PAROISSE NOTRE-DAME DE L'ASSOMPTION

   

 


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-40- LETTRE OUVERTE À DES CRAPULES

Vous qui vous réclamez d’un Dieu qui ne vous connait pas et qui doit avoir honte de vous ...
Vous qui clamez haut et fort qu’Allah est grand, tout en vous comportant avec un mépris profond pour l’homme, sa créature ...
Vous, les chantres de la haine et de la mort ...
Vous nous êtes devenus insupportables !
Votre cause d’un État islamique nous indiffère.
Vos moyens d’une guerre sainte nous sont intolérables.
Votre orgueil au nom d’un Dieu qui devrait n’être que « Miséricordieux » n’a droit qu’à notre mépris.
Votre religion parle d’Amour, vous vous complaisez dans le sang.
Votre peuple aspire à la vie, vous n’êtes que des agents crapuleux d’un obscurantisme qui nie la grandeur de l’existence.
Vos enfants rêvent d’un avenir, vous ne leur offrez qu’un monde dans lequel les portes et les cœurs se ferment.
Vous vous inscrivez dans une longue lignée de parasites que la race humaine n’aurait jamais dû enregistrer dans ses rangs.
Vous n’êtes que des monstres qui, dans la foulée d’Hitler, de Ben Gourion, de Netanyahu, de tant d’autres bêtes de haine, n’avez semé que le désarroi sur votre passage.
Nous vous nions le droit à la vie !
Nous vous nions le droit à l’expression de vos rancœurs et de vos combats stériles.
Nous vous nions le droit à la moindre explication !

Madrid, Paris, Bruxelles, Nice, Berlin, Londres, Stockholm, Orlando, Barcelone, Cambrils ... vos noms y seront, à jamais, synonymes de terreur et de cauchemar.
Dans ces lieux, vous vous êtes comportés comme les lâches que vous êtes : un véhicule qui fonce dans une foule d’innocents ... tu parles d’un courage !
Dans ces lieux vous avez assassiné la paix et la justice, en vous en prenant à de simples hommes, de simples femmes, de simples enfants.
Dans ces lieux, vous vous êtes comportés comme des cancers de l’humanité, en tuant des êtres qui eux comptaient pour quelqu’un, à l’inverse de vous, dont personne ne se souviendra.
Aujourd’hui, dans nos rues, résonne un cri de douleur, celui d’un peuple libre, qui était heureux de vivre, qui avait la joie de profiter de quelques jours d’insouciance, loin des soucis et du stress du quotidien.
Qui leur rendra ce que vous leur avez volé « lâchement » ?
Qui reverra leur sourire d’avant l’horreur ?
Qui osera à nouveau la beauté de leurs rêves ?
Aujourd’hui, une fois de plus, vous avez semé la destruction et le chaos ... et du fond de votre bêtise vous devez jubiler, au point d’oser revendiquer une telle barbarie.
J’ose espérer que nous saurons nous en souvenir !
Au début de votre vague d’assassinats, nos gouvernements nous ont dit : « Nous sommes en guerre ».
Et nous ne nous sommes donné que des arbalètes démocratiques pour lutter contre vos armes de destruction massive.
Et vous avez profité de nos faiblesses !
Une jeune fugue d’un centre fermé et il se retrouve à voyager avec ses proches vers la Turquie ! Bonjour le laxisme !
D’autres se retrouvent fichés « S » et ils circulent librement, comme des bombes à retardement, sans que la justice ne se pose la moindre question.
Des « returnees » reviennent de vos zones d’exploits grotesques en Syrie et en Irak, et nous pensons, après une punition symbolique, à une réinsertion dans la société.
Notre naïveté démocratique vous a permis de constituer de véritables sanctuaires de haine et de guerre, presque en toute impunité ... tant que vous ne passez pas à l’acte !
Aujourd’hui, nous disons haut et fort : ça suffit !
Cela s’adresse d’abord à la Justice, à nos gouvernants et à l’Europe.
Votre irresponsabilité vous rend complice de cette barbarie.
Être en guerre, ce n’est pas être dans un État de droit et cela réclame donc des lois spéciales.
Selon-vous, ce ne serait pas possible, sous peine de mettre en question nos valeurs.
Mais, dans ces attentats ne sont -elles pas détruites ?
Vos fiches, vos enquêtes, vos investigations ... cela ne nous suffit plus.
Un djihadiste n’a pas sa place dans notre société. Son retour des scènes de guerre doit être rendu impossible ! Son éventuelle radicalisation et son moindre lien avec un Islam revendicatif doit être avorté dans l’œuf. Ses complices et ceux qui le soutiennent doivent être, eux aussi, réduits à l’impuissance, sans quoi ils seront à jamais des menaces purulentes.
Nous ne voulons pas qu’il soit intégré à nouveau dans la société : tant de victimes de leurs actes auraient voulu avoir une seconde chance ! Il doit disparaître !
Nous ne voulons pas d’une religion ou d’une philosophie ou d’un mouvement qui puisse être source de haine, de racisme, d’intolérance. Elles ont à s’inscrire dans un cadre légal que les États se sont donnés pour vivre, dans le respect des différences de chacun.
Nous ne voulons plus être sacrifiés sur l’autel de vos décisions économico-financières, qui vous empêchent d’aller au-devant des vrais défis qui menacent la race humaine.
Mais ce cri de colère, il s’adresse aussi à toi Djihadiste et à tes utopies, toi qui te caches au milieu des gens honnêtes, chez nous et partout.
Prends le temps de te regarder dans un miroir.
Ces traits que tu vois, une maman les a un jour dessinés, pour y voir fleurir un sourire.
Cette maman a regardé tes yeux et y a lu la soif de vivre qui se cachait en toi.
Cette maman elle t’a aimé un jour, espérant que tes bras l’entourent de son amour.
Regarde-toi aujourd’hui !
La haine te défigure le visage.
Tes yeux sont injectés de sang.
Tes poings sont fermés sur cette arme qui te démange.
Tu n’es plus un vivant !
Tu n’es plus de notre race !
Pour une fois, sois courageux : si ce monde ne te convient pas, disparais !
Cesse de croire ceux qui t’ont promis qu’en semant la mort tu t’ouvrais les portes du paradis : pour toi, il n’existera jamais.
Pour une fois, sois honnête : ne fais pas à la vie la honte de devoir te supporter !
Un animal a plus de prix que toi !
Disparais !

Guy De Smet (18 août 2017)


-39- L’AUTRE VISAGE DE LA BELLE DE CADIX

Nous voici au cœur de l’été, ce merveilleux temps de l’insouciance que notre Occident se plait à s’offrir.
Des hommes et des femmes, après avoir subi des quotidiens stressants, après avoir épargné sur des salaires faibles ou bloqués, ont choisi de s’offrir quelques jours au soleil, loin des embarras du quotidien. C’est bien leur droit !
Les plages du sud sont devenues leurs terrains de détente et de jeux.
Le farniente est devenu leur nouveau style de vie.
Des petites folies qui font éclater le budget sont devenues monnaie courante.
C’est dans un de ces endroits de rêves que des touristes s’étaient allongés sur la plage de sable chaud.
Cadix allait devenir, le temps d’un enchantement, un endroit fabuleux où les belles auront à jamais l’honneur des yeux et du cœur.
C’est du moins ce que chantait, en son temps, Luis Mariano : La Belle de Cadix, qui ne s’en remet pas de ses beaux yeux de velours !
C’était sans compter sur l’ombre qui allait ternir à jamais leur belle carte postale.
Un canot pneumatique débordant d’hommes et de femmes allait subitement débarquer sur cette plage de rêve.
Ils dégoulinaient de stress et de désarroi.
Ils couraient au plus vite vers une sécurité, loin des flots de cette mer qui avait failli les engloutir.
Ils laissaient là leurs vêtements de désespoir, espérant couvrir leur nudité d’un nouvel avenir.
Deux mondes, deux cultures ... Un choc qui ne permet plus de se cacher derrière des formules creuses et racistes.
D’un côté l’insouciance d’un monde qui brille et qui offre des instants de paillettes ; de l’autre le monde de la misère, de l’avenir perdu et de l’espoir anéanti, pour qui toutes les portes se ferment.
Ces mondes, ils avaient des visages : celui de la plage, c’était des mines rayonnantes de bonheur, caressées par les rayons d’un soleil bienfaisant.
Celui du canot de sauvetage, c’était les yeux du désarroi, de la frayeur, de la misère à laquelle on espère enfin trouver une échappatoire.
Deux mondes qui n’étaient pas faits pour se rencontrer.
Le Tiers-Monde n’en peut plus de cette misère qui le réduit à n’être que des zombies, sans raison de vivre.
Ils voient les Occidentaux investir leurs pays et y puiser des richesses qu’ils ne soupçonnaient pas. Ils se sentent même exclus d’un partage éventuel.
Grâce à cela, ils imaginent l’Occident comme étant un Eldorado où coule le lait et le miel.
Le Tiers-Monde ne devine pas que l’Occident ce n’est pas la poule aux œufs d’or pour tout le monde.
Il ne devine pas que ce monde génère, lui aussi, des pauvretés et une misère innommable, qu’on voit mieux, l’espace d’une fête de Noël et d’un sursaut d’humanité.
Il n’a pas conscience que le chômage et une société de consommation font des ravages au quotidien ... aussi près de ces belles plages qui sentent le luxe et le bonheur de vivre.
Le touriste occidental, lui, n’était pas venu là pour se faire dépasser par l’actualité d’une injustice qui défigure le monde et qui le dépasse.
Il n’était pas venu là avec la volonté d’épouser la pauvreté du monde.
Il ne se rendait pas compte du désespoir de ces êtres issus du canot. Ils l’avaient bien perçu dans les images de la télévision, mais ici, c’était une cruelle actualité.

Une simple expérience de vacances pour touriste confronté à la réalité dure de la vie ou une interpellation qui se traduira dans une prise de conscience ?
Ces miséreux franchissant la noirceur des mers, aussi bleues soient-elles, n’allaient-ils être que des mendiants à exclure de notre vivre ensemble, comme nous le faisons déjà dans nos bonnes vieilles villes, comme Namur ?
Aujourd’hui, dans la mesure où tous ces naufragés de la vie s’en viennent côtoyer nos quotidiens, nous ne pouvons plus en rester à des paroles creuses et à des attitudes qui ne nous engagent pas.
Nous ne pouvons plus admettre la passivité de l’Europe et de ses quotas qui sont comme autant de signes de mépris face au désespoir de l’homme.
Nous ne pouvons plus tolérer que des frontières se ferment, que des hommes se noient, que des navires affrétés par l’extrême-droite aillent déverser leur haine dans des flots déjà hostiles.
Nous ne pouvons plus entendre ces oukases et ces menaces de nos dirigeants, plus préoccupés par leurs courbes de rentabilité et leurs chiffres favorables que par le destin de l’homme.
Nous ne pouvons supporter l’attitude offensante de notre secrétaire d’État à l’Asile et de ses alliés libéraux qui vont jusqu’à nier le bonheur auquel l’être humain a droit.
Nous avons à dénoncer l’exploitation des pays pauvres par l’arrogance des pays riches. Leurs politiques de commerce extérieur sont de véritables spoliations de populations entières.
Nous avons à pointer du doigt cette suprême injustice qui fait que les biens et les ressources de la planète sont entre les mains de quelques privilégiés qui ne cessent d’exploiter et de s’enrichir grâce à la détresse des miséreux et des travailleurs.
Nous ne pouvons pas, sans solidarité, laisser s’installer une révolte des pauvres, comme il y eut celle des esclaves de jadis, sous peine de renier notre âme humaine.
Nous ne pouvons plus serrer les poings et nous cacher derrière des excuses bidon, comme celle qui nous ferait croire que nous ne pourrions pas aller au-devant de toute la misère du monde. Demain, je pourrais me retrouver dans la même situation et qu’attendrais-je alors ?

Un canot, une femme, un homme, un enfant a sombré devant chez moi ... qui serais-je pour me réfugier dans une non-assistance à personne en danger ?

Guy De Smet (12 août 2017)


-38- DES FOUS AUX COMMANDES DU MONDE

« Feu, colère » ...
« Mots pas assez dur » ...
« Dépourvu de raison » ...
« Attaque d’encerclement de l’île de Guam » ...
Un arsenal d’injures et d’attaques sortant de la bouche de dirigeants mondiaux de poids, c’est le triste spectacle auquel nous convient les médias, chaque jour.
et Trump se déchirent ainsi à coup de slogans et de menaces, leur supériorité étant mise en cause.
Nous étions habitués aux déclarations fantasques du dirigeant Nord-Coréen.
Nous connaissions son goût immodéré pour le prestige, pour le pouvoir et pour tout ce qui lui permettrait de l’asseoir.
Il était même parvenu à se trouver des alliés de choix, comme la Chine, pourvu que la paix dans la région soit assurée.
Ordre, discipline et une mode de vie communiste destinée à ses sujets ...tout était en place pour être soutenu de force par une population qui n’avait pas d’autre choix que de vivre, exclue du monde des vivants.
Cela ne vous rappelle rien, sous d’autres régimes ?
Nous connaissons aussi les dérives dont est capable le président américain, élu démocratiquement, avec des moyens plus que contestables.
Nous connaissons son goût immodéré pour le clinquant, le brillant et le superficiel... un style de vie de milliardaire, suffisamment stupide et minable que pour vouloir en mettre plein la vue.
Nous connaissons son mode d’expression, figé dans le ridicule de déclarations incendiaires et inutiles.
Nous connaissons ses moyens de gouvernance qui sont un défi à la raison.
Nous connaissons son credo pathétique « America first », même si pour cela la puissance américaine devait écraser le monde entier.
Une analyse psychologique ou psychiatrique des deux personnages aurait bien vite démontré que nous sommes face à deux fous qui ne savent pas qu’ils sont dangereux.
C’est entre leurs mains, pourtant, qu’est concentré un pouvoir inimaginable qui devrait faire hanter le mode de fonctionnement de nos société avides de démocratie et de droits des peuples.
Les leçons de l’Histoire ne semblent pas avoir suffi !
Est-ce bien raisonnable de placer entre de telles mains des pouvoirs de décision qui engagent l’avenir de toute une planète ?
Aujourd’hui la Corée du Nord veut affirmer sa puissance par la menace de l’utilisation de l’arme nucléaire. Elle ne cesse de développer cette technique, au point de devenir un danger pour ses voisins et pour d’autres continents.
Sa soif de domination est à ce prix ! Il faut être craint pour briller !
L’Amérique, à travers la bouche son cow-boy de luxe, voit cela d’un très mauvais œil. L’Amérique serait en péril !
Aurait-elle oublié que, par deux fois, elle a utilisé l’arme nucléaire pour dévaster l’humanité. Hiroshima et Nagasaki resteront à jamais des plaies béantes qui pointent du doigt la responsabilité du gendarme du monde !
Aurait-elle oublié que jusqu’à aujourd’hui, elle reste le seul criminel de guerre à ne pas avoir été condamné pour de tels actes ?
De quel droit les États-Unis détiendraient-ils, avec quelques autres nations, le droit de posséder l’arme atomique ?
De quel droit les puissants de ce monde se seraient-ils dotés de cette bombe qui est un véritable danger pour la survie de la planète ?
Et voilà que ces deux « fous » se lancent à la figure des noms d’oiseaux et des menaces qui font trembler le monde entier !
On ne sait jamais quelle peut être la réaction de l’un et de l’autre face à ces attaques qui blessent leur ego.
On ne sait jamais qui, répondant au défi lancé, sera le premier à oser passer à l’acte et abattre la fragile colombe de la paix qui essaie de survoler notre vaste monde. Quelque chose pourrait-il les retenir ?
Comme dans tous les risques de conflits, nous pourrions espérer qu’un plus intelligent se lève. Je crains qu’avec ces deux protagonistes, un sursaut du cerveau ne soit impossible, car il faudrait encore en posséder un.
Les Nations-Unies se révèlent être impuissantes, une fois de plus.
Les voix du concert des nations ne chantent pas la même chanson : certains prônent la prudence, d’autres trouvent déjà des alliances.
Les habitants de l’île Guam, comme ceux du reste du monde, sont aux aguets : jusqu’où iront-ils dans leur menace ?
Aujourd’hui la paix est en danger.
Elle ne l’est pas au nom de conflits ethniques ou pour des raisons économiques.
Elle l’est au nom de deux fous qui détiennent un pouvoir de vie ou de mort sur le reste de la planète.
Le pouvoir, certains l’ont acquis par la force et cela dépasse nos intelligences et nos moyens.
D’autres l’ont reçu par un mandat du peuple, tout comme Hitler en son temps avait pu le recevoir.
Pour assurer la paix et la justice, il aura fallu mettre hors d’état de nuire des dictateurs ou encore se débarrasser une fois pour toutes de ces monstres capables du pire. Nos prédécesseurs nous en ont montré le chemin !
Aujourd’hui, Kim Jong I et Trump sont dangereux et incontrôlables ! Jusqu’où le monde libre les laissera-t-il aller ?

Guy De Smet (11 août 2017)


-37- CE N’EST PAS MOI !

Se nourrir, en monde libéral, est devenu un défi d’envergure. Nous en supportons les effets chaque jour !
Nous avions connu la grippe aviaire, la vache folle, la salmonellose ...
Régulièrement, nous trouvons des objets incongrus dans les aliments, pendant que les médias nous inondent d’émissions de cuisine, flattant les produits à notre disposition.
Régulièrement, des denrées sont rappelées en magasin, parce qu’elles ne correspondraient pas aux critères de sécurité alimentaire.
Aujourd’hui, une fois de plus, notre santé est mise en danger par une nouvelle crise, celle des œufs contaminés par un insecticide, le Fipronil !
Fin juillet, l’AFSCA nous sort les résultats d’analyse effectués bien avant cette date. Nous découvrons ainsi que la crise serait en développement depuis la fin mai 2016, sans que personne : ni les consommateurs, ni les autorités, ni l’omniprésente Europe n’en ait été prévenus.
Les résultats qu’elle exhibe sont toutefois rassurants, même s’ils sont contredits par d’autres laboratoires.
Et, au cœur de l’été, éclate un scandale digne des carabiniers d’Offenbach.
Le monde politique, en plein désarroi électoral, n’avait pas besoin de cette enième « affaire » pour que ce qui lui reste de crédibilité ne vole en éclats.
L’Europe, une fois de plus, a manifesté son inutilité, plus soucieuse de la rentabilité et de son projet économico-financier que de la santé des citoyens.
Nous assistons ainsi, depuis quelques jours, au lamentable spectacle de la montée au créneau de nos ministres et de la confirmation de leurs échecs politiques.

« Ce n’est pas nous, ce sont les autres », s’écrient-ils presque en cœur.
C’est la faute des Pays-Bas, clame le ministre de l’agriculture, aussi incompétent dans cette matière, que dans les autres qui, un jour, lui ont été attribuées.
Ce pays voisin se défend en affirmant haut et fort qu’il n’est pas pas à la base de la crise, tout en arrêtant deux industriels, coupables, selon lui, d’une fraude qui, aujourd’hui, deviendrait européenne.
« Je ne savais pas », se défend l’ancien ministre de l’agriculture, se pavanant aujourd’hui à « l’Elysette ».
« C’est la faute de l’AFSCA ». L’agence pour la sécurité alimentaire n’aurait pas prévenu les consommateurs et aurait préféré laisser s’étendre l’épidémie.
Elle n’aurait pas été à la hauteur de ce qui était attendu d’elle en matière de contrôles.
Elle serait dépassée pour répondre à la gravité des crises successives.
Elle-même se cache derrière des raisons qui laissent rêveur : elle se serait tue pour respecter le secret d’une instruction judiciaire ... Elle manquerait de moyens pour assurer les contrôles, suite à des coupes budgétaires gouvernementales ...
L’Europe, elle, comme d’habitude, n’était pas au courant, alors que c’est elle qui édicte des règles de santé ! La maquerelle ne savait rien !
Nous nous croirions dans une cour de récréation, dans laquelle des enfants se disputent : « Ce n’est pas moi, ce sont les autres » !
Quant au citoyen, vous et moi, nous sommes laissés avec nos questions, avec nos peurs ... avec des responsables qui s’intéressent à notre sort ... bien longtemps après que nous ayons consommé le premier œuf !
Pauvres ministres ... à l’image de Maggie De Block qui, tout à coup s’inquiète ; à l’image de Ducarme qui ne sait pas comment au mieux afficher son incompétence ; à l’image de Borsus qui nous fait peur en se disant qu’il pourrait mener la Wallonie comme il a mené l’agriculture !
Une fois de plus, ils ont oublié que derrière des chiffres ou derrière des lois, il y a l’avenir, la santé d’hommes, de femmes et d’enfants qui est impliquée.
Nous n’intéressons pas nos gouvernants : cela il y a longtemps que nous l’avions compris. Du moment que primes et avantages tombent dans leurs escarcelles, la vie est belle !
Jusqu’à quand pourront-ils vivre ce rêve éveillé ?

Dans les images des médias qui visualisent cette crise, il y en a deux qui retiennent mon attention.
Il y a ces images de poules vivant en liberté, en nombre limité. Elles semblent paisibles, jusque dans les jardins bruxellois.
Elles sont choyées, étant considérées comme des membres utiles et agréables d’une maisonnée.
Elles sont nourries de manière normale et peuvent pondre de manière calme et naturelle, dans le respect et dans l’attention.
Et puis, il y a ces images de milliers de poules, vivant en batterie. Elles vivent dans un bruit ahurissant. Elles ont à peine de la place pour se déplacer. Elles semblent stressées – et nous le serions pour moins ! L’enfer animal, au quotidien !
Vivre ainsi en camps de concentration requiert l’utilisation de produits, dont le Fipronil, un insecticide qui devrait les protéger de la vermine qui ne peut que trouver là un milieu favorable.
Les industriels du secteur avicole peuvent ainsi produire et distribuer des millions d’œufs, à travers le monde entier. Ils pourront s’installer ainsi dans une confortable marge bénéficiaire dont les courbes de rentabilité seront le signe.
Les contrôles de l’Afsca n’y seront qu’épisodiques, contrairement aux habitudes concernant les petits producteurs.
Ne sont-ils pas des exemples à suivre du monde libéral, qui trouve en eux de merveilleux exemples d’agents de la rentabilité, indispensables en société de consommation. Produire, produire, produire, seul credo possible ! Comment expliquer, sinon, que nous soyons obligés de consommer des œufs et d’autres produits issus de l’exportation, dans des conditions très onéreuses ? N’y aurait pas assez de poules chez nous ?
Et nous pourrions tenir les mêmes raisonnements pour la viande, pour les fruits et légumes ... et j’en passe !
Et combien de produits pourrions-nous épingler sur les étals de nos magasins pour lesquels les soucis économiques passent avant les conditions sanitaires de production ?
Nos responsables sont à l’image de cette société que nous avons laissé mettre en place : tout pour l’argent, au détriment des conditions de vie de l’être humain. !

Certes, pour contrer ce vent de malbouffe, il existe un courant aujourd’hui qui donne priorité au bio.
Une charte doit être respectée, des normes sont en place, des contrôles réguliers sont effectués.
Mais qui dit bio, dit prix ... et il faut bien reconnaître que ce n’est pas à la portée de toutes les bourses.
De plus le bio est devenu un lobby qui nous manipule et qui nous ment, comme les autres. C’est son seul moyen d’existence dans la jungle économique !
Il est ainsi parvenu à nous faire peur à coups de modes et d’allergies ... au point de se rendre indispensable chez certains. Grâce à lui, nous vivrons mieux et en meilleure santé !
Ce mode de vie est-il bien destiné à tout le monde ? pas si sûr !
Malheureusement, le bio, comme l’agriculture traditionnelle, se développe en société libérale. L’important, c’est le profit et la rentabilité ! Sinon, comment expliquer qu’une production qui demande moins de produits annexes coûtent plus cher ?

Et s’il était temps de se débarrasser de la société de consommation qui est nuisible pour l’homme ?
Et s’il était temps de se « libérer » d’un libéralisme économique qui a oublié que l’argent était au service de l’homme et non l’inverse ?
Et s’il était temps de se débarrasser de tous ces valets de la finance qui font de nous les esclaves de leurs utopies et de leurs seuls intérêts ?
À moins que l’avenir de notre race ne soit à ce prix : place à ceux qui réussissent et tant pis pour ceux qui ne sont rien, comme le laissait entendre le nouveau président français Emmanuel Macron !

Guy De Smet (11 août 2017)


-36- 250 MILLIONS !

S’il est un sport qui ne m’a jamais enflammé, c’est bien le football.
Jamais, je n’ai été dans un stade ou autour d’un terrain.
Jamais, je n’ai eu d’écharpe de club ou de photos de stars affichées dans ma chambre.
Régulièrement, je zappe et je râle, parce qu’il y a encore un match de foot à la télé.
Pour beaucoup, je dois donc passer pour le dernier des Néandertaliens, perdu sur la planète Terre.
Et au vu de ce que je viens de lire cette semaine, je suis fier de l’être !
Neymar, un « prodige » du Barsa vient d’être « vendu » pour 250 millions au PSG en plus des primes, des avantages et autres petits cadeaux dont nous n’oserions même pas rêver.

250 millions ... pour un joueur de foot !
Nous venons de vivre des sagas politiques qui nous ont laissés songeurs : comment est-il possible d’accumuler autant de malhonnêteté, alors que le service d’un peuple devrait être le souci premier de ces mandataires de tous bords ?
Comment est-il possible que de tels hommes continuent à polluer le paysage politique par leur présence et par leur arrogance ?
Nous avons exprimé notre colère, à juste titre !
Mais là, nous sommes dans le domaine des loisirs, des rêves : comment un club, propriété d’un des États les plus riches du monde a-t-il le culot de dépenser une telle somme pour un joueur de football ?
Comment l’idée d’ « acheter » un homme ne nous est-elle pas insupportable, alors que l’esclavage a été « officiellement » aboli ?
Comment nos rêves ne sont-ils désormais que de simples objets de consommation ... à 250 millions, quand même ?
Si l’attitude de cet État, de ce club est immorale, que dire de l’attitude des supporters qui cautionnent de telles « ventes » ?
Ce sont eux qui se déplacent pour les matchs !
Ce sont eux qui font marcher les « affaires » du club en participant activement à la surenchère d’offres et de produits qui seront jetés, demain !
Ce sont eux qui veulent des performances ... peu importe le prix !
On est loin de l’idéal de Pierre de Coubertin, engageant les jeux olympiques : « L’important, c’est de participer » !
Les amateurs de sport se sont laissés « polluer » par l’argent, au point d’en devenir les drogués et les victimes.
Le sport n’est plus une détente, une passion, il est un « enjeu de la finance », encore elle !
Même ça, l’argent est parvenu à le salir !

250 millions !
Ce chiffre est choquant !
Il est choquant, quand on sait qu’il ne s’agit que de sport et qu’il y a d’autres priorités qui s’imposent dans une vie.
Il est choquant aussi quand on connait les dérives de notre société basée sur l’argent.
Des hommes et des femmes souffrent, parce qu’ils n’en peuvent plus de ne plus pouvoir nouer les deux bouts.
Des hommes et des femmes sont exclus de tout bonheur : ils ont perdu leur métier, leur avenir et ils sont pourchassés comme des pestiférés par des responsables publics qui devraient les aider.
Ils sont migrants et désespérés au fond de camps de la honte, que des pays comme la Belgique sont prêts à subventionner, pourvu qu’ils ne franchissent pas nos frontières.
Ils cherchent un avenir meilleur, perdus dans les flots de la Méditerranée et rejetés par les nations riches, comme l’Europe, qui ne veulent pas d’eux.
Des hommes et des femmes sortent, hébétés, des ruines de la guerre, à l’heure de nos repas du soir, nous livrant le visage sanglant d’un monde qui a perdu tout sens d’humanité.
Des enfants travaillent comme des esclaves, au service de sociétés commerciales cotées en bourses. Ils fabriquent des ballons de football, entre autres, ceux avec lesquels ils ne pourront jamais jouer, mais qui meubleront les heures d’ennuis d’enfants de riches, à l’autre bout du monde.
Des hommes, des femmes, des enfants se prostituent pour vivre, parce que toutes les portes d’une « vie » se sont fermées devant eux et ils n’ont plus que leur corps à livrer aux perversions qui hantent le monde riche.
Des hommes, des femmes, des enfants ne mangent pas à leur faim, parce que la récolte n’a rien rapporté, parce que les mains tendues de la solidarité sont devenues les poings fermés de l’égoïsme.
... Et nous laissons dépenser 250 millions pour un joueur de football et pour un peu d’adrénaline de supporters irresponsables ! Honte à nous !

Et, si ces 250 millions étaient devenus la sonnette d’alarme pour un monde qui va droit dans le mur ?
Pourrons-nous longtemps encore laisser les richesses de la planète dans les mains préservées de quelques nantis ?
Pourrons-nous longtemps encore accepter que quelques riches réalisent leurs caprices en s’offrant « des hommes », comme ils achèteraient des marionnettes ?
Pourrons-nous encore longtemps mourir de trop bien vivre, alors que d’autres n’ont pas de quoi assurer leur survie ?
Pourrons-nous encore longtemps tolérer que les parias, les exclus ne soient que l’ombre d’une société qui veut réussir, peu importe les moyens ?
Une révolte gronde !
Une colère se fait déjà entendre, des poings se serrent !
Attendrons-nous passivement l’explosion d’une révolution ?

Guy De Smet (4 août 2017)


-35- ASSISTANAT ?

L’imposture démocratique qu’est le nouveau gouvernement wallon à peine en place, l’heure est déjà au dérapage.
Il nous vient de Alda Greoli, la ministre de l’action sociale, dans une interview qu’elle a accordée au journal L’Écho.
Après s’être longuement justifiée sur la raison du divorce politique qu’a suscité le CDH, à travers des propos qui ressemblent plus à de la prostitution politique qu’à une information, elle en vient à sa future action ministérielle ... et là, je ne puis m’empêcher de la citer : « Un décideur politique a deux moyens de voir le citoyen. Soit il le voit debout, responsable et émancipé. C’est un citoyen avec lequel vous parlez d’égal à égal. Soit il le voit d’une autre manière, comme quelqu’un qui a besoin d’être aidé, et donc d’être assisté. Ce regard doit cesser. On ne va certainement pas laisser les gens dans la débrouille mais il faut les responsabiliser en mettant fin à l’assistanat ».
Elle poursuit :
« Lorsqu’une personne reçoit une aide du CPAS, cette aide peut s’accompagner d’autres services. Il s’agit, par exemple, de voir avec les citoyens quels sont leurs projets de vie, comment ils peuvent évoluer et quelles sont les formations utiles. C’est signer un chèque de partenariat avec la personne. Dans certains cas, il faudra des conditions, dans d’autres, de l’accompagnement. La question n’est pas d’aller sanctionner les gens. Si le contrat est défini correctement, la sanction est rarement nécessaire ».
Et d’ajouter : « Une personne active dans une association, comme responsable ou animateur, a 5 ans d’espérance de vie en bonne santé en plus qu’une personne qui n’est pas active dans une association. Derrière cela, il y a la vision d’une insertion sociale. Quand une personne se retrouve dans une situation de précarité, son cercle social se rétrécit. Cela augmente les risques de fragilité. Un chômeur doit se donner la possibilité d’être inséré dans une vie sociale au travers une activité bénévole ou de service dans une commune, ou encore à travers une activité d’apprentissage. Il faut sortir les chômeurs de l’isolement social. L’insertion sociale doit être pensée aux côtés de l’emploi. Pendant tout un temps, il a été interdit aux chômeurs de faire du bénévolat parce qu’ils devaient être disponibles sur le marché de l’emploi. Je suis persuadée que la dynamique de service est un facteur d’insertion ».
Elle termine : « Non, ce ne sera pas une condition mais une invitation ». 

À première vue, ces propos ne semblent pas répréhensibles, d’autant plus qu’ils s’enferment dans une banalité consternante.
Qui ne serait pas d’accord avec la ministre quand elle parle de sa volonté de mettre fin à l’assistanat ?
Qui ne serait pas d’accord avec la ministre quand elle considère le chômeur comme un citoyen avec lequel on échange à part égale ?
Qui oserait contester que l’action gouvernementale a pour but de ne pas laisser les chômeurs dans la débrouille, même si le CDH n’aurait pas hésité à mettre son humanisme en poche pour tenir d’autres versions, sous d’autres gouvernements !
Là, où je vois, par contre, des traces de dérapage libéral, c’est dans sa manière de traiter cette maladie sociale qu’est le chômage.
Face à ce fléau qui décime les travailleurs, la ministre n’entrevoit que le recours au CPAS.
Évidemment quand on profite de doubles casquettes ministérielles et d’autres avantages, on n’a jamais dû endosser le costume de honte qu’il faut pour franchir le seuil d’un CPAS.
Il s’agit là d’une démarche humiliante et difficile qui place devant vos yeux un tunnel dont vous ne voyez pas la fin.
Il s’agit là d’une démarche qui corrobore une situation d’injustice : perdre son emploi, pour cause de délocalisation ou pour n’importe quelle autre raison est toujours vécu comme une injustice !
Des mesures auraient pu être prises, tant par l’État que par l’entreprise que par le travailleur pour ne pas en arriver là.
Cela n’a pas l’air d’effleurer le cerveau de la ministre !
Son approche du chômeur est de « signer un chèque de partenariat avec la personne ».
En lisant cela j’ai dû m’asseoir !
Le monde libéral auquel désormais elle appartient, aurait pu signer un chèque de partenariat avec ces entreprises qui délocalisent abusivement, ou encore avec celles qui reçoivent des aides d’État, mais qui n’embauchent pas.
Il aurait pu mettre en place une éthique de l’entreprise qui permette au travailleur d’être un partenaire indispensable et incontournable du besoin de rentabilité ... et pas seulement quand ça arrange les actionnaires et leur soif de dividendes.
Il est vrai que cela aurait fâché le patronat et les amis !
Mais ici, il s’agit d’un pauvre minable qui va être une charge : là il faut signer un chèque de partenariat.
Après l’avoir harcelé, exclu, voilà que le chômeur est invité à devenir un « partenaire ». Lui, ce qu’il cherche, c’est un travail rémunéré qui lui permettra de nourrir sa famille.
Voilà trop longtemps qu’on lui propose des formations qui ne mènent nulle part, comme celles qui étaient à l’agenda de gouvernements auxquels participaient le CDH.
Voilà trop longtemps qu’on le mène en bateau ... soit au terme de ses études où on lui dit qu’il n’a pas d’expérience ou après 45 ans quand on estime qu’il est trop âgé ou trop diplômé.
Voilà trop longtemps que le chômeur se sent enfermé dans des chiffres manipulés par les politiciens au gré de leurs besoins de popularité, alors que sa situation n’a droit qu’à leur mépris !
La ministre poursuit à travers une autre banalité qui est de nous signifier que le chômeur doit être intégré dans la vie sociale.
En passant, les exclus des mesures du gouvernement Michel auraient bien aimé être intégrés au lieu de devoir disparaître des radars sociaux !
Ce qui me choque c’est sa proposition : « intégré à travers une activité BÉNÉVOLE ».
C’est quoi cet angélisme ?
Le citoyen aurait aimé que les mandataires politiques s’engagent dans les intercommunales de manière bénévole. Pas seulement ceux du PS mais aussi ceux du CDH ou du MR.
Le citoyen aurait aimé un décumul total des mandats, d’autant plus que pour lui le cumul est impossible, sous peine de mesures fiscales contraignantes.
Mais là, c’est « légal » !
Le chômeur, lui, par contre, il doit s’insérer dans du bénévolat !
Il ne cherche pas à devenir populaire, à participer à des activités que son portefeuille de chômeur ne lui permet pas.
Il n’a pas envie d’être le « petit pauvre » qu’on aide en le prenant au service de notre convivialité.
Il n’a pas envie de « formations » qui vont le faire rêver, avec le risque de ne rien voir venir ... le laissant avec un manque de moyens pour faire vivre sa famille.
Il n’est pas là pour effectuer des tâches pour lesquelles on ne trouve personne ... ce serait de l’esclavagisme moderne ... une des solutions à l’emploi proposé par le monde libéral.
Si les communes ou les associations ont des tâches à accomplir, il suffit d’embaucher ou d’exiger les moyens pour pouvoir le faire. Mais là, il s’agit d’un autre courage, celui de la création d’emplois sérieux !
Ce que cherche le chômeur, c’est un emploi, c’est le respect de ses compétences et de ses acquis (comme le monde politique !). C’est grâce à cet emploi qu’il existera socialement !
Ce que cherche le chômeur c’est de pouvoir occuper un vrai emploi qui lui donne une fierté, qui lui permet de faire vivre sa famille, qui lui permet de rêver à nouveau sa vie.
Certes créer de l’emploi ne doit pas être chose facile.
Certes le monde politique semble bien impuissant face à l’ampleur de la tâche. Mais avant de s’en prendre et de stigmatiser la victime, il serait peut-être utile d’analyser les causes et les dérives qui amènent à ce genre de catastrophes humaines.
Pour ce faire, des tabous libéraux sont à enfoncer.
L’aide aux entreprises doit être assortie d’exigences de créations d’emplois et d’emplois autres que précaires.
Il faut arrêter l’assistanat aveugle aux entreprises, de la même manière qu’on veut l’abolir au niveau social.
L’enseignement doit être revu, au point qu’un jeune sortant d’un parcours scolaire long et fastidieux ne se fasse pas rétorquer qu’il manque d’expérience et que ses études ne mènent nulle part.
Une politique sociale cohérente se doit d’investir dans le travailleur âgé, non en allongeant sa carrière au nom de spéculations financières, mais au nom d’une expérience que sa vie en entreprise lui a conférée.
Il est urgent d’envisager la création d’une société dans laquelle l’argent n’est plus la préoccupation première.
Enfin la ministre termine par cette petite phrase qui en dit long : « ce ne sera pas une condition mais une invitation ».
Et de prononcer ces mots, faisant mine d’oublier l’épée de Damoclès qui hante tous les chômeurs : l’exclusion !
Madame la ministre, face à l’énormité de votre déclaration et du mépris qu’il véhicule, donneriez-vous raison à cette parole tirée de la Bible : « une femme qui se tait est un don de Dieu » ?

Guy De Smet (1 août 2017)