PAROISSE NOTRE-DAME DE L'ASSOMPTION

   

 


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-64- LE BAL DES LÂCHES

Ce dimanche restera, dans les annales de la Justice, un coup de poignard de plus dans le dos de la démocratie en Europe.
Carles Puigdemont, le président limogé par la junte espagnole, s’est rendu à la Justice belge. Il a été arrêté sur le champ, avec les ministres qui l’accompagnaient.
Voilà donc que la Belgique, une fois de plus, se retrouve complice d’un assassinat de la démocratie.
Vous ajoutez à cela sa politique coloniale et intéressée en Afrique, qu’elle distille en toute légalité ... ou encore sa vente d’armes à des organisations terroristes comme Daesh ou à des dictatures peu soucieuses des Droits de l’Homme, comme l’Arabie Saoudite ... Il me semble que nous allons bientôt atteindre le fond d’une honte, entretenue par un gouvernement ignoble et incompétent.
Michel et tous ses polichinelles : votre lâcheté est à la hauteur de vos amateurismes ... dégagez, vous nous salissez !

Quel est le chef d’accusation qui peut être retenu contre Carles Puigdemont ?
Il a été un président élu démocratiquement par le peuple catalan.
Il a été à l’écoute de la majorité d’un peuple, fatigué d’années d’oppression et d’épuisement économique.
Il a permis à toute une région de rêver de lendemains qui allaient enfin profiter à son essor économique.
Il a rapproché le pouvoir d’un peuple, oublié par Madrid.
Il a organisé un référendum sur le statut de la Catalogne ... n’exerçant là qu’un pouvoir qui était le sien.
C’est alors, qu’avec la complicité de l’Europe de la finance, soucieuse d’une dette espagnole à entretenir et d’une soif d’exister sur le marché économique, l’Espagne réagit avec force, envoyant sa police pour s’en prendre avec violence à une population qui aurait pu avoir envie de voter.
Elle a empêché l’expression démocratique d’un choix des citoyens !
Nous avions encore en mémoire, l’image de cet homme sur la Place Tian'anmen, en Chine, seul, résistant à la force d’un char.
Nous avions encore en mémoire ces populations d’Europe de l’Est voyant ses velléités de liberté mises à mort par quelques chars soviétiques ...
Franco ne serait-il pas mort ?
Cette sinistre monarchie, mise en place par le dictateur lui-même, ferait-elle encore allégeance à ce monstre, ruisselant de sang innocent ?
Ce pouvoir espagnol aurait-il endossé l’uniforme d’un pouvoir franquiste niant les droits les plus élémentaires des citoyens espagnols ?
Comme un lâche, à l’image de ses confrères européens, le Premier-Ministre espagnol, suivi dans la foulée par un Roi de pacotilles, se cache derrière la Constitution d’un autre temps pour justifier son emploi de la force et le formatation d’une région.
Comme un lâche, il fait arrêter des ministres élus démocratiquement, comme pourrait le faire un prince héritier dans une monarchie absolue et corrompue.
Comme un lâche, il met la Catalogne sous tutelle, la privant d’une autonomie qu’elle reconnait à d’autres régions, pourvu qu’elles restent sages, selon la voix du parti unique au pouvoir.
Dans cet assassinat de la démocratie, il aura été soutenu par le monde financier et par les entreprises installées en Catalogne. Celles-ci imaginaient déjà une perte de profits dans le concert économique européen.  Une complicité qui en dit long sur ce coup d’État en Catalogne !
De nouvelles élections sont annoncées en Catalogne, avec tout le spectre de mise sous tutelle des libertés ... au point de déjà pouvoir remettre en question leur légitimité.

L’arrestation du chef de file catalan à Bruxelles a de quoi nous faire réfléchir sur notre identité européenne.
Que valent nos libertés individuelles, quand les enjeux de la finance risquent d’être compromis ?
Que vaut notre liberté d’expression quand elle va à l’encontre du discours officiel de gouvernants qui ont oublié depuis longtemps d’établir une connexion avec leurs peuples et les régions qu’ils habitent ?
Que vaut notre voix électorale, pour des partis qui en nient tous les effets ? L’exemple espagnol nous démontre qu’ils sont prêts à tirer sur leurs populations, pourvu que leurs intérêts soient préservés !
Que se passerait-il, demain, si la Flandre, la Lombardie, la Corse ou encore la Bretagne voulaient leur indépendance, en osant croire encore à une Europe des régions ? Je préfère ne pas l’imaginer !
Dans cet événement, nous ne pouvons que constater la mise en danger de la Démocratie, en Belgique, sous l’ère Michel !
Nous ne pouvons que constater que la démocratie est en péril en Espagne, comme elle le fut, hier, en Grèce !
Nous ne pouvons qu’être attentifs à la mise sous cloche de nos libertés individuelles dans l’Europe de la finance, soucieuse des actionnaires, des riches ... peu importe ce qui arrive à « ceux qui ne sont rien » !
À tous ces lâches qui nous dirigent, qui nous imposent des lois, des alliances et des taxes ...
À tous ces lâches qui ne cessent de ponctionner les portefeuilles de leurs administrés en s’assurant des avenirs personnels scintillants ...
À tous ces lâches qui prônent une Europe de la finance et une loi de marché impitoyable ...
À tous ces lâches qui nous dirigent et qui ne maintiennent le contact avec leurs électeurs que le jour des scrutins ...
Vos jours sont comptés !

Guy De Smet (6 novembre 2017)


-63- UNE IMMIGRATION CHOISIE

Théo Francken, notre honte nationale et accessoirement le secrétaire d’État à l’asile et aux migrations, a fait, en notre nom, le choix d’une immigration acceptable et encouragée.
Elle s’ajoute à une autre déjà formulée, en son temps, par Didier Reynders, cet autre clown, à la solde de la finance mondiale. Il s’agissait pour lui d’ouvrir les portes du pays aux exilés fiscaux, en mal de bénéfices et d’avantages. Quelques corrompus français comme Gérard Depardieu ou Bernard Arnault pourraient en témoigner, s’ils avaient une conscience !
Théo Francken, ministre issu d’un parti séparatiste, la NV-A, serait prêt à ouvrir nos frontières à Carles Puigdemont, président révoqué de la Catalogne.
Il n’est pas dans mon intention de polémiquer sur le bien-fondé d’une telle décision. C’est aux Catalans et aux Espagnols à décider – entre eux – de leur avenir de cohabitation ou d’indépendance.
Ce qui retient, par contre mon attention, c’est l’origine de l’attitude ministérielle belge et aussi la cohérence du projet migratoire de Monsieur Francken.

Nous ne sommes pas sans connaître l’idéologie qui guide les partis au pouvoir, en Belgique.
Parmi eux, il y a la NV-A !
Ce parti nationaliste flamand ne nous ment pas sur sa finalité. Dans sa constitution, il envisage explicitement l’indépendance de la Flandre, même s’il faut passer par des phases préparatoires, comme entrer dans un gouvernement fédéral ou envisager et imposer un avenir confédéral.
Les « huiles » de ce parti ont suivi avec passion les événements qui viennent de bousculer la Catalogne.
Elles se sont réjouies des avancées indépendantistes de cette région, allant jusqu’à afficher le drapeau catalan dans l’enceinte de notre Parlement fédéral.
Elles sont même parvenues à influencer notre diplomatie nationale, au point de la rendre très molle et louvoyante.
De là, à se mettre à rêver, il n’y a qu’un pas !
Et si cette aventure catalane réussissait, ouvrant ainsi la porte à d’autres volontés d’indépendance, comme celle de la Flandre, par exemple ?
Et si, en cas d’échec du projet flamand, une porte de sortie devenait indispensable chez nous ?
Théo Francken, à qui personne ne demandait rien, s’est donc lancé dans des déclarations pour le moins compliquées au plan européen et international.
Il verrait bien l’ex-président catalan trouver asile en Belgique !
Charles Michel a, une fois de plus, dû sauver la forme, en le « recadrant » du bout des lèvres ... solidarité européenne oblige !
Le gouvernement espagnol et la presse locale n’ont pas manqué de s’étonner de la position de notre pays, même si Michel, s’emmêlant dans ses mensonges, n’a cessé de chanter que tout allait pour le mieux dans les relations entre les deux partenaires européens.
N’empêche, que quelques heures plus tard, Carles Puigdemont semblait être à Bruxelles, ce qui vient d’être confirmé par son avocat.
Savoir si cette présence était à l’invitation de la NV-A nous importe peu. Ce qui, par contre, ne peut plus être nié, c’est qu’il est bien chez nous !
Le gouvernement belge ne semble pas trouver nécessaire de communiquer ... d’autant plus qu’une demande officielle d’asile n’a pas encore été formulée. D’après des sources bien informées, cela ne pourrait tarder !
Pauvre gouvernement, une fois de plus le voilà tiraillé dans son éventuelle conscience !
Il est des jours où la participation à cette majorité doit être un caillou dans un soulier !
Pas facile de devoir construire l’Europe et notre crédibilité sur la scène internationale avec « la belle-mère NV-A » à ses trousses !

La deuxième réflexion qui me vient à l’esprit, face à cet événement, c’est la crédibilité de notre Secrétaire d’État à l’Asile !
Nous étions habitués à l’entendre dire que nous ne pouvions pas accueillir toute la misère du monde.
Pour l’avoir entendu de sa bouche, nous savions qu’il fallait éviter les appels d’air qui allaient être comme autant d’invitations aux migrants à envahir notre pays.
Nous connaissions son souci de « nettoyer » notre sol de cette immigration, source de misère et de pauvreté.
Ses dernières rafles dans le parc Maximilien étaient le signe fort d’une politique migratoire qui ne donnait aucune chance à la détresse humaine.
Et là, face au leader catalan, le voilà, bras ouverts, pour l’accueillir et lui permettre de fuir une certaine justice espagnole – qui aurait été la même pour tous les vaincus !
Quelle conversion ... À moins qu’il ne s’agisse, une fois de plus, que d’une position idéologique perverse et malsaine ?
Théo Francken ne se voile plus la face.
Ce qui le guide, ce n’est pas un humanisme débordant.
Ce qui le guide, c’est la cause nationaliste qui le pousse à enfreindre les règles de Justice internationale.
Avant d’être belge, européen ou même ministre fédéral, Francken est d’abord un nationaliste flamand !
Avant d’être l’interlocuteur des migrants, il est le « Monsieur Muscle » d’une idéologie nationaliste et raciste !

Désormais, les relations diplomatiques avec l’Espagne vont être compliquées. Elles nécessiteront, dans les mois qui viennent, de nouvelles fiançailles et pas mal de compromissions.
Désormais, l’Europe devra se relever groggy de cette énième gifle qu’elle reçoit en pleine figure. L’agonie du projet européen me semble de plus en plus incontournable ! Ce n’est pas moi qui m’en plaindrai !
Désormais, la crédibilité du gouvernement fédéral est, une fois de plus, fortement mise en cause !
À quand sa chute ?
À quand la révocation de Théo Francken, cet être abject qui ne cesse d’humilier et d’insulter notre pays ? Combien de "recadrements" seront encore nécessaires ?
À quand une politique guidée par le bien du pays et de ses citoyens les plus faibles, avant de l’être par des idéologies assassines et partisanes ?
Il est des mariages qui conduisent – c’est couru d’avance – à vivre des cauchemars dont on ne sort qu’amoindris et humiliés !
S’il en était ainsi de cette coalition NV-A et MR ?
Plus d’un de mes détracteurs voudront lire là une prise de position politique. Grand bien leur fasse, sans oublier toutefois que si tu ne t’occupes pas de politique, elle s’occupera de toi !
Ce qui guide cette réflexion, ce n’est pas l’éventuelle demande d’asile de l’ancien Président Catalan. Elle serait même justifiable, au nom du droit des régions et de ses citoyens ! Il s’agit là d’un débat dans lequel je ne m’immisce pas !
Ce qui me démange, c’est l’injustice que je ressens face à cette immigration à deux vitesses.
Il y aurait, d’une part, les migrants dont nous ne voudrions pas. Leur misère et leur détresse seraient des taches dans le paysage de réussite que souhaite la société libérale et financière.
Cette immigration vers notre pays risque de mettre en péril notre petit « Moi je », déjà tellement attaqué par d’autres mesures prises au nom d’une solidarité hypocrite.
Il y aurait, d’autre part, des exilés dont la seule présence est un cadeau et une opportunité.
Reynders nous avait habitué à un tel langage pour louanger des fraudeurs fiscaux étrangers.
Francken ouvre la porte à des réfugiés politiques dont l’avenir est moins noir que celui de réfugiés soudanais renvoyés de force vers leur pays.

Pauvre Belgique, une fois de plus, ceux qui te gouvernent te jettent en pâture à une surréalisme dont ils ont le secret !

Guy De Smet (31 octobre 2017)