PAROISSE NOTRE-DAME DE L'ASSOMPTION

   

 


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-73- CHRÉTIENS, ILS TE POINTENT DU DOIGT !

 

Depuis Jésus, c’est bien l’horizon d’une croix qui est devenu celui des croyants.
Depuis Jésus, la persécution n’a cessé de sceller le parcours des Chrétiens.
À chaque fois, ce qui était remis en cause, c’était l’existence d’un Dieu qui aurait été un jugement du mode de vie des nations.
Imaginez ! Dieu aurait pu supplanter la liberté sacro-sainte de l’homme, ainsi que le pouvoir que cela lui conférait.

Notre société moderne, à son tour, de « s’armer » contre Les Chrétiens.
Elle le fait au nom des meilleures intentions : séparation de l’Église et de l’État, laïcité, respect des autres cultures et des autres religions ...
Son meilleur prétexte, ces dernières années, c’est celui d’un besoin de tolérance à l’égard du monde musulman.
Ce faisant, nos responsables utilisent « la pensée unique » pour cajoler et instrumentaliser une communauté étrangère qui, par ailleurs, est le dernier de ses soucis.
Ils le font sans savoir de quoi ils parlent !
Ce qui les guide, c’est de juguler la peur et l’enjeu qu’est devenue la communauté musulmane, suite aux différents attentats qui ont ensanglanté l’Occident.
Mais la peur est-elle bonne conseillère ?
La gestion des migrants nous a toutefois démontré combien l’Islam ne les intéresse pas. Nos responsables leur ouvrent les portes avec une méfiance sournoise et assassine, n’hésitant pas à les traiter comme du rebut contre lequel ils envoient leurs chiens.
L’Islam, ils ne connaissent pas. Leurs rites et leurs écrits sont le moindre de leur souci, pourvu qu’ils ne viennent pas encombrer notre vivre ensemble et en faire des sources de conflits.
Je me réjouis de savoir que la Mairie de Paris invite ses concitoyens à la fête de la fin du Ramadan ... est-ce pour cela qu’il faut s’en prendre aux signes chrétiens ?
L’Islam mérite mieux que cela et nous ne pouvons que rendre hommage à toutes ces initiatives et à tous ces dialogues qui permettent de mieux se comprendre et de mieux se rencontrer, dans le respect.

Les armes brandies contre les symboles Chrétiens sont d’une autre dimension.
Aujourd’hui, le drapeau européen dérangerait parce qu’il serait porteur de signes d’origine Chrétienne : le bleu marial et les douze étoiles de l’Apocalypse, symbole de perfection. Il faudrait le remplacer !
Aujourd’hui, les références chrétiennes à la dénomination des vacances dérangeraient : les saisons n’ont qu’à remplacer les fêtes chrétiennes qui, jusqu’ici, étaient un fait culturel admis par tous.
Aujourd’hui les cours de religion doivent être remplacés par des cours philosophiques que nos responsables maîtriseraient, après être passés par la case « cours de rien ».
Aujourd’hui, les croix devraient disparaître des lieux publics, des éléments constitutifs de nos personnages folkloriques, comme Saint Nicolas.
Elles devraient aussi quitter les locaux de la Croix-Rouge, à qui je suggérerais bien de changer de nom, au nom de la tolérance.
Les croix ne sont déjà plus de mise dans nos bâtiments publics ou autour du cou des fonctionnaires, à qui tout signe religieux a été interdit.
Dans la même ligne, il n’est pas toujours bon pour un fonctionnaire de déclarer sa pratique religieuse sous peine d’exclusion de la simple idée de promotion ...
Aujourd’hui, il faut enlever toute référence chrétienne à des fêtes qui se sont implantées dans la société : plus question de « Marché de Noël », mais bien de « Plaisirs d’hiver ».
Plus question de « Papa Noël », mais bien de « Papa Hiver ».
Plus question de « Buche de Noël », mais bien de « Buche des fêtes ».
Plus question de placer une crèche de Noël, devenue une incongruité culturelle.
Et nous pourrions continuer cette liste d’intolérances revendiquées par la pensée unique, dont une certaine gauche et une certaine laïcité d’un autre âge sont les représentants ridicules.
Cette forme de pensée commet pourtant une faute intellectuelle grave !
Comment l’être humain peut-il faire fi de ses racines ?
Comment un monde peut-il oublier ses origines ?
Comment un responsable politique peut-il dire, sans choquer l’Histoire, que l’Islam fait partie de notre culture – sans rien enlever à cette richesse venue d’ailleurs ?
Charles Martel se serait-il trompé à ce point ?
À moins que l’enjeu ne soit ailleurs !

L’occident veut se libérer des religions.
Il veut magnifier sa construction d’un monde dédié à un nouveau dieu : l’argent.
Il veut détruire ces vieilles croyances qui empêchent la liberté de l’homme de s’inscrire dans les ordres de la dictature de la finance.
Il veut un monde sans ces vieux dieux qui parlent aux hommes d’autres valeurs que celles qui sont cotées en bourse.
Il veut un monde qu’il domine, sans aucune interférence d’aucune philosophie ou d’aucun mode de vie qui lui soit un affront et un obstacle.
D’ailleurs, pendant que nous nous étripons sur ces références chrétiennes, les tenants de la finance, ces larbins du dieu « Argent » qui dirigent l’Occident, continuent à nous ponctionner !
Les religions et ce qu’elles représentent sont à abattre !
Aujourd’hui, le Christianisme ... demain l’Islam et pourquoi pas la Laïcité !

Je ne suis pas « Madame Soleil », mais je crois que demain, ce ne seront plus les signes religieux, devenus, les symboles d’une culture qui dérangeront.
Demain, ce seront les adeptes de ces religions qui seront à combattre.
Pourquoi des religions et des philosophies reconnues et soutenues au nom de la neutralité d’un pays ? Le Grand-Duché de Luxembourg vient de franchir le pas !
Pourquoi des lieux dédicacés à la pratique de la religion ?
Pourquoi des hommes et des femmes qu’il faudrait tolérer au nom de leur appartenance à une religion ?
De l’idée à la persécution, il n’y a qu’un pas, auquel il faut se préparer !
Chrétien, sans devenir intolérant, sois fier de ce que tu es et de Celui en qui tu crois ! N’oublie jamais, « qu’il t’a libéré, car il t’aime » !
Chrétien, sans devenir intégriste, ose ta Foi au grand jour, fais-en un engagement de vie ... peu importe ce qu’il t’en coûte !
Chrétien, sans devenir revanchard, occupe ton église et fais-en un lieu de vie, quoiqu’ils en pensent !
Dans l’ancienne Union soviétique, ce sont les grands-mères qui ont sauvé les églises en les occupant ! Elles sont ouvertes et vivantes, aujourd’hui !
Chrétien, vis ton ouverture et ton service des plus démunis de notre société. Sois, une oreille, un cœur, une main tendue. Rien ne pourra détruire ton engagement vrai et humain au nom de ta Foi !
Chrétien, accompagne les peurs et les angoisses de tes prêtres, de tes évêques ... ils sont si silencieux par rapport à l’attaque contre nos symboles chrétiens et contre l’anticléricalisme d’un autre siècle qui s’installe !
Chrétien, sois un chantre de la vie, peu importe les orages et les tempêtes !

Guy De Smet (30 novembre 2017)


-72- ATTENTION ... TOXIQUE !

 

Depuis des mois, nos responsables politiques s’évertuent à nous vanter les mérites du désherbage manuel.
Il ne faut plus, selon eux, utiliser des produits à base de glyphosate, même si l’Europe vient de décider le contraire pour les cinq prochaines années.
Une des conclusions que j’en tire, c’est que les décisions européennes sont intéressantes, quand ça arrange nos seigneurs ... tout comme notre santé.
N’empêche, le glyphosate serait nuisible à notre santé ... et même si les scientifiques se tâtent sur ce sujet, il vaut mieux s’abstenir, sans aucune alternative !

Mais que de choses, d’institutions et de personnes toxiques.
Il serait grand temps de se protéger contre eux !

La première de ces institutions que je qualifierais de « toxique », c’est l’Europe !
Elle est capable de créer l’unanimité parmi les stars du monde politique quand il s’agit de finance ou de spolier un pays, comme elle l’a fait avec brio concernant l’avenir des citoyens grecs.
Elle est capable de créer l’unanimité quand il s’agit de mettre en cause la souveraineté des nations. Elle se verrait bien, telle la grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf, comme la superstructure qui remplacerait toutes les commandes démocratiques dont les pays se sont dotés.
Elle agirait même bien ainsi, sans se soucier de l’avis des populations, qui n’a aucun intérêt dans ses décisions.
Elle est capable de se comporter comme le valet idéal de la finance, créant les créneaux possibles pour une meilleure exploitation des travailleurs ... pourvu que le grand capital encaisse des dividendes juteux.
D’un côté, ceux qui réussissent et de l’autre ceux qui ne sont rien !
Concernant le glyphosate, concernant l’alternative au nucléaire, concernant des accords internationaux comme le CETA, l’Europe éprouve des états d’âme.
Elle se tâte, elle tergiverse, elle scrute les astres ... bref, tout dépendra de ce que les lobbies lui indiqueront comme voie intéressante.
Une telle Europe est un véritable désastre social.
La soutenir, c’est tuer l’homme, c’est tuer tout ce qui a une valeur pour lui, c’est tuer son mode de vie.
Il y aura bientôt des élections européennes : continuerons-nous à leur fournir les armes pour nous abattre ?

Une autre institution contre laquelle nous devons nous protéger c’est le gouvernement fédéral qui fait notre malheur depuis tant d’années déjà.
Nous connaissons sa réputation de « gouvernement des riches ».
Nous connaissons son combat contre la sécurité sociale des Belges.
Nous connaissons sa collusion indéniable avec le monde de la finance et de l’entreprise et ses retombées néfastes.
Nous connaissons sa destruction de ces catégories de citoyens qui, comme les chômeurs, les retraités ou les malades, sont considérées comme des taches dans le paysage libéral. Seul y compte ce qui brille !
Et là, selon une note de la Cour des Comptes, il vient de dépasser un sommet.
Depuis quelques temps, il ne cesse d’encourager l’épargne-pension, suppléant ainsi à des montants de retraite qui ne seront plus significatifs.
Sans que nous le remarquions et n’en découvrions les ficelles, il vient de décider d’augmenter les plafonds fiscaux dont bénéficient ces épargnes-pensions.
Aujourd’hui fixé à 940 €, il passera demain à 1200 €.
Belle opportunité en pensera plus d’un !
Et pourtant, en y regardant de plus près, foncer dans cette brèche ouverte sera une grossière erreur !
Quand le travailleur se limitait à 940 €, la déduction sur la prime était de 30%.
Quand il augmentera sa mise pour passer à 1200 €, la déduction qui lui sera accordée ne sera plus que de 25%.
D’après la note de la Cour des Comptes, le gouvernement compte sur le fait que 15% des Belges n’agiront pas en fonction de leurs intérêts, mais en fonction de celui de l’État.
Ceux-ci placeraient de l’argent sous le seuil du plafond de 1200 €, ceci réduirait la déduction fiscale à laquelle ils ont droit !
Il faut donc éviter de mettre son épargne-pension entre la barre des 940 € et celle des 1200 €.
En quoi cette mesure, d’application au 1 janvier 2018 est-elle toxique ?
Elle l’est dans l’audace de ce gouvernement d’oser mettre en place des mesures qui ne protègent plus les citoyens.
Non seulement, il ne les protège plus, mais il compte sur leur bêtise ou sur la mauvaise information que les épargnants auront reçu pour remplir les caisses de l’État ! Un vol de plus !
Il devient urgent de se protéger contre ce gouvernement.
Il devient urgent de cesser d’être un troupeau de moutons bêlants qui se laissent tondre sans comprendre et sans réagir.
Les élections approchent ... saurons-nous nous en souvenir ?

Glyphosate ... une certaine manière de faire de la politique ...
Jusqu’à quand accepterons-nous de nous laisser empoisonner la vie par quelques véreux qui ne cherchent que leur intérêt ?
Jusqu’à quand accepterons-nous que la vie de l’Homme ait si peu de valeur dans la mondialisation ?
Jusqu’à quand accepterons-nous de nous laisser plumer au profit de la finance qui n’en aura jamais assez ?
Citoyen ... réveille-toi et sois vigilant : ils vont te broyer !

Guy De Smet (30 novembre 2017)


-71- LETTRE À SAINT NICOLAS


                                             

Saint Nicolas … encore une année qui se termine !
Parfois, nous avons été sages, au point de rêver de tes cadeaux, de tes surprises et de tes bonbons …
Parfois nous avons été moins sages … et nous te promettons de faire mieux à l’avenir.
Nous avons lu tous tes catalogues.
Nous avons épluché toutes tes propositions … que du bonheur en perspective, même si, parfois, ce sera surtout l’emballage qui sera notre plus beau présent.
C’est avec tout cela que tu comptes nous visiter et nous entraîner vers des cieux lointains, les prochains soirs.
Nous allons toujours préparer une carotte pour ton âne.
Nous voudrions aussi préparer un peu de réconfort pour ton fidèle adjoint, le Père Fouettard.
Depuis l’an dernier, ceux qui pensent pour nous ne cessent de le malmener : il est noir et il serait raciste de notre part de lui confier la mission de punir et de faire peur. Ils préfèreraient le mettre, lui aussi, au chômage !
Ils sont tellement bêtes, ceux qui nous dirigent, qu’ils n’ont même pas compris que ce n’est pas de sa faute si nos cheminées sont sales et qu’il en ressort tout noir !
Mais qu’à cela ne tienne !
Emmène ton complice. Nous savons qu’il n’est pas méchant. Depuis des siècles, il nous fait rire et il nous fait du bien.
Qu’il reste bien comme il est : il fait partie de nos rêves.
Ceux à qui il ne plait pas, ils n’ont qu’à lui fermer leurs cheminées … chez nous il sera toujours le bienvenu !
Cette année, c’est à toi qu’ils s’en prennent.
Tu étais évêque de Myre et ils t’ont habillé d’un habit de prélat : une grande cape, une mitre et encore une crosse.
Évidemment que tu portes une croix sur ton chapeau, comme Mahomet porte un turban ; la femme arabe, un voile ; le juif, des tresses le long de ses oreilles et le jeune, une casquette.
Jamais cela ne nous a dérangé … et bien au contraire, nous savions que quand ton grand chapeau se pointait à l’horizon, la joie allait fleurir sur nos visages émerveillés.
Derrière ta grande barbe, et avec ton chapeau marqué d’une croix, tu es devenu, au fil des siècles, l’ami de tous les enfants.
Tu ne fais pas de distinctions entre nous … au contraire, du fond de tout ce que tu es, tu nous respectes dans tout ce que nous sommes.
Tu veux simplement notre bonheur.
Tu veux simplement nous entraîner avec toi dans un monde de partage et de féérie où nos yeux pétillants sont les réserves de soleil et d’innocence dont le monde a besoin.
Merci Saint Nicolas !
Reste bien comme tu es !
Garde bien ta croix … au fond de nos nuits, elle nous indique le bonheur, celui des hommes et des femmes de bonne volonté.

Mais cette année, Saint Nicolas, je voudrais te demander une faveur.
N’oublie pas ceux qui pensent à notre place, sans nous demander notre avis ! Apporte-leur un cerveau, ils en manquent tellement !
N’oublie pas ceux qui nous dirigent et qui nous montrent chaque jour combien ils ne nous aiment pas. Apporte-leur un cœur capable d’empathie.
N’oublie pas de trouver un bel hidalgo pour l’Hidalgo de Paris qui nous gonfle et nous énerve par sa bêtise et son inculture.
Apporte-leur un peu de sens de la tolérance : ils ne l’ont jamais découverte.
Apporte- leur un peu de convictions : ils sont prêts à se vendre et à vendre notre culture, tellement ils en manquent, pourvu qu’ils brillent.
Apporte-leur un peu de culture : ils parlent tellement pour ne rien dire et pour détruire nos manières de vivre ensemble dans l’écoute et dans l’estime les uns des autres. Ils sont devenus les illettrés de la pensée !
Apporte-leur un peu de Justice : ils oppressent ceux qu’ils sont censés servir. Ils les couvrent de taxes, de fins de mois difficiles, d’exclusion …
Apporte-leur un peu le sens de l’autre : ils sont tellement enclins à ne regarder que leur nombril et à s’en mettre plein les poches.
Apporte-leur un peu de rêve : un monde dans lequel ils pourraient apporter autant de petits bonheurs que toi.
Si c’est parfois impossible, refile le boulot à Sainte Rita, la patronne des causes désespérées : ils sont souvent de son ressort !
Ça te fera beaucoup de travail … mais tu passeras bientôt le relais au Père Noël … enfin s’il garde le droit de porter ce nom !
Tu sais le mot « Noël » n’est plus trop bien vu par les temps qui courent, même si pendant 2000 ans il n’a dérangé personne !
Aujourd’hui, les vacances de Noël sont devenues les vacances d’hiver …
Le marché de Noël est devenu plaisirs d’hiver …
La buche de Noël est devenue la buche des fêtes …
La crèche de Noël doit disparaître …
Peut-être bien que le Père Noël sera expulsé quand il viendra : si tu le rencontres, préviens-le !
Il paraît, d’après ce que disent ceux qui pensent pour nous, que c’est pour n’exclure personne ! Et pourtant quand il s’agit de migrant, de travail, ils sont, eux, les champions de l’exclusion !
Vous, vous nous avez apporté du rêve, eux ils ne cessent de nous ponctionner.
Vous, vous nous avez apporté de la féérie, eux ils ne sèment que la morosité.
Vous, vous nous apportez des bonbons et des cadeaux, eux ils cherchent à nous reprendre le peu que nous avons.
Vous, vous nous avez apporté de l’équité et de la justice, eux ils ne pensent qu’en termes de quotas, de racisme et d’esclavage.
Vous, vous nous avez aimés, eux ils ne s’intéressent plus à nous, trop préoccupés qu’ils sont par leurs courbes financières et par leurs avantages en tous genres.

Saint Nicolas, ne change pas de costume, nous t’aimons tel que tu es.
Tu ne feras même pas exotique au milieu des voiles et autres djellabahs qui émaillent le pittoresque de nos rues.
Viens comme tu es et continues de faire le bonheur de tous ces enfants qui t’attendent.

Guy De Smet (27 novembre 2017)


-70- RACHETER SES ANNÉES D’ÉTUDES ?

Le 1 décembre prochain entrera en vigueur une nouvelle décision du gouvernement Michel … Une stupidité et une ignominie de plus !
À l’initiative de Monsieur Baquelaine, dont l’incompétence n’a d’équivalent que l’ampleur de son arrogance, il a été décidé de valoriser la pension des Belges en puisant dans leurs portefeuilles.
Chaque travailleur pourra désormais « racheter » des années d’études au prix de 1500 € par année d’étude.
Ce montant de régularisation sera lié à l’index !
Le résultat de l’opération laisse rêveur.
« Concrètement, chaque année d'étude régularisée rapportera aux salariés et aux indépendants un supplément de pension brut de 266,66 euros par an (isolés) ou 333,33 euros (pensions de ménage).
Concrètement, pour un isolé qui rachèterait 4 années d'études, cela coûterait 6000 euros bruts et il faudra compter au moins 5 années et 7 mois de pension pour rentabiliser son investissement. Mais moins pour une pension de ménage : 4 ans et demi » (RTBF. Infos 27/11/2017).
Il s’agit là d’un nouvel hold-up gouvernemental sur les biens des citoyens !
Une première injustice liée à cette décision, c’est la simple idée de ce rachat !
Imaginez un jeune qui, au nom de ses capacités ou de ses talents, se lance dans des études.
Soit, il entreprend ce long chemin avec l’aide de ses parents et de ses proches qui vont se « saigner » pour qu’il puisse arriver au terme de son parcours.
Soit, il ne bénéficie pas de cette aide, et il se cherche des petits boulots pour financer ses études.
Sur cette aide parentale, sur ces jobs étudiants, sur le minerval, il aura déjà payé une TVA difficile à justifier … comme toute TVA.
Tout au long de ce chemin, il découvrira qu’étudier est onéreux, qu’il s’agit d’un investissement qui, certes, lui assurera peut-être un avenir, mais qui lui coûte cher. Il lui faudra bien du temps pour rentabiliser tous ces sacrifices qu’il aura consentis.
Mais, peu importe, sa réussite fera sa fierté et son honneur !
Et voilà qu’aujourd’hui, à l’heure où il pense à sa retraite, nos dirigeants lui proposent de « racheter » un bien qui lui appartient : ses études !
Il va devoir passer une deuxième fois à la caisse pour des années qui lui ont déjà coûté une fortune.
Dans cette opération juteuse, l’État empochera, sans effort, un bénéfice de minimum 1234 € par année rachetée ! 
Un vol manifeste qui risque pourtant de ne pas améliorer notre situation de dette nationale !
Une deuxième injustice liée à ce rachat des années d’études, réside dans l’inégalité des citoyens face à cette nouvelle imposition.
Les citoyens n’étaient-ils pas tous égaux devant la Loi … à moins qu’il ne s’agisse là que de vœux pieux pour une Constitution !
L’étudiant fortuné qui se lance dans des études et qui sera notaire parce que papa l’était … paiera la même somme de 1500 € que le fils ou la fille d’un ouvrier pour qui les parents se seront sacrifiés ou encore ceux qui auront dû combiner travail et études, ce qui n’a pas été une solution idéale.
1500 € n’ont pas la même valeur pour l’un ou pour l’autre !
Pour certains, il s’agit d’une somme anecdotique …
Pour d’autres, il s’agit d’une réelle privation …
Mais cela, ce gouvernement bête et arrogant n’en a rien à faire. Je ne suis même pas sûr que ces sales gosses de riches s’en rendent compte !
Il a été choisi par une clientèle électorale riche et il se plait à dilapider les ressources de l’État pour satisfaire ses seuls clients !
Il s’est imposé, malgré les résultats électoraux, pour sacrifier le plus intime de la vie des citoyens sur l’autel de la rentabilité, comme l’exige la finance, son maître à penser.
Ce sinistre vieillard de Baquelaine restera dans l’Histoire de notre pays comme le pire « boucher » des rêves des Belges.
Il aura privé les retraités de raisons de croire en la vie, à l’heure de la dernière page d’existence à écrire.
Il est des vieux en politique qui mériteraient d’être piqués avant qu’ils ne commencent à nuire !
Face aux retraites, dont ce gouvernement rêve pour les Belges, une question me reste en travers de la gorge.
Chaque jour, il a une nouvelle idée pour réduire en miettes le montant de la pension, comme il l’a déjà fait de la vie des retraités.
Une retraite … plus tard … et si possible, mourir avant serait un bénéfice !
Une retraite à points… elle permettrait de lier le belge à la conjoncture et à la soif de bénéfices des entreprises libérales. 
Et demain ? À moins que l’exemple américain, sans sommes allouées, ne soit le chemin à suivre ?
Depuis son premier jour de travail, le citoyen qui a eu la chance de bénéficier d’un emploi s’est vu retirer une somme d’argent de son traitement. On lui a expliqué qu’elle allait servir à financer sa retraite.
Qu’ont-ils fait de cet argent ? 
Qu’ils ne nous parlent pas d’une solidarité qui n’a d’intérêt que quand elle les arrange !
Qu’ils ne nous parlent pas de payer les impôts, demain !
Qu’ils arrêtent de nous dire que l’être humain vit plus vieux ! On ne compte plus le nombre de retraités qui meurent alors que leur retraite venait à peine de commencer !
Chaque heure de travail du salarié s’est vu amputée d’un montant en vue du financement de sa retraite : qu’ont-ils fait de l’argent ?
Nous vivons dans un pays habité par la folie des grandeurs de nos dirigeants.
Il se pavanent dans un luxe, digne des seigneurs du Moyen-Âge.
Ils multiplient des structures d’État : gouvernements régionaux, cabinets ministériels, ministres, commissions, intercommunales … qui n’apportent aucune plus-value au pays, mais qui leur permettent de « placer » leurs petits amis.
Ils inventent des taxes pour alimenter une dette qui fait le bonheur de leurs maîtres financiers.
Pour cela, ils ont prêts à tout sacrifier, même les études et les moyens d’avenir d’une jeunesse.
Serons-nous les complices bêlants d’une telle injustice ?

Guy De Smet (27 novembre 2017)

-69- VIOLENCES

Depuis quelques mois, il est question, dans l’actualité, de violences faites aux femmes … une réalité sociétale criminelle qui est un véritable fléau.
Il a été dénoncé à la suite des agissements des acteurs du monde du cinéma qui dévoilent, chaque jour son lot d’artistes, dont la carrière a été émaillée d’abus et de violences gratuites et imbéciles.
Si ces faits sont condamnables, ce qui me dérange, c’est que ces dénonciations interviennent longtemps après les faits, alors que les victimes se sont installées dans des carrières confortables.
Par ricochet, d’autres coupables, dans d’autres milieux, ont été pointés du doigt.
S’ils devaient l’être, ce n’est que normal !
Presse, télévision, chanson … une longue litanie de plaintes émanant de femmes et d’hommes qui n’ont pu se défendre face aux détenteurs d’un pouvoir !
En réaction, nous voyons surgir des manifestations, des prises de position, des discours politiques qui, tout à coup, découvrent l’importance de défendre la faiblesse de la femme.
Messieurs, si vous appreniez à laisser vos mains en poche et vous mesdames, si vous appreniez à faire de votre féminité une envie de respect !
En France, le Président Macron a même trouvé un budget pour défendre cette cause, alors que dans d’autres domaines, le serrage de ceinture est de mise !
Espérons toutefois que ce déferlement médiatique ne soit pas une « mode » qui demain sera absorbée par d’autres sujets plus « rémunérateurs » !
À force de trop en parler, on risque de mal en parler et surtout de lasser l’opinion.
On risque surtout de priver la cause féminine de ses vrais combats contre une ségrégation qui s’inscrit au quotidien quant à la place de la femme dans notre société.

Si la violence faite aux femmes est intolérable, il en est d’autres qui mériteraient autant de force et d’énergie.
S’il y a des femmes battues aujourd’hui, il y a aussi des hommes battus.
Il y a des hommes qui sont déconsidérés dans leur droit parental en cas de séparation du couple.
Il y a des hommes qui vivent l’humiliation dans leur foyer au quotidien, empêtrés qu’ils sont dans les griffes de marâtres qui sont leur étouffoir.
Il y a des hommes qui sont pourchassés parce qu’ils ne sont pas les reflets d’une image masculine de la société empreinte de beauté, de force, de dynamisme et de carrière et de réussite.
Il y a une image de l’homme dans la société qui est défigurée au nom d’un « uni sexisme » réducteur.

Il est une violence qui est la réalité quotidienne du monde homosexuel et transgenre.
Ces femmes et ces hommes se voient privés des mêmes droits que les hétérosexuels, tout en restant débiteurs des mêmes devoirs face à la société.
Ils se voient juger dans leurs amours, jusqu’à devoir se réfugier dans des ghettos souvent glauques et pessimistes.
Ils se voient dans l’obligation de dévoiler publiquement leur sexualité, alors que d’autres catégories de citoyens navigueraient dans la « normalité ».
Ils sont enfermés dans des clichés qui arrangent une société bien pensante qui peut ainsi se libérer dans ses vices, à l’abri des projecteurs.
Ils sont l’objet de moqueries et d’insultes qui, dans le cas des femmes, sont considérées comme une agression, si pas un viol.     
Ils sont rejetés par leurs familles, dès leur plus jeune âge, n’étant plus qu’une honte et un paria dont il faut se défaire.
Ils sont agressés, battus, violés au coin d’un bois ou dans l’obscurité d’une rue, n’étant éventuellement que l’objet d’un fait divers dans un coin de journal.

Il est une violence imposée par la finance, par ces fraudeurs qui pourrissent notre vie en société et par un certain monde politique compromis jusqu’aux os.
Ils imposent aux familles des fins de mois impossibles et des salaires de misère.
Ils leur volent leur santé et leurs droits au nom d’une course débridée à la rentabilité et aux dividendes.
Ils leur volent leur vie et leur bonheur, ne voyant en elles que des pions d’un esclavagisme qui fait leurs bénéfices.
Ils décident de leur pouvoir d’achat et ils contrôlent leurs envies de survivre.
Ils les renvoient dans les files d’exclus, qu’ils ont spoliés et exploités avant de les rejeter dans une inutilité qui tue.

Il est une violence imposée à tous les âges de la vie.
Enfants, il n’y a pas de place pour eux, si le seuil de pauvreté de leur milieu d’origine est le verrou qui les enferme dans le monde des zombies du désespoir et de la colère.
Jeunes, il n’y pas de place pour leur inexpérience, pour leurs rêves ou leur envie de construire une vie.
Vieux, il n’y a pas de place pour une retraite décente, pour un confort qu’ils estiment mérité, pour des petites envies de bonheur qui leur sont inaccessibles.
Chômeurs, il n’y a plus de place pour eux dans la société, si ce n’est celle d’une tache dont il faut se débarrasser.
Travailleurs, il n’y a pas de place pour eux dans une économie qui s’écrit à l’échelle du monde, oubliant jusqu’aux simples aspirations légitimes de sécurité et d’avenir.
Que de visages d’hommes, de femmes, d’enfants qui sont ainsi au quotidien les victimes d’agressions et de violences que personne ne veut voir ou entendre.

Il y a une violence imposée par l’insécurité de nos rues et de nos quartiers.
Il ne fait pas toujours bon de sortir le soir : la rubrique des fais divers regorgent d’incidents qui font peur.
Il y a ces meurtres, ces agressions, ces cambriolages qui sont - en toute banalité – comme autant d’atteintes aux droits de l’homme.
Il y a ce terrorisme qui tue, livrant la vie d’innocents à la barbarie de monstres assoiffés de sang au nom de causes indéfendables.
Il y a ces cours de récréations qui sont déjà les hauts-lieux de méfaits et d’humiliations qui n’épargnent même pas les enfants.
Il y a ces disparitions d’enfants qui sont un véritable fléau qui ne rencontre que nos incompétences.

Aujourd’hui, nous nous sommes donnés une journée pour dire « non » aux violences faites aux femmes.
À quand un siècle pour se débarrasser de toutes ces violences qui défigurent le visage de l’homme ?

Guy De Smet (26 novembre 2017)


-68- LA CROIX DE SAINT NICOLAS

Le pauvre Saint !
Voici des siècles qu’il faisait le bonheur de tous les enfants.
Voici des siècles que l’Église chrétienne le compte parmi ses saints et ses évêques.
Voici des siècles que lui, Père Fouettard et son âne étaient les signes d’une magie et d’un bonheur simple qui faisaient du bien à tous, au-delà des divisions de classes sociales, des religions ou de l’épaisseur du portefeuille.
Il aura fallu Solidaris et l’intolérance socialiste pour remettre tout cela en question !
Il est des volontés de non-exclusion qui dépassent l’exclusion !
Leur version de Saint Nicolas 2017 est de l’avoir représenté sans croix sur la mitre.
Il paraît que cela n’exclura personne !
Elle s’ajoute aux yaourts grecs, dont les églises sont délestées de leurs croix …
Elle s’ajoute au nouveau nom des marchés de Noël qui de Plaisirs d’hiver à d’autres dénominations aussi incultes remettent en cause la culture judéo-chrétienne qui a construit l’Occident.
Elle s’ajoute aux « Buches de Noël » qui deviennent des « buches de fêtes ».
Elle s’ajoute aux crèches de Noël qui sont devenues des résidences à abattre.
Elle s’ajoute aux vacances de printemps et autres inepties qui, au nom du respect de tous, se veulent avant tout une gifle dans un mode de vie qui nous était millénaire.
Il est vrai que le parti socialiste, comme d’autres mouvements politiques de la même veine, n’avaient aucune autre priorité pour l’instant : chasse aux chômeurs, initiée par le gouvernement Di Rupo, salaires bloqués, délocalisation des entreprises, fraude fiscale, soins de santé inabordables … leurs incompétences et leur veulerie seraient-elles donc incommensurables ?
Pas facile d’être privés du pouvoir, et en plus, par ces « Calotins » qui revendiquaient, jadis, la croix !
Il est vrai que certains mandataires socialistes et autres « tenants d’une laïcité d’un autre temps », avant de s’occuper de tolérance et de pluralisme avaient bien plus d’occupation à engranger les juteux bénéfices que leur permettaient d’engranger leurs mandats dans les intercommunales. Aurions-nous oublié le scandale Publifin ?
Il est vrai qu’il est plus facile de s’occuper de la mitre de Sait Nicolas que du bien-être d’une population à qui la finance et ses valets ne cessent de voler la souveraineté et les moyens de subsistance.

Il est une culture qui dérange aujourd’hui.
Elle est à la base de notre manière d’être et de vivre.
Elle puise son origine dans un Christianisme qui a marqué l’Occident, au point que ses valeurs ont été intégrées dans tant de domaines.
Elle s’exprime dans une pluralité qui, jusqu’ici, avait fait le ciment de nos sociétés.
Aujourd’hui, la pensée judéo-chrétienne est à bannir.
Elle serait la cause de tous les maux et de toutes les divisions dans la société.
Elle est vécue comme une agression au nom des peurs d’autres religions qui semblent vouloir s’implanter chez nous : c’est en niant ce que nous sommes, affirment-ils dans les faits, que nous respecterons celui qui s’implante chez nous !
Elle est une gêne pour une clientèle électorale d’origine étrangère qui voit dans nos repères des obstacles à son épanouissement.
Ses détracteurs n’auraient-ils donc tiré aucune leçon De l’Histoire.
Dans les années 1980, les Socialistes au pouvoir ont laissé s’installer sauvagement une population issue de l’immigration. Ils transformaient ainsi certains quartiers de nos grandes villes en des lieux qui allaient vite s’avérer incontrôlables.
La loi des clans allait devenir la loi des immeubles et des quartiers.
La souveraineté de nations étrangères allait supplanter la nôtre.
Des salles de prière allaient fleurir, loin de toute idée d’intégration.
Nos responsables politiques permettaient ainsi la création d’une « terre sacrée », qu’ils ne peuvent que regretter amèrement, aujourd’hui.
Il fallait y voir une richesse multiculturelle, disaient- ils, à l’époque !
Elle est devenue, aujourd’hui, une source d’angoisse que nous cherchons tant bien que mal à maîtriser.
L’arrivée de ces populations étrangères étaient une manne céleste pour les socialistes, avides de pouvoir et de cupidité.
Quelques années plus tard, ces mêmes socialistes allaient courtiser « les forces de progrès », dont pas mal de Chrétiens, pourvu qu’ils gardent les manettes d’un pouvoir qui leur est cher.
Aujourd’hui, parti, syndicat, mutuelle socialistes sont devenus des « maisons de pensée » pour des Chrétiens perdus dans la vie en société et soucieux d’un combat au nom de l’être humain.
Ils s’y sont intégrés avec tout ce qu’ils sont … si du moins ils mettent en sourdine leurs convictions les plus profondes.

De là à se demander si le parti socialiste et tous ces tenants d’une laïcité opportuniste ont encore une âme, il n’y a qu’un pas, que je franchis bien volontiers.
Les socialistes d’aujourd’hui s’en prennent aux signes chrétiens, aux signes d’une culture qui a façonné notre pensée commune.
Ce n’est pas leur seul combat. Cela semble même être une habitude !
Les socialistes d’aujourd’hui semblent avoir oublié d’où ils viennent.
Le monde ouvrier était leur raison d’être.
La défense du travailleur était leur combat.
C’est ce qu’ils aiment rappeler dans certaines commémorations ou à certaines fêtes du travail.
Le parti ouvrier est devenu un « continent » dont ils ne semblent plus se souvenir de l’émergence.
Dans les faits, ils livrent les travailleurs impuissants aux menées du grand capital.
Ils se taisent face à une fraude fiscale à laquelle ils collaborent volontiers quand l’occasion se présente … Mathot et autres sinistres personnages pourraient nous en apprendre dans ce domaine !
Ils mènent des trains de vie aux antipodes de ce que leur clientèle électorale est capable de rêver : pensions, avantages, cumuls des mandats …
Ils gardent le poing levé ne sachant plus trop à quelle part de l’anatomie de leur électorat ils le réservent.
Ils se pavanent dans la couleur de la rose, laissant aux citoyens qu’ils veulent dominer une forêt d’épines.
Que de travailleurs qui doivent se retourner dans leur tombe face à autant de trahisons et autant de compromis !

La mitre de Saint Nicolas serait-il l’arbre qui cache la forêt ?
Publiquement, ils se réveillent une fin d’année, flattant les idées sectaires de plus d’un qui devra voter demain.
Dans les faits, ils cachent leur incompétence derrière des combats d’un autre temps, espérant bien qu’en offrant ainsi « du pain et des jeux », ils endormiront un électorat qui aura oublié les vrais reniements dont ils ont été capables !

Ils nous parlent de progrès, de tolérance, de pluralisme …
Dalida ne leur aurait-elle pas lancé à la figure « Parole, parole, parole »
Aujourd’hui, ils s’en prennent à nos rêves et à nos instants de petits bonheurs …
Jusqu’à quand la présence de ces bouffons de la politique et de la pensée sera-t-elle une insulte à la pensée de l’Homme ?

Guy De Smet (26 novembre 2017)


-67- DÉMOCRATIE OU PARTICRATIE ?

Nous voici à quelques encablures d’élections communales, fédérales, régionales ...
Et déjà, les ténors politiques se positionnent, à qui mieux mieux, pour figurer en bonne place.
Un tel se verrait bien bourgmestre ou député ou Ministre-Président. Ils n’hésitent pas à utiliser la presse ou les réseaux sociaux pour l’affirmer avec un aplomb dont ils ont le secret.
Ils confectionnent déjà des alliances et des coalitions qui leur permettront des épousailles avec le pouvoir ... peu importe l’avis de l’électeur !
Ils laissent perdurer des formes de calculs de voix électorales qui ne tiennent pas compte de l’évolution d’une société, leur assurant toujours une place au soleil du pouvoir.

En même temps, nous voyons naître des mouvements citoyens qui proposent de faire de la politique « autrement », loin de toutes ces stratégies et de ces magouilles qui nous salissent, au quotidien.
Ils rêvent, ils inventent, ils interpellent, ils s’organisent ... pourvu que les partis traditionnels, englués dans le paysage morose que nous connaissons, soient éloignés.
Quel sera leur avenir ... seul, demain nous le dira, même si leur effort est louable !
En même temps, des partis, moins traditionnels, sont devenus les lieux d’expression de tous les mécontents, de toutes celles et de tous ceux qui n’en peuvent plus de ces politiques injustes et népotistes qui font les pleurs de nos portefeuilles et de nos manières de vivre.
Ils seraient populistes selon leurs détracteurs, protégeant l’élitisme qui est le fonds de commerce de ces derniers.
Sont-ils une alternative ... là encore, seul l’avenir nous permettra de le voir !

L’électeur, vous et moi, a pu tirer quelques leçons de l’expérience de ces dernières années.
Nous avons, ébahis, suivi les résultats des derniers scrutins.
Nous avons ainsi pu découvrir qu’un Premier-Ministre peut être issu d’un parti que le citoyen avait renvoyé, une fois pour toute dans l’opposition. Que vaut toutefois son avis, face aux bidouillages des partis ?
Nous avons pu découvrir que nous avions fait le choix d’hommes et de femmes qui se moquaient bien du mandat que nous leur confiions, pour s’épanouir dans des fonctions intercommunales nettement plus rentables ou dans des cumuls, difficilement justifiables.
Nous avons suivi les péripéties judiciaires ou encore la logorrhée des commissions parlementaires étalant une crasse politique innommable : Moreaux, De Decker, Kubla, Louis Michel, Reynders et pardon pour ceux que j’oublie !
Nous les avons vu mettre en place des institutions, utilisant nos délires communautaires comme une manne d’or pour s’installer une belle source de revenus ... peu importe ce qu’en pense le contribuable ... Il parait que nous vivons au-dessus de nos moyens, en offrant des moyens confortables à une classe politique !
Nous avons été les témoins privilégiés du déni de démocratie que nous venons de vivre à l’occasion du hold-up de pouvoir qu’a occasionné le changement de gouvernement en Wallonie. Comme par hasard, la Constitution interdisait de recourir aux urnes pour former une nouvelle majorité : serions-nous de tels ignorants ?
Nous avons pu constater la même chose dans la gestion de nos villes, où des partis, largement plébiscités, ont été refoulés dans l’opposition au nom de la recherche de glorioles de quelques incompétents, champions d’embouteillages et de travaux pharaoniques, à mille lieues des besoins élémentaires des citoyens.
Nous les avons vu se mouvoir comme de vulgaires valets de la finance, allant au-devant des moindres exigences des banques ou des entreprises, leur offrant des cadeaux somptueux et des avantages qui leur offraient une place au soleil. La mafia n’aurait pas fait mieux ! que voulez-vous ... « C’est légal, mais pas moral ! »
Nous les entendons nous vanter une Europe qui n’en a que faire du bonheur de ses citoyens et qui n’hésite pas à en laisser au bord du chemin, pourvu que les avantages du « marché » soient à portée de main.
Cette Europe de la finance se complait, tel un ogre assoiffé de sang, dans la dette des États, allant jusqu’à y puiser sa seule raison d’exister et de pouvoir engraisser une économie qui ne profite qu’à quelques-uns, ainsi qu’à ses valets.
Le citoyen devient une « zone sinistrée » qui n’intéresse personne : souvenez-vous de la Grèce !
Nous avons été les victimes de leurs décisions : soins de santé inabordables, des retraites décentes impossibles, une chasse aux chômeurs ou aux migrants d’un autre siècle, des créations d’emplois qui instaurent le statut du « travailleur pauvre », des salaires de misère, une rage taxatoire qui nous place en tête des spoliations d’habitants en Europe ...
Nous avons dû supporter les invectives et les pollutions sonores d’une De Block ou d’un Francken, affichant haut et fort leur mépris humain – peu importe, les condamnations de la Justice internationale ou encore les bégaiements d’un Premier-Ministre, en attente des approbations de sa belle-mère, la NV-A ou de ses comparses de l’entreprise.
Nous les avons surpris à rêver de systèmes leur permettant de contrôler la Justice et de mettre entre parenthèses la séparation des pouvoirs. Ils contournent là un des fondements de la solidité de nos démocraties.
Nous les avons entendu vociférer contre le droit de grève, au nom d’un droit au travail refusé à tant de citoyens qui ont droit à exprimer leur colère ... tout comme la FEB n’hésite pas à le faire pour imposer ses diktats.
Nous avons été les témoins de l’acharnement de la politique sur les plus faibles de notre société pendant que les nantis et les entreprises se faisaient dorloter dans les paradis fiscaux, en toute légalité !
Et nous pourrions continuer cette sinistre liste d’abus politiques qui ont été perpétrés – dans la grogne et dans l’indifférence générale – durant toutes ces dernières législatures.
Jusqu’à quand tant de dégâts, dont l’électeur en cesse d’être la victime ?

À l’approche des échéances électorales, il me semble que le moment de faire le point est le bienvenu.
Quand les hommes ont inventé la démocratie, leur souci était de donner la parole au peuple.
C’était à lui de décider ce qui allait guider sa vie en société, en faisant de la Justice et de l’égalité une norme de base.
Churchill y avait vu, bien des années plus tard, le « moins mauvais des régimes ».
Nous voulons l’imposer dans des pays qui nous semblent dictatoriaux ... au point d’y envoyer des observateurs à la moindre occasion.
Ce pouvoir au peuple, nous l’avons inscrit dans notre Constitution, au point de lui conférer la seule souveraineté que nous semble justifiable.
Il est normal que le citoyen se donne les moyens de sa liberté, de sa sécurité, de sa justice.
Il est normal que ce même citoyen décide d’un système éducatif, d’une économie qui permettra à chacun de vivre décemment ...
Il est normal que le citoyen délègue des hommes et des femmes pour mettre en place la politique qui lui permettra d’arriver à ses fins. Il leur confiera un mandat, dont lui seul, le peuple, a à contrôler le bien-fondé et les modalités d’exercice.
C’est cela, une saine démocratie !
Par contre, la particratie se révèle être le « cancer » de notre vie en société.
Les partis politiques semblent avoir oublié qu’ils sont d’abord un SERVICE, à qui le citoyen – et lui seul – confie un mandat.
Les partis semblent avoir oublié que le clientélisme n’est pas une forme de pouvoir. Il serait même condamnable au nom de l’intérêt général.
Ils semblent avoir oublié qu’ils revendiquent d’être financés par les citoyens à qui ils ont des comptes à rendre.
Ils semblent avoir oublié que l’avis du peuple ne prédomine pas qu’en période électorale. Chaque acte qu’ils posent doit avoir l’aval de l’électeur ... peu importe les chuchotements des lobbies ou d’un monde de la finance sans cesse plus vorace.
Leurs permanences politiques ne doivent pas être des cours de miracles pour quelques petits avantages, dont ils seraient devenus les détenteurs. Elles sont un point de rencontre entre les rêves et les souffrances d’un peuple et le mouvement d’une société.
Les partis politiques, inféodés à l’Europe, se comportent comme des acteurs d’une dictature de la finance que la Constitution des États ne reconnait pas et condamne.

Bref, nous ne voulons plus de vous !
Nous n’avons que faire de vos sourires et de vos poignées de mains intéressées.
Nous n’avons que faire de vos trahisons humaines et culturelles qui tissent vos raisons d’exister, au quotidien.
Nous n’avons que faire de vos intolérances idéologiques d’un autre siècle qui ne cessent d’installer des fossés entre les citoyens.
Nous n’avons que faire de votre utilisation des peurs sociétales pour installer des règlements qui assurent votre pouvoir.
Nous n’avons que faire de vos incompétences qui d’un RER, au désastre de nos routes en passant par vos imprévoyances nous enfoncent dans un ridicule qui finit par nous tuer.
Vous êtes devenus les assassins de la démocratie.
Vous êtes devenus la « bête de l’Apocalypse » contre laquelle nous devons nous protéger.
Vous êtes devenus, à l’image de la finance qui nous saigne, des ennemis à abattre.
Citoyen, souviens-toi et sois vigilant !
C’est ta voix qui donnera un avenir à notre démocratie et à notre vivre ensemble !

Guy De Smet (24 novembre 2017)


-66- TOUCHE PAS À MA CRÈCHE !

Il est de bon ton, de nos jours, de vouloir s’affranchir des religions ... surtout de celles qui ne sont plus vindicatives et qui n’effraient plus personne.
Paris est devenu, ainsi, le symbole d’une laïcité qui se complait dans une intolérance d’un autre temps.
La Maire de la ville et son conseil municipal sont partis en croisade contre les symboles affichés et traditionnels de Noël.
Ils ont enlevé la crèche qui étalait sa féérie aux abords des Champs-Élysées ou encore les sapins.
Ils sont allés jusqu’à interdire le Marché de Noël, qui faisait pourtant la joie des Parisiens et des touristes, en cette fin d’année.
D’autres municipalités et d’autres administrations leur ont emboîté le pas ... libérant la sphère publique de toute référence à une culture pourtant profondément ancrée dans nos gênes.

Suite à ces décisions ubuesques et anecdotiques, une campagne de défense s’est mise en place, au nom de notre richesse culturelle et au nom de nos racines.
Elle se partage « avec bonheur » sur les réseaux sociaux, confondant souvent les valeurs de notre être profond et celles d’un certain racisme ou d’une xénophobie qui n’osent pas se dire ouvertement !
Il faut reconnaître que le moment de crise de société que nous vivons n’est pas le meilleur moment pour s’en prendre à une identité culturelle.
Aujourd’hui, l’Européen se sent envahi par un Islam qui lui fait peur.
Il les voit arriver, en masse, ces hommes et ses femmes, perdus dans nos manières de cohabiter. Leur référence, ce sont leurs propres us et coutumes, au point de les imposer comme une nécessité : port du voile, statut de la femme, heures d’ouverture des piscines, besoin de mosquées ...
À Paris, depuis quelques années, alors qu’elle transforme la laïcité en un combat anticlérical dépassé, la Mairie invite les Parisiens à une fête qu’elle organise à l’occasion de la fête du Ramadan. Souci de convivialité ou visée électoraliste baignant dans une laïcité mal comprise ?
Je crains que la fermeture des marchés de Noël n’en ajoute une louche à ce racisme qui nous mine !

Mon propos est assez « jésuite » !
D’une part, j’ai envie de dire avec les autorités politiques : n’installez pas la crèche !
D’autre part, j’aurais envie d’y ajouter : vous n’en êtes pas dignes !
Car enfin, par-delà les religions, qui face au symbole de la naissance du Christ se rejoignent, que représente la crèche ?
Elle est le symbole d’une pauvreté qui n’a pas à s’afficher dans la lumière de nos fêtes.
Elle est le lieu d’une misère d’où jaillira pourtant la vie d’un bébé qui illumine le sourire de celles et de ceux qui le rencontrent. Inacceptable en société libérale !
Elle est le refuge du seul endroit dont l’idée de Dieu n’a pas été rejetée, loin de tout ce qui brille et de tout ce qui rapporte. Du délire !
Elle est l’image du rêve d’une société qui, la nuit de Noël, donne corps au partage, aux mains tendues et de cœurs ouverts. N’en avons-nous pas fait la trêve des confiseurs ?
Dans cette crèche nous plaçons des exclus du bonheur de l’hôtellerie : il n’y avait pas de place pour eux !
Nous y plaçons un âne et un bœuf qui apporteront un peu de chaleur là où les portes se sont fermées les unes après les autres.
Nous y plaçons enfin un bébé qui a failli ne jamais trouver des conditions d’accueil pour entrer dans la vie.
Avec Madame le Maire de Paris, je dis : ne plaçons pas cette crèche dans la féérie de nos fêtes.
Elle est une insulte aux pauvres, pour qui, aujourd’hui encore, il n’y a pas de place dans la lumière de nos fêtes. En même temps elle est le signe d’une honte pour une société qui a créé tant de laissés pour compte !
Elle est la provocation d’une Église qui se sent investie d’une mission, celle d’annoncer aux nantis de ce monde que l’injustice n’aura pas le dernier mot ! Celui qui dit la vérité ne doit-il pas être éliminé ?
La crèche, bien comprise, est une bombe qui aurait de quoi faire exploser nos choix idéologiques et sociétaux : il faut l’éliminer, elle aussi !
Avec ceux qui proclament « Touche pas à ma crèche », je dis : ne la placez pas, vous n’en êtes pas dignes !
Comment pourriez-vous placer une crèche, alors que vous excluez tant d’hommes et de femmes de vos vies en société ?
Ils vous émeuvent le temps d’un conte de Noël et dès le lendemain vous les spoliez et vous les humiliez à qui mieux mieux.
Ils vivent de vos poubelles. Ils ne trouvent que l’abri de quelques cartons et ils vous crient d’éteindre vos lumières, elles les empêchent de dormir.
Comment oseriez-vous placer une crèche, alors qu’en même temps, vous laissez - à quelques encablures de vos portes - régner l’enfer de l’esclavage, de la prostitution et de la misère.
Elle vous soufflait pourtant à l’oreille : plus jamais ça !
Comment oseriez-vous placer une crèche alors qu’elle nous dit l’Absolu d’une pauvreté à travers la simplicité d’un sourire de bébé ?
Cet Absolu nous vient d’une religion qui a fait voir Dieu dans le regard de l’autre, découvrant chez lui la beauté d’une sœur ou d’un frère.
Que faites-vous du chômeur, du malade, du vieux, de l’enfant qui ne fait pas partie de votre personnel rentable ?
Que faites-vous du migrant, de celui qui ne pense pas comme vous, de celui qui ne vit pas comme vous, de celui qui ne partage pas la même sexualité que vous ?
Que faites-vous de l’être humain pour qui vous faites moins que pour sauver un petit insecte au bord d’une route ?

Non, ne placez pas cette crèche, vous ne seriez que des hypocrites déjà couverts par tellement d’oripeaux de saleté !
Ne placez pas de crèche, au vu de l’actualité du monde ... et parfois même des religions ... vous n’en êtes pas dignes !
Elle est trop précieuse que pour être défigurée par les inhumains que nous sommes devenus !

Guy De Smet (21 novembre 2017)


-65- UNE LAMENTATION DANS LE CIEL DE LIBYE

 

Ah ! Le ciel de Libye !
Il a été la caisse de résonance de bien des cris dans son histoire.
Ceux de ces derniers temps se déchaînent dans une tempête de violence, de haine et de souffrance, comme rarement ce fut le cas.
« 200 ... 400 ... 800 » ... c’est le bagout d’une vente aux enchères. Pas celle de chez Christie’s ou d’une autre salle des ventes.
C’est le prix d’un être humain qui, sur son chemin de détresse, a été happé par la cupidité dont l’homme est capable.
De sordides marchands d’esclaves sont à l’œuvre, livrant leurs frères en humanité à des monstres, pour qui seul le profit a une valeur.
Un cri terrible aveuglé par tant de haine et par tant de mépris !
L’autre lamentation, c’est celle de ces hommes et de ses femmes qui, au XXIème siècle, sont vendus comme de vulgaires objets, comme des esclaves.
Ils seront enlevés, battus, humiliés, spoliés ... pourvu que les affaires de quelques crapules nanties prospèrent !
Tout leur sera enlevé : leur liberté, leur dignité, leurs rêves d’un monde plus juste et plus humain, leurs familles ...
Ils seront livrés en pâture aux instincts les plus bas et les plus vils.
Ils seront traités d’une manière que le moindre chien ne supporterait pas.
Un cri de détresse et de désespoir qui ne pourra jamais être pardonné !
Deux hurlements qui s’entrechoquent dans le ciel d’un pays qui, depuis la chute de son chef historique, voit se déchaîner, sur ses terres, toutes les forces du mal.
Honte à l’Humanité toute entière !

Et dire qu’on nous avait fait croire que l’esclavage avait été aboli !
Nous savions bien que les puissants de ce monde se complaisaient dans une humanité à plusieurs vitesses : celle des nantis qui n’en ont jamais assez et qui sont prêts à exploiter tout ce qui leur tombe sous la main pour épanouir leur petit « Moi je ».
Celle des pauvres pour qui la vie est un combat inégal, dans lequel il n’a aucune chance de s’en sortir. Sa ligne de vie est celle d’un paria et l’enferme, une fois pour toutes, dans la catégorie de ceux que Macron, ce stupide Président français, identifiait comme « Ceux qui ne sont rien ».
Ils ont déchaîné la bête !
Aujourd’hui, dans le monde, des millions d’hommes, de femmes et d’enfants servent d’objets. Ils sont les esclaves de nos vices et de nos âpretés au gain.
Quelques exemples : ces mois de fêtes verront déferler dans nos magasins des milliers de jouets fabriqués, à moindre coût, par des enfants ... et ce, en toute connaissance de cause et à l’encontre de tous les traités internationaux.
Aujourd’hui, dans le monde, des milliers d’hommes, de femmes ou d’enfants serviront d’objets sexuels pour satisfaire nos déviances et nos vices.
La prostitution imposée est la seule issue que nous leur laissons pour écrire leur destin !
Aujourd’hui, dans le monde, des milliers, d’hommes, de femmes ou d’enfants sont du bétail sur qui nous posons le joug d’un travail forcé, pourvu que les multinationales fassent des bénéfices pour le plus grand bonheur de quelques actionnaires véreux.
Aujourd’hui, dans le monde, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants sont livrés aux terreurs de l’exil et des camps de fortune, jusqu’à l’abord de nos grandes villes où se dressent désormais des tentes de malheur et de honte.
Elles abritent celles et ceux à qui nos sociétés refusent une place pour survivre.
Ils sont juste bons à vivre au milieu de nos excréments et de nos déchets !
Honte à ce qu’il nous reste comme idée de civilisation !

Mais pourquoi tant de haine ? Pourquoi tant d’esclavage ? Pourquoi tant d’exploitation !
À la manière de Zola, j’accuse !
J’accuse les dirigeants des pays du Tiers-Monde d’où proviennent tous ces esclaves. Ils se comportent comme des corrompus qui ne voient dans le pouvoir qu’une manière de s’enrichir, peu importe la situation du peuple dont ils ont pourtant la charge.
Ils utilisent la misère de leurs pays pour engraisser leurs comptes en banque et s’épanouir dans un luxe inimaginable qui fait d’eux les égaux de ceux qui tirent les ficelles de ces magouilles.
J’accuse la finance mondiale, les banques, le monde des affaires. Ils ne rêvent que de bénéfices, de rendements, de compétitivité, peu importe les moyens pour y arriver. Ils sont prêts à tout écraser sur leur passage, jusqu’à exploiter et humilier l’être humain, cette tache dans le paysage du succès économique.
J’accuse l’Occident et son pouvoir politique, plus soucieux des retombées de l’exploitation des richesses du Tiers-Monde que de la création d’une société plus juste et plus solidaire.
J’accuse la France de Sarkozy d’avoir détruit l’équilibre d’un pays en éliminant un dictateur certes sanguinaire, mais garant de la stabilité dans la région.
Avec cette tache intellectuelle et cet usurpateur philosophique qu’est Bernard Henry-Levy, la France de Sarkozy a envahi un pays, le livrant à la désorganisation et aux ambitions d’une géopolitique qui, elle aussi, ne voit que son seul intérêt.
C’est bien d’instaurer une journée commémorant la fin de l’esclavage, c’est mieux d’assurer les conditions pour la rendre impossible ... et ce, jusque sur son propre territoire !
J’accuse les politiques migratoires de nos pays, dont l’Europe, dont la Belgique.
Nous avons fermé nos poings et nos portes, refoulant des hommes et des femmes dont l’avenir est le moindre de nos soucis.
Au lieu de regarder leurs visages noyés de détresse, nous en avons fait des quotas !
Nous l’avons fait au nom de choix financiers que l’économie néolibérale nous impose !
Ce qui nous importe, c’est que nos assiettes soient remplies et notre petit confort assuré ... du moins celles de quelques nantis élus de paradis fiscaux.
Nous l’avons fait au nom d’une rage taxatoire, qu’en contrepartie nous espérions voir s’apaiser.
Ne pensions même pas que nous avions sauvé le travail pour nos compatriotes, comme une foutue extrême-droite veut nous le faire croire. Naïfs que nous sommes : « Jobs, jobs, jobs » ... slogan pour un pourri !
Aujourd’hui, Migrant ou chômeur, même combat ! C’est la finance qui règle les priorités auxquelles nous avons droit !
Nous nous sommes donnés des dirigeants, comme Francken, dont l’Histoire retiendra qu’ils n’étaient que des copies améliorées d’un Hitler qui avait pourtant détruit le monde.
Ils inventent des polices spécifiques pour les étrangers ... Ils enferment dans des centres ce qui ne leur convient pas ... Ils expulsent et recourent aux razzias, si nécessaire ... Ils refoulent des familles installées là parfois depuis 10 ans ... Ils s’en prennent à des citoyens qui osent des gestes de solidarité ... avec le sentiment du devoir accompli !
Ils le font avec notre assentiment, avec notre complicité d’électeur.
Jusqu’à quand devrons-nous les supporter tous ces assassins de l’Humanité ?
J’accuse le racisme, la xénophobie et l’intolérance qui se logent en chacun de nous.
Tout ce qui n’est pas comme nous, tout ce qui ne pense pas comme nous ... tout cela nous dérange et doit disparaître.
Cela peut être le gréviste contre qui il faudra se prémunir, alors qu’il n’exerce que son droit.
Cela peut-être le malade, le chômeur, le retraité. Ils coûtent cher à la société ... c’est du moins ce que nous font penser ceux qui exploitent notre naïveté.
C’est certainement le statut, que nous laissons au migrant, peu importe si demain il doit être vendu comme esclave à l’autre bout du monde.
Il s’agit là du pire crime contre l’humanité commis depuis les génocides qui ont défiguré le monde.
Un crime, dont nous sommes tous responsables ... et pourtant nous nous apprêtons, avec insouciance, à entrer dans le climat des fêtes de fin d’année !

Aujourd’hui, le ciel de Libye pleure.
Il était enfant de Dieu, peu importe le nom que nos religions lui donnent.
Il était un humain, les yeux pétillant d’angoisse pour sa famille, pour ses enfants.
Il était un errant perdu sur les route du monde, en quête d ‘un peu d’espoir et d’un peu de Justice.
Nous l’avons réduit en esclavage au nom de nos égoïsmes et au nom de notre indifférence.
Il était pourtant mon frère, ma sœur !
Jusqu’à quand, la terre devra-t-elle accepter de nous supporter ?

Guy De Smet (21 novembre 2017)


-64- LE BAL DES LÂCHES

Ce dimanche restera, dans les annales de la Justice, un coup de poignard de plus dans le dos de la démocratie en Europe.
Carles Puigdemont, le président limogé par la junte espagnole, s’est rendu à la Justice belge. Il a été arrêté sur le champ, avec les ministres qui l’accompagnaient.
Voilà donc que la Belgique, une fois de plus, se retrouve complice d’un assassinat de la démocratie.
Vous ajoutez à cela sa politique coloniale et intéressée en Afrique, qu’elle distille en toute légalité ... ou encore sa vente d’armes à des organisations terroristes comme Daesh ou à des dictatures peu soucieuses des Droits de l’Homme, comme l’Arabie Saoudite ... Il me semble que nous allons bientôt atteindre le fond d’une honte, entretenue par un gouvernement ignoble et incompétent.
Michel et tous ses polichinelles : votre lâcheté est à la hauteur de vos amateurismes ... dégagez, vous nous salissez !

Quel est le chef d’accusation qui peut être retenu contre Carles Puigdemont ?
Il a été un président élu démocratiquement par le peuple catalan.
Il a été à l’écoute de la majorité d’un peuple, fatigué d’années d’oppression et d’épuisement économique.
Il a permis à toute une région de rêver de lendemains qui allaient enfin profiter à son essor économique.
Il a rapproché le pouvoir d’un peuple, oublié par Madrid.
Il a organisé un référendum sur le statut de la Catalogne ... n’exerçant là qu’un pouvoir qui était le sien.
C’est alors, qu’avec la complicité de l’Europe de la finance, soucieuse d’une dette espagnole à entretenir et d’une soif d’exister sur le marché économique, l’Espagne réagit avec force, envoyant sa police pour s’en prendre avec violence à une population qui aurait pu avoir envie de voter.
Elle a empêché l’expression démocratique d’un choix des citoyens !
Nous avions encore en mémoire, l’image de cet homme sur la Place Tian'anmen, en Chine, seul, résistant à la force d’un char.
Nous avions encore en mémoire ces populations d’Europe de l’Est voyant ses velléités de liberté mises à mort par quelques chars soviétiques ...
Franco ne serait-il pas mort ?
Cette sinistre monarchie, mise en place par le dictateur lui-même, ferait-elle encore allégeance à ce monstre, ruisselant de sang innocent ?
Ce pouvoir espagnol aurait-il endossé l’uniforme d’un pouvoir franquiste niant les droits les plus élémentaires des citoyens espagnols ?
Comme un lâche, à l’image de ses confrères européens, le Premier-Ministre espagnol, suivi dans la foulée par un Roi de pacotilles, se cache derrière la Constitution d’un autre temps pour justifier son emploi de la force et le formatation d’une région.
Comme un lâche, il fait arrêter des ministres élus démocratiquement, comme pourrait le faire un prince héritier dans une monarchie absolue et corrompue.
Comme un lâche, il met la Catalogne sous tutelle, la privant d’une autonomie qu’elle reconnait à d’autres régions, pourvu qu’elles restent sages, selon la voix du parti unique au pouvoir.
Dans cet assassinat de la démocratie, il aura été soutenu par le monde financier et par les entreprises installées en Catalogne. Celles-ci imaginaient déjà une perte de profits dans le concert économique européen.  Une complicité qui en dit long sur ce coup d’État en Catalogne !
De nouvelles élections sont annoncées en Catalogne, avec tout le spectre de mise sous tutelle des libertés ... au point de déjà pouvoir remettre en question leur légitimité.

L’arrestation du chef de file catalan à Bruxelles a de quoi nous faire réfléchir sur notre identité européenne.
Que valent nos libertés individuelles, quand les enjeux de la finance risquent d’être compromis ?
Que vaut notre liberté d’expression quand elle va à l’encontre du discours officiel de gouvernants qui ont oublié depuis longtemps d’établir une connexion avec leurs peuples et les régions qu’ils habitent ?
Que vaut notre voix électorale, pour des partis qui en nient tous les effets ? L’exemple espagnol nous démontre qu’ils sont prêts à tirer sur leurs populations, pourvu que leurs intérêts soient préservés !
Que se passerait-il, demain, si la Flandre, la Lombardie, la Corse ou encore la Bretagne voulaient leur indépendance, en osant croire encore à une Europe des régions ? Je préfère ne pas l’imaginer !
Dans cet événement, nous ne pouvons que constater la mise en danger de la Démocratie, en Belgique, sous l’ère Michel !
Nous ne pouvons que constater que la démocratie est en péril en Espagne, comme elle le fut, hier, en Grèce !
Nous ne pouvons qu’être attentifs à la mise sous cloche de nos libertés individuelles dans l’Europe de la finance, soucieuse des actionnaires, des riches ... peu importe ce qui arrive à « ceux qui ne sont rien » !
À tous ces lâches qui nous dirigent, qui nous imposent des lois, des alliances et des taxes ...
À tous ces lâches qui ne cessent de ponctionner les portefeuilles de leurs administrés en s’assurant des avenirs personnels scintillants ...
À tous ces lâches qui prônent une Europe de la finance et une loi de marché impitoyable ...
À tous ces lâches qui nous dirigent et qui ne maintiennent le contact avec leurs électeurs que le jour des scrutins ...
Vos jours sont comptés !

Guy De Smet (6 novembre 2017)


-63- UNE IMMIGRATION CHOISIE

Théo Francken, notre honte nationale et accessoirement le secrétaire d’État à l’asile et aux migrations, a fait, en notre nom, le choix d’une immigration acceptable et encouragée.
Elle s’ajoute à une autre déjà formulée, en son temps, par Didier Reynders, cet autre clown, à la solde de la finance mondiale. Il s’agissait pour lui d’ouvrir les portes du pays aux exilés fiscaux, en mal de bénéfices et d’avantages. Quelques corrompus français comme Gérard Depardieu ou Bernard Arnault pourraient en témoigner, s’ils avaient une conscience !
Théo Francken, ministre issu d’un parti séparatiste, la NV-A, serait prêt à ouvrir nos frontières à Carles Puigdemont, président révoqué de la Catalogne.
Il n’est pas dans mon intention de polémiquer sur le bien-fondé d’une telle décision. C’est aux Catalans et aux Espagnols à décider – entre eux – de leur avenir de cohabitation ou d’indépendance.
Ce qui retient, par contre mon attention, c’est l’origine de l’attitude ministérielle belge et aussi la cohérence du projet migratoire de Monsieur Francken.

Nous ne sommes pas sans connaître l’idéologie qui guide les partis au pouvoir, en Belgique.
Parmi eux, il y a la NV-A !
Ce parti nationaliste flamand ne nous ment pas sur sa finalité. Dans sa constitution, il envisage explicitement l’indépendance de la Flandre, même s’il faut passer par des phases préparatoires, comme entrer dans un gouvernement fédéral ou envisager et imposer un avenir confédéral.
Les « huiles » de ce parti ont suivi avec passion les événements qui viennent de bousculer la Catalogne.
Elles se sont réjouies des avancées indépendantistes de cette région, allant jusqu’à afficher le drapeau catalan dans l’enceinte de notre Parlement fédéral.
Elles sont même parvenues à influencer notre diplomatie nationale, au point de la rendre très molle et louvoyante.
De là, à se mettre à rêver, il n’y a qu’un pas !
Et si cette aventure catalane réussissait, ouvrant ainsi la porte à d’autres volontés d’indépendance, comme celle de la Flandre, par exemple ?
Et si, en cas d’échec du projet flamand, une porte de sortie devenait indispensable chez nous ?
Théo Francken, à qui personne ne demandait rien, s’est donc lancé dans des déclarations pour le moins compliquées au plan européen et international.
Il verrait bien l’ex-président catalan trouver asile en Belgique !
Charles Michel a, une fois de plus, dû sauver la forme, en le « recadrant » du bout des lèvres ... solidarité européenne oblige !
Le gouvernement espagnol et la presse locale n’ont pas manqué de s’étonner de la position de notre pays, même si Michel, s’emmêlant dans ses mensonges, n’a cessé de chanter que tout allait pour le mieux dans les relations entre les deux partenaires européens.
N’empêche, que quelques heures plus tard, Carles Puigdemont semblait être à Bruxelles, ce qui vient d’être confirmé par son avocat.
Savoir si cette présence était à l’invitation de la NV-A nous importe peu. Ce qui, par contre, ne peut plus être nié, c’est qu’il est bien chez nous !
Le gouvernement belge ne semble pas trouver nécessaire de communiquer ... d’autant plus qu’une demande officielle d’asile n’a pas encore été formulée. D’après des sources bien informées, cela ne pourrait tarder !
Pauvre gouvernement, une fois de plus le voilà tiraillé dans son éventuelle conscience !
Il est des jours où la participation à cette majorité doit être un caillou dans un soulier !
Pas facile de devoir construire l’Europe et notre crédibilité sur la scène internationale avec « la belle-mère NV-A » à ses trousses !

La deuxième réflexion qui me vient à l’esprit, face à cet événement, c’est la crédibilité de notre Secrétaire d’État à l’Asile !
Nous étions habitués à l’entendre dire que nous ne pouvions pas accueillir toute la misère du monde.
Pour l’avoir entendu de sa bouche, nous savions qu’il fallait éviter les appels d’air qui allaient être comme autant d’invitations aux migrants à envahir notre pays.
Nous connaissions son souci de « nettoyer » notre sol de cette immigration, source de misère et de pauvreté.
Ses dernières rafles dans le parc Maximilien étaient le signe fort d’une politique migratoire qui ne donnait aucune chance à la détresse humaine.
Et là, face au leader catalan, le voilà, bras ouverts, pour l’accueillir et lui permettre de fuir une certaine justice espagnole – qui aurait été la même pour tous les vaincus !
Quelle conversion ... À moins qu’il ne s’agisse, une fois de plus, que d’une position idéologique perverse et malsaine ?
Théo Francken ne se voile plus la face.
Ce qui le guide, ce n’est pas un humanisme débordant.
Ce qui le guide, c’est la cause nationaliste qui le pousse à enfreindre les règles de Justice internationale.
Avant d’être belge, européen ou même ministre fédéral, Francken est d’abord un nationaliste flamand !
Avant d’être l’interlocuteur des migrants, il est le « Monsieur Muscle » d’une idéologie nationaliste et raciste !

Désormais, les relations diplomatiques avec l’Espagne vont être compliquées. Elles nécessiteront, dans les mois qui viennent, de nouvelles fiançailles et pas mal de compromissions.
Désormais, l’Europe devra se relever groggy de cette énième gifle qu’elle reçoit en pleine figure. L’agonie du projet européen me semble de plus en plus incontournable ! Ce n’est pas moi qui m’en plaindrai !
Désormais, la crédibilité du gouvernement fédéral est, une fois de plus, fortement mise en cause !
À quand sa chute ?
À quand la révocation de Théo Francken, cet être abject qui ne cesse d’humilier et d’insulter notre pays ? Combien de "recadrements" seront encore nécessaires ?
À quand une politique guidée par le bien du pays et de ses citoyens les plus faibles, avant de l’être par des idéologies assassines et partisanes ?
Il est des mariages qui conduisent – c’est couru d’avance – à vivre des cauchemars dont on ne sort qu’amoindris et humiliés !
S’il en était ainsi de cette coalition NV-A et MR ?
Plus d’un de mes détracteurs voudront lire là une prise de position politique. Grand bien leur fasse, sans oublier toutefois que si tu ne t’occupes pas de politique, elle s’occupera de toi !
Ce qui guide cette réflexion, ce n’est pas l’éventuelle demande d’asile de l’ancien Président Catalan. Elle serait même justifiable, au nom du droit des régions et de ses citoyens ! Il s’agit là d’un débat dans lequel je ne m’immisce pas !
Ce qui me démange, c’est l’injustice que je ressens face à cette immigration à deux vitesses.
Il y aurait, d’une part, les migrants dont nous ne voudrions pas. Leur misère et leur détresse seraient des taches dans le paysage de réussite que souhaite la société libérale et financière.
Cette immigration vers notre pays risque de mettre en péril notre petit « Moi je », déjà tellement attaqué par d’autres mesures prises au nom d’une solidarité hypocrite.
Il y aurait, d’autre part, des exilés dont la seule présence est un cadeau et une opportunité.
Reynders nous avait habitué à un tel langage pour louanger des fraudeurs fiscaux étrangers.
Francken ouvre la porte à des réfugiés politiques dont l’avenir est moins noir que celui de réfugiés soudanais renvoyés de force vers leur pays.

Pauvre Belgique, une fois de plus, ceux qui te gouvernent te jettent en pâture à une surréalisme dont ils ont le secret !

Guy De Smet (31 octobre 2017)