreprises qui acceptent volontiers des cadeaux offerts, grâce à nos fins de mois difficiles ...
Il aurait, lui et le reste de ce gouvernement, pu faire la chasse aux dotations injustifiées, aux avantages liés à la caste politicienne, aux dépenses somptuaires dont le pays ne profite pas ...
Mais là ... pas un mot ... Au contraire : bienvenue Monsieur Depardieu, bienvenue les exilés fiscaux français, les amateurs de paradis fiscaux avides d’avantages pour nantis, les fraudeurs fiscaux immoraux mais légaux, les multinationales sans scrupule, les banques assoiffées de malversations ...
Comment ose-t-il encore parler « au nom du peuple belge ? »

Dans son tweet, il évoque aussi « l’immense arriéré de régularisation »
Non seulement, derrière son expression, il y a des visages humains qu’il refuse de prendre en considération, mais il y a aussi toute une administration dont il se veut le sauveur.
Il évoque, probablement sans le vouloir, l’incompétence de services qui sont capables de recevoir les demandes d’asile de centaines de migrants. Ils laissent le tout mijoter, donnant aux intéressés le temps de s’intégrer, de scolariser leurs enfants, de payer des impôts.
Après dix ans, ils clôturent le dossier, délivrant un avis négatif et un ordre d’expulsion. C’est beau le courage des lâches !
Il évoque la cruauté d’une administration capable d’enfermer dans des centres fermés des enfants, malgré les condamnations judiciaires et les avis des défenseurs des droits de l’homme et de l’enfant.
Il se cache derrière l’absurdité de quotas européens irresponsables qui sont comme autant de portes ouvertes vers une chasse aux sorcières, éliminant tout ce qui ne nous convient pas.
Il pointe du doigt des fonctionnaires qui n’ont été que les pions de sa politique ignoble et inhumaine, dont il a le secret et dont il éprouve une jouissance manifeste.
À moins que tout ce ramassis ne soit que de « l’arriéré » !

J’ai honte de respirer le même air que ce minable !
J’ai honte de ce pays qui reste sans voix face aux propos choquants de ce « machin » qui ne mérite pas d’être qualifié d’humain.
J’ai honte de ce gouvernement dont l’Histoire ne retiendra que le massacre social qu’il n’a cessé de commettre, sans jamais être inquiété.
Francken démissionne : tu ne mérites pas notre confiance !
Il est urgent de « nettoyer » notre pays de rebuts abjects comme toi !

Guy De Smet (15 septembre 2017)


-48- NATHAN

Mouscron, une petite ville paisible du Hainaut, est devenue en quelques instants, le lieu d’un drame.
Nathan, âgé à peine de 18 ans, a endossé les hardes de meurtrier et d’assassin.
En quelques secondes, il a égorgé le bourgmestre de la cité, qui s’en allait fermer, comme chaque soir, les grilles du cimetière voisin.
On imagine l’ampleur de l’émotion qui a dû secouer les rues de la ville, alors que l’insécurité règne en maître dans nos régions, depuis les attentats.
Cela n’aurait pu être qu’un fait divers parmi d’autres, si ce n’est, d’une part, la personnalité de la victime et, d’autre part, les circonstances du meurtre.

À mort d’homme, il n’y a pas d’excuse !
La Justice doit faire son œuvre, la société doit se protéger et le coupable doit être puni.
Il me semble toutefois précieux d’étaler les circonstances du drame qui, depuis quelques temps, torturaient l’esprit de celui qui allait devenir un assassin.
Cela me semble d’autant plus important, à une époque où les autorités se complaisent à dévoiler, presque comme un succès de leur politique, l’exclusion de 988 chômeurs, durant les six premiers mois de l’année.
Des chiffres qui doivent étouffer bien de cris de détresse, bien des questionnements, bien des raisons de ne plus exister, pour tant d’hommes et de femmes ... sans que cela n’inquiète la conscience de ceux qui nous dirigent et, parfois pas même, des voisins.
Mais ont-ils une conscience ?

Le père de Nathan exerçait le métier de fonctionnaire au service « Population » de la ville de Mouscron.
Il était débordé par l’ampleur de la tâche, jusqu’à se sentir dépassé. C’est hélas le lot de pas mal d’employés, aujourd’hui ! Cela s’appelle le Burn out !
Les critiques fusaient de toutes parts, faisaient d’une journée un champ d’humiliations : harcèlement quand tu te déchaînes.
Quant au bourgmestre, aveugle face à la situation, il l’inondait d’ordres que le pauvre employé ne pouvait plus assumer.
Au terme d’un long calvaire, il a fini par recevoir sa lettre de licenciement, signée par le Bourgmestre.
Enfoncé dans une profonde dépression, le père de Nathan, âgé de 49 ans, n’a pas supporté. Il a mis fin à ses jours, laissant derrière lui trois adolescents et une maman.
La vie de toute une famille bascule ainsi, un 14 février 2015, dans l’horreur.
Avant ce geste fatal qui a brisé sa famille, Nathan était un jeune bien de son temps : il était un garçon souriant, qui prenait la vie du bon côté.
La mort de son père n’a ébranlé personne, pas même ceux qui auraient pu se sentir responsables : les collègues, les responsables du service, le bourgmestre ... La loi du silence a remplacé celle de la responsabilité, au point d’être ressentie par les victimes comme une trahison.
La mort de son père et les circonstances qui l’entourent l’ont fortement marqué, au point de se renfermer en lui-même et de nourrir une rancœur profonde, entre autres, envers le bourgmestre qui ne vivait pas très loin de chez lui. Un autre Nathan venait de voir le jour !
C’est lui qui, un soir de septembre, passera à l’acte, détruisant celui qu’il considérait comme la caution de la disparition brutale de son père.

Un drame aujourd’hui à l’instruction !
Pourtant, il me semble que les circonstances devraient tous nous faire réfléchir.
Personne, aujourd’hui, n’est à l’abri du harcèlement au boulot.
Personne, aujourd’hui, n’est à l’abri de devenir un harceleur, un démolisseur d’humanité.
Personne, aujourd’hui, ne peut dire que jamais, lui, il ne vivra l’exclusion, parce qu’il est fort et qu’il a du caractère. Cela peut arriver à tout le monde ... à vous, à moi !
Personne, aujourd’hui, ne sait si d’un emploi stable, il ne peut tomber, demain, dans la précarité et dans la misère.
N’est-ce pas le sort réservé à 988 personnes exclues du chômage durant ces premiers mois de l’année ... Et qui s’en soucie ?
Certainement pas nos politiciens qui ont rangé tout humanisme au musée pour endosser le costume de l’homme d’affaire froid et résolu.
Certainement pas la médiocrité d’une société qui a appris à se comporter comme un loup pour son semblable : l’important, c’est de réussir, même si pour cela il faut écraser son entourage.
L’indifférence est devenue son mode de vie !
Aujourd’hui, les relations humaines sont devenues une jungle impénétrable. La vie humaine n’a plus guère de prix. La solidarité n’est plus qu’un mot qui fait sourire de naïveté ... sauf quand cela arrange le discours politique !
La froideur de nos décideurs politiques ou de nos chefs d’entreprises ou des acteurs du monde financier a oublié que derrière ses chiffres, ses évaluations, ses décisions, il y avait la vie d’hommes et de femmes, de jeunes, d’enfants qui était en jeu.
Derrière un licenciement, facilité par la clique libérale au pouvoir, il y a le sort de familles entières, sacrifiées sur l’autel de la rentabilité.
Derrière la création d’emplois précaires ou d’intérim, il y a le passage à la casse de milliers d’hommes et de femmes dont l’avenir passe définitivement à la trappe.
Derrière l’exclusion du chômage, il y a des drames qui se déploieront dans le désintérêt général, pourvu que le monde politique et de l’entreprenariat puisse parler de reprise, avec un cynisme sans nom.
Derrière l’octroi de pensions de misère, il y a la destruction d’années d’efforts et d’épargne d’aînés qui n’ont plus qu’à sombrer dans des destinées qui n’ont plus de sens.
À quand le prochain suicide et le prochain meurtre ?

Le meurtre d’un homme est un acte répréhensible que rien ne pourra jamais justifier.
Pourtant, je ne pleurerai pas la mort du bourgmestre de Mouscron. Il y a des aveuglements qui sont incompréhensibles ... à moins que sa mission de gardien de cimetière n’ait été l’encre de sa signature d’une lettre de licenciement ! Il est des comportements d’autorité qui resteront impardonnables !
Comme tout citoyen, j’attends simplement que la justice remplisse sa tâche en toute équité !
Je garderai devant les yeux le visage, à peine sorti de l’enfance, de Nathan qui un soir de février 2015 a découvert son héros, son père pendu dans un garage, parce qu’on lui avait arraché les raisons de vivre !
Des vies gâchées et détruites pour des raison économiques ! Intolérable !

Guy De Smet (13 septembre 2017)


-47- UN CERTAIN LANGAGE ... 

Nous sommes habitués, en Belgique, à des discours politiques parfois fracassants, annonçant des mesures impopulaires, aux réactions souvent musclées.
Il est intéressant d’aller voir comment cela se déroule chez nos voisins ... et pourquoi pas en France !
Depuis quelques mois, ce pays a un nouveau président, Emmanuel Macron.
Comme d’autres dirigeants européens, il est un pur produit de la finance.
Ses oreilles, sa bouche, la pierre qui lui tient lieu de cœur sont des instruments que le monde de l’argent s’est choisi, pour mettre entre parenthèses la souveraineté et l’indépendance d’une nation.
Les Français semblent n’avoir rien vu venir, attirés par l’odeur alléchantes de promesses qu’ils s’étonnent aujourd’hui de ne plus respirer !

Les premiers pas de sa présidence ont été tout un symbole !
Comment en pas oublier ces pas lents et majestueux du nouveau « roi » de France venant du château du Louvre pour rejoindre, éclairé par un seul halo de lumière, l’estrade de son succès et de sa gloire ?
Comment ne pas oublier cette lente marche solennelle vers les escaliers de l’Élysée ou l’attendait son prédécesseur pour lui remettre les clés du pouvoir ? Il semblait « jouir » de ce moment, comme le ferait n’importe quel adolescent boutonneux, un peu échauffé.
Comment ne pas oublier son accueil du Président russe à Versailles, reprenant à son compte l’habit du Roi-soleil brillant dans les ors de la royauté ?
Le faste et les dorures au service d’une ambition qui aime s’afficher !

Mais, en même temps, il faut se faire au langage, tout teinté de mépris, de suffisance et d’arrogance ... comme pourrait le faire un jeune chien mal léché.
Nous retiendrons l’humiliation qu’il a fait subir au chef d’État-major de l’armée. Le tort de ce dernier était d’avoir répondu à des questions de parlementaires ... élémentaire en démocratie !
En bon complexé, il s’est fait un devoir de répondre qu’il était le seul « chef » et le seul habilité à répondre ! Ah ! Quand les roquets se mettent à aboyer !
Nous retiendrons les petits mots dont il aime affubler ses concitoyens, avant de clamer haut et fort « Vive la République, vive la France ».
« Illettré », « fainéant », « cynique », « extrême », « alcoolique » ... ce n’est là qu’un échantillon du mépris que le chef de l’État porte aux travailleurs et à ceux qui se mettent en travers de son chemin.
Il restera le président qui a décrit le paysage humain de son pays en des termes injurieux qui en disent long : « il y a ceux qui réussissent qui croisent ceux qui ne sont rien ».
Il restera le président qui se pavane sous le soleil de la Grèce avec son épouse - qui pour la Constitution « n’est rien » - pendant que des citoyens de l’Outre-Mer ne savent pas s’ils vivront encore demain, face à l’ampleur de l’ouragan Irma ...
N’importe quel chef d’état responsable aurait interrompu son voyage pour être au plus proche de ceux qui souffrent ... Lui attendra une semaine avant de passer quelques heures auprès de ceux qui se désespèrent, se complaisant d’abord dans des repas fastueux, des séances photos et des visites prestigieuses qui n’étaient plus de mise.
Il restera le Président qui parvient, en trois mois, à dépenser plus de 26.000 euros de maquillage, alors qu’il impose des sacrifices et de l’austérité à ses concitoyens.
Il restera le Président qui ne supporte pas l’impopularité de ses mesures imposées par la voie non démocratique des ordonnances, méprisant le droit de grève et l’action syndicale, comme on le ferait en dictature.
Une vraie attitude sale gosse pourri gâté !
Il restera le Président qui ose solliciter les propriétaires en leur demandant de baisser les loyers de 5 €, parce qu’il a diminué de la même somme les aides au logement.
Louis XIV, Louis XVI, Napoléon, le Général de Gaule auront été plus respectueux de leur peuple !

Mais d’où nous vient cet énergumène ?
La banque Rothschild fut son terreau et le point de départ de son carnet d’adresse.
L’ambition et son audace furent son moteur.
Son intelligence, je la cherche, à moins que ce ne soit son opportunisme, son machiavélisme et l’univers de ses livres ou de ses études.
L’arrivisme fut son carburant, poussé par une grand-mère qui espérait bien trouver auprès de lui son heure de gloire, dans ses habits d’épouse.
Son arrivée au pouvoir fut une construction d’une certaine presse qui allait anesthésier l’opinion publique.
Il allait d’ailleurs mépriser ces mêmes journalistes quand ils osaient contrecarrer ses plans.
Son score électoral fut terni par une nette victoire des abstentionnistes et des votes blancs et nuls – ces derniers étant le premier parti de France.
Son installation au pouvoir fut un coup d’état de la finance et du patronat qui trouvaient en lui, le « toutou docile » de leurs méfaits et de leurs soifs.
Aujourd’hui, il reste 30 % d’électeurs pour le soutenir, ce qui rend son action illégitime... comme l’était déjà son élection, si les non-votes avaient été comptabilisés.
Il devait être prévu dans la loi électorale que ne pas voter est aussi un vote, surtout quand il faut choisir entre la peste et le choléra !
Sa seule réponse à ce désaveu, ce sera que les Français veulent du changement sans en vouloir. À moins que le mot « changement » sonnant dans l’oreille du peuple ne signifie pas pauvreté et mépris !

Pauvre France, toi qui aimes clamer ta devise : liberté, égalité, fraternité !
En quatre mois, ton jeune et beau président a foulé ton idéal au pied, semant la division, l’injustice et la précarité.
Il te restera peut-être à t’arrêter et à méditer ces mots de ton hymne national : « Aux armes citoyens ! »

Guy De Smet (12 septembre 2017)


-46- WALIBI

Un jour d’automne qui n’était autre que la Journée du patrimoine ...
Une rentrée politique, celle du MR !
Signe d’une époque : le lieu choisi : Walibi !

À Walibi, nous sommes dans un contexte de fête, de joie, d’insouciance.
Nous sommes dans un endroit où il n’y a pas de place pour les problèmes et pour les difficultés.
C’est le site que choisit le MR, alors que le pays connait une crise sociale sans précédent, dont il est le principal artisan.
Provocation et mépris des petites gens, de vous et de moi pour qui l’avenir et les fins de mois sont avant tout une question, à cause des politiques qu’il mène !
C’est la deuxième fois que le MR affiche ainsi sa suffisance et son arrogance.
En juillet déjà, après avoir « saigné » les pensionnés, il s’en est allé au festival Tomorrowland pour y faire la fête !
Réponse du berger à la bergère, montés sur scène pour s’y exhiber, les ministres se sont faits chasser par le disc-jockey, à qui ils faisaient de l’ombre !
Si les Belges pouvaient faire la même chose sur la scène de leur vie de tous les jours !
Cette fois après avoir institutionnalisé l’austérité et la pauvreté ...
Après avoir anéanti les raisons d’espérer des classes laborieuses...
Ils s’en vont faire la fête à Walibi, avec une indécence qui semble être une de leurs principales caractéristiques.
Pour cela, ils réservent l’ensemble du parc, qui à quelques encablures de sa fermeture saisonnière, sera fermé pour des familles qui auraient pu y passer une bonne journée méritée en famille.
Se mélanger au petit peuple doit probablement être indigne de la seigneurie dont ils se sont affublés.
Le petit peuple aurait payé son entrée ... tandis que la modique somme de près de 340.000 € sera financée, entre autres, par la dotation que les partis politiques reçoivent, via nos impôts !
Populisme, s’écrieront les supporters de ce parti de la honte.
Démagogie, lanceront d’autres qui ne voient dans ces propos que des manœuvres politiciennes pour détruire un gouvernement qui ne me plairait pas !

Dans cet événement, il y a au moins trois aspects qui me choquent.
D’abord, le message que le MR adresse à la population est une communication consternante.
Elle indique clairement que ses ministres, ses députés et ses électeurs vivent déconnectés de la réalité de la vie sociale du pays.
Elle identifie clairement qui est qui.
Il y a d’un côté ceux qui réussissent parce que les mesures prises par la droite libérale leur sont favorables.
Les riches deviennent de plus en plus riches ... les fraudeurs fiscaux coulent de jours tranquilles en toute légalité.
Les entreprises croulent sous les avantages sans devoir fournir la moindre contrepartie et ils en espèrent encore plus ... la finance à toujours besoin de plus d’eau à son moulin !
Le personnel politique se voit là récompensé : ils sont de bons valets du monde de l’argent et ils méritent bien quelques cacahuètes !
De l’autre côté, il y a ces manants qui ne sont rien : les chômeurs qu’il faut pourchasser jusqu’à les faire disparaître, les malades qui exigent des soins dont ils n’ont qu’à se passer s’ils n’ont pas les moyens de les payer, les travailleurs qui exigeraient des métiers stables, mettant en péril les espoirs juteux des actionnaires, les pensionnés qui n’ont qu’à travailler au lieu de rêver d’une oisiveté qui n’est pas faite pour eux, les jeunes qui, avant d’espérer un avenir, doivent mettre toute leur précarité, au service du monopole des riches et des insouciants qui, eux, ont des droits ! ...
Pauvre communication d’un parti qui pour quelques milliers d’euros sacrifie des hommes et des femmes sur l’autel de son arrivisme et de son égoïsme !

Le deuxième aspect qui me choque dans l’escapade libérale à Walibi, c’est le contexte dans lequel elle se vit.
Tout l’été, les ministres libéraux n’ont cessé de « plumer » le citoyen. Ils s’en sont pris une nouvelle fois aux chômeurs, aux pensionnés ... entre autres.
Ils ne cessent de planifier des opérations de vente des bijoux de familles, semant le trouble parmi les travailleurs.
Ils stigmatisent, avec un mépris humiliant, l’action des travailleurs et de leurs syndicats qui ont décidé de se battre pour pouvoir survivre demain. Ils n’y voient, eux, que des manœuvres politiciennes.
Ils mettent en cause le droit de grève, au nom du droit au travail qu’ils ont rendus inaccessibles à bien des travailleurs. Cela se passe dans toutes les dictatures, y compris celle de la finance !
Ils agissent, sans pudeur, comme des fils à papa qui n’ont jamais sali leurs mains dans le travail et qui se permettent de juger, d’ordonner, de sanctionner : de sales gosses de riches !
Face à une telle situation, il est indécent d’aller faire la fête dans un parc d’attractions et d’y afficher sa suffisance et son irresponsabilité.
Se rendent-ils au moins compte que beaucoup de citoyens qu’ils n’ont cessé de pénaliser depuis trois ans « voudraient bien, mais ne peuvent point » passer une journée à Walibi ? Pauvres merdeux !

Le troisième aspect qui me dérange, c’est le blocage du parc au nom de la présence d’un parti politique.
On se croirait revenu à l’époque féodale, où le Seigneur ne se mélange pas au petit peuple.
Les manants, d’une part, servent à construire leurs châteaux, à être la chair à canon de leurs ambitions, les serfs de leur oisiveté. Qu’auraient-ils besoin de se mêler aux réjouissances d’hommes et de femmes qui leur seraient en tout supérieurs ?
Ce blocage, il me semble être le signe le plus représentatif de la politique du MR.
Ce parti s’est construit un monde dans lequel il a ses avantages, ses privilèges. Il s’est mis au service du cercle fermé de la finance et de l’entreprise, espérant bien y récolter de sulfureux bénéfices. Les affaires Louis Michel, Kubla et De Decker en sont de brillantes illustrations. Il évolue à mille lieux de ce qui tracasse les citoyens au quotidien.
Quand il se veut social, il n’a aucune idée de ce que cela peut impliquer dans la vie des citoyens. Son discours est creux, vide et insultant !
Et puis, il y a ceux, vous et moi, les manants d’aujourd’hui, à qui ils imposent la Loi que la finance exige : restrictions, austérité, précarité ... Cela devrait nous suffire !
Les acquis sociaux de jadis, pour lesquels nos ancêtres se sont battus ne sont plus que des souvenirs et de mauvaises plaisanteries. Il faut même poursuivre leur démantèlement !
« Nous n’avons pas les mêmes valeurs » pourrait être l’inscription de leurs tickets d’entrée ainsi que celle des affichettes interdisant l’entrée aux autres citoyens.
La fermeture de ce parc est à l’image de la société qu’ils ont créée : il y a d’un côté les riches, ceux qui réussissent et de l’autre, ceux qui ne sont rien et qui, du fait même, sont une tache dans le paysage. Ces deux mondes n’ont pas à se croiser !

Face à ce type de propos, Charles Michel, le ridicule pantin du Lambermont a terminé son exploit à Walibi par une déclaration tonitruante.
Selon lui, « L’ennemi du peuple, ce serait le communisme », évoquant une certaine gauche, proche de ceux qui souffrent.
Nous sommes plusieurs à penser que notre ennemi c’est la finance, ainsi que ses valets politiques qui nous oppriment, chaque jour.
Nous ne le pensons pas sur le mode de Monsieur Hollande, mais sous la forme d’un cri qui pourrait bien devenir « explosion » !
Enfermer des citoyens dans la misère n’est pas la meilleure manière d’envisager la stabilité d’un pays !
Mon ennemi – et je ne suis pas le seul – c’est mon banquier et le MR !

Électeur Bruxellois et wallon, c’est ce parti-là qui est en tête de tes préférences !
Serais-tu un chien battu qui offre le bâton pour te faire battre ?
Serais-tu l’inconscient amorphe qui serait anesthésié au point de ne plus ressentir la pointe qui te saigne ?
Serais-tu le sourd qui n’entend pas une colère sourdre, au point de changer de force et de devenir Révolution ?

Guy De Smet (12 septembre 2017)


-45- SOS CHÔMEURS !

Un des signes de la toxicité de la société néolibérale, c’est la présence massive des chômeurs.
Ces hommes et ces femmes, sans qu’ils ne s’y attendaient, se retrouvent, du jour au lendemain, privés d’emploi.
Soit, ils sont trop jeunes et ils manquent d’expérience. De là à se demander à quoi a servi leur parcours scolaire, il n’y a qu’un pas !
Soit, ils ont bien toutes les compétences, mais ils sont « impayables » pour l’emploi qu’ils ont pu espérer.
Soit, ils sont trop âgés, même si la cinquantaine n’a pas encore frappé à la porte de leur vie.
Soit, ils sont victimes de plans de restructuration, d’une course à la compétitivité ou d’une délocalisation assoiffée de profits et d’exploitation.
Peu sont chômeurs parce qu’ils l’ont choisi ou par profession !
Certains ont de la chance de trouver un emploi assez rapidement.
D’autres galèrent pendant des années, envoyant des CV auxquels ils ne reçoivent même pas de réponse ou consultent des annonces face auxquelles ils sont des dizaines à espérer.
D’autres encore devraient se contenter de fonctions qui ne sont pas à la hauteur de leurs compétences.
La plupart a tout perdu : des amis, des biens, des raisons d’exister ...
Ils s’en prennent alors à la terre entière, parce qu’elle leur refuse une place au soleil.
C’est la faute des migrants, des étrangers qui viennent manger leur pain.
C’est la faute de l’école qui ne les a pas préparés à affronter la vie.
C’est la faute de leurs familles qui ont placé la barre trop haut et qui espéraient trop de leurs maigres compétences.
C’est la faute de la société qui semble avoir oublié qu’ils existent.
À chaque fois, le visage d’un chômeur prend les traits d’un drame et d’un cauchemar qui s’écrit au quotidien.
Le chômage, s’il est une catastrophe humaine, il est, en même temps, le signe de l’échec d’une société qui a tout misé sur l’argent, sur les bénéfices et sur l’égoïsme d’un monde qui aime briller.

Dans leurs combats pour survivre, ces hommes et ces femmes, blessés par la vie, sont confrontés au monde politique, celui qui prend des décisions et qui fixe des caps et des priorités.
Chez nous, ils sont le point de mire des responsables de la « bulle libérale » alimentée par les effluves nauséabonds de la NV-A, du MR et depuis peu du CDH.
Ils ont devant eux un interlocuteur qui les ignore et qui les méprise, parce qu’en libéralisme, on n’aime que les bons chiffres !
Régulièrement ils se font humilier par les déclarations avilissantes venant de la bouche d’un Baquelaine pétrifiant ou d’un Jéholay arrogant.
Face à ces situations dramatiques des chômeurs, le monde politique libéral n’a trouvé que l’arme d’une chasse aux sorcières.
Il faut les harceler, les pourchasser, les pousser vers des formations, même si elles ne mènent nulle part ... pourvu qu’ils soient occupés et qu’ils ne viennent pas ternir les chiffres du chômage.
« Jobs, job, jobs » disait Charles Michel, même si la précarité des emplois proposés doit conduire vers la misère et vers le statut de travailleur pauvre.
Il faut les contrôler, les exclure, les réduire à l’état de parasites qui encombrent la société ... et pour cela, tous les moyens sont bons !
Baquelaine, au nom du gouvernement, vient de dévoiler une nouvelle arme pour abattre ces hommes et ces femmes : les chômeurs âgés, qui n’ont pas eu la chance de connaître une carrière complète, pour des raisons liées à leurs parcours personnels, se verront réduire leur pension, déjà maigre, de 140 €.
Ils connaissent déjà les fins de mois difficiles, les santés dégradées, les cadeaux impossibles aux enfants ... ils n’avaient qu’à travailler !
Et si c’était votre sort, à vous, demain ?
Mais, à l’écouter, cette mesure ne concernera personne, beaucoup n’étant pas dans les cibles de la loi. Il faudrait avoir eu un salaire de plus de 2000 € ! Ils doivent être nombreux ... à l’avoir espéré, un jour !
Comment peut-on justifier un tel acharnement, alors qu’en même temps, d’autres catégories de citoyens sont protégées ?
On ne touche pas aux riches : on risquerait de leur déplaire.
On ne touche pas aux entreprises qui ne paient pas d’impôts, elles risqueraient de délocaliser.
On ne touche pas aux acquis du monde politique, il risquerait de ne plus être alimenté par des « fils de ».
On ne touche pas aux dotations indues et aux avantages de certaines classes, elles risqueraient de ne plus voter libéral ou à Droite.
On ne touche pas aux fraudeurs fiscaux ou aux amateurs de paradis fiscaux, ils risqueraient d’en prendre ombrage, au point de devoir les effacer de la liste de ses amis et de ses relations.
Mais, il paraît que tous les citoyens sont égaux devant la Loi !

À entendre ces « merdes » qui nous dirigent, nous aurions envie de leur crier : ASSEZ !
Arrêtez de stigmatiser des hommes et des femmes à qui la société brillante que vous prônez n’a même pas été capable d’offrir une place pour vivre.
Arrêtez de pointer du doigt des ex-travailleurs qui ont la malchance de ne pas entrer dans vos catégories de succès.
Arrêtez de bâtir un monde en excluant les plus faibles et ceux qui n’ont pas eu la chance de réussir.
Arrêtez de détruire les seules valeurs qui en vaillent la peine sur cette planète : l’être humain, la vie ...
Arrêtez de fermer les portes d’un avenir à des hommes et à des femmes qui n’ont pas besoin qu’on leur rappelle, chaque jour, qu’ils ne sont rien.
Occupez-vous plutôt des causes de tous ces drames ! C’est pour cela - et pour cela seulement – que vous avez été élus !

Aujourd’hui, une colère gronde. Demain, elle deviendra révolution.
Nous vous poursuivrons alors, jusque dans vos derniers retranchements, pourvu que vous disparaissiez à jamais.
Vous avez défiguré l’humanité par l’égoïsme de l’argent.
Vous avez sali l’homme par l’arrogance de vos certitudes.
Vous avez semé l’injustice et la division par la futilité de vos valeurs.
Peuple de la vraie vie : réveille-toi ... le monde de la finance menace ton existence !

Guy De Smet (6 septembre 2017)


-44- TURNHOUTSEBAAN

Anversois de naissance, il y a des jours où j’ai honte de ma ville natale et surtout de ceux qui la dirigent.
Bart De Wever a, une fois de plus, frappé !
Dans une de ces déclarations stupides, dont il a le secret, il a osé pointer du doigt une catégorie de personnes : les arabes.
« Regardez les photos des auteurs de Barcelone. Sur la Turnhoutsebaan, vous rencontrez facilement des hommes de ce type ».
Jamais un attentat n’a été commis par un habitant de cette rue.
Jamais ce quartier n’a été un berceau dangereux du radicalisme musulman.
Au contraire, les habitants de ce quartier, qui ne disposent pas des mêmes moyens que les résidents du ghetto des diamantaires, ont fait du multiculturalisme une richesse. Ils ont appris à vivre ensemble, à se connaître et à s’apprécier.
Il doit y avoir là, comme partout, des familles, des hommes et des femmes pour qui l’intégration n’est pas facile, parce que les conditions de vie ne sont pas faciles.
Il doit, y avoir là, comme chez nous, des chocs de culture, qui engendrent des situations difficiles.
N’empêche, que les résidents de cette rue, belges et étrangers, sont heureux d’y habiter et d’y construire leur vie.
Dernièrement, les habitants ont souhaité rencontrer leur bourgmestre pour évoquer des soucis du quotidien. Celui-ci n’a pas daigné se déplacer !
Endosser le costume du lâche qui stigmatise des gens qu’il ne connait pas, lui semble bien plus confortable et à sa mesure ... comme d’habitude !
Il est des quartiers d’Anvers qui sont bien plus anxiogènes que la Turnhousebaan : le quartier des diamantaires, par exemple, ainsi que les rues du quartier juif, où il ne fait pas bon se promener quand on est différent. J’en ai fait personnellement l’expérience !
En plus, les Juifs de ces quartiers, en payant un impôt de solidarité à Israël financent, sans honte, le massacre des Palestiniens, les murs de la haine et une colonisation dénoncée par les nations civilisées ... Une ingérence qui n’a pas l’air de traumatiser la conscience de la Belgique ou de démanger la bouche du Bourgmestre d’Anvers !
À moins bien qu’il ne faille pas froisser ces hommes et ces femmes et surtout leurs fortunes, dont la ville aime les retombées financières.

Monsieur De Wever, c’est son fonds de commerce, n’est pas pour la paix des ménages.
Sa politique, c’est de diviser pour mieux régner.
Il nous a habitué à cela dans le dialogue communautaire, dans lequel son souci de séparer la Belgique est prioritaire.
Il nous l’indique au niveau économique, où le pauvre doit savoir qu’il est une tache dans un paysage libéral qu’il aime vanter ; tout comme le Wallon doit savoir qu’il n’est qu’un fainéant qui empêche le développement de la Flandre.
Dans son rôle de belle-mère du gouvernement, il a pris au sérieux son rôle de dépeceur de la Belgique, préparant un confédéralisme qui ne sera que l’entrée du menu indiqué dans les statuts de son parti : l’indépendance de la Flandre.
Il n’y a que Charles Michel et sa clique de libéraux « népotiques » qui n’ont pas compris cela !
Dans la gestion de la sécurité de sa ville, il ne voit que la méthode forte, comme le ferait un bon fasciste, mouvance que son parti connaît bien, pour en être issu.
Avec la communauté musulmane, il tient une arme de propagande extraordinaire, dont il aime user quand ça l’arrange : la Turnhoutsebaan en restera un symbole !
C’est en agissant ainsi qu’on fait naître des vocations !
Elle est à la base de tous nos maux, de tous les intégrismes et de toutes les violences.  
Voir le visage des arabes qui y habitent, c’est voir un terroriste ! Un peu court !
Que fait-il de la violence liée au port ou à la proximité de la frontière des Pays-Bas ?
Que fait-il du radicalisme des Flamingants ?
Que fait-il du chômage et du manque d’emplois qui est un des maux qui détruit l’environnement social de la moindre de nos villes ?

Les propos de Bart De Wever sont choquants. Ils nous sortent d’une poubelle aux odeurs immondes.
Ils nous rappellent d’autres époques où une photo devenait une étoile jaune.
Il n’est pas attendu d’un politicien, à plus forte raison du premier citoyen d’une ville, qu’il soit celui qui pointe du doigt ses concitoyens et d’ainsi cultiver la haine.
Il n’est pas attendu du monde politique qu’il distille le racisme, à une période où cela permet de si bien masquer le désastre social que lui et ses alliés sèment à tout vent.
Faire de la politique, c’est créer des ponts.
Faire de la politique, c’est avoir le courage d’aller à la rencontre des situations difficiles et d’en chercher les causes.
Faire de la politique, c’est ressentir de l’empathie pour ses concitoyens.
Faire de la politique, c’est avoir l’audace de créer des lieux de dialogue et de vivre ensemble, loin de toutes les fermetures d’esprit et de toutes les barrières.
Il est vrai que la NV-A, comme l’extrême-droite dont elle est si proche, préfère les « murs ».
Faire de la politique, c’est ouvrir les portes d’un avenir pour tous, loin des distinctions de races, de cultures ou de milieux social.

Mais pendant que l’opinion publique s’arrête aux propos racistes de Bart De Wever, elle oublie ses propos liberticides à l’encontre de la liberté syndicale ... ce qui est monnaie courante dans toutes les dictatures.
Elle oublie les mesures - qu’avec son parti, il a avalisées - qui étrangleront encore un peu plus les chômeurs : 140 € de moins de retraite par mois, pour des chômeurs de longue durée. Bienvenue dans le pays de la misère !
Elle oublie ses déclarations défendant les plus riches ou vantant les cadeaux démesurés et à sens unique délivrés aux entreprises, au détriment du moindre travailleur.
Elle oublie ses attaques régulières contre les autres régions du pays, ayant hâte d’inscrire dans son futur hommage funéraire qu’il est le père de l’indépendance de la Flandre.

De Wever ...
Si tu retournais à l’anonymat de tes cours d’Histoire, cela nous ferait des vacances.
Si tu la « fermais », cela nous ferait un air respirable.
Si tu tombais enfin dans l’oubli, notre honneur serait restauré !
Si tu sortais du champ des caméras, ta photo ne salirait pas celle des autres !

Guy De Smet (5 septembre 2017)

-43- UN FOSSÉ ?


Si dans la tirade des nez, il est question de hauteur : d’un cap, d’un pic, d’une péninsule, en ce qui concerne la situation politique chez nous, on est plutôt dans des termes de profondeur : une incompréhension, un rejet, un fossé, un gouffre ...
Voici deux mois que le citoyen est mené en bateau, naviguant sur les eaux d’une incertitude institutionnelle navrante.
Il est vrai, que depuis quelques temps, nous assistons à un effeuillage des magouilles politiques dont sont capables les partis, et ce, depuis longtemps : Publifin, les intercommunales, le Samusocial, les contradictions, le cumul éhonté des mandats, les emplois fictifs et les dénis de démocratie ... une crise ne pouvait qu’éclater !
Des mouvements de citoyens avaient déjà vu le jour, réclamant plus de transparence dans la vie politique.
Des partis politiques, telle une blanche colombe, avaient pu profiter, dans les sondages, de tout ce désarroi face à l’irresponsabilité de ceux qui nous dirigent. Ce n’est pas le PTB qui me contredira !
Les partis traditionnels, usés par le pouvoir, s’enfonçaient dans un désintérêt qui laisse rêveur. Ainsi, le CDH se retrouvait avec seulement 9 % d’intentions de vote, en cas d’élections ! 
Ce sera ce parti, par la voix de son président, qui osera provoquer une crise, espérant un renouveau politique, à moins que ce ne soit l’espérance d’une renaissance de ses cendres.
Voici deux mois, Monsieur Lutgen dénonce l’accord électoral conclu avec le PS, excluant le MR qui, selon lui, avait vendu son âme au diable et trahi les francophones, en s’alliantà la NV-A.
Il le fait au nom de l’impossibilité de gouverner sereinement avec un parti qui dans les « affaires » - légales, mais immorales ! – semblait avoir atteint des sommets.
Comme quoi, l’enfer est pavé de bonnes intentions !
Le CDH aurait-il déjà oublié les « magouilles » du PSC, son berceau, et d’un de ses ténors Paul Vanden Boeynants ?
Le CDH aurait-il oublié la démission obligée de Madame Milquet ?
Le CDH aurait-il oublié les corruptions de ses administrateurs au sein des intercommunales pointées du doigt ?
Le CDH aurait-il oublié qu’il est loin d’être le champion de la transparence voulue par les électeurs en refusant un décumul complet des mandats ?
À moins que le but du jeu ne soit de définir qui serait le moins malhonnête !
Car si le PS semble condamnable, au point de devoir couper les liens avec lui, que dire du MR ?
Lui non plus n’est pas qu’un nid d’honnêteté :
- Les accusations livrées en pâture dans la presse contre Louis Michel et ses détournements d’argent ... Je n’accuse pas ... Je lis !
- Les errances du dossier Serge Kubla qui, d’affaire en affaire, semble s’enfoncer dans la criminalité la plus basse. Le MR ne l’aura pas exclu !
- L’outrecuidance de Armand De Decker qui de donneur de leçons endosse le costume de délinquant de première classe, au point de devoir enchaîner les démissions et les enquêtes judiciaires surréalistes. Le MR ne l’aura pas exclu !
- L’implication – comme les autres partis – dans les scandales des intercommunales qui ont retenu notre attention ces derniers mois.
- Le décumul des mandats qui semble leur être tout, sauf une priorité.
- L’exemple de leur gouvernance fédérale qui tient plus du massacre social que du souci du bien commun ...
Le CDH fait donc le pari – à deux ans de la fin de la législature - de refouler le PS dans l’opposition.
Pour le faire, il sera aidé par la Constitution de notre pays qui ne prévoit pas de retour aux urnes face à cette impossibilité de gouverner. Cherchez l’erreur !
C’est aux différents partis à trouver une nouvelle majorité ! Bonjour la démocratie !
Monsieur Lutgen réussit son opération en Wallonie, sabordant le gouvernement en place au bénéfice du MR, qui, il y a à peine quelques années, était le partenaire à exclure. Les conséquences, nous les subissons déjà !
Par contre il échoue à la Fédération Wallonie-Bruxelles et à la région bruxelloise.
Tel un chevalier héroïque, il le fait pour sauver les institutions et prévenir les dérives du PS ! C’est beau, les missions divines en politique !
À moins que là aussi, il n’y ait une autre lecture, dévoilée avec perspicacité par Monsieur Maingain.
Et si le CDH, aujourd’hui à 9 % d’intentions de vote, prévoyait l’avenir ?
Sa nouvelle position lui permettrait de s’allier, comme le MR, à la NV-A, conspuée hier. N’est-ce pas déjà cela qu’affirmait, puis niait le sulfureux bourgmestre de Namur, Maxime Prévot ? On n’est pas à une vérité ou une interprétation près dans ce parti !
Un calcul qui lui permettrait, en tant que parti microscopique, de briguer encore des mandats dans un éventuel pouvoir. Calcul minable, qui cadre bien avec sa logique !
Pour exister ce petit parti va jusqu’à se prostituer, vendre sa dignité et endosser l’habit du caméléon qui se colore selon ses intérêts.
Si le parti s’en défend aujourd’hui, l’avenir nous révélera l’éventuelle fourberie, à moins que les électeurs fassent preuve de courage et décident de ne plus être les dindons de la farce.
Le MOC semble avoir fait son choix en affirmant ne dépendre d’aucun parti. J’ose espérer que l’Église fera de même !
Pendant que ces messieurs, dames discutent de leurs petites places au soleil, envisagent des coalitions et s’enferment dans leurs bulles politiciennes, le citoyen lui, il souffre.
Il souffre d’un manque d’emplois qui respectent ses compétences et ses nécessités pour vivre.
Il souffre de soins de santé qui lui sont de moins en moins accessibles.
Il souffre de ces atteintes aux droits de l’homme qui, des migrants aux chômeurs, en passant par les retraités ou les mendiants sont bafoués par des politiques inhumaines et incompétentes.
Il souffre de l’érosion de son pouvoir d’achat, sacrifié sur l’autel des cadeaux inconditionnels offerts au monde de l’entreprise.
Il souffre d’une rage taxatoire dont les ressources s’engouffrent dans une dette que les ténors de l’Europe et de la finance se font un plaisir d’entretenir avec soin.
Il souffre de l’état de ruine d’un pays, dont le réseau routier est plus qu’un symbole.
Il souffre d’un fossé, sans cesse grandissant, entre riches et pauvres.
Il souffre du bidouillage des retraites qui offrent l’enfer de la pauvreté à plus d’un senior.
Un horizon bien sombre, dans lequel le citoyen se sent bien seul !
Face à tout cela, il est un fait qui s’impose aux simples gens « qui ne sont rien » et que nous sommes.
Nous n’en avons rien à faire de leurs stratégies politiciennes.
Nous n’en avons rien à faire de ces « familles » politiques qui nous empoisonnent l’existence par leurs incompétences. Être ministre parce que papa l’était n’est pas un credo de notre vie en société !
Nous n’en avons rien à faire d’un cumul des mandats dont la mise en cause serait un danger pour la démocratie. Ce sont aujourd’hui ces partis politiques qui mettent en péril la démocratie !
Nous n’en avons rien à faire de ces partis qui se souviennent de l’existence des électeurs, le temps du scrutin, pour ne même pas respecter leurs choix, lors de la formation des équipes gouvernementales.
Nous n’en avons rien à faire des supputations de partis, comme le CDH, qui se cherchent désespérément des raisons d’exister ... Encore demain.
Ils ont beau proclamer que ce qui les intéresse, ce sont les dossiers : nous en voulons des preuves et des réussites !
Ils ont beau nous chanter que « l’humain » est au cœur de leurs préoccupations, nous aimerions le ressentir.
Ils ont beau nous dire que la création d’emplois est pour eux une obsession : Jobs, jobs, jobs ... nous aimerions qu’elle conduise à autre chose qu’à la flexibilité gratuite et à la précarité.
Ils ont beau nous parler de transparence, qu’ils arrêtent de se laisser « manger » par les lobbies industriels et financiers qui ne cessent de les inonder d’avantages. Ils nous ont occupés tout l’été avec un feuilleton de mauvais goût, sous l’impulsion d’un pauvre et sinistre clown qui n’amuse personne : qu’ils disparaissent aujourd’hui de la carte électorale de notre beau pays, recouvert des ténèbres d’un libéralisme qui tue !

Guy De Smet (1 septembre 2017)


-42- LES MIRACLES DU LIBÉRALISME

Il est des mots qui, accolés les uns aux autres, me semblent être une incongruité sans nom.
Quand ils sortent de la bouche de certains de nos gouvernants, ils s’apparentent à de l’inconscience, teintée de sadisme.
Il est de bon ton de les entendre nous expliquer que « tout va mieux ». Ils vont même parfois jusqu’à nous démontrer que « la crise est derrière nous ». Il serait même question d’une « reprise ». Jamais, ils ne disent au bénéfice de qui !

La situation de la Grèce est ainsi une illustration tragiquement explicite du fait qu’il n’y a pas de miracle en libéralisme.
Une dette impressionnante, à l’image de celle de tant d’autres pays ...
Des travailleurs laissés sans défense face à des mesures qui les massacrent au quotidien ...
Des exclus de toute vie sociale qui n’ont plus que le suicide comme porte de sortie d’une vie qui leur a été arrachée, au nom de la finance ...
Un peuple exsangue, ruiné, vendu en esclavage aux tenant du Capital ...
Des banquiers et des créanciers qui jubilent...
Une Europe qui se frotte les mains ...
Des États comme l’Allemagne ou la Belgique ... et bien d’autres encore qui transforment ce désastre économique en une manne financière ...
Où est le « miracle », si ce n’est dans la poche de quelques nantis qui verront bien cette nouvelle fortune leur exploser à la figure, un jour ?

Le deuxième exemple de cette imposture libérale, j’en trouve une illustration dans la prospère Allemagne, notre voisine.
Il est beaucoup question de la réussite économique de ce peuple qui, non seulement à dû se relever du chaos qu’il a semé dans le monde, mais qui, en plus, au-delà de toutes les crises, arrive à briller.
Il y est question de plein emploi, même si, en même temps, le gouvernement allemand permettait la mise en place du concept du « travailleur pauvre ».
Celui-ci est tellement « haché » par la flexibilité de son emploi qu’il ne lui reste que des miettes pour survivre.
Il est à l’image de tous les autres travailleurs européens qui voient les codes du travail devenir des promesses de bénéfices assurés pour les entreprises et des tickets de précarité pour ceux qui n’ont que la richesse de leurs mains pour vivre.
Mais le « succès » de Madame Merkel devait s’écrire sur le mode d’une rose avec plusieurs épines.
Il y en a une qui est devenue ainsi une écharde dans la peau des retraités allemands.
Selon une étude de « Le Vif-L’express », 900.000 d’entre eux sont obligés de travailler pour compléter leur faible pension.
Parmi eux, beaucoup ont connu des emplois précaires ou des accidents de parcours ou encore sont des femmes. Ils peuvent ainsi se retrouver avec une pension inférieure à 600 € par mois !
Et pourtant, la situation économique allemande est, aux dires des spécialistes européens, la meilleure du continent.
Elle s’est façonnée grâce à toutes les astuces possibles que donne le rêve d’une Europe forte : dumping salarial, réduction du salaire minimum, modification des calculs des retraites, trafic des taux d’intérêts bancaires ...    
Aujourd’hui, 7 millions d’Allemands vivent de « mini-jobs » à 450 € par mois !
15 % des retraités vivent sous le seuil de pauvreté !
Comment ose-t-on parler de « miracle économique » allemand, s’il a fallu, pour y arriver, laisser sur le bord de la route, une partie importante et fragile de la population ? 
Ce pays n’aurait-il donc rien retenu de son histoire ?
De cette pauvreté peuvent jaillir des extrémismes et des fascismes, à l’image du Nazisme qui a semé l’horreur sur les routes européennes ... au départ de ses frontières !  

Et la finance continue son travail de sape sociale aux quatre coins du continent.
En Belgique, le libéralisme aux commandes a déjà organisé un massacre social sans précédent. Nous en mesurons les conséquences au quotidien.
En France, le monde de la finance a carrément fait un coup d’État, plaçant à la tête du pays un pion favorable, acquis à sa cause ...
Des cadeaux sont faits aux entreprises, sans qu’elles ne soient tenues à aucune contrepartie ...
Les conditions de travail n’offrent que l’horizon de la précarité, sans aucune sécurité d’avenir ou de qualité d’existence ...
Des chasses aux sorcières sont organisées parmi ceux qui travaillent ou qui en cherchent ...
Les organisations de défense des travailleurs sont pointées du doigt, parce qu’elles seraient un danger pour le développement de la finance, cette dictature qui détient le dernier mot.
Les citoyens croulent sous des taxes pendant que les tenants de la finance, ses valets politiques et les plus riches sont épargnés ...
Le nombre des milliardaires s’envolent, pendant que celui des miséreux n’ose plus s’afficher ...

Lors de la chute du mur de Berlin, des politiciens d’envergure ont proclamé que la dernière idéologie qui gouvernait le monde, le communisme, venait de tomber.
Ce jour-là, ils nous ont menti, oubliant celle qui défigure la planète toute entière : le capitalisme !
Elle sème la mort et la désolation autour d’elle.
Elle crée l’injustice, montant les hommes les uns contre les autres.
Elle fait main basse, au nom de l’épanouissement de quelques nantis, des richesses de toute une planète.
Elle tue l’homme s’il n’appartient pas à la race de « ceux qui réussissent » ... « ceux qui ne sont rien » étant une simple tache dans le paysage.
Elle ferme les poings de son égoïsme face à tous ces migrants et face à tous ces désespérés qu’elle crée à la pelle.
Quand monterons-nous à l’assaut de ce dernier mur qui emprisonne le cœur des humains, à l’image de ces femmes et de ces révolutionnaires qui, jadis ont pris d’assaut le château de Versailles ?

Guy De Smet (31 août 2017)